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Iran : La semaine en images n°316
Washington prête du temps et des sous aux mollahs

14.03.2014


Nouveau Résumé Historique (écrit le 10.03.14)
+ Conclusions sur la semaine dernière !

En 1979, les Américains ont entrepris de renverser le Shah car ses politiques régionales et ses projets pour l’Iran étaient contraires à leurs intérêts pétroliers. Ils entendaient mettre au pouvoir des activistes islamistes non cléricaux qu’ils finançaient depuis la création de l’OPEP par le Shah. Ces islamistes liés à Washington étaient hostiles à l’OPEP et partisans d’un régime révolutionnaire et interventionniste. Ils devaient lui permettre de dénationaliser l’industrie pétrolière iranienne, d’agiter et de déstabiliser l’Asie Centrale soviétique et chinoise, mais aussi de renverser le pétro-monarchies créées par les Britanniques, et ainsi de prendre possession de plus de 80% des réserves d’hydrocarbures du monde.

Les Britanniques présents en Iran au travers le clergé chiite, les Qadjars, les Francs-maçons, les féodaux doont les Bakhtiaris, les Bazaris et la direction du parti communiste Toudeh ont participé à ce projet en faisant la promotion de leur ultra-islamiste en chef Khomeiny. Il s’est imposé au Conseil de la révolution. Puis Londres a éliminé les pions américains par des attentats organisés par Rafsandjani, le demi-frère de Khomeiny. Puis, grâce à la prise en otage des diplomates américains, Londres a enfin donné une identité anti-américaine à cette révolution voulue par Washington. Il a bloqué également le retour des pions islamistes de Washington par l’adoption de la doctrine de tutelle d’un grand ayatollah (du clergé) sur la république islamique de Washington.

Washington a alors commencé une véritable Guerre d’Usure Economique contre les mollahs, pour les mettre face à un risque de pénuries et de soulèvement afin de les amener à transférer les pouvoirs vers ses pions.

En réponse à cette guerre d’usure, Rafsandjani, le patron effectif du régime pour le compte des Britanniques depuis 1980, a commencé une politique de crises pétrolières et régionales pour user Washington, mais cette politique a seulement entraîné la rupture des jeunes y compris parmi les Pasdaran.

Fausse modération n°1 (année 90)| Rafsandjani inquiété pour son insuccès a pérennisé son pouvoir par la création du Conseil (plénipotentiaire) de Discernement de l’Intérêt du Régime, mais la persistance des pressions américaines, l’a amené à ouvrir les portes du CDIR à ses rivaux. Sanctionné directement, Rafsandjani s’est écarté de la présidence et a confié ce rôle à son ex-responsable des assassinats politiques, Khatami et mis en place une STRATEGIE DE FAUSSE MODERATION vis-à-vis de Washington.

Alliances clientélistes | Rafsandjani a aussi gagné le soutien diplomatique des Européens en leur vendant du pétrole à 15% de son prix. Enfin, il a aussi baissé le taux du dollar pour empêcher la fuite de nantis du régime paniqués par la persistance des sanctions. Le régime a cependant continué ses activités terroristes sous la direction d’un certain Rohani pour préserver sa capacité de nuisance régionale. Il s’est aussi tourné vers la Russie alors ruinée pour acheter des armes et des centrales à des prix exorbitants. La Russie a gagné beaucoup d’argent avec les mollahs, mais, consciente du fait qu’ils l’utilisaient pour forcer un arrangement avec Washington, elle ne leur a jamais vendu des armes très performantes comme les S-300 susceptibles de leur donner une vraie autonomie stratégique.

Cette fausse modération très biscornue de Khatami n’a pas permis à Rafsandjani de mettre fin aux sanctions américaines. De plus, le dollar bon marché et la vente au rabais du pétrole ont anéanti toute production en Iran et ruiné le pays entraînant de nouvelles ruptures parmi les derniers Pasdaran recrutés.

En 2005, Rafsandjani est revenu, via ex-collaborateur Ahmadinejad, à la STRATRGIE DE L’ESCALADE (dans l’espoir que Washington recule par peur de nuire au système islamique qu’il veut récupérer). Washington en a profité pour évoquer encore des frappes ou à défaut un transfert du dossier au Conseil de Sécurité pour légitimer ses pressions surtout des sanctions bancaires.

Le régime s’est approché davantage de la Russie, mais aussi de la Chine, dans l’espoir d’entrer dans l’Organisation de Coopération de Shanghaï afin de bénéficier de sa protection économique et miliaire, mais il a aussi entamé des négociations clandestines avec les Américains. La Chine et la Russie, conscientes d’être utilisées par le régime, lui ont souvent refusé l’adhésion à l’OCS et ont même plutôt soutenu le transfert du dossier au Conseil de Sécurité de l’ONU pour avoir leur mot à dire sur les sanctions et autres pressions afin de contrôler aussi bien Washington que les mollahs.

Washington a profité de l’implication du Conseil de Sécurité pour entraîner toutes les grandes puissances dans ses sanctions bancaires. Le régime exsangue s’est retrouvé en difficulté pour son approvisionnement : il a décidé de geler les salaires et remonter les prix pour baisser la consommation afin de préserver ses stocks et échapper aux pénuries et aux émeutes fatales. Mais la première tentative de hausse de prix a entraîné des émeutes puis la rupture les jeunes engagés dans la milices anti-émeutes par pauvreté.

Fausse modération n°2 : le Mouvement Vert | En 2008, le régime était ainsi très fragilisé car sans défense. Ses dirigeants ont compris qu’ils ne pouvaient pas survivre, ils devaient fuir. Leur priorité a changé : Obtenir des GARANTIES DE SÉCURITÉ ou l’IMMUNITÉ de la part de Washington pour fuir sans craindre des poursuites pour leurs crimes passé.

