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Iran : La semaine en images n°253

intro de base pour comprendre la situation,
mise à jour chaque semaine avec de nouveaux éléments après ce module [+].
Avec une nouvelle analyse inédite des événements de la semaine précédente.
En rouge : les éléments qui, cette semaine, ont été d’actualité.

Le signe § donne droit à des tiroirs d’infos.

Origines de la crise. Il y a 33 ans, en 1979, les mollahs, alliés historiques de Britanniques et exclus du jeu par la dynastie progressiste des Pahlavi, ont pu revenir dans l’arène politique quand les Américains ont décidé de renverser le Shah (coupable entre autre d’avoir modernise le pays, stabiliser la région et aussi d’avoir créer l’OPEP) avec l’intention d’installer à sa place leurs pions islamo-fédéralistes de NEHZAT AZADI (Mouvement pour la liberté), d’ex-pions britanniques du parti islamo-nationaliste JEBHEH MELLI qui sous la direction de Mossadegh avaient quitté le camp britannique pour joindre le camp américain.

§ NEHZAT AZADI & co.

NEHZAT AZADI avait aussi créé une branche armée islamo-marxiste, les MODJAHEDIN KHALGH (OMPI) pour dévaliser le parti communiste Toudeh (officiellement communiste, mais pro-britannique au niveau de sa direction). Les membres de cette branche armée clairement djihadiste devaient former les Gardiens de la Révolution islamique pour exporter l’islam révolutionnaire en Asie centrale alors soviétique, pour déstabiliser cette région et la remodeler selon les intérêts pétroliers américains.

Le projet appelé Arc de Crise allait mettre fin à 100 ans de domination britannique du marché pétrolier mondial. Les Britanniques ont demandé à leurs pions encore fidèles à savoir les mollahs influents, les Bazaris et leurs nervis, les cadres du TOUDEH et de JEBHEH MELLI d’intervenir pour mobiliser le peuple afin de jouer un grand rôle dans le projet américain puis d’évincer les pions de Washington et prendre le pouvoir dans le nouveau régime islam. Ce coup d’Etat interne a été réalisé Rafsandjani, le demi-frère et fondé de pouvoir de Khomeiny, en assassinant les pions religieux de Washington, puis en coupant le cordon ombilical entre Washington et la révolution islamique par l’attaque des "étudiants islamiques" contre l’ambassade américaine et la prise en otage des diplomates américains.

En échange de ces bons et loyaux services et cette Seconde révolution islamique, Rafsandjani a été autorisé à écarter des mollahs plus hauts placés comme Mottahari (le protecteur des Larijani), mais aussi d’autres pions de Londres comme ceux de TOUDEH et de JEBHEH MELLI pour accéder à tous les postes clefs comme le ministère de l’intérieur, les services secrets des Pasdaran ou encore le ministère de guerre qui ont fait de lui le patron non officiel du régime et de tous les bons business (pétrole, automobile, le secteur alimentaire). Avec le soutien des jeunes mollahs ambitieux et évidement le soutien tacite des Britanniques, Rafsandjani a aussi été chargé de verrouiller le système en diabolisant les Etats-Unis et en attaquant ses intérêts et ses alliés régionaux pour ne laisser aucune chance de retour de ses pions dans le jeu.

L’Etat américain a alors commencé à sanctionner les mollahs pour provoquer des pénuries et un risque de soulèvement pour forcer Rafsandjani et ses complices à cesser leur diabolisation, d’accepter un apaisement, puis la normalisation des relations pour qu’il puisse revenir en Iran avec ses pions et reprendre le pouvoir via une révolution de couleur.

Rafsandjani et ses complices ont alors accentué les actions terroristes contre les intérêts américains et ont dû sacrifier la production nationale pour importer tout d’Europe afin d’acheter la protection diplomatique des Européens. Cela et la guerre contre Saddam ont rapidement ruiné le pays et sa force de production : les ouvriers ont perdu leurs emplois, les Bazaris qui vivaient de la vente des produits nationaux ont été ruinés. Le pays était aussi en guerre. Beaucoup de jeunes Pasdaran contactaient Reza Pahlavi pour exprimer leurs regrets de tout ce qui avait été perdu par leur faute. La révolution islamique a très vite perdu ses enfants et très vite, le régime s’est retrouvé en ruiné et en danger. Mais il n’est pas tombé car Washington n’a jamais aidé les opposants, le peuple et les dissidents de peur que le modèle islamique nécessaire à ses projets régionaux ne disparaisse. Depuis Washington a souvent laissé ses partenaires stratégiques contourner ses sanctions quand il estimait qu’elles peuvent dépasser leur objectif et entraîner la chute du régime islamique qu’il veut récupérer.

En agissant ainsi, Washington a rallongé l’agonie du régime et a amplifié la dissidence ou encore les querelles internes entre Rafsandjani et tous ceux qu’il avait été écartés du pouvoir notamment le clan Larijani. Rafsandjani s’est senti en danger. Il pouvait sauter à la mort de son demi-frère Khomeiny. Il s’est arrangé pour trafiquer le testament de Khomeiny. Il a pu écarter de hauts membres de clergé et faire nommer son ami Khamenei comme Guide. Ce dernier a aussitôt annoncé son souhait de réviser la constitution pour transférer la presque totalité des pouvoirs politiques du Guide à un organe nommé Conseil de Discernement créé et dirigé par Rafsandjani. Le Conseil de Discernement allait devenir le vrai gouvernement du régime et Rafsandjani allait devenir le patron permanent du régime. Le président du Conseil constitutionnel, Jannati, et le 1er ministre de l’époque, Moussavi, ont donné leur accord et reçu en échange des sièges au Conseil de Discernement.

Mais l’incapacité de Rafsandjani à mettre fin aux sanctions a remis néanmoins en cause sa survie. Des mandats d’arrêts internationaux le visant ont donné de l’espoir à ses rivaux. Pour ne pas sauter, il a acheté la loyauté de certains de ses rivaux notamment des mollah influant du clergé en leur octroyant des sièges au Conseil de Discernement, des postes clefs et aussi une partie de ses monopoles économiques.

Après cela, Rafsandjani a tenté de mettre fin aux sanctions par une fausse modération et faux apaisement sous la direction de Khatami, un ex-responsable d’assassinat des opposants exilés recyclé en doux agneau. Pour réussir, le régime a simulé une libéralisation politique avec des étudiants appartenant à la sinistre la milice universitaire réunis au sein d’un parti faussement pro-Mossadegh (pro-américain) nommé JEBHEH DEMOCRATIC (Front démocratique). Washington n’a pas été dupé. Le régime a fait mine de malmener Tabarzadi, le chef du parti JEBHEH DEMOCRATIC. Shirin Ebadi, membre de JEBHEH MELLI (pro-Britannique) et Nasrine Sotoudeh - une des représentants du régime à cour internationale- ont été recyclées en avocates humanistes pour réanimer le jeu. Finalement Washington s’est même fâché et en 2000, il a évoqué la "menace nucléaire des mollahs" dans Iran Non-proliferation Act pour les sanctionner encore plus durement.

Après l’échec du projet de la fausse dissidence et du faux apaisement, Rafsandjani était encore en difficulté. Pour demeurer au pouvoir, il a offert des postes importants à Ali Larijani, ses frères et ses lieutenants (la direction des média, des postes dans la vente de contrats pétroliers et finalement la direction des négociations sur le nucléaire avec Washington). Après avoir calmé ses rivaux, Rafsandjani a remplacé le « modéré Khatami » par Ahmadinejad, un autre ex employé de ses services secrets. Il l’a entouré des pires racailles des services secrets (comme Mottaki, Najjar, Vahidi) pour tenter de faire reculer Washington avec toutes sortes de menaces.

Mais Washington a utilisé ces menaces pour renforcer ses sanctions et même parler de frappes préventives. ! En 2007 quand Washington a impliqué le Conseil de Sécurité de l’ONU pour cautionner ses sanctions et ses menaces de frappes, la dissidence interne s’est amplifiée : on a assisté à d’importants boycotts des manifestations officielles par les de Pasdaran de base, les Bazaris ou des mollahs de base.

