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Semaine 549-550 :
La fortune des mollahs fait leur infortune

12.09.2018

En 2016, Washington a renoncé à sa diplomatie islamiste conçue par le géopoliticien russophobe et sinophobe Brzezinski,, car elle avait produit des troubles géopolitiques graves contraires à ses intérêts pétroliers. Ce changement diplomatique a été concrétisé par la mise à l’écart de l’Establishment républicain et démocrate, en place depuis 1973, par des révélations pénalisant son candidat Hillary Clinton pour aider l’élection de Trump qui n’en faisait pas partie. Les États arabes ont enfin été autorisés à évoquer le terrorisme des mollahs !

Les mollahs ont alors soutenu les Houthis. Ils ont aussi essayé de liguer les Européens contre Trump en leur vendant du pétrole très bon marché et en leur achetant tous leurs surplus non vendus. Mais les Européens n’ont pu les sauver en raison de leur terrorisme. Les mollahs se sont retrouvés incapables d’approvisionner leur marché intérieur. Ils ont annulé les comptes d’épargne de leurs miliciens de base pour limiter leur pouvoir d’achat et éviter une pénurie généralisée. Ce geste a entraîné la rupture de ces derniers en novembre 2017 ! Ces miliciens se sont ralliés au peuple pour demander la fin du régime et le rétablissement de la monarchie progressiste des Pahlavi.

Les mollahs fragilisés en Iran ont alors intensifié le terrorisme en Syrie contre les Américains et les Israéliens contre les Américains et les Israéliens pour diviser la coalition souhaitée par Trump et Poutine. Ils ont excédé la Russie et la Syrie. Ces deux États ont laissé les troupes de l’OTAN bombarder le centre de commandement du terrorisme des mollahs situé à Al Qisa près de Damas, privant ces derniers de tout moyen terroriste pour assurer leur survie par le chaos.

Trump a profité de cette unité internationale implicite contre le terrorisme des mollahs pour se retirer de l’accord de Vienne. Il a aussi encouragé l’alliance pétrolière de Poutine et l’OPEP pour priver les mollahs d’un possible chantage pétrolier. Il a enfin mis un terme à la capacité de nuisance terroriste des mollahs au Moyen-Orient et en Europe en obtenant leur expulsion de la Syrie en échange de la reconnaissance de la souveraineté d’Assad et le droit de Poutine à préserver des bases en Syrie.

Tous les gens du régime ont paniqué et se sont mis à acheter des dollars et des pièces d’or pour quitter le pays. Les mollahs et les chefs Pasdaran ont bloqué ces achats en augmentant les prix de ces produits pour les garder pour eux-mêmes. Les députés privés de dollars ont accusé Rohani de corruption pour obtenir la baisse du dollar ! Des milliers de responsables politiques se sont enfuis avec les budgets à leur disposition !

Les mollahs ont alors attaqué 2 pétroliers saoudiens via les Houtihs pour provoquer une pénurie pétrolière. Mais ils n’ont pas pu intimider leurs interlocuteurs internationaux. Washington leur a envoyé 4 grands bâtiments de sa marine. Ils ont simulé une ouverture au dialogue, mais sans faire de vraies concessions. Trump a maintenu son cap ! Ils ont renoué avec le terrorisme pour intimider tous les alliés de Trump et l’isoler, mais leur choix les a seulement convaincus de ne pas s’opposer à ses sanctions. Ils ont ainsi été à l’origine de leur isolement à 100% !

La semaine dernière, les mollahs ont arrêté quelques affairistes pour calmer leur agitation tout en jouant avec l’adoption du statut de Lac pour la Caspienne afin de faire pression sur les Russes et les Anglais intéressés par les richesses pétrolières de cette région. Mais, ils n’ont pu gagner, car tous les autres États riverains avaient décidé de nationaliser la Caspienne et d’évincer les Anglais dans leur propre intérêt et celui des États-Unis.

Leur échec a démontré leur manque de vision et a intensifié les tensions au sein de leur régime. L’assassinat de l’un des chefs Pasdaran chargé d’une des régions les plus contestataires a augmenté la panique interne.

Les mollahs ont alors mis en avant leur fausse opposition pour canaliser la contestation du peuple dans la lutte contre les Russes (et leur statut pour la Caspienne) espérant ainsi canaliser le peuple et relancer les marchandages pour l’accès à la Caspienne afin de draguer les Européens ! Mais ces derniers ont choisi la Russie !

Les mollahs ont continué l’action de leur fausse opposition. Les chefs Pasdaran ont craint que cette ouverture poussive se fasse à leurs dépens. Ils ont organisé un rassemblement où ils ont menacé de mort Rohani et ses patrons ! Ces derniers ont cessé de mépriser les députés pour les empêcher de s’allier aux chefs Pasdaran. Mais en l’absence d’une annonce de baisse du prix du dollar, les députés ont continué à attaquer Rohani !

Cette semaine, les mollahs devaient se ressaisir, redéfinir des objectifs ou des approches pour contenir ou dominer leurs adversaires d’Iran et ailleurs avant mercredi, car leur incapacité à mobiliser alors pour la fête islamique de sacrifice pouvait accentuer la panique au sein de leur régime. Pressés de réussir vite, ils ont fait de très mauvais choix en sacrifiant la raison ! Voici le récit de ces choix et leurs terribles résultats !



-Semaine 549 :-
-Les mauvais choix pour éviter le sacrifice !-

Samedi 18 août 2018 (27 Mordad 1397), les médias du clergé et de son gouvernement annonçaient l’isolement de Trump aux États-Unis et évoquaient en anglais la hausse de leurs échanges avec certains pays européens. Ils entendaient rassurer les leurs et draguer encore les Européens ou faire revenir les Chinois et les Russes et utiliser ce retour pour alpaguer les Européens !

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Parmi les médias des dissidents, Javan, des cadres miliciens en rupture, avait mis en avant la création d’un nouveau de bureau américain contre le régime ! Abrar, des jeunes Rafsandjanistes dissidents par opportunisme, avait fait mieux en signalant en plus que Bolton allait rencontrer son homologue russe pour pousser les Russes à virer tous les gens du régime de la Syrie. CE journal avait aussi révélé que les chemins de fer allemands avaient cessé leur coopération avec le régime. Ils avaient enfin mis en avant la faillite du régime en rappelant la promesse des mollahs à poursuivre pour corruption tous les acheteurs de dollars, pour paniquer ces derniers et les encourager à poursuivre ces achats.

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Hors Iran, les Anglais avaient qualifié les dirigeants azéris (sunnites) de vrais juifs pour les déstabiliser ! Cette approche pour faire reculer les Azéris démontrait leur impuissance à faire valoir leur droit sur le gisement Shah Deniz et les autres riches de la Caspienne ! Dès lors, ils devaient tout faire pour se venger. Ils pouvaient contrarier les plans de Trump pour l’obliger à leur accorder une compensation et de fait aggraver la situation du régime.

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Les mollahs ont eu aussi une mauvaise nouvelle inattendue : Kofi Annan, agent de promotion politiquement correcte de la précédente diplomatie pétrolière pro-islamique américaine, ci-dessous en En mission en 2014 en Iran, était mort en Suisse !

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Les opposants ont alors annoncé de nombreuses grèves par exemple dans les usines de production de sucre de Haft-Tappeh dans la région par ailleurs pétrolière de Khouzestan.


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Les députés enragés à qui les mollahs avaient proposé une coopération et un éventuel meilleur accès à leurs trésors, ont alors parlé de la nécessité de transparence du côté de Rohani, l’accusant implicitement d’opacité donc d’activités contraires aux lois (détournement de fonds) dans l’espoir qu’il leur accorde ce qu’ils veulent pour éviter une guerre contraire à ses intérêts et les leurs.

En l’absence d’une réponse, ils ont convoqué son ministre milicien de la Défense à une audition à huis clos à l’occasion de la journée iranienne de l’industrie militaire pour simuler un rapprochement avec la milice pour le forcer à réagir, mais il n’a rien dit.

Les chefs Pasdaran n’ont également montré aucun intérêt pour une coalition avec les députés qui veulent une part de leur trésor ! Mais ils n’ont pas montré de signe de solidarité avec les mollahs et leur pion Rohani, car ils étaient incapables de contenir les députés !

Les mollahs ont alors pris des mesures pour se rendre populaires. Ils ont d’abord tenté d’obtenir le soutien des chefs Pasdaran en remettant en cause leur accord à l’adoption d’une version light du FATF au prétexte qu’elle restait contraire à la charia ! Ils ont aussi loué les capacités balistiques des chefs Pasdaran pour rassurer les Chefs Pasdaran et neutraliser le chantage des députés pour les récupérer.

Les mollahs ont aussi annoncé qu’ils continuaient à livrer du gaz et de l’électricité aux Irakiens pour insinuer qu’ils pouvaient obtenir des dollars par leur intermédiaire et compter sur eux pour fuir du pays. Ils ont aussi annoncé la multiplication par deux des frais du Hajj pour rendre impossible ce voyage aux miliciens de base et éviter leur fuite au prétexte d’un pèlerinage à la Mecque !

Ils ont aussi fait un geste d’ouverture aux paniqués en annonçant qu’ils allaient être livrés dans 24 heures des pièces d’or réservées au pris de 2,55 millions de tomans (33% de moins que le « marché privé »). Puis ils ont aussi baissé le prix du dollar de 230 tomans le fixant à 10370 tomans sur ce marché. Ils ont aussi baissé leur pièce d’or de 96000 tomans la fixant à 3,731 millions de tomans en annonçant la fin de la crise de prix pour calmer aussi les députés ! Ils ont aussi injecté 619 milliards de tomans de fonds à la bourse pour rémunérer ses paniqués et ont récolté une hausse de 131 points.

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Le volume minimal d’injection de fonds à la bourse est de 300 milliards de tomans pour augmenter l’indice de 250 points et en cas de crise actuellement, les mollahs peuvent monter jusqu’à 1800 milliards de tomans pour provoquer des hausses de 2000 à 3000 points afin de cacher ses problèmes. Ils avaient donc injecté bien peu de fonds. Ce qui signifiait qu’ils avaient réussi à calmer la panique avec leurs mesures et surtout leur promesse de la distribution de pièces d’or avec une remise de 33%. La hausse réduite de l’indice signifiait qu’ils avaient injecté ces fonds sur les actions stables des plus gros actionnaires du régime. Ce qui signifiait qu’ils avaient craint des ruptures au sein de leur clan !

Après avoir ainsi rassuré les leurs, ils ont aussi fait appel à leur fausse opposition pour remettre en cause l’accord sur la Caspienne, les chefs Pasdaran ne se sont pas alarmés, mais ce fut un échec, car le peuple et aussi leurs agents de la fausse opposition n’ont pas suivi leur appel à manifester. Les Européens

Étant donné que les Européens n’avaient également accordé aucun intérêt à cette agitation, les mollahs ont cessé les appels. On a compris qu’ils avaient peur de dévaloriser leur fausse opposition qu’ils considèrent comme un joker malgré son inefficacité ! Ce souci de préserver ce joker sans intérêt a rappelé à quel point ils sont désemparés.

En début d’après-midi, Merkel qui recevait Poutine pour signer un second contrat gazier avec lui après l’éviction des Anglais de la Caspienne a exprimé son inquiétude à propos des missiles du régime validant d’avance toutes les sanctions à venir du côté des Américains. Poutine n’a pas pris la défense des mollahs !


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La panique a repris le dessus ! Les achats de dollar ont repris ! Les mollahs ont insisté sur leur distribution d’or bon marché pour calmer la panique et garder la confiance de leurs collaborateurs. Les députés ont affirmé que cette distribution était illégale et s’y sont opposés en accuser Rohani et la Banque centrale iranienne de dépenser les réserves du régime sans tenir compte de sa situation. Ils entendaient déstabiliser les mollahs et les forcer à leur accorder des dollars à 4200 tomans !