Rafsandjani a écarté Ali Larijani de la direction des négociations nucléaires pour privilégier ses propres chances d’obtenir les meilleures s de sécurité possibles. Ali Larijani a divulgué par un tiers la corruption de membres du CDIR et du clergé pour les renverser et avoir les mains libres pour marchander les meilleures s pour lui-même. Rafsandjani a neutralisé la menace en éliminant les proches de Larijani. Puis en 2009, pour s’éviter d’autres fronde internes, avec l’aide des Britanniques (BBC), il a tenté (encore) de sauver le régime par une (FAUSSE) REVOLUTION DE COULEUR VERTE (couleur de l’islam) MOUVEMENT VERT pour revitaliser le régime et lui donner une nouvelle légitimité et de fait, amener Washington à abandonner ses sanctions. Mais l’opération lui a échappé et a seulement mis en valeur la rupture du peuple et des Pasdaran de base (aussi bien les vétérans que les plus jeunes recrues).

En 2010, Rafsandjani a continué en tentant une nouvelle (fausse) révolution Verte avec les pions de Washington pour la création d’un régime hybride qui n’eut aucun succès. Le peuple et les Pasdaran de base ont au même moment manifesté à l’occasion de l’anniversaire de Reza Shah, le fondateur de l’Iran moderne (et laïque), confirmant leur penchant pour une contre-révolution laïque. Les nantis du régime ont alors paniqué et ont commencé à brader leurs avoirs et acheter de l’or et des dollars pour quitter le pays avant que le régime ne tombe ou ne change de mains suite à un deal secret entre les dirigeants et Washington.. Le régime s’est retrouvé avec un risque de banqueroute financière avec cette ENVIE (sans cesse grandissante) DE FUITE DES NANTIS RIPOUX AVEC LEURS CAPITAUX.

Rafsandjani a lâché les Britanniques pour marchander avec Washington, s’attirant leur foudre. Mais il n’a rien obtenu des Américains, il a abandonné les marchandages. Les pics britanniques ont cessé. Rafsandjani a retrouvé le soutien des médias britanniques pour un autre projet : une Déviation du Régime en direction du peuple afin d’obtenir son pardon et au passage, dans l’intérêt de Londres, saboter le régime islamique avant un deal avec Washington. Le peuple et les jeunes Pasdaran ont refusé ce projet opportuniste. Le projet de Déviation ne pouvait pas être continué.

Le « choix » de Rohani | Les chefs du clergé ont invalidé la candidature de Rafsandjani aux présidentielles rompant de facto leur lien historique (vieux de 170 ans) avec les Britanniques. Ils ont mis en avant son adjoint Rohani pour mener une politique d’Escalade et de bras de fer et aussi pouvoir piloter un transfert de pouvoirs vers Washington via une (éventuelle) révolution de couleur pro-US en cas d’un soulèvement populaire ou un deal entre les deux parties. Ce choix de retour aux solutions ratées des premières années du régime n’a pas plu aux nantis issus du régime et aux Chefs Pasdaran : ils ont aussi boycotté les élections. 

Dès l’élection (ainsi) bancale de Rohani, le dollar est monté en flèche. Les Nantis avaient envie de fuir. Les Pasdaran rebelles ont aussi commencé des actions de sabotages contre le régime. Rohani a formé une coalition avec les Larijani qui pouvaient l’embêtaient, mais a exclu les Pasdaran qui n’ont plus de troupes et ne représentent plus rien. Il a commencé le bras de fer avec Washington en annonçant 19,000 centrifugeuses, une activité d’enrichissement en hausse et un stock de 4400 kg d’UF6, une politique d’Excès pour obtenir le plus grand nombre possible de de sécurité (pour les très nombreux membres de la nouvelle caste dirigeante et aussi pour les agents terroristes qui pourraient les incriminer).

Riposte américaine | Mais Washington qui ne peut, pour des raisons stratégiques, reculer devant ses adversaires. Par ailleurs, s’il veut un avenir en Iran, il ne peut aussi laisser filer les mollahs. Il a neutralisé le plan du régime en divisant par 10 via l’AIEA le stock d’uranium revendiqué par Téhéran. Puis il a accentué sa politique de pression en reparlant du terrorisme du régime pour insinuer l’émission de nouveaux mandats d’arrêt internationaux et aussi évoqué la possibilité d’un embargo à 100%. Puis, il a commencé un dialogue clandestin en direct en Oman avec le nouveau capitaine du régime.

Rohani (ex-organisateur du terrorisme), a retiré les négociations au Conseil (collégial) de sécurité pour garder le secret de ses marchandages (ainsi que ses erreurs ou ses échecs) !Ce qui a provoqué la rupture des Russes et une guerre interne pour le contrôle du poste des marchandages avec Washington !

Rafsandjani s’est posé directement en alternative par divers propos pro-américains ou indirectement via son pion Khamenei par le projet de SOUPLESSE HEROIQUE. Les Chefs Pasdaran ont refusé ! Les nantis et les responsables affairistes du régime ont paniqué dans les deux cas (à l’idée que les dirigeants pactisent avec Washington et les oublient ou que par leurs excès non appropriés ils les exposent à plus de sanctions et de facto à plus de risques). Dans leur panique, ils ont révélé que le régime n’avait que 2 milliard dollars en réserves soit 1 ou 2 mois avant la panne sèche (mi-novembre) !

De nouveaux boycotts d’importants événements officiels ont rappelé la fragilité du régime. Washington a alors introduit l’idée d’un Gel des Sanctions pour éviter la chute du régime nécessaire à son expansion régionale et in fine, pour engager le régime dans un apaisement forcé, destiné à la longue à le désarmer pour mieux le soumettre. Les mollahs ont évidement refusé. Les Britanniques, les Russes puis les Allemands et les Français ont contré ce dégel (contraire à leurs intérêts globaux et pétroliers).

Washington a frappé les derniers Pasdaran fidèles en service dans la région de Sistan-Baloutchistan (qui domine l’entrée du Golfe Persique) pour montrer qu’il pouvait exposer le régime à un embargo de facto. Les dirigeants du régime ont esquivé, oubliant au passage les officiers fidèles décimés ou pris en otages lors des attaques. Les derniers officiers fidèles ont immédiatement pris leurs distances en cessant d’intervenir en sa faveur. Au même moment, une baisse soudaine des températures a augmenté la consommation d’énergie exposant le régime à une situation de pénurie et de crise impossible à gérer quand on n’a plus de soldats. Le 14 novembre 2013, le régime mené par Rohani a accepté l’Accord de Genève sur un plan de démantèlement partiel de ses installations nucléaires pour obtenir un sursis, quelques milliards de dollars et en se disant qu’après tout, il pourrait, si sa situation s’aggravait, rompre l’Accord pour provoquer enfin une escalade déstabilisante.

