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Iran : La semaine en images n°205
23.01.2012

Il y a trois semaines, au moment où Reza Pahlavi a lancé un appel à la communauté internationale pour aider les Iraniens à se débarrasser du régime islamique en traînant son chef spirituel devant la cour pénale internationale, les officiers des Pasdaran ont unanimement boycotté la journée de soutien au Guide. Les Pasdaran qui boycottaient les manifestations officielles depuis plus d’un an ont ainsi montré qu’ils ne jouaient pas une carte personnelle, mais qu’ils étaient au côté du peuple en faveur d’un changement du régime.

Les précédents boycotts des Pasdaran avaient paniqué des hommes d’affaires qui collaborent avec le régime : ils avaient commencé à liquider leurs avoirs pour acheter de l’or et des dollars (sur le marché libre en dehors des limites imposées par le régime) afin de pouvoir quitter le pays si les Pasdaran allaient plus loin. En prenant position en faveur d’un changement de régime au côté de Reza Pahlavi, les Pasdaran sont allés très loin : la cote du régime a évidemment chuté : dès le lendemain, les hommes d’affaires du régime ont accéléré leurs transactions afin de fuir dès que possible.

Le régime a été confronté à une très forte demande de dollars alors qu’il manque de devises et ne peut même pas satisfaire la demande de base nécessaire pour les importations. La demande survoltée allait mettre en évidence ses faiblesses et allait inciter d’autres collaborateurs à s’enfuir. Le régime s’est mis à parler de fermeture du détroit d’Ormuz ou de production accélérée de matière fissile pour provoquer une grande crise internationale afin que le risque d’une guerre détourne l’attention des Iraniens de l’envie de fuite de ses plus proches collaborateurs. Pour que les Iraniens ne saisissent pas cette opportunité pour se soulever.

On n’a alors guère entendu les Américains, si prompts à aider les peuples, car contrairement aux idées reçues, ils ne veulent pas la fin du régime islamique, mais le transfert des pouvoirs à leurs pions afin de disposer d’un allié islamiste naturellement agitateur pour soulever l’Asie Centrale contre les Chinois. Washington a même envoyé vers les mollahs son plus important allié stratégique de la région, la Turquie, avec une offre de 15 milliards de dollars d’investissement pour renflouer leur régime afin d’empêcher la chute de l’islamisme en Iran.

Les mollahs ont augmenté l’offre et promis des quantités illimitées de dollars bon marché dans l’espoir de rassurer leurs hommes d’affaires ou collaborateurs paniqués. Mais leur inquiétude n’est pas provoquée par un manque de devises, mais leur extrême vulnérabilité commune depuis la rupture des Pasdaran. C’est pourquoi l’arrivée de dollars bon marché a été vue comme une aubaine pour se remplir les poches : la demande a été multipliée par 4 ! Le dollar est reparti en hausse au rythme invraisemblable d’au moins 17% par jour. Chacun pouvait voir que la cote de confiance interne au régime était au plus bas.

Le régime devait neutraliser ce nouvel incendie et provoquer une crise qui l’éclipserait aussi. Pour neutraliser la crise, il a annoncé des punitions à l’encontre des gens qui achetaient le dollar plus haut que le prix officiel. Pour éclipser la crise, il a mis en scène un attentat à Téhéran en précisant que la victime était le responsable des achats de matériaux militaires pour son programme nucléaire. Washington n’a pas hurlé pour ne pas prendre le risque d’adopter des sanctions susceptibles de renverser le régime qu’il veut contrôler. Sachant que les mollahs continueraient dans cette voie, Washington a même incité ses alliés comme le Japon et l’Inde à revenir sur de précédentes promesses de sanctions. Le régime a été définitivement privé du ramdam qu’il souhaitait pour éclipser ses problèmes. Il a misé sur la terreur en mettant en scène des pendaisons…