Les mollahs n’ont rien dit. Ils avaient peur de couler avec leur président !

Le clan Larijani qui détient le pouvoir judiciaire a volé au secours des mollahs en insistant sur l’origine privée des problèmes économiques du régime en
condamnant à très lourde peine le « directeur corrompu » d’une société de crédit du régime. Il a aussi mis la pression sur les gros nantis agités (directeurs de banque, etc..) pour les empêcher de continuer leurs achats de dollars ! Ali Larijani, le patron désigné par le clergé pour le Parlement, a désavoué l’action de députés et a tenté de les obliger à renoncer en affirmant qu’ils aidaient la guerre psychologique des Américains contre le régime !

Dans la soirée, le ministre de la Défense du régime est allé à la télévision avant son passage devant les députés pour insister sur les capacités militaires du régime grâce au soutien de Rohani pour empêcher les députés de rebondir grâce à leur rencontre !

Cela allait sans doute les contraindre à durcir leur position et aggraver les tensions au sein du régime. C’est pourquoi Rohani a annoncé qu’il ira dans une semaine (le 6 Shahrivar / 28 août) au Parlement pour répondre aux questions légitimes des députés, espérant faire cesser leurs agitations. Mais il risquait de les agiter davantage en leur montrant sa peur !

Au même moment, les habitants de Marivan, boostés par l’élimination du responsable de la répression de leur région, ont manifesté devant la mairie de leur ville pour obtenir la libération d’un jeune kurde prisonnier (Ramin Hossein-Panahi) que le régime menace de pendre depuis des mois pour contenir la contestation. En l’absence de la libération de cet homme, ils ont mis le feu à la porte du bâtiment pour montrer leur détermination. Le régime n’a pu trouver de miliciens pour les chasser et a ainsi prouvé son impuissance.


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En résumé, les mollahs avaient dépensé sans limites sans avancer, car la Russie et l’Allemagne avaient relancé la panique en rappelant leur coalition avec Trump et Rohani avait fait l’erreur de reculer face aux députés !

Dimanche 19 août 2018 (28 Mordad 1397), on était le jour anniversaire de l’intervention de l’armée iranienne contre le coup d’État de PM populiste Mossadegh, qui (contrairement à sa légende de nationaliste anti-américain) avec le soutien de Washington contrariait les Anglais au détriment de la stabilité de l’Iran. Les mollahs ennemis du Shah et leurs amis européens partisans d’un Iran faible ont toujours qualifié cette libération du pays de coup d’État anglo-américain en faveur du Shah alors que ces deux États ont toujours été ses ennemis et étaient en guerre entre eux pour le contrôle du pétrole iranien ! Cette fois, il n’y avait rien à ce propos en Occident qui veut peut-être réparer ses torts vis-à-vis des Iraniens pour avoir droit au pétrole iranien. Il n’y avait aussi rien dans les médias en persan des mollahs en raison de l’admiration affirmée des Iraniens pour le Shah depuis plusieurs mois.

Les médias du clergé et de son gouvernement avaient mis en avant le maintien de leur plan de santé pour affirmer que leur régime ne manquait pas d’argent. Leur journal anglophone avait repris ce sujet en parlant du complotisme permanent des Américains contre Iraniens, donc en omettant les accusations habituelles contre les Anglais pour les draguer !

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Les médias des dissidents avaient mis en avant l’isolement des mollahs, les sanctions à venir à leur encontre et leur disposition à accabler leurs collaborateurs financiers pour ne pas reconnaître leur tort et ne pas perdre leurs privilèges ! Les dissidents voulaient déstabiliser les mollahs et encourager les actions à leur encontre !

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Les députés ont reparlé de la corruption de Rohani en l’accusant aussi d’avoir sacrifié les intérêts de l’Iran par l’adoption du nouveau statut de la Caspienne (ce qui est faux) dans l’espoir de récupérer la colère du peuple (sans la fausse opposition) contre les mollahs pour faire pression sur ces derniers. Ils ont aussi reproché à Ali Larijani d’avoir fait un mauvais rapport en faveur des mollahs refusant d’identifier leurs collaborateurs binationaux censés les aider à trouver un deal avec Washington dans leurs intérêts personnels.

Le conseil des Gardiens de la Constitution de la République islamique a riposté à cette double attaque en annonçant de nouveaux critères pour être députés menaçant ces derniers d’être virés de leurs sièges ! Les chefs Pasdaran en danger par la faute du populisme des députés ont profité de cette frappe pour les dévaloriser en les accusant d’avoir voté en faveur du FATF qui est contraire à la charia !

Les députés ne se sont pas laissés démonter et ont riposté avec force en adoptant rapidement la loi empêchant les mollahs de distribuer des pièces d’or soldées à quelques proches privilégiés pour désengorger la panique et faire espérer les autres pour les calmer. Les députés ont aussi évoqué une loi pour interdire le second marché de devises où celles-ci sont vendues 2 à 3 fois plus par les mollahs pour pénaliser les acheteurs.

Ils ont aussi remis sévèrement en cause Rohani en affirmant qu’il avait illégalement accordé des milliards de dollars à 4200 tomans du budget de la santé aux importateurs de médicaments alors qu’ils sont très riches et qu’il aurait fallu réserver ses sommes à la couverture des Iraniens. Ils ont alors affirmé travailler pour la réalisation des objectifs définis par le guide pour empêcher le clergé de le défendre encore avant d’annoncer qu’il serait convoqué au Parlement juste après son ministre des Économies au cours de la semaine prochaine !

Cette guerre ouverte contre le régime pour accéder à ses trésors a évidemment semé la terreur, mais on n’a vu aucune vente à la bourse ou d’achat de dollar en raison des menaces de procès contre les agitateurs financiers. En revanche, les achats de pièces d’or en raison de la suppression des pièces soldées que l’on leur avait promis.

Le gouvernement a dû augmenter le prix de ce produit de 80,000 tomans pour contenir cette vague d’achat. Il a aussi profité de l’absence forcée d’agitation à la bourse pour y injecter 936 milliards de tomans sur les actions les plus faibles et impressionnables et a provoqué une augmentation de 2818 points pour atténuer la crise qu’il vivait par la faute des députés révoltés contre ses décisions.

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Au début de l’après-midi, Bolton a rencontré Netanyahou. Il avait auparavant rencontré son homologue russe pour parler de l’éviction des mollahs de la Syrie. À cette dernière rencontre, le Russe lui avait dit qu’il ne pouvait pas mieux faire et s’était déchargé en quelques sortes du dossier l’invitant à prendre le relais ! Cela ressemblait à un deal : en remerciement du soutien implicite des pétroliers américains pour l’éviction de BP de la Caspienne, Poutine avait offert à Trump une carte blanche pour dégommer les agents du régime en Syrie ! À présent, Bolton allait mettre au point des attaques avec l’aide des Israéliens pour éliminer la présence des mollahs en Syrie ! Les deux hommes ont montré une belle complicité et ont intensifié la panique au sein du régime !

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Le clergé devait rassurer les siens par une démonstration de force. Khamenei a annoncé des changements dans la direction du régime en nommant un nouveau responsable pour la propagande étrangère du régime et un nouveau commandant pour l’armée de l’air des Pasdaran. Il a ainsi mis à l’abri ses bons serviteurs pour leur permettre de fuir si la situation devenait plus grave et a aussi élargi le cercle du pouvoir en intégrant deux serviteurs subordonnés pour s’assurer de leur soutien et faire espérer d’autres qu’ils pouvaient bénéficier de leurs privilèges pour qu’ils fassent aussi le choix de la fidélité au régime ! Il a aussi signalé aux députés qui espèrent intégrer le gouvernement qu’ils devraient le servir pour au lieu de le malmener !

Les députés ont estimé qu’il était plus simple au clergé de les intégrer et que l’absence de la décision montrait leur refus de partager leurs privilèges. Conscients que les mollahs avaient fait deux heureux pour faire espérer des centaines de collaborateurs malheureux, ils ont augmenté le nombre des ayants droit en affirmant que les retraités de la milice pouvaient être réembauchés si le Guide le désirait, provoquant une vague pour empêcher le clergé de continuer son manège ! Ils ont aussi répété leurs griefs contre Rohani pour montrer qu’ils n’allaient pas le lâcher !

Rohani s’est défendu en rendant hommage au bilan de son ministre de l’Économie ! Il a aussi remis en cause l’honnêteté des députés en exigeant la transparence sur leur débat et leur vote, mais cela ne voulait rien dire ! Du fait, il a juste prouvé qu’il attaquait sans avoir d’argument pour intimider ses adversaires.

Dans la soirée, le ministre des AE du régime a accordé un entretien à la CNN pour remettre en cause la fiabilité des États-Unis afin de jeter la faute sur Trump et aider Rohani à se protéger et aussi provoquer une escalade diplomatique utile au régime !

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Mais, Washington a évité cette escalade en ignorant Zarif. En revanche, les miliciens dissidents ont critiqué Zarif pour s’être fait avoir, mis en péril les intérêts du régime, et l’avoir caché pendant deux ans, insinuant qu’il devait aussi être révoqué par les députés pour cette erreur !

Lundi 20 août 2018 (29 Mordad 1397), les médias du clergé et de son gouvernement avaient mis en avant leur intransigeance diplomatique et le manque de transparence du Parlement pour rassurer ses proches ! C’était clairement des slogans qui prouvaient qu’ils n’avaient pas d’argument pour se défendre.

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Parmi les médias des dissidents, Abrar, des jeunes Rafsandjanistes dissidents par opportunisme, avait pris le parti de dénigrer le régime tout entier, car il avait mis en avant les critiques des députés sur Rohani en précisant qu’un très haut responsable de la chambre iranienne de commerce pensait que tout allait très mal, car le régime n’avait jamais eu un seul responsable économique digne de ce nom !

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Mais cette annonce n’était pas la plus mauvaise nouvelle pour le régime. Il y avait une très mauvaise nouvelle en provenance de Washington ! Le ministre des AE de Trump se félicitait que les Talibans aient fait la paix avec le gouvernement afghan et qu’ils soient prêts pour négocier la paix avec l’Amérique. La paix acceptée par les Talibans était très mauvaise pour les mollahs et les chefs Pasdaran, car ils ne pouvaient plus exploiter la guerre en Afghanistan et utiliser les groupes islamistes du réseau Haqqani pour cibler les intérêts américains et européens pour faire peur à leurs ennemis en Occident et empêcher leurs sanctions.

Les mollahs, privés d’un autre moyen de pression sur leurs ennemis, ont alors annoncé un rassemblement de milliers d’Iraniens chez le Guide (dont on n’a vu aucune image) pour dire qu’ils avaient encore des partisans. Le Guide y a affirmé que Trump ne cessait d’organiser des guerres entre les sunnites et les chiites dans la région pour la contrôler !

Les mollahs reprochaient ainsi à Trump ce qu’ils faisaient eux-mêmes et ne pouvaient plus faire pour évacuer le risque d’être accusés par les Talibans. Ils espéraient aussi ruiner ce dernier succès diplomatique de Trump qui allait les isoler totalement dans le monde musulman et de fait, entraîner plus de tensions au sein de leur régime.

Le rassemblement annoncé par les mollahs était bidon et en plus le discours de leur champion n’a pas provoqué de polémique hostile à Trump. Leur échec a accentué la panique de leurs collaborateurs. On a assisté à plus d’achats de pièce d’or et de dollar, sans qu’il y ait de panique à la bourse. Cela signifiait que les gens étaient inquiets, mais sans être désespéré.