En 2008, après l’adoption des premières sanctions bancaires, Rafsandjani, ses complices et ses adversaires unifiés au sein du Conseil de Discernement ont décidé la Suppression des Prix subventionnés pour limiter le pouvoir d’achat des Iraniens (brider la consommation) afin de préserver les stocks et aussi habituer les Iraniens à vivre de très peu pour diminuer le risque de soulèvement provoqué par la faim. Mais par peur d’une émeute générale, le régime a d’abord gelé les salaires de ses propres employés les mieux payés, les agents sécuritaires : ces derniers ont été très déçus et ont aussi pris leur distance avec le régime.

Cette nouvelle rupture était terrible. Le régime était menacé en cas d’un soulèvement. Rafsandjani devait songer à une éventuelle négociation avec Washington pour pouvoir quitter le pays avant la chute du régime : il a alors exclu Ali Larijani du poste clef de négociateur nucléaire lui donnant accès au dialogue avec les Américains. Mais pour ne pas l’avoir contre lui, via a les élections factices du régime, il lui a offert la direction de la majorité législative (la chefferie du Parlement) : un titre et une tribune plus qu’un vrai pouvoir car le Parlement n’a aucun rôle décisionnaire dans le système actuel ; il ne fait que suivre les avis du Conseil de Discernement.

Ali Larijani a alors révélé par l’intermédiaire de l’un de ses pions au sein du Pouvoir Judiciaire la corruption du clans Rafsandjani et des clans alliés afin de les éliminer tous et devenir celui qui négocie la fin du régime pour bénéficier des mêmes garanties.

Rafsandjani s’est vu menacé par les sanctions, le risque de pénuries et d’émeutes, la dissidence interne ou encore par les dossiers d’Ali Larijani : en juin 2009, il a tenté de sauver le régime et surtout sa situation avec le Mouvement VERT, une fausse révolution de couleur de l’Islam, partisane de la ligne (anti-américaine) de Khomeiny, mené par son ami Moussavi et ses pions (les étudiants islamiques preneurs d’otages de l’ambassade américaine). Mais le peuple a agi avec bon sens, il n’est pas tombé dans le panneau et a profité de l’occasion pour crier sa haine du régime. Les Pasdaran ne sont guère intervenus pour réprimer cette contre-révolution. Le régime a failli tomber, mais il a été sauvé grâce à Obama qui a refusé toute aide à la cette contre-révolution.

Rafsandjani, affaibli par l’échec de son plan audacieux, a dû céder le Pouvoir Judiciaire à Sadegh Larijani, le frère cadet d’Ali Larijani pour continuer à demeurer dans le jeu. Rafsandjani offrait plus de pouvoirs au Larijani, mais avec un risque limité car le maître des accusations, procureur Ejéi (un ex-patron des services secrets) était un de ses pions et par ailleurs, le tribunal spécifique au clergé ou encore l’inspection générale interne étaient dirigés par ses pions. Rafsandjani devait cependant faire vite avant que les Larijani nomment leurs pions. Il a alors tenté de duper le peuple avec de nouveaux slogans moins mièvres et en faisant passer d’ex-agents secrets enrôlés dans le ministères des affaires étrangères et aussi ses enfants Mehdi et Faezeh pour des opposants.

Mais en juin 2010, au bout d’un an d’insuccès, Rafsandjani a dû s’éclipser et Larijani a commencé à s’occuper des activités qu’il menait au sein du régime. Rafsandjani qui avait perdu le soutien et la confiance de ses pairs avait été discrètement remplacé par Larijani, mais les gros bonnets du régime n’ont pas osé officialiser ce dernier par peur qu’il ne les élimine avec ses dossiers compromettants. Larijani n’a donc pas pu virer les pions de Rafsandjani pour nommer ses pions et devenir le patron du régime afin de bénéficier des meilleures garanties de sécurité. Rafsandjani a gardé son influence grâce au gouvernement formé par ses pions. De fait, en juin 2010, le régime est devenu bicéphale.

Ali Larijani devait écarter les ministres issus du clan Rafsandjani : il a commencé à parler de leur corruption et à multiplier les procès à leur encontre pour les renverser afin de s’asseoir à la table des négociations et obtenir sa part de garanties de sécurité. Rafsandjani a alors accéléré ses démarches pour parvenir à un accord avec Washington. En agissant ainsi, Rafsandjani et Larijani privilégiaient leurs propres intérêts personnels au lieu de trouver un compromis global pour sauver leurs associés et collaborateurs. Ce comportement méprisant a encouragé l’envie de fuite de leurs derniers collaborateurs.

En mars 2011, le peuple a de nouveau manifesté à l’occasion de l’anniversaire de naissance Reza Shah Pahlavi, le fondateur de l’Iran moderne et laïque et encore une fois, les Pasdaran n’ont pas chargé. Ils se sont même montrés très amicaux avec les manifestants. Ils ont ainsi montré qu’ils souhaitaient aussi une contre-révolution. Les derniers collaborateurs du régime, déçus par leurs chefs, et paniqués par la rupture des Pasdaran, se sont mis à convertir leurs avoirs en or ou en dollar pour pouvoir quitter le pays avant qu’ils soient tués par le peuple ou sacrifiés par leurs chefs. Le dollar n’a cessé d’augmenter malgré des baisses de prix imposées arbitrairement par la Banque Centrale Iranienne (BCI). Ces achats de dollars ont ruiné le régime et réduit ses chances de survie. Ali Larijani a accentué leur guerre pour le contrôle du siège éjectable, Rafsandjani a mis les bouchée double pour parvenir à un accord avec Washington. Les Commandants des Pasdaran susceptibles de souffrir par cette transaction ont lâché leur mentor historique Rafsandjani et se sont alignés sur Larijani. Washington a décidé de forcer l’Europe de rompre ses relations protectrices pour aggraver la situation ambiante afin les divisions internes et la panique de la base.

L’Europe a coupé les ponts en juillet 2012. La panique interne et les ruées vers le dollar sont montée en flèche. Très vite, les pénuries se sont amplifiées. Le peuple excédé a manifesté contre le régime avec des slogans hostiles. Les deux dirigeants se sont réunis pour combattre la ruée vers l’or et le dollar qui vidait leurs réserves de capitaux. Ils ont à plusieurs reprises incendié le Bazar pour dissuader les agents de change, ils ont accusé les acheteurs de blanchiment d’argent pour les menacer d’expropriation et de pendaison. Ils ont ponctionné les comptes bancaires des gens pour compenser leurs pertes. Ils ont supprimé les bureaux d’émigration, bloqué les comptes en devises. Puis dernièrement, ils ont fermé tous les agents de change privés, le réseau de transfert interbancaire et enfin ils ont multiplié par 3 le prix de billets d’avion pour limiter les voyage à l’étranger.

Les deux dirigeants ont également sans cesse promis des actions de répression et des manoeuvres militaires ou paramilitaires pour rassurer leurs collaborateurs sur ses capacités ou pour les intimider, mais il n’a jamais pu tenir sa parole : au fil des promesses non tenues, il est devenu très évident qu’ils n’avaient plus aucun appui au sein des forces armées.

En seulement 2 mois (Juillet-Août), il est devenu clair que le régime était fichu. Rafsandjani devait passer l’action. Larijani a accentué ses accusations contre Rafsandjani lui-même. Les Commandants des Pasdaran ont surenchéri. Rafsandjani a fait revenir ses enfants (Mehdi et Faezeh) et les a laissé comme gages entre les mains du pouvoir judiciaire des Larijani pour les rassurer que son pion Ahmadinejad attendu à NY à l’occasion de l’AG de l’ONU ne négocierait pas avec les Américains. Signe de gravité de la situation : il a sacrifié ses enfants en proposant une ouverture à Washington.

Début octobre, Washington a tenté un deal avec Rafsandjani en demandant à l’Argentine de blanchir Rafsandjani dans l’attentat d’Amia. Larijani était pris par surprise. Les Commandants des Pasdaran, qui peuvent hériter de la responsabilité de l’attentat d’Amia, ont alors enchaîné les menaces contre Washington pour bloquer le deal et les marchandages à venir. Le régime est passé de 2 clans à 3 clans.