En fin de semaine dernière, le boycott par le peuple et les Pasdaran des deuils chiites d’Arbaeyn a rappelé l’isolement et l’impopularité du régime. La panique devait gagner en intensité et il n’avait pas moyen de la cacher ou détourner l’attention des gens. Le régime a interdit la vente anonyme de dollar chez les agents de change. L’obligation de présenter sa carte d’identité aux agents de change a refroidi les acheteurs qui sont des « collaborateurs dissidents ». Les prix sur la devanture des agents de change se sont figés, les achats ont cessé et sont devenus souterrains. Le régime a annoncé des punitions lourdes contre les revendeurs non autorisés du marché noir, c’est pourquoi les acheteurs les plus prudents ont délaissé le dollar pour l’or qui a commencé à augmenter après plusieurs mois de calme grâce à la limitation de l’offre.

Cette semaine, la vedette et le vecteur de la crise a été l’or ! L’or a coulé d’entre les doigts du régime dans la poche de ceux qui souhaitent le quitter. Les prix des produits en or sont montés en flèche (le dollar a suivi la même trajectoire, mais plus discrètement). Le régime a tenté de limiter les dégâts en niant les deux crises et en tentant de détourner l’attention des Iraniens avec des provocations ou une interminable polémique sur les seins nus de Golshifteh Farahani, l’ex-ambassadrice cinématographique du régime qui aujourd’hui, dans un rôle de dissidente officielle vit en France pour être la voix de la jeunesse alors qu’elle ne fait rien contre le régime et combat même l’opposition. C’est bien révoltant de voir que l’on parle de son strip-tease alors qu’un pays est en feu, mais c’est aussi réjouissant de constater que le régime est à court de provocations et doit s’accrocher à la petite culotte d’une starlette. La prochaine étape sera sans doute un sex-tape de cette fille. En attendant voici les dernières images d’Iran et des efforts futiles du régime pour retarder sa chute.



La semaine dernière (du 6 au 13 janvier 2011), le régime vivait dans la double hantise du boycott de l’anniversaire de la première révolte de la révolution islamique et du boycott des deuils chiites d’Arbaeyn au premier jour de la semaine suivante, le samedi 14 janvier.

Ce dernier boycott allait confirmer le rejet de l’islam et l’absence de tout espoir d’invoquer l’islam pour trouver des partisans de dernière minute. Cela allait réduire sa cote de confiance et provoquer une nouvelle panique. C’est pourquoi le régime a tenté la mise en scène d’un attentat faisant deux morts dont un employé de son programme nucléaire pour être sûr de provoquer une grande crise internationale qui couvrirait la nouvelle crise politique à venir. Mais Washington a évité toutes polémiques. Le régime a été privé du ramdam qu’il souhaitait.

Samedi 14 janvier (24 Dey), le jour d’Arbaeyn, le régime a été confronté à un boycott massif un peu partout et surtout dans les villes réputées religieuses comme Qom, Mashad ou Tabriz. Le régime n’avait plus aucune réserve. La journée étant fériée, le régime était à l’abri d’une ruée vers l’or et le dollar. Mais il était certain que dimanche dès l’ouverture des banques, ses hommes d’affaires se précipiteraient vers les bureaux de change pour acheter de l’or ou des dollars. Il a mis à profit cette demi-journée de répit pour annoncer la fin de l’anonymat dans les achats sur le marché libre et des poursuites à l’encontre des contrevenants qu’ils soient acheteurs ou vendeurs.

Dimanche 15 janvier (25 Dey) | Les acheteurs ont été absents des bureaux de change. Le quartier Ferdowsi où ils se trouvent était désert. Les bureaux de change annonçaient par voie d’affichette sur leur devanture qu’ils n’avaient pas de dollars en vente. Le dollar était en fait vendu sous le manteau par des intermédiaires dans les rues et les ruelles avoisinantes. Les agents de change étant les seuls à être autorisés à acheter du dollar à la Banque Centrale Iranienne, il est permis de supposer qu’ils étaient à l’origine de ces ventes échappant à la norme restrictive imposée par le régime. Ils étaient sans doute également ravis qu’ils puissent enfin disposer d’un marché totalement libre pour tirer le meilleur profit de la situation.

