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Iran : La semaine en images n°296
Rencontres du troisième type à Genève


Historique + Conclusions sur la semaine dernière !

En 1979, les Américains ont entrepris de renverser le Shah car ses politiques régionales et ses projets pour l’Iran étaient contraires à leurs intérêts pétroliers. Ils entendaient mettre au pouvoir des activistes islamistes non cléricaux qu’ils finançaient depuis la création de l’OPEP par le Shah. Ces islamistes liés à Washington étaient hostiles à l’OPEP et partisans d’un régime révolutionnaire et interventionniste. Ils devaient lui permettre de dénationaliser l’industrie pétrolière iranienne, d’agiter et de déstabiliser l’Asie Centrale soviétique et chinoise, mais aussi de renverser le pétro-monarchies créées par les Britanniques, et ainsi de prendre possession de plus de 80% des réserves d’hydrocarbures du monde.

Les Britanniques présents en Iran au travers le clergé chiite, les Qadjars, les Francs-maçons, les féodaux, les Bazaris et la direction du parti communiste Toudeh ont participé à ce projet en faisant la promotion de leur ultra-islamiste en chef Khomeiny. Il s’est imposé au Conseil de la révolution. Puis Londres a éliminé les pions américains par des attentats organisés par Rafsandjani, le demi-frère de Khomeiny. Puis, grâce à la prise en otage des diplomates américains, Londres a enfin donné une identité anti-américaine à cette révolution voulue par Washington. Il a bloqué également le retour des pions islamistes de Washington par l’adoption de la doctrine de tutelle d’un grand ayatollah (du clergé) sur la république islamique de Washington.

Washington a alors commencé une véritable guerre d’usure économique contre les mollahs, pour les mettre face à un risque de pénuries et de soulèvement afin de les amener à transférer les pouvoirs vers ses pions.

En réponse à cette guerre d’usure, Rafsandjani, le patron effectif du régime pour le compte des Britanniques depuis 1980, a commencé une politique de crises pétrolières et régionales pour user Washington, mais cette politique a seulement entraîné la rupture des jeunes y compris parmi les Pasdaran.

Rafsandjani inquiété pour son insuccès a pérennisé son pouvoir par la création du Conseil (plénipotentiaire) de Discernement de l’Intérêt du Régime, mais la persistance des pressions américaines, l’a amené à ouvrir les portes du CDIR à ses rivaux. Sanctionné directement, il a opté pour une STRATEGIE DE FAUSSE MODERATION via son ex-responsable des assassinats politiques, Khatami. Il a aussi baissé le taux du dollar pour empêcher la fuite de nantis du régime paniqués par l’état du régime et bradé le pétrole pour gagner des soutiens européens, deux mesures qui n’ont pas changé la donne, mais ont anéanti tout capacité de production et entraîné de nouvelles ruptures parmi les derniers Pasdaran recrutés. Rafsandjani a alors changé de ligne et opté pour STRATRGIE DE L’ESCALADE (dans l’espoir que Washington recule par peur de nuire au système islamique qu’il veut récupérer). Mais Washington a esquivé les provocations du régime puis il a adopté des sanctions bancaires pour l’affaiblir davantage. Le régime exsangue s’est retrouvé en difficulté pour son approvisionnement : il a décidé de geler les salaires et remonter les prix pour baisser la consommation afin de préserver ses stocks et échapper aux pénuries et aux émeutes fatales. Mais la première tentative de hausse de prix a entraîné des émeutes puis la rupture les jeunes engagés dans la milices anti-émeutes par pauvreté.

En 2008, le régime était ainsi très fragilisé car sans défense. Les dirigeants devaient obtenir des garanties de sécurité de Washington pour fuir le pays qui leur était hostile à tous les niveaux. Larijani a divulgué par un tiers la corruption de membres du CDIR pour les renverser, prendre le pouvoir et obtenir les meilleures garanties de sécurité. Rafsandjani et ses amis ripoux du CDIR ont écarté Larijani. Puis en 2009, avec l’aide des britanniques, Rafsandjani a tenté une (FAUSSE) REVOLUTION DE COULEUR VERTE (couleur de l’islam) MOUVEMENT VERT pour revitaliser le régime et lui donner une nouvelle légitimité et de fait, amener Washington à abandonner ses sanctions, mais l’opération lui a échappé et a seulement mis en valeur la rupture du peuple et des Pasdaran de base (aussi bien les vétérans que les plus jeunes recrues).