Les Commandants des Pasdaran ont d’abord tenté de former un clan avec les religieux exclus par Rafsandjani, avant de s’approcher (à nouveau) de Larijani mais Washington n’a pas daigné dialoguer avec Larijani car il n’a rien de très grave à lui reprocher et ne peut l’intimider correctement pour l’amener à se soumettre.

Ce choix de Washington a exclu Larijani du jeu et il a aussi désigné Rafsandjani comme un maillon faible. Les Pasdaran ont alors lâché Larijani pour devenir des électrons libres au sein du régime en agonie. Le pouvoir était éclaté et aucun clan n’avait les moyens pour s’imposer. Les gens de la base ont paniqué. Les deux dirigeants rivaux se sont rapprochés et ils ont uni leur force pour inventer la figure de Sattar Beheshti, (faux) opposant interne "mort sous la torture", pour mobiliser le peuple derrière la fausse opposition interne afin de pouvoir contenir tout risque de soulèvement.

Mais le peuple n’a pas donné de crédit à cette option pro-régime et les collaborateurs de base ont jugé très risqué de miser sur la recette ratée du Mouvement Vert. Sans ce joker, le régime était perdu. Rafsandjani a accusé les Pasdaran et les frères Larijani du meurtre de cet opposant factice. Larijani a accentué ses accusations contre Ahmadinejad pour lui retirer le vote de confiance du Parlement, le renverser et prendre sa place via des élections présidentielles anticipées. Afin qu’il emporte les élections, il devait aussi retirer au gouvernement le privilège d’organiser les élections, il a annoncé une réforme de la loi électorale permettant au pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire de participer à l’organisation des élections. Rafsandjani a fait bouger sa pièce maîtresse à savoir le Guide pour désavouer la révocation d’Ahmadinejad. Puis, Rafsandjani a pris une décision incroyable : il a demandé à ses faux opposants de crier "Mort à la Révolution Islamique" pour s’approcher de l’opposition avec une solution de réconciliation nationale de type Khmers rouges pour avoir la vie sauve. Il pouvait aussi barrer la route aux Américains et préserver les intérêts de leurs adversaires afin de préserver ses avoirs dans ces pays.

Ce revirement pragmatique très rusé, survenu il y a 3 semaines, n’a provoqué aucune agitation : la base y trouvait son compte, mais pas Ali Larijani car ses frères ont piloté les répressions du grand soulèvement de l’été 2009. Ali Larijani a accéléré ses efforts pour asseoir son pouvoir : il a adopté sa loi électorale, il a aussi reparlé de la révocation du président en affirmant que le Guide avait reporté mais pas annulé son initiative et il a annoncé sa candidature pour le poste du président. Les Pasdaran qui avaient d’abord bien accueilli la proposition pragmatique d’une réconciliation nationale ont aussi renouvelé leurs menaces anti-américaines pour s’approcher de Larijani au cas où il emporterait la partie.

Ainsi la proposition intéressante d’une réconciliation nationale s’est retrouvée menacée par deux des trois clans qui partagent le pouvoir. Mais ces clans étant tous dépourvus de militants actifs, aucun de deux camps (pour ou contre l’arrangement) n’a pu s’imposer. A l’occasion d’une manifestation ratée en faveur du Mouvement Vert, il est aussi apparu que l’opposition interne était morte. L’indécision sans issue à propos de la solution idéale d’un arrangement national et aussi le constat de la dissolution de l’opposition interne ont paniqué les collaborateurs de base, ils se sont à nouveau rués sur le dollar pour partir le régime agonisant et incapable d’accepter un compromis.

La semaine dernière, Rafsandjani, Larijani et les chefs Pasdaran, ont tenté de trouver des alliés pour imposer leur position. Rafsandjani a pu réunir environ 250 responsables, Larijani a réuni 150 responsables et les chefs Pasdaran ont mobilisé une trentaine de commandants et près 60 policiers de base. Aucun n’a pu prendre le dessus sur les autres.

Cette semaine, le peuple devait fêter Yalda ou la nuit la plus longue de l’année. En raison d’importantes hausses de prix, cette fête ne pouvait qu’exacerber les frustrations du peuple iranien. Il y avait un risque de remous. Rafsandjani est passé à l’offensive en réunissant tous ces lieutenants mis place depuis 33 ans et aussi tous les gens susceptibles de sauver leur vie avec sa solution (d’arrangement avec l’opposition pour échapper à un deal incertain avec Washington). Larijani a dû reculer. Washington, inquiet par cette victoire interne, qui l’exclura de l’avenir de l’Iran, s’est mis à menacer le régime de nouvelles sanctions pour stopper Rafsandjani. Les nantis du régime se sont sentis menacés. La panique a refait surface. Voici le récit et les images d’une semaine pleine de surprises et de bouleversements.


28.12.2012

Iran : La semaine en images n°216

Il y a une semaine finissait les festivités de Norouz, le nouvel an iranien, honni par les ayatollahs car elle remet en cause l’identité islamique d’Iran et donc leur légitimité. Les Iraniens ont mis un point d’honneur à célébrer le plus massivement possible le dernier rituel de cette fête, la fête champêtre de Sizdeh Bedar, pour bien montrer leur hostilité au régime et à l’identité islamique qu’il veut imposer au pays.

Les Pasdaran, « Gardiens » de la révolution islamique, qui au cours des 15 derniers mois n’ont cessé de boycotter les manifestations officielles du régime, étaient aussi de la partie en laissant le peuple agir à sa guise, confirmant davantage leur rupture avec le régime et leur soutien à un soulèvement populaire hostile au régime.

Au même moment, les mollahs devaient célébrer l’anniversaire du référendum qui a aboli la monarchie laïque et progressiste des Pahlavi et installé à sa place le régime islamiste rétrograde que l’on connaît. Ils ont préféré oublier les festivités de peur d’un boycott qui serait un référendum à l’envers.

Washington n’a guère salué ce rejet sans appel du modèle islamiste car contrairement aux idées reçues, il ne veut pas la chute du régime islamique. En fait, Washington a été à l’origine de la révolution islamique de 1979 pour porter au pouvoir des islamo-fédéralistes qu’il finançait depuis 1954. Ces gens devaient agiter la région et détruire la Russie soviétique pour permettre à Washington de prendre pied en Asie centrale et de là, déstabiliser la Chine. Mais ces pions de Washington ont été chassés du pouvoir par les mollahs. Washington sanctionne uniquement les mollahs pour les forcer à restituer le pouvoir à ces pions.

Le processus est d’affaiblir l’économie iranienne, provoquer un risque de pénurie, une envie de soulèvement afin d’intimider les mollahs et leurs forcer la main. Mais l’objectif étant une passation de pouvoir via un rapprochement avec Washington et des « élections libres » organisées par les deux parties, à chaque fois que le peuple avance trop vers le renversement du régime, Washington recule d’un pas ou allège ses pressions. Ainsi, durant l’été 2009, quand le peuple était dans la rue (donc proche de la victoire), Obama a refusé tout soutien à un changement fermant les yeux sur les répressions.

La semaine dernière, Washington a évoqué de nouvelles sanctions très fortes pour amener Téhéran à ouvrir la porte à ses pions, mais il a aussi évoqué l’opposition de certains de leurs alliés à l’application des sanctions annoncées, pour se donner les moyens de ne pas appliquer ses mesures trop fortes et susceptibles de balayer le régime. Les mollahs n’ont pas accepté l’ouverture qui leur paraît inacceptable.

Cette semaine, les mollahs devaient organiser pendant trois jours la première partie du deuil en mémoire de Fatemeh, fille du prophète, qui selon les légendes chiites est morte en martyre tuée par Abu-Bakr, le premier des califes sunnites. Dès le 1er jour, le peuple, les Pasdaran et les responsables du régime n’ont pas été au rendez-vous. Le régime a oublié de parler de Fatemeh pour cacher ce nouveau boycott sans appel. Pour détourner l’attention de l’absence de mobilisation en mémoire de Fatemeh pendant les jours suivants, il lui fallait un scandale : Rafsandjani, l’ex-patron politique du régime, a laissé entendre que Khomeiny avait envisagé de renouer les relations avec Washington et le reste des responsables ont poussé des cris d’horreur !

