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Iran : La semaine en images n°305
Le veto qui tue !


Nouvelle Historique (27.12.13)
+ Conclusions sur la semaine dernière !

En 1979, les Américains ont entrepris de renverser le Shah car ses politiques régionales et ses projets pour l’Iran étaient contraires à leurs intérêts pétroliers. Ils entendaient mettre au pouvoir des activistes islamistes non cléricaux qu’ils finançaient depuis la création de l’OPEP par le Shah. Ces islamistes liés à Washington étaient hostiles à l’OPEP et partisans d’un régime révolutionnaire et interventionniste. Ils devaient lui permettre de dénationaliser l’industrie pétrolière iranienne, d’agiter et de déstabiliser l’Asie Centrale soviétique et chinoise, mais aussi de renverser le pétro-monarchies créées par les Britanniques, et ainsi de prendre possession de plus de 80% des réserves d’hydrocarbures du monde.

Les Britanniques présents en Iran au travers le clergé chiite, les Qadjars, les Francs-maçons, les féodaux, les Bazaris et la direction du parti communiste Toudeh ont participé à ce projet en faisant la promotion de leur ultra-islamiste en chef Khomeiny. Il s’est imposé au Conseil de la révolution. Puis Londres a éliminé les pions américains par des attentats organisés par Rafsandjani, le demi-frère de Khomeiny. Puis, grâce à la prise en otage des diplomates américains, Londres a enfin donné une identité anti-américaine à cette révolution voulue par Washington. Il a bloqué également le retour des pions islamistes de Washington par l’adoption de la doctrine de tutelle d’un grand ayatollah (du clergé) sur la république islamique de Washington.

Washington a alors commencé une véritable guerre d’usure économique contre les mollahs, pour les mettre face à un risque de pénuries et de soulèvement afin de les amener à transférer les pouvoirs vers ses pions.

En réponse à cette guerre d’usure, Rafsandjani, le patron effectif du régime pour le compte des Britanniques depuis 1980, a commencé une politique de crises pétrolières et régionales pour user Washington, mais cette politique a seulement entraîné la rupture des jeunes y compris parmi les Pasdaran.

Fausse modération n°1 (année 90)| Rafsandjani inquiété pour son insuccès a pérennisé son pouvoir par la création du Conseil (plénipotentiaire) de Discernement de l’Intérêt du Régime, mais la persistance des pressions américaines, l’a amené à ouvrir les portes du CDIR à ses rivaux. Sanctionné directement, Rafsandjani s’est écarté de la présidence et a confié ce rôle à son ex-responsable des assassinats politiques, Khatami et mis en place une STRATEGIE DE FAUSSE MODERATION vis-à-vis de Washington.

Alliances clientélistes | Rafsandjani a aussi gagné le soutien diplomatique des Européens en leur vendant du pétrole à 15% de son prix. Enfin, il a aussi baissé le taux du dollar pour empêcher la fuite de nantis du régime paniqués par la persistance des sanctions. Le régime a cependant continué ses activités terroristes sous la direction d’un certain Rohani pour préserver sa capacité de nuisance régionale. Il s’est aussi tourné vers la Russie alors ruinée pour acheter des armes et des centrales à des prix exorbitants. La Russie a gagné beaucoup d’argent avec les mollahs, mais, consciente du fait qu’ils l’utilisaient pour forcer un arrangement avec Washington, elle ne leur a jamais vendu des armes très performantes comme les S-300 susceptibles de leur donner une vraie autonomie stratégique.

Cette fausse modération très biscornue de Khatami n’a pas permis à Rafsandjani de mettre fin aux sanctions américaines. De plus, le dollar bon marché et le vente au rabais du pétrole ont anéanti toute production en Iran et ruiné le pays entraînant de nouvelles ruptures parmi les derniers Pasdaran recrutés.

En 2005, Rafsandjani est revenu, via ex-collaborateur Ahmadinejad, à la STRATRGIE DE L’ESCALADE (dans l’espoir que Washington recule par peur de nuire au système islamique qu’il veut récupérer). Washington en a profité pour évoquer encore des frappes ou à défaut un transfert du dossier au Conseil de Sécurité pour légitimer ses pressions surtout des sanctions bancaires.

Le régime s’est approché davantage de la Russie, mais aussi de la Chine, dans l’espoir d’entrer dans l’Organisation de Coopération de Shanghaï afin de bénéficier de sa protection économique et miliaire, mais il a aussi entamé des négociations clandestines avec les Américains. La Chine et la Russie, conscientes d’être utilisées par le régime, lui ont souvent refusé l’adhésion à l’OCS et ont même plutôt soutenu le transfert du dossier au Conseil de Sécurité pour avoir leur mot à dire sur les sanctions et autres pressions afin de contrôler aussi bien Washington que les mollahs.

Washington a profité de l’implication du Conseil de Sécurité pour entraîner toutes les grandes puissances dans ses sanctions bancaires. Le régime exsangue s’est retrouvé en difficulté pour son approvisionnement : il a décidé de geler les salaires et remonter les prix pour baisser la consommation afin de préserver ses stocks et échapper aux pénuries et aux émeutes fatales. Mais la première tentative de hausse de prix a entraîné des émeutes puis la rupture les jeunes engagés dans la milices anti-émeutes par pauvreté.

Fausse modération n°2 : le Mouvement Vert | En 2008, le régime était ainsi très fragilisé car sans défense. Les dirigeants devaient obtenir des GARANTIES DE SÉCURITÉ de Washington pour fuir le pays qui leur était hostile sans craindre des poursuites. Larijani a divulgué par un tiers la corruption de membres du CDIR pour les renverser, prendre le pouvoir et obtenir les meilleures garanties de sécurité. Rafsandjani et ses amis ripoux du CDIR ont écarté Larijani. Puis en 2009, avec l’aide des Britanniques (BBC), Rafsandjani a tenté une (FAUSSE) REVOLUTION DE COULEUR VERTE (couleur de l’islam) MOUVEMENT VERT pour revitaliser le régime et lui donner une nouvelle légitimité et de fait, amener Washington à abandonner ses sanctions, mais l’opération lui a échappé et a seulement mis en valeur la rupture du peuple et des Pasdaran de base (aussi bien les vétérans que les plus jeunes recrues).

En 2010, Rafsandjani (mal en point) a dû re-partager le pouvoir avec son rival Ali Larijani pour tenter une nouvelle (fausse) révolution Verte avec les pions de Washington pour la création d’un régime hybride qui n’eut aucun succès. Le peuple et les Pasdaran de base ont au même moment manifesté à l’occasion de l’anniversaire de Reza Shah, le fondateur de l’Iran moderne (et laïque), confirmant leur penchant pour une contre-révolution laïque. Les nantis du régime ont paniqué et ont commencé à brader leurs avoirs et acheter de l’or et des dollars pour quitter le pays avant que le régime ne tombe ou ne change de mains.

De fait, avec plus de contestation et encore plus de tentative dialogue (marchandage) de la part de Washington, cette ENVIE DE FUITE DES NANTIS RIPOUX DU REGIME AVEC LEURS CAPITAUX est à l’heure actuelle la plus grande source d’inquiétude des dirigeants et la principale menace contre le régime agonisant.

Rafsandjani étant lui-même parmi les ripoux (soucieux de partir avec son magot) a très vite été sensible à cette menace. Il a rapidement lâché les Britanniques pour marchander avec Washington, s’attirant leur foudre. Mais il n’a rien obtenu des Américains. Les pics britanniques ont cessé et il a retrouvé le soutien des médias britanniques pour un autre projet : une déviation du régime en direction du peuple afin d’obtenir son pardon et au passage, dans l’intérêt de Londres, saboter le régime islamique avant un deal avec Washington. Mais le peuple et les jeunes Pasdaran ont refusé ce projet opportuniste. Le projet ne pouvait pas être continué !

