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Iran : La semaine en images n°145
28.11.2010

Cette semaine, le régime devait célébrer l’anniversaire de Ghadir Khom, événement au cours duquel Mahomet a nommé son gendre Ali comme son successeur, événement que l’on peut qualifier de fondateur du Chiisme. Le régime devait également organiser l’anniversaire de la création de la milice Bassidj inventée par Khomeiny en 1979 deux jours après la fête religieuse de Ghadir Khom. Or, cette année, le peuple iranien a massivement boycotté le Ramadan et les jeunes miliciens du Bassidj ont pris leur distance avec le régime depuis deux ans et boycottent ses manifestations. Le régime était donc devant un double défi. Les deux évènements étaient des fiascos prévisibles. Le régime a passé la semaine à mentir ou à faire diversion pour dissimuler les deux boycotts qui font état d’un rejet de l’islam et aussi de son manque de troupes pour se défendre contre un nouveau soulèvement.



un contexte explosif et des enjeux très importants | Depuis plusieurs mois, nous vous parlons de la rupture entre le régime et ses jeunes bassidjis qui au sein des bataillons Achoura et Al Zahra étaient chargés de la répression des émeutes. Nous avons vu et signalé cette rupture dans cette même rubrique plusieurs mois avant que le régime ne désarme les bataillons anti-émeutes de cette milice en décembre 2009.

Cette rupture est arrivée parce que les jeunes miliciens chargés de veiller à la sécurité des villes ont constaté que les mollahs, les commandants des pasdarans et leurs familles n’étaient pas touchés par les mesures de rigueur instaurées par le régime pour habituer le peuple à consommer peu afin de neutraliser les effets des sanctions. Les seuls touchés étaient les gens de la classe moyenne qui vivaient déjà sous le seuil de pauvreté. Ces jeunes issus des milieux modestes se sont sentis trahis et n’ont eu aucun remord à refuser de charger la foule pendant le soulèvement de l’été 2009. On a signalé que les miliciens avaient soit déposé leurs armes, soit déserté avec leurs armes de service.

Le régime avait alors fait intervenir les agents chevronnés des services secrets pour mater le soulèvement, mais la rupture des jeunes bassidjis le mettait très mal à l’aise pour une raison dont on ne parle jamais. En effet, les jeunes engagés dans cette milice viennent tous des écoles publiques (pas gratuites, mais peu coûteuses). Les autres envoient leurs enfants dans les écoles privées. La raison est qu’en connaissant la condition des familles qui y inscrivent leurs enfants, le régime a placé le cours de maniement des armes au centre de l’enseignement de ces écoles pour les transformer en lieux de formation militaire et d’échec scolaire permanent afin de mettre les jeunes des milieux modestes devant le non-choix de s’engager dans la milice pour échapper à la pauvreté, au chômage. Il s’assurait l’engagement d’un personnel qualifié et économiquement dépendant qui jouait le jeu en se montrant fidèle au régime et à son idéologie. Tout s’est effondré quand le régime a gelé les salaires et a donné libre cours à la hausse des prix pour baisser de force la consommation. Il a tué la seule motivation de ses troupes de miliciens fidèles, sorte de CRS armés de Kalachnikov et dotés de pouvoirs étendus. Il y a eu rupture. Ces jeunes, qui savaient démonter et remonter toutes les armes à feu utilisées en Iran, sont passés dans le camp de ses ennemis. Dès lors, ceux qui étaient restés, mais boycottaient les manifestations du régime, sont devenus plus dangereux que les déserteurs armés car ceux-là étaient autorisés à s’approcher des dirigeants. Il est devenu nécessaire d’éliminer la menace : le régime a annoncé le démantèlement des bataillons anti-émeutes le 1er décembre dernier après le boycott de l’anniversaire de la fondation de la milice par les jeunes miliciens.