En 2010, Rafsandjani a dû partager le pouvoir avec son rival Ali Larijani pour tenter une nouvelle (fausse) révolution de couleur avec les pions de Washington pour la création d’un régime hybride qui n’eut aucun succès. Le peuple et les Pasdaran de base ont au même moment manifesté à l’occasion de l’anniversaire de Reza Shah, le fondateur de l’Iran moderne, confirmant leur penchant pour une contre-révolution laïque. Les nantis du régime ont paniqué et ont commencé à brader leurs avoirs et acheter de l’or et des dollars pour quitter le pays avant que le régime ne tombe ou ne change de mains.

De fait, avec plus de contestation et plus de tentative dialogue de la part de Washington, cette ENVIE DE FUITE DES NANTIS RIPOUX DU REGIME AVEC LEURS CAPITAUX est à l’heure actuelle la plus grande source d’inquiétude des dirigeants et la principale menace contre le régime agonisant.

Rafsandjani étant lui-même parmi les ripoux soucieux de partir avec ses capitaux a très vite été sensible à cette menace. Il a rapidement lâché les Britanniques pour marchander avec Washington, s’attirant les foudres de ses maîtres britanniques. Mais il n’a rien obtenu des Américains. Les pics britanniques ont cessé et il a retrouvé le soutien des médias britanniques pour un autre projet : une déviation du régime en direction du peuple afin d’obtenir son pardon et au passage, dans l’intérêt de Londres, saboter le régime islamique avant un deal avec Washington. Mais le peuple et les jeunes Pasdaran ont refusé ce projet opportuniste. Le projet ne pouvait pas être continué !

Rafsandjani qui n’avait rien obtenu de Washington, s’est entêté à poursuivre le projet de déviation opportuniste du régime en agonie (en combinaison avec Londres). Les grands ayatollahs du clergé ont, dans leur intérêt, invalidé sa candidature et ont de facto rompu avec Londres avec l’idée continuer la politique du bras de fer via le négociateur intégriste Jalili. Mais la recrudescence des actes hostiles au régime a vite amené les nouveaux dirigeants à écarter Jalili et prendre comme futur président le faux modéré Rohani pour mener à la fois un bras de fer et aussi un transfert de pouvoirs vers Washington via une révolution de couleur pro-US en cas d’un soulèvement populaire. Ce choix de retour aux solutions ratées du passé n’a pas plu aux nantis du régime et aux Chefs Pasdaran : ils ont aussi boycotté les élections. 

Dès l’élection (ainsi) bancale de Rohani, le renforcement de la contestation interne avec l’entrée en action des Pasdaran rebelles a démontré au régime qu’il n’avait pas assez de temps devant lui pour un long marchandage. La priorité absolue pour tous les dirigeants devint l’obtention d’un poste clef au sein du Gouvernement de Rohani pour bénéficier comme les Ayatollahs qui le soutiennent des marchandages express avec Washington ou pour avoir un accès aux canaux de fuite. Les Chefs Pasdaran réduits à eux-mêmes et désormais sans troupes n’ont pu obtenir une place dans le gouvernement, mais Ali Larijani qui, en tant chef du Parlement, pouvait invalider les choix ministériels de Rohani a pu placer quelques pions aux postes clefs de surveillance du système. Finalement on est arrivé à une Gouvernement de Coalition Clergé-+le Clan Larijani-+2 proches de Rohani (Zanganeh au pétrole & Zarif au ministère des affaires étrangères) qui a débuté les marchandages avec Washington selon la stratégie d’Escalade (dissuasive) en annonçant un nombre élevé de centrifugeuses, une activité d’enrichissement en hausse et un stock de 4400 kg d’UF6 pour obtenir le plus grand nombre possible de garantie de sécurité (pour les très nombreux membres de la nouvelle caste dirigeante et aussi pour les agents terroristes qui pourraient les incriminer).