Certes le régime a réussi à combler les colonnes de ses journaux avec un autre sujet que le programme initial qui avait été perturbé par le boycott du peuple, mais l’annonce d’une possible réconciliation a sonné comme l’acceptation d’une défaite et a semé la panique chez les derniers collaborateurs fidèles au régime qui seront certainement poursuivis en cas d’un changement de dirigeants. La journée a été marquée par des ventes massives d’actions à la Bourse de Téhéran dont l’indice a chuté de plusieurs centaines de points. Visiblement, les collaborateurs du régime s’y étaient à nouveau précipités pour brader leurs actions afin de réunir les fonds nécessaires pour fuir le pays.

Le régime était boycotté par le peuple et il était sur point d’être lâché par ses derniers fidèles. Washington a reparlé de sanctions et de dialogue pour obtenir le rapprochement bilatéral nécessaire pour la passation des pouvoirs. Les mollahs ont multiplié les attaques contre la Turquie, intermédiaire dans le dialogue avec Washington, pour provoquer la rupture, mais Washington a esquivé tout conflit par le silence. Le régime a donc eu une semaine bien laborieuse. Les images de la semaine montrent un aperçu assez fidèle de la fragilisation continuelle du régime des mollahs.


09.04.2012

Iran : La semaine en images n°215

Il y a une semaine, c’était Norouz, le nouvel an iranien, que le régime rejette, mais n’a jamais pu abolir. C’était là une occasion de contester le régime islamique. Les Iraniens l’ont saisie en envahissant les grandes mosquées de chaque ville avec les symboles de Norouz, sauf à Mashad car Guide pour son discours du nouvel an. Dans cette ville, le mausolée d’Imam Reza qui compte des dizaines de mosquées a été boycotté par le peuple. Ces actions spectaculaires qui contestent le régime n’auraient pas été possibles si celui-ci n’avait pas perdu le soutien des Pasdaran. Ce Norouz, les Iraniens ont pu constater la rupture des Pasdaran de base avec le régime et l’isolement de ce dernier.

Le régime devait organiser un grand rassemblement religieux pour nier cet isolement, mais il n’y est pas parvenu à l’occasion de la 1ère Prière de Vendredi de la nouvelle année. Le nombre des participants a même fondu comme si les collaborateurs du régime admettaient que les rassemblements pour Norouz étaient les prémices d’un soulèvement.

Cette semaine, le régime a tenté d’organiser des manifestations liées à Norouz pour rassembler le peuple sous sa bannière, il n’y est pas arrivé. Supposant que son échec pouvait provoquer une nouvelle fonte de ses troupes, de nouvelles ruptures internes, il a bloqué les canaux d’émigration pour retenir ses partisans à ses côtés.

La contestation de Norouz n’a pas seulement alarmé les mollahs, mais aussi Washington qui a jadis aidé la révolution islamique et aujourd’hui ne cherche pas à renverser ce régime, mais à remplacer ses dirigeants par ses propres pions islamistes. Washington a laissé échapper des confidences de spécialistes de renseignements sur « l’absence d’un danger immédiat du programme nucléaire iranien ». On a également vu des publications de grands « spécialistes de relations internationales » sur la nécessité d’un compromis la république islamique. Enfin selon un schéma déjà-vu et bien rôdé, quelques-uns parmi des grands alliés de Washington comme l’Inde et le Japon ont refusé d’appliquer les dernières sanctions promulguées par Washington.

Israël a également mis en veilleuse ses menaces d’attaque. Des grands spécialistes israéliens de renseignement ont mis leurs compatriotes en garde contre le « danger d’une guerre contre l’Iran ». On a même entendu parler d’une « déclaration israélienne d’amour à l’Iran » (donc au régime) sur FaceBook !

Mais, malgré ses difficultés internes, le régime n’a pas saisi la main tendue par Washington car il considère le dialogue comme un moyen pour les Américains et leurs pions de revenir en Iran pour prendre le pouvoir de l’intérieur. Par ailleurs, le moindre échange avec Washington inquiète ses derniers fidèles qui craignent d’être sacrifiés dans le deal, c’est pourquoi le régime a même lancé des pics en direction de Washington et d’Israël !

Cette réponse doublement négative de Téhéran a mis Washington dans l’embarras, il ne pouvait pas continuer à parler d’ouverture et de dialogue bien qu’il le faut pour éviter d’affaiblir le régime islamique qu’il veut préserver.

Au cours de la semaine passée, Washington a changé d’approche pour sauver le régime tout en sauvant la face : il a encore parlé de dialogue, mais tout en évoquant le « soutien du peuple américain à une frappe préventive ». On a également eu droit à une réplique israélienne de cette menace sous la forme d’un « sondage israélien très favorable à la guerre ». Mais, la Turquie qui est le pays clef pour l’attaque américaine ou israélienne est intervenue pour apporter son soutien aux mollahs !

Alors que le régime va mal et ne tient qu’un un fil, Washington a ainsi écarté toutes menaces de sanctions ou de frappes du régime islamique qu’il veut préserver et transférer à ses pions. Cela ne doit pas décourager les Iraniens car le régime reste le même : faible, haï, isolé, déconnecté de ses troupes et de la rue. Les images de la semaine confirment ce constat d’un régime qui se désagrège.


02.04.2012

Iran : La semaine en images n°214

Cette semaine, il y avait Norouz, le nouvel an iranien, fête païenne qui a été inventée il y a des millénaires par le Roi Jamshid pour plaire au peuple. Cette fête non-islamique considérée comme sacrée par le peuple a toujours dérangé les mollahs qui y ont vu l’affirmation d’une identité hostile remettant en cause leur légitimité.

Dans un contexte de contestation sourde par le boycott de toutes les manifestations politiques et religieuses par le peuple, les Pasdaran, le clergé et les Bazaris, cette date est une occasion pour les contestataires d’affirmer leur rupture et leur envie de changement. Ils devaient célébrer Norouz d’une manière très spectaculaire, c’est-à-dire publiquement et ostensiblement et ce d’une manière que le régime ne puisse l’occulter. Cela a eu lieu par l’invasion massive des mosquées avec les symboles de Norouz. Les images sont très intéressantes. Le régime a mis en place des diversions médiatiques pour détourner les attentions.

Cette affirmation du rejet du système islamique n’a pas seulement dérangé les mollahs, mais aussi les Américains qui, comme nous le rappelons souvent, ne veulent pas la fin du régime islamique mais le transfert des pouvoirs vers leurs pions islamistes : Washington a encore affirmé son ouverture au dialogue et à la réconciliation avec les mollahs dans son message pour le nouvel an.

Alors que la semaine dernière, l’Etat américain avait fait pression pour bloquer toutes relations bancaires avec Téhéran, il a autorisé certains de ses alliés comme le Japon ou l’Afrique du Sud de passer outre cette mesure. Selon Reuters, il a lui-même repris la livraison de céréales à l’Iran. Enfin, il a aussi affirmé que selon ses experts, le régime était loin de la bombe afin de pouvoir continuer ses efforts de réconciliation… On est ainsi passé d’un maximum de pressions à une pression très relative. L’Europe et Israël ont suivi son mot d’ordre. C’est évidemment bien rageant, mais cela veut dire que le peuple a réussi à mettre en péril le régime que Washington et ses alliés veulent préserver et contrôler. Voici les images qui montrent la fragilité du régime et ses dernières ressources (qui sont américaines) !