Les mollahs ont combattu cette petite ruée vers leurs trésors en augmentant un peu le prix de leur pièce d’or (à 3,841 millions de tomans) et le tarif de leur dollar (à 10,500 tomans). Ils ont profité de l’absence de panique à la bourse pour booster l’indice de 2718 points grâce à davantage d’injection de fonds soit 1192 milliards de tomans sur toutes les entreprises cotées à la bourse de Téhéran.

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Les députés n’ont pas désarmé après la mauvaise nouvelle d’une paix entre Trump et les Talibans. Ils ont continué à harceler Rohani et les mollahs ! Rohani a lâché son ministre de l’Économie en acceptant certaines critiques des députés, insinuant des places dans son gouvernement pour certains d’entre eux afin de les calmer !

Les chefs Pasdaran, mis également en danger par la paix de leurs alliés terroristes avec Trump et par ce remaniement (synonyme de la baisse de leur part des trésors du régime), ont oublié leurs différends avec les mollahs et ont soutenu Rohani. Ils ont aussi accusé les députés de trahison en affirmant que leurs piques contre Rohani et leur demande de remaniement ministériel ressemblaient au coup d’État américain contre Mossadegh (idole des mollahs pour différentes raisons donc le refus de la modernité dans tous les domaines).

Les députés n’ont pas désarmé ! Ils ont affirmé que Rohani avait été trop pressé de sacrifier son ministre pour sauver sa peau, car il savait que son propre dossier été très chargé ! Ils ont aussi augmenté la pression sur lui et sur l’ensemble du clergé au pouvoir en convoquant le ministre de pétrole Zanganeh et en lui faisant avouer que Total avait abandonné le régime et par ailleurs, que le régime surfacturait le gaz aux Iraniens en prétextant des travaux de rénovation qui étaient terminés depuis des années !

Un autre député a penché en faveur de la contre-révolution souhaitée par le peuple en révélant que depuis la révolution le rial avait été dévalué 6600 fois (ce qui donnerait un taux de reconversion de 90,000 tomans pour un seul dollar contre 6,8 tomans sous le Shah). Mais il devait dès lors demander que le dollar soit vendu à ce prix et non à 4200 tomans et a ainsi prouvé qu’il songeait uniquement à son intérêt. L’absence de remarque à ce propos par le reste des gens du régime a aussi révélé leur manque d’intérêt pour l’Iran et l’avenir des Iraniens.

Un autre député a recentré la fronde en évoquant des ponctions sans limites et sans objet de Rohani dans les réserves de la Banque centrale iranienne (BCI) pour signaler que les mollahs ne se privaient jamais de devises pour leurs besoins et pour demander la limitation de ce droit au retrait pour les obliger à le partager !

Un autre a dit qu’il ne pouvait pas croire que Rohani ne soit pas corrompu, car tous les gens qui avaient été accusés de corruption et de détournement sont issus de son entourage !

Le chef du sénat clérical du régime et de son conseil constitutionnel, l’ayatollah Jannati, a craint que les députés fassent des révélations sur le clergé et les a mis en garde en affirmant que la règle d’or des députés était leur neutralité politique ! C’était un contresens, mais il voulait dire qu’il pouvait invalider leur mandat !

Mais les députés ont estimé qu’il ne pouvait le faire sans provoquer une plus grande crise. Ils ont continué leur fronde, en affirmant qu’en marge des négociations sur le nucléaire, Zarif avait obtenu de la carte de résident pour les plus hauts dirigeants du régime, insinuant que ces derniers avaient en échange accepté une révolution de couleur en faveur des pions islamistes de Washington et le sacrifice de tous les serviteurs du régime ! Ils ont aussi nié la possibilité de compter sur la Turquie en révélant qu’Erdogan avait non seulement construit un mur entre l’Iran et son pays, mais en plus il avait construit des digues pour empêcher l’Iran d’accéder à des rivières turques qui arrivent en Iran !

Après cette charge, ils ont annoncé qu’ils allaient convoquer, entendre et révoquer plusieurs ministres de Rohani avant de retirer leur confiance à ce dernier et demander au pouvoir judiciaire de statuer sur ces délits remettant même en cause son immunité ! Ils étaient ainsi prêts à déstabiliser tout le système si ses responsables refusaient de partager leurs trésors, car ce refus les condamne à rester en Iran et payer pour tous les crimes du régime. En résumé, ils étaient prêts à renverser le régime si ces dirigeants refusaient de les sauver !

On avait donc une situation contre-révolutionnaire au sein même du régime. Cela était dû à l’annonce de la paix des Talibans avec les Américains. On pouvait estimer que leur terrorisme en Afghanistan avait une grande valeur pour eux, car leurs autres réseaux terroristes ne sont pas vus comme des moyens décisifs d’intimidation.

L’importance du terrorisme afghan des mollahs indiquait qu’ils avaient envie de l’utiliser en Asie Centrale contre les Russes, les Chinois et les pays riverains de la Caspienne pour assurer leur avenir et qu’ils estimaient que ce seul terrorisme menaçant les intérêts durables de pays cités et de l’Europe pouvait les sauver. Sa perte devait être considérée comme un tournant pour le régime et l’intensification de la panique chez ses responsables.

Les ayatollahs ont refusé le partage de leurs trésors en soutenant Rohani et ont trouvé un accord avec les chefs Pasdaran par la condamnation commune du rassemblement de Feyzieh et la promesse d’arrestation de tous ceux qui menaceraient Rohani !

Rohani alors en conseil des ministres pour des sujets économiques a aussi accordé aux nantis qui reçoivent des dollars à 4200 tomans le droit de ne pas reverser les bénéfices obtenus grâce à la hausse des prix basés sur le dollar à 10,000 tomans, leur faisant cadeau de 238% de bénéfices purs en vendant même leurs produits moins chers que les autres commerçants pénalisés par le dollar cher. Rohani voulait ainsi s’assurer le soutien des affairistes issus du régime et les inciter à cesser leurs agitations. Il voulait montrer qu’il pouvait acheter des soutiens et humilier ses ennemis sous la protection de ses patrons !

Les députés n’ont pas réagi.

Mardi 21 août 2018 (30 Mordad 1397), les médias du clergé et de son gouvernement avaient mis en avant leur condamnation des menaces contre leur président et le discours du Guide sur la croisade anti-musulmans de Trump dans leur média anglais. Ils entendaient intimider leurs ennemis en Iran et provoquer un clash avec les Américains pour trouver des alliés et insinuer que la perte des Talibans ne les condamnait pas ! Leur volonté de provoquer une crise a souligné surtout leur détresse après cette perte.

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Parmi les médias des dissidents, Abrar, des jeunes Rafsandjanistes dissidents par opportunisme, avait mis en avant les cadeaux des mollahs à leurs proches ainsi l’annonce de l’application des sanctions par le président irakien normalement adoubé par les mollahs et le départ de Total. L’un dans l’autre, ces dissidents opportunistes affirmaient que les mollahs avaient pris les mesures de la veille et avaient surtout refusé l’accès au dollar, car ils n’en avaient plus beaucoup et ne voulaient pas partager ce qui reste avec des collaborateurs chargés de simuler une démocratie qui ne leur servaient plus à rien !

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Les mollahs étaient à la veille de la fête de sacrifice, pendant la journée d’Orfeh, et devaient bénéficier d’une grande mobilisation pour des prières publiques à cette occasion à partir de midi, mais il n’y avait aucun signe de mobilisation et aucun appel en ce sens de la part de leurs collaborateurs. Ces derniers ne voulaient pas les aider ou encore ne voulaient pas afficher leur soutien, car ils ne croyaient pas à la survie du régime ou avaient envie de précipiter sa chute !

Les députés ont maintenu leur hostilité à Rohani malgré les menaces du clergé en adoptant des positions pro-peuple en dénonçant la faillite économique du régime en raison de la fermeture de plus 50% des entreprises de l’économie étatique des mollahs et les difficultés des autres entreprises à exister en raison des privilèges accordés par les mollahs à leurs entreprises défaillantes.

Les mollahs étonnés par la hargne de leurs députés et le soutien de leurs dissidents à toutes les menaces contre leur régime ont tenté de provoquer une grande crise régionale en annonçant via Rohani la création d’un avion de chasse à 100% iranien nommé Kowsar, preuve de l’autosuffisance militaire de leur régime et une belle possibilité de se lancer dans une guerre interminable, tout en affirmant leur hostilité à la Russie et en menaçant d’attaquer les alliés régionaux des États-Unis et plus particulièrement Israël pour le détruire totalement ! Rohani a aussi invité les députés à se taire, car les élections étaient finies et ils devaient travailler pour le régime !

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En regardant attentivement les images de Kowsar, nous avons constaté que l’avion qui devait souligner la résilience militaire des mollahs (pour remplacer la perte du soutien des Talibans) ne volait pas et le reportage sur ses capacités était totalement fake ! Par ailleurs, Washington et ses alliés ont traité avec mépris cette tentative pour humilier davantage les mollahs qui ne pouvaient pas mobiliser pour une fête religieuse parmi les leurs et étaient défiés par tous leurs collaborateurs !

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(Cliquez dessus svp sur ces images pour les agrandir)


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Cette propagande ratée de Rohani, ses patrons et les chefs Pasdaran ont complètement déprimé ceux qu’ils avaient dragués la veille ! La panique a été tel qu’ils se sont mis à acheter des dollars et des pièces d’or, mais aussi à vendre des actions pour financer leurs achats !

Au même moment, les Anglais ont annoncé le départ de leur M-AE à Washington pour parler de la menace des Russes, le retrait de Trump de l’accord avec les mollahs, leur opposition à ses sanctions malgré leur totale opposition aux mollahs et leurs menaces ! Cela signifiait qu’ils voulaient négocier pour être présents en Iran dès la chute du régime qui leur semblait proche. Cela signifiait aussi qu’e les Anglais n’avaient pas la capacité de tenir tête à Trump et ne pouvaient être des alliés pour le régime comme l’avaient supposé ses patrons !

La panique interne s’est davantage amplifiée avec la disposition des Anglais à négocier avec les Américains ! Les mollahs et Rohani se sont cachés ! Les députés ont souligné cette fuite symbolique de Rohani – à peine 2 heures après ses slogans militaires - pour insister sur le fait qu’il n’était rien et n’avait aucune capacité et le régime était semblable à celui de Saddam juste avant sa chute !

La panique a continué. Les mollahs ont augmenté les prix de leur dollar et leur pièce d’or, à respectivement 10610 tomas et 3,901 millions de tomans et ont aussi baissé le niveau de leurs injections de fonds à 845 milliards de tomans pour limiter les gains des paniqués et leur pouvoir d’achat de leurs devises et leur or. La bourse a fini avec -161 points. Une petite baisse qui signifiait que l’injection de fonds avait ciblé les actions les plus stables des plus gros actionnaires du régime, car ils étaient parmi les agités, les partisans de la fuite !

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Au cours de l’après-midi, on a vu essentiellement des images de mobilisation dans les mosquées pour la prière d’Orfeh qui obligatoirement doit avoir lieu en dehors des mosquées. Il était évident que les gens du régime avaient boycotté cette prière et le régime n’avait pas pu trouver des collaborateurs pour simuler une mobilisation en sa faveur !

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Ce boycott signifiait que la prière collective et publique de la fête de Sacrifice serait boycottée par les gens du régime et tout le monde verraient l’impopularité du régime et concluraient à une énorme envie de changement dé régime en Iran ! Le clergé a tenté de nier sa faillite en lançant un appel pour une prière collective indoor pour la fête de sacrifice afin d’utiliser des images d’archives et s’inventer une belle mobilisation en sa faveur.

Les députés ont profité de la dérive des mollahs pour annoncer qu’ils allaient questionner le ministre de l’Économie de leur président (Rohani), au début de la semaine à venir puis convoquer ce dernier pour le questionner et remettre en cause sa légitimité les affaires du diriger le régime !