Son geste a été vu comme une petite capitulation par les nantis paniqués. Ils se sont rués vers l’or et le dollar pour faire leur valise... Le régime s’est retrouvé avec une nouvelle crise interne. Rohani est revenu à la politique d’Escalade délibérée en évoquant un enrichissement à 60% !

Washington a esquivé l’Escalade, mais a puni les mollahs indirectement en demandant à son allié turc de mettre fin à leurs importations d’or destinées à apaiser leurs nantis paniqués. La panique interne s’est amplifiée. Il y a eu aussi une recrudescence des boycotts à haut niveau, mais aussi des attaques de jeunes contre les mollahs haut-placés. Les grèves ont aussi atteint le secteur pétrochimique privant le régime de sa part de carburants produits en Iran. Une vague a de froid a épuisé les maigres réserves énergétiques du pays en 12 h ! Les plus nantis, c’est-à-dire, les gros bonnets ont aussi paniqué et le régime a eu droit à 7 jours consécutifs de crash boursier ! Rohani a tenté de rassurer les nantis paniqués en draguant les investisseurs étrangers, mais il n’a rien obtenu et a seulement confirmé son impuissance à sauver le régime et ses complices. C’est pourquoi le 11 février dernier, l’anniversaire de la révolution islamique à 100% !

Pour encourager les mollahs à déposer les armes lors des négociations à venir à Vienne, Washington a tenté de provoquer une agitation dans la région pétrolière et frontalières de Khouzestan. Du fait, de l’hostilité du peuple à la balkanisation du pays, Washington n’a pu mobiliser qu’environ 150 personnes dans 2 villes du sud du pays. Mais en l’absence de policiers fidèles, le régime a vite été dépassé. Il est entré dans un nouveau cycle de panique interne. Rohani a renoué avec la politique de l’escalade tactique pour forcer Washington à accorder l’immunité à lui-même et ses complices. Washington a renouvelé son envie de dialogue, maintenant le régime dans son échec et ses crises.

Puis, la semaine dernière, Washington a proposé une quasi capitulation via la Belgique et d’autres... Le régime n’a évidemment pas accepté, mais l’offre sans appel de Washington a semé la panique à tous les niveaux. Rohani a tenté de maintenir son pouvoir grâce à la forte propagande policière , mais n’a pu empêcher un nouveau cycle crash ininterrompu à la bourse et ni la guerre interne de tous les clans, surtout les Larijani, à son encontre pour accéder à la table des négociations dans l’espoir de mendier des garanties de sécurité à Washington ou d’autres grandes puissances ! Le régime a ainsi connu une semaine noire !


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Cette semaine, Washington a encore envoyé des émissaires à Téhéran offrant la capitulation en échange d’un assouplissement gradué des sanctions. Londres n’a pas manqué de rappeler son hostilité au régime. La bourse est restée sans casse agitée... Voici le récit en images d’une semaine très agitée et pénible pour le régime épuisée et isolée des mollahs.

L’ébauche de cette analyse a été proposée en émission télévisée et diffusée en Iran le lundi dernier (10.03.2014) via la principale chaîne satellitaire de l’opposition, Iran-e-Ariaee. Vous pouvez regarder cette émission en persan sur le compte Youtube d’IEATV ou dans la section iranienne d’Iran-Resist.



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La semaine dernière a commencé sous le signe de la crise de confiance interne et de dépression. Le régime venait d’expérimenter le boycott à 100% de la révolution islamique, l’incapacité de ses dirigeants à réprimer les mini agitations téléguidées par Washington et un nouvel échec de ces derniers à à provoquer une grande crise régionale pour amener Washington à battre en retraite ou le forcer de leur accorder un changement de régime garantissant leur sécurité. Le régime était condamné à subir les pressions et attendre le soulèvement du peuple en raison de l’assèchement inévitable de ses réserves de carburants et de blé...

La semaine dernière, dans ces conditions défavorables et déprimantes pour les mollahs, Washington leur avait envoyé le ministre des affaires étrangères belge avec une offre méprisante de capitulation totale et durable ! Washington estimait donc le régime comme étant vaincu ou prêt à flancher !

Le capitaine du régime Rohani n’a pas dévoilé l’ordre de capitulation de Washington car il ne se voyait pas capable de s’y opposer. Le ministre des affaires étrangères Belge à divulgué l’offre pour souligner sa faiblesse. Le clergé n’a pris aucune mesure pour changer de capitaine. Il préférait celui-ci issu des ses rangs dans l’espoir qu’il assure sa fuite en échange d’un deal avec Washington.

La panique interne a alors redoublé d’ampleur. La bourse de Téhéran a plongé à nouveau. Un responsable de la banque centrale a avoué que la bourse se vidait peu à peu de ses capitaux. Les nantis s’apprêtaient à fuir le régime vaincu et condamné à des soulèvements fatales. Rohani a annoncé une hausse du prix du pain pour réguler les réserves de blé et axé ses efforts sur une propagande sécuritaire (basée sur des annonces indirectes de pendaisons collectives) pour intimider le peuple ou convaincre les nantis qu’il a les moyens d’assurer leur sécurité, mais en l’absence de troupes visibles dans les rues, la panique s’est sans cesse amplifiée.

Ali Larijani, principal rival de Rohani a alors tenté de le déstabiliser avec ses frères en remettant en cause plusieurs ministres et son budget pour l’année prochaine afin de prendre la direction du régime et avoir accès aux marchandages pour une fuite sécurisée pour lui-même, ses frères et son clan. Washington lui a envoyé des émissaires. La panique interne est devenue plus forte. Le clergé a appelé les les Frères Larijani à travailler avec Rohani, mais ils n’ont suivi son conseil. Jeudi soir, la bourse de Téhéran a fini encore en chute libre.