25.03.2012

Iran : La semaine en images n°213

Il y a près d’un an, le 15 mars 2011, le peuple a contesté le régime en célébrant grandiosement l’arrivée du nouvel an perse, Norouz, par la Fête du Feu qui coïncidait avec l’anniversaire du très populaire Reza Shah, le fondateur de l’Iran moderne et laïque. Il y avait un symbolisme fort entre Nowrouz qui évoque la résurrection de la nature, Reza Shah qui a réveillé l’Iran antique et l’envie d’un soulèvement. Le régime avait promis de réprimer durement cette contestation indirecte, mais les Pasdaran et les Bassidjis ne sont pas intervenus. Le 15 mars dernier, les jeunes Pasdaran et Bassidjis qui sont issus du peuple ont désobéi aux ordres de leurs chefs issus des clans au pouvoir et ont ainsi rejoint l’opposition interne au régime. Par la suite, les jeunes Pasdaran et les Bassidjis ont sans cesse confirmé leur rupture avec le régime en boycottant ses manifestations officielles.

La désobéissance civique du 15 mars 2011 et les boycotts contestataires qui ont suivi ont semé la panique parmi les hommes d’affaires issus des clans au pouvoir. Ils se sont mis à brader leurs biens et acheter de l’or et des dollars pour quitter le régime afin de ne pas couler avec lui. Cette ruée vers l’or et vers le dollar a vidé les réserves bancaires du régime. La perspective d’un effondrement bancaire suivi d’une agitation sociale forte a semé la panique vers les hauts responsables du régime : le nombre des participants aux manifestations officielles a chuté vertigineusement.

Le régime a parlé d’une fraude bancaire et promis des peines très lourdes aux hommes d’affaires agités pour les inciter à se calmer. Mais l’agitation continua car il hésitait à mettre ses menaces à exécution de peur de provoquer une rupture définitive avec ces associés très importants.

Finalement, il y a deux semaines, après avoir longtemps hésité, le régime a annoncé un procès pour fraude bancaire à l’encontre des hommes d’affaires agités. Il a aussi réanimé son opposition officielle, le Mouvement Vert, pour prendre en main la direction de la contestation à venir. Il espérait que ses associés paniqués et insolvables (auprès du peuple) saisiraient la perche pour l’aider à prendre en main la contestation qui les menace. Mais aucun des derniers serviteurs du régime n’a osé manifester à l’appel de cette organisation que le peuple tout entier rejette et entend même punir après la chute du régime. L’absence de toute manifestation en faveur du Mouvement Vert a démontré que le régime n’avait plus de partisans prêts à s’engager ouvertement en sa faveur.

Quelques jours plus tard, la semaine dernière, ces mêmes gens ont boycotté les élections législatives du régime. Le régime s’est senti seul, isolé et vulnérable.

Cette semaine, le mardi 13 mars, dans ce contexte très défavorable, le peuple devait à nouveau célébrer la fête du Feu. Les Pasdaran et les Bassidjis devaient célébrer le 1er anniversaire de leur désobéissance civique. Le régime était doublement sous pression.

Avant la date fatidique que nous attendions tous, le régime a commencé à diffuser des propos faisant état de sa capacité de répression grâce à la fidélité des Pasdaran. Puis, le Mouvement vert a lancé un appel à manifester pour s’attribuer le mérite des manifestations festives contestataires. Par la suite, le Mouvement Vert et ses interfaces virtuelles ont été les seules sources d’infos sur les manifestations de cette nuit : ces agents assermentés pour sauver le régime ont sans cesse diffusé des témoignages alarmistes faisant état d’une présence massive et agressive de Pasdaran fidèles. Ils ont également parlé d’affrontement et de pompes à essence incendiées. Mais on n’a vu aucune image corroborant ces troubles. Grâce à certaines photos et vidéos, on peut même affirmer qu’il n’y avait pas d’agressivité entre les Pasdaran et les manifestants. Mais grâce à des rumeurs bien dosées, le régime réussi à dissimuler cette fraternisation. Il est aussi parvenu à inciter les plus âgés à demeurer chez eux. Il a ainsi évité la formation d’une masse imposante capable de prendre le contrôle de la rue. La Fête du feu n’a ainsi débouché sur aucune résurrection. C’est une victoire pour le régime. Mais c’est une petite victoire car les Pasdaran ont continué de s’approcher du peuple. Ce qui a provoqué de nouvelles ruptures internes. Voici des images d’une défaite rapportée.


18.03.2012

Iran : La semaine en images n°164

Au début de cette semaine, le samedi 2 avril, dans le cadre de Norouz, le nouvel an iranien, on devait fêter Sizdeh beh Dar qui consiste en une communion avec la nature au 13ème jour de l’année. Ce rituel qui comme la Fête du Feu est conspué par le régime et le clergé est depuis longtemps une vitrine de la contestation du régime au point qu’il a accepté une certaine tolérance de ces rituels. De fait, cette année dès la Fête du Feu, les hommes et les femmes avaient décidé de célébrer ces rituels en dansant ensemble et en public (ce qui est interdit par la charia) pour aller le plus loin possible dans la contestation.

Le régime, qui n’avait pas pu empêcher cette contestation lors de la Fête du Feu car il a perdu le soutien de ses miliciens et ses militaires, n’a pas trouvé mieux que de ralentir la vitesse du réseau pour empêcher la transmission des vidéos exposant le double désaveu du peuple et de ses troupes. Puis il a diffusé une longue série d’images de pique-niques sages pour faire passer la passivité de ses miliciens pour une absence de contestation dansante. Il pouvait ainsi sortir de cette période riche en occasion de se rassembler et danser, mais le soir des faits (samedi dernier, premier jour de la semaine en Iran) une vidéo de danse mixte (ci-dessous) a pu traverser la barrière numérique du régime exposant le désaveu du peuple et des miliciens, c’est-à-dire l’isolement du pouvoir et de ses derniers collaborateurs.
© WWW.IRAN-RESIST.ORG

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© WWW.IRAN-RESIST.ORG
La semaine de la reprise des activités (après les vacances de Norouz) ne pouvait pas commencer de la plus pire manière. Le retour au normal a été gâché. Craignant des mouvements incontrôlés, le régime a passé les 6 jours restants de la semaine à trouver des occasions non risquées pour simuler la normalité afin de ne pas paniquer ses derniers collaborateurs.


10.04.2011

Iran : 0,6% des Iraniens aiment l’islam !

Depuis peu, les Iraniens montrent leur rejet du système islamique en célébrant bruyamment et publiquement les fêtes iraniennes interdites par le clergé. Pour expliciter ce rejet, des hommes et des femmes bravent les interdits et dansent ensemble dans les rues. Cette contestation joyeuse a poussé le régime à bloquer la transmission des vidéos le 15 mars lors de la Fête du Feu et plus récemment le 2 avril à l’occasion de la fête de la fertilité nommée Sizdeh Bedar. Mais le régime s’est trahi lui-même en diffusant les chiffres de fréquentation des sites touristiques iraniens pendant les vacances de Norouz : les sites islamiques comme Machad n’ont eu aucun succès, les Iraniens ont préféré les sites balnéaires ou les sites qui ont vu naître la civilisation iranienne.


07.04.2011

Iran : La vérité sur le Comodo Hacker

Un Iranien de 21 ans a revendiqué le piratage de certificats de sécurité SSL de sites comme Gmail, Yahoo ! Mail, Hotmail ou Skype. Les Occidentaux parle d’un acte pour venger Stuxnet alors que ce virus n’a pas pu infecter le programme nucléaire iranien car ce programme n’utilise aucun ordinateur Siemens depuis 33 ans. Le motif de ce piratage est dans sa date, le 15 mars, date à laquelle les Iraniens manifestaient leur rejet du régime en célébrant la fête du Feu. Téhéran voulait bloquer l’envoi vers l’étranger de témoignages par mail ou de vidéos par fichiers joints via Skype. En, revendiquant l’attaque, le régime laisse supposer qu’il peut recommencer. C’est une manière d’intimider les opposants. En savoir plus…


30.03.2011

Iran : Le cadeau d’Obama au peuple iranien

Ce mardi 21 mars 2011, le président américain, Barack Obama, s’est exprimé à l’occasion du Nouvel an iranien. Cette prestation a été saluée comme un soutien à la démocratie. Mais il n’en est rien car dans son allocution, Obama a uniquement rendu hommage aux grandes figures du Mouvement Vert, l’opposition officielle, qui cherche à s’incruster dans la contestation pour sauver le régime islamiste détesté par le peuple.