Washington a aussi profité de la déroute du régime pour déprimer ses derniers partisans et intensifier leur panique en affirmant qu’il allait augmenter ses exportations pétrolières pour faciliter leur mise en embargo.

Par ailleurs, les réseaux sociaux Facebook et Twitter ont annoncé les fermetures des comptes de propagandistes du régime, privant les mollahs de tout moyen d’utiliser leurs slogans qui sont leurs derniers missiles et leur dernier moyen terroriste pour se maintenir à flot !

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Les mollahs ont censuré ces annonces par peur d’assister à une nouvelle panique financière pendant la fête de sacrifice et ainsi mettre en valeur leur inexorable déclin.

Mercredi 22 août 2018 (31 Mordad 1397), il n’y avait pas journaux, car la journée était fériée pour la fête de Sacrifice. Les musulmans du monde entier allaient se rencontrer, prier ensemble avant midi, puis acheter des moutons dans des stands montés dans leurs cités pour les égorger selon leur tradition afin de les manger ou en donner à des pauvres pour s’acheter les faveurs d’Allah ! Mais il n’y avait aucune effervescence en Iran. Il y avait des stands de vente de moutons, mais aucun client et aucun rassemblement pour prier !

Les mollahs ont alors eu une autre très mauvaise nouvelle. Merkel a annoncé qu’il n’y aurait aucun paiement en dollar pour les mollahs et aucun accès au réseau interbancaire Swift !

Les mollahs ont censuré la nouvelle qui signifiait la perte de l’accès du régime à ses avoirs bancaires en Europe et ont tenté de rassurer leurs proches en annonçant très tôt que des dizaines de milliers de ses partisans s’étaient réunis pour prier ensemble et écouter le sermon du très agressif ayatollah Ahmad Khatami, le premier adjoint de Jannati.

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Ces images montrant un rassemblement dans une mosquée ne pouvaient pas être celles d’une prière collective pour la fête de Sacrifice. Par ailleurs en raison de la longueur du discours, tout cela ne pouvait pas avoir été réalisé avant 8h30 !

Le discours d’Ahmad Khatami était en revanche intéressant et plein d’indications sur l’état mental des mollahs ! Ahmad Khatami avait rejeté la corruption systématique dénoncée par les députés du régime sans les nommer ! Cette absence de référence aux députés montrait la volonté de nier leur menace !

Ahmad Khatami avait aussi qualifié les critiques sur Rohani de manques de positivité sans faire référence aux dépités en guerre contre le régime pour nier cette guerre et aussi les problèmes, car ils allaient s’intensifier et pousser les députés à flirter avec le peuple et la rupture avec le régime !

Ahmad Khatami avait aussi menacé encore Israël et avait fini son discours en affirmant que Trump voulait négocier, car il se sentait faible face au régime. L’orateur du clergé avait fini son discours par un slogan rassurant pour exonérer ces collègues de passer à l’action ! On avait donc une fausse image forte qui ne pouvait que faire douter les gens du régime !

Les chefs Pasdaran ont tenté de corriger le tir en annonçant que leur avion à 100% iranien (Kowsar) et leur DCA (Bavar 373 / en fait, contrefaçon factice de S-300) qui dépasse les performances des S-300 étaient en production, mais ils n’ont pas montré d’image et n’ont annoncé aucun chiffre et tout le monde a douté de la véracité de leur annonce !

Les mollahs ont alors annoncé le soutien du mollah irakien pro-britannique Hakim en affirmant qu’il avait refusé des sanctions contre l’Irak en raison des relations commerciales entre les deux pays alors que Hakim avait parlé aider les Anglais dans leurs négociations, mais sans défendre le régime.

Au cours de l’après-midi, les mollahs se sont tus au prétexte que la journée était fériée pour éviter les questions des journalistes très enquiquineurs issus des Pasdaran. Ces derniers ont continué à harceler les mollahs par des articles de fond et la publication des nouvelles qu’ils avaient censurés !

Dans la soirée, le niveau de l’anxiété des mollahs et leurs complices a augmenté en raison de la rencontre entre les Anglais et les Américains et la fin de l’opposition des Anglais aux sanctions qui signalait un deal secret entre eux.

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Jeudi 23 août 2018 (1er Shahrivar 1397), il n’y avait pas journaux alors que le calendrier ne mentionnait aucun pont ! Les mollahs avaient décrété un pont pour éviter d’évoquer leur déboire et l’absence de moyen pour riposter !

L’opposition a alors annoncé la poursuite de la grève à Haft-Tappeh. Ils ont aussi annoncé qu’un officier de la police de la route avait été attaqué par un routier en grève devant ses camarades !


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LLes députés ont remis en cause les bilans de 7 ministres de Rohani, exposant les mollahs à des accusations sans fin pour les obliger de leur accorder aussi un droit d’accès aux dollars bon marché du régime !

Les mollahs n’ont pas cédé et ont figé le prix fort de leurs trésors pour limiter leur accès sans pour autant braquer leurs paniqués et de fait mettre en valeur leur situation et leur vulnérabilité.

Les Européens ont alors annoncé qu’ils avaient décidé d’investir 18 millions d’euros dans les PME iraniennes du secteur privé pour aider la République islamique dans le cadre de leur engagement pour le maintien de l’accord de Vienne ! 18 millions d’Euros au lieu des milliards que chacun devait miser en Iran et seraient nécessaire selon les mollahs pour relancer l’économie iranienne ! Il était évident que les Européens ne voulaient rien leur donner ! C’était une sanction terrible !

Les mollahs n’ont pas protesté de peur d’avouer qu’ils s’étaient trompés en misant sur les Européens, pourtant tout avait sans cesse indiqué leur refus d’aider le régime. Les mollahs ont gardé le silence aux prétextes du pont qui n’existait pas ! Les députés se sont gardés de critiquer l’aide européenne, car ils allaient alors souligner la faillite du régime et devaient plaider pour le gel de tous les avoirs en devises du régime et renoncer aux dollars nécessaires à leur fuite.

Au cours de l’après-midi, le silence calculé des uns et des autres a mis l’accent sur l’absence de toute solidarité au sein du régime des mollahs !

Les Français puis les Anglais ont alors confirmé leur refus d’investir sur les mollahs déclinant en annonçant l’arrêt des vols d’Air France et de British Airways à la fin du mois de septembre, car ils ne considéraient plus que la destination puisse rester rentable ! Ils donnaient donc 40 jours de survie aux mollahs ! Peut-être, ils prévoyaient d’accentuer leurs sanctions au même moment pour en finir avec le régime et ne voulaient pas avoir des patrons de leur PME dans les pattes.

Washington ravi par ces annonces a fermé les comptes suspects des mollahs sur Google ! Son nouveau responsable des sanctions anti-mollahs (Brian Hook) s’est aussi opposé à la ridicule aide européenne aux PME du régime pour montrer sa détermination à imposer un embargo absolu aux mollahs ! Par ailleurs, 7 sénateurs républicains ont demandé des sanctions contre les Européens pour accélérer l’expulsion des mollahs du réseau Swift pour accentuer davantage leur isolement ! Les Européens n’ont pas protesté à ces annonces et ont prouvé qu’ils étaient prêts à jouer le jeu ! Ils entendaient en plus humilier davantage les mollahs pour accentuer les tensions au sein de leur régime en difficulté !

Les mollahs n’ont pas parlé par peur d’aggraver leur cas. Les députés ont aussi gardé le silence par peur de devoir demander l’arrêt de distribution des trésors du régime dans l’intérêt de tous ses collaborateurs ! Les mollahs ont cependant nommé un nouveau commandant pour leur marine de guerre pour élargir le cercle de leurs amis et ainsi faire espérer tous les exclus du 1er cercle du pouvoir, dont les députés, pour mettre fin à leur agitation...

Mais ces derniers convaincus de la chute prochaine du régime et la nécessité d’obtenir des dollars pour fuir le pays n’ont pas montré de signes de soumission aux mollahs en renonçant à leurs accusations contre leurs ministres et par leur attitude, ils ont souligné la gravité de la situation du régime !

Vendredi 24 août 2018 (02 Shahrivar 1397), les mollahs devaient présenter leur analyse de la semaine lors de leur sermon de vendredi et indiquer la feuille de route pour la semaine à venir !

La nuit avait été agitée dans plusieurs villes du pays. À Marivan, les manifestants avaient encore pris pour cible les bâtiments gouvernementaux. À présent, les routiers et les Bazaris d’Ispahan avaient annoncé la reprise de leur grève anti-régime !

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Les chefs Pasdaran ont tenté de calmer les députés en affirmant via une analyse que le Guide ne s’était pas opposé à leur initiative, car il avait déjà ordonné la lutte contre la corruption ! Ils pouvaient suivre ses indications ! Mais les députés n’ont pas été dupés par les chefs Pasdaran qui les prenaient pour des enfants pas très sages !

Les mollahs ont tenté de bloquer les députés en se montrant au service du peuple par une invitation à leurs ministres et leurs responsables administratifs d’être à l’écoute des Iraniens et aller à leur rencontre. Ils ont aussi menacé plus violemment les Américains et leurs alliés en promettant de les attaquer en Irak et en Afghanistan pour insinuer qu’ils n’avaient pas perdu leur puissance terroriste dans ces deux pays. Ils ont évidemment menacé aussi de détruire Israël pour persuader leurs collaborateurs qu’ils avaient le soutien des groupes palestiniens anti-israéliens.

Les Américains et leurs alliés ont méprisé ces slogans en raison de l’impuissance des mollahs et la diminution de leur capacité de nuisance dans tous les pays qu’ils avaient cités. Les députés ont aussi méprisé le profil bas des mollahs en refusant tout apaisement dans leur démarche au prétexte qu’il conduirait au développement de la corruption !

Les mollahs ont compris qu’ils allaient vers une semaine difficile avec des procès d’intention contre leurs ministres et leur président Rohani ! Ils ont fait semblant d’être eux aussi engagés contre la corruption en annonçant le début des procès pour deux corrompus notoires, Rahim-Mashaï & Hamedi Bagheri Dormani, des pions de déchu et défunt Rafsandjani, démontrant par leur choix qu’ils n’avaient aucune intention de reculer face à la fronde des députés (qui rappelons le sont seulement trente personnes) et partager leurs trésors avec ce petit monde ! Nous avons été ravis, car leur vénalité allait les exposer à des tensions politiques encore plus fortes et de nouvelles crises financières déstabilisantes.

-Semaine 550 :-
-Système bloqué : Erreur ! Erreur ! Erreur !-

Samedi 25 août 2018 (03 Shahrivar 1397), les médias du clergé et de son gouvernement annonçaient que le monde entier avait été impressionné par le chasseur Kowsar ! Le clergé et son président espéraient rassurer les leurs et s’attribuer des victoires pour atténuer l’agressivité des députés. Dans leur journal anglophone, ils avaient réagi aux 18 millions d’euros d’aide des Européens, en affirmant que cela ne pouvait être le seul cadeau de l’Europe et la menaçaient sur un ton humoristique pour se plaindre sans dévoiler sa déception !

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Parmi les médias des dissidents, Abrar, des jeunes Rafsandjanistes dissidents par opportunisme, affirmait que la Turquie s’était entendue avec la Russie à propos de la Syrie sans prendre en compte des intérêts du régime. Ce journal signalait aussi que la hausse des devises était l’œuvre du régime en raison de son monopole de distribution de devises aux cambistes et aussi parce que ces derniers ont seulement droit à 1% de bénéfice ! Le journal annonçait aussi que les députés allaient entendre le ministre de l’Économie dans 24 heures pour décider de son maintien ou sa révocation !

