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Iran : Le réseau d’influence des mollahs aux Etats-Unis
02.09.2008

Hassan Dai (Dai-ol-eslam) est un chercheur iranien qui dénonce le lobby des mollahs aux Etats-Unis, lobby à l’oeuvre pour normaliser les relations irano-américaines et permettre les discussions pour une entente mutuelle. Les motivations de Daioleslam sont d’ordre politique et il est proche d’un Etat qui ne souhaite pas une telle entente. De ce fait, le travail est emprunt d’une auto-censure que nous n’apprécions pas, il reste néanmoins une source admirable d’informations sur les iraniens du régime qui ont aussi financé pendant des années la carrière politique de Joseph Biden.



FrontPageMagazine.com
Le réseau d’influence iranien aux Etats-Unis

par Hassan Dai

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

Dans un récent article, Joseph Klein [1] en détails les centaines de millions de dollars d’aide qu’accorde l’ONU à l’Iran. La plupart de ces fonds proviennent principalement de financements américains. Dans un système corrompu comme celui de Téhéran, il est difficile d’imaginer qu’une partie, même infime, de ces fonds parvient à bonne destination.

Comment est-il possible pour cet état terroriste de se confronter aux États-Unis et à l’ONU et en même temps être le bénéficiaire d’un appui généreux de l’Occident ? Tout cela est possible grâce à un réseau d’influence efficace de Téhéran aux Etats-Unis. Voici un aperçu de ce réseau :

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Siamak Namazi est le directeur général de l’entreprise Atieh en Iran.Cette société est détenue par la famille Namazi, acteur influent du pétrole iranien et de la mafia financière.
Bagher Namazi (le père de Siamak) est un ancien haut fonctionnaire des Nations Unies qui a créé avec un ministre iranien une fausse ONG (Hamyaran) pour surveiller et contrôler d’autres ONG iraniennes.
Bagher Namazi s’arrangea pour que Siamak Namazi et Trita Parsi présentent une feuille de route afin d’établir le lobby iranien aux Etats-Unis.
Trita Parsi, président de l’organisation NIAC, fut le bénéficiaire de près de 200.000 dollars alloués par le National Endowment for Democracy (NED) et dépense ces fonds au travers d’organisations qui sont sous contrôle de Bagher Namazi.
Le NED a également participée au financement de Siamak Namazi (personne influente en Iran) pour une association aux Etats-Unis.
Siamak Namazi donna des détails sur le pourquoi et comment le régime de mollahs doit implanter des « experts amis » à des positions clés aux Etats-Unis et aux Nations Unies pour influencer leur politique.
Siamak Namazi a également cofondé une organisation (I-AIM) pour recruter des Irano-Américains influents.
Le régime des mollahs (qui a plusieurs dizaines de milliards de dollars de revenus pétroliers) a été également le bénéficiaire de millions de dollars d’aide de la part de l’ONU .
Bagher Namazi (le père) est un acteur majeur qui se trouve derrière quasiment toutes les organisations qui bénéficient de l’aide des Nations-Unies.

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Atieh Bahar est une entreprise influente en Iran qui est, avec les quelques factions du régime, un partenaire et un entrepreneur dans les grands projets pétroliers, industriels ou financiers du pays. Siamak Namazi est le directeur général de cette société dont sa famille en possède la totalité. [2]

Bagher Namazi (le père de Siamak) qui fut sous l’ancien régime gouverneur d’une région, retourna en Iran dans le milieu des années 90 pour collaborer avec les mollahs et devint un haut fonctionnaire à l’ONU. À la fin des années 90, avec un vice-ministre iranien et d’autres fonctionnaires du gouvernement, Bagher fonda une fausse ONG appelée « Hamyaran ». Les motifs derrière la création de Hamyaran sont multiples : Elle a tout d’abord permis à Téhéran d’avoir des moyens de contrôle sur les autres ONG iraniennes en les organisant sous une seule institution. Elle est ensuite utilisée pour attirer et contrôler l’aide internationale et enfin la création d’« Hamyaran » permet d’atteindre les iraniens à l’étranger (particulièrement aux US) afin de les utiliser pour servir les intérêts du régime de Téhéran. [3]

Parallèlement aux efforts de Bagher en Iran, Siamak et son acolyte Trita Parsi entreprirent la création d’un réseau d’influence et d’une machinerie lobbyiste aux Etats-Unis. Parsi fonda une organisation de lobbying iranien : la « IIC ou Iranians for International Cooperation ». Namazi et Parsi ont coécrit la feuille de route du lobby iranien « Iran-Americans : The bridge between two nations » (Les Irano-Américains : le pont entre deux Nations). Cette feuille de route à été présentée à la conférence du DAPIA organisée par l’organisation de Bagher Namazi, l’Hamyaran. Ensuite, Parsi ainsi que d’autres fondateurs de l’IIC, fondèrent la « NIAC ou National Iranian American Council ». Tandis que le travail de Parsi était centré sur le lobbying au profit de Téhéran au congrès américain, Siamak Namazi se concentra sur la création de relations entre Irano-américains influents et le régime de Téhéran grâce à l’influence de son père aux Nations Unies. [4]