Le « choix » de Rohani | Mais Rafsandjani a tenté de le continuer via les présidentielles. Les grands du clergé ont jugé cette option dangereux et ont invalidé sa candidature ont de facto rompu leur lien historique vieux de 170 ans avec Londres. Ils ont choisi à sa place le négociateur intégriste Jalili. Mais la recrudescence des actes populaires hostiles au régime a vite amené les nouveaux dirigeants à écarter Jalili et prendre comme futur président le faux modéré Rohani (un mini « Rafsandjani » sans réseau) pour mener à la fois un bras de fer et aussi un transfert de pouvoirs vers Washington via une révolution de couleur pro-US en cas d’un soulèvement populaire. Ce choix de retour aux solutions ratées des premières années du régime n’a pas plu à ses nantis et aux Chefs Pasdaran : ils ont aussi boycotté les élections. 

Dès l’élection (ainsi) bancale de Rohani, le renforcement de la contestation interne avec l’entrée en action des Pasdaran rebelles a démontré au régime qu’il n’avait pas assez de temps devant lui pour un long marchandage. La priorité absolue pour tous les dirigeants devint l’obtention d’un poste clef au sein du Gouvernement de Rohani pour bénéficier comme les Ayatollahs qui le soutenaient des marchandages express avec Washington ou pour avoir un accès aux canaux de fuite. Les Chefs Pasdaran réduits à eux-mêmes et désormais sans troupes n’ont pu obtenir une place dans le gouvernement, mais Ali Larijani qui, en tant chef du Parlement, pouvait invalider les choix ministériels de Rohani a pu placer quelques pions aux postes clefs de surveillance du système.

Finalement on est arrivé à une Gouvernement de Coalition formé du Clergé+le Clan Larijani+Rohani+2 proches (Zanganeh au pétrole & Zarif aux affaires étrangères) qui a débuté les marchandages avec Washington selon la stratégie d’Escalade (dissuasive) en annonçant un nombre élevé de centrifugeuses, une activité d’enrichissement en hausse et un stock de 4400 kg d’UF6 pour obtenir le plus grand nombre possible de garantie de sécurité (pour les très nombreux membres de la nouvelle caste dirigeante et aussi pour les agents terroristes qui pourraient les incriminer).

Riposte américaine | Mais Washington qui ne peut, pour des raisons stratégiques, reculer devant ses adversaires. S’il veut un avenir en Iran, il ne peut aussi laisser filer les mollahs. Il a donc neutralisé le plan du régime en divisant par 10 via l’AIEA le stock d’uranium revendiqué par Téhéran. Puis il a accentué sa politique de pression en reparlant du terrorisme du régime pour insinuer l’émission de nouveaux mandats d’arrêt internationaux et aussi évoqué la possibilité d’un embargo à 100%. Puis, il a commencé un dialogue clandestin en direct en Oman en offrant des contrats pétroliers au régime qui était confronté à toute sorte de pénurie et allait de crises en crises. Le régime n’a pas accepté car le deal précise un départ du pouvoir et ne pouvait pas bénéficier des cadeaux. Il a tenu bon et a continué son chantage dans l’espoir de provoquer une crise forçant Washington à lui accorder une porte de sortie sécurisée.

Le refus de Washington d’aller dans le sens des mollahs a réactualisé la nécessité pour les chefs des divers clans d’être en 1ère ligne des marchandages pour obtenir en échange d’un accord un minimum de garanties pour eux-mêmes.

Dès l’officialisation de cette négociation, Rohani (ex-organisateur du terrorisme), a écarté le clergé et les Larijani en retirant les négociations au Conseil (collégial) de sécurité pour les confier à son ami Zarif. Il a alors également oublié tout soutien à Syrie et a provoqué l’éloignement de la Russie et du Hezbollah. Rafsandjani s’est posé directement en alternative par divers propos pro-américains ou indirectement via son pion Khamenei par le projet de SOUPLESSE HEROIQUE. Les Chefs Pasdaran ont refusé ! Les nantis et les responsables affairistes du régime ont paniqué à l’idée d’une guerre interne où ils seraient visés !

Washington a eu peur que le régime n’explose. Il a renouvelé ses menaces d’embargo à 100% et de mandats d’arrêt pour tous. Le régime tout en entier a reculé et a accepté le dialogue à NY en marge de l’AG de l’ONU. Les nantis et les responsables affairistes du régime ont paniqué à l’idée d’un deal rapide ne leur laissant pas de temps pour fuir.

Deux jours plus tard, le boycott à 100% du principal défilé militaire du régime par l’armée et les Pasdaran a rappelé la fragilité du système. A NY, Rohani a renoué avec la politique de chantage à la déstabilisation régionale, mais il a échoué. Les nantis ont encore paniqué car il n’y avait pas d’issue... Les nantis et les responsables affairistes du régime ont paniqué et cette fois, via la chambre de Commerce iranienne ils ont ils ont révélé que le régime avait dépensé ses rares gains pour l’année et n’avait que 2 milliard dollars en réserves soit 1 ou 2 mois avant la panne sèche... au plus tard au mi-novembre !

Les efforts de dissidence de Rafsandjani ainsi que les boycotts des événements officiels ont encore fragilisé le régime. Washington a alors introduit l’idée d’un gel des sanctions pour éviter la chute du régime nécessaire à son expansion régionale et in fine, pour l’engager dans un apaisement forcé, destiné à la longue à le désarmer pour mieux le soumettre. Les mollahs ont évidement refusé. Les Britanniques, les Russes puis les Allemands et les Français ont contré ce dégel (contraires à leurs intérêts pétroliers) en insistant sur des « exigences nucléaires qui leur avaient été imposées par Washington. »

Washington a neutralisé ces puissances en faisant appel à son pion Amano pour affirmer que le régime avait par choix politique arrêté le développement de ses activités nucléaires ! Washington a aussi fait appel à ses agitateurs locaux pour frapper à plusieurs reprises les garde-frontières (Pasdaran) de la région Sistan-&-Baloutchistan se trouvant à l’embouchure du Golfe Persique exposant le régime à un embargo de facto. Les dirigeants du régime ont esquivé, oubliant au passage les officiers fidèles décimés ou pris en otages lors des attaques. Au retour, ces derniers ont immédiatement cessé d’intervenir en leur faveur notamment pour mater une importante grève dans la région pétrolière de Khouzestan. Washington a aussi attaqué le moral des troupes par un attentat contre l’ambassade du régime au Liban et deux incendies visant importantes réserves de carburant après la première neige qui annonçait un hiver rude et précoce. Le régime a accepté l’Accord de Genève sur un plan de démantèlement partiel de ses installations nucléaires pour obtenir un sursis, quelques milliards de dollars et en se disant qu’après tout, il pourrait, si sa situation s’aggravait, provoquer enfin une escalade par la rupture de cet Accord !

Cela est arrivé assez vite car les compagnons du régime ont (à raison) vu dans la signature le signe de la faiblesse du régime et ils ont rué vers l’or et le dollar... Le régime s’est retrouvé avec une nouvelle crise. Rohani a rapidement rejeté tout démantèlement du programme nucléaire pour entraîner la rupture de l’accord et parvenir à une escalade qui est sa seule possibilité pour le forcer à lui accorder une porte de sortie sécurisée du pays devenu hostile à son égard.


© WWW.IRAN-RESIST.ORG
La semaine dernière, après 3 semaines de déclarations provocantes, Washington a craqué et adopté 19 sanctions très mineures. Le régime a pris comme prétexte ces sanctions pour quitter les négociations afin de provoquer enfin l’escalade qui est sa seule possibilité pour obtenir une porte de sortie sécurisée du pays devenu hostile à son égard.


© WWW.IRAN-RESIST.ORG
Cette semaine, avec une seconde vague de refroidissement, le pays a frôlé la pénurie de gaz et d’électricité. Il devait parvenir à une escalade, il a pris d’autres initiative pour hausser une escalade... Londres et Moscou ont tenté de présenter le régime en le diabolisation pour le contraindre à dialoguer ! Mais à chaque fois, Washington a pris des mesures pour les neutraliser tous. Voici le récit en images d’une semaine pleines de contrariétés pour les mollahs.