Mais Washington qui ne peut, pour des raisons stratégiques, reculer devant ses adversaires a augmenté sa pression en évoquant le terrorisme du régime . Les nouvelles accusations de Washington ont affolé les insolvables comme les Chefs Pasdaran, les Larijani ou encore les nantis ripoux du régime. Rohani n’a pas surenchéri pour les protéger. Les insolvables du régime ont compris que Rohani pouvait les sacrifier, ils ont pris position contre lui, mettant le régime en péril. Inquiet, Washington a opté pour un dialogue direct par l’intermédiaire de son sous-secrétaire d’État pour les Affaires du Proche-Orient, Jeffrey Feltman. Rohani a écarté clergé et les Larijani du dialogue en retirant les négociations au Conseil (collégial) de sécurité national pour les confier à son ami Zarif. Il a alors également oublié tout soutien à Syrie et a provoqué l’éloignement de la Russie et du Hezbollah. Le clergé a constaté que Rohani oeuvrait en premier pour lui-même à l’aide de ses amis Zarif et Zanganeh.

Le régime était désorganisé par ses querelles et en péril sans les soutiens du Hezbollah et de la Russie. Rafsandjani a profité du vide politique et s’est posé en alternative à Rohani en accusant Assad de répression pour se rapprocher de Washington ! Le clergé en recul par la faute le jeu personnel de Rohani a laissé faire. Mais les nantis ont paniqué par peur d’un deal express, aggravant la situation économique.

Rohani, mis en danger par le rapprochement du clergé avec le clan Rafsandjani, s’est rapproché de Larijani en espérant utiliser un rapprochement diplomatique avec Londres et de nouvelles ventes de pétrole à l’Europe via le Turkménistan : pour diviser les 5+1 ou énerver Washington. Mais Londres, l’Europe et le Turkménistan n’ont pas suivi. Rohani a alors tenté d’aller vers Poutine lors de l’OCS, mais, le russe a fermé la porte à l’opportuniste en péril.

Le Chef des Pasdaran Jaafari et son responsable régional Soleymani ont insisté sur le SOUTIEN À LA SYRIE pour REGAGNER LA PROTECTION DE LA RUSSIE et prendre le contrôle du régime et des négociations. Rohani en difficulté s’est approché d’eux. Le Guide (pion de Rafsandjani) a proposé la STRATEGIE DE SOUPLESSE HEROIQUE aux Pasdaran refusant la ligne de Jaafari-Soleymani, mais les Pasdaran contactés ont choisi cette ligne qui pouvait leur donner un poids et meilleur accès aux garanties de sécurité. Le régime était à la veille d’une explosion.

Washington a annoncé l’application de la sanction réduisant au néant les exportations pétrolières du régime et il a indirectement évoqué la responsabilité du régime dans les attentas du 11 Septembre, laissant planer la menace de nouvelles sanctions foudroyantes ou encore des mandats d’arrêt tous les dirigeants ! Le régime tout en entier a reculé et a accepté le dialogue. Les nantis ont paniqué à l’idée d’un deal rapide ne leur laissant pas de temps pour fuir.

Le boycott à 100% du principal défilé militaire du régime par l’armée et les Pasdaran a rappelé au régime sa fragilité. Rohani a décidé de renouer avec les provocations à NY pour parvenir à la crise censée amener Washington à céder. Obama a esquivé les provocations et maintenu la cape des sanctions . Les nantis ont paniqué à l’idée d’un deal rapide ne leur laissant pas de temps pour fuir. Rohani était en échec. Les nantis ont paniqué car il n’y avait pas d’issue... Leurs langues se sont déliées : on a su que jusqu’à la fin de l’année iranienne (21 mars 2014), c’est-à-dire pour les 6 mois à venir, le régime avait seulement une réserve de 2 milliards dollars

Rafsandjani s’est encore posé en alternative pour le régime clairement en agonie en suggérant l’abandon du slogan « Mort à l’Amérique » (car tel était le vœu de Khomeiny) ! Les Pasdaran l’ont prié de ne pas parlé au nom de Khomeiny. Larijani a décoché des dossiers compromettant sur le mollah ventriloque. Rohani a tenté de relancer sa politique de l’Escalade en annonçant que l’Enrichissement n’était nullement négociable !


