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Les élections présidentielles et la Reprise de l’Enrichissement d’Uranium
16.07.2005

L’article fondateur du site IRAN-RESIST, écrit au moment de l’élection d’Ahmadinejad... | La République Islamique est une oligarchie militaro-religieuse, un petit nombre de seigneurs se partagent l’Iran. Il y a une terrible lutte des clans. Tant que le système n’en souffre pas, les ambitions peuvent s’exprimer ; parfois brutalement comme en 1983 quand Rafsandjani élimine ses rivaux dans un attentat la bombe faisant de nombreuses victimes. Très étrangement et contrairement à ce qu’on imagine en occident, les ambitions contraires ne s’expriment pas dans le cadre des élections.



Elections ou Sélections

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La République Islamique est une oligarchie militaro-religieuse, c’est la terminologie du mot République qui exige un décorum républicain. La fonction présidentielle n’a aucune autre utilité en Iran. Elle continue cependant à entretenir des malentendus. Les élections imitent les manifestations similaires dans les véritables démocraties. En quelque sorte, la tenue d’élections importe d’avantage aux mollahs iraniens que leurs résultats. Le but est d’attirer les Iraniens jusqu’aux urnes et de montrer les images de cette participation dans les médias occidentaux. Ouf ! l’Iran ou plus exactement la république Islamique est une démocratie.

L’objectif de cette mascarade est de satisfaire les partenaires commerciaux de cette oligarchie. L’arrangement convient parfaitement à ces derniers. Les Iraniens, quant à eux, ont très vite mais hélas un peu tardivement compris la nature de ce régime et ont boudé ces « sélections ».

Depuis les dernières élections présidentielles en Iran, les Européens ont appris que les candidats étaient présélectionnés pour répondre à des critères islamiques. C’est un progrès en soi que les plus importants partenaires commerciaux de la République Islamique aient enfin admis cette clause si particulière. Elle permet de prédéterminer l’issue des élections. Ainsi, huit ans auparavant, en 1997, le pouvoir avait présélectionné Khatami [1], un mollah peu connu, souriant, porteur de promesses populaires et un deuxième candidat, Nateq-Nouri, parmi les plus réactionnaires, provoquant du même coup un 21 avril en faveur d’un discours inédit et optimiste.

Khatami et les Réformes

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Ont suivi huit ans d’une présidence sans éclat en Iran mais nimbée d’une aura aveuglante hors des frontières iraniennes. Aujourd’hui, tous les experts franco-iraniens, journalistes, sociologues, politologues, dissidents, chercheurs de CNRS, de CERI..., s’accordent pour souligner la défaillance économique et politique de Khatami et des réformateurs.

Les mêmes affirmaient le contraire, il y a à peine un mois. Une complaisance sans borne a existé en Europe et plus particulièrement en France pour ce personnage qui rendait la République Islamique enfin fréquentable et parfois fort sympathique. Cette complaisance est aujourd’hui contrariée avec l’élection du peu avenant Ahmaidnejad dont le passé ne le démarque pas vraiment de ces autres camarades de la République Islamique.

L’ensemble des experts précités, iraniens et français, n’a jamais évoqué au cours des huit dernières années la présélection de Khatami. Ce dernier a surtout contribué à améliorer l’image du régime dans le monde. Il a renforcé le régime. Il a fait un usage sans limite de slogans réformateurs et il a manqué toutes les occasions historiques et inattendues que lui ont offertes les Iraniens afin de s’affranchir de l’oligarchie.

L’exemple le plus connu est le soulèvement des étudiants iraniens. Il les a traités de vauriens et de casseurs et pire, il a justifié une répression qui fut des plus sanglantes. Les jeunes Iraniens qui avaient cru aux slogans des réformateurs ont vite déchanté.

  • Qui étaient-ils ?
  • Désavouaient-ils l’aide au Hezbollah ?
  • Reconnaissaient-ils l’Hezbollah ou la Syrie comme entités terroristes ?
  • Ont-ils jamais condamné le terrorisme au Moyen-Orient ?
  • Ont-ils jamais condamné quelque chose ?
  • Désavouaient-ils l’aide à la Syrie ?
  • Désavouaient-ils le projet de la destruction d’Israël ?
  • Désavouaient-ils les amputations, énucléations [2] et lapidations ?  [3]
  • Et le Nucléaire ?
  • Non. Khatami, ni aucun de ces réformateurs n’ont à aucun moment osé s’aventurer à quelques encablures de ces zones taboues.