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Les opposants ont alors annoncé qu’en dehors des diverses grèves en cours, dont celle des usines sucrières de Haft-Tappeh, les habitants de l’ouest du pays étaient très en colère contre le régime et notamment ses miliciens, car ces derniers avaient mis le feu aux forêts de Marivan pour en chasser des opposants qui s’y cachaient et le feu avait fait exploser des restes de roquettes tirés auparavant sur ces forêts et entraîner la mort de 5 gardes forestiers ! Par ailleurs, les routiers avaient commencé la grève annoncée dans tout le pays.






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Les députés ont alors annoncé qu’ils allaient révoquer le ministre de l’Économie des mollahs pour changer tout le team éco du régime qui avait échoué sur tous les plans !

Les mollahs n’ont guère pris la défense de leurs ministres ! Rohani a craint sous la pression des députés enragés, les mollahs soient prêts à le sacrifier pour ne pas partager l’accès à leurs trésors ! Il s’est vite rendu avec ses ministres au mausolée de Khomeiny pour affirmer son attachement à la révolution et au régime islamique pour forcer les mollahs à le soutenir ! Mais il n’a pas eu le soutien espéré. Il a alors dit qu’il comprenait la souffrance du peuple et faisait tout pour le régime et les députés devaient en faire de même et éviter par leurs actions d’aider les ennemis du régime ! Mais il n’a pas eu le soutien qu’il espérait.

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La milice a alors affirmé la soumission au Guide via le commandant Bagheri, chef d’État major des forces armées du régime, mais elle a critiqué Rohani et les membres de la chambre iranienne de commerce de flirter avec les Européens sous la signature du syndicat estudiantin islamiste de BCU. Par ailleurs, via le BCU, la milice a aussi condamné à la création de nouvelles zones de libres-échanges par les députés enragés pour les empêcher de concurrencer ses zones de libres-échanges et les gains importants dans ces zones.

On avait ainsi un régime très divisé ! La situation allait s’empirer avec la guerre ouverte des députés contre le clergé. La divergence entre les intérêts des divers composants du régime a amplifié la panique interne ! Les nantis paniqués (qui sont les membres de la chambre iranienne de commerce) ont augmenté leur achat de devises et de pièces et d’or et se sont même mis à vendre beaucoup des actions pour financer leurs achats et ont fait plonger l’indice boursier (indice de confiance à la survie du régime) ! Ils n’avaient pas confiance que le régime survive avec ses problèmes et ses fractures grandissantes et cela se voyait !

Les mollahs ont évité le conflit et fait preuve de profil bas en figeant le prix de leur pièce d’or Bahar Azadi à 3,451 millions de tomans et en baissant leur dollar de 79 tomans le fixant à 10460 tomans. Ils ont aussi poussé leur injection de fonds jusqu’à 900 milliards de tomans, mais ils ont fini avec un indice en baisse de 567 points.

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Rohani a aussi fait profil bas en affirmant qu’il irait mardi au Parlement avec des réponses à toutes les questions de députés. Mais il a aussitôt organisé une conférence sur le thème de sortie de la crise pour son M-AE pour affirmer qu’il était sur la voie de mettre fin aux problèmes du régime. Mais l’aide minimale des Européens au régime a été sans cesse évoquée par ses invités et Zarif n’a pu les convaincre qu’ils auraient plus d’argent de la part des Européens. La conférence pour trouver des alliés est devenue un forum de discussion sur les échecs du régime et son incapacité à s’en sortir ! Rohani a renoncé a diffuser ses images !

Dimanche 26 août 2018 (04 Shahrivar 1397), vers 2h du matin, la terre avait encore tremblé à Tazeh-abad dans la région de Kermanshâh. Les mollahs, qui sont accusés par les gens de la région de n’avoir rien fait pour les victimes de ses très importants séismes récents, ont vite signalé le fait en précisant que le séisme d’une magnitude de 5,9 sur l’échelle de Richter n’avait fait aucune victime, mais les opposants ont fait état de 2 morts de 157 blessés.

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On avait compris que les mollahs n’avaient aucune envie de dépenser leur argent pour les victimes de ce séisme. À présent, les Anglais avaient repris l’info sur la BBC pour enrager le peuple et déstabiliser les mollahs. Les opposants ont alors fait remarquer qu’avant la révolution, le shah et son épouse l’impératrice Farah étaient toujours rapidement dans les zones endommagées pour rassurer le peuple alors que les mollahs ne l’avaient jamais fait et ne semblaient pas prêts à le faire !

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On ne pouvait pas s’attendre à ce sujet dans les journaux du régime qui ils sont publiés avant 2h du matin. Ils devaient donc relater les événements de la veille ou la révocation programmée du ministre de l’Économie et le risque que le régime soit déstabilisé et plonge dans une nouvelle panique économique et financière.

Les médias du clergé et de son gouvernement ne mentionnaient pas ces faits. On pouvait s’en douter. Ils avaient mis en avant le discours empathique Rohani sur l’unité du régime avec le peuple contre les sanctions. Les mollahs espéraient donc empêcher la révocation de son ministre de l’Économie et ainsi sauver Rohani même s’ils n’osaient pas monter au créneau pour les aider par peur de couler avec eux.

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Les médias des dissidents avaient rappelé le micro investissement des Européens, de l’élimination du dollar dans les échanges avec les 4+1 et des procès du régime contre les corrompus déchus pour rappeler qu’il allait très mal et n’avait aucune vraie solution pour prendre le dessus.

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L’opposition au régime a profité du manque d’empathie des mollahs et avait mobilisé massivement à l’occasion de l’enterrement des 5 victimes de l’incendie provoqué par les mollahs et les chefs Pasdaran à Marivan. Des dizaines de milliers de manifestants réunis ont aussi entonné des slogans très hostiles sans jamais être inquiétés et ceci a prouvé le manque de partisan du régime.




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Les députés ont écouté, critiqué et viré le ministre de l’Économie de Rohani en moins de 30 minutes ! Dans ce processus express pour intimider les mollahs, les députés ont révélé que les mollahs et leurs proches (de la chambre iranienne de commerce) s’étaient accordé 700,000 milliards de tomans (150 milliards de dollars) de prêts via les banques du régime, qu’ils avaient aussi incendié les archives des douanes pour que cacher les qu’ils avaient reçu des devises pour importer des produits, mais n’avaient rien acheté et tout garder pour eux-mêmes. Ils ont aussi accusé les chefs Pasdaran de contrôler le trafic pour les forcer à cesser de s’opposer à leurs zones libres.

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Rohani n’a pas défendu son ministre. Il l’a sacrifié pour éviter de couler plus rapidement que prévu avec lui. Mais il a envoyé son ministre de la Défense vers Assad pour obtenir son soutien ou simuler un rapprochement avec lui pour rassurer ses patrons et ses collaborateurs. N’étant pas sûr du succès de son plan, il n’en a pas parlé. En attendant ce succès, son silence et la défaite subie pouvaient provoquer des ventes massives d’actions à la bourse et résulter un krach susceptible de souligner son incompétence.

Rohani a empêché net les ventes massives d’actions en annonçant 230% de bénéfice dans la journée aux actionnaires des entreprises des secteurs pétrochimie, industrie et mines, c’est-à-dire aux actionnaires des principales entreprises de la bourse, grâce à une mesure adoptée la veille permettant à ces entreprises de fixer les prix des matières premières qu’ils produisent sur la base du dollar cher du marché libre !

En gros, les actionnaires de ces secteurs allaient dépouiller les PME qui ont besoin de leurs produits. Le succès de Rohani a prouvé que les gens du régime étaient focalisés sur leur propre gain à très court terme ! Cela signifiait que ces gens étaient désespérés et la crise n’était pas éradiquée, mais seulement reportée !

En parallèle avec cette mesure tactiquement et économiquement discutables, Rohani a profité du gel passager des activités boursières qu’il avait occasionnées pour booster l’indice et l’augmenter de 2239 points en injectant 1089 milliards de tomans de fonds de manière régulière tout au long de la matinée boursière. Il a aussi joué la carte de l’apaisement en maintenant fixe le prix de la pièce d’or du régime et en augmentant le dollar de seulement 100 tomans sur le marché libre.

Entre temps, l’envoyé de Rohani est arrivé à Damas pour rencontrer Assad et prétendre qu’il accordait son soutien au régime ! Le Syrien l’a vite reçu sans aucun et a signé un accord de principe de caractère civil pour la reconstruction de la Syrie pour l’empêcher de l’entraîner dans une dérive contraire à son deal avec Trump.

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Rohani a alors oublié cette initiative syrienne ratée et a envoyé son 1er adjoint Jahangiri au Parlement pour annoncer un bon budget d’aide aux victimes du séisme de la veille, mettant la honte aux députés qui n’avaient pas parlé de cette catastrophe !

Rohani a ainsi empêché la crise souhaitée par les députés pour obtenir le droit d’accéder aux dollars bon marché ! Ces derniers dépités par leur échec ont tenté de provoquer cette crise en reprenant les critiques sur le bilan du ministre révoqué, mais ils n’y sont pas parvenus à concurrencer les 230% de bénéfices qui obsédaient les nantis désespérés du régime ! Ils ont fini par se taire !

Rohani n’a pas polémiqué sur l’insuccès des députés de peur de les inciter à remettre en cause sa mesure très discutable de libérer les prix de produits de base et contribuer au développement.déjà galopant de l’inflation en Iran.

Les mollahs ont aussi gardé le silence qu’il savourait comme la preuve de la défaite de leurs députés enragés. Mais ce silence savoureux pour les mollahs et pour leur pion Rohani a été brisé par la chute d’un chasseur F5 de l’armée de l’air des Pasdaran et la mort du pilote en raison de la défection de son siège éjectable (rénové par le régime).

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Les mollahs ont nié la chute de l’avion et la mort du pilote Fattahi, car ce mort est la preuve de l’inefficacité de leur industrie militaire ! Ils ont parlé d’un atterrissage difficile qui n’avait fait aucune victime ! Mais ils ont changé leur avis après la publication de la photo ci-dessus. Ils ont cependant zappé la raison de la chute de l’avion et de la mort de son pilote et ont aussi oublié de rendre hommage à ce dernier.

Mais le prince Reza Pahlavi qui est pilote miliaire a été formé sur les F5 a exprimé sa douleur à propos de la disparition de ce pilote avant de préciser que sa mort était due à la vétusté des F5 que les mollahs auraient dû remplacer depuis longtemps. Les mollahs qui ont mis l’Iran en ruine en raison de leur incompatibilité avec le monde ont encore cessé de parler.

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Au début de l’après-midi, Aziz Jaafari, le commandant en chef des Pasdaran, s’est mis en avant dans une conférence à Kermanshâh en son honneur, officiellement organisée par ses étudiants de BCU, pour dire qu’il pouvait aller là où ça chauffe et qu’il pouvait jouer un rôle politique à la place de Rohani. Mais peu de gens sont venus à sa conférence. Dans son discours, il a insisté sur la résilience du régime en invitant ses jeunes invités à tenir bon ! Visiblement, il espérait encore et malgré son impopularité, jouer un rôle politique au sein du régime.

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Au même moment, l’Arabie Saoudite a accusé les mollahs d’être à l’origine de tirs de missiles contre leurs positions ! On a compris que le commandant des Pasdaran avait commandé l’attaque en parallèle avec l’affirmation de ses ambitions pour aider son ascension. Rohani menacé par l’accusation de terrorisme des Saoudiens et les ambitions du patron de leurs miliciens a appelé l’émir du Qatar qui se dit opposé aux Saoudiens pour solliciter son soutien et affirmer qu’il était le meilleur leader politique pour le régime, mais l’émir du Qatar n’a pas pris position en sa faveur.

