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Iran : Le sang coule encore
04.12.2019

Les mollahs affirment qu’ils ont durement maté le soulèvement du peuple iranien (contre leur régime et aussi en faveur du prince Reza Pahlavi) en arrêtant les meneurs et en provoquant un bain de sang. Mais, l’internet reste coupéé en Iran, les infos sont manipulées et il n’y a pratiquement aucune image des rues iraniennes dans la presse du régime. De plus, le régime a menti en affirmant qu’il avait mobilisé des millions de gens en sa faveur. Pour notre part, le régime a subi un soulèvement proche d’une guerre civile. Les Iraniens ont subi des pertes, bien moins de ce que le régime affirme via ces faux opposant, mais les Iraniens n’ont pas perdu leur foi dans la nécessité de lutter contre le régime et continuent à le malmener de manière de plus en plus violente. Voici la preuve en vidéos et en photos.



Il y a une semaine, les mollahs étaient en réelle difficulté en Iran. On en avait la preuve par des images : l’incendie de 720 banques qui ont entrainé la perte de leurs réserves d’argent, l’incendie des milliers de pompes à essence qui ont réduit leur mobilité et celle de leurs sbires, l’incendie de 18 écoles du clergé qui ont brulé des milliers de corans pour marquer le rejet de l’Islam par les Iraniens et aussi l’incendie de leurs bureaux de renseignements qui ont détruit les dossiers susceptibles de les aider à contenir leurs opposants.

Cela n’était pas possible sans la rupture d’une grande partie des miliciens de base et de leurs officiers supérieurs et sans doute a été coordonné grâce à la rupture du chef du contre-espionnage du régime il y a deux mois.

Aujourd’hui, on entend le régime se pavaner alors qu’il a perdu des atouts financiers et tactiques, mais aussi des hommes, car plusieurs commandants ont tué par des officiers rebelles ou lors des combats qui ont eu lieu dans quelque 200 villes du pays.

Les Iraniens ont aussi subi des pertes. Certains surenchérissent les chiffres avancés par les mollahs pour intimider le peuple, afin de les utiliser contre eux et inciter les États européens à cesser leur soutien aux mollahs dans l’espoir de leur soutier leurs derniers dollars. Mais selon notre estimation, ce sont les mollahs qui ont eu les plus grosses pertes, car ils ont perdu leur aura d’invincibilité, leur légitimité, des biens irremplaçables, des hommes aux combats et ont aussi perdu des fidèles qui les laissent dans la frayeur d’une seconde vague.

© IRAN-RESIST.ORG

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La preuve est que les Bazaris du pays ont appelé à une grève générale au ocurs des deux premiers jours de cette semaine (samedi et dimanche en Iran) sans que le régime puisse les obliger à rouvrir. On a vu les images de cette grève à Téhéran, à Tabriz, à Mashad, dans la région du Kurdistan et la région Sistan-&-Baloutchistan.

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On n’a vu aucune image des bazars de Chiraz, Ispahan et les villes du sud du pays. On ne voit d’ailleurs aucune image de ces villes et on peut supposer que les habitants ont encore le contrôle de leurs villes, mais le régime cache ces pertes grâce à la suspension des communications.

Cependant, les habitants ne peuvent pas savoir ce qu’il y a ailleurs (dans les villes proches) et créer une coalition car ils ne peuvent pas quitter leur ville afin de ne pas perdre leur contrôle et sont de facto bloqués par nécessité, en état de siège par le blocus du net et de facto fragilisés par leurs doutes. Le régime a perdu certains territoires, mais espère les reprendre à l’usure en isolant ses ennemis.
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En dehors de Chiraz et d’Ispahan, le port de Mah-shahr, principal port pétrolier et commercial du régime, est sans doute dans cette situation, car on a de nombreuses images montrant la prise de la ville par les habitants et l’arrêt de toute circulation vers le port et sa zone industrielle et par ailleurs, le régime affirme le contraire en annonçant avoir massacré des centaines de personnes dans la zone des marécages environnants le port (Neyzar) et apporte comme preuve une vidéo où l’on voit surtout deux de ses jeeps armées prises sous le feu des gens couchés dans ces marécages.

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D’autres preuves que le régime n’a pas le contrôle de certaines zones nous sont parvenues aujourd’hui : des combats dans le sud du pays à Shadegan, en réponse aux morts annoncés à Mah-shahr, ont conduit à la mort d’un officier de la police de cette ville !

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Par ailleurs, les patriotes en guerre contre le régime ont annoncé l’assassinat de plusieurs officiers pro-régime à Mah-shahr et aussi à Chiraz et ailleurs... (ce que les mollahs n’ont pas démenti).




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Enfin, un milicien officier de l’armée du régime a annoncé la création d’une force anti-régime composée des officiers rebelles et ce groupe a commencé la diffusion des photos des collègues miliciens, restés fidèles au régime (3 dernières photos), en demandant leur neutralisation !

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En conclusion et sur la base de ces éléments, nous pensons qu’après la première vague qui a démoli les défenses logistiques du régime, le régime tente de se défendre par la désinformation, mais la lutte anti-régime continue. Depuis peu, et ce n’est pas anodin, il y a plusieurs appels à tous ceux qui ont mis les mollahs en difficultés à quitter leurs villes et fuser vers Téhéran. Cela veut dire que nos compatriotes en lutte contre le régime ont conscience qu’ils ne serrent à rien de rester dans des villes conquises, mais qu’il leur faut aller en avant, mais il n’est pas simple de coordonner une telle offensive sans aucune communication.

La situation semble bloqué. Il faut à présent que Trump qui dit soutenir les Iraniens offre un accès gratuit et illimité à internet à tous les Iraniens pour leur permettre de se lancer dans l’aventure de la prise Téhéran. Il faudra aussi que les Européens renoncent aux cadeaux des mollahs et n’entravent pas cet accès au net.

Mais sans ces aides, la situation ne restera pas définitivement bloquée car la lutte continue et le régime, qui a perdu beaucoup de forces et de réserves tactiques ainsi que son aura d’invincibilité, n’est plus en mesure de se défendre réellement. Par ailleurs, il y a l’hiver, ainsi que de nombreux anniversaires qui raviveront le souvenir de l’Iran heureux des Pahlavi et sa chute par la faute de la sanglante révolution islamique des mollahs et la nécessité d’en finir pour avoir à nouveau un avenir.