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Iran : La semaine en images n°245
31.10.2012

intro de base pour comprendre la situation,
mise à jour chaque semaine :
avec une nouvelle analyse inédite des événements de la semaine précédente.
En rouge : les éléments qui, cette semaine, ont été d’actualité.

Origines de la crise. Il y a 33 ans, en 1979, les mollahs, alliés historiques de Britanniques et exclus du jeu par la dynastie progressiste des Pahlavi, ont pu revenir dans l’arène politique quand les Américains ont décidé de renverser le Shah (coupable entre autre d’avoir modernise le pays, stabiliser la région et aussi d’avoir créer l’OPEP) avec l’intention d’installer à sa place leurs islamistes (dont l’OMPI) pour déstabiliser la région et la remodeler selon leurs intérêts pétroliers. Le projet appelé Arc de Crise devait faire de l’Iran un foyer d’agitation islamiste pour soulever l’Asie Centrale contre la Russie et la faire basculer dans le camps américain permettant à Washington de devenir la première puissance pétrolière au monde. Cela allait mettre fin à 100 ans de domination du marché pétrolier par les Britanniques : les mollahs pro-britanniques ont participé au projet pour évincer les pions de Washington, dévoyer le projet et aussi accaparer le pouvoir. Ce coup a été réalisé grâce à Rafsandjani, le demi-frère et fondé de pouvoir de Khomeiny. En échange, il a pu écarter des mollahs plus hauts placés comme Mottahari (le protecteur des Larijani) pour accéder à tous les postes clefs comme le ministère de l’intérieur, les services secrets (des Pasdaran) ou encore le ministère de guerre qui ont fait de lui le patron non officiel du régime et de tous les bons business (pétrole, automobile, le secteur alimentaire). Avec quelques autres mollahs ambitieux et le soutien tacite des Britanniques, Rafsandjani a rapidement verrouillé le système en diabolisant les Etats-Unis et en attaquant à ses intérêts pour ne laisser aucune chance de retour aux pions américains.

L’Etat américain a alors commencé à sanctionner les mollahs pour provoquer des pénuries et un risque de soulèvement pour forcer Rafsandjani et ses complices à cesser leur diabolisation, d’accepter un apaisement, puis la normalisation des relations pour qu’il puisse revenir en Iran avec ses pions et reprendre le pouvoir via une révolution de couleur.

Rafsandjani et ses complices ont alors accentué les actions terroristes contre les intérêts américains et ont décidé de sacrifier la production nationale pour importer tout d’Europe afin d’acheter la protection diplomatique des Européens. Cela et la guerre contre Saddam ont rapidement ruiné le pays et sa force de production : les ouvriers ont perdu leurs emplois, les Bazaris qui vivaient de la vente des produits nationaux ont été ruinés. Le pays était aussi en guerre. Beaucoup de jeunes Pasdaran contactaient Reza Pahlavi pour exprimer leurs regrets de tout ce qui avait été perdu par leur faute. La révolution islamique a très vite perdu ses enfants et très vite, le régime s’est retrouvé en danger. Mais il n’est pas tombé car Washington n’a jamais aidé les opposants, le peuple et les dissidents de peur que le modèle islamique nécessaire à ses projets régionaux ne disparaisse.

Par ailleurs non seulement Washington n’a jamais aidé les opposants, mais encore, il a souvent laissé un grand nombre de ses partenaires stratégiques contourner ses sanctions pour adoucir leur effet quand il estimait qu’elles pouvaient dépasser leur objectif et entraîner la chute du régime islamique qu’il veut récupérer.

Mais en agissant ainsi, Washington a rallongé l’agonie du régime et a amplifié l’opposition et la dissidence, ce qui a affaibli la position de Rafsandjani, le patron de facto du régime, parmi ses adversaires internes. Pour se maintenir, Rafsandjani a toujours cherché à étendre son pouvoir. Il a pu officialiser sa mainmise sur le régime en s’arrangeant pour obtenir les pleins pouvoirs en 1989, via le Conseil de Discernement, mais la poursuite des sanctions et son incapacité à les neutraliser l’ont amené à partager le pouvoir avec des adversaires comme les frères Larijani pour acheter leur loyauté.

En 2007 quand Washington a impliqué le Conseil de Sécurité pour généraliser les sanctions et s’est mis à évoquer très régulièrement la possibilité de frappes militaires, la dissidence interne s’est amplifiée. On a assisté à une forte de baisse de participation aux manifestations officielles. Rafsandjani a compris que le régime était lâché par ses serviteurs. Il a alors exclu Ali Larijani du poste clef de négociateur nucléaire lui donnant accès au dialogue avec les Américains pour être le seul à négocier la fin du régime afin d’être celui qui obtient les meilleures garanties de sécurité assurant sa vie et sa fortune au-delà du régime. Ali Larijani a alors révélé par l’intermédiaire de l’un de ses pions la corruption de Rafsandjani et de ses alliés afin de les éliminer du jeu et devenir celui qui négocie la fin du régime pour bénéficier des mêmes garanties.

Rafsandjani s’est vu menacé par les sanctions, les menaces américaines, la dissidence interne et les dossiers d’Ali Larijani : en juin 2009, il a tenté de sauver sa situation avec le Mouvement Vert, une fausse révolution de couleur, partisane de la ligne de Khomeiny, pour donner une nouvelle légitimité à son clan. Mais le peuple a profité de l’occasion pour crier sa haine du régime et les Pasdaran ne sont guère intervenus pour réprimer cette contre-révolution. Rafsandjani a dû offrir le Pouvoir Judiciaire à Sadegh Larijani (un des frères d’Ali Larijani) pour acheter leur loyauté afin de poursuivre des plans. Il a alors tenté de duper le peuple en faisant passer ses enfants Mehdi et Faezeh pour des dissidents. Mais après un an d’échecs, il a dû s’éclipser laissant officieusement ses pouvoirs à Ali Larijani. On peut dire que Rafsandjani a perdu le soutien de ses pairs et qu’il a été débarqué du pouvoir par eux et Larijani qui avait des dossiers contre tout le monde a pu obtenir sa place de Premier-ministre occulte. Mais ses gens n’ont pas osé officialiser la passation du pouvoir car il avait peur de Larijani et de ses dossiers compromettants. De fait, il n’y a pas eu d’épuration interne, Rafsandjani est resté influant car il gardait des pions au pouvoir en particulier Ahmadinejad et ses ministres, tous issus des services secrets des Pasdaran qu’il avait jadis dirigés. Ainsi, en juin 2010, le pouvoir est devenu bi-céphale, complètement divisé.

Larijani a alors commencé à mettre en place des procès contre les enfants de Rafsandjani pour l’atteindre moralement et des procès contre Ahmadinejad et ses ministres chargés des négociations pour démanteler son équipe afin de permettre à son propre équipe de prendre la place. Cette entreprise de sape a reçu le soutien tacite de tous ceux qui étaient exclus du pouvoir et des bons business par Rafsandjani.

En mars 2011, la fête du Feu, une grande fête persane interdite par le régime depuis toujours coïncidait avec l’anniversaire de Reza Shah, le fondateur d’Iran laïque. Le régime a menacé le peuple des pires répression s’il bougeait. Le peuple a passé outre ces menaces montrant son rejet de l’Islam et son souhait d’une contre-révolution. Les Pasdaran ont laissé faire affichant ainsi leur soutien à la contre-révolution. Cette action exemplaire a réduit le régime à ses 200 dirigeants, près de 15,000 responsables régionaux, 800 hommes d’affaires et 6000 nervis.

Le Régime a tenté de rétablir l’ordre en cessant de payer les Pasdaran, en assassinant des meneurs d’hommes ou en incendiant le Bazar à plusieurs reprises sans parvenir à soumettre les dissidents qui étaient à l’origine de ses malheurs.

Le Régime était fragilisé, il pouvait chuter dans le sang et ses dirigeants devaient songer à accepter l’offre de Washington pour céder le pouvoir afin d’échapper à une fin terrible. Les cadres et les hommes d’affaires du régime qui allaient être sacrifiés dans le deal ont paniqué : les cadres du régime ont commencé à rompre et les hommes d’affaires du régime ont commencé à brader leurs biens pour acheter de l’or et des dollars afin de quitter le pays avant la débandade de leur dirigeants. La demande du dollar a fait augmenter le prix de la devise américaine sur le marché libre. Le taux du dollar est devenu l’indicateur de la chute de la confiance des derniers compagnons du Régime en leur avenir.

Ces ruptures et ces retraits de devises ont affaibli davantage le Régime. Larijani a alors accentué ses efforts pour écarter au plus vite Rafsandjani afin de contrôler le jeu des marchandages avec Washington. Il a ainsi admis la vulnérabilité du Régime, ce qui a créé une nouvelle source d’agitation interne.