© WWW.IRAN-RESIST.ORG
La semaine dernière
le régime a été tétanisé par le boycott à 100% de la semaine de fidélité des Forces de l’Ordre au régime par les policiers de tous niveaux ! Larijani qui devait aller ne Suisse pour la Conférence mondiale des Présidents de Parlement n’a pas osé saisir les perches tendues par les Américains. Ces derniers sont revenus vers un dialogue indirect avec Rohani en vue d’arriver à une ouverture cette semaine avant que la situation économique du régime ne devienne assommante.


© WWW.IRAN-RESIST.ORG
Cette semaine, le régime avait à son programme la Fête (encombrante) de Sacrifice, boycottée depuis des années par le peuple et par les siens. Habilement, il avait placé les négociations nucléaires au même moment pour les utiliser comme une diversion par rapport au boycott prévu. Mais vu sa situation économique alarmante, il devait parvenir à un accord pour obtenir un allègement des sanctions. Il lui était donc exclu de faire diversion par des provocations. Il devait se montrer positif pour trouver un accord. Washington s’est montré très réceptif. Divers clans politiques ont soutenu cette ouverture. Mais les Chefs Pasdaran l’ont contrée. Londres a aussi oeuvré contre cette ouverture au dépens de ses intérêts. Voici le récit en images d’une semaine pleine de défis et d’efforts qui devait donner une victoire habile au régime (sur Washington et sur le boycott interne), mais n’a pu tenir ses promesses sur aucun plan...


25.10.2013

Iran : La semaine en images n°225

Depuis deux ans, chaque semaine, nous constatons le boycott du régime islamique par les Pasdaran, les bassidjis, les militaires, les Bazaris, et les membres de base du clergé. Ces jeunes actifs, qui étaient censés défendre ou faire prospérer le régime lui ont tourné le dos avant de laisser même le peuple manifester en faveur d’un rétablissement du régime patriote, laïque et progressiste des Pahlavi. La rupture est née de la prise de conscience des progrès iraniens accomplis avant la révolution et ses échecs de maintenant qui sont essentiellement dus à la fermeture des mollahs.

Les jeunes Pasdaran, les bassidjis, les militaires, mais aussi les Bazaris et même les membres du clergé sont arrivés à la conclusion que le pays va vers des échecs plus terribles car ses dirigeants, les mollahs, se sont mis dans une terrible impasse en fondant leur régime sur une rupture volontaire avec l’Amérique, la première puissance mondiale !

En effet, en 1979, après la victoire de la coalition révolutionnaire islamique qui était soutenu par Washington, les mollahs avaient été écartés du pouvoir par les pions islamistes de Washington. Mais 9 mois après, les mollahs ont pris le pouvoir en évinçant les pions islamistes de Washington. Puis ils ont empêché définitivement leur retour dans leur arène politique en diabolisant et interdisant toute relation avec les Américains.

Aujourd’hui, les mollahs ne peuvent pas se rapprocher de Washington car ils devraient alors autoriser ses pions à revenir et à participer à la vie politique iranienne : ils risqueraient de partager le pouvoir ou même de le perdre et se retrouver en position d’être jugés et durement punis pour leurs crimes ou leurs détournements de fonds publics.

En réponse, Washington augmente de temps en temps ses sanctions : de manière régulière, il augmente ainsi légèrement la pression sur le peuple pour montrer aux mollahs qu’il peut provoquer les conditions d’un soulèvement populaire puis il leur propose à nouveau le rapprochement. Il leur laisse le choix entre une révolution qui les décimerait tous et un processus de transfert des pouvoirs vers ses propres islamistes où ils pourraient mieux s’en tirer.

Ce chantage cynique qui ne prend pas en compte l’envie de changement des Iraniens est tout simplement révoltant : il a encouragé les Pasdaran, les bassidjis, les militaires, les Bazaris qui ont rompu avec le régime à boycotter plus fortement le régime. Le régime n’a jamais eu aussi peu de monde à ses côtés. Ses dirigeants ne se sentent pas à en sécurité et évitent les sorties. Leurs derniers collaborateurs qui doivent assurer leurs sécurités sont vraiment sous pression et paniquent facilement après de nouvelles preuves de la rupture des forces armées. Le régime tente de limiter leur envie de fuite en évoquant l’existence de nouvelles recrues et en mettant en avant la possibilité de contenir le peuple avec sa fausse opposition interne.