Rohani a continué dans la méthode discutable en organisant une conférence sur les intérêts du nouveau statut de la Caspienne où deux intervenants ont justifié les clauses du statut pour aider le régime à se réconcilier avec les Russes et une autre nommée Elaheh Koolayi (avec un foulard Hermes qui équivaut à un mois de salaire moyen en Iran) a tenté de séduire les autres signataires de l’accord en affirmant que l’intérêt du régime était de renoncer à exploiter les gisements d’hydrocarbures de la Caspienne et le lit du lac pour le transit de leurs produits et seulement leur proposer des tubes de transit via le sol iranien !

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Ces propositions outrageusement discutables de Rohani n’ont pas plu à ses interlocuteurs, car elles allaient les opposer alors qu’ils entendent unir leur force pour peser sur le marché pétrolier face à des géants comme BP. Rohani n’a pas pu récolter les soutiens qu’il espérait !

Il a conclu cette journée pleine d’échecs et de manœuvres discutables en annonçant que son ministre de la Défense, le milicien Hatami, avait obtenu le soutien d’Assad alors qu’il n’en était rien. Personne au sein du régime n’a salué cette alliance inexistante. Il a compris qu’il allait manquer d’allié au sein du régime !

Lundi 27 août 2018 (05 Shahrivar 1397), le journal IRAN, porte-parole du gouvernement déplorait l’action du Parlement contre la stabilité économique du régime ! Rohani, qui avait tout raté, avait oublié le profil bas et choisi l’offensive pour contenir ses adversaires. Le clergé avait adopté une position neutre vis-à-vis la révocation du ministre de l’Économie de Rohani, il était donc mécontent de Rohani, mais il avait utilisé sa fausse nouvelle de soutien d’Assad pour provoquer Trump.

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Parmi les médias des dissidents, Javan des cadres miliciens en rupture affirmait que les faux procès des mollahs contre les ripoux du passé et la guerre des députés contre Rohani étaient deux preuves de la faillite du régime !

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Les médias des dissidents ont aussi rapporté deux autres défaites du régime : Ali Larijani avait envoyé le député Boroujerdi en Chine (pour arracher une critique des sanctions américaines à un député chinois) et il n’y était pas parvenu ! Rohani avait tenté la même chose avec l’ex-mae Kharrazi en Allemagne et avait aussi échoué !

Les députés ont réaffirmé leur hostilité à Rohani qui avait cumulé les échecs pour lui montrer que sa posture menaçante ne leur faisait pas peur ! Ils ont dit qu’il serait entendu et avant de se retrouver face au pouvoir judiciaire, insinuant que tout était joué, qu’il ne pourrait pas espérait un nouveau délai pour réparer ses dégâts, pour le forcer à leur accorder l’accès au dollar de ses patrons afin d’obtenir un arrangement !

Ali Larijani qui a toujours soutenu les mollahs contre les députés dont il est censé être le président a fait un pas en direction de ces derniers par un soutien de son beau-frère Motahari !

Les mollahs se sont inquiétés. Via le comité de direction de leur sénat, l’Assemblée des Experts, ils ont annoncé l’organisation d’une table ronde avec Rohani et les frères Larijani (qui dirigent les pouvoirs législatif et judiciaire) pour retenir Ali Larijani et aussi rappeler qu’ils avaient besoin de Rohani ! Mais ils donnaient aussi raison aux députés en évoquant la nécessité de consulter ses rivaux pour définir une nouvelle politique économique.

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Rohani, qui n’avait pas eu un franc soutien de la part des mollahs, avait besoin de presque une fatwa de ses patrons pour bloquer ses ennemis et non d’une déclaration légitimant leur action ! Il a refusé catégoriquement cette légitimité accordée à ses ennemis en déclinant l’invitation au prétexte qu’il n’avait pas le temps pour se placer au-dessus de la mêlée !

Les mollahs n’ont pas réagi à cette réponse tout à fait inattendue ! Les affairistes ont en revanche paniqué les affairistes du régime. Ils ont repris leurs achats de devises et de pièces d’or tout en évitant attendant les bénéfices promis la veille par Rohani ! Ce dernier a aussi profité de cette attente en continuant ses largesses avec l’injection 297 millions de tomans à la bourse pour booster l’indice (à 1726 points) et s’acheter des soutiens. Mais évidemment pas un affairiste n’a pris le risque de le défendre !

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Rohani a tenté de simuler un succès en appelant Macron pour se plaindre de la lenteur des démarches européennes contre les sanctions de Trump. Mais le président français lui a répondu qu’il devait mettre fin aux ambitions militaires et aux ingérences régionales du régime au Yémen et en Syrie s’il voulait échapper à ces sanctions, puis il a communiqué le contenu de la conversation à la presse pour lui mettre la pression !

Rohani, largué et en difficulté à la veille de sa mise en examen, a nié ce dernier échec en affirmant qu’il avait mis la pression à Macron pour laisser supposer un deal sans aucune contrepartie désobligeante pour le régime !

Étant donné que son annonce pouvait se révéler comme étant un mensonge, Rohani a sollicité le soutien des Chefs Pasdaran pour faire une diversion. Les chefs Pasdaran ont alors demandé un salon à Rohani pour le 10e anniversaire du festival de rire intégriste de la milice estudiantine, Doctor Salam (Bonjour Docteur). Il a refusé. Ils ont dénoncé une injustice. Ensemble ils ont simulé une dissidence bis dans le cadre de la fausse opposition du régime !

Mais aucun des groupes intéressés par la rupture avec le régime n’a cru à cette histoire et n’a donné la parole aux humoristes du régime qui voulaient intégrer la contestation pour la ridiculiser. Pour qu’ils soient pris en compte, ils devaient se moquer du régime. Ils ne l’ont pas fait et ont d’eux-mêmes cessé de s’agiter.

Rohani s’est retrouvé sans le bénéfice d’une fausse affaire à al veille de sa confrontation avec les députés déterminés à le renverser s’il refusait à faire baisser le prix du dollar en supprimant le second marché des devises.

Les cadres miliciens de l’agence FARS qui sont en rupture avec les mollahs ont alors repris une célèbre formule de Khomeiny qui avait demandé un référendum contre le Shah en supposant que les générations d’avant avaient admis sa légitimité, en affirmant que certains pensent le régime ne peut pas nier les oppositions à son encontre en se référant au référendum qui avait instauré la fin de la royauté. Implicitement, ils se disaient en faveur du rétablissement de la royauté que le peuple exige à travers ses slogans.

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À la veille d’un conflit motivé par l’instabilité du régime, ses cadres miliciens dissidents rappelaient aux partis en guerre qu’ils étaient en train de se battre pour un régime condamné. Ils espéraient intensifier leur désespoir pour les pousser à ne faire preuve d’aucune souplesse et ainsi provoquer une plus grande crise interne !

Mardi 28 août 2018 (06 Shahrivar 1397), les médias du clergé et de son gouvernement affirmaient que Rohani allait se rendre au Parlement pour faire un rapport au peuple ! Ils cherchaient à positiver la situation ! Leurs titres étaient la preuve qu’ils redoutaient cette rencontre ! Dans leur média anglophone, les mollahs évoquaient leur plainte contre Trump à la Cour internationale de justice. Ils espéraient provoquer une escalade avec ce sujet pour cacher la mise en examen de leur pion qui pouvait se terminer par la perte de leur mainmise exclusive sur le destin de leur régime ! Les mollahs et leur pion s’estimaient donc potentiellement menacés et avaient du mal à le dissimuler.

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Parmi les médias des dissidents, Abrar, des jeunes Rafsandjanistes dissidents par opportunisme, se réjouissait que Rohani se trouvait face à un véritable barrage de questions. Ces dissidents du régime avaient aussi donné la parole au cinéaste Mehrjouyi, auteur du film Cercle Mina, qui avait dénoncé l’apparition d’une mafia de sang à l’époque du Shah et le cinéaste précisait qu’il avait eu des problèmes à l’époque de la part du haut responsable de la banque iranienne du sang, mais le Shah lui-même avait pris son parti et le film qui avait permis d’éliminer cette mafia et le film avait aussi été aidé par le Shah grâce à sa diffusion au festival d’art de Chiraz. Ces dissidents cherchaient aussi à encourager l’opposition au régime pour mettre la pression aux mollahs et les députés qui les défiaient pour obtenir plus d’argent d’eux et les pousser à une lutte à mort !

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Les opposants ont alors annoncé des grèves notamment ceux des usines de sucres Haft-Tappeh et d’acier d’Ahwaz (deux entreprises importantes de la région pétrolière et très anti-mollahs de Khouzestan où tous les habitants s’étaient récemment révoltés en raison de la pénurie d’eau dans leur région provoquée par la vente des eaux de leur région par les mollahs aux Irakiens pour obtenir leur soutien à l’OPEP).


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Rohani est arrivé très tôt au Parlement avec tous ses ministres et muni un livret de 47 pages qu’il avait déjà fait parvenir aux députés et qui selon lui contenait les réponses à toutes leurs questions. Il a pris la parole pour expliquer sa démarche qui montrait sa bonne foi, mais il a également accusé les Parlementaires de servir les ennemis du régime, car les questions sur sa gestion avaient apparu après les agitations de l’an dernier qui était un complot étranger ! Cependant après ces graves accusations de complicité avec les ennemis du régime, il leur a aussi tendu la main en promettant de tenir compte de leur avis pour éviter un verdict négatif !

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Mais les députés n’ont pas cédé, car sa remarque sur le début de leur fronde n’était pas fondée : ils n’avaient jamais pris la partie des manifestants contre le régime et il ne pouvait pas utiliser l’argument pour les obliger à coopérer. En fait, ils avaient attaqué sa gestion après qu’il ait augmenté le dollar pour contenir la panique provoquée par des manifestations et ils n’avaient en aucun cas pris de partie en faveur des manifestations et leurs slogans anti-régime ! Il ne pouvait par ailleurs pas les contraindre à se taire grâce à son livret, car il était aussi une compilation de ce qu’il a dit au cours des années passées et non des réponses détaillées sur les questions posées.

Les députés ont pris son livret et l’ont utilisé contre lui en affirmant que les chiffres de la création d’emplois qui y étaient cités étaient contradictoires. Ils ont aussi critiqué le maintien des sanctions et lui ont reproché ses efforts pour adhérer au FATF et d’obtenir la fin des sanctions afin d’affirmer sa victoire sans prendre en compte que cette adhésion augmenterait les sanctions et mettrait en danger tous les responsables du régime !

Ils ont aussi rejeté le fait que le dollar augmentait par la faute des cambistes et l’ont rendu responsable du fait qu’il avait permis ces transactions en autorisant un marché parallèle. Ils ont aussi remis en cause sa faible disposition à privatiser les biens du régime (biens confisqués aux riches entrepreneurs d’avant la révolution) pour relancer l’économie iranienne et enfin. Enfin, ils lui ont aussi reproché d’avoir manqué de rigueur et avoir accepté une mauvaise répartition de la Caspienne sans préciser ce qu’ils voulaient à ce propos.

Les 2 premiers points (chômage et FATF) étaient des vrais critiques. Le 3e point à propos de sa responsabilité pour la hausse du dollar était leur argument pour le priver de prétexte pour réduire le prix du dollar en jetant la faute sur d’autres personnes. Le 4e point sur les privatisations pouvait être interprété comme une demande d’un plus grand partage des trésors des mollahs pour forcer ces derniers à leur accorder des dollars bon marché !

Enfin, par la dénonciation de la convention sur la Caspienne que les mollahs souhaitent pour provoquer une crise bénéfique pour leur régime, les députés signalaient à ces derniers qu’ils ne voulaient pas les trahir et allaient même les servir bien mieux que Rohani sans passer par l’option de la fausse révolution de couleur qui pourrait provoquer une situation révolutionnaire incontrôlable. Ils espéraient obtenir le soutien des mollahs ou du moins éviter leur opposition à sa chute !