En juillet 2012, Washington a imposé aux Européens de cesser leurs relations protectrices pour amener Larijani à accélérer sa guerre contre Rafsandjani afin de provoquer de nouvelles fracture au sein du régime.. il y a de nouvelles ruptures (les députés, puis les juges). Les Chinois ont estimé que le régime était fichu : prudemment, ils ont annoncé la diminution leurs investissements, puis ont suspendu leurs achats pétroliers. La peur de la banqueroute économique et de pénuries a envahi tout le monde provoquant une nouvelle grande ruée vers le dollar, mais aussi une ruée vers les produits alimentaires. Le pays tout entier a basculé dans la révolte avec une grande manifestation contre le Régime à Neyshabur, puis des appels à la grève générale au Bazar et plusieurs attaques contre la police des moeurs, dernière milice encore fidèle au Régime… Les Pasdaran ne sont pas intervenus, confirmant ainsi leur adhésion à la contre-révolution.

Le Régime a fait appel à ses 6000 nervis de base pour rassurer ses derniers compagnons. Mais il n’a pu mobiliser que 250 individus qui au fil du temps n’osent même plus sortir dans la rue et soutiennent le régime en se réunissant uniquement sur des sites sécurisés. De nouveaux boycotts internes de grands événements politiques, militaires et religieux ont alors confirmé la rupture des millions de Pasdaran, mais aussi des Bazaris ou encore les 80,000 mollahs de base ! Les associés du régime ont alors repris leurs achats de dollars pour quitter le pays au plus vite.

Rafsandjani a aussi paniqué : il a donné des signes de vouloir négocier rapidement avec Washington. Larijani a renforcé les accusations contre ses plus proches lieutenants (nommés à des postes clefs pour le protéger contre toute action judiciaire). Mais il n’a pas réussi à le calmer. Les commandants des Pasdaran (qui sont en place grâce à lui mais pourraient être sacrifiés dans le deal à venir, ont rejoint le concert des accusations. Rafsandjani a senti qu’il devait saisir toutes les occasions. Le voyage d’Ahmadinejad à NY pour l’Assemblée Générale de l’ONU était une occasion en or. Larijani a fait mine de vouloir l’arrêter. Les Pasdaran ont formulé d’autres accusations de corruption pour le dissuader de sceller une entente en échange de quelques garanties pour lui-même. Afin de les rassurer sur sa loyauté et laisser son pion partir à N-Y, Rafsandjani a rapatrié ses enfants Mehdi et Faezeh, laissant les Larijani les arrêter : il les a mis en gage. Mais contre toute attente, dès son arrivée à NY, son pion Ahmdinejad s’est montré très charmant avec les Américains en leur proposant lors d’une interview télévisée la possibilité d’une normalisation des relations bilatérales ! Rafsandjani avait sacrifié ses enfants. Il devait estimer que le régime était fichu. La panique a de nouveau gagné tous les derniers compagnons du Régime : on a assisté à une folle ruée vers le dollar : en quelques heures, le dollar est remonté de 70% dépassant les 4000 Tomans.

Les Larijani ont placé Mehdi Rafsandjani en isolement. Les Britanniques, alliés trahis, ont demandé des sanctions supplémentaires pour intimider le Régime. Rafsandjani a dû reculer en faisant désavouer indirectement l’ouverture proposée par Ahmadinejad. Mais la panique a persisté car elle n’est pas seulement due à l’envie de fuite des dirigeants, mais à ce qui provoque cette envie, c’est-à-dire, la vulnérabilité du régime..

Dans la foulée (il y a trois semaines), le Régime devait organiser de nombreux manoeuvres et défilés pour la « Semaine des Forces de l’Ordre ». Craignant un nouveau boycott des Pasdaran, il redoutait une nouvelle panique ou un début d’exode de ses associés avec leurs fortunes reconverties en dollar. Il a cru judicieux de bloquer tous les comptes en devises. Cette mesure a encouragé ses compagnons à acheter davantage de devises, mais aussi de revenir à l’achat de pièces d’or. Le dollar et l’or ont atteint des sommets. Le régime a proféré des menaces à l’encontre des acheteurs qualifiés d’agitateurs financiers, mais en l’absence de troupes fidèles à ses côtés, il n’a pas pu les intimider. Il a alors incendié le Bazar pour forcer les revendeurs Bazaris d’arrêter les ventes. Bazar ! Les Bazaris, malmenés et ruinés par le régime depuis des années, ont baissé les grilles pour commencer une grève paralysante.

Sur les images de manifestations des Bazaris, on ne voyait aucun policier ou milicien fidèle au régime. Chacun a vu que le régime était dépassé et seul. Ses compagnons ont aussi rompu les amarres et ont attaqué les banques pour libérer les devises bloqués sur leur compte. Le régime s’est ainsi retrouvé avec deux actions explosives susceptibles de précipiter sa chute. Il a tenté de contenir ces menaces en annonçant de grands rassemblements autour du Guide dans la région de Khorâssân du Nord, mais les images été fausses. Personne n’a cru à ses annonces. La crise de l’or et du dollar a persisté.

Il y a une semaine, dans ce contexte particulièrement défavorable, l’Europe devait annoncer de nouvelles sanctions contre le régime. Le procureur général du régime a menacé de pendre les agitateurs du marché du dollar. Mais malgré cette menace et la fermeture du Bazar, le dollar a augmenté encore de 30% malgré. Le régime, encore une fois dépassé, a alors annoncé la tenue de trois jours de manœuvres époustouflantes au cœur même de Téhéran avec 15,000 combattants de sa nouvelle milice anti-émeute. Mais on n’a rien vu d’époustouflante, mais des images d’archives et une soixantaine de miliciens sous-équipés s’agitant à l’intérieur des casernes.

Cette semaine encore, la situation pouvait s’aggraver d’une part en raison de l’échec de ces manoeuvres qui étaient censées sauver le régime, mais encore, en raison du boycott prévisible et humiliant des rituels et de la grande prière publique pour la fête de Sacrifice (Aïd al-Adha ou Aīd al-Kabīr pour les Arabes). Ali Larijani, le patron de facto des affaires intérieures, a agi en patron de médias : il a décidé de détourner l’attention de l’opinion en oubliant de parler de tout ce qui se rapporte à la fête de Sacrifice, en réduisant les sorties officielles et en multipliant des affaires bruyantes autour du sulfureux Ahmadinejad.

Larijani affaiblissait au passage le clan Rafsandjani, ce qui a relancé la guerre interne entre les deux clans. La base n’a pas aimée et a manifesté sa panique d’une manière fort inattendue. Les dirigeants n’ont pas su s’entendre pour rassurer leurs compagnons. Leur manque de discernement leur a valu de nouvelles ruptures et le boycott absolu des rituels et de la grande prière de la fête de Sacrifice. Voici les images d’une nouvelle semaine très remplie, intense et chaotique qui a confirmé les problèmes internes du régime, mais aussi son très grand isolement et son immense impopularité.



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Le plus grand événement marquant de la semaine dernière a été la nouvelle vague de panique interne après l’annonce des nouvelles sanctions européennes.

Pour calmer cette panique, le régime avait évoqué des peines de mort, puis des manoeuvres de 15000 super miliciens (=15000 super gendarmes de GIGN), mais on n’a vu ni des pendaisons d’acheteurs de dollars, ni ses super-miliciens, mais seulement des images d’archives et quelque 40 à 60 miliciens malingres cachant leur manque de moyens derrières des écrans de fumées colorées.

Après ces ratés, le régime a organisé par l’intermédiaire du Hezbollah chiite (au pouvoir au Liban) un attentat contre le chef sunnite des renseignements de la police libanaise, essayant ainsi d’ouvrir un nouveau front de nuisance régionale comme en 2006 à la veille des premières sanctions fortes le visant. Mais cette fois, il n’est pas parvenu à déclencher un conflit. Il a alors annoncé un attentat mortel à l’explosif, similaire aux frappes de Jundallah, pour avoir un motif d’accuser Washington et pouvoir ainsi éviter d’aller vers un apaisement contraire à ses intérêts. Mais il n’a montré aucune image de l’attaque et de fait, il n’a pas pu exploiter cette piste.

Généralement, après de tels grands échecs remettant en cause leur gestion, les dirigeants ont toujours disparu pendant quelques jours, confiant la gestion à des sous-fifres.

Ainsi Velayati (le responsable des groupes islamistes financés par le régime) et Ghalibaf, le maire de Téhéran, tous deux issus du clan Rafsandjani, ont souvent été présents pour remplacer leur camarade Ahmadinejad (également membre du clan Rafsandjani).

Larijani n’a jamais apprécié ce dispositif de secours mettant en valeur le formidable réseau de Rafsandjani qui fait de lui un candidat plus représentatif pour diriger le régime. C’est pourquoi Larijani a toujours été obligé d’être présent et visible (au mépris de sa sécurité physique et politique), à l’heure où tous les autres gros bonnets du régime se cachent par peur de leurs administrés et des nombreux dissidents à tous les niveaux.

Cette fois-ci, Larijani devait même augmenter sa présence pour éviter une nouvelle panique interne remettant en cause sa gestion des affaires. Larijani et ses nouveaux amis, les dirigeants des Pasdaran, devaient tout entreprendre pour être présent dans l’actualité.