23.03.2011

Iran : La semaine en images n°161

Contextes et enjeux de la semaine | L’événement central de la semaine a été la célébration le mardi soir de la Fête du Feu, coutume ancestrale iranienne interdite par le clergé et le régime. Elle coïncidait cette année avec l’anniversaire de la naissance de Reza Shah, le fondateur de l’Iran laïque. Il y a près d’un mois, après avoir constaté l’absence des forces armées du régime à ses côtés lors de la célébration de l’anniversaire de la révolution, nous avions appelé nos compatriotes à manifester à cette date doublement symbolique pour expliciter leur rejet du régime islamique. Nous pensions alors que ce mardi 15 mars pourrait être le début d’une vague de contestation capable de renverser le régime.

Consciente de la popularité des objectifs, l’opposition officielle a alors inventé les mardis de la contestation pour s’attribuer les « manifestations » du 15 mars. En fait, elle cherchait à prendre la direction de la contestation avant cette date. Mais le peuple a boycotté cette initiative les mardis 1er et 8 mars. L’opposition officielle n’a pas réussi son coup, mais de plus soulignons qu’en vertu de son initiative des mardis de la contestation, dès le 8 mars, elle s’est retrouvée obligée de cautionner la soirée du 15 mars.

Prise au piège, l’opposition officielle a oublié ses mardis de la contestation, elle a appelé le peuple à participer à la Journée des Morts instaurée par le régime avant de s’éclipser pour ne pas expliquer son choix. Ses milliers de sites et blogs ont également cessé leur agitation virtuelle pour éviter tout débat. Les dirigeants du régime qui avaient ainsi perdu leur joker ont également cessé de paraître en public pour ne pas provoquer la rue.

L’ensemble du personnel du régime (dirigeants et soi-disant opposants) ont refait surface le samedi 12 mars avec un plan simple : laisser les gens chanter et danser, mais neutraliser les effets de leur action en diffusant des vidéos où les gens célèbrent cette fête avec des cris d’Allah Akbar et des slogans favorables à la fausse opposition officielle et islamiste. Comme d’habitude, les images sont floues, on ne voit personne, mais on entend les slogans chers au régime. Il y a aussi des vidéos floues où le sous-titre et la bande son évoquent des affrontements avec les miliciens pour montrer qu’il existe des troupes fidèles afin de pouvoir intimider le peuple et le dissuader d’autres actions de ce genre. Le régime et sa fausse opposition continuent d’ailleurs dans cette voie car la participation a été géante.

Les Américains, qui ont besoin d’un régime islamique en Iran pour agiter l’Asie Centrale et ne peuvent cautionner la demande d’un régime laïque, ont aidé le régime en diffusant un pot-pourri de vidéos concoctées par la bande de Moussavi sur leurs télévisions dont VOA-Farsi. Ils ont également réduit au maximum la visibilité des vidéos envoyées par les anonymes iraniens vers leurs correspondants qui ont un compte Youtube afin de marginaliser la danse contestataire. Pour ne laisser aucune chance aux Iraniens, les Américains et leurs collègues européens ont également banni de leur média toute référence à la célébration de la fête du feu dans les autres pays ou régions persanophones. Par la suite, pour entériner et officialiser la vision déformée par les Américains, d’autres employés de la fausse opposition ont rediffusé les vidéos islamistes favorisées par Youtube tout en citant les vidéos de danse comme des choses marginales et sans importance.

- Mais grâce à l’assiduité de quelques collaborateurs zélés, nous avons retrouvé plus d’une dizaine de vraies vidéos de la soirée avec des images claires, le vrai visage de l’Iran : des gens qui dansent sans peur car le régime a perdu le soutien des forces armées. Les autres photos de la semaine confirment ce fait et donnent toute une force inouïe à la contestation du mardi 15 mars 2011. Les voici. Elles vous permettent de jauger nos troupes et les leurs, notre vérité et leur propagande.


20.03.2011

Iran : Les Iraniens rendent hommage à un prince contestataire

Il y a deux jours, S.A.R Ali-Reza Pahlavi, spécialiste de l’histoire pré-islamique iranienne, se donnait la mort aux Etats-Unis en demandant que son corps soit immolé et ses cendres répandues sur la mer Caspienne, à proximité de la région d’origine de son illustre grand-père, Reza Shah, fondateur de l’Iran moderne et figure dont rêvent les Iraniens pour restaurer le pays. De fait, le suicide de ce défenseur de l’identité iranienne était un acte politique. Les médias occidentaux n’ont eu de cesse de prétendre le contraire en insistant sur son oisiveté et une « dépression due à la perte de sa sœur ». Cette indifférence face à la réalité a provoqué une prise de conscience chez les Iraniens. Des manifestations de soutien affluent de partout en faveur de ce qu’il partageait avec ses compatriotes : le retour à l’identité pré-islamique iranienne. Un rassemblement en sa mémoire était prévu ce vendredi 7 janvier à 18h à Trocadéro à Paris, mais par un mystère qui nous échappe, elle s’est transformée en une marche silencieuse le samedi 8 au même endroit !


07.01.2011

Iran : Le Prince qui refusa le Néant

Soixante ans après le suicide à Paris de Sadeq Hedayat, le plus grand romancier iranien du XXème siècle, le Prince Ali-Réza Pahlavi, deuxième du nom, vient de se donner la mort à Boston à l’âge de 44 ans. Malgré la distance qui sépare ces deux drames dans le temps et dans l’espace, leur cause est commune et reste une constante dans la culture iranienne postislamique.

par Babak Khandani


06.01.2011

Iran-Nazisme : France 24 devrait être poursuivie pour diffamation

Les nationalistes iraniens sont des nazis depuis 2500 ans affirme un journaliste iranien sur le site de France 24 !


27.11.2010

Iran-GB : The cylinder lent to the mullahs is a fake !

Recently, shortly before the second major strike of the Bazaar, the regime was in “disarray”. The regime feared a popular uprising and tried to scare but also please the people. The British, who are the traditional allies of the mullahs, have lent the Cyrus Cylinder (The first universal declaration of human rights) to the mullahs in order to, in their turn, offer it to the Iranian people who recognize in this symbol, a much more civilized Iran. This was not conclusive because the loan made by the thief of the cylinder to the thieves of the Iranian identity had outraged the people who preferred to look away from the organized Islamizing ceremony in honor of the arrival of the cylinder. We are delighted to announce great news to our fellow countrymen : the cylinder lent to the mullahs is a fake !


12.11.2010

کلاهبرداران از سر لوح کوروش هم نمی گذرند

اندکی پیش از اعتصاب گستردۀ بازار در روزهای گذشته، در حالی که نظام اسلامی در تهران رو به فروپاشی می بود و از شورش مردمی می هراسید، حکومت از یکسو ابزار ترس و سرکوب را به کار می برد و از سوئی دیگر به دنبال بدست آوردن دل ایرانیان می رفت. در این راستا، انگلیسیها که از دیرباز پشتیبان آخوندها هستند، لوح کوروش، این نخستین منشور حقوق بشر در تاریخ را به آنان وام دادند تا ایشان هم به نوبۀ خود آنرا پیشکش ایرانیان کنند، ایرانیانی که ریشه‌های خود را در چنین چیزهائی که یادآور میهنی بسی متمدنتر است، می بینند. امّا اینکار چندان به جائی نرسید چرا که وام دادن دزدِ این لوحه به دزدِ هوّیت ایرانی تنها مایۀ ننگ مردم گشت و آنان را از جشن اسلامی برای بازگشت آن رو گرداند. ما، با شادی فراوان می توانیم به هم میهنانمان اعلام داریم که این لوحۀ وام داده شده قلابّی است!


12.11.2010

Iran-GB : Ils ne respectent rien !