Après cette charge codée, ils ont fait mine d’aller vers le peuple en se focalisant sur les critiques de la gestion économique de Rohani en déclarant que ses réponses n’avaient pas été satisfaisantes à propos du chômage, de la mauvaise gestion du prix des devises, de la récession et du trafic des biens qui pénalisent lourdement l’économie iranienne. Ils ont continué leur charge en demandant le transfert de son dossier devant la justice du régime pour qu’il soit vraisemblablement accusé de corruption et devoir alors former un nouveau gouvernement avec eux ou d’appliquer leur programme et leur permettre d’accéder aux trésors du régime !

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Les nantis du régime n’ont pas aimé cette charge qui pouvait obliger Rohani à virer ses ministres et provoquer une situation encore plus instable et enfin offrir les trésors qu’ils visent aux députés à un taux très bas. Ils ont augmenté leur achat de devises et de pièces d’or avant qu’ils ne disparaissent dans les poches des députés et se sont mis à vendre leurs actions pour financer ces achats. La bourse a chuté de 3543 unités malgré presque 900 milliards de tomans de fonds injectés. Tout le monde était concerné par la peur de la chute du gouvernement Rohani malgré ses échecs.

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Les mollahs sont restés impassibles, car ils ne veulent pas partager leurs dollars et ils pouvaient être accusés de complicité avec Rohani qui était accusé de tous les problèmes du régime. Ils ne savaient pas qui choisir ! Ali Larijani et ses complices à la tête du Parlement ont volé au secours des mollahs en affirmant que le règlement ne permettait pas le transfert de Rohani vers le pouvoir judiciaire (détenu également par le clan Larijani), car le président n’avait pas été accusé d’enfreindre la loi et la mauvaise gestion des affaires économiques n’était pas synonyme d’un manquement aux lois du régime. Mais cet argument était faux, car Rohani avait enfreint la loi de la privatisation des biens du régime ou encore la loi de la lutte contre le trafic qui avait aussi été exigée par le Guide.

Rohani a profité de ce soutien indirect pour augmenter le prix de dollar jusqu’à 100,900 tomans afin de contenir les achats qui menaçaient ses patrons pour récupérer leur soutien, mais aussi pour humilier les députés qui avaient échoué si près du but pour les démoraliser et les inciter à abandonner la partie !

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Les députés ont riposté en annonçant 5 questions au ministre de pétrole Zanganeh qui sous la direction de Rohani avait mis au point des contrats pour solder les gisements iraniens à très bas prix pour obtenir le soutien des 4+1, mais n’a jamais pu obtenir ce soutien malgré des contrats de plus en plus avantageux pour les pays étrangers et désavantageux et ruinant pour le régime le régime !

Les mollahs ont eu peur d’être accusés de mauvaise gestion et devoir renoncer à leur mainmise absolue et incontrôlable sur les affaires de leur régime. Ils sont encore restés silencieux. Rohani a fait appel à Ali Larijani pour une réunion sur ses succès à propos de la Caspienne et les relations d’affaires avec les dirigeants des pays riverains de la Caspienne pour draguer ces derniers. Larijani qui avait été utilisé par Rohani l’a surpris en critiquant avant de le soutenir, mais in fine, cette initiative houleuse n’a rien apporté aux deux hommes, car les pays sollicités n’ont pas pris la défense du régime !

Les miliciens dissidents de l’agence Fars ont alors pris la partie de l’agitation en demandant l’avis d’un haut responsable de la chambre iranienne de commerce sur la réponse de Rohani sur le dollar et l’argument que sa crise était due aux cambistes et aux acheteurs. Ce responsable a mis hors cause les acheteurs et les achats en affirmant que les cambistes avaient droit à 1% de bénéfices et le régime était responsable du prix à 99% ! Soutenus par cet argument de choc, les députés ont annoncé de nouvelles actions contre d’autres ministres de Rohani !

Au même moment, les Américains ont mis une plus grande pression psychologique aux mollahs en annonçant un rendez-vous avec les Israéliens pour coordonner l’application des sanctions contre les mollahs.

Dans la foulée, les Anglais (malmenés par les alliés pétroliers de Trump) ont tenté de revaloriser leur rôle dans la guerre psychologique de ce dernier contre les mollahs en révélant que la France inquiète par les problèmes financiers et internes du régime avait demandé à ses diplomates et hommes d’affaires d’éviter tout voyage non nécessaire en Iran.

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L’annonce qui devait bouleverser Trump ne l’a pas poussé à remercier les Anglais, mais elle a bouleversé et bien démoralisé les mollahs. Ils l’ont censurée, car elle laissait supposer qu’ils n’avaient aucune chance de survie et celle-ci allait diminuer davantage par leur faute de ne pouvoir mettre fin aux querelles au sein de leur en partageant leurs trésors avec leurs subalternes paniqués.

Mercredi 29 août 2018 (07 Shahrivar 1397), le journal du gouvernement annonçait l’échec du complot contre le régime ! Rohani annonçait donc sa victoire pour obtenir le soutien de ses patrons. Mais ce n’était pas gagné, car dans Tehran Times, le clergé affirmait que Rohani n’avait pas convaincu se montrant prêt à le lâcher pour ne pas couler avec lui. On ne pouvait que tabler sur une nouvelle panique avec le conflit d’intérêt entre les mollahs et le premier pion !

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Parmi les médias des dissidents, Abrar, des jeunes Rafsandjanistes dissidents par opportunisme, avaient mis en avant les promesses de coopération de Rohani et le refus des députés pour dire que le régime n’avait plus aucun argument financier plausible pour garder ses amis et ses ennemis auprès de lui !

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L’agence Fars des miliciens dissidents a alors insisté sur la faillite diplomatique du régime en rapportant que Lavrov, le ministre des AE de la Russie, était en Arabie Saoudite et avait affiché son soutien à lutte saoudienne contre le terrorisme (contre les mollahs) et avait annoncé la visite prochaine de Poutine en Arabie Saoudite.

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Le clergé craignant une grosse crise après ces mauvaises nouvelles a alors salué la participation positive du Parlement par l’intermédiaire du Guide en présence de Rohani et ses ministres. Il a continué ses éloges en appelant le gouvernement à travailler mieux pour répondre aux critiques sur sa gestion. Le clergé entendait neutraliser la fronde et continuer à préserver son pion au pouvoir tout en le critiquant aussi pour ne pas couler par sa faute ou devoir intervenir pour lui demander de renoncer à la mesure nécessaire d’augmentation de dollar.

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Les députés ont riposté par une posture pro-peuple et ont parlé de la mise en examen du ministre de l’Éducation (qui n’a rien fait pour les écoles ou la titularisation de centaines de milliers d’instituteurs en colère) pour continuer la possibilité de frôler l’opposition pour obtenir leur accès aux trésors du régime à un taux très bas !

Les députés ont aussi dit qu’ils allaient questionner Zarif à propos des Green-cards qu’il a obtenues d’Obama pour négocier une fausse révolution de couleur (aujourd’hui déprogrammée par Trump) pour l’accuser de trahison et mieux déstabiliser son patron Rohani. Ils ont aussi annoncé une procédure de retrait de leur confiance au ministre de l’Éducation (qui est accusé de grave détournement d’argent en faveur des mollahs) !

En supposant un nouvel échec en terme de pression sur les mollahs, ils ont aussi annoncé une loi pour créer 8 zones de libres-échanges (98 villes) pour obtenir les dollars qu’ils souhaitent sans passer par les mollahs et aussi pour s’allier les gouverneurs miliciens de ces villes à qui la direction de la milice ne donne pas autant qu’ils voudraient afin d’obtenir leur soutien pour défier ces derniers et les mollahs !

Ils ont aussi gagné un certain soutien de la part des nantis qui ont besoin d’une plus grande porosité des frontières pour sortir leurs avoirs du pays. La vente d’action a diminué. Rohani énervé par le soutien des affairistes aux députés a relevé encore un peu le taux du dollar pour accuser les nantis de spéculation contraire à l’intérêt du régime afin de les menacer de saisie de leurs avoirs.

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Rohani a aussi envoyé son M-AE Zarif en Turquie en proposant une alliance à Erdogan pour contrer l’alliance russo-saoudienne qui sera un frein à ses ambitions et en échange d’obtenir son opposition aux sanctions américaines et récolter des dollars nécessaires au régime, mais Erdogan n’a rien accordé aux mollahs et a démontré qu’il espérait un deal avec Trump pour sortir d’une crise qui ne peut pas l’aider ou qu’il espérait un deal avec Poutine.

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Zarif est reparti alors vers le Pakistan pour proposer sans doute du gaz très bon marché à son nouveau président dans l’espoir de récolter des dollars ! Les Pakistanais n’ont pas salué la visite et l’ont voué à un échec certain !

Les chefs Pasdaran, défiés par leurs subalternes et par les députés, ont parlé de la peur des Américains lors de leur passage dans le détroit d’Ormuz et de la supériorité de leur DCA pour dire qu’ils avaient les moyens de les attaquer afin de provoquer une escalade régionale et obtenir des soutiens au régime et se placer au-dessus de Zarif, mais aucun des pays concernés par la menace n’a réagi à la menace. Les chefs Pasdaran ont lâché l’affaire pour ne pas être ridiculisés... davantage.

Jeudi 30 août 2018 (08 Shahrivar 1397), il n’y avait pas de journaux, car il s’agissait d’un jour férié pour la fête chiite de Ghadir, le nom d’un lieu dit où Mahomet aurait nommé son gendre Ali comme son successeur en dehors de la tradition (sunna). Le régime devait mobiliser en ce jour, mais il n’y avait aucune mobilisation pour cette fête de naissance du chiisme, ce qui soulignait le mépris du peuple pour l’islam et la peur des responsables d’afficher leur intérêt pour l’islam !

Zarif était au Pakistan et il n’y avait aucune déclaration en sa faveur. On pouvait supposer que les Pakistanais n’avaient pas accepté son offre.

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Rohani a alors coupé l’eau qu’il offre aux Irakiens pour les forcer à aider le régime ! Mais l’actuel PM irakien pro-mollahs Ebadi ne l’a pas fait par peur d’être à nouveau accusé de corruption par le mollah chiite Moqtada Sadr (qui roule depuis 2/3 ans pour Washington et a gagné les dernières législatives avec le programme anti-mollahs) et devenir la cible de ses très nombreux partisans et de ses très nombreux alliés politiques. Moqtada a en revanche profité de la passivité d’Ebadi de montée de la colère populaire contre les mollahs pour ordonner l’attaque de leur consulat à Bassora pour commencer leur expulsion d’Irak !

Les mollahs n’ont pas parlé de l’attaque, car elle dévoilait qu’ils n’avaient aucun réseau de miliciens pour contrôler l’Irak et ne pouvaient le déstabiliser par leur commandant Soleimani pour alimenter des foyers de tensions en Syrie ou pour assurer la fuite de leur convoi vers des destinations inconnues ! L’attaque soulignait leur total isolement dans la région et pouvait engendrer une nouvelle grande panique et une nouvelle bagarre pour l’accès à leurs trésors.

Les chefs Pasdaran n’ont pas osé menacer les attaquants. Rohani leur a accordé la salle pour leur festival de l’humour pour faire faire oublier leurs échecs communs.

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Ali Larijani est alors parti à Qom pour rencontrer plusieurs ayatollahs et affirmer son soutien au régime en appuyant l’existence du second marché des devises pour rehausser son rôle au sein du régime, mais il n’a pas eu les éloges qu’il espérait, ce qui signifiait que les mollahs préféraient garder leur pion Rohani !

Les députés ont cessé d’attaquer Rohani par peur de provoquer une crise contraire à leurs intérêts. Ils se sont réunis pour former une délégation pour aller discuter avec les Européens, se montrant prêts à accepter des concessions sans préciser lesquelles ! Les mollahs ont apprécié ce geste bénéfique à leur régime et leur pion.