L’ébauche de cette analyse a été proposée en émission télévisée et diffusée en Iran le lundi dernier (23.12.2013) via la principale chaîne satellitaire de l’opposition, Iran e Ariaee. Vous pouvez regarder cette émission en persan sur le compte Youtube d’IEATV ou dans la section iranienne d’Iran-Resist.


27.12.2013

Iran : La semaine en images n°227

(Terrible) Etat des lieux en juin 2012. Le régime des mollahs est boycotté depuis près de 3 ans par les Pasdaran, les Bassidjis, les militaires, les Bazaris et les mollahs de base car ces actifs populaires du régime n’ont pas les mêmes intérêts vitaux que leurs dirigeants.

Les actuels dirigeants, les mollahs, ont pris au pouvoir 1979 en aidant les pions de Washington à renverser le Shah, puis en éliminant ces derniers du jeu notamment par la diabolisation officielle de l’Amérique. Les mollahs ont ainsi privé Washington de ses projets de déstabilisation régionale : depuis, l’Etat américain tente d’affaiblir graduellement l’économie iranienne pour provoquer des pénuries et générer un risque de soulèvement afin de forcer les mollahs à adoucir leur position pour que ses pions puissent revenir en Iran et prendre le pouvoir de l’intérieur. Pour garder le pouvoir, les mollahs doivent refuser tout apaisement quelles que soient les sanctions et les menaces qui pèsent sur les Iraniens d’où la rupture des actifs issus du peuple, les Pasdaran, les Bassidjis, les militaires, les Bazaris et les mollahs de base…

C’est ainsi que ces gens n’ont guère aidé Rafsandjani, alors le patron du régime, à organiser une fausse révolution de couleur, le Mouvement Vert, en faveur de l’islamiste Moussavi pour se donner une nouvelle légitimité. Puis quand le peuple autorisé à manifester a pris le contrôle des rues, ils n’ont guère aidé le régime à réprimer le soulèvement. Le régime a fait appel à ses agents sécuritaires au passé sale (que nous appelons les insolvables) pour réprimer le peuple. Le régime a été sauvé par ses agents insolvables, mais aussi par l’absence de soutien Washington à cette contre-révolution. Cela a plongé le peuple dans l’amertume, il a sans cesse boycotté toutes les relances du Mouvement Vert et s’est mis en quête d’une date symbolique pour signifier sa rupture avec le régime islamique. Cette date a été le 15 mars 2010, l’anniversaire de Reza Shah Pahlavi, vénéré par le peuple pour son patriotisme, sa modernisation et sa laïcisation du pays. Le régime a appelé tous les composants à empêcher cette fête contestataire. Les Pasdaran, les Bassidjis, les militaires, les Bazaris et les mollahs de base qui avaient laissé tomber le régime (pendant son projet de fausse révolution) ont laissé le peuple manifester massivement ! Ils ont ainsi rompu clairement avec le régime pour rejoindre les opposants.

Cette rupture, des Pasdaran en particulier, a réduit le régime à ses hauts dirigeants, ses responsables subalternes, ses agents sécuritaires insolvables et les hommes d’affaires issus du pouvoir. Rafsandjani a dû céder la direction du régime à son ennemi Larijani. La direction est devenue diffuse. Dans ce qu’il restait du régime, les hommes d’affaires ont estimé que leur propre situation était doublement critique car d’une part, le peuple pouvait renverser le régime et les lyncher et d’autre part, les dirigeants fragilisés pouvaient négocier une fuite sécurisée avec les Américains et les laisser seuls face au peuple. Ils ont commencé à brader leurs avoirs pour acheter de l’or et des dollars afin de quitter le pays au plus vite. Le régime alors dirigé par Ali Larijani et son frère Sadegh chef du pouvoir judiciaire a d’abord tenté de rassurer les paniqués en évoquant l’existence de partisans intégristes animés par une forte ferveur islamique, en évoquant le recrutement de nouveau Pasdaran ou en affirmant que le Mouvement Vert (l’invention ratée de Rafsandjani), pouvait dévoyer un soulèvement hostile ! En l’absence de preuves de ce qu’il affirmait, la panique a perduré. Les Larijani ont alors fermé les bureaux d’immigration et ont ouvert un procès de fraude bancaire et d’atteinte à la sécurité d’Etat pour intimider les hommes d’affaires remuants.

Etant donné que personne au sein du régime ne veut perdre le pouvoir, tous les dirigeants devaient trouver un moyen d’échapper aux sanctions. Rafsandjani a proposé la reprise du dialogue et des concessions passagères, les autres ont accepté, mais uniquement pour obtenir un gel de facto des sanctions afin d’avoir le temps de signer quelques contrats et relancer l’économie. Leurs jeux et leurs différences ont vite fatigué Washington, il a poussé ses alliés européens à annoncer un embargo sur l’achat du pétrole iranien à partir du 1er juillet 2012 pour amplifier les pénuries existantes et le risque de soulèvement afin de forcer les mollahs à adoucir enfin leur position. Les dirigeants du régime étaient devant deux choix : ils devaient plier face à Washington ou tenir bon sous les sanctions et aller vers un effondrement interne suivi d’une révolution.

Le régime était condamné dans tous les cas, les Chinois ont commencé à réduire leur implication sur le marché iranien. Les dirigeants n’avaient plus d’échappatoire, leur seule solution viable était de plier et de négocier des garanties pour eux-mêmes en marge des négociations nucléaires et des rencontres officielles internationales avant que n’arrive la fin. Mais ils n’auront pas tous fait ce choix car tous n’ont pas accès aux marchandages : les 3 postes clefs permettant de voyager (le conseil iranien de sécurité, le ministère des affaires étrangères et la présidence de la république) sont dirigés par des membres du clan de Rafsandjani, l’ex-patron politique du régime. Ils avaient peur de favoriser ce dernier et de lui permettre d’avoir le loisir d’obtenir les meilleures garanties pour lui-même. Ils craignaient aussi devoir payer pour le droit d’obtenir les mêmes garanties.

Parmi tous ces dirigeants, le plus malheureux était Ali Larijani, actuel patron de la politique intérieure du régime et ennemi éternel de Rafsandjani. Il allait être exclu du marchandage et peut être accusé à la place de Rafsandjani et ses lieutenants ! Il s’est donc opposé au dialogue qu’il ne pouvait contrôler. Puis, avec son frère Sadegh Larijani, qui contrôle le pouvoir judiciaire, il a accusé de corruption les trois pions de Rafsandjani pour les sortir et les remplacer par ses propres lieutenants. Ces accusations ont reçu le soutien tacite de tous ceux qui allaient être sacrifiés par Rafsandjani. Le régime est ainsi entré dans une guerre entre ses plus hauts responsables. Cette guerre contraire aux intérêts du régime dans sa globalité a choqué les collaborateurs subalternes : ils ont pleinement réalisé que leurs dirigeants ne pensaient qu’à eux-mêmes. Presque tous les responsables subalternes ont alors pris leur distance avec le régime en boycottant massivement toutes les nombreuses manifestations pour la quinzaine d’hommage à Khomeiny à l’occasion de la commémoration de sa mort et son entrée en politique. Ces boycotts n’ont guère calmé les dirigeants : encore plus isolés et plus, proches de la fin, ils ont alors accentué leur lutte pour les sièges de négociations !