Vendredi 28 Février, 2014 (9 Esfand 1392), dernier jour de la semaine dernière, Rohani, désespéré, a annoncé une très grande manœuvre sécuritaire pour rassurer les amis du régime, mais on n’y a vu qu’une trentaine de miliciens assez âgés.

Au sein du régime désemparé, les mollahs ont alors promis, lors de la prière de Vendredi, une lutte à la mort pour la survie de structures sacrées du pays. Les chefs Pasdaran s’étaient réfugiés dans des slogans de conquête d’Israël ou d’intervention musclée au Pakistan pour libérer les soldats otages détenus le groupe sunnite Jeysh Al Adl financé par Washington.

Rohani dépassé par ses chefs et ses rivaux, a tenté de dominer le jeu interne en réaffirmant sa puissance sécuritaire par la diffusion via les faux opposants du régime de nouvelles images de la triple pendaisons évoquées par ses proches la semaine dernière ! Les premières images diffusées la semaine dernière provenaient des archives avec les gens étaient en chemisette alors que la température annoncée était proche de zéro ! Cette fois, nous avons découvert que les nouvelles images, qui avait le même défaut, avaient en plus été déjà diffusées 2 semaines plus tôt au moment où le régime ne parvenait pas à calmer les agitations dans le sud du pays.

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Washington a tenté de les calmer, via le quotidien américain Times of Israël, avec la possibilité d’une nouvelle attaque d’Israël contre le Hezbollah. Il a aussi rappelé sa fermeté avec l’hostilité affichée du Congrès à l’assouplissement des sanctions pétrolières en raison d’absence de progrès dans les négociations en cours. Mais a accordé une faveur au régime en panique en demandant à son pion Amano, à la tête de l’AIEA, de ne pas publier de nouveau rapport sur l’absence de ces progrès, pour lui épargner de nouvelles sanctions. Washington a aussi affirmé que l’espoir de réforme du régime esquissé par le changement de président était gâché avec la recrudescence des pendaisons. Le régime était discrètement invité à changer d’attitude : à savoir déposer les armes.

Samedi 1er Mars 2014 (10 Esfand 1392), avant que les échecs de la semaine passée ne s’exprime par la panique et un nouveau crash boursier, Washington a re-proposé son offre de la capitulation, plus une petite offre d’investissement via, Radoslav Sikorski, le ministre des affaires étrangères de la Pologne ! Ce cher Radoslav a ainsi condamné les dernières pendaisons annoncées par le régime tout en signant cyniquement un mémorandum d’accord pour de possible investissement ! Zarif, le ministre des affaires étrangères du régime a perdu son habituel rictus cynique, mais il n’a fait aucun geste d’ouverture à cette offre peu avenante qui confirmaient la dureté effective de Washington à son égard.

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Le Polonais s’est vengé lors de sa conférence de presse devant les caméras et les micros des journalistes iraniens et étrangers en affirmant sa déception de ne pouvoir accéder aux médias de son pays depuis son hôtel en raison de la censure qui empêche la libre accès à l’internet !

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Le régime a censuré ces propos qui confirmaient la dureté effective de Washington à son égard !

Le gouvernement de Rohani a repris sa propagande sécuritaire et pour montrer l’existence de troupes fidèles prêtes à toutes formes de répression, il a fait circuler des rumeurs de pendaison imminente d’une jeune fille, mariée de force à 15 ans, accusée à tort du meurtre de son vieux mari ! Pour faire du bruit et montrer son cynisme, le gouvernement a aussi autorisé puis interdit le concert d’un vieux chanteur de 80 ans très populaire avant la révolution. Dans les deux cas, il y a un peut de buzz, mais le régime n’a pu affirmer sa puissance sécuritaire car il n’y avait aucune action sécuritaire en soi et de fait, ces affaires n’ont eu d’effet intimidant ou rassurant sur les compagnons paniqués du régime. La panique et la crise ont persisté à la bourse de Téhéran.

Le gouvernement Rohani a tenté de rassurer ses nantis avec l’annonce que la Russie allait lui louer de terres agricoles pour produire du blé. Pour insister sur le soutien de la Russie, le gouvernement Rohani a annoncé que les russes avaient développé 2 avions de lignes spécifiquement pour lui ! Etant donné que Moscou avait alors déployé des troupes en Crimée et était contré ouvertement par Washington, Téhéran espérait obtenir son soutien et ainsi parvenir à provoquer un conflit intéressant avec Washington. Moscou n’a pas accordé d’intérêt aux mollahs et Washington a aussi zappé les annonces. Le régime avait encore échoué : la panique a persisté à la bourse de Téhéran ! Londres partisan de la chute de ce régime qui lui convient plus a même insisté sur la poursuite des sanctions via Lord Lamont, le président de la chambre de commerce Irano-Anglaise.

Le gouvernement Rohani a tenté une diversion avec l’annonce de grandes files d’attente lors de la distribution de son fameux Panier de Victuailles que personne n’a encore vu ! Rohani lui-même a alors évoqué la découverte d’une grande fraude bancaire pour intimider les riches qui vendaient leur action, mais Sadegh Larijani, le chef du pouvoir judiciaire n’a pas marché avec Rohani. Un mollah ultra a parlé de la nécessité d’attaquer Israël. Mais Rohani n’a pas osé aller en ce sens. Il a donné le sentiment d’être dépassé par la panique à la bourse L’agence Mehr chargée de la propagande du régime, proche par ailleurs, des Larijani a diffusé des images de deux manœuvres supplémentaires organisés vendredi dernier, à Qom et à Mashad, pour rassurer les nantis affolés que Rohani ne pouvait pas rassurer.

... à Qom ...

Images d’archives car presque aucune uniforme de Bassdj, mis à part ces deux-là.

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Les deux seuls à porter l’uniforme de Bassidj !


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... à Mashad ...

Images d’archives car aucune uniforme de Bassdj.

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Washington a augmenté légèrement la pression sur le régime par un article de New York Times sur le rôle néfaste des Pasdaran en Syrie ! Rohani a demandé aux Pasdaran de modérer leurs slogans. Washington y a eu vu une ouverture à un deal. Son allié, le Pakistan a annoncé qu’il avait libéré les soldats iraniens... L’Espagne, allié des Etats-Unis, a aussi annoncé l’arrivée de son ministre des affaires étrangères à Téhéran !

