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Iran-Resist Fact-checking 16 | 210622
Iran : Les Occidentaux, pompiers pyromanes malgré eux !

Cette semaine, le régime devait choisir un nouveau président, qui n’a pas de vrai pouvoir, mais incarne sa ligne d’action. Il avait misé sur le scenario d’un président sans grande majorité et une soi-disant opposition modérée qui le dénonce, un scénario de chaos prometteur et l’espoir d’un deal plus tard, pour avancer sans écoper de nouvelles sanctions. Le boycott des Iraniens a perturbé ses plans. Depuis, l’Europe a accepté le nouveau visage extrémiste du régime (Rayissi ou Raïssi [1]) en critiquant un peu le nouveau élu mais sans évoquer des vrais sujets qui ne fâchent pas vraiment. Mais le peuple iranien, revigoré par son succès, ne cesse de défier le régime. Point sur les inepties qu’on lit ici et sur la réalité du terrain.


22.06.2021

Iran : Rayissi, le mal élu !

Les mollahs sévèrement boycottés ont abrégé leurs souffrances, en annonçant la victoire de Rayissi (Raïssi) [2] au premier tour avec un très bon score de 60% ! Mais l’élu n’a montré aucune joie car dans l’intérêt du régime, un autre scénario était prévu. L’élu n’a également affiché aucune joie ! Décodage d’une élection non désirée et bien mauvaise pour les mollahs et leur régime.


19.06.2021


Iran-Resist Fact-checking 13 | 210522
Who’s who des candidats & 3 scenarii probables

Tous les médias occidentaux sont focalisés sur l’élection présidentielle en Iran sans préciser que le président du régime des mollahs n’a aucun pouvoir et les décideurs sont ailleurs. Les Iraniens parlent de sélections [3] et les boycottent [4], car tout le monde ne peut pas être candidat et les urnes sont aussi opaques pour cacher une participation très très faible voire quasi nulle. Cependant, cette élection n’est pas dénuée d’intérêt, car le président élu (par ses pairs) indique la direction jugée utile pour le régime. Il y a aussi de vrais décideurs de l’ombre ou leurs principaux lieutenants parmi les candidats. Ce n’est pas forcément un atout pour le régime, car ce vainqueur pourrait privilégier ses intérêts au lieu des principaux objectifs du régime que sont un deal sans risque avec Biden, mais aussi garder le peuple soumis sans provoquer son explosion. Pour comprendre le contexte voici un rappel de l’histoire très trouble des sélections présidentielles en Iran suivie d’un who’s who des candidats déclarés avant leur validation ou invalidation par les vrais dirigeants cléricaux du régime.


23.05.2021

Semaine 577 (02 au 09/03/19)
En guerre contre tout le monde !

En 2016, les grands patrons américains qui dominent la politique des États-Unis ont renoncé à leur diplomatie islamiste conçue par le géopoliticien russophobe et sinophobe, Brzezinski (sur un malicieux conseil de leur ennemi anglais Bernard Lewis), pour contrer les Chinois et la suprématie pétrolière mondiale des Anglais (!?), car cette stratégie avait produit des effets inverses. Ce changement diplomatique a été concrétisé par la mise à l’écart de l’Establishment républicain et démocrate pour favoriser l’élection de Trump qui n’en faisait pas partie. L’Amérique a alors affiché une nouvelle diplomatie basée sur le rapprochement avec la Russie pour contrer la suprématie pétrolière anglaise.

Les mollahs ont alors soutenu les Ansarallah et les Houthis de Yémen pour menacer la livraison de pétrole du golfe Persique via la mer Rouge et le canal de Suez. Ils ont aussi essayé de liguer les Européens contre Trump en leur vendant du pétrole très bon marché et en leur achetant tous leurs surplus non vendus. Mais cette dualité diplomatique ne leur a pas permis de réussir. Les mollahs ont manqué de dollar et n’ont pas pu approvisionner leur marché intérieur. Ils ont annulé les comptes d’épargne de leurs miliciens de base pour limiter leur pouvoir d’achat et éviter une pénurie généralisée. Ce geste a entraîné la rupture de ces derniers en novembre 2017 et leur ralliement au peuple pour demander la fin du régime et le retour de la monarchie progressiste des Pahlavi.