Par cette directive, le régime n’avait pas calmé la crise, il l’avait amplifiée. Par ailleurs, cette directive ne concernant pas l’or, elle a rapidement encouragé l’achat de la pièce en or pour le plus grand bonheur des bureaux de change qui ont aussi le droit d’en vendre.

Dimanche, la situation a empiré. Le régime a tenté de nier la crise en se contentant de diffuser les images des rues vides du quartier de Ferdowsi sans s’attarder sur ce qui se tramait dans les ruelles adjacentes sous ce calme apparent.

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Pour calmer la crise ou dissuader les transactions, le régime devait montrer les dents, mais comment faire quand on n’a plus de troupes ? En Iran, l’arme absolue du régime est la diffusion de rumeurs évoquant des répressions ou la diffusion d’annonce de rassemblements des forces intégristes. Ce dimanche, le régime a choisi cette seconde option en annonçant une conférence de presse des dirigeants d’un nouveau parti, le Front de la résistance de l’Iran Islamique, pour évoquer leur implantation dans tout le pays. Les images de cette conférence de presse sont bien misérables et l’on voit surtout un certain défaitisme chez ces collaborateurs qui devaient jouer le front de la résistance.

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Le même jour, le régime devait organiser la réunion semestrielle des anciens combattants. D’habitude, l’intérêt de ces rassemblements est l’attitude hostile des participants qui ne bénéficient guère de l’aide de l’Etat malgré les sévices subis pendant la guerre Iran-Irak. Cette fois-ci, cette réunion fut une bonne occasion de revoir le même relent de défaitisme sur le visage de Ghalibaf, le maire de Téhéran, qui sera au premier rang en cas d’un soulèvement.

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Le problème du régime était alors de faire quelque chose qui puisse lui permettre de se montrer fort avec une base solide. Il devait remplir une salle acquise à sa cause pour déployer les chefs aux côtés des subalternes avec des affiches faisant état de leur volonté commune de résistance pour rassurer les candidats à la fuite que le régime a encore des réserves.

Puisque la crise du dollar continuait, la crise de l’or venait de se déclarer, il fallait agir même sans ces figurants. Le régime s’est intéressé aux familles des deux personnes éliminées dans l’attentat qu’il avait organisé la semaine dernière pour détourner les attentions de sa crise interne. Tout au long de la semaine, elles ont servi de faire valoir aux divers dirigeants en manque de salle comble.

Ce défilé macabre a commencé par la visite de parlementaires à la famille de Mostafa Ahmadi-roshan, l’ancien employé du centre d’enrichissement de Natanz. Le père de la victime se trouve à gauche, la tête baissée. Le reste de la famille est absent comme si elle protestait contre cette récupération de leur douleur.

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Puisque le régime ne s’était pas montré fort, la crise devait continuer. Le régime devait trouver un moyen pour détourner l’attention des Iraniens de la chute de confiance de ses collaborateurs. Alors qu’il semblait à court d’idées et de ressources et qu’il était très en danger, la diversion est venue d’ailleurs : Washington qui veut préserver l’islamisme pour l’utiliser dans le sens de ses intérêts a couronné "Une séparation" du cinéaste pro-régime Farhadi, l’homme qui nie jusqu’à l’existence d’un problème politique en Iran.

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Washington laissait entendre qu’il serait à côté du régime pour l’aider à nier l’existence d’une crise afin que le peuple ne bénéficie pas d’un soutien international comme le veut Reza Pahlavi.

Lundi 16 janvier (26 Dey). La crise était toujours là car ce n’est pas en niant la faillite du régime que l’on peut le sauver. Loin des paillettes d’Hollywood, la fièvre du dollar continua dans les ruelles sombres du quartier Ferdowsi.

Le vice-ministre iranien de la Culture, Javad Shamaghdari, responsable de la fabrication des films qui ne montrent pas la noirceur du régime, mais un monde très apaisé, a remercié les Américains d’avoir primé son protégé Farhadi.

