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Iran : Infos contradictoires sur le transfert des réserves d'Europe 21.01.2006 La confusion régnait en Iran au sujet d’un transfert de réserves en devises iraniennes d’Europe vers les pays d’Asie du Sud-Est, le vice-président de la Banque centrale ayant démenti samedi un tel transfert évoqué par son supérieur. Le président de la Banque centrale Ebrahim Sheybani, cité vendredi par les agences de presse iraniennes, a déclaré en réponse à une question sur un transfert des réserves en devises vers l’Asie du Sud-Est : « Nous transférons nos réserves de tous les secteurs, notamment les réserves provenant de recettes pétrolières … ». Le régime des mollahs prétend que l’Iran a eu 42 milliards de dollars de rentrées pétrolières en 2005 et que le pays disposent de 36 milliards de dollars de devises dans les banques étrangères !
Ceci est faux. Les mollahs déboursent 11 milliards de $ pour acheter de l’essence et leurs exportations pétrolières leur rapportent bien moins que les 39 (ou 42) milliards de $ annoncés : les revenus annoncés correspondent à la production « vendue au prix du marché ». – Or, les mollahs vendent le brut Iranien en Buy-Back : c’est-à-dire à un prix inférieur à celui du marché. Ce prix est de 8 à 15 $ maximum. En remplaçant le prix officiel par les prix Buy-Back, on arrive à des revenus sensiblement équivalents à 12 ou 13 milliards de $ ! Non seulement, le régime des mollahs n’a pas des avoirs important en Europe, mais il est très endetté auprès des banques étrangères. L’annonce de la Banque Centrale Iranienne avait un objectif diplomatique. Elle est du même ordre que la menace pétrolière. Un embargo sur les produits pétroliers iraniens détruira ce régime et non pas ses clients. En annonçant le rapatriement des avoirs, les mollahs voulaient montrer qu’ils pouvaient conserver l’initiative dans leur bras de fer avec les Etats-Unis. Les mollahs devaient montrer qu’ils pourraient faire face à un embargo sur le pétrole et l’essence : C’est pure intox ! Mais l’annonce a surtout paniqué les Bazaris iraniens, ces riches commerçants qui avaient partiellement financé Khomeiny et sont toujours un des piliers du régime. Les mollahs ont dû démentir la rumeur pour calmer les inquiétudes du Bazar ! Les mollahs comme Rafsandjani, Karroubi, Vaez-Tabassi ou d’anciens des Pasdaran comme Asgar-owladi ont des fortunes personnelles faramineuses déposées dans les banques du Golfe Persique, de l’Europe et du Canada. Ce sont les seuls capitaux qu’ils pourraient rapatrier pour créer la confiance et rassurer la milice et le Bazar.
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