Or, le 18 janvier dernier, dans des circonstances similaires, Larijani s’était retrouvé seul sur un site isolé. Il avait eu un peu peur. Cette fois, il a décidé de briller politiquement du haut de son perchoir au Parlement en refusant de donner son accord aux demandes d’Ahmadinejad de visiter la prison Evine de Téhéran.

Cette affaire est très intéressante car elle n’est pas une simple fausse querelle pour détourner l’attention des autres problèmes du régime : cette affaire a un vrai fonds. Elle est apparue quand les Larijani ont mis Mehdi Rafsandjani en isolement pour couper tout lien avec son père, afin que ce dernier ne sache pas de quoi accuse-t-on son fils et qu’en conséquence, il se tienne tranquille pour ne pas aggraver son cas.

Ahmadinejad avait alors demandé un droit d’inspection des prisons pour pouvoir discuter avec le vice-président Rahimi qui avait également été arrêté. Or, il n’était pas en isolement et Ahmadinejad pouvait le rencontrer dans le cadre prévu par la loi. Par ailleurs, depuis, il a été libéré.

Après cette disparition du motif évoqué, à présent, on dit qu’il veut visiter la prison d’Evine pour rendre visite à son ami Javan-Fekr également arrêté pour punir ses clins d’oeil à Washington, mais ce dernier n’est également pas en isolement et Ahmadinejad peut le rencontrer dans le cadre prévu par la loi.

L’insistance d’Ahmadinejad de visiter toute la prison tient à l’envie rencontrer Mehdi Rafsandjani qui est en isolement afin de s’entretenir avec lui pour savoir de quoi l’accuse-t-on. A l’inverse, les efforts des Larijani pour empêcher cette visite tiennent au fait qu’ils doivent maintenir le secret sur l’avenir réservé à Mehdi pour maintenir la pression sur son père et les autres justiciables de leur clan.

Dans ce bras de fer, les Larijani ont reçu le soutien de tous les adversaires de Rafsandjani. Ce soutien a fait peur aux membres du clan, ils n’ont tenté aucune action médiatique pour libérer Mehdi. Il est alors devenu clair que le Clan de Rafsandjani ne représentait plus une majorité forte, mais qu’il était une majorité apeurée une minorité qui n’a pas son mot à dire. De fait, le clan Rafsandjani a lâché l’affaire pour ne pas mettre en évidence le déclin de son influence. Les Larijani ont alors compris qu’il devait continuer à agiter l’affaire pour mieux mettre en évidence le déclin de l’influence de Rafsandjani afin de semer le désordre dans son camp et de pousser ses pions à changer de bord.

En conséquence, quand les Larijani devaient choisir une affaire bruyante pour détourner l’attention du boycott à venir de la fête de Sacrifice, ils ont sans hésitation choisi cette affaire qui malmène actuellement leur adversaire Rafsandjani et peut entraîner sa chute leur permettant de prendre sa place et d’entrer dans les petits papiers de Washington.

Pour relancer rapidement cette affaire éteinte par l’abandon de son auteur, un certain Ali Razini, nommé par Sadegh Larijani à la direction des affaires législatives du Pouvoir Judiciaire, a donné une interview à l’agence Mehr (dirigé par le mollah Mehdi Khamoushi -proche de Larijani-) pour affirmer que la « place du président était le pouvoir exécutif et que selon la loi, il n’avait rien à faire dans les prisons qui sont sous le contrôle du pouvoir judiciaire ». Razini a ajouté que « nul autre président du régime n’avait jamais demandé une telle visite, le cas n’avait jamais été observé dans l’histoire du régime depuis son existence ! Ahmadinejad devait suivre leur exemple ! »

Ahmadinejad, ni aucun membre du camp Rafsandjani, n’ont protesté de peur de critiques de leur rivaux, de peur de mettre en valeur la perte d’influence de leur clan. Mais ils devaient néanmoins riposter pour sauver la face et leur avenir. Les Larijani avaient marqué un point. Ils n’avaient qu’à continuer à les harceler pour détourner l’attention du boycott interne de la Fête de sacrifice et pour se payer le luxe de les achever.

Les Larijani jouaient la carte de l’efficacité. Mais leur choix, décidé après beaucoup d’efforts ratés pour calmer la crise interne, montrait encore une fois qu’ils ne croyaient plus à la survie du régime et que leur priorité était de contrôler le régime et les postes de négociations avec Washington pour sortir indemne de la chute du régime.

Mais, le jeu de harcèlement imaginé par les Larijani a été perturbé par un drame inattendu survenu dans la nuit du vendredi du 19 octobre 2012 (28 Mehr 1391) : un bus d’écolières revenant d’un pèlerinage islamiste organisé par le régime pour affirmer sa popularité a eu un accident : 26 écolières issues des familles fidèles au régime ont été tuées. Le régime voyait ce programme propagandiste remis en cause car tout le monde parle de sacrifice, mais personne ne veut voir mourir ses enfants surtout quand les dirigeants planquent leurs enfants et réservent le sacrifice pour leurs administrés.

Le régime était embêté car il avait programmé de nombreux voyages groupés du même genre à l’occasion de la fête de Sacrifice et à l’occasion de la Semaine du Bassidj Ecolier (du 29 octobre au 4 novembre) pour rendre hommage à l’esprit de sacrifice des jeunes pour défendre la révolution et le régime islamiques.
Il devait trouver un moyen d’apaiser ses compagnons endeuillés afin que les autres familles ne lui refusent pas leurs enfants sans reconnaître sa responsabilité afin de ne pas compromettre les voyages programmés.

Samedi 20 octobre 2012 (29 Mehr 1391), tout d’abord, le régime a envoyé ses condoléances aux familles des écolières en parlant de « martyrs » et il a aussi décrété trois jours de deuil dans la région d’où venaient les victimes. Mais le régime n’a pas envoyé des officiels à leur enterrement car ils ne pouvaient pas être les bienvenus sans avoir reconnu leur responsabilité. Le régime s’est montré prudent en se faisant représenter par des miliciens locaux qui lui restent fidèles.

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Il est intéressant de noter qu’il n’y a pas eu un grand élan de solidarité populaire pour une marche collective en mémoire des victimes comme dans le cas de Neda : les habitants de la région n’ont montré aucune empathie pour ces victimes issues du régime confirmant leur hostilité au régime et à ses derniers serviteurs. Le régime risquait de perdre encore des ruptures internes.

Pour garder ses administrés à ses côtés, le régime ne pouvait plus se contenter de ses simples condoléances. Il devait se montrer rassurant pour dissiper l’envie de rupture provoquée à la base non par l’accident mais par la récession, la hausse des prix et les pénuries sans cesse amplifiées par les sanctions existantes ou à venir.

Afin de réussir ce défi (indispensable pour éviter un soulèvement général), plusieurs sources proches d’Ali Larijani ont affirmé que « les sanctions n’avaient pas provoqué l’actuelle situation de crise économique actuelle, mais que celle-ci était due aux erreurs de gestion d’Ahmadinejad depuis son accession au pouvoir ». Tout pouvait s’arranger par une politique sans préciser laquelle.

En désignant Ahmadinejad comme bouc émissaire, Larijani s’ôtait toute responsabilité dans la crise, il blanchissait les nombreux membres du Conseil de Discernement, pouvait espérer leur soutien et enfin il discréditait Ahmadinejad et ses ministres issus du clan Rafsandjani afin de pouvoir prendre leur place avec sa propre équipe. Ali Larijani était encore plus engagé dans sa lutte contre le clan Rafsandjani.

La réponse ou la riposte du clan Rafsandjani a été terrible : le site Alef animé par Ahmad Tavakkoli, un des piliers du clan Rafsandjani, a alors désigné en plus du gouvernement d’Ahmadinejad « 4 experts économiques qui l’avaient encouragé dans ses choix erronés dont en particulier Mohammad Nahavandian, président de la chambre iranienne de commerce et par ailleurs un proche ami de Larijani, son homme de confiance pour des dialogues privés avec les Américains » ! Le site Alef avait aussi inclus 3 ex-collaborateurs de Rafsandjani pour la forme. Larijani était visé personnellement. Au mieux il pouvait s’en tirer mais il perdait le plus important membre de son équipe. Le clan Rafsandjani qui était en déclin cherchait à disqualifier son équipe afin qu’il ne puisse pas profiter de sa chute. On était alors en pleine guerre interne entre les clans Rafsandjani et Larijani.

Au cours des mois derniers, cette lutte interne pour obtenir le droit exclusif de négociations avec Washington, cette lutte pour des intérêts particuliers de seulement quelques-uns a toujours déprimé les serviteurs d’en bas exclus des bénéfices de ces marchés entre leurs dirigeants et les Américains. C’est pourquoi à chaque fois, au moment des passes d’armes entre les deux clans, on avait assisté à d’importantes baisses de participation aux manifestations officielles chez les serviteurs de base tandis que les plus nantis accéléraient leurs achats d’or et de dollar pour fuir le pays avant le deal qui les sacrifierait. Cette fois on devait s’attendre aux mêmes agitations.