Dimanche 2 Mars 2014 (11 Esfand 1392), la bourse s’est calmée en attente du résultat de l’apaisement avec le Pakistan qui marquait la fin des menaces sur la région clef de Sistan-Baloutchistan et la possibilité que Washington ait changé et accepté d’accorder seulement un sursis au régime ! Mais l’Espagnol s’est montré très peu aimable et franchement moins coopératif que son homologue polonais car il a également parlé de violations des droits de l’homme par le régime et n’a signé aucun mémorandum avec ses dirigeants les laissant dans leurs problèmes !

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En revanche, il n’y a pas eu de déclarations susceptibles de provoquer une nouvelle panique interne. Mais Washington a puni le régime discrètement et indirectement car le gouverneur de Baloutchistan de Pakistan a affirmé au ministre de l’intérieur du régime qu’il n’y avait aucun ressortissant iranien parmi les otages libérés deux jours plus tôt par ses gendarmes !

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Par ailleurs, l’Indonésie n’a pas envoyé comme annoncée une belle délégation diplomatique en Iran pour une grande exposition de photos, mais un personnage d’un rang indéfini avec le même look minable que les gens du régime.

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Le régime en colère a insulté ouvertement le Pakistan révélant que les rencontres n’avaient rien donné. La bourse de Téhéran a de nouveau plongé. La crise a aussi entraîné une hausse du dollar. Cela était inconcevable car depuis la ruée vers l’or après l’élection de Rohani qui avait provoqué une hausse 33% en une seule journée, le régime avait privé tous les agents de change privés de leur licence et réservé la vente à 4 cambistes officiels avec un plafonnement très strict pour éviter de nouvelle fluctuations susceptibles de révéler la panique de ses compagnons. La hausse du dollar malgré ces restrictions était la preuve qu’il y avait une hausse du nombre des acheteurs ! Tous les gens du régime étaient en état de panique !

Shamkhani, le chef (soi-disant modéré) du Conseil de Sécurité du régime (organe HS depuis Rohani), a appelé les membres de cet organe, issus des divers clans au pouvoir, notamment les personnalités officiellement modérées du régime à se rassembler et trouver une solution. Mais il n’a eu aucune personnalité modérée ou autres : les clans au pouvoir ne songeaient pas à oeuvrer ensemble, mais chacun pour soi.

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D’ailleurs, Aref, le candidat réformateur le plus instruit du régime a refusé la direction de l’université de Téhéran pour se placer dans une posture pro-peuple ! Fatemeh la faille ainée de Rafsandjani s’est positionnée en défenseur de peuple en dénonçant la distribution par le régime de médicaments non testés cliniquement. Karroubi, le chef soi-disant en prison du joker politique du régime, Mouvement Vert, a aussi rejoint cette petite rébellion en dénonçant la hausse du chômage dans son journal « Etemad » (confiance). Mais restant dans la ligne de la fidélité au système, il a été moins radical de les deux autres et a oublié de critiquer le fait que la critère pour comptabiliser un emploi était de travailler 4 heures par mois !

Rohani s’est empressé de détourner l’attention de la nouvelle anxiogène de la hausse du dollar par des nouvelles économiques plus préoccupantes comme l’inflation à 43% (le double du taux habituellement annoncé), quelques chiffres de la récession immobilier et l’incapacité de leur principale banque d’affaire de relancer l’exploitation gazière qui est au point mort du fait des sanctions qui empêchent l’investissement des Etats étrangers.

Rohani s’est aussi mis à promouvoir de nouveaux faux opposants : Rasoul Bodaghi (prix RAHA), Mariam Shafi-pour (féministe islamique), Said Madani (socialogue), Reza Entessari (photographe) Farshid Yadollahi (avocat d’autres faux opposants) pour « islamiser » toute éventuelle action de dissidence supplémentaire dans d’autres secteurs du régime. Mais ces deux actions n’ont pas pu détourner les attention de la hausse du dollar car il y avait des bagarre entre les acheteurs dans le quartiers des cambistes !

Les Larijani ont alors concentré leur effort sur l’intimidation et la force répressive du régime par des articles élogieux sur les pendaisons annoncées la semaine dernière et surtout en annonçant la pendaison de 2 homosexuels à Rasht dans le nord du pays ! Washington qui avait parlé des droits de l’homme a zappé cette nouvelle qui l’engageait à durcir ses sanctions contre le régime islamique utile à ses projets. Les Pasdaran ont profité de ce manque de courage de Washington pour intimider davantage le peuple en annonçant de grandes manœuvres sécuritaires.

Rohani y a vu une atteinte à son autorité. Pour retrouver sa suprématie, son ministre de la défense a annoncé la poursuite des essaies balistiques qui déplaisent à Washington. Par ailleurs, son principal négociateur Araghtchi a annoncé des négociations Jihadistes ! Rohani, lui-même s’est mis en scène comme un leader fort et soutenu par un discours très anti-occidental à l’occasion du Festival Kharazmi qui doit primer les scientifiques au service de la révolution islamique. Il y avait un double symbole.

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Mais pour nous, il y avait 2 gros problèmes. Ce festival doit avoir lieu au moment de la révolution et il n’avait pas eu lieu faute de participants. De plus là, il n’y a eu qu’un savant primé ! Les autres lauréats étaient des serviteurs loosers du régime comme le commandant de la marine Sayyari qui n’a plus aucun officier à ses côtés ou le professeur Samiï, un des lobbyistes du régime. Rohani simulait la force ! L’absence d’actions parallèles de la part de ses rivaux a démontré qu’ils avaient encore moins de partisans affichables que lui ! En fait en cherchant à montrer sa suprématie, il a seulement confirmé la dislocation du régime !