Le régime avait apprécié le geste de déni de la réalité qui va l’aider à démoraliser le peuple, mais il lui fallait trouver une réponse pour ses collaborateurs qui l’embêtaient. A son tour, il a choisi le déni en tentant de contrer la tendance souterraine via la fausse annonce d’arrestation des agents de change souterrains et la fausse annonce de la reprise des ventes réglementaires. Il a expliqué l’absence de clients devant les bureaux de change par le recours à l’achat par procuration via des banques !

On est parfois surpris par les choix du régime car les hommes d’affaires du régime se parlent au téléphone et peuvent en quelques minutes vérifier les rumeurs. Le régime semble démuni face à ses propres agents et applique à leur encontre des méthodes qu’il a toujours employé pour duper le peuple.

Les rumeurs simplistes du régime ne pouvaient pas duper ses collaborateurs qui ne croient plus en sa survie, l’usage de mensonges au lieu de mesures concrètes contre les activités souterraines les a même convaincus qu’il était dépassé. Le dollar a fini à 1800 Tomans et la pièce en or à 690,000 Tomans (+10 % par rapport à la semaine dernière).

Le régime devait taper su poing sur la table pour intimider ses collaborateurs, mais il lui manquait des figurants pour s’offrir un grand show. Puisqu’il ne trouvait pas de figurants barbus pour simuler la force, il s’est contenté de quelques femmes voilées afin d’aligner les dirigeants pour montrer que les politiques étaient toujours là. Le prétexte était de rendre hommage aux femmes intégristes. La salle était cependant trop dépeuplée pour que l’on y aligne de plus gros poissons. On y a vu des seconds couteaux comme Velayati.

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Pour compenser l’absence des grands caïds du régime, le patron du régime, Ali Larijani, est sorti de sa tanière. Puisqu’il n’y avait pas une salle comble digne de son rang, il s’est invité chez la famille endeuillée de la principale victime de l’attentat organisé la semaine dernière. Le père de la victime semble avoir quelque réticence à se laisser embrasser. Sa femme absente lors de la première intrusion est présente ainsi qu’un oncle de la victime, mais pas ses enfants.

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Larijani n’a pas aimé ce manque de respect. Il ne s’est pas éternisé. Mais après une visite sinistre, sans se soucier de son hôte grimaçant de tristesse, le patron du régime a retrouvé son sourire devant les caméras de la télé iranienne où il a pu annoncer qu’il était le grand timonier du régime face à la menace terroriste extérieure avant de repartir tout aussi content d’avoir montré sa bobine.

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Mardi 17 janvier (27 Dey), le sourire confiant de Larijani n’a pas rassuré les collaborateurs paniqués du régime. Le marché du dollar est resté volatile, mais le prix de la devise américaine est resté flou en raison de l’aspect souterrain des transactions. En revanche, puisque l’or était vendu ouvertement, sa hausse était apparente, on allait vers une nouvelle hausse de 10%.

Le régime a oublié ses efforts pour faire valoir sa force et sa maîtrise pour revenir à la recherche de moyens pour détourner l’attention des Iraniens de ses hausses montrant l’agitation de ses collaborateurs. Il a annoncé l’interdiction de la vente de poupée Barbie et de nombreux média ont tenté d’en faire une affaire d’Etat, mais la mayonnaise n’a pas pris : c’était clairement le signe qu’il n’arrivait pas à trouver ses marques pour lancer une torpille médiatique non militaire et intéressante capable de détourner l’opinion de la hausse captivante de l’or et du dollar.

Le régime était en difficulté, Washington est encore venu à son secours : Interpol l’a désigné comme son meilleur partenaire pour combattre la drogue alors qu’il diffuse la drogue en Iran pour ramollir la jeunesse et neutraliser toute opposition à la base ! Washington est sans doute derrière cette initiative car il n’a guère dénoncé cette distinction imméritée alors qu’il a lui-même désigné le régime comme un des maillons du trafic de drogue du Moyen-Orient vers l’Europe.