On peut parler de la fin de la milice Bassidj car si cette milice compte des gens de tout âge, sa force était l’engagement des jeunes qui assuraient la sécurité des villes et des lieux du pouvoir. Le régime a éliminé une menace réelle, mais il s’est retrouvé du jour au lendemain sans aucune protection. Il a alors commencé à diffuser des récits de comportements islamistes et sadiques des bassidjis pour prétendre qu’il les avait toujours à ses côtés. Il pouvait aussi les diaboliser afin que le peuple ne puisse pas les considérer comme des éléments amis. Cette publicité a toujours été diffusée par le Mouvement Vert, la fausse opposition interne qui espérait gagner la confiance des Iraniens pour les attirer dans la rue sous sa bannière.

Cette publicité mensongère s’est heurtée à la réalité à deux occasions : la grève des Bazaris qui a paralysé la vie économique et les manifestations officielles. Chacun a alors vu que les Bassidjis n’étaient pas au rendez-vous. La date la plus importante a été la Journée de Qods pendant laquelle le régime doit montrer la fidélité de ses troupes à « l’idéal de détruire Israël pour libérer Jérusalem et l’offrir aux musulmans ». Il n’y a eu personne dans la rue : ni les miliciens, les Pasdaran (qui se disent que le sort des bassidjis les attend), ni même les mollahs non politisés. Le régime a uniquement pu réunir environ 3000 personnes, principalement des vieillards et des femmes. L’absence totale de mobilisation des alliés idéologiques du régime a été une libération. La semaine suivante les gens ont déserté les prières de fin de Ramadan sans craindre de poursuites car celles-ci doivent être mises en œuvre par les Bassidjis.

On a alors assisté à une diminution permanente du taux de participation des derniers fidèles au régime au point que ce dernier s’est retourné vers es milliers d’Afghans qui vivent en Iran et constituent 80% de la main d’œuvre dans le secteur du bâtiment. Le régime les a réunis à Qom en compagnies des élèves en théologie étrangers plus des vieillards dans le besoin en affirmant que des dizaines de milliers de Bassidjis avaient accueilli le guide pour l’assurer le leur soutien en cas d’un nouveau soulèvement ! Les images étaient déformées pour étirer les surfaces, mais les rassemblements pendant ce voyage du guide à Qom avaient tous eu lieu dans des espaces qui ne pouvaient même pas contenir 4000 personnes. On a eu une confirmation de cette falsification car une semaine plus tard au moment de la fête du sacrifice, il n’y a eu aucune mobilisation populaire.

L’effondrement interne du régime est devenu encore plus visible quand pour l’anniversaire de la prise d’otages de l’ambassade américaine, une journée normalement réservée au déploiement des lycéens destinés à la milice, il n’y a eu aucune marche triomphale, mais un petit rassemblement sans aucun lycéen !

Avec ce passif, le régime était doublement sous pression cette semaine car il devait organiser la fête de Ghadir Khom et aussi l’anniversaire de la création de la milice Bassidj. Fidèle aux habitudes prises cette année de rupture avec le Bassidj, il y a une semaine, il a annoncé une marche triomphale de 110,000 bassidjis à Téhéran pour inaugurer une semaine de manœuvres policières capables de briser tout élan contre-révolutionnaire. Il a ainsi intimidé le peuple. Nous étions certains que le régime bluffait et nous nous demandions par quel moyen, il allait donner l’illusion de 110,000 féroces soldats alors qu’il n’a plus ni le soutien des (ex) jeunes bassidjis, ni celui des Pasdaran trentenaires.

Gestion des images | Nous sommes à présents fixés. C’est plutôt ingénieux : le régime a d’abord prétendu longtemps à l’avance qu’il avait 110,000 jeunes miliciens ultra fanatisés. Ses médias, mais aussi les médias du Mouvement Vert ont bombardé le peuple de commentaires triomphalistes ou effrayés sur ce rassemblement.

En début de cette semaine, le régime a sorti son joker : il a annoncé la fermeture de toutes les institutions, écoles et administrations et même le Bazar en raison d’une pollution monstrueuse à Téhéran qui pourrait provoquer des syncopes. Il a invité le peuple à rester chez lui. La manifestation des 110,000 jeunes miliciens ultra fanatisés a été annulée à Téhéran et délocalisée ailleurs dans un lieu non précisé donc impossible de se préparer pour aller constater de visu ! Le jour venu, le rassemblement a eu lieu dans une étendue désertique dont le nom n’a pas été donné dans les médias, mais il s’agit des environs de Qom. Nous avons les photos et nous vous expliquerons les illusions d’optiques utilisées par le régime. Mais reprenons les choses dans l’ordre chronologique.