Après cette malheureuse expérience, le ministère de la culture du gouvernement Rohani (contrôlé par le clergé) a organisé un hommage aux 5 plus grands acteurs du pays, qui sont par ailleurs parmi ses plus fidèles et cyniques serviteurs, pour nier la dislocation révélé par le manque de mobilisation autour de Rohani. Le clergé espérait une bonne mobilisation de ses serviteurs médiatiques qui ils doivent nécessairement le servir jusqu’au bout pour bénéficier de billets d’avion pour quitter le pays en cas de soulèvement populaire. Mais cette attente a été déçue : la mobilisation a été très faible. Les rares qui avaient fait le déplacement étaient aussi très anxieux. Le régime islamique a eu une nouvelle preuve de son effondrement avec ces visages envahis par le doute.

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Lundi 3 Mars 2014 (12 Esfand 1392), la bourse a encore chuté et le dollar a continué de monter après le chaos né la veille par l’incapacité du régime à parvenir à une demi-entente avec Washington qui semblait un peu moins exigeant.

Rohani qui, la veille, avait manqué d’idées pour calmer la crise, est resté à l’ombre de peur que de nouveaux échecs ne le décrédibilise davantage. Mais il n’est pas resté inactif vis-à-vis de la crise en cours. Puisque la pays manque de dollar (du fait des sanctions et de la crise) et ne peut plus importer des carburants et produire de l’électricité et risque de tomber en panne et sombrer dans le chaos : il a affirmé que les Iraniens consommaient autant de gaz que l’ensemble des Européens afin de pouvoir réduire la consommation courante de ce produit par le peuple de 80% pour consacrer le volume libéré à la production de l’électricité ! Mais sachant qu’une telle mesure peut aussi provoquer un soulèvement, dans l’attente de trouver le courage de le faire et d’y être contraint par la force des choses, il a augmenté le tarif de l’électricité de 25% pour réduire sa consommation courante par le peuple. Il a aussi augmenté le tarif de l’eau de 20% pour réduire sa consommation par le peuple et réserver l’eau à la production de l’électricité. Le gouvernement a aussi évoqué superficiellement une hausse nécessaire des impôts pour menacer les nantis qui le déstabilisaient par leurs ruées vers le dollar !

Le régime a certainement du aussi restreindre ses importations de base pour gérer ses réserves de dollars car sous l’effet du baisse des approvisionnements des marchés, on a constaté une nouvelle hausse de 10 à 20% pour les prix des produits d’alimentation. Le kilo de la pomme de terre a ainsi cette semaine atteint 4000 toman. Les commentaires populaires sur les sites d’info étaient emprunts de colère et évoquait la patate désormais comme un produit de luxe hors de la portée des consommateurs moyens. Le gouvernement a insisté sur le taux d’inflation annuelle de 43% pour minimiser la hausse. Mais le prix du kilo de pomme de terre étant à 900 tomans il y a 1 an, ce produit avait enregistré une hausse de 444% en 1 an !

Le même jour, Reza Malek-Zadeh, un médecin ex-ministre de santé sous Rafsandjani (qui stipule la déviation du régime) a brisé le tabou sur le vrai taux de l’inflation en affirmant que la consommation des fruits et des légumes avait baissé de 300% au cours de l’année dernière, qu’en d’autre terme, le taux d’inflation pour l’ensemble des produits frais était d’environ 300% !

Dans la foulée, plusieurs voix se sont élevées pour exiger Rafsandjani comme leader des réformateurs aux prochaines élections législatives. Pour résumer, alors que le peuple était soumis à une nouvelle pression et les nantis devaient de ce fait se trouver encore plus en danger, l’ex-homme fort du régime avait autorisé l’un de ses proches à révéler un chiffre tabou pour provoquer plus de malaise afin de renverser le gouvernement choisi par le clergé et permettre son propre retour au pouvoir et à la table des négociations avec les Américains. On avait là un quasi coup d’état ! On était ainsi passé d’une crise de confiance financière à une grave crise politique !

Les Chefs Pasdaran ont décidé de prendre le pouvoir avant cette élection en accusant le ministre de commerce de Rohani (Nemat-Zadeh) de dilapider les réserves de dollars du régime ! Ils espéraient une aide des Larijani qui avaient déjà remis en cause la gestion de ce ministre mais ces derniers n’ont pas rebondi sur l’accusation. Les Pasdaran annoncé deux journées de manœuvres sécuritaires pour jeudi et vendredi pour souligner leur importance, mais n’ont reçu aucun soutien interne.

Les Larijani ont affirmé leur importance en formulant de nouvelles accusations contre Zandjani, un responsable financier du régime et proche de Rafsandjani qu’ils avaient arrêté pour détournement des fonds pétroliers afin d’intimider les nantis agités. On peut dire qu’ils sont aussi placés au-dessus de Rafsandjani pour l’empêcher d’avancer et au-dessus de Rohani car ce dernier avait par la suite innocenté leur bouc-émissaire Zandjani dans le but d’empêcher la fuite des serviteurs qui ont son profil. Les Larijani affirmait ainsi que l’on devait compter avec eux ! Pour bien maquer le coup, ils ont aussi annoncé 4 nouvelles pendaisons dans le sud du pays récemment visité et courtisé par Rohani !

Cette guerre feutrée mais très dure ne pouvait qu’inquiéter les responsables subalternes et provoquer leur rupture et ainsi accélérer l’effondrement du régime islamique. Washington qui a besoin d’un régime islamique en Iran devait nécessairement sauver le régime ! L’AIEA dirigée par le pion de Washington Amano a renouvelé les négociations pour 6 mois écartant le risque de nouvelles sanctions dans les 6 prochaines mois et ouvrant la voie à un allégement des sanctions dans la même période. Kerry s’est aussi rendu à l’AIPAC pour évoquer la soumission du régime grâce à l’accord de Genève, donc une sécurité accrue pour Israël pour justifier son soutien à ce sursis de 6 mois accordé aux mollahs !

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Mardi 4 Mars 2014 (13 Esfand 1392), la nouvelle n’a pas apaisé les nantis paniqués car le régime restait sous les sanctions existantes et avec très de dollars en réserves ! La bourse a continué à chuter !

Larijani a été invité en Afrique. Il est parti très souriant, y voyant une opportunité pour des marchandages en tête à tête avec les intermédiaires africains de Washington. Mais on n’a rien eu comme écho : il n’est donc arrivé à aucun résultat dans ce périple exotique !