Au cours de ces dernières semaines, pour calmer cette agitation, le régime avait toujours oublié les moins nantis, et s’était concentré sur les acheteurs en les menaçant d’arrestation, d’expropriation ou de pendaison. Cette fois, il a décidé d’essayer des récompenses : il a évoqué la possibilité d’établissement d’un rationnement des denrées de base comme pendant la période de la guerre Iran-Irak pour les siens, en particulier ses serviteurs démunis. Le mollah Khamoushi, patron de l’agence Mehr, est alors intervenu pour exhorter le gouvernement de le faire au plus vite. Pour les plus nantis, le régime a laissé tomber les menaces sans suite qui révélaient son impuissance : il a tenté d’obtenir le calme en promettant une « accélération dans le projet de la privatisation des industries nationalisées ».

Mais ces annonces n’ont pas eu les effets escomptés. Le coupon de rationnement destiné à apaiser les moins nantis sur la capacité du régime à leur garantir un approvisionnement de bon niveau a convaincu tout le monde que le régime était en état de pré-pénurie, les privatisations ont confirmé un manque de budget. La panique a refait surface plus amplement : on a signalé que les gens achetaient et stockaient des produits de base pour se protéger, mais sans plus de précisions.

Mais par la suite les choses sont devenues plus claires. Il y avait de longues files d’attente devant les pompes à essence. Les pompes avaient été littéralement dévalisées et mises à sec par les consommateurs car le carburant est un produit qui est déjà rationné depuis 2005 et le dernier ratio mensuel en vigueur venait d’être réduit de 40% ! Le ratio qui était de 60 litres à 400 tomans (pour les consommateurs démunis) + 500 litres renouvelables à 700 tomans (pour les riches consommateurs issus du régime) a été réduit sur cette partie réservée aux riches : elle est passée de 500 litres renouvelables à 300 litres non renouvelables (ce qui dépasse le seuil de 40% surtout pour ceux qui ont plusieurs voitures par famille).

Cela a vraiment surpris les nantis que régime car plus tôt dans l’année, le régime avait annoncé la fin du rationnement et l’établissement d’un prix unique à 1000 tomans pour tous, pénalisant ainsi les petits et moyens consommateurs ou les consommateurs occasionnels, sans toucher au confort de ses hommes d’affaires qui ne circulent qu’en auto car ils ont peur du peuple qui vit à 90% sous le seuil de pauvreté.

Avec cette mega réduction e leur consommation, le régime a de facto admis qu’il n’avait pas de stocks illimités ou la capacité d’approvisionner quel que soient les prix qu’il demande. Pour les riches, il est devenu certain que leurs dirigeants allaient continuer forcément à diminuer encore les ratios, les exposant à se déplacer moins où à devoir côtoyer les gens pauvres qui pourraient se révéler dangereux à leur égard. C’est pourquoi la panique s’est déplacée du marché du dollar vers les pompes à essence : le dollar a marqué une baisse de 400 tomans, mais en revanche, en moins d’une demi journée, les pompes ont été totalement vidées par les nantis du régime grâce à la clause de l’achat illimité de l’essence à 700 tomans.

Le régime a alors prétexté un problème informatique pour bloquer les cartes de crédit autorisant ces achats illimités. Les gens ont proposé de payer cash, le régime a alors annoncé une grève des tankistes pour expliquer l’absence d’essence dans les pompes alors que sans de tels cas, tous les Etats font appel aux tankers de l’armée. En fait, la ruée vers l’essence avait de facto mis le régime face à un risque de surconsommation susceptible de provoquer une panne sèche générale. Vraisemblablement, il a coupé le robinet pour éviter cette panne sèche et s’est sans doute attelé à trouver des fournisseurs ou de mendier la bienveillance de la Turquie (fournisseur autorisé par Washington) pour remonter le niveau de ses stocks et parvenir à calmer cette nouvelle crise interne.

Dans ses conditions, Larijani et Rafsandjani devaient cesser leur lutte et jouer l’unité pour calmer le jeu. Mais la situation d’urgence et les risques d’explosion sociale les ont encouragés à privilégier encore leurs intérêts à court terme.

Le clan de Rafsandjani a dardar médiatisé une lettre ouverte d’Ahmadinejad à Sadegh Larijani, le priant de se soumettre à sa demande, en espérant qu’il accepte et cesse par la même occasion son opposition humiliante (afin d’éviter une plus grande crise interne).

Les Larijani ne pouvaient pas ignorer l’appel car ils sont censés diriger le régime en rassemblant tout le monde. Mais les Larijani ne voulaient pas lâcher leur moyen de harcèlement. Ils devaient donc trouver une solution pour esquiver sans être taxés de nuire à la solidarité nécessaire pour avancer. Ils devaient aussi trouver une solution pour la ruée vers l’essence et enfin, il devait maintenir le cap pour dissimuler le boycott de la fête de Sacrifice. Ils étaient en difficulté tactique. Le clan Rafsandjani était ainsi parvenu à inverser le jeu et à les dominer (au détriment de la stabilité du régime).

Dimanche 21 octobre 2012 (30 Mehr 1391), les pompes étaient toujours assiégeaient pas des consommateurs nantis atteints d’une soif incommensurable d’essence ! Les Larijani, paniqués par l’ampleur des tâches, ont continué à ignorer la lettre ouverte de 4 lignes écrite et diffusée par Ahmadinejad. Ils fuyaient le combat et par leur mépris, ils se révélaient impropres à diriger le régime dans une situation de crise.

Le clan Rafsandjani a décidé de profiter de leur malaise. Pour les coincer et les pousser à courber l’échine, le journal Keyhan (pilier du clan Rafsandjani) a relancé la demande d’Ahmadinejad en publiant une nouvelle version très longue de sa lettre avec des dizaines d’arguments constitutionnels autorisant le Président à visiter les prisons comme bon lui semblerait.

Les Larijani ont encore ignoré la demande avant de préciser qu’ils le faisaient délibérément car ils n’aimaient pas le procédé non démocratique de lettre ouverte !!!!

Cette réponse sans argument n’était pas une bonne solution. Elle était même idiote. Ali Larijani, connu pour ses gaffes dues à une forte émotivité, s’est mis en retraite. Il a passé le ballon à son pion Ejei, procureur du régime et porte-parole du pouvoir judiciaire (donc porte-parole de sa famille) qui est connu pour sa brutalité physique (toujours prêt à boxer les journalistes ou à mordre l’oreille ou le nez de ses adversaires). Le cerbère des Larijani a convoqué la presse pour affirmer, dans son style agressif, qu’il n’y aura pas de visite car le pouvoir judiciaire avait déjà tranché le sujet et que par ailleurs il jugeait la visite inopportune dans les circonstances actuelles. Enfin, il a ajouté que la priorité pour l’exécutif était, selon lui, de trouver des solutions aux problèmes économiques et à la crise du dollar.

Larijani a également mis en avant une « volonté confirmée des parlementaires pour convoquer Ahmadinejad et le questionner sur son programme économique et ses mesures sur le dollar afin de savoir s’ils devaient on non lui retirer leur confiance ». Les Larijani tentaient ainsi de retourner la situation en leur faveur. Au grand désespoir de leurs serviteurs de base, les Larijani restaient focalisés sur la lutte pour leurs intérêts au lieu de résoudre les problèmes du moment.

Il faut cependant préciser que le Parlement est boycotté par 90% de ses 290 députés depuis plusieurs mois, il ne reste qu’une trentaine de députés en service. Les annonces évoquant « les parlementaires » sont fictives et citent des gens qui ne sont plus en place. De fait, chaque fois que Larijani a évoqué l’unité des 290 Parlementaires contre Ahmadinejad ou Rafsandjani, on n’a vu aucune image de l’hémicycle en entier, mais des vues restreintes de quelques députés sur quelques sièges ou dans des allées. Le régime ne peut pas faire appel à des figurants car il doit garder secret la perte de ses députés. Des images que l’on a encore revues !

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Mais cette fois, l’ex-patron des médias du régime, a innové dans ce domaine avec une idée simple : allumer les écrans d’ordinateur face aux sièges pour donner l’impression d’un hémicycle plein ! Mais vous pouvez, comme nous, compter les gens : ils sont moins d’une trentaine ce que tous les gens du régime y compris Ahmadinejad ont pu voir, mais nul n’a dénoncé la rupture des députés car cela nuirait à tous les dirigeants.

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Le gouvernement Ahmadinejad issu à 100% du clan Rafsandjani était malmené dans le jeu médiatique à un moment où la base était en état de panique avec la panne sèche d’essence dans les pompes : Avec ou sans les 290 députés, il était médiatiquement dévalorisé, offert aux critiques, susceptibles d’être la cible de slogans hostiles en cas d’une quelconque manifestation d’automobilistes excédés ou d’ouvriers en situation critique.

L’ayatollah Mahdavi-Kani (chef du Conseil des Experts (qui regroupe les 180 mollahs actionnaires du régime) et par ailleurs patron de la loge maçonnique des mollahs (donc représentant des protecteurs britanniques du régime) a condamné l’attitude des « parlementaires accusateurs » et leur a demandé de ne pas précipiter le calendrier électoral.