Récemment, peu avant la seconde grande grève du Bazar, le régime était en déconfiture. Il craignait un soulèvement populaire, il cherchait à faire peur, mais aussi à plaire au peuple. Les Britanniques, qui sont les alliés historiques des mollahs, leur ont prêté le Cylindre de Cyrus (la première déclaration universelle des droits de l’homme) pour qu’ils l’offrent à leur tour au peuple iranien qui se reconnaît dans ce symbole d’un Iran autrement plus civilisé. Cela n’avait pas été concluant car le prêt par le voleur du cylindre au voleur de l’identité iranienne avait indigné le peuple. Il avait détourné le regard de la cérémonie islamisante organisée en honneur de l’arrivée du Cylindre. Nous avons l’immense plaisir d’annoncer une grande nouvelle à nos compatriotes : le Cylindre prêté aux mollahs est un faux !


11.11.2010

IRAN and NAZISM : FRANCE 24 MAY BE SUED FOR LIBEL

© IRAN-RESIST.ORG – November 27, 2010 | Iranian nationalists have a Nazis mindset and the origins of this ideology go back more than two millennia, according to an article by an “Iranian journalist” writing on France 24, a journalist close to the “Green Movement”, the counterfeit opposition which, contrary to the advertisements, advocates the application of Ayatollah Khomeini’s programme to the letter !


27.10.2010

Iran : La renaissance endeuillée

Samedi dernier (17 avril), disparaissait à Paris à l’âge de 92 ans, Shoja’eddin Shafa, l’intellectuel iranien le plus influent des 30 dernières années qui resta pourtant méconnu de l’opinion publique internationale.

par Babak Khandani


21.04.2010

Iran : La semaine en images n°111

Au cours de la semaine dernière, les Iraniens étaient encore en vacances et leur objectif principal était de passer convenablement la fête de Sizdeh Bedar (héritage du passé zoroastrien) qui a lieu le 13e jour de l’année. Par un concours de circonstances, cette fête avait lieu un vendredi, jour férié en Iran. C’est pourquoi le travail allait reprendre ce samedi, 1er jour de la semaine en Iran. La presse qui cesse de publier des journaux pendant cette semaine a aussi repris son activité. Le régime a commencé à s’agiter quelques jours avant pour avoir une actualité. Elle est maigre, mais intéressante.


04.04.2010

Iran : La semaine en images n°110

Il ne s’est presque rien passé en Iran cette semaine car tout le monde est en vacances. C’est la tradition de prendre la route après avoir assisté au changement de l’année autour de la nappe de Haft Sin (7 S) selon la tradition zoroastrienne qui déplait tant aux mollahs. Le malaise est bien visible dans les médias du régime : on parle par exemple peu ou mal des traditions zoroastriennes et l’on reporte ses efforts –nous le verrons en images- sur l’aspect vacancier de la période. Depuis deux ans, Obama dont le pays rêve d’une entente stratégique avec les mollahs, s’invite à la table des Iraniens en leur souhaitant la bonne année avec la phrase « Ayd i Shooma Moobaroak » où comme vous pouvez le constater le mot Norouz est absent. C’est normal, la formule est la version arabo-islamique des vœux que chacun utilisait sans arrière-pensée avant la révolution. Aujourd’hui, grâce à la république islamique qui a dévalorisé l’Islam, les Iraniens préfèrent prononcer leurs voeux avec des formules non arabisées comme « Norouz etan Pirouz » (que votre nouvelle année soit victorieuse). Il existe donc plusieurs Norouz : le vrai que les Iraniens vénèrent, celui dénigré par les médias du régime et désormais le Nowrouz politique. Lancé par Obama, tout récemment reconnu par l’ONU pour aider les desseins d’Obama, il s’est imposé aux mollahs qui ont dû le fêter en grande pompe à Téhéran. Nous profitons de l’accalmie des news pour vous proposer un album photos des trois Norouz.


28.03.2010

Iran : La semaine en images n°109

La principale info de la semaine du point de vue extérieur a évidemment été la célébration de la Fête du feu d’origine zoroastrienne qui est vue par le régime comme un élément hostile à l’Islam. C’est pourquoi cette fête bon enfant avant la révolution s’est transformée en une expression très politisée du rejet du régime et des mollahs et par extension de l’islam dont les Iraniens connaissaient peu la rigueur ou les méfaits. Depuis des années, le peuple parade dans les rues au son des pétards d’une puissance inouïe. Cela est à l’origine d’un grand malaise pour les dirigeants du régime. Pendant cette période, on ne les voit plus et l’on ne les entend plus. Ils attendent que ce mauvais moment passe. La situation a toujours été plus terrible pour ceux d’entre eux qui se prétendent comme étant des modérés ou des dissidents car en tant que tels, pendant cette période, ils doivent être du côté du peuple, ce qu’ils ne peuvent évidemment pas faire. Il en résulte un second mutisme politique plus prononcé du côté des soi-disant modérés. Cette année, ce second mutisme nécessaire a été nuancé par le fait que ces modérés à temps partiel réunis au sein du Mouvement Vert avaient décidé de récupérer la parade protestataire du peuple comme l’expression d’un soutien en leur faveur. Il en a d’ailleurs résulté une semaine courte coupée en deux avec un peu d’agitation Verte avant la fête du feu et du mutisme après cette fête.


21.03.2010

IRAN : THE FIRE DAY DIDN’T TURN GREEN !

The Fire Day is the yearly appointment of the regime’s adversaries. It took place yesterday night. The Iranian bureau of the AFP reported that the mobilization was very low further to a request Mussavi made. This is wrong. According to every eyewitness account, participation was much important not only in Tehran but also in the regions. Moreover there was no reference at all to the Green Movement. | Decoding in images |


17.03.2010

Iran : La fête du feu n’a pas viré au Vert !

La Fête du feu est un rendez-vous annuel des adversaires du régime. Elle avait lieu hier soir. Le bureau iranien de l’AFP a fait état d’une mobilisation faible suite à une demande de Moussavi. Ce qui est inexact. Selon tous les témoignages, la participation a été importante non seulement à Téhéran, mais aussi dans les régions et sans aucune référence au Mouvement Vert. | décodages en images |


17.03.2010

پر سيمرغ در آتش

خسرو يزدانی


02.08.2009

در مورد پرچم ملی

پرچم سه رنگِ شیروخورشید نشان که پیشینه اش به سدها سالِ پیش می رسد ، و ریشه در تاریخ ایران دارد و هیچ
پیوندي با رژیم گذشته ندارد ، چرا نمی باید در هیچیک از راه پیمایی ها و هیچ کجا بچشم بخورد و بجایش پرچم سبز
رنگ و یا پرچم سه رنگِ بی نشان در اهتزاز باشد ؟


20.07.2009

Iran : Un messager de la liberté s’est éteint en exil

Sur ce site, nous parlons si souvent de faux opposants qu’on en arrive à oublier les vrais. Leur nombre a été réduit d’un, avec la disparition de Reza Fazeli, ennemi acharné des croyances superstitieuses dont la lecture critique et pleine d’humour du Coran avait un succès gigantesque en Iran.


15.04.2009

Iran : La semaine en images n°58

Les Iraniens sont en vacances. L’Iran vit au ralenti, mais pas le régime. Les mollahs ont eu une rude semaine avec les Américains qui les ont poussés à accepter le compromis d’aller à La Haye sans y avoir été des invités privilégiés. D’autres part, Les élections arrivent et les mollahs ont besoin d’avoir du monde dans les bureaux de vote, ils vont donc mettre en place des mécanismes de séduction pour booster la participation. Enfin, fait divers : les mollahs ont perdu leur mère !


29.03.2009

Iran : La semaine en images n° 57

Le vendredi 20 mars à 12h44 heure de Paris, l’Iran est entré dans une nouvelle année de sa longue histoire, officiellement l’année 2548, sur la base d’un calendrier adopté par la dynastie Achéménide plusieurs décennies après la fondation de l’empire. Les Iraniens attachent une grande importance à cette descendance ancienne, à cette dynastie qui a été à l’origine de la première déclaration des droits de l’homme et des centaines de fêtes qui célèbrent la nature. Parmi ces fêtes, il y a le nouvel an ou Nowrouz qui marque l’arrivée du printemps, la résurrection de la terre. Depuis leur arrivée au pouvoir, les mollahs ont combattu ces traditions, mais chaque année nous assistons à la même résistance pacifique des Iraniens qui célèbrent Nowrouz envers et contre le régime. Cette semaine en images est consacrée à cette résistance qui commence à prendre les couleurs d’une révolution.