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Au même moment, son ami Rahmani-Fazli qui a obtenu le ministère de l’intérieur dans le Cabinet de Rohani devait rassembler les adjoints de tous les responsables régionaux du régime. La participation a été de l’ordre de 15% : les serviteurs du régime ne voyait pas le régime comme étant fiable ou viable ou encore Larijani (vrai patron du ministère de l’intérieur) comme étant à la hauteur de la situation !

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L’Assemblée des Experts, le sénat entièrement clérical du régime, dont les membres se partagent les grands secteurs économiques du pays, a annoncé qu’il se réunissait avec deux jours d’avance sur le programme. Rafsandjani avait longtemps présidé cette chambre. Mais en 2011 après de nouveaux échecs de sa fausse révolution de couleur (qui au lieu de sauver le régime avait failli le détruire), il a été déchu de la direction de ce véritable Conseil d’administration des actionnaires du régime, et a été remplacé par l’ayatollah Mahdavi-Kani, son supérieur dans l’ordre maçonnique du régime et d’ailleurs patrons de ce loge. On a d’emblée remarqué que le remuant Rafsandjani était mal à l’aise. Rohani qui fait partie de cette chambre est arrivé très souriant aux côté des grandes figures de cette entités et leur affirmant sa fidélité dans une déclaration à la presse sur sa mission de préserver leurs lignes rouges.

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On a vite compris que la réunion en avance de l’Assemblée des Experts concernait la tentative de la veille de Rafsandjani pour déstabiliser Rohani car dans son discours de bienvenue, l’ayatollah Mahdavi-Kani a vivement critiqué ceux qui brisent les tabous et mettent en péril le régime !

Mahdavi-Kani a précisé que personne au sein du régime n’était autorisé à briser les tabous du régime et que par ailleurs, la liberté, qui était l’un des slogans de Khomeiny, ne signifiait en aucun cas le droit de parler de tous les sujets. Mahdavi-Kani a aussi mis un frein aux déviations et transgressions de Rafsandjani en précisant que le régime ne devait pas encourager ce qu’il ne parvient pas à empêcher. Enfin il a aussi sermonné Rafsandjani d’avoir écrit dans ses mémoires qu’il se nourrissait peu le soir par pauvreté. Il lui a conseillé de dire humblement la vérité sur sa fortune, lui rappelant en quelque sorte son long passé de voleur et la possibilité que l’on en parle aussi ! Rafsandjani a acquiescé avec un sourire forcé.

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Le clergé a ainsi confirmé avec force et efficacité son soutien à son élu, Rohani, tant face à Rafsandjani qu’aux Pasdaran ou encore aux Larijani qui ont souvent révélé ses défauts pour le renverser. Rohani requinqué par ce soutien a renoué avec « sa » propagande sécuritaire basée sur des rumeurs de pendaisons diffusées par les faux opposants du régime. Dans ce cadre, il a fait état de l’arrestation d’un journaliste américaine en visite à Téhéran, de la pendaison de la jeune mariée et 6 autres pendaisons dont celle d’un ex-meurtrier mineur au moment des faits. Par ailleurs, la télévision du régime à exigé du peuple de ne pas exprimer sa joie pour Norouz dans les rues et les espaces publics. 

Le clan Larijani qui veut préserver le monopole de l’intimidation s’est mis en avant par des félicitations de l’ainé du clan, Javad Larijani (le chef des droits de l’homme du régime) à propos des pendaisons lors d’une conférence de presse (ci-dessous) organisée par le pion gouvernemental du clan, le ministre de l’intérieur Rahmani-Fazli ! Le clan Larijani a aussi affirmé sa supériorité opérationnelle sur le clergé en ordonnant la fermeture du journal Bahar (Printemps) proche de Rafsandjani pour une durée de 6 mois et exécuté l’ordre avec les Pasdaran (qui avaient été rejetés de facto par le clergé quelques heures plus tôt) !

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Le régime était donc toujours divisé et en guerre interne après l’intervention des gros bonnets cléricaux du régime en faveur de Rohani ! Washington a vu que son sursis n’avait pas mis fin à la crise : il a décidé de frapper discrètement le régime pour lui rappeler sa vulnérabilité. Jeysh al Adl a attaqué un responsable régional au Baloutchistan iranien et Israël a facilement intercepté un cargo d’armement destiné au Hamas par un mini commando de 6 marines ! Mais il s’est gardé de le divulguer car il s’agissait d’un avertissement de son allié américain et non une action pour augmenter la panique interne et déstabiliser ses dirigeants.

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Le régime a fait état d’une attaque de pirates facilement refoulée par ses marins ! Puis il a profité de l’occasion balistique pour annoncer la mise en service de 2 nouveaux missiles balistiques de longue portée, très précis et utilisant un combustible solide (Ghiam et Ghadr H) pour réaffirmer sa puissance et aussi provoquer la crise indispensable pour affermir sa position et marchander des garanties de sécurité aux Américains.

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Nous avions déjà entendu parler de Ghiam en 2010 : il s’agissait d’une variante du missile Nord-coréen Nodong, lui-même dérivé de Scud, un missile bas de gamme, peu précis et à carburant liquide que l’on doit remplir avant le tir et de fait n’offre aucun déploiement rapide et efficace.

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Les missiles Ghadr sont aussi des Scud. Mais le film consacré à la mise en service des 2 nouveaux missiles montrait surtout des missiles Hawk achetés en 1967 sous le Shah qui sont à carburant solide (poudre) et toujours prêts à l’emploi sur des lanceurs mobiles (mais le régime n’en a plus en état de marche). On a aussi vu une variante du radar originel de Hawk déjà montré par le régime à maintes reprises. De fait de ces images non conformes, mais aussi de l’ancienneté des deux missiles annoncées, on peut dire que l’annonce de la super puissance balistique du régime était une publicité mensongère montée à toute vitesse avec des images d’archives. On a eu là la preuve que le régime n’avait rien de vraiment menaçant dans son arsenal !