Mais la France a alors rappelé les conditions de Trump, la fin du programme balistique du régime et de ses ingérences régionales. Les députés n’ont rien dit, car ils n’ont guère la possibilité de décider quoi que ce soit au sein du régime !

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Trump a aussi rappelé qu’il était le vrai décideur pour toute négociation en déclarant dans un entretien avec Bloomberg qu’avant son élection à la présidence des États-Unis, il pensait que les mollahs allaient dominer la région, mais grâce à ses sanctions et leurs problèmes internes, ils étaient sur le point de chuter et pouvaient sous peu capituler et demander à négocier (les conditions de leur départ de pouvoir).

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Les mollahs n’ont pas suivi son conseil. Les partisans de Moqtada Sadr ont continué à attaquer le consulat des mollahs à Bassora détruisant leur légende de puissance pour les contraindre à plier [1]. Les mollahs ont gardé l’attaque secrète et ont redoublé d’efforts au Pakistan en parlant de leur coopération contre le terrorisme en Afghanistan (c’est-à-dire de la fin de leur terrorisme en Afghanistan) pour obtenir le soutien diplomatique et économique de ce pays, mais les Pakistanais n’ont pas parlé en faveur du régime. On a compris que les mollahs ne s’étaient pas engagés à faire de vraies concessions dans le domaine du terrorisme !

Vendredi 31 août 2018 (09 Shahrivar 1397), les mollahs devaient présenter leur analyse de la semaine et des dernières 24 heures lors de leur sermon de vendredi et indiquer la feuille de route pour la semaine à venir !

Les Anglais se sont invités en première ligne du grand jeu contre les mollahs en annonçant l’arrivée du n°2 de leur diplomatie Alistair Burt en Iran pour parler des ingérences du régime dans la région et aussi de la libération de la journaliste irano-anglaise Zagheri retenue en otage par les mollahs. Ils espéraient s’imposer en intermédiaire pour obtenir des contrats dans la région pour leur rôle positif et pour faire libérer leur otage. Les mollahs ont prétendu que les Anglais venaient pour les aider afin de profiter de leur médiation diplomatique et mercantile ! Les Anglais ont puni les mollahs en noircissant leur image en Irak par l’affirmation qu’ils avaient distribué des missiles à leurs agents au sein de la milice irakienne Hachd Al-Chaabi pour défendre leurs intérêts et déstabiliser ce pays !

Les mollahs n’ont pas annulé la visite, car ils avaient besoin de la médiation anglaise pour gagner du temps. Par ailleurs, dans leur sermon, ils ont aussi joué l’apaisement au sein du régime en reproduisant le discours du Guide qui s’était félicité de la force critique des députés tout en les invitant à cesser leurs critiques et d’aider Rohani pour aider le régime, confirmant à nouveau leur soutien à ce dernier !

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Les députés ont vu dans ce discours très complaisant à leur encontre la preuve que les mollahs étaient affaiblis et qu’ils voulaient aussi gagner du temps pour tenter une action ou leur propre médiation via les Anglais !

Les députés ont affirmé par très peu de voix ont qu’ils allaient trouver des moyens pour débloquer le transfert du dossier Rohani vers le pouvoir judiciaire. Ils ont aussi confirmé leur volonté de retirer leur confiance au ministre de l’Éducation (qui est accusé de grave détournement d’argent en faveur des mollahs) !

Les mollahs n’ont rien dit ! Les députés n’en ont pas profité pour surenchérir. On a compris qu’ils se montraient prêts à marchander avec les mollahs ! Les mollahs n’ont pas réagi. Les députés n’ont pas surenchéri. Visiblement, ils ne voulaient pas aller jusqu’au bout de leur démarche, sans doute par peur de ne rien gagner. Ils voulaient faire partie du plan des mollahs qui devait être très fort (soit une très grosse provocation ou à l’inverse un grand geste d’apaisement).

Dans la soirée, le porte-parole du ministère des AE du régime a démenti les envoies d’armes aux Hachd Al-Chaabi et a nié tout soutien au terrorisme. Puis Zarif a démenti les propos de Trump sur le déclin du régime et sa disposition à capituler, mais il n’a pas tenu des propos menaçants pour affirmer la puissance du régime ! Il a seulement dit que Trump était très seul au monde, car la majorité des activistes de Twitter étaient contre lui. Les mollahs dépités par l’échec de leurs provocations avaient opté pour une attitude apaisée pour améliorer leur image. Ils voulaient se faire pardonner pour obtenir un sursis ! Trump étant fermé à ce genre d’approche, ils espéraient le soutien des Anglais pour entraîner les autres grandes puissances dans ce jeu.

Mais personne n’a salué leur apaisement du côté des 4+1. Ils ont compris qu’ils devaient faire de vraies concessions, mais on n’en a vu aucune. Visiblement, ils ne voulaient pas baisser leur garde et renoncer à ce qu’il reste de capacité de nuisance dans la région (notamment au Yémen), ils ne voulaient certainement pas baisser leur garde sur le plan politique en accordant des droits aux Iraniens.

Notre crainte qu’ils puissent sauver leur peau ou retarder leur chute s’est envolée. Les mollahs n’arrivaient pas à changer, ils ne pouvaient que simuler des changements et de fait décevoir leurs collaborateurs et envenimer les relations avec leurs interlocuteurs à l’étranger !

Résumé et conclusions. Depuis près d’un mois, après l’entente entre Trump et Poutine et le début de nouvelles sanctions, les collaborateurs d’affaires du régime avaient conclu que leur fin était proche et s’étaient mis à acheter des dollars pour pouvoir fuir. Rohani, le prion des mollahs, avait augmenté le taux du dollar pour permettre à ses patrons de préserver leurs dollars et aussi empêcher la fuite de leurs serviteurs ! Les députés, lésés par cette mesure se sont alors mis à attaquer et déstabiliser Rohani pur le forcer à leur accorder des dollars à bas prix.

Les mollahs, sérieusement bousculés par ces attaques, avaient tenté de rebondir en aidant les Anglais à garder leur mainmise sur le pétrole de la Caspienne, mais ils avaient échoué. Les Anglais les avaient accusés d’avoir trahi les Iraniens et de fait, leur situation s’est aggravée et les tensions avec leurs députés se sont intensifiées.

Au même moment, l’assassinat d’un chef Pasdaran devant son domicile au lendemain de fonction le jour même de sa nomination pour la répression des contestations dans l’ouest du pays avait démontré que les agents des renseignements du régime étaient du côté du peuple !

Les mollahs effrayés avaient alors tenté de mobiliser leur fausse opposition pour diluer la contestation et aussi pour remettre en cause l’accord sur la Caspienne afin de bénéficier du soutien des Anglais. Ils avaient échoué, mais ils avaient inquiété leurs amis miliciens qui les avaient menacés de mort.

La semaine dernière, dans ce contexte très empoisonné pour les mollahs, Trump les avait privés de leur réseau terroriste en Asie Centrale grâce à une proposition de paix aux Talibans . Les mollahs et les chefs Pasdaran en danger s’étaient associés pour annoncer par Rohani une très grosse puissance de feu et menacer tous les alliés régionaux des États-Unis, mais ils avaient encore échoué. Leurs députés, pressés d’accéder au dollar à un bas prix, avaient menacé les mollahs de leur confiance à 7 ministres de Rohani !

Les mollahs avaient continué à menacer tout le monde pour réussir avant de perdre leur monopole de pouvoir et leur attitude avait entraîné l’intensification des sanctions par les États-Unis et par l’Europe notamment leur exclusion du réseau interbancaire Swift indispensable pour recevoir les paiements pour les rares barils qu’ils arrivent à écouler, ce qui avait convaincu les députés d’aller au bout de leur fronde.

Cette semaine, les mollahs sévèrement menacés par leurs députés avaient opté pour l’apaisement avec les 4+1, mais ils avaient échoué . Ils ont alors simulé un rapprochement avec Assad pour ruiner ses relations naissantes avec Trump et déstabiliser la Syrie à leur avantage, mais ils n’y sont pas parvenus.

Les députés ont retiré leur confiance au ministre de l’Économie de Rohani puis ils ont mis en cause ce dernier. Les mollahs ont cessé de soutenir clairement Rohani pour ne pas couler avec lui . Ce dernier a refusé leur invitation d’aller à l’Assemblée sénatoriale des Experts (le conseil d’administration du régime pour parler de la situation). Ali Larijani a volé au secours des mollahs dans son propre intérêt en affirmant que le règlement du Parlement ne permettait pas le transfert de Rohani vers le pouvoir judiciaire. Les mollahs et Rohani sauvé par Ali Larijani ne lui ont même pas dit merci pour ne pas devoir le rémunérer davantage ! Les députés ont riposté en menaçant le ministre de pétrole de Rohani ! Ali Larijani n’a pas bloqué cette charge !

Au même moment, les Russes ont sanctionné les mollahs en se rapprochant des Saoudiens. Les Français ont demandé à leurs diplomates et leurs citoyens d’éviter des contacts avec les mollahs !

Les députés ont annoncé qu’il allait continuer leur offensive contre Rohani en retirant leur confiance au ministre de l’Éducation accusé de détournement des fonds au profit des mollahs ! N’étant pas sûrs que leur démarche puisse leur obtenir les dollars bon marché qu’ils convoitent ils ont aussi annoncé une loi pour créer des zones de libres-échanges dans de nombreuses villes pour s’assurer des revenus en dollars et obtenir le soutien des gouverneurs de ces villes pour défier les hauts responsables du régime ! Ali Larijani initialement opposé à ce projet l’a accepté !

Rohani très en danger et en froid avec ses patrons a essayé d’obtenir le soutien d’Erdogan, mais il n’y est pas arrivé. Il a provoqué les Irakiens pour les obliger à l’aide, mais il a récolté une guerre contre la présence du régime en Irak.

Les députés ont cessé d’attaquer les mollahs, car cela pouvait nuire à leur propre intérêt. Ils ont formé une délégation pour discuter avec les Européens ! Trump a refusé l’idée d’un tel dialogue et sans la moindre concession de la part des mollahs. Ces derniers ont continué leur faux apaisement sans rien obtenir de qui que ce soit.

En conclusion, pour résumer la situation, il y a peu le régime s’est retrouvé condamné à la suite d’un événement international exceptionnel (l’entente Trump-Poutine). Ses dirigeants-bandits ont craint pour leur pouvoir et aussi pour leur fortune et par leur mépris de leurs collaborateurs, ils ont provoqué leur révolte. Surpris par la vigueur de cette révolte, ils ont pris des risques pour provoquer Trump ou les 4+1 et ont déclenché de nouvelles sanctions contre leur régime !

Les tensions internes se sont alors intensifiées au point que l’on a assisté à de nombreux changements d’alliances au sein du régime qui ont affecté et affaibli les acteurs de ces changements déroutants.

In fine, les mollahs et leurs collaborateurs agités se sont unis par nécessité en raison de l’échec de la dernière provocation des mollahs en Irak., mais cette unité ne peut tenir sans un programme commun et les mollahs et leurs associés forcés ne peuvent en avoir, car ils doivent fuir dans des directions opposées pour avoir une chance de survivre à la chute estimée imminente de leur régime.

[1Dans la première édition de cet article publié le 12 septembre 2018, en raison de publication d’un article en persan sur la semaine suivante, nous avions commis une erreur en évoquant un événement de la semaine suivante : l’incendie du consulat du régime en Irak par les partisans de Moqtada Sadr. Nous avons supprimé cette erreur le dimanche 16 septembre 2018. Vous saurez les événement qui l’ont provoqué et ses conséquences terribles pour les mollahs dans notre prochain article.