22.03.2009

Iran : La semaine en images n°44

La semaine dernière est à placer sous le signe de la contradiction : d’un côté, les Iraniens s’activent à préparer la fête persane de Yalda, ancêtre du Noël chrétien, et de l’autre, le régime a multiplié les manifestations médiatiques liées à la révolution islamique pour faire de la concurrence à cette résistance culturelle anti-islamique et anti-révolutionnaire.


21.12.2008

Iran : La semaine en images n°20

Le régime des mollahs est euphorique ! A la une de son principal quotidien dirigé par un ancien tortionnaire devenu journaliste on peut lire : Dans 15 jours débuteront les négociations sans aucune condition ! Les mollahs font ça régulièrement : se congratuler, se féliciter, remettre des médailles à leurs employés culturels (journalistes, romanciers, acteurs, réalisateurs) et autres responsables de grandes réussites de la révolution. C’est un écran de fumée qui cache des ruines qui viennent parfois perturber les villages Potemkine des mollahs.


06.07.2008

Iran : La semaine en images (édition n°7)

Actuellement, c’est la rentrée du nouvel an en Iran. Les fêtes de Nowrouz sont finies et la politique reprend le dessus…


06.04.2008

Iran : Chasser le treize !

Le treizième jour des fêtes du nouvel An Nowrouz, les iraniens ont coutume d’aller pic-niquer dans la nature pour chasser le mauvais sort. Qu’il vente ou qu’il pleuve, les iraniens quittent leur domicile presque par superstition pour faire Sizdah Bedar (chasser le treize) !


02.04.2008

Iran : Un exilé iranien assassiné à Madrid

Encore une fois, les exilés iraniens sont réduits à compter leurs morts. Jeudi, le jour de l’an persan (Nowrouz), Manouchehr Farhangui, éminent mécène zoroastrien habitant à Madrid, succomba aux blessures des coups de poignards qu’il venait de recevoir d’une personne non encore identifiée.


23.03.2008

Iran : Les vœux du nouvel an d’Ahmadinejad

Dans ses vœux du nouvel an iranien (non islamique), Ahmadinejad a promis de faire subir le sort de Saddam Hussein aux dirigeants des Etats-Unis et d’Israël pour glorifier les rêves des martyrs de l’Islam et de Khomeiny ! Les iraniens adressent traditionnellement leurs vœux au plus tard le jour du nouvel an iranien.


20.03.2008

Iran : Nos vœux pour l’année 2547 et notre cadeau !

Les iraniens souhaitent leurs vœux de bonne année avant Nowrouz qui célèbre l’avènement du 1er jour du printemps. C’est pourquoi pour notre part, nous le souhaitons à vous, chers lecteurs iraniens (et français aussi).


19.03.2008

Iran : Bouchehr fonctionnera dans 3+9 mois

Selon, Mohammad Saïdi, le vice-directeur de l’Agence iranienne de l’énergie atomique, grâce au combustible russe la centrale nucléaire iranienne de Bouchehr devrait produire de l’électricité à pleine puissance d’ici un an !


19.12.2007

Iran : Persépolis et l’être persan

Nous vous avions promis des articles sur tous les défauts historiques de la BD Persépolis, mais l’actualité prime sur ce travail qui est utile sans être stimulant comme peut l’être l’analyse politique. En ce qui concerne Persépolis, outre les mensonges du livre et du film, il y a surtout les propos tenus par son auteur.


22.06.2007

Iran : Ségolène est une énarque !

C’était à Metz, le mercredi 11 avril, Mme Ségolène Royal abordait le chapitre « politique internationale » de sa présidence à venir et inévitablement, elle a parlé de la crise nucléaire iranienne.


16.04.2007

Iran : Les vœux ridicules de Khamenei

Lors de son discours télévisé à l’occasion du Nouvel An iranien, Khamenei, le mollah des mollahs, a mis en garde contre les complots des ennemis qui veulent créer des divisions « ethniques, sociales et religieuses » et des problèmes économiques pour affaiblir le pays.


23.03.2007

IRAN-RESIST : Nos vœux du nouvel an iranien

Nous, les iraniens, allons bientôt fêter notre nouvel an, Nowrouz, qui comme chacun sait tombe au moment de l’équinoxe de printemps. Cette année encore, nous sommes comme beaucoup de nos compatriotes fébriles et heureux de fêter cet événement avec vous.


20.03.2007

L’Iran est le pays le moins aimé des pays du monde !

Selon la dernière édition de l’index des marques des nations d’Anholt (Anholt Nation Brands Index - NBI), l’image de marque de l’Iran telle que perçue par le reste du monde est très peu enviable. NBI donne un aperçu annuel de la perception internationale de 38 pays développés ou en voie de développement dans lequel figurait l’Iran pour la première fois.


02.03.2007

L’Iran attend ses barbares…

La république islamique d’Iran va fêter la date du retour en Iran de Khomeiny en affligeant un coup fatal à l’un des fleurons de la civilisation iranienne : il a programmé à cette date d’inonder le site considéré comme le berceau de cette civilisation.


27.01.2007

L’Iran des mollahs est l’antithèse de la Perse antique

Des artistes du théâtre moscovite sont à Téhéran pour le XXVe festival de théâtre FAJR, mot qui veut dire Aube en langue arabe et est censé qualifier l’arrivée de Khomeiny en Iran. Les journées commémoratives de FAJR sont débaptisées et renommées ZAJR par les Iraniens (en honneur de l’arrivée de Khomeiny en Iran). ZAJR veut dire torture. Ainsi par le biais de l’humour, les iraniens échappent à l’ambiance étouffante du régime des mollahs.


16.01.2007

Iran Resist : les voeux de la rédaction
01.01.2007

Yalda : L’Iran attend la fin de l’hiver

Nous sommes au cœur de la nuit la plus longue de l’année. Les iraniens passent cette nuit - la plus longue et la plus obscure-, à veiller, à lire des poèmes, à fêter, à manger des fruits rouges (chez nous, de la pastèque et surtout des grenades) pour être les premiers à voir percer les premiers rayons de soleil qui annoncent la fin cette nuit particulière.


21.12.2006

Le 6 novembre 2006, l’Iran a reculé de 150 ans

Le 6 novembre dernier, le régime des mollahs a conclu un accord qui fit sursauter de nombreux iraniens : la RZD (Chemins de fer de Russie) est devenue le partenaire du fleuron de la réussite iranienne du début du XXeme siècle.


11.11.2006

Lettre ouverte des Persans au peuple d’Israël

Le vice-Premier ministre israélien Shimon Peres a tenu des propos racistes [1] que nous jugeons extrêmement hostiles envers les Iraniens sur France 3 : nous condamnons ces propos et attendons que la communauté juive à laquelle nous avons toujours témoigné notre solidarité en fasse autant.


11.08.2006

Ahmadinejad décide de bannir l'usage des mots étrangers

Ahmadinejad a ordonné de bannir les mots étrangers du vocabulaire perse, a indiqué l’Académie de la langue perse et de la littérature. Téhéran a notamment tenté plusieurs fois ces dernières années de supprimer des mots anglais.


30.07.2006

Barah Mikaïl, l'expertise estampillée Hallal du Figaro

Hier nous nous avons rapporté une manifestation comme il y en a souvent en Iran : organisée par les mollahs avec des participants formatés qui chantent des slogans bien définis avec une précision à faire pâlir de plaisir un membre du politburo soviétique. Aujourd’hui nous allons vous proposer la version officielle parue dans le Figaro qui depuis deux ans est devenu l’organe de propagande du régime des mollahs en France.


20.07.2006

Les supporters iraniens et la Coupe du Monde

Les iraniens en exil ou ceux qui ont changé de nationalité soutiennent-ils la rpublique islamique ? Voilà l’excellente question que nous a posée un ami américain de retour d’un match de la Coupe du Monde 2006.


26.06.2006



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