La semaine dernière, c’était l’anniversaire du Mouvement Vert, la fausse révolution qui devait donner une nouvelle légitimité au régime, mais a failli le renverser. Alors que le régime est condamné, les deux parties en lutte pour le contrôle des sièges de négociations ont néanmoins réuni leur force afin de relancer ce joker pour rassurer et récupérer les derniers collaborateurs qui ont commencé à s’éloigner. Le régime réunifié devait attirer les Iraniens dans la rue alors qu’ils boycottent le Mouvement Vert depuis l’échec de leur tentative de contre-révolution. Le régime réunifié a multiplié le prix du pain par 12 pour révolter les Iraniens. Mais les Iraniens ont été conscients que leur action pouvait profiter au régime mourant, ils n’ont pas bougé. Les composants fidèles au régime n’ont pas bougé pour relancer ce joker. Le régime a annoncé un nouveau joker : une tournée d’Ahmadinejad chez ses amis sud-américains pour contourner les sanctions, mais il avoua ainsi que sa situation économique était catastrophique. La panique a gagné ses hommes d’affaires.

Les dirigeants étaient seuls, en faillite, dans un environnement agité et donc voués à une chute certaine : l’unité retrouvée a explosé, chacun a redoublé d’efforts pour garder ou prendre la direction des négociations qui peut lui donner la priorité pour marchander les meilleures garanties pour lui-même. Le Clan Larijani a montré qu’il cherchait à établir le lien entre les ministres accusés de fraude et Rafsandjani en personne. Ce dernier a dû lâcher certains de ses lieutenants devenus trop compromettants provoquant la panique dans son propre camp. Ahmadinejad a notamment promis de faire des révélations fracassantes. Le clan Rafsandjani allait vers l’explosion ! Larijani a décidé d’en profiter, mais en cherchant à se mettre en avant, il a révélé qu’il avait très peu de monde autour de lui. Puisqu’il arrive à malmener le clan adverse, il est devenu évident qu’il y avait très peu de monde encore impliqué dans les affaires internes du régime. La panique financière a redoublé. Les deux clans ont alors appelé les meilleurs serviteurs de révolution islamique (c’est-à-dire les insolvables) à manifester ! Il s’agissait de les unir pour les convaincre qu’il y avait encore un espoir. Le camp Larijani a mobilisé 60 hommes à Natanz pour un enterrement de martyrs, le camp Rafsandjani a mobilisé 10 hommes et 5 femmes pour une marche pro-voile à Téhéran. Presque tout le monde avait lâché le régime, par dégoût pour ses dirigeants traîtres ou par peur de s’afficher avec un régime fini. Les dirigeants étaient en tous cas face à une rupture totale.

Cette semaine, le régime devait célébrer porter le deuil du 7e saint du chiisme et surtout célébrer dans la foulée, l’anniversaire de la révélation de l’islam à Mahomet, la naissance même de l’Islam ! Ces deux événements de portées différentes ont été boycottés par le peuple et les Pasdaran au cours de ces dernières années. Le peuple et les Pasdaran ont au même moment montré aussi leur attachement à la culture non-islamique iranienne. Dans le contexte actuel, le régime redoutait un boycott plus fort et ne pouvait prendre le risque d’aller tester aussi ses derniers partisans en rupture.

Cette semaine, le lundi 18 et mardi 19 juin, le régime devait aussi aller à Moscou pour des négociations sur le nucléaire auxquelles participent les Américains. Alors que le régime désavoué par des jeunes actifs, boycotté par les siens, sanctionné par Washington et ses partenaires, lâché par les Chinois, il était possible Rafsandjani ordonne à ses pions de commencer des marchandages avec les Américains (échangeant un compromis nucléaire, des infos sur le Hezbollah et quelques collègues contre des garanties pour les membres de ce clan). Larijani devait trouver un moyen pour forcer Rafsandjani à ne rien tenter dans cette situation désespérée. Rafsandjani devait aussi trouver un moyen pour neutraliser Larijani avant qu’il bouge. Voici la chronique en images d’une semaine à risques, une semaine explosive.


03.07.2012

Iran : La semaine en images n°210

Semaine terrible | Le régime a annoncé des manœuvres hostiles contre les Etats-Unis. Nous n’avons pas pu trouver une seule image montrant ces manœuvres, preuve que les militaires et les Pasdaran ont encore boycotté le régime.

Le régime a tenté de dissimuler ce boycott massif et humiliant en évoquant divers grands rassemblements en sa faveur. Nous n’avons trouvé que des images de salles presque vides et des mines défaites du côté des responsables chargés les remplir. Le régime a connu une nouvelle semaine de défaites. Voici la preuve en images que le régime est presque mort et va vers un effondrement certain.


27.02.2012

Iran : Dans l’accélérateur des particules !

Le régime des mollahs a annoncé la mise en œuvre de nouvelles centrifugeuses très performantes sur un nouveau site nucléaire. Il n’a donné aucune information sur les performances ou le nombre de ces centrifugeuses. Il y a de quoi s’alerter, mais puisque ce nouveau site nucléaire est encore en construction, il s’agit d’une nouvelle provocation. En fait, les mollahs cherchent à provoquer l’escalade pour que la crainte d’une guerre oblige Washington à cesser ses sanctions qui sont destinées à les forcer à s’adoucir et d’autoriser les pions de Washington à revenir en Iran afin de prendre légalement le pouvoir via une révolution de couleur. Nous avons consacré de nombreux articles sur la nécessité absolue pour les mollahs de refuser le dialogue ou de s’agiter à chaque fois que les sanctions deviennent pesantes, il ne nous semble pas nécessaire de répéter les mêmes explications, on peut néanmoins évoquer les circonstances économiques de cette nouvelle provocation et le choix spécifique de progrès nucléaire flou et ambigu.


22.07.2011

Iran : La semaine en images n°153

Cette semaine, sous la pression des sanctions américaines, les mollahs devaient envoyer leur représentant à Istanbul pour la reprise du dialogue afin de trouver un compromis sur le nucléaire.

Mais tout compromis passe par un apaisement bilatéral qui ne convient pas aux mollahs car ils seraient obligés d’autoriser les pions des Etats-Unis à intégrer la vie politique iranienne : ils seraient alors exposés à une révolution de couleur les conduisant de leur palais vers les prisons ! C’est pourquoi les mollahs étaient encore une fois en quête de provocations pour saboter le dialogue et aussi en quête de moyens pour neutraliser les sanctions qui leur imposent ce dialogue suicidaire.

Cependant, cette quête a toujours valu plus de sanctions au régime des mollahs. Pour continuer cette même politique de provocations sous les sanctions sans s’effondrer économiquement, il a gelé les salaires et augmenté les prix pour baisser la consommation donc le volume d’importation des produits vitaux. Le régime a ainsi gagné du temps, mais en réduisant le pouvoir d’achat du peuple, il a annulé l’avantage salarial de leurs miliciens et perdu le soutien de ces derniers. Il repose à présent sur une base très réduite et doit faire attention à ne pas dire des choses susceptibles d’augmenter les sanctions sinon il risquerait de perdre le soutien de ses derniers fidèles. Il ne saurait organiser un quelconque rassemblement le 11 février prochain pour l’anniversaire de la révolution islamique : chacun verrait sa vulnérabilité…

C’est pourquoi il a été amené à laisser de côté les provocations lourdes (tirs de missiles, slogans anti-israéliens ou menaces de guerre pétrolière) destinées à provoquer une confrontation avec le calcul que Washington finirait par capituler devant le risque d’une nouvelle guerre qui a en plus le désavantage de pouvoir nuire à l’approvisionnement pétrolier mondial. A présent, pour obtenir les mêmes effets, les mollahs se montrent plus discrets en tenant des propos en apparence modérés qui contiennent en fait des termes très précis insinuant des progrès alarmants en matière de fabrication d’une bombe nucléaire !

Ces progrès sont en fait fictifs car le régime est incapable de démarrer sans l’aide des Russes la centrale civile de Bouchehr, mais Washington n’en parle pas car il a besoin de la « menace nucléaire iranienne » pour sanctionner les mollahs afin de les forcer à accepter l’apaisement permettant le retour de ses pions en Iran. En revanche, Washington ne veut pas que cette menace utile pour sanctionner les mollahs puisse faire paniquer l’opinion américaine, c’est pourquoi il a laissé dire que le virus Stuxnet avait durablement amoindri la capacité nucléaire des mollahs !