Via le vieux Mahdavi-Kani, les principaux actionnaires iraniens et étrangers du régime demandaient à Larijani de renoncer à ses ambitions politiques. Enfin pour le court-circuiter complèement, une annonce anonyme a fait état d’une lettre ouverte de « 200 parlementaires pro Guide demandant la fin de tout ce qui pourrait déstabiliser le régime » !

Il n’y a évidemment pas eu une liste de ces 200 députés fictifs. Larijani n’a également pas demandé la liste (virtuelle). Mais avec cette majorité (admise par Larijani) qui était à 2/3 hostile à son action et avec l’intervention des les principaux actionnaires iraniens et étrangers du régime, il ne pouvait pas continuer : ses médias ont déploré le dégonflement de certains des parlementaires et la possible ajournement de la convocation d’Ahmadinejad au Parlement.

L’affaire était pliée ! Larijani était défait. Rafsandjani prenait la main dans le théâtre d’ombres qu’est devenu le régime ! Mais il n’a pas pu garder la main longtemps car fort de ces soutiens, le très frustre Rahimi, 1er vice-président chargé des affaires économiques, qui est dans le collimateur du pouvoir judiciaire et avait même un moment été sacrifié par Rafsandjani, a cru bon d’entrer dans les joutes tactiques pour se disculper ! Il a déclaré que la crise du dollar n’était nullement provoquée par sa mauvaise gestion, mais qu’elle résultait des ventes spéculatives de dollar sur le marché par des hommes d’affaires enrichis en dollars grâce à l’exportation. Il a alors exhorté ces exportateurs riches en dollars à privilégier les intérêts du pays et d’investir leurs dollars dans l’économie iranienne. Mais quand on lui a demandé des noms, il est devenu brouillon : il a déclaré que le prix du dollar ne résultait pas de la spéculation (ce qu’il avait dit un peu plutôt), mais qu’il était chaque matin dicté par un certain Jamshid Besmellah (Jamshid Nom de dieu) !

Les propos comiques de Rahimi ont fait rire tout le monde. Ils ont montré sa bêtise. Mais ses propos n’étaient pas uniquement drôles : avant tout, ils étaient irréalistes car personne n’est assez fou pour vendre des dollars afin de gagner des Rials, une monnaie complètement dévalorisée depuis la révolution, au point que depuis des années, nul agent de change ou banque internationale n’accepte de la convertir en une autre monnaie ! En fait, tous les médias du régime ont a ri de Rahimi, mais sans signaliser l’énormité de ses propos car nul n’est autorisé à dire que le dollar monte en raison d’une forte demande provoquée par l’envie générale de fuir le régime agonisant.

Les Larijani devaient en tous les cas être ravis par l’intervention débile de Rahimi car ils pouvaient dévaloriser la qualité de l’équipe Rafsandjani et par ailleurs, ils pouvaient aussi utiliser sa fausse explication sur le dollar pour accuser Rafsandjani et ses plus proches alliés car ils sont les plus grands exportateurs du pays et de fait, les seuls possibles grands pourvoyeurs de dollars sur le marché noir. Les gens du clan Rafsandjani ont vite réalisé la bavure du frustre Rahimi, ils n’ont cessé de participer aux railleries pour disqualifier tout ce qu’il avait dit. Pour l’achever, ses amis n’ont pas hésité à rediffuser des photos publiées par l’agence Mehr (proche de Larijani) le montrant dans des postures ridicules de goinfre lors d’une récente cérémonie sérieuse en mémoire de l’ayatollah Anvâri mort il y a deux semaines (la taille du rassemblement montre aussi l’effondrement du nombre des fidèles au régime).

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Mais, il ne suffisait pas rire du frustre et idiot animal qu’est Rahimi, le Clan Rafsandjani devait aussi trouver un moyen de s’épargner d’éventuelles accusations de distribution de ses dollars sur le marché noir. Mais puisque que Rafsandjani et ses alliés ne peuvent pas nier leur affairisme, ils n’ont pas cherché à se disculper, ils ont décidé d’accuser d’autres personnes de corruption pour donner d’autres priorité au pouvoir judiciaire : malicieusement, ils ont accusé de corruption les chefs actifs des Pasdaran qui les ont trahis pour rejoindre Larijani pour casser cette coalition. Pour réussir pleinement, les médias proches de Rafsandjani devaient aussi intéresser le peuple à l’affaire : ils ont accusé ces nouveaux alliés de Larijani d’avoir gagné des milliards en important en Iran plus de 40,000 voitures Porsche avec le budget réservé à l’importation de médicaments pour les cancéreux ! Mohsen Rezaï, ex-chef des Pasdaran, allié depuis toujours à Rafsandjani, s’est rejoint au concert des accusations contre ses collègues pour sauver sa peau.

Drôle d’intervention quand les nantis du régime avaient sorti leurs autos pour chercher du carburant ! Les fabricants de rumeurs n’ont même pas tenu compte de fait que des gens énervés pouvaient attaquer les voitures de luxe de leurs collaborateurs dans les files d’attente d’essence provoquant des remous incontrôlables. Ils ont privilégié l’attaque à l’emporte-pièce, signe qu’ils considèrent que tout est presque fini et qu’il ne sert à rien de prendre en considération les autres.

Nous avons tout de même vérifié les chiffres annoncés et avons découvert que même les Américains, les plus grands acheteurs de Porsche au monde, n’en importaient pas 40,000 par an. En fait, on ne connaît qu’un achat groupé de Porsche en Iran par l’importation indirecte depuis les Emirats de quelque 206 véhicules d’une valeur de 17 millions de dollars dans les 5 premiers mois de 2011 au moment de la première ruée vers le dollar pour essayer de retenir les paniqués avec de jolis cadeaux. Le pays a près de 200 mollahs à sa tête. Avec 206 véhicules, on visait leurs principaux hommes d’affaires. Ce qui nous montre que la crise du dollar correspond à une envie de fuite des plus importants hommes d’affaires de l’entourage des plus grands dirigeants du régime. Mais ce genre d’achats n’a pas été renouvelé sans doute car les intéressés n’ont pas été captivés par cette offre simpliste.

Par ailleurs, dans nos propres archives nous avons trouvé une note des douanes affirmant que depuis 2007, le pays n’importait chaque année une cinquantaine de véhicules de luxe dont seulement 12 Porsche sur un volume de 40 véhicules accordés annuellement par le constructeur allemand. Ces ventes sont aujourd’hui de l’histoire ancienne car Porsche les a arrêtées en avril 2012 sous la pression du groupe américain chargé de veiller à la bonne application des sanctions contre l’Iran. De fait, dans cette affaire, tout est faux : les mollahs ont gonflé les chiffres pour mieux s’accuser entre eux, mais aussi pour nier les sanctions, pour nier la rupture de grandes compagnies et enfin pour se donner une image de riche afin de rassurer leurs derniers serviteurs.

Ce qui est très intéressant est que le clan Larijani n’a pas remis en cause ce montage pour ne pas remettre en cause la prospérité qu’il sous-entendait, mais en agissant ainsi, on s’éloigner de son nouveau cheval de bataille : Ahmadinejad mauvais gestionnaire. Pour y revenir, on a été bombardé de dizaines articles économiques avec plein de chiffres pour confirmer cette mauvaise gestion. Les textes étaient cependant confus, les chiffres étaient imprécis et contradictoires. On parlait d’une inflation de 251% en 7 ans alors que depuis un an, les prix ont augmenté de 400% à 1000%, le dollar et l’or ont augmenté de 300%,

Les articles évoquaient également 18 milliards de dollars en circulation sur le marché (c-à-d entre les mains des acheteurs) alors qu’avec une distribution de l’ordre de 120 millions par jour pendant un an, le régime a perdu au moins 43 milliards de dollars au cours de la précédente année iranienne soit 60% de son budget normalement réservé à l’importation donc un déficit de 43 milliards de dollars équivalent à une baisse de 60% des importations, ce qui explique l’ampleur des pénurie actuelles.

On peut donc dire que Larijani enfonçait légèrement Ahmadinejad, mais en évitant de révéler les chiffres exacts qui font état d’un véritable banqueroute du régime par la faute de sa mauvaise gestion depuis 33 ans et des sanctions qui l’empêchent de continuer sa fuite en avant grâce à ses investissements étrangers.

Dans cette journée de difficultés, de crise, de passes d’armes terribles, de ruses et contre ruses tout en tricheries, un des mensonges du régime a refait surface comme un cadavre mal lesté : l’achat de Daewoo Electronics !

Il y a deux ans, le régime avait triomphalement annoncé avoir battu un holding américano-indien en achetant son principal fournisseur des produits électroménagers, Daewoo Electronics, via le groupe public Entekhab, diffuseur des produits de Daewoo Electronics.

Mais le régime a oublié de dire que Daewoo Electronics était criblée de dettes et qu’il avait offert par l’intermédiaire d’Entekhab le double du prix proposé par son concurrent américano-indien et de fait, il avait coulé Entekhab juste pour frimer devant ses serviteurs pour calmer la crise naissante de dollar.