Et pourtant , tout le monde sans exception en France et ailleurs en Europe a évité de poser ses questions dérangeantes par peur de porter préjudice au processus des réformes engagé en Iran !

Les Iraniens aussi ont à tort interprété l’élection de Khatami comme un signe de la volonté du régime à se réformer.

Or Khatami avait été « poussé » vers sa victoire, vers son 21 Avril programmé. Élu, Khatami a été incapable de résoudre les problèmes des Iraniens, mais il a redoré l’image du régime et a rendu d’inestimables services à l’oligarchie.

Il a rempli sa mission à la perfection et aujourd’hui c’est Ahmadi-nejad qui prend le relais de cette même politique dont l’épicentre n’est pas la politique intérieure iranienne.

Rétrospectivement, les Iraniens croient que Khatami a été présélectionné et poussé à la présidence afin de canaliser les attentes de la jeunesse voire de créer un faux front d’opposants parfaitement alignés qui escamotent le vrai mécontentement.

Sur ce point, c’est un péché d’orgueil. Le message de Khatami et des réformes s’adressait avant tout à la Communauté des Etats Européens et non aux individus iraniens.

C’est pourquoi, on ne peut réellement apporter un éclairage sur l’élection d’Ahmadinejad si on ne la place pas dans un contexte plus large, celui des relations entre l’Iran, l’Europe et les Etats-Unis.

Certes, l’élection d’Ahmadinejad aura des conséquences en Iran mais ce sont ses conséquences internationales qui inquiètent. Il est temps de les évoquer.

Conséquences de ces élections sur les relations internationales

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Les relations franco-américaines et franco-iraniennes sont souvent analysées indépendamment les unes des autres. C’est pourtant la nature des relations françaises avec la République Islamique qui imprime une orientation particulière à la fronde anti-Bush.

En effet, la République Islamique continue d’être pressenti par le Quai d’Orsay comme un pôle de stabilité régionale (dixit D. de Villepin en 2003) alors que la République Islamique est considérée par les Américains comme un état terroriste. Certes, les premiers discours du début du deuxième mandat de George Bush aux tonalités plus européennes ont suscité des réactions positives en France, mais comme on pouvait s’y attendre des tensions perdurent.

La France est loin de partager les objectifs des Etats-Unis et d’adopter le même vocabulaire au sujet du Moyen-Orient et surtout au sujet de la République Islamique et de ses activités nucléaires.

D’un côté, on cherche des arrangements et de l’autre on prêche la fermeté. Ces mêmes divergences se retrouvent sur la considération qu’accordent américains et français au peuple iranien, à son évolution et à ses attentes démocratiques et laïques.

Pour Bush, les Iraniens sont dirigés par une clique de mollahs et de gardiens de révolution et il convient de faire le distinguo entre le peuple et les dirigeants et pour les Français, c’est un début d’ingérence. Il y a deux politiques distinctes et deux orientations bien tranchées.

La France n’a pas droit à l’échec dans ses relations avec les mollahs si elle veut affirmer ses ambitions diplomatiques sur le plan international. Il en est de même pour le trio européen. Mais la mésentente politique entre la France et les Etats-Unis, devenue aujourd’hui un puissant phénomène de société, imprime sa marque à la diplomatie européenne, éclipse les troubles relations entre la France et la République Islamique, fausse l’analyse de l’ensemble des Français et risque finalement de pénaliser lourdement la France.

Voici une idée communément admise en France : Ce pays est victime des politiques agressives et unilatérales des USA. Cette victimisation à outrance s’inscrit dans un raisonnement tiers-mondiste fort préoccupant, car rappelons-le, la France n’est pas un pays du Tiers Monde.

Cette victimisation délibérée range la France aux côtés de certains pays arabes totalitaires hostiles au projet du Grand Moyen-Orient Démocratique. Des alliances fortuites qui justifient la politique arabe de la France qui se pose donc en alternative réaliste face à l’irréalisme agressif du « clan » Bush.