Dimanche | Le régime n’avait pas encore détecté de pic de pollution. Pour surprendre la population qui l’attendait au tournant, il a commencé la semaine avec le rappel du rassemblement de 110,000 jeunes miliciens ultra fanatisés et des activités normales pour une république islamique sereine. Cette sérénité a été affichée par l’organisation de la Journée mondiale de la philosophie. On sent quand même une certaine tension chez Mahmoud alors qu’il doit être ravi.
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Lundi | Le régime a eu les premiers indices sur l’échec de la journée du Bassidj au travers de deux évènements ratés. Tout d’abord, le rassemblement en hommage à l’appel lancé par Khomeiny pour le dixième anniversaire du Bassidj a mobilisé très peu de gens ce qui évoque un boycott des Pasdaran qui sont censés être fidèles au régime. Les visages sont bien tristes.
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Le second ratage a été la faible mobilisation des commandants du Bassidj pour l’invitation lancée par Ali Larijani, le possible futur patron du régime.
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Après ces deux échecs de mobilisation des troupes fidèles, dans l’après-midi, le régime a sorti son joker de la pollution à Téhéran, non seulement en prévision à l’échec de la mobilisation pour la journée de Bassidj, mais aussi pour un fiasco prévisible pour la commémoration de la plus grande fête du chiisme, le Ghadir, d’autant plus que cette commémoration doit durer trois jours.
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Mardi | Le régime avait vu juste : mardi, la mobilisation a été le zéro absolu pour la célébration de Ghadir. Les médias du régime ont zappé les photo-reportages pour cet événement à l’exception du Club des Journalistes, agence de communication des Pasdaran, qui a évoqué une foule immense à Machad en diffusant uniquement des images des illuminations du mausolée de Reza.

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Mercredi | Il n’y a eu aucune mobilisation populaire pour la célébration de Ghadir. De fait, le régime a été aux abonnés absents. Mais il a tenté de reconquérir du terrain en expédiant Ahmadinejad dans la ville très pieuse de Zanjan. Hélas pour lui et les mollahs, peu de gens se sont déplacés.
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Il y a peu de monde, mais nous soupçonnons une mobilisation plus faible car les photos manquent de cohérence. Ainsi, chez une autre agence de presse, sur la première photo, on voit une barrière et à sa droite des femmes remuant des petits drapeaux qui n’existent pas sur une autre photo de la même agence.
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Il y a vraisemblablement eu uniquement le petit groupe vu sur la première image ci-dessous, d’où l’expression de Mahmoud.
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Jeudi : le jour J | Le mot Bassidj veut dire la mobilisation. Le régime a évoqué une mobilisation massive de 110,000 miliciens ultra fanatisés pour coller à la définition et générer une vive polémique pour occuper le terrain médiatique et faire oublier le boycott humiliant de Ghadir. Les médias ont diffusé ces deux photos d’un océan de miliciens à perte de vue.
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Nous ne nous sommes pas contentés de ces deux images (diffusées avec différentes signatures) et avons visionné toutes les images surtout les très grandes photos que l’on peut télécharger sur le site de Khamenei. Vous pouvez cliquer sur ces photos pour les agrandir afin de mieux apprécier le sujet. Dans la série, nous avons trouvé une vue panoramique qui montre une foule disposée sur une bande et non un océan de manifestants.
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Ceci veut dire qu’il y avait deux foules : une en bas des collines et l’autre sur les collines. Ceux d’en haut sont environ 1000 personnes sur les collines : en fait des acteurs qui reconstituaient la transmission du pouvoir vers Ali.