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Washington a ainsi laissé supposer une normalisation dans certains domaines pour donner une porte de sortie au régime afin que ses associés ne le considèrent plus comme un mort en sursis avec la perte de soutien des Pasdaran. Mais les collaborateurs du régime savent que la porte de sortie des mollahs signifie la porte de sortie pour eux-mêmes sans leur fortune. La nouvelle proposition de compromis de Washington n’a fait qu’accélérer les transactions car chacun veut sortir du pays mais avec sa fortune.

Le régime devait montrer qu’il n’était pas intéressé : il s’est empressé de parler de ses succès pour attirer les capitaux pétroliers en Iran notamment à l’occasion de l’exposition pétrolière de Kish, mais ces images nous montrent que les exposants « chassaient les mouches » ce qui en persan veut dire que les gens n’avaient rien à faire. Les gens ont même dû faire venir les enfants et les papis pour arpenter les allées vides qui étaient une belle allégorie de l’attrait du marché iranien pour les investisseurs étrangers.

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Le régime a aussi insisté sur la tenue d’une conférence sur la langue persane avec la présence de grands invités étrangers venus de France, d’Angleterre et d’Autriche pour dire qu’il avait les moyens de s’attirer la sympathie de faiseurs d’opinions et qu’en conséquence, il n’avait pas besoin de l’aumône des Américains.

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Mais même si on peut voir des gens d’apparence européenne sur les photos de cette conférence montée au début de cette crise, la consultation des noms des invités européens nous a appris qu’il s’agissait en fait d’Iraniens liés au régime et installés en Europe.

Tout cela était très brouillon et surtout loin de l’image forte que le régime souhaitait donner de lui-même. Il n’avait rien fait non plus pour bloquer les transactions. Le dollar était proche de 1800 Tomans et l’or proche de 740,000 tomans.

Le régime devait aligner ses caïds pour montrer sa solidité. Dans un total manque d’imagination, il a annoncé une réunion des caïds pour rendre hommage au type tué dans l’attentat ! La réunion a été boycottée en interne. Le patron du régime, les hauts commandants des Pasdarans se sont retrouvés seuls au fond d’une grande mosquée vide ! Quelle Catastrophe !

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Mercredi 18 janvier (28 Dey), le boycott inopiné du patron du régime et des commandants qui tiennent le régime à bout de bras a démontré la vulnérabilité de ceux qui sont au sommet du régime. S’il y avait eu là un groupe d’opposants, ils auraient été capturés et lynchés. Le régime aurait sauté.

La cote de confiance du régime était en lambeaux. Nahavandi, le meilleur copain de Larijani, qui préside la puissante chambre de commerce de Téhéran devait ce matin-là présider le festival du court-métrage 100 secondes pour la promotion de l’islam en présence de Mollah Seyed Mehdi Khamoushi, le patron de l’agence Mehr, chargée de la propagande du régime à l’étranger. Les deux hommes étaient incapables de rester joyeux comme l’exigeait le lancement de leur festival islamiste.

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Le patron du régime qui s’était retrouvé à découvert et aurait pu par son imprudence entraîner la chute du régime s’est mis en scène souriant en bonne forme au Parlement (presque vide) qu’il préside. Il cherchait à minimiser la gravité de sa mésaventure.

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Mais sa mésaventure a montré que le régime ne tenait à rien. Tout dirigeant peut se retrouver isolé et une attaque contre sa personne pourrait libérer la colère qui couve depuis 33 ans. Le boycott inopiné du patron du régime et sa mise en danger de facto du régime tout entier a mis le feu aux hommes d’affaires du régime.

Ils ont intensifié leurs achats : la poussée de la demande a raréfié le dollar et l’or : le régime a profité de l’invisibilité des transactions du dollar pour minimiser sa hausse, mais il ne pouvait pas agir de même avec la pièce en or vendue ouvertement, il a dû reconnaître qu’elle avait atteint la somme invraisemblable de 800,000 tomans (ce qui revient à reconnaître que le dollar était à environ 2060 Tomans au prorata de la valeur constante de la pièce en valeur du dollar en Iran).