Pour neutraliser cette annonce qui annule durablement la « stratégie de l’amplification de la crise », Téhéran a lancé une invitation à tous les pays surtout ceux du groupe des Six qui négocient aux côtés des Etats-Unis de se rendre en Iran pour visiter ses installations nucléaires afin de voir eux-mêmes ses progrès !

La semaine a commencé avec cette visite destinée à provoquer les Américains. Pour éviter que cette visite ne provoque un effet négatif sur les derniers fidèles du régime, ce dernier s’est montré discret à son propos et a mis l’accent sur le plan intérieur sur des programmes destinés à satisfaire l’opinion : des promesses de dialogue avec les Six, des promesses de lutte anti-corruption et anti-pollution et la diffusion de beaucoup de foot comme bouche-trou. Voici le résultat en images avec une chute inattendue mais cinglante. (vous pouvez cliquer puis zoomer sur les images pour les agrandir une ou deux fois)


23.01.2011

Iran-Nucléaire : Changement de priorités, risques de conflits

Washington sanctionne toujours davantage les mollahs afin de les contraindre à « négocier pour résoudre leurs problèmes ». Il entend utiliser la réconciliation pour revenir au pays avec ses pions islamistes qui espèrent prendre le pouvoir via une révolution de couleur. Sous l’effet de ces sanctions, Téhéran accepte le dialogue, mais il doit fuir tout terrain d’entente, d’où ses diverses provocations avant, pendant et après chaque rencontre. De préférence, il doit provoquer un conflit ouvert afin de pousser les Américains à reculer de peur d’en arriver à une guerre. Dans ce contexte, à quelques jours d’une nouvelle rencontre à Istanbul, Téhéran vient de lancer deux grands projets de conflit : l’accusation que Washington est à l’origine des attentats menés par des espions israéliens contre les savants atomistes iraniens puis une tentative de déstabilisation du Liban qui risque d’agiter Israël et déstabiliser la région. Attention ! Il y a matière à s’inquiéter. | Décodages |


14.01.2011

Iran - Salehi : Une nouvelle stratégie au sommet

En se basant sur la presse iranienne (contrôlée par le régime), les médias étrangers affirment que Mottaki, le ministre des affaires étrangères de la république islamique a été limogé car il avait accepté de faire un geste de modération dans la politique nucléaire du régime. Les médias occidentaux devraient mieux étudier la constitution iranienne : le programme nucléaire n’est pas géré par le ministère des affaires étrangères, mais par le Conseil national de Sécurité. Téhéran manipule les Occidentaux. Il cache son jeu. | Décodages |


14.12.2010

Iran : Le Yellowcake sent mauvais !

Ce dimanche 5 décembre, à la veille de sa rencontre de deux jours avec le groupe des Six, le régime des mollahs a annoncé qu’il était parvenu à produire son premier lot de concentré d’uranium, le Yellowcake, produit intermédiaire dans le cycle de l’enrichissement alors qu’il avait déjà annoncé le même progrès en 2006. Malgré cela, les Américains ont qualifié l’information de « préoccupante ». | Décodages |


06.12.2010

Iran : 4 sanctions à l’américaine

Suite à la publication du dernier rapport de l’AIEA faisant état d’un « manque de coopération » de la part des mollahs, Washington qui avait promis plus d’isolement en cas de déficit de coopération a annoncé le bannissement d’une banque d’affaire iranienne. Dans le même temps, trois de ses alliés : la Corée du Sud, les Emirats Arabes Unis et le Liban, ont également annoncé leur adhésion au camp des sanctions en visant une ou plusieurs banques iraniennes. Il s’avère cependant que les entités désignées sont sanctionnées depuis des années. Ce soir, Téhéran n’a pas une pression supplémentaire sur le dos.


09.09.2010

Iran : Drôle de surchauffe à Bouchehr

Washington sanctionne les mollahs pour les forcer à dialoguer afin d’aboutir à une entente. L’objet de cette entente est d’introduire des pions américains au sein du régime des mollahs et transformer ce dernier en un allié anti-russe et anti-chinois en Asie Centrale, une région clef pour ces deux pays. Depuis toujours, les deux pays surveillent les Etats-Unis pour les empêcher de renforcer leurs sanctions, mais ils surveillent aussi les mollahs car en continuant à enrichir de l’uranium, ils privent Washington de l’entente qu’il souhaite et pourraient finir par l’exaspérer et obtenir un compromis sur la base d’une entente sans le partage du pouvoir. Par le passé, pour décourager ces efforts iraniens contraire à ses intérêts, Moscou retardait la livraison de Bouchehr car cette centrale nucléaire sert d’alibi à l’enrichissement exaspérant des mollahs. Dernièrement, sous l’effet des sanctions énergétiques, Téhéran a perdu la capacité de produire de l’électricité, il était en danger. Moscou a décidé de lui livrer enfin la centrale électrique de Bouchehr. Le site a été inauguré le 21 août et Moscou a commencé le chargement du combustible nucléaire dans le cœur du réacteur pour démarrer le réacteur le 5 septembre. II vient d’arrêter le chargement au prétexte d’une « augmentation de la température locale » alors que la température est constante. | Décodages |


02.09.2010

Iran : Téhéran reparle d’un compromis russe datant de 2006

Sanctionné de toutes parts, Téhéran est économiquement de plus en plus affaibli. Cela crée des tensions au sein du régime : le Bazar qui a été un artisan de la victoire des mollahs au sein de la coalition islamiste révolutionnaire de 1979 menace de les quitter. Téhéran a dû baisser d’un ton pour éviter de plus amples pressions économiques : il vient de proposer la création d’un consortium irano-russe de production de combustible nucléaire pour donner des gages d’une utilisation pacifique de son stock d’uranium faiblement enrichi.


27.08.2010

Iran : Un zeste de repli

Hier, le Guide suprême Ali Khamenei a parlé de la possibilité d’un dialogue si Washington levait ses sanctions [1]. Il a cependant précisé que ce dialogue ne pourrait pas porter sur l’enrichissement nucléaire ! [2] Il a également menacé les Occidentaux de frappes (terroristes) en cas d’attaque américaine, mais sans citer des cibles sensibles [3]. Ce message très complexe a perturbé les Occidentaux qui veulent une entente et non la guerre : ils ont censuré les menaces et diffusé le reste sans aucun commentaire pour éviter tout conflit. Ils supposaient sans doute qu’en répétant leurs demandes permanentes comme la levée des sanctions, le régime était dans une intransigeance immobile. Or, il n’en est rien car dans une autre déclaration également censurée, il y a une semaine, Téhéran rejetait tout dialogue avec les Etats-Unis. De fait, malgré les apparences et les menaces, Téhéran n’est pas dans l’immobilisme, mais dans une phase de repli. | Décodages |


20.08.2010

IRAN : THE REGIME IS NOW SEEKING AN EXPLOSIVE FACE-TO-FACE MEETING

© IRAN-RESIST.ORG – August 3, 2010 | Ahmadinejad claimed Bush to be gutless and dared Obama to accept a face-to-face debate. The representive of the mollahs at the United Nations as warned that Tehran « will set Tel-Aviv on fire if Israel attacks the Islamic republic over its controversial nuclear programme » whereas neither Israel nor the United States had mentioned any attacks, and that the United States even accepted last week a dialogue under the conditions set by Tehran. Here’s the problem : to remain in its leader figure in the Arab street, which gives the privilege to control Hezbollah, Tehran must avoid any appeasements with Washington. « Clash » must be provoked to ruin dialogues. However its declarations sometimes seem all the more contradictory even though they are very provocative. In fact there is nothing contradictory : its declarations are very technical and in charge of very accurate insinuations linked to its face-to-face history with America.