Un an avant sa feuille de route avec Trita Parsi, Siamak Namazi a écrit un article intitulé « Hyphenated Iranians : Misguided Policies toward Expatriates » (Les « Iraniens traits d’union » : politiques malavisées envers les expatriés) et publié en avril 1998. L’article préconise l’utilisation de la diaspora iranienne pour influencer l’ONU et le système de prise de décision des États-Unis au profit du régime iranien [5] :

Les « Iraniens traits d’union » sont une richesse potentielle que les lobbys ne peuvent pas égaler. Mais, afin de réaliser leur véritable valeur, Téhéran doit changer sa politique actuelle en établissant une relation positive avec cette nouvelle population.

Pour mieux expliquer ce point, nous ne devons pas chercher plus loin que les autres pays de la région qui ont compris le potentiel de leurs expatriés comme l’Égypte. Le Nil est d’une importance vitale pour l’Egypte. Par extension, les lois internationales touchant les droits sur l’eau ont de graves préoccupations pour ce pays. Heureusement pour l’Egypte, la réglementation en vigueur est largement favorable à ce pays. Il est particulièrement intéressant de noter que de nombreuses personnes influentes dans ces postes de décisions stratégiques et qui peuvent modifier ces lois sont de descendance égyptienne, détenant un passeport d’un pays occidental. Il est bien connu que Youssef Boutros Ghali, ministre des Finances égyptien et neveu de l’ancien Secrétaire général des Nations Unies Boutros Boutros-Ghali, a bénéficié énormément grâce à ses six années de travail au FMI.

Il ne fait aucun doute que des expatriés peuvent jouer un rôle extrêmement important pour leur pays d’origine.

Imaginez le Congrès des États-Unis avec des sénateurs d’origine iranienne. Est ce que la France aurait pu vendre une technologie de pointe à l’Iraq comme elle l’a fait pendant la guerre Iran-Iraq si le ministère français des Affaires étrangères était sous influence franco-iranienne ? Iran a beaucoup à gagner si ses expatriés détiennent du pouvoir de décision dans des pays étrangers. Ensuite, le gouvernement iranien doit être conscient que l’inévitable assimilation et la naturalisation de ses expatriés est conforme avec ses intérêts à long terme.

À cette fin, Siamak Namazi co-fonda une nouvelle organisation, à Téhéran, appelé I-AIM (Association internationale des gestionnaires iranien) [6]. Cette organisation vise à identifier et recruter les élites iraniennes. En Juin 2007, I-AIM a organisé un grand séminaire à Téhéran. Abbas Maleki, ministre adjoint des affaires étrangères sous Rafsandjani, et conseiller du Guide suprême a été un des principaux orateurs de ce séminaire. [7]

Est-ce que les relations entre la famille Namazi, et ceux qui contrôlent des centaines de millions de dollars sont fortuites ? Est-ce que les ONG de Bagher Namazi qui ont bénéficié de fonds de la part des Nations Unies est un fait totalement fortuit ? Est-ce que le NIAC de Trita Parsi qui a reçu des fonds est un fait fortuit ? La générosité inexpliquée du NED envers la NIAC a été à nouveau accrue par une autre subvention destinée à Siamak Namazi afin d’étudier « le rôle du secteur privé dans la promotion de la bonne gouvernance » [8].

Comprendre à quel point Téhéran continue de recevoir des « aides » est une question d’urgence. L’Iran menace la démocratie tant à l’Ouest qu’au Moyen-Orient et continuera à le faire tant qu’il ne sera pas efficacement combattu à tous les niveaux.

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Sur notre site à propos des Namazi :
- Anousheh Ansari a déclenché une polémique en Iran
- (18 SEPTEMBRE 2006)

Sur notre site à propos de Trita Parsi :
- Exclusif Iran-USA : Halliburton au cœur d’une affaire de lobbying
- (12 AVRIL 2007)

| Mots Clefs | Enjeux : Rétablir les relations avec les USA & Négociations directes |

| Mots Clefs | Resistance : Lobby pro-mollahs en France et ailleurs ! |

[1| Aides onusiennes à l’Iran : The UN’s Gravy Train to Iran |
FrontpageMag.com - Joseph Klein - June 17, 2008.

[2|Le Mafia pétrolier Iranien. The Iran’s oil Mafia |

[5| Misguided policies toward expatriates
by Siamak Namazi |