Mais ce n’est pas la fin de l’histoire : cet achat à pure perte montrée en exemple de la prospérité du régime avait par la suite été annulé par les Coréens en raison du défaut de paiement de l’acheteur, Entekhab, qui est en fait le régime lui-même.

Cette semaine, le groupe public Entekhab, en difficulté comme les autres groupes industriels du régime avec cette mauvaise gestion portée sur la frime, a dit à ses 1500 employés menacés de licenciement qu’il pourrait importer les pièces détachées pour relancer ses activités s’il pouvait récupérer les 70 millions de dollars versé en acompte pour la vente annulée que les Sud Coréens ne lui restituent pas !

Entekhab a demandé à ses 1500 employés d’aller manifester devant l’ambassade de la Corée du sud pour qu’il puisse récupérer la somme son acompte 70 millions de dollars ce qui revient à dire que le régime qui ne supporte pas l’activité syndicale, qui n’a jamais eu le moindre respect pour les ouvriers, venait de les supplier à l’aider pour qu’il récupère 70 millions de dollars : il ne pouvait pas mieux prouver son manque de devises et son déclin d’influence au niveau international ! Sa demande a également pas été entendue par les ouvriers : une centaine sur les 1500 a fait le déplacement avec les gorges nouées cette leur quête sans espoir.

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Pour résumer, le régime était ouvertement à court de devises, à court d’essence, en un mot en crise. il lui manquait aussi une direction politique unie. Il devait rassurer les siens en montrant des vrais partisans intégristes (et non des écolières ou des parlementaires fictifs). N’ayant pas pu afficher des troupes fidèles, il a annoncé le rassemblement des responsables des foyers de toutes les mosquées iraniennes pour défendre Mahomet, le pays comptant 10,000 mosquées, il insinuait le soutien de dizaines de milliers de gens. Il était une trentaine de figurants souvent très jeunes à ce rassemblement. Par cette initiative ratée, le régime a encore déçu ses partenaires et prouvé son manque de partisans, son déclin.

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Washington a été satisfait de ses images de déclin, mais aussi inquiet que ce régime islamique nécessaire pour ses projets régionaux puisse disparaître dans un embrasement soudain. Obama a laissé diffusé des rumeurs évoquant un dialogue secret avec les mollahs et il a envoyé à Téhéran un émissaire de l’Afrique du Sud (qui est l’un de ses alliés et par ailleurs un ex-client pétrolier du régime)… pour tester l’ouverture des mollahs à des négociations avec la perspective d’une reprise des partenariats abandonnées sous ses pressions.

On tendait une perche aux mollahs en difficulté. La rumeur de dialogue était aussi destinée à rehausser l’image d’Obama alors en difficulté dans les sondages. D’ailleurs avec, cette souplesse affichée en plus de ses menaces récurrentes de frappes, Obama a gagné le débat sur la politique extérieure face à son adversaire psychorigide Mitt Khomney. Mais si cela profitait à Obama, les mollahs ont immédiatement démenti le dialogue pour rassurer leurs serviteurs car ils redoutent un deal qui assurerait les dirigeants, mais les laisseraient sur place pour endosser les responsabilités de leurs crimes et répressions.

Parallèlement à ce démenti, les mollahs ont cependant bien reçu le ministre Sud Africain des affaires étrangères pour prétendre à une reprise du partenariat afin d’insuffler un peu d’espoir chez leurs administrés paniqués et déprimés. Mais le Sud Africain n’a pas été aussi souriant que le représentant du régime et il a quitté le pays sans annoncer aucun accord d’aucune sorte, prouvant par cette attitude que le régime n’avait aucun ami sur cette vaste terre.

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Washington a même puni le refus des mollahs en demandant aux Emiratis de cesser d’être l’intermédiaire d’achats pétroliers en Iran. Il a aussi prié la Turquie de remettre en cause son contrat gazier avec les mollahs au prétexte que le prix était trop élevé. En fait, la Turquie a accordé ce prix très élevé aux mollahs sur l’ordre de Washington à un moment où le régime allait mal. Là le régime allait aussi très mal, mais on lui retirait un avantage. La Russie s’est inquiétée que le mollahs cèdent : elle a annoncé l’arrivée en Iran d’un émissaire spécial de Poutine !

Il y a souvent un moment dans la semaine où tout bascule au sein du régime, il déprime face aux adversités et il change de tactiques. Ce moment a été cette journée pendant laquelle, le régime a été en difficulté avec ses riches, il n’a pas pu approvisionner le marché pour les satisfaire, il n’a pas trouvé des renforts, ses dirigeants se sont brouillées, ses protecteurs étaient fâchés et son principal adversaire l’avait drôlement secoué avec ses rumeurs et ses sanctions. Le régime devait revoir toutes ses approches pour éviter de perdre pied.

Lundi 22 octobre 2012 (1er Aban 1391), il y avait beaucoup de dossiers brûlants : la pénurie d’essence, la crise interne provoquée par la guerre de Larijani contre Rafsandjani, les risques de remous en Iran et chez les russes après la rumeur des conversations secrètes avec Washington, la gestion de l’info pour la fête de Sacrifice...

L’affaire la plus préoccupante était la pénurie de carburant ou encore la gestion des remous provoquées par la fausse rumeur d’entente avec Washington, mais Larijani a donné la priorité à son propre dossier : « des rumeurs parlementaires » ont fait état de l’abandon du projet de la convocation d’Ahmadinejad par 1/3 des députés qui l’avaient interpellé suite à des réserves émises par la direction du Parlement (c’est-à-dire Ali Larijani) ! Tiens donc ! L’auteur de la cabale reculait lentement en se plaçant parmi les adversaires de l’affaire ! Ali Larijani avait certainement eu très peur d’être révoqué par ses aînés ou de perdre des alliés attristés par sa couardise ! Ceci expliquait la priorité accordé à ce dossier.

En parallèle, puisque Larijani arrêtait sa cabale, il se privait du ramdam de cette affaire qui devait dissimuler le boycott prévisible de la Fête de Sacrifice. Il a alors abandonné l’idée de la dissimulation et a annoncé de grands rassemblements religieux dans toutes les villes en mémoire du 5e Imam chiite, Mohammad Bagher, cherchant ainsi à simuler une suractivité religieuse pour prétendre que tout était en fait normal et que l’on allait connaître une fête de Sacrifice comme les autres.

La gestion de la crise du carburant est arrivé en troisième position : le régime a sorti un argument incroyablement dissuasif : Nasser Sajjadi, le responsable de la distribution à la compagnie Iranienne de pétrole, a réuni les journalistes pour affirmer que les gens n’avaient « pas de raison de paniquer ainsi à l’annonce du plafonnement de la consommation à 300 litres car que selon une étude officielle, 99% des automobilistes consommaient moins de 300 litres par mois » ! Sajjadi a précisé que le régime avait constaté qu’« une infime partie des rationnés achetaient plus de carburants à 700 Tomans pour le revendre en Turquie où le prix au litre est de 5900 Tomans afin de réaliser une plus value de 4200 tomans en livres turques ou en dollars ». Sajjadi a ajouté que le régime avait plafonné le ratio pour empêcher ce trafic. Au passage, par l’intermédiaire de Sajjadi, le régime accusait ses compagnons agités et nantis (qui ont plusieurs autos) d’être des fraudeurs afin que la peur d’être arrêté les dissuades de continuer leur demande susceptible de provoquer une panne sèche générale.

Le 1% des consommateurs visés n’ont pas flanché et la pénurie est entrée dans sa troisième journée ! La journée de correction des choix commençait mal ! Par ailleurs, le régime n’a pu trouver de volontaires pour ces rassemblements inédites en l’honneur du 5e Imam chiite ! Il fallait occuper l’opinion : les faux militants du groupe Human Rights Activists in Iran (qui sont issus du régime) ont annoncé la « pendaison de 10 prisonniers politiques » et ont aussi annoncé une manifestation houleuse hostile à ces pendaisons devant la maison du Guide « où l’on avait entendu des miliciens recevoir l’ordre de tirer à vue ! » Le régime est très fort dans le domaine des slogans : il a ainsi insinuer qu’il avait encore des miliciens fidèles et prêts à tout. Mais les faux militants anonymes du groupe Human Rights Activists in Iran n’ont pas diffusé l’adresse du Guide afin que les gens puissent y aller pour manifester à ce moment où y aller plus tard pour en finir avec le régime. Pour continuer à occuper l’opinion et la détourner de la crise du carburant ou encore le manque de participation à la seconde rassemblement convoqué par le régime, les faux militants anonymes du groupe Human Rights Activists in Iran ont également annoncé « le début du procès de 5 Iraniens convertis au christianisme récemment arrêtés à Shiraz ». Le régime s’est souvent accusé des pires crimes pour intimider ou faire oublier ses problèmes économiques et politiques. Mais à l’heure où il est isolé et vulnérable, ce choix pourrait lui coûter cher, c’est pourquoi, il n’y a pas eu d’autres pendaisons, ni de condamnation à mort pour le crime d’abjuration, on a même été informé de la libration d’un des convertis.