Le régime était en difficulté. Mais personne n’a parlé de ce sujet grave ; les médias du régime étaient tous focalisés sur le strip-tease de Golshifteh Farahani dans un clip pour la promotion des futurs espoirs du cinéma français lors de la cérémonie des César en 2012.

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On peut évidemment nous dire que c’est un hasard, mais d’un côté, elle est la seule actrice à se dénuder dans cette vidéo et de l’autre côté, il y a la biographie bien accablante de Golshifteh Farahani. Elle a été la coqueluche du cinéma du régime depuis ses 12 ans : elle a reçu de nombreux prix et a voyagé à travers le monde pour présenter une image souriante de la révolution islamique au moment où ce dernier avait recommencé ses lapidations. Elle reconnaît aujourd’hui qu’en 2007, au moment de l’anniversaire de la révolution islamique, elle était l’ambassadrice cinématographique du régime à Londres car sa présence parmi les exilés engagés fait tiquer en raison de l’absence d’engagement anti-régime chez elle.

Golshifteh Farahani est en fait le modèle de base du faux opposant : elle affirme avoir été inquiétée et avoir fuit le pays, mais elle est sortie du pays en 2008 par un vol régulier avec le passeport du régime des mollahs ! Elle est d’abord allée à Londres puis aux Etats-Unis où elle a tourné un film avec Ridley Scott, le régime a fait un impossible ramdam pour l’absence de port du foulard et ces cris l’ont fait passer de serviteur du régime à une opposante de facto sans qu’elle ne dise un mot !

En 2009, le peuple était dans la rue, cette soi-disant opposante ne l’a pas soutenu. Aujourd’hui, son prétexte est qu’elle était loin de tout en train de tourner un film en Argentine. Voilà une opposante qui privilégie sa carrière et la production. Par la suite, le régime a commencé à la critiquer à nouveau pour la replacer dans un rôle d’opposante, c’est alors qu’elle a commencé par parler au nom des jeunes pour dénoncer de leur part l’opposition en exil et annoncer que les choses s’arrangeraient de l’intérieur comme le disait jadis son amie Marjane Satrapi qui elle aussi avait la particularité de voyager avec un passeport du régime alors qu’elle prétendait être une opposante. C’est pourquoi nous ne croyons pas à un hasard pour ce strip-tease qui tombe à pic au moment où le régime en bave.

Golshifteh Farahani a offert un buzz inouï au régime avant de disparaître en Inde (avec quel passeport on ne le sait) pour faire gonfler le buzz. Elle a donné des interviews express ça et là pour relancer le buzz. De nombreux Iraniens incrédules ont salué son geste en y voyant une rébellion politique relançant le buzz et aidant à leur insu le régime à détourner les regards de ses vrais problèmes : son incapacité de remplir une salle et d’assurer la sécurité de ses chefs, le risque qu’ils sautent et tout explose en un clin d’œil.

Jeudi 19 janvier (29 Dey), au lendemain de la prise de conscience des associés du régime sur sa vulnérabilité absolue, sur l’extrême opportunité d’une explosion du régime, le monde entier parlait des seins sans intérêt de Golshifteh Farahani. Mais en bas, l’or était en ébullition. Les bureaux de change annonçaient : nous n’avons pas de dollars, uniquement des pièces en or (1ère photo). La pièce était à 830,000 le matin (seconde photo), l’après midi, le régime a cessé de communiquer sur le sujet.

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Le régime a diffusé les images d’une pendaison publique pour montrer qu’il lui restait du personnel pour réprimer.

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Le régime a aussi annoncé qu’il avait le soutien des minorités comme les sunnites, zoroastriens et les juifs, forçant les chefs de ces communautés à annoncer leur soutien dans une conférence de presse. Leurs visages montrent plutôt la colère et une belle envie de révolte.