17.08.2010

Iran : Téhéran se prépare à une longue nuit américaine

Les Six envisageaient de reprendre le dialogue avec les mollahs en vue d’un début de compromis sur la base d’un projet américain d’échange des réserves iraniennes d’uranium enrichi contre du carburant atomique franco-russe. Or, le régime des mollahs perdrait le soutien de la rue arabe s’il acceptait de s’aligner sur une proposition des Etats-Unis, ami et protecteur d’Israël. Pour faire échouer ce dialogue à risque, il a annoncé la décision de construire un nouveau site d’enrichissement d’uranium. | Décodages d’une provocation très intéressante |


17.08.2010

Iran : Le régime est en quête d’un face-à-face explosif

Ahmadinejad a traité Bush de poule mouillé et a mis Obama au défi d’un débat face-à-face. Le représentant des mollahs aux Nations Unies a pour sa part averti que Téhéran « mettrait Tel-Aviv à feu en cas d’attaque israélienne contre la République islamique pour son programme nucléaire » alors qu’Israël ou les Etats-Unis n’avaient parlé d’aucune attaque et que les Etats-Unis avaient même accepté la semaine dernière un dialogue aux conditions posées par Téhéran. C’est là le problème : pour rester dans son rôle du leader de la rue arabe, rôle qui lui assure le privilège de commander le Hezbollah, Téhéran doit éviter tout apaisement avec Washington. Il doit aller au clash pour saboter le dialogue. Ses déclarations semblent cependant parfois contradictoires même si elles sont très provocatrices. En fait, il n’y a rien de contradictoires : ses déclarations sont très techniques et chargées d’insinuations très précises liées à l’histoire de leur face-à-face avec les Américains.
| Décodages |


03.08.2010

Iran : Prêt pour un nouveau dialogue de sourd !

Mercredi, les États-Unis avaient fait savoir qu’ils étaient entièrement disposés à participer avec les autres membres du groupe des Six à des pourparlers sur un échange d’uranium contre du carburant et sur le programme nucléaire iranien. Téhéran a dit oui à un dialogue pour avoir le carburant, mais il n’associe pas l’échange aux négociations pour le règlement de la crise.


31.07.2010

Iran : Signes d’un changement du côté américain ?

Ce lundi, l’Europe a adopté de nouvelles sanctions contre les mollahs pour les inciter à négocier sur son programme avec les Six. Le même jour, Téhéran a fait savoir qu’il était ouvert au dialogue, mais uniquement avec le Groupe de Vienne sur un échange de combustible, une solution qui ne résout pas la crise. Il s’agissait bien évidemment d’une provocation. Le lendemain, Téhéran a redoublé de provocation en évoquant le dialogue avec les Six, mais à des conditions irréalisables. Téhéran veut le clash, la question est de savoir s’il va l’avoir ou pas ?


28.07.2010

Iran : Un festival de ruses !

Le ministre russe des affaires étrangères a proposé à l’Iran une rencontre avec le groupe de Vienne (Etats-Unis+France+Russie) pour avancer le projet de l’échange du combustible après l’annonce faite par le ministre iranien des affaires étrangères que la décision de retarder la reprise du dialogue ne concernait pas l’échange du combustible. La réponse de Téhéran risque d’être négative car il n’a pas dit ce que la Russie a cru avoir entendu.


30.06.2010

Iran : La punition qui revient comme un boomerang !

Les médias occidentaux affirment qu’Ahmadinejad a annoncé que pour punir l’Occident, la république islamique d’Iran ne se remettrait pas à la table des négociations avec les Six avant la fin du mois d’août. Cela sous-entend qu’elle reprendra le dialogue fin août. Ce n’est pas ce qui a été dit hier lors d’une très longue intervention télévisée d’Ahmadinejad à propos de la dernière résolution onusienne des Six.


29.06.2010

IRAN-NUCLEAR : THE MULLAHS’ BIG THING

© IRAN-RESIST.ORG – June 24, 2010 | Two days after he announced that he would forbid the access to Iranian nuclear plants to two inspectors from the IAEA, the head of the Iranian nuclear programme Salehi stated that his team produced “more than 17 kilos” of uranium, enriched at 20%, and that it was able to produce 5 kilos monthly. With the good timing sense which is so typical of it, the regime implies it did some progress it would like to keep secret, a way to deepen crisis and make the West surrender.


29.06.2010

Iran-nucléaire : La grosse chose des mollahs

Deux jours après avoir annoncé qu’il interdisait l’accès aux installations nucléaires iraniennes à deux inspecteurs de l’AIEA, le chef du programme nucléaire iranien Salehi a annoncé que son équipe avait produit « plus de 17 kilos » d’uranium enrichi à 20% et qu’elle avait la capacité de produire 5 kilos par mois. Avec un bon sens de timing que l’on lui connaît, le régime laisse supposer des progrès qu’il souhaiterait garder secrets, une manière de provoquer une amplification de la crise pour faire capituler l’Occident.


24.06.2010

Iran - Israël : 36 ans de mésentente sur le TNP

La crise nucléaire iranienne vient de passer au second plan après la déclaration finale de la Conférence 2010 de suivi du TNP axé sur un Moyen-Orient sans arme nucléaire, projet qui focalise les regards sur Israël. Le sujet est incandescent en raison du refus d’Israël qui se dit menacé sans cet arsenal et ne veut y adhérer tant que la paix n’a pas été signée. Alors que les pour et les contre se déchirent sur un fond de passions pro ou anti-Israélienne, il nous est paru plus constructif de rappeler les origines de ce projet et ses conséquences actuelles.


01.06.2010

Iran : Fin d’une partie, début d’une autre

Washington, qui a besoin d’une entente avec les mollahs pour étendre son pouvoir en Asie centrale, avait eu l’idée d’un échange du stock iranien d’uranium enrichi susceptible d’avoir une utilisation militaire contre du combustible franco-russe pour donner des mollahs l’image de futurs partenaires pacifiques et fiables. Ces derniers qui ne peuvent pas s’afficher en termes amicaux avec un Etat qui protège Israël ont refusé en se montrant très agressifs. Washington a alors chargé ses partenaires le Brésil et la Turquie d’aller en Iran avec la mission de signer avec les mollahs un quelconque accord aux allures d’un compromis pour lui donner l’opportunité de continuer sa politique de dialogue avec Téhéran. Pour réussir leur mission, ces deux Etats –qui n’avaient aucun mandat international- et étaient libres de toute contrainte ont accordé aux mollahs le droit de procéder à un échange sur la quantité de leur choix qui préserve leur potentiel nucléaire militaire. Cette semaine, Téhéran devait formaliser ce soi-disant accord en adressant une lettre à l’AIEA et aux dirigeants occidentaux. Ces derniers s’attendaient à une lettre de profil bas, ils ont reçu une lettre très loin de leurs attentes qui fait état de l’échec de tout dialogue : la fin d’une partie, le début d’une autre.

Depuis la réception de cette lettre, c’est la consternation. Pour éviter de reconnaître l’échec du dialogue, Washington et ses alliés tergiversent tout en cachant le contenu de cette lettre [4]. Il nous est paru essentiel de traduire ce texte et vous l’exposer, avant de vous proposer une analyse.


26.05.2010

Iran : La semaine en images n°118

Cette semaine, en France, l’actualité iranienne a surtout tourné autour de la libération de Clotilde Reiss, mais cela n’était pas l’objet central de l’actualité iranienne pour les mollahs dirigeants ou pour la population. Pour les mollahs, la principale actualité était évidemment la signature de l’accord avec le Brésil et la Turquie dans lequel ils restaient fidèles à leurs positions et parvenaient à un compromis sans avoir cédé aux exigences de la communauté internationale. Téhéran a d’ailleurs affiché toute la semaine un air de victoire dans l’intransigeance. Dans le même temps pour la population iranienne, le principal sujet de préoccupation a été : que vais-je devenir face à de nouvelles sanctions qui se profilent à l’horizon face à l’attitude d’intransigeance militante (du pouvoir). C’est ce que l’on peut voir dans le regard critique sur les évènements de cette semaine porté par les photographes iraniens issus de la classe populaire.