Cette guerre des mots et la posture offusquée des gouvernements successifs de gauche et de droite ont fini par conditionner les Français et les conforter dans cette pensée communément admise par l’écrasante majorité d’entre eux : « Les Etats-Unis sont la source de nos malheurs ».

Cette orientation est loin de déplaire aux mollahs de la République Islamique et ils exploitent pleinement cette veine de xénophobie politiquement correcte et bien-pensante.

Aucune fausse note ne perturbe ce consensus général. Le discours politique et social des hommes politiques français s’installe dans un populisme bon enfant, au détriment d’un langage responsable à l’écoute des mutations du monde et des nouvelles forces politiques émergeant après la fin de la guerre froide.

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La Politique Arabe de la France & Les mollahs

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Le discours anti-américain a des répercussions inévitables et dangereuses. Et l’on voit ainsi le Hamas, l’Hezbollah et la République Islamique qui les finance [4] excusés par la France en raison de leur opposition à l’Ogre Américain, la source de tensions et des malheurs du monde.

La recherche d’un bouc émissaire et la reconduite immuable de la politique arabe de la France au lendemain du 11 septembre et ensuite après le 11 Mars apparaissent comme une double démission de l’état français.

Cette absence de réajustement se justifie par un déni des réalités.

L’anti-américanisme fervent trouve son apothéose dans la théorie qui dissocie le terrorisme et l’islamisme. La France admet l’existence du terrorisme, mais évite soigneusement de mentionner le Terrorisme Islamique. Une autre orientation qui convient parfaitement aux mollahs de la République Islamique toutes tendances confondues.

La guerre contre la terreur islamique est représentée comme une invention du G.W. Bush ou des néo-conservateurs américains. Les prises d’otages et les boucheries en l’Irak sont inscrites au registre d’une résistance légitime et justifiée. Le désordre a pour tout français comme origine l’intolérance d’une certaine Amérique bigote et fondamentaliste dirigée par Bush !

- Le message de Khatami et des réformes s’adressait bel et bien à la Communauté des Etats Européens et les Etats Européens et les intellectuels de ce pays y ont vu une aubaine.

Les Etats européens ont développé le commerce avec les mollahs au nom du soutien aux réformes et le principe de réformabilité de la République Islamique a enthousiasmé la presse de gauche, friande d’un projet de réforme de l’Islam. On ne sait s’il faut en rire ou en pleurer.

Le message de Khatami a fait mouche ou disons plutôt le projet d’un Président réformateur a été un véritable succès pour les fins stratèges de la République Islamique.

Les mollahs ont joué la carte de l’Europe contre les Etats-Unis et ont réussi à freiner ces derniers.

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La Politique Arabe de la France & le Nucléaire des mollahs

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Les dirigeants de la République Islamique, Khatami inclus, ont alors entamé un jeu de cache-cache fort amusant avec l’AIEA et l’UE. Les Européens misaient sur ce faux allié pour décrocher une victoire diplomatique aux dépens des Etats-Unis !

Rappelez-vous, le 23 octobre 2003, Dominique de Villepin, alors Ministre des Affaires Etrangères de la France déclarait, au lendemain de son voyage en Iran :

« Nous l’avons fait pour l’Iran, avec la conviction forte que ce pays (entendez la République Islamique) doit exercer des responsabilités majeures dans la région. Le rétablissement de la confiance doit permettre à l’Iran (la République Islamique) de devenir un véritable pôle de développement et de stabilité. »

Le 22 Avril 2004, une première alerte a fait voler en éclats cet optimisme ravageur. Mais aucun changement n’a depuis été perceptible du côté de la diplomatie française.

Ensuite ce fut au tour de Michel Barnier de reprendre le flambeau et continuer d’évoquer ce projet en employant exactement les mêmes termes.

Selon Michel Barnier, les mollahs devaient garantir la stabilité de la région !

Le discours de Douste-Blazy n’est guère plus encourageant. Ce dernier continue d’évoquer la politique de contrepartie pour encourager la République Islamique à coopérer.