Mais les mollahs ne cherchent pas en même temps à négocier en cachette avec Washington pour obtenir sa clémence car ce dernier n’est pas très ferme dans son approche : de peur de renverser le régime islamique, il n’applique pas les sanctions qu’il annonce. Il aide même indirectement les mollahs quand il voit apparaître un risque élevé d’explosion ou une nouvelle vague de panique chez leurs derniers collaborateurs. Washington affaiblit ainsi sa menace d’une révolution immédiate. Les mollahs ne sont donc pas devant le choix d’une révolution sanglante et une expulsion à risques. Il n’y a rien qui les presse. Ils estiment qu’ils ont le temps pour rester, laisser mijoter Washington (qui craint un soulèvement) afin de le forcer à leur garantir une passation sécurisée sans aucun risque de poursuites pour leurs crimes ou leurs détournements des fonds publics.

Ainsi alors que le peuple souffre durement sous les sanctions et dans des pénuries, les mollahs tempèrent et attendent de meilleures offres, ceci ne manquera pas de faire rager les Pasdaran et les Bazaris qui sont devenus des opposants. Il y a de fait un nouveau motif d’action contre les mollahs.

Leur attente d’un accord sécurisant leur sortie ne peut qu’encourager leurs collaborateurs à penser à leur propre avenir d’autant plus l’accord de leur immunité suppose un transfert de leur culpabilité vers ces mêmes collaborateurs qui occupent des postes subalternes. De fait, ce marché qui est censé sauver les dirigeants indispose leurs derniers collaborateurs. A chaque fois que les mollahs reçoivent un émissaire de Washington ou qu’ils vont négocier une remise des sanctions, leurs collaborateurs subalternes impliqués dans tous les crimes paniquent. Ils se mettent à acheter de l’or et des dollars pour pouvoir quitter le pays au plus vite. La conclusion d’un accord entre les mollahs et les Américains inquiète aussi les hommes d’affaires issus du régime qui se sont enrichis aux dépens des autres grâce à leurs liens familiaux : ils s’agitent aussi pour partir au plus vite avant qu’il ne soit trop tard et qu’ils se retrouvent seuls face au peuple qui profitera certainement de la situation pour régler des comptes vieux de 30 ans.

Il y a trois semaines, la pression est montée dans cette cocote-minute qu’est devenu le régime en raison d’un programme officiel très anxiogène pour ses derniers collaborateurs ou associés. En premier, le régime devait aussi mettre en scène son opposition interne à l’occasion de l’anniversaire de sa principale victoire, mais la mobilisation était nulle : il n’avait donc personne pour tenter de s’incruster dans un soulèvement pour dévoyer son action. Avec cette preuve de son isolement, ces derniers associés ont paniqué.

Le régime devait aussi organiser la cérémonie annuelle de prestation de serment de ses derniers officiers des Pasdaran. Il a diffusé des images d’archives : il n’avait donc pas pu constituer une nouvelle force pour remplacer les Pasdaran en rupture.Le régime ne pouvait également pas réprimer un éventuellement soulèvement. Sans la capacité de contenir ou réprimer le soulèvement, le régime était clairement condamné. La panique s’est amplifiée. Il a annoncé qu’il avait intercepté des responsables en train de fuir le pays.

Le régime avait prévu d’échouer dans ces deux programmes officiels, il avait supposé un risque de panique, c’est pourquoi, il avait accepté de rencontrer les Américains pour négocier une baisse de leurs sanctions. Sa situation a laissé supposer qu’il allait demander leur clémence et accepter leurs conditions. Washington a fait black-out pour parvenir à cet accord tout en évitant de d’alerter les derniers associés du régime et provoquer un exode qui tuerait le régime islamique dont il a besoin. Ce black-out a davantage agité d’alerter ces gens alors que les mollahs avaient tenu bon face à Washington. Pour les punir, Washington a refusé leur demande de diminution des sanctions car ils sont enfin très affaiblis et pourraient enfin céder à sa demande.

Ce constat américain de faiblesse du régime était terrible. Le régime n’avait par ailleurs aucune force pour résister à un soulèvement. La Chine a estimé que le régime était fini et même insolvable : elle a cessé le développement du champ gazier d’Azadegan et a abandonné un chantier de barrage d’une valeur de 2 milliards de dollars.

