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Iran : 2 petites histoires tristes
12.01.2007

Selon F. Ommi, le directeur du programme général de la diminution de la pollution de l’air à Téhéran, les statistiques de la Banque mondiale révèlent que la pollution de l’air de cette ville a causé 7 milliards de dollars de dépenses publiques en 2001 et 8 milliards en 2004.



F. Ommi attribue 89% de la pollution de l’air à Téhéran à la circulation automobile et pense que le programme qu’il dirige n’a aucune efficacité car elle est uniquement basée sur un retrait des véhicules vétustes et pollueurs. D’après les chiffres officiels, 10 000 minibus et 40 000 motos seraient concernés par cette mesure. Selon ce responsable mécontent, il faudrait réduire le volume des véhicules en circulation à Téhéran. Selon lui cette ville a une capacité d’un million de véhicules et en reçoit quotidiennement 3 millions.

Mais là encore même dans ce pseudo exercice de sincérité et de coup de gueule, le responsable du régime ment et tente de minimiser la portée réelle de la pollution de l’air à Téhéran. En réalité, les habitants de Téhéran respirent l’air le plus pollué au monde !

En 2006, Téhéran a été accrédité d’un indice international (pour les comportements écologiques) estimé à 1,31. C’est une très mauvaise notation qui place l’Iran à la 117ème place sur 133. Car en réalité, cette ville reçoit quotidiennement 6 millions de véhicules -soit 6 fois le seuil autorisé-, et le nombre des véhicules vétustes et pollueurs serait de 1,3 à 3 millions. Au cours de l’année dernière, durant 200 jours, la pollution a été telle que la visibilité était de moins de 500 mètres.

Selon des chiffres officiels (à multiplier par 2 –ndlr), la pollution de l’air de Téhéran et les émissions du Monoxyde de Carbone sont à l’origine d’une progression de 15% des cas de malaises cardiovasculaires (>120 cas quotidiens aux urgences) et d’une progression de 12% des troubles respiratoires (>60 cas quotidiens aux urgences).

Au cours des 10 mois de l’année iranienne écoulée, plus de 3600 personnes sont mortes des suites de ces malaises dus à la pollution de l’air ce qui correspond à un mort toutes les deux heures.

Récemment, Géo a été à Téhéran (et non pas comme c’est écrit en Iran). Géo et ses journalistes ont ramené de belles images de cette ville, images où sont absents la pollution, les pauvres, les prostitués et les toxicos.

Ces jours-ci sur le net, Google Video propose des images crève-cœur de la vie des toxicos et des putains de Shiraz. Ceux-là, Géo les ignore et Delphine Minoui n’en parle jamais. Les Iraniens meurent dans l’indifférence d’une certaine presse française qui préfère publier des articles qui effacent les méfaits de ce régime pollueur. Ces journalistes préfèrent les bons hôtels de Téhéran, les soirées des gominés au nez refait, pour nous concocter des reportages qui relativisent la situation des droits de l’homme en Iran.

Et après toutes ces preuves de lâcheté, cette femme sans scrupule qu’est Delphine Minoui a le toupet de se moquer des journalistes indépendants iraniens. Nous avons également le plus grand mépris pour ceux qui lui ont donné le Prix Albert Londres.

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