23.05.2010

Iran : Lula chez les mollahs pour un compromis symbolique

Hier, les Etats-Unis ont laissé entendre que la visite à Téhéran du président brésilien Lula serait l’ultime chance de dialogue sur le nucléaire, trahissant leur rôle derrière la tentative brésilienne. Pour prendre la mesure de cette tentative, il suffit de préciser que le président Lula arrive en Iran à la tête d’une délégation de 300 personnes dont 6 ministres et 260 hommes d’affaires. C’est une occasion pour revenir sur la définition de cette notion de dialogue selon Washington, mais aussi sur les diverses tentatives détournées des Etats-Unis pour dialoguer avec Téhéran.


14.05.2010

Iran-Brésil : Le régime s’apprête à accueillir Lula

Les agences de presse occidentales ont annoncé hier que lors de son séjour à New York, à la suite d’une longue conversation avec Hugo Chavez, Ahmadinejad avait approuvé la proposition brésilienne d’accueillir un échange d’uranium à destination de l’Iran pour résoudre la crise sur le programme nucléaire iranien. Quelques heures plus tard, Rahim-Mashaï, le premier conseiller du président, qui accompagnait ce dernier à New York, a démenti l’annonce en y ajoutant la spécialité des mollahs : « des conditions préalables qui seront précisées plus tard ! »


06.05.2010

Iran - Etats-Unis : Double Exercice de style à l’ONU

La république islamique d’Iran avait demandé et obtenu le droit à la parole pour son remuant président pour la journée inaugurale de la conférence de suivi du Traité de Non Prolifération. Il était prévisible que son discours serait polémique. Nous avions pour notre part évoqué des thèmes : on les retrouve tous dans le discours. Grâce à ses thèmes énumérés dans un discours plus critique que polémique, Téhéran s’est encore posé en porte-parole des déshérités du monde, ceux qui n’ont pas accès au magnifique amphithéâtre des Nations Unies pour s’exprimer. En quittant la salle au milieu de ce discours, les Etats-Unis ont donné raison aux mollahs.


04.05.2010

Iran : La semaine en images n°112

Cette semaine, vendredi 9 avril, le régime des mollahs devait célébrer la quatrième édition de sa Journée nationale de la technologie nucléaire. Il devait apporter des précisions sur la construction des dizaines de centres d’enrichissement dont dont Ahmadinejad avait parlé, il y a quelques mois. Ce programme conçu pour fermer la porte à tout compromis a été contrecarré le 30 mars dernier par des officiels américains qui ont remis en cause d’une part la capacité technologique technologique des mollahs à construire ces centres et d’autre part, l’existence même des chantiers invisibles malgré l’étroite surveillance du territoire iranien par les satellites américains, israéliens ou européens. Le dernier argument était imparable : Téhéran devait mettre de côté les annonces promises. De peur de donner l’impression d’un régime fini qui aurait reculé devant les Américains, ce qui pourrait inciter ses miliciens à le lâcher, le régime a décidé de faire baisser la fièvre nucléaire en se montrant discret sur le thème nucléaire. De fait, comme l’année dernière, il n’y a pas de tapage médiatique : ni discours atomiques en rafale, ni des manifestations anti-américaines riches en slogans, ni des quotidiens aux unes enflammées à la gloire du programme nucléaire iranien…


11.04.2010

Iran : Sous pression !

A l’occasion de la Journée nationale de l’Energie Atomique qui a lieu chaque année le 9 avril, Ahmadinejad et Ali Akbar Salehi, le chef de l’Agence iranienne de l’énergie atomique, ont dévoilé une nouvelle génération de centrifugeuses alors qu’ils avaient auparavant annoncé la révélation de détails croustillants sur plusieurs chantiers de centre de production d’uranium hautement enrichi.


10.04.2010

Iran : Petite Journée Nationale de l’Energie Nucléaire

Le 9 avril est la Journée nationale (iranienne) de l’énergie atomique et à cette occasion, le régime des mollahs annonce des progrès nucléaires dans le but d’amplifier la crise. Cette année, pour empêcher Téhéran d’aller en ce sens, le New York Times a publié un article critique sur les progrès que les mollahs devaient annoncer le 9 avril 2010. Privé de son effet de surprise, le régime a zappé cette journée !


09.04.2010

L’Iran n’a pas aimé le scoop du New York Times

Il y a deux mois, dans le cadre de ses provocations médiatiques, le régime des mollahs annonçait la mise en chantier de 2 à 10 centres d’enrichissement nucléaire du type de Natanz comme une preuve de sa détermination à ne pas accepter un compromis. La construction de ces centres est ressortie comme un scoop par le New-York Times dans un article intitulé « les services secrets suspectent l’Iran de construire de nouveaux sites atomiques ». Si le titre est provocateur, le contenu ne l’est pas puisqu’il parle plutôt des doutes quant à l’existence de ces nouveaux sites. Téhéran n’a pas aimé et dénonce cet article démystificateur comme une approche déloyale.


30.03.2010

Iran : Un assouplissement qui est une offensive

Après des mois de refus, Téhéran a accepté hier d’échanger 1.200 kg de son uranium enrichi à 3,5% pour recevoir du combustible pour son réacteur de recherche. Cela risque d’être refusé car à l’origine, l’idée était qu’il accepte de se séparer volontairement de 90% de son potentiel de nucléarisation militaire, or ce stock a augmenté au cours des derniers mois et l’échange ne le prive plus de ce potentiel.


18.03.2010

Iran – Etats-Unis : Les vases communicants !

Il y a trois jours, Téhéran a annoncé le début d’ici 30 jours, du « chantier de deux usines d’enrichissements avec des centrifugeuses 5 fois plus puissantes ». Le lendemain, Hillary Clinton a rappelé son attachement au dialogue et peut-être une résolution « dans 30 à 60 jours ». Il y a évidemment un rapport entre les deux déclarations, mais ce rapport est plus complexe qu’il n’y paraît.


26.02.2010

Iran : Efforts à bâbord et à tribord

Tous les médias parlent de l’Iran. Hillary Clinton et Bernard Kouchner se disent « à la recherche d’alliés pour imposer de nouvelles sanctions » contre les mollahs. Or, les Etats-Unis, première puissance économique mondiale, qui dispose de la première flotte dans le golfe Persique, et la France, un des principaux fournisseurs d’essence à l’Iran, peuvent s’allier en tant que partisans de sanctions pour faire plier les mollahs. Attention, désinformation à bâbord et à tribord !


17.02.2010

Iran : La semaine en images n°104

Voilà deux ans que nous regardons l’actualité iranienne par l’œil des photographes des agences iraniennes. Ces photos officielles sont pour une grande part des images de grandes qualités faites par des Iraniens nés après la révolution et critiques à son égard parce qu’issus des classes moyennes prospères avant la révolution et aujourd’hui à 85% sous le seuil de pauvreté. Ces photographes font un travail nécessaire sans jamais avoir l’honneur de figurer à un quelconque palmarès. A côté de ces images du réel, il y a aussi des photos trafiquées pour redorer l’image du régime. En cette semaine de la commémoration du 31ème anniversaire d’une révolution qui a détruit un pays richissime, la production photographique est à l’image de notre constat.


14.02.2010

Iran : Vers un enrichissement des annonces nucléaires

Il y a une semaine, Téhéran annonçait sa décision d’enrichir de l’uranium à 20%. Il espérait une escalade guerrière, menace pour l’approvisionnement pétrolier de l’Occident, afin de forcer les Occidentaux à cesser tout soutien aux Américains. Pour éviter cette escalade souhaitée par Téhéran, les Occidentaux ont esquivé. Téhéran a riposté en annonçant un enrichissement à 80%, puis à 100%, promettant d’autres progrès dans le domaine.