Les mollahs fragilisés en Iran ont alors intensifié leur terrorisme au Yémen, mais aussi via les Talibans en Afghanistan et via Daesh en Syrie. La Russie et la Syrie, excédées par cette ingérence contraire à leurs intérêts ont laissé les troupes de l’OTAN bombarder le centre de commandement du terrorisme des mollahs situé à Al Qisa près de Damas, privant ces derniers de tout moyen terroriste pour assurer leur survie par le chaos.

Trump a profité de cette unité pour se retirer de l’accord de Vienne et d’imposer de nouvelles sanctions aux mollahs pour tous leurs méfaits. Les autres grandes puissances signataires de l’accord (devenues les 4+1) ont abondé en son sens en se disant en faveur d’échanges démonétisés (SPV) avec les mollahs, les plaçant de facto dans l’embargo financier souhaité Trump.

Les mollahs, menacés de toute part, ont tiré un missile potentiellement nucléarisable susceptible de déstabiliser le Moyen-Orient et le bassin méditerranéen. Ce choix a surtout décidé les pays européens concernés notamment les grandes puissances à se rapprocher des Arabes hostiles aux mollahs pour mettre fin à l’ingérence de ces derniers au Yémen et en Syrie. Les Européens ont aussi puni les mollahs en excluant le pétrole de leur dispositif à venir d’échanges démonétisés.

Assad a aussi laissé Israël les frapper et éliminer le chef de leur terrorisme Qassem Soleimani. Trump a reçu le soutien de la majorité des pays européens pour venir à Varsovie afin de coordonner des actions avec Israël et les Arabes contre les mollahs ! Les mollahs n’ont pu rebondir grâce à leur terrorisme. Leurs collaborateurs ont boycotté l’anniversaire des 40 ans de la révolution islamique !

La semaine dernière (23 février-1er mars 2019), les mollahs ont aussi perdu les Chinois, car ces derniers se sont rapprochés des Saoudiens et ont commencé les négociations pour mettre fin à la guerre économique avec les Américains ! Ils ont aussi perdu les Européens qui dans leurs intérêts ont rencontré les pays de la Ligue Arabe en acceptant leur demande de la réintégration d’Assad dans la Ligue Arabe et des sanctions contre les mollahs ! Assad s’est rendu personnellement à Téhéran pour leur demander de suivre l’exemple des autres pays et retirer leurs billes de son pays.

Les mollahs ont prétendu qu’il était venu les aider et ont continué à dire qu’ils étaient dans le 2nd pas de leur révolution, en marche vers un avenir radieux ! Mais ils n’ont pas convaincu leurs proches. Ils ont alors continué à insister sur leur terrorisme pour rassurer les leurs, tout en relançant les procès contre ces derniers pour les empêcher de les quitter ! Mais cette attitude a poussé les pays musulmans à leur réaffirmer leur hostilité à l’occasion du 46e sommet de l’OIC !

Cette semaine (1er au 8 mars 2019), les mollahs devaient gérer la perte des alliances au nom de l’islam. Ils ont privilégié la propagande au lieu de se battre. Leurs ennemis en ont profité, leurs derniers alliés ont perdu tout espoir et ont davantage songer à les trahir !


19.03.2019

Iran : La semaine en images n°482
Élections révolutionnaires !

Cette semaine, les mollahs et leurs complices ont été encore secoués par une contestation ouvrière plus importante que celle du 1er mai dernier. Ils ont renoué avec la panique et le doute sur leur avenir. Certains ont choisi la fuite en avant, d’autres ont confirmé leur envie de rompre avec le régime dans leur propre intérêt donnant de l’espoir au vœu peuple qui espère une révolution anti-mollahs.


19.05.2017



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