Washington n’a nullement commenté ces images de l’impuissance balistique du régime car il devait sinon annuler l’ensemble de ses sanctions nucléaires, officiellement expliquées par la menace balistique du régime ! En fait, le régime peut mettre fin aux sanctions en ouvrant ses bases aux inspecteurs internationaux, mais il a peur que la révélation de ses mensonges ne provoquent le dégoût et la rupture fatale des derniers fidèles sécuritaires !

Mercredi 5 Mars 2014 (14 Esfand 1392), Washington a puni l’intransigeance le régime par la révélation de l’interception du cargo du régime jihadiste par seulement 6 soldats israéliens ! Le régime a censuré. Mais les compagnons du régime qui sont branchés sur CNN l’ont appris quand même. La panique interne a été amplifiée. La bourse est restée agitée et en chute libre ! Le Conseil des ministres présidé par Rohani était sous pression. Rohani et son ministre de pétrole Zanganeh étaient abattus. Le ministre commerce Nemat-Zadeh, qui est dans le collimateur de tous les rivaux de Rohani était très agité.

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Les Pasdaran ont dépassé l’omerta exigé par les Experts et ont remis en cause la gestion de Rohani en révélant qu’il n’avait pas encoure touché le moindre rials du second paquet d’avoirs dégelés d’un montant de 450 millions de dollars ! Ils espéraient entraîner la rupture du clergé, mais ces derniers n’ont pas bougé en ce sens. Les Pasdaran ont alors qualifié de ridicule l’annonce d’Obama sur la supériorité numérique des Etats-Unis en précisant que le régime les vaincrait grâce à la ferveur islamique de ses membres.

Rohani était alors impuissant face aux pressions américaines, face à la montée des prix et du mécontentement et enfin impuissant face à ses rivaux internes a eu peur de se retrouver à l’écart. Il a invité les dirigeants du parti intégriste pakistanais Jama’at Eslami (ou Part Islamique) pour solliciter leur aide pour contrer Washington, mais ces derniers n’ont pas été réceptifs à sa demande.

Désemparé et seul, Rohani a annoncé indirectement la condamnation à mort du faux opposant Saïd Razavi, ex-milicien du Bassidj, pour placer les révoltes potentiellement possibles sous un signe islamique ! Un choix bien discutable car Rafsandjani pouvait en profiter et intervenir en tant que parrain de la fausse opposition interne ! La bourse a naturellement continué sa chute car tout allait de travers en raison de la guerre interne au lieu d’une solidarité à toute épreuve des dirigeants face à l’adversité !

Les divers dirigeants responsables de ce débâcle se sont tus pour ne pas aggraver la situation ! Les médias ont privilégié des infos sur le foot et le Mondial pour occuper l’opinion et calmer le jeu. Rohani et le Guide ont chacun tenté de simuler que tout allait bien en plantant un arbre pour la journée se sont donné en spectacle pour la journée de l’arbre normalement prévue pour le lendemain !

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Jeudi 6 Mars 2014 (15 Esfand 1392), le régime avait des problèmes et il était surtout très divisé donc incapable de sauver ses compagnons financiers. Ces derniers ont donc continué à paniquer : la bourse a encore été en chute libre !

Les Experts devaient selon la tradition se rendre chez le Guide : les visages étaient morses et le discours du Guide fut déconnecté et confus !

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La CIA a alors annoncé que selon son estimation la réserves de la banque centrale iranienne était de 46 milliards de dollars en décembre dernier ! Or, selon la Chambre de commerce Iranienne, les réserves étaient presque vides. Chacun a compris que Washington entendait accordait un crédit de 46 milliards de dollars au régime exsangue pour qu’il puisse étancher la soif de dollars de ses compagnons agités sans sombrer dans le faillite et le chaos. Les compagnons financiers du régime ont été rassurés. La bourse de Téhéran a cessé sa chute. Elle s’est stabilisé mais elle n’est pas repartie à la hausse vers son niveau de base. Les gens étaient donc un peu rassurés mais attendaient de voir la suite.

Vendredi 7 Mars 2014 (16 Esfand 1392), le régime devait célébrer la journée de Sainte Zeynab et rendre hommage à ses infirmières. Il n’y a eu aucune mobilisation pour Zeynab et les infirmières l’ont boycotté car elles sont depuis longtemps en conflit sur les salaires et les conditions de travail.

Les mollahs, en meilleure forme que la veille, grâce à la promesse implicite d’un crédit de 46 milliards de dollars, ont durci leur position, en affirmant lors de la Prière de Vendredi à Téhéran devant une salle de 500 personne que Washington entendait les tromper afin de justifier leur refus refus de tout assouplissement en vue d’obtenir la seule chose qui leur importe : l’immunité pour quitter ce pays qui les rejette à tous les niveaux.

Hormis le cynisme exagéré des mollahs, la salle nous a vite parus suspecte : en traçant des photos de l’alignement des prieurs (résultante de l’alignement des tapis de prière, on a remarqué qu’il n’avait pas un alignement au-delà du 4e rang : on trouvait jusqu’à 10 personnes dans l’alignement de 2 personnes ! Dans la partie en désordre, les têtes étaient aussi floues et les participants ne regardaient pour tous dans la même direction alors qu’ils les doivent. On avait en face de nous un photomontage, preuve aussi qu’il a très peu de partisans !

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Dans l’après-midi, les Pasdaran ont diffusé des images d’une manœuvre sécuritaire dans un désert avec encore une fois très peu de soldats avec des uniformes non conformes, des casquettes disparates, des fusils usés et des boucliers très sales comme s’ils sortaient des réserves longtemps laissées à l’abandon. De quoi relancer la panique des nantis à peine apaisés du régime.

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Conclusion | Cette semaine encore, on a sans eu la preuve de la faiblesse économique et financière du régime par la panique de ses membres et les annonces de mesures de rationnement du Gaz, de l’Eau et de l’électricité ou la preuve d’une inflation tabou de 300% pour les produits alimentaires. On a sans cesse eu la preuve de la division des dirigeants. En fin de la semaine, le service photo de l’agence de presse FARS a aussi publié un dossier appelé « scènes de vie en Iran », montrant la réalité tabou de l’Iran. En somme on peut dire que le régime ne tient qu’à un fil. Son destin se jouera sans doute cette année.

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