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Alors que le régime était secoué par la baisse du niveau de sécurité de ses chefs et aussi par la hausse de l’or exprimant le manque de confiance de ses collaborateurs en sa survie, un autre problème est survenu : la terre a tremblé en Iran. Une secousse de 5,5 sur l’échelle de richter a démoli de nombreuses maisons de la cité médiévale de Neyshapour. Comme d’habitude, il n’y a eu aucun secours ou convois d’aides alors que par le passé, le chah ou son épouse et les responsables se rendaient vite sur les lieux pour réconforter les sinistrés. Ce tremblement de terre a rappelé la nécessité de déposer ces gens qui ne pensent jamais à l’Iran.

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Vendredi 20 janvier (30 Dey), on a évidemment encore parlé des seins de Golshifteh Farahani. Nous aurions préféré que l’on parle des sinistrés de Neyshapour, mais bon, ce n’est pas grave car le régime ne sera pas sauvé par les seins de Golshifteh Farahani quand la sécurité de ses chefs est remise en cause. Le régime avait alors à cœur de démontrer que le problème ne se posait pas. La solution était un bain de foule d’un des dirigeants comme jadis on a vu Saddam dans cet exercice, mais au pays des mollahs, on a su rester réaliste. Monsieur Larijani ne s’est pas porté volontaire. On a envoyé le Guide au charbon, mais sans pour autant le mettre en péril puisqu’il devait se rendre chez les membres de la famille des deux victimes de l’attentat organisé par ses propres services dans l’intérêt du régime.

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Les dernières fois, le père, puis le père et la mère de la victime étaient présents. Cette fois, toute la famille a été réunie parce qu’il fallait du monde. Le changement de décor laisse supposer que la rencontre a eu lieu ailleurs que chez ces gens. Que pouvait être l’impact de ce geste sans courage ?

Samedi 21 janvier (01 Bahman), un message a aussi été envoyé à ceux d’en haut par une rafale blessant des chefs de la milice qui attendaient un car devant leur caserne dans l’ouest du pays : en blessant et tuant les gens censés défendre les hauts dirigeants, on leur dit que leur sécurité était bien compromise. L’attaque n’aurait pu avoir lieu sans la connaissance du programme de ces officiers, ce qui laisse penser à une opération coup de poings des Pasdaran dissidents contre ceux qui sont restés fidèles au régime.

Peu après cette attaque, le régime a reconnu que la pièce en or avait rapidement atteint 900,000 tomans (ce qui met le dollar à 2300 tomans) et ce, alors que la neige avait recouvert Téhéran et qu’il était difficile de se déplacer pour aller au Bazar. Le feu de la peur a eu raison du verglas !

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Le régime était attaqué par des inconnus téméraires et il était désavoué par ses collaborateurs, les secours sont arrivés encore du côté occidental : la Britannique Catherine Ashton a annoncé son ouverture à une reprise des négociations et le Japonais Amano, patron pro-américain de l’AIEA, a annoncé qu’il emploierait l’année 2012 à établir le pacifisme du programme nucléaire iranien ! Les puissances supérieures ont ainsi annoncé qu’ils méprisaient les opposants au régime et cherchaient un compromis avec les mollahs. La seule source de réjouissance est que ce compromis passe par le départ des mollahs et de leurs collaborateurs et qu’en conséquence, il sera sans cesse rejeté par leurs collaborateurs surtout les plus nantis qui ne peuvent pas renoncer à leurs fortunes.

Comme d’habitude, le régime s’est même empressé de le rejeter en remettant en cause une inspection acceptée récemment. Pour montrer qu’il tiendrait droit dans ses bottes, le régime a clos cette semaine très mouvementée par l’annonce triomphale d’une vente de billets pour son festival de films de Fajr dès l’ouverture des guichets. Généralement le régime montrait toujours des queues devant les salles de cinémas pour suggérer un nombre important de fans, mais il n’avait sans doute pas d’images d’archives de ce genre. Il a parqué ses figurants dans la salle. Certaines images proviennent des archives car les gens ne portent pas des vêtements dignes d’une journée glaciale.

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Le régime qui a toujours produit des films de bonheur offre là une dernière séance à ses derniers collaborateurs. Vivement que le rideau tombe.