Pour déterminer les dimensions du terrain occupé par la foule d’en bas, nous sommes partis de la photo de la tribune officielle. Sur de nombreuses photos diffusées dans la presse, cette tribune paraît immense, mais encore une fois, une vue rapprochée extraite du site de Khamenei révèle qu’elle a des dimensions plus modestes.
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On dirait que la tribune fait 6 mètres de large. Du fait de cette estimation, le terrain occupé par la foule est long de 120 mètres et large de 30 à 40 mètres.
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Nous avons là une superficie de 3,600 à 4,800 m2 qui n’est pas remplie à 100% : ce qui évoque un rassemblement d’environ 3300 à 4500 personnes. La composition de la foule est aussi intéressante.
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On y voit des hommes de trente à quarante ans, des vieux, des très vieux, des femmes d’âge moyen et aussi des ouvriers qui sont venus avec leur casque de chantier. Ces gens n’expriment pas la joie d’une milice victorieuse. On peut dire que le régime a encore réuni ses réserves de 3000 figurants inexpressifs plus 1000 hommes plus jeunes liés au régime qui réalisent l’étendue de l’effondrement du régime.

Indépendamment du nombre vu et des visages sur les photos officielles extraites du site de Khamenei, tous les médias du régime et surtout les médias du Mouvement Vert ont évoqué la présence de 110,000 miliciens jeunes ultra fanatisés !

Le chiffre de 110,000 n’est pas un hasard : selon les récits, c’est le nombre de musulmans qui ont accepté le choix d’Ali comme successeur de Mahomet. C’est aussi un chiffre effrayant car par exemple la France compte 14,000 CRS (qui en plus ne sont pas comparables à ce que doit être le Bassidji). Le régime a ainsi choisi la fourchette haute pour donner l’illusion de la capacité de contenir tout soulèvement. Au passage, il a lancé une polémique qui lui a permis de zapper l’absence des manœuvres policières promises.

Le régime avait aussi prévu un autre rassemblement à Tabriz avec la présence d’Ali Larijani. Sur la banderole derrière l’orateur, on peut lire : Manœuvres pour renouvellement de vœux de fidélité au Guide. Elles n’ont pas eu lieu car la mobilisation a été si insignifiante -au mieux 1000 vieux- que le régime a préféré ne rien communiquer sur ce rassemblement.
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La journée du Bassidj pèsera lourdement sur l’avenir du régime car ses derniers fidèles ont réalisé leur isolement.

Vendredi | Le régime a touché le fond ce jeudi. Mais sa chute a continué le dernier jour de la semaine iranienne vendredi, avec une baisse de fréquentation de la traditionnelle Prière de Vendredi : le club des amis (bazaris) du régime. Ce dernier a fait appel aux gradés pour remplir ce demi-terrain de foot et a demandé des effets spéciaux au Club des Journalistes pour cacher l’étendue de son échec de mobilisation et aussi la mine défaite des participants.
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Ce samedi, le régime a commencé la semaine avec une mission impossible : organiser des évènements spectaculaires avec la participation des Bassidjis !

Rien de plus simple : il a de nouveau décrété un pic de pollution pour toute la semaine pour tenir le peuple à l’écart. Vous remarquerez que l’employé ne porte pas de masque.
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En l’absence des témoins gênants, le régime a annoncé le début des olympiades des Bassidjis et aussi une manœuvre de leur force d’intervention aérienne légère sur Téhéran ! C’est à pleurer de rire. Remarquez aussi que le ciel est bleu, ce qui contredit le pic de pollution.

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Pour détourner les attentions, le régime s’est lancé dans des diversions médiatiques : un détournement d’avion vers la Syrie (!) et l’annonce du démarrage de Bouchehr. Prévoyant cette situation ingérable de la semaine du Bassidj, il savait qu’il lui fallait du lourd pour déplacer le centre des intérêts médiatiques : le régime avait pris le soin d’inviter Saad Hariri en Iran. Ce dernier est arrivé ce samedi dans une zone visiblement épargnée par la pollution. Le régime joue la sérénité ou la provocation pour limiter les dégâts alors que la partie semble toucher à sa fin. La tension est visible sur le visage du premier adjoint d’Ahmadinejad.
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