13.02.2010

Iran – EU : Pas d’atomes crochus !

Espérant provoquer une escalade pour pousser les Américains à jeter l’éponge, Téhéran a commencé l’enrichissement d’uranium à un taux de 20% au prétexte d’avoir « un besoin urgent de produire des isotopes médicaux » pour détecter certains cancers. Souhaitant éviter l’escalade, Washington a proposé de lui vendre les isotopes dans les quantités demandées. Téhéran a rejeté l’offre qu’il trouve « illogique ».


11.02.2010

Iran : Violations devant témoins !

Epuisé par les sanctions américaines, Téhéran veut une escalade, une confrontation, une menace guerrière sur le détroit d’Ormuz, artère pétrolière des alliés de Washington pour forcer ces derniers à demander la levée des sanctions américaines. Hier, Ahmadinejad donnait ordre à Salehi, le directeur de l’organisation iranienne de l’énergie atomique, de commencer l’enrichissement au-delà du seuil réservé aux usages civils. Les Occidentaux ont esquivé cette provocation, Téhéran repart à la recherche d’une escalade avec deux nouvelles annonces nucléaires.


09.02.2010

Iran : Une escalade prévisible

Téhéran vient d’annoncer sa décision (réversible) de se lancer dans deux jours dans l’enrichissement à 20% pour produire du combustible nucléaire pour son réacteur de recherche. Si on enlève les fioritures, il vient en fait d’annoncer qu’il veut enrichir de l’uranium au-delà du seuil réservé à un usage civil. Téhéran cherche la confrontation. | Retour chronologique sur une escalade prévisible |


08.02.2010

Décodages des propos modérés d’Ahmadinejad et des réactions

Hier lors d’une interview à la télévision iranienne, Ahmadinejad a exposé les résultats de ses conversations secrètes avec les Occidentaux, révélant des reculades occidentales sur des points essentiels avant d’annoncer que dans ces conditions, l’on pourrait envisager une certaine coopération. Alors qu’il était resté sur ses positions d’avant (coopération à mes conditions), les médias occidentaux ont parlé d’une volonté d’apaisement alors que les politiques ont parlé de la nécessité d’attendre. Il y avait pourtant dans les propos tenus par ce dernier de quoi évoquer l’absence de toute volonté d’apaisement et la nécessité de ne plus attendre. | Décodage des réactions |


04.02.2010

Iran : 2010, l’année des bonnes nouvelles d’Ahmadinejad

Alors que Washington a encore mis en avant la recherche de consensus via le dialogue, Téhéran a opté pour le contre-pied puisque Ahmadinejad a promis que le 11 février, à l’occasion de l’anniversaire de la révolution islamique, il annoncerait la « bonne nouvelle » que le pays est en mesure de produire de l’uranium hautement enrichi.


26.01.2010

Iran-EU : On reparle d’une révision du rapport NIE 2007

Les négociations dans le dossier nucléaire iranien sont dans l’impasse : il suffit que les Six lâchent un peu la pression pour que Téhéran affirme avoir gagné et exige une solution à ses conditions [5]. Mais la situation n’est pas près d’évoluer car Washington a rappelé hier qu’il restait « fidèle à sa double approche : dialogue et menace de sanctions ». Le dialogue étant l’objectif et la menace des sanctions le moyen d’y parvenir, il ne reste comme possibilité d’évolution que des changements de tons dans la menace des sanction . C’est pourquoi on évoque de plus en plus une possible mise à jour du rapport NIE 2007 regroupant les estimations des services secrets américains sur l’état d’avancement du programme nucléaire iranien et la menace qu’il représente.


22.01.2010

Iran : Le doublement décevant Kouchner

Téhéran avait jusqu’au 31 décembre 2009 pour donner une réponse à la proposition de se séparer volontairement de 75% de son stock d’uranium enrichi, quantité qui peut avoir un usage militaire. Au lieu d’accepter, il a inversé l’ultimatum en donnant jusqu’au 31 janvier 2010 aux Occidentaux pour accepter sa contre-proposition portant sur une quantité très inférieure. En réponse, le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a dénoncé lundi la « dernière pirouette » de l’Iran dans le dossier du nucléaire avant d’enchaîner sur des violations des droits de l’homme en Iran, sujet que l’on aborde uniquement en cas de mésentente.


05.01.2010

Iran : La contre-proposition inacceptable

Téhéran avait jusqu’au 31 décembre 2009 pour répondre positivement à l’offre qui lui avait été faite par les Américains via les Six d’échanger son stock d’uranium contre du combustible nucléaire franco-russe. Mais, non seulement, il n’y a pas répondu, mais il a inversé l’ultimatum en donnant jusqu’au 31 janvier aux Américains pour accepter sa contre-proposition. | Décodages |


04.01.2010

Iran : La peur de l’embargo a fait bouger les mollahs

Un jour après l’annonce américaine de l’adoption par le Sénat du projet de loi relatif à un embargo sur l’essence, le régime des mollahs a fait état de sa disposition à accepter la proposition d’un échange d’une partie de son stock d’uranium enrichi contre du combustible nucléaire fabriqué par les Français et les Russes.


26.12.2009

Iran : Le papier du Times n’aura pas le prix Pulitzer !

L’espace info de la planète Terre s’est enflammé avant-hier avec l’évocation par le quotidien britannique The Times de « tests effectués par l’Iran sur un composant crucial à la fabrication d’une bombe nucléaire ». Tous les médias en sont allés de leur analyse sur le double jeu de Téhéran sans savoir qu’ils étaient manipulés de A à Z !


16.12.2009

Iran : Un nouveau facteur entre en jeu

Le régime des mollahs a annoncé vendredi dernier sa volonté d’accepter l’offre de compromis sur l’échange de ses réserves d’uranium contre du combustible sur le réacteur de recherche de l’université de Téhéran. Ce changement n’a pas été dû à la menace des sanctions car pendant ce temps, Téhéran était courtisé par des émissaires arabes des Etats-Unis. Ce changement est survenu grâce à un nouveau facteur dans la crise nucléaire iranienne : la grogne sociale provoquée par les sanctions.


15.12.2009

Iran : Toward a nuanced change of nuclear policy-off

Tehran hoped for dragging United States into some acute crisis as it announced in a provocative way the building of 10 new additional nuclear enrichment centres in order to urge the United States to make a step backward for fear of a conflict. Under Bush, we would have assisted in some escalation but presently nothing happened. Obama didn’t make any big statement : he mentioned the possibility to reinforce sanctions right before he called for the dialogue’s continuation in parallel with the sanctions that are already implemented. Such reaction cast a chill over the provocative ardours of the mullahs who find it difficult to make the right answer. Are they so disappointed to the point of renouncing to their policy of deliberate provocations ? To know it, it’s necessary to review the background history of the chaotic relations between Tehran and Washington.


12.12.2009

IRAN-USA : MORE THREATS THAN SANCTIONS

Two days ago in Washington, Turkey announced it was opposed to new UNO sanctions against Tehran. Yesterday Europe informed it would remain careful in the field of UNO sanctions although it mentioned last summer it was ready to adopt at last unilateral sanctions, i.e. out of UNO support, such as it was required by Washington. The absence of any forcible reaction from the United States to this series of withdrawals confirms its implicit approval.


11.12.2009

Iran : Plus de menaces que de sanctions

Il y a deux jours à Washington, la Turquie se disait opposée à de nouvelles sanctions onusiennes contre Téhéran. Hier, l’Europe a fait part de sa prudence en ce même domaine de sanctions onusiennes alors que cet été, elle avait évoqué sa disposition à adopter enfin des sanctions unilatérales, c’est-à-dire hors l’ONU, comme le lui demandait Washington. L’absence d’une réaction forte des Etats-Unis à ces désistements en chaîne confirme son approbation implicite.


11.12.2009



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