Pour regagner la confiance de ses amis chinois, le régime devait se montrer fort et uni, capable de résister aux menaces intérieures. En début de la semaine dernière, à l’occasion de l’investiture du nouveau Parlement, le régime devait réunir l’ensemble de ses 150 à 200 très hauts dirigeants autour des 60 députés qui lui restent fidèles. D’après les photos, il n’a pas pu mobiliser plus de 135 personnes. Il avait visiblement perdu la confiance d’une grande partie de ses plus hauts dirigeants ou ces derniers n’osaient pas sortir de leur bunker.

Par la suite, à l’occasion de l’approche de l’anniversaire de la mort de Khomeiny, le régime devait aligner ses divers composants (Parlementaires, Pasdaran, militaires, ministres, préfets...) autour du tombeau de son fondateur pour montrer sa cohésion interne. C’était perdu d’avance. Nous avons montré les images de ses initiatives ratées. Le régime était certain qu’il ne pourrait mobiliser ses derniers collaborateurs ou ses dirigeants la semaine suivante lors du grand rassemblement qui a lieu le jour même de l’anniversaire de la disparition de Khomeiny.

Dans notre dernier rapport hebdomadaire illustré, nous ne devions pas montrer ce rassemblement. Mais nous avons débordé sur le calendrier pour diffuser les premières images alors disponibles. La principale image était trafiquée. Malgré ce recours à la triche, l’ensemble des images montrait une très faible mobilisation inférieure à 500 personnes. Le recours à des images d’archives pour la partie officielle laissait supposer que les responsables hauts placés avaient encore boycotté le régime.

Cette semaine, le régime devait encore rassembler « ses partisans » et les fans inexistants de Khomeiny, dans plusieurs villes, à l’occasion du 49e anniversaire de son révolte en 1963 contre l’octroi du droite de vote aux femmes. La mobilisation a été presque que nulle. Pour ne pas perdre la face, il a décrété une nouvelle approche : trois journées d’Etekaf ou retraite spirituelle pour que chacun puisse se retrouver avec Khomeiny. Les journées d’Etekaf ont en fait lieu à la fin du Ramadan, mais le régime devait éviter des signes associant les images au Ramadan. Il a dû shooter des images cette semaine : elles sont accablantes car elles montrent de très faibles mobilisations de figurants peu impliqués dans la quête spirituelle qui ont mis ces journées à profit pour jouer ou pour dormir.

Cette semaine, le régime devait assister à Pékin à la réunion annuelle de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) que le régime veut intégrer pour échapper aux sanctions afin d’avoir les mains libres pour négocier avec Washington. Ces objectifs lui ont toujours valu le veto des fondateurs russes et chinois de l’OCS à sa candidature. Ses échecs, qui mettent en péril sa survie, n’ont pas arrangé ses affaires : les Chinois n’ont témoigné aucune sympathie particulière à son représentant Ahmadinejad. Ils lui ont en revanche conseillé de modérer ses positions pour survivre.

Ce fut donc une nouvelle semaine d’échecs et de fiascos pour le régime et surtout pour son patron politique, Ali Larijani.. Ce dernier a eu peur que les vieux mollahs qui composent le régime le destituent. Pour assurer sa place, il a lâché la gestion de la crise pour des manœuvres susceptibles de neutraliser ses adversaires surtout Rafsandjani, ce qui a déclenché une nouvelle guerre interne avec ce dernier. La guerre interne entre les deux chefs a pris le dessus sur les vrais problèmes que rencontre le régime ! .

Il en résulte une semaine exceptionnellement intéressante. Le peuple grogne, les Pasdaran trépigne et le régime explose de toute part. Voici des bouts images de chacun des trois composants de la situation explosive actuelle : voici le dernier visage du régime (avant sa mort que nous espérons proche).


17.06.2012

Iran : Deux ou trois avertissements américains en douce

Washington qui a besoin d’une entente avec les mollahs pour contrôler l’Asie Centrale et les chiites a privilégié le dialogue depuis l’accession d’Obama au pouvoir, en janvier 2009. Après 17 mois, cette approche n’a non seulement pas affaibli Téhéran, mais encore, elle a donné l’impression d’une faiblesse des Etats-Unis, ce qui a renforcé l’image de puissance régionale des mollahs. Cette semaine, Washington a tenté de corriger le tir sans toutefois nuire au dialogue.