La diplomatie française semble gravée dans le marbre. Monolithique et immuable, elle ne tient d’aucune façon compte de l’évolution très inquiétante de la situation. Les craintes des Iraniens sont donc bien fondées.

Ces craintes se nourrissent de faits précis. La république islamique manie l’art diplomatique à la perfection. Par un jeu de négociations sans fin, de promesses de dernière minute, de leurs interprétations biaisées, les mollahs ont gagné du temps et ont poursuivi sans interruption et discrètement leurs essais.

Ainsi, à peine l’AIEA posait des scellés sur les centrales, on découvrait alors que d’autres « recherches » étaient en cours sur des bases militaires. Et c’était reparti pour une nouvelle manche de négociations !

La maîtrise des négociations par les mollahs, l’enchaînement des réunions, les multiples volte-faces des mollahs et la passivité des Européens se sont combiné et ont fait reculer la mise en application des sanctions à l’encontre de la République Islamique.

Sanctions exigées par les Etats-Unis et ardemment désirées par l’opposition interne qui y voyait le moyen de brider la machine de répression des mollahs par contraintes financières. Le désir d’une victoire diplomatique aux dépens des Etats-Unis a servi pleinement les intérêts ponctuels de la République Islamique. Les mollahs ont sciemment joué la carte de l’Europe contre les Etats-Unis et ont réussi à freiner ces derniers. Et Khatami et son équipe de négociations ont été la cheville ouvrière de cette politique.

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Changement de Cap des mollahs

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Il y a aujourd’hui un élément nouveau qui rend ce rapprochement avec l’Europe négligeable (voire inutile) pour les dirigeants de la République Islamique. Les négociations avec l’Europe supposaient un accord avec contrepartie pour les mollahs : nouveaux contrats passés avec l’Iran.

L’Iran avait le choix entre cette carotte ou le bâton des sanctions qui restait d’actualité. Aujourd’hui cette épée de Damoclès ne menace plus les mollahs de la République Islamique.

Alors que les Européens volontairement ou inconsciemment ont joué le rôle de frein contre leur allié américain et qu’ils s’enlisaient dans les négociations et la gestion des provocations des mollahs, ces derniers oeuvraient pour se rapprocher des russes et des chinois, deux états émergeant, deux puissances nucléaires et surtout deux membres permanents du Conseil de Sécurité avec la faculté de faire échouer toute demande de sanctions contre la République Islamique.

La déclaration finale du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) qui s’est tenu à Astana, capitale du Kazakhstan, en présence de l’Iran en tant qu’observateur, reflète volonté des Chinois et des Russes d’affirmer leur ascendance stratégique, politique et économique sur la région. La Chine et la Russie avancent désormais ensemble leurs pions sur l’échiquier le plus disputé de la planète. La présence des mollahs est une manœuvre d’intimidation à l’usage des américains mais aussi un avertissement adressé aux Européens.

Le message est clair. Les Européens doivent conclure un accord ou accepter la défaite de la Diplomatie Européenne. L’accord est désormais un impératif et les Européens sont tenus de respecter l’échéance du calendrier fixée (août 2005). Les Européens ont pris le risque de défier leur allié le plus proche, l’Amérique en espérant décrocher la timbale. Ils ne peuvent remettre en question le calendrier au risque de passer pour des amateurs ! Et ils réalisent tardivement que loin de vouloir un accord, les mollahs ont juste cherché à gagner du temps.

Incapable de contourner cet accord, les barbus de Téhéran ont sorti de la comédie des élections un barbouze qui assumera l’échec des négociations : le nouveau Président changera le Négociateur en chef comme il en aura le droit.

Les pourparlers en souffriront. Chacun attribuera l’échec à l’autre et se terminera alors une mascarade qui dure depuis plus de 2 ans mais le véritable perdant est l’Europe qui a tout misé sur un faux-semblant.

Le gagnant sera la République Islamique et l’autre perdant sera le peuple iranien.

Terrorisme et Nucléaire

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Si les mollahs peuvent se permettre de tirer le nom d’Ahmadinejad des urnes, c’est qu’ils sont sur le point de maîtriser la technologie de LA BOMBE.