Alors qu’Ali Larijani cumulait les échecs, l’envoyé de Poutine, Mikhail Bogdanov, est arrivé à Téhéran (au prétexte de parler de la Syrie). Dans ce cadre, il devait rencontrer le ministre des affaires étrangères Salehi (membre du clan Rafsandjani), mais aussi Ali Larijani comme représentant du Conseil de Discernement, l’organe qui définit la ligne diplomatique du régime. Mais Bogdanov n’a rencontré que ministre des affaires étrangères Salehi (membre du clan Rafsandjani). Il n’a pas demandé à rencontrer Larijani. Il était clairement venu discuter avec le clan Rafsandjani qui représente le camp de l’entente avec Washington pour s’assurer qu’il n’y aurait aucun deal. L’émissaire russe a été très froid et après une brève entrevue, il est reparti sans tenir de conférence de presse.

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Malgré la démarche peu avenante de l’envoyé russe, Larijani était encore une fois méprisé. Il a alors annoncé qu’il allait se rendre à l’Université technologique de Téhéran pour y rencontrer ses étudiants et répondre à toutes leurs questions ! Il espérait se montrer dans un rôle fort pour effacer sa reculade et son exclusion. Il pouvait aussi clore honorablement le dossier Ahmadinejad ou encore relancer sa cabale pour neutraliser ses adversaires et enfin, il pouvait faire un show pour occuper l’opinion afin de la détourner des problèmes du moment (l’essence, les boycotts subis, le boycott à venir, sa peur d’aller trop loin)... Larijani avait fait un bon choix tactique, mais son initiative n’a guère eux de succès : il n’y a pas foule à sa conférence, ses amis de l’agence Mehr ont tenté de glisser dans le reportage un écriteau annonçant un rassemblement dans une grande amphi pleine et en faisant le montage nécessaire alors que la rencontre avait lieu dans une toute petite salle asymétriques et totalement sans gradin !

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En manque d’interlocuteurs, Ali Larijani a tenu le crachoir tout le temps, enchaînant ses explications : il a affirmé que malgré les apparence, il avait de l’amitié pour Ahmadinejad. Il a aussi affirmé « haut et fort son hostilité à toute entente avec Washington » afin de ne plus être ignoré par les visiteurs étrangers. Tout était confus. Ali Larijani était à la peine dans son discours, mais aussi à la peine, voire dépassé dans la résolution des crises, ce dont pourquoi il avait remplacé Rafsandjani. Pour montrer qu’il n’était pas inactif : on a annoncé que le régime continuait la construction de maisons pour les victimes du récent très grand tremblement de terre d’Azerbaïdjan. On a annoncé qu’il venait aussi de reloger les victimes de la récente inondation qui avait dévasté Behshahr. Et enfin, on a annoncé des rassemblements religieux pour le 5e imam sur le gigantesque mausolée de Shah-abdol Azim dans la petite ville historique Shahr-Rey, depuis longtemps intégrée à Téhéran.

On n’a vu aucune photo de la reconstruction en Azerbaïdjan car elle n’ont rien avoir avec le régime, en revanche on a vu quelques tentes installées sommairement dans des salles de sports !

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Et on a vu moins d’une centaine de gens s’agiter dans le noir dans un des couloirs du Bazar de shahr-Rey et dans un coin du mausolée de Shah-abdol Azim en l’honneur du 5e imam ! Le régime avait encore improvisé tardivement des simulacres pour se donner une bonne image.

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Dans la soirée, le célèbre Think Tank Council on Foreign Relations qui a été à l’origine de la théorie de l’Arc de Crise pour l’établissement d’une république islamique agitatrice en Iran a publié un article évoquant la possibilité d’une vraie entente avec les mollahs (pour arrêter les sanctions et sauver le régime qui semblait à la dérive).

Mardi 23 octobre 2012 (2 Aban 1391), pour nier son malaise et se prétendre fort, le régime a annoncé la tenue d’une grande conférence d’endoctrinement politico-religieux pour les commandants de l’armée. Les photos se passe de commentaire.

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On n’était qu’au milieu de la semaine et le régime manquait déjà de souffre et d’idée tant il avait m... On n’a plus entendu les dirigeants. Les médias ont tenté de simuler la normalité en annonçant de nouvelles manifestations en mémoire du 5e imam ! Le résultat a été aussi mauvais que la veille avec le même petit nombre une fois le matin à Qom, puis le soir à Karaj.

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Mercredi 24 octobre 2012 (3 Aban 1391), le régime tout entier était dépassé par les problèmes, tous les dirigeants se cachaient. L’agence britannique Reuters a tenté de les sauver en affirmant qu’ils avaient de beaux jours devant eux car ils contournaient les sanctions grâce à plus de 2 milliards de dollars de dons en or massif arrivant sous forme de lingots cachés dans des bagages personnels de porteurs anonymes en Turquie pour partir à Dubaï et arriver en Iran par cargo ! Si l’on croit cette nouvelle très James Bondien, le régime recevrait donc gratuitement près de 40 tonnes d’or par mois, c’est-à-dire 40,000 lingots d’1 kilo mois soit 3000 lingots par jour. A raison de 5 lingots par porteurs (pour passer inaperçu), il lui faudrait 600 voyageurs par jour !

Le volume global du don est aussi bidon car avec près 80 millions d’habitants, 2 milliards assurerait moins d’un dollar de dépense par jour et par habitant, alors qu’il faut facilement le triple pour nourrir quotidiennement chaque habitant. Les Britanniques ont menti pour prétendre que le régime pouvait rester debout.

En vérité, le régime a besoin de beaucoup trop d’argent qu’il ne pourrait trouver pour survivre et Londres a surtout poussé chacun à se pencher sur la question, elle a poussé les compagnons du régime à prendre conscience de l’impossibilité pour leurs dirigeants de se maintenir !

Par hasard ce même jour où chacun a réalisé l’impossibilité du régime à survivre, le pays a été confronté à des hausses de demandes de produits alimentaires qui ont obligé le régime à réduire l’offre de vente da,s les grands magasins pour éviter la mise à sac de ses stocks.

Par hasard ce même jour où chacun a réalisé l’impossibilité du régime à survivre, le régime a aussi annoncé qu’il avait arrêté 50 agitateurs du dollar pour affirmer qu’il tenait la situation en main. Par ces annonces autoritaires, le régime espérait forcer ces derniers serviteurs refroidis à demeurer à ses côtés et remplir le quartier universitaire afin d’y tenir selon sa tradition, la grande prière publique de la fête de Sacrifice.

Enfin en ce jour où chacun a réalisé l’extrême vulnérabilité du régime, les médias ont annoncé des arrestations de dangereux criminels à Mashad pour intimider cette ville religieuse qui boycotte massivement ses manifestations à ne pas l’humilier encore en boycottant les rituels et la grande prière publique de la fête de Sacrifice. Les habitants de la ville n’ont pas été intimidé car encore une fois, le régime avait ramassé des pauvres junkies sans force, résultats de la faillite de son système, révélant par ces arrestations simulées qu’il n’avait pas de moyens pour les punir.

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Le régime était très agressif car la mobilisation en 2011 pour la prière de la fête de Sacrifice avait été catastrophique avec seulement 60 homes et 130 femmes. Pour améliorer ce bilan ou du moins éviter une plus mauvaise mobilisation, le régime a demandé de l’aide à Washington et pu obtenir le rapatriement des corps de 7 pilotes morts pendant la guerre Iran-Irak. Puis il a annoncé un grand rassemblement religieux en leur honneur pour capter les membres de leurs familles, leurs amis et aussi leurs camarades aujourd’hui retraités. Mais cette initiative n’a également pas marché : le régime n’a même pas pu remplir une petite mosquée.

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Dans la soirée, on a eu les premières images de la pénurie d’essence à Ispahan avec plusieurs kilomètres de files d’attentes des automobiles de gens normaux touchés par la pénurie ! Le régime a encore évoqué la grève des tankistes !

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Jeudi 25 octobre 2012 (4 Aban 1391), à la veille de la grande prière de la fête de Sacrifice, le régime n’avait guère un espoir de réussir ce rendez-vous.

Une grande catastrophe s’est alors abattu sur le régime : le Hamas, banche palestinienne des Frères Musulmans, qu’il a longtemps financé et utilisé, a parachevé la rupture ordonnée depuis des mois par la maison mère égyptienne désormais alignée sur Washington en acceptant le financement du Qatar (patron du PSG) ! On verra peut être bientôt le logo du groupe terroriste palestinien sur les T-shirt des fans du PSG ! Plaisanterie à part, la principauté arabe n’avait jamais eu d’atomes crochus avec les frustres agents du Hamas, mais il dépend totalement de Washington pour l’extraction de son gaz, il n’a pas eu son mot à dire : il a exécuté un ordre.