07.08.2010

Iran : De nouvelles sanctions trompe-l’oeil

Depuis une semaine, nous assistons à une certaine effervescence : on annonce chaque jour de nouvelles sanctions par divers pays contre les mollahs. Les Etats-Unis sont en tête de liste avec des sanctions unilatérales annoncées, il y a quelques jours, par la Maison-Blanche, puis d’autres sanctions adoptées par le Congrès pour étendre les capacités de la Maison-Blanche. Le Japon, le Pakistan et l’Europe ont également annoncé des sanctions contre les mollahs. On pourrait penser que les mollahs sont en réel danger. Il n’en est rien car la presque totalité des sanctions sont des sanctions déjà adoptées. Bref, c’est de la poudre aux yeux...


23.06.2010

Iran : La Russie menace de quitter les Six !

Washington vient d’adopter de nouvelles sanctions contre Téhéran. De tous les avis même celui de l’AFP, ces sanctions ne sont nullement en mesure d’aggraver la situation économique des mollahs. Bien qu’elles soient dépourvues d’un quelconque effet sur la crise, Moscou a vivement protesté en menaçant de quitter le groupe des Six. Le secrétaire américain de la défense, Robert Gates, a qualité cette attitude de schizophrénique.


18.06.2010

Iran : Vers une mini escalade

Le régime des mollahs ne peut pas entrer en apaisement avec les Occidentaux mieux encore avec les Etats-Unis car ces Etats sont des amis de l’Etat d’Israël. Il doit leur tenir tête, les envoyer balader, se montrer agressif à leur encontre ou alors il perdrait le soutien de la rue arabe, soutien indispensable pour le Hezbollah. Si ces Etats se montrent amicaux, Téhéran doit se montrer encore plus agressif pour ne pas être soupçonné de complaisance à leur égard. Il préfère de loin une attitude hostile de l’Occident. Cela met en valeur son rôle du défenseur des déshérités musulmans, il peut par ailleurs créer une situation instable susceptible de faire capituler les Occidentaux par la peur d’une guerre touchant le détroit pétrolier d’Ormuz. C’est un sujet qui déplait aux Occidentaux car il les oblige à adopter des vraies sanctions contraires à leurs intérêts. Cette indisposition plait beaucoup aux mollahs, c’est pourquoi après plusieurs mois de difficultés face à l’approche amicale d’Obama, Téhéran est enfin en position d’agir depuis l’adoption de la résolution 1929.


17.06.2010

Iran : Le contrat gazier du siècle !

La résolution 1929 adoptée le 9 juin par le Conseil de sécurité a annoncé l’adoption de nouvelles sanctions visant les Pasdaran. Cette milice est aussi un important holding financier. De fait la résolution annonçait de nouvelles difficultés économiques pour le régime. Pour montrer que ce pilier économique se portait bien, Téhéran a annoncé hier l’achat par les Pasdaran de plusieurs blocs du champ gazier South Pars pour un montant record de 21 milliards de dollars.


16.06.2010

IRAN : SANCTIONS CAN GO STRAIGHT IN THE BIN

For the fourth time since July 2006, the UN Security Council adopted a new resolution that involved new sanctions against the mullahs, right before the French and the EU called for dialogue resumption. Tehran announced that it would continue to enrich uranium and Ahmadinejad specified that this resolution could “go straight in the bin”. He is right because the resolution 1929 doesn’t have anything that should make the mullahs regime shrink back.


10.06.2010

Iran : Des sanctions bonnes pour la poubelle !

Pour la quatrième fois depuis juillet 2006, le Conseil de Sécurité de l’ONU a adopté une nouvelle résolution dotée de nouvelles sanctions contre les mollahs avant que les Français et l’UE les appellent à reprendre le dialogue. Téhéran a annoncé qu’il continuerait à enrichir l’uranium et Ahmadinejad a dit que cette résolution était « bonne pour la poubelle ». Il a raison car la résolution 1929 ne contient rien qui puisse faire reculer le régime des mollahs.


10.06.2010

Iran-Transports maritime : un embargo illusoire

Hier à Istanbul lors du sommet de CICA, le Premier ministre russe Vladimir Poutine a affirmé qu’