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Iran nucléaire : la filière chinoise et l’aide saoudienne
11.04.2006 [URGENT]

Le régime des mollahs et son programme nucléaire controversé pourront-ils modifier l'ordre international ? Le président chinois Hu Jintao, qui doit se rendre en visite officielle aux États-Unis du 18 au 21 avril, ne sera pas en position de faiblesse devant George Bush. Il aura comme monnaie d'échange l'Iran.



L’Arabie Saoudite, craignant une frappe américaine contre l’Iran qui pourrait avoir des effets dévastateurs sur la région, a demandé à Moscou de bloquer tout tentative de Washington d’obtenir une couverture de l’Onu pour une telle attaque, a indiqué mardi un diplomate russe.

Lors d’une récente visite à Moscou, le chef du Conseil de la Sécurité nationale saoudien, le prince Bandar ben Sultan, aurait « exhorté la Russie à oeuvrer en vue d’empêcher l’adoption par le Conseil de Sécurité de l’Onu d’une résolution que les Etats-Unis pourraient utiliser pour justifier une attaque militaire destinée à détruire les installations nucléaires de l’Iran ».

- Le chef de la diplomatie saoudienne, le prince Saoud Al Fayçal, a indiqué la semaine dernière que son pays croyait les assertions de l'Iran disant que son programme nucléaire ne cache pas de volet militaire.

« C’est pourquoi, nous n’estimons pas dangereux le fait que l’Iran acquière des connaissances en matière d’énergie atomique, pourvu que cela ne mène pas à la prolifération (nucléaire). Bien sûr, nous voyons la prolifération comme une menace », a dit le prince Saoud qui a annoncé une prochaine visite en Iran.

Le prince Bandar s'était rendu auparavant en Chine, un autre membre permanent du Conseil de Sécurité de l’Onu disposant d’un droit de veto, une visite que des diplomates à Ryad estiment liée également au bras de fer entre l’Iran et les pays occidentaux sur son programme nucléaire.

- L’AIEA soupçonne la Chine d’être le principal fournisseur des mollahs dans le domaine nucléaire. Aujourd’hui, le Wall Street Journal a publié un rapport de l’AIEA qui confirme ces doutes. Selon ce rapport, les savants chinois travaillaient jusqu’à fin 2003 en Iran et en 2004, les chinois ont vendu du Béryllium qui est utilisé dans le détonateur des bombes nucléaires. Le rapport stipule que les chinois ont également vendu des centrifugeuses aux mollahs.

Le rapprochroment entre l’Iran et les chinois a débuté sous la présidence de Khatami, l’ami de l’Europe... qui a fait semblant de vouloir s’entendre avec l’UE alors qu’il cherchait à la mettre devant des faits accomplis.

Pour tout comprendre depuis le début :

Les élections présidentielles et la Reprise de l’Enrichissement d’Uranium
- (16.07.2005)