Washington a pris la vilaine habitude d’exiger à ses alliés comme l’Arabie Saoudite, Israël, la Suisse, la Turquie, le Brésil... de payer pour ses projets de conquête militaire et diplomatique. Le Qatar a agrandi cette famille d’alliés-serviteurs. Immédiatement après l’arrimage du Hamas à l’empire Américain, ses dirigeants ont conclu une trêve avec Israël (membre du club) et ont donné les coordonnées d’une usine du régime au Soudan qui les fournissait en roquettes. La chasse Israélienne a bombardé le site. Les mollahs perdaient d’abord des alliés, puis une usine et enfin tout crédibilité de pouvoir exercer un rôle dans le monde arabo-musulman.

Pour dissimuler leur désarroi, les mollahs ont annoncé un rassemblement de milliers de musulmans de tous les pays sous leur égide à la Mecque pour conspuer Israël et les Etats-Unis afin de discréditer le Hamas qui les avait trahis. Les images ont révélé que l’appel n’avait guère mobilisé : il n’avait trouvé de volontaires iraniens, mais qu’une cinquantaine de volontaires d’origines inconnues pour tenir les quelques pancartes de « Mort à Israël » ou « Mort à l’Amérique ».

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En ce jour de désordres en tout genre, on a également annoncé l’assassinat d’un milicien officiant comme instituteur à dans la région agitée de Sistan & Baloutchistan, une action en représailles à l’arrestation d’indépendantistes locaux financés par Washington. Le régime a alors annoncé qu’il allait tenir bientôt les plus grandes manoeuvres armées de son histoire dans le Nord Est du pays.

On était à la veille de la journée que le régime redoutait : la journée des rituels difficilement organisables de la fête de Sacrifice.

La tradition veut que les gens portent des habits neufs, qu’ils se réunissent ensemble dans les rues, aillent sur des marchés improvisés de bestiaux fraîchement débarqués des campagnes pour acheter toute sorte de bovidés et même des chameaux (pour les plus riches) afin de les sacrifier devant des lieux qu’ils veulent bénir et d’offrir la viande à leurs familles ou à des gens démunis, puis aller prier tous ensemble dans les rues avant de se retrouver en familles, entre amis ou avec des indigents pour un festin général qui pourrait durer 4 jours ! En gros un grand Noël public.

Déjà un élément essentiel manquait au décor : il n’y avait pas nulle part de marchés à bestiaux, nulle part d’offrandes par respect pour le rituel de l’Islam. Le régime a remplacé les moutons par de beaux fruits pas chers dans une marché non rituel pour attirer à lui ce peuple qui manque de tout : ce fut encore un bide malgré toutes les privations dont souffrent les Iraniens.

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Le régime et ce qui l’observent ont été alors convaincus qu’il serait peut-être boycotté à 100%, que tout le monde dirait non au régime et non à l’islam.

L’Union Européenne qui, le lendemain, devait attribuer le Prix Sakharov de la liberté pour l’année 2012 à deux a oublié les Pussy Riots pour reparler de s chances de deux faux opposants, partisans du maintien du régime islamique : le cinéaste Jaafar Panahi et la soi-disant avocate Nasrine Sotoudeh, des gens qui n’ont jamais condamné aucune loi de la charia ou une seule pendaison injuste, afin d’islamiser l’identité de l’opposition iranienne et de neutraliser tout changement de régime (car cela est synonyme d’annulation de facto des contrats pétroliers avantageux accordés par les mollahs).

Washington s’est aussi mis en branle pour affirmer que le régime
avait certes achevé les installations de centrifugeuses sur le site d’enrichissement nucléaire de Fordo pour se lancer dans des activités plus interdites, mais qu’il ne le faisait pas encore car la volonté politique de la faire manquait : Washington tendit encore une perche au régime pour qu’il accepte un départ pacifique avant qu’il ne soit confronté à la chute.

Les mollahs n’ont saisi la main tendue par Washington car leurs serviteurs ’qui seront sacrifiés dans l’affaire) peuvent les quitter à l’annonce d’un deal et d’entraîner immédiatement sa chute. Le régime devait composer avec un boycott à 100%.

Il y a eu alors un signe hallucinant d’envie de révolte : un film amateur a montré une femme se baladant complètement nue à Ispahan sans être violée, attaquée, molestée ou couverte de force par de bons musulmans. Le cameraman amateur crie : Ici on est en Texas... pour dire que c’est complètement fou ! Cette action contestataire a finalement été arrêtée au bout de quelques minutes après l’intervention d’un de ses riches alliés du régime surgissant d’une grosse Mercedes.

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Le cameraman amateur crie : Ici on est en Texas... pour dire que c’est complètement fou cette action contestataire a finalement été arrêtée au bout de quelques minutes après l’intervention d’un de ses riches alliés du régime surgissant d’une grosse Mercedes.
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Vendredi 26 octobre 2012 (5 Aban 1391), comme la veille, il n’y avait pas de marchés improvisés de moutons. Le régime a établi des points de vente pour une distribution gratuite : ils n’ont attiré aucun client.Les gens qui les tenaient faisaient semblant de s’activer.

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Le régime a organisé un sacrifice géant dans la maison de retraite pour indigents à Kahrizak. Aucun des pauvres gens n’a voulu de sa viande bien que le peuple soit si pauvre qu’il ne peut plus manger de viande depuis des années. Le régime n’a trouvé que deux figurants pour son plan média évoquant la popularité de cette fête. Il a réalisé qu’il allait vers un boycott massif : la preuve du mort spirituel de l’Islam en Iran.

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L’Union Européenne a alors attribué le Prix Sakharov de la Liberté pour l’année 2012 à deux faux opposants partisans du régime islamique : le cinéaste Jaafar Panahi et la soi-disant avocate Nasrine Sotoudeh... afin d’islamiser l’identité de l’opposition iranienne et de neutraliser tout changement de régime. Cela nous a évidement attristé, mais vu la lucidité du peuple Iranien, nous donnons 10 minutes de survie à Panahi et Sotoudeh dans un tribunal du peuple. Les deux coquins quitteront d’ailleurs sans doute le pays dans les bagages des mollahs pour éviter la colère du peuple qu’ils ont ignoré en servant la révolution islamique.

La suite, c’est-à-dire "les images officielles de la mobilisation", nous a enchanté : à Mashad, le régime a montré un rassemblement sous un ciel très couvert alors qu’il faisait très beau, il avait fait très gris la veille, le montage avait sans doute était réalisé à ce moment pour le lendemain ! C’est bête.

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Mais il est intéressant de noter que le régime avait choisi la photo d’un modeste rassemblement : il ne pouvait pas prétend à une mobilisation massive, mais cherchait à limiter la portée du boycott absolu qu’il était en train de subir !

Autre signe d’un boycott absolu : le régime n’a pas osé signalé des rassemblements dans d’autres villes. En dehors des images d’archives pour le cas de Mashad, le régime a seulement annoncé un petit rassemblement à Téhéran. Comme pour l’édition 2011, il a zappé les allées larges du campus de l’université de Téhéran et a situé pour localiser le rassemblement sur la très étroite avenue Saadi qui est située derrière le Bazar.

Mais là encore, les images étaient contradictoires avec la météo, mais aussi entre elles car à l’heure de la prière, il pleuvait à Téhéran alors que les images montrent un temps ensoleillé et les gens sont secs. Par ailleurs sur la vue aérienne la foule est continue sur une autre vue elle est cindée en deux par un file de véhicules. Le régime avait composé un cocktails d’images, mais encore en restant très modeste dans ses ambitions, ce qui laisse supposer qu’il n’y avait en fait aucune mobilisation à Téhéran !

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Enfin, le régime devait ressembler ses membres sur le ex-terrain de foot couvert de l’Université de Téhéran reconverti en mosquée depuis la révolution islamique. La principale publiée par le régime image représentait les 3 défauts habituels des images truquées du régime : des têtes qui ont de dimensions différentes tout en étant à la même distance de la caméra, es variations incongrues de l’éclairage sur la foule et des visages flous incompatibles avec les résolution actuelles (en fait, des visages rendus flous pour masquer les différences de teinte ou de lumière).

Pour mieux voir ces défauts, vous pouvez cliquer sur la 2nde image agrandie par nos soins et annotée. Cette fois, il y avait aussi des gens en train de prier face à un mur alors qu’il avait des emplacements vides et mieux situés à leur proximité et visibles sur la photo d’ensemble et les autres photos de détails publiées par le régime. En éliminant les éléments incompatibles, nous avons constaté qu’il y avait là seulement une trentaine de participants contre 120 il y a un mois.


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Il y a une semaine, notre rapport hebdomadaire en images nous montraient un régime manquant de troupes et dépassé par la révolté du Bazar et de ses associés économiques paniqués. Le rapport de cette semaine vous a montré un régime politiquement et religieusement désavoué à 100%. Les images et les informations ont également révélé un état de K.O économiques. Le régime n’est plus que l’ombre de ce qu’il était. Le régime vraiment touché le fond a cette fête de Sacrifice.Il a été sacrifié par les siens Ce qui a obligé l’agence Mehr, chargée de sa propagande internationale, à recadrer et à flouter l’image du non rassemblement de ses membres pour cacher un déclin susceptible de provoquer la rupture de trop qui entraînerait sa chute.