Mais quel est le but de ce véhément, contraignant et coûteux effort pour maîtriser la technologie de la bombe nucléaire ?

La bombe donnera aux mollahs un atout supplémentaire et décisif. Au prestige de l’unique révolution islamique au monde qui les propulsa au pouvoir et à leur « glorieux » soutien aux mouvements (terroristes) islamiques de tous poils s’ajoutera la maîtrise de l’arme du jugement dernier. Ils pourront alors revendiquer le Commandement Suprême de l’Islam Jihadiste hostile aux valeurs démocratiques.

La maîtrise de la bombe forcera les autres pays musulmans à s’aligner et à se ranger dans leur camp par crainte du désaveu de leurs peuples sincèrement attachées à l’Islam.

Le Moyen-Orient et le Maghreb risquent alors de s’embraser sous les effets conjugués de la maîtrise de cette arme prestigieuse, du terrorisme et d’un populisme islamique facile à exploiter. Tout sauf un pôle de stabilité.

La Chine et la Russie (également l’Inde) entreront alors en conflit avec leur encombrant mais utile allié actuel. Contrairement aux prévisions du Quai d’Orsay, la bombe des mollahs sera loin de créer un pôle de stabilité aussi bien à court terme qu’à très long terme.

Autre point inquiétant : La République Islamique de l’Iran a su durant les 26 dernières années se maintenir au pouvoir, en entretenant des foyers de nuisances terroristes dans de nombreux pays musulmans, notamment au Liban.

Ce terrorisme local, qui a aussi tué en France dans les années 80, a été et restera la principale force de dissuasion des mollahs. La nouveauté sera qu’ils seront les seuls à disposer de deux leviers de dissuasion et qu’ils ne cesseront de frôler la ligne jaune.

Cet aventurisme politique des mollahs effraie les Iraniens. Ils se posent des questions :
- Quel sera l’Anschluss des mollahs ?
- Quelle sera la nature de l’attaque et quelles en seront les cibles ?
- Quelles seront alors les conséquences de la riposte pour l’Iran ?

Les Iraniens craignent la destruction de leur patrie et le massacre des populations.

Les réponses de la diplomatie Française les inquiètent d’avantage.

La France a profité des largesses des mollahs durant ces années de négociations. Les mollahs ont accordé des avantages commerciaux insensés à l’ensemble des pays de l’UE. Ils ont bradé le pétrole iranien par le procédé de buy-back et l’UE n’a d’yeux que pour l’Eldorado Iranien.

Selon les statistiques officielles, 82% des Iraniens vivent en dessous du seuil de pauvreté mais en réalité, plus de 90% des Iraniens sont totalement exclus des bénéfices de ces échanges. Ces Iraniens estiment que l’Europe et en particulier la France, championne des droit de l’homme, ont une lourde part de responsabilité dans la débâcle qui se dessine.

Plus de 90% des Iraniens reprochent à l’Europe d’avoir protégé les mollahs contre la menace des sanctions économiques ou diplomatiques et économiques. L’UE n’a cessé d’assouplir les critères de respect des Droits de l’Homme pour l’Iran. Cette complaisance outrageante vis-à-vis des violations des droits de l’homme en Iran a donné carte blanche aux mollahs qui n’hésitent pas à réprimer sans limite ni retenue le nombre de plus en plus grand des contestataires : ouvriers, enseignants, étudiants, chômeurs, jeunes ...

Désormais les Iraniens sont seuls. Ils désirent renverser le régime et mettre fin aux politiques aventureuses des mollahs. Si les Européens le décident, ils peuvent redresser le cap et envoyer un message fort à l’adresse du peuple iranien mais aussi aux Chinois et aux Russes car l’enjeu dépasse l’Iran et concerne la paix mondiale.

Amérique-France et France-Iran

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La diplomatie française a obsessionnellement coupé ses liens avec l’Amérique et elle a diabolisé l’approche américaine au Moyen-Orient et plus particulièrement en Irak et maintenant en Iran.

Imperceptiblement, la France s’est détachée d’un allié historique sûr pour s’orienter vers une alliance avec cette république islamique impopulaire et fragile. Sa politique de confiance vis-à-vis de ce régime totalitaire peut aboutir à l’acquisition de l’armement suprême par cet état voyou, bourreau de son peuple et fossoyeur de la paix au Moyen-Orient. Aux vues des antécédents des mollahs, cette arme ne sera pas juste des moyens de dissuasion mais un facteur d’instabilité majeure dans cette région.

Le peuple iranien qui est en désaccord total avec l’ensemble des objectifs terroristes, xénophobes, sexistes, antisémites et liberticides de ce régime totalitaire est le seul à connaître le degré de nuisance des mollahs et leur faculté de provocation.

Il devine l’inévitable escalade : Les menaces d’un 11 septembre ou d’un 11 Mars nucléaires qui aboutiront à une riposte militaire.

Les Iraniens encouragent vivement l'UE et la France à se désengager de la politique de « Dialogue Constructif » avec les mollahs et d’accorder leur attention à la jeunesse iranienne.

Le « Dialogue Constructif » accorde des délais sans fins à ce régime. Mais qui sait seulement quel usage ils feront de cette arme et de la matière sale dont ils disposent ? Une riposte militaire contre les mollahs sera synonyme de bombardements, de destructions des sites nucléaires mais aussi de contamination à long terme de l’écosystème iranien et de génocide.

Cette riposte sera la conséquence directe de la complaisance actuelle de l'UE envers les mollahs et de son dédain envers le potentiel prometteur de la jeunesse iranienne.

Amérique-France et France-Iran seront certes deux relations pénalisantes pour la France dans les années à venir mais une équation mortelle pour les Iraniens et ce dans tous les cas de figures.

Les Iraniens, toutes générations confondues, attendent plus de sagesse de la part des Français.

L’élection d’Ahmadinejad

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L’élection d’Ahmadinejad ne peut pas être analysée hors contexte international, comme il en a été fait hélas de celle de Khatami (élection analysée hors contexte international). De même la solution de l’aide internationale au peuple iranien ne peut se faire sans l’implication des Européens.

Ces derniers doivent abandonner leur position attentiste. Tout semble indiquer que la France devrait s'impliquer dans ce processus pour préserver l'équilibre et la paix mondiale.

Mais la France ne souhaite pas admettre l’échec des négociations avec la République Islamique et encore moins ne semble souhaiter donner une nouvelle orientation à sa politique arabe.

Aidez-nous à convaincre vos élus.

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| Mots Clefs | Auteurs & Textes : Textes essentiels d’IRAN-RESIST |

[1] Rafsandjani, actuel Chef du Conseil de Discernementest sous mandat d’arrêt International (depuis 1997) suite à l'affaire de la Tuerie du MYKONOS en 1992 (du nom d'un Restaurant Berlinois). Le mandat d'arrêt international de l'interpol empêche ce dernier de voyager hors d'Iran et de ce fait, il est réduit à occuper des fonctions occultes. Il ne fait aucun doute que l'approbation de la candidature de Khatami à la présidence n'avait pas été sans rapport avec les sanctions internationales contre Rafsandjani. Entre autre, l'étiquette politique du Khatami a donné un éclat politiquement correcte à la république islamique qui n'avait eu nul besoin de cette condamnation humiliante de Rafsandjani.

Selon le Ministère allemand des Affaires Etrangères, le jugement rendu en avril 1997 dans le procès relatif à l'attentat du restaurant Mykonos, dans le cadre duquel un tribunal de Berlin a constaté que les autorités iraniennes avaient été impliquées dans un autre attentat perpétré en 1992, a déclenché une crise prolongée. Il a fallu attendre 2000 pour que les relations retrouvent une base solide. La visite du Président Khatami en Allemagne en juillet 2000 a entraîné une augmentation sensible du nombre de visites dans chacun des deux pays.
- Source : Auswäertiges- Amt
- Rafsandjani, Maître absolu de la République Islamique.

[2] Enucléation : http://www.iran-resist.org/article30.

[3] Vidéo de la lapidation : http://www.iran-resist.org/article1126.

[4] La république Islamique finance directement l’Hezbollah et indirectement le Hamas par le biais de la Syrie à qui elle fournit gratuitement du pétrole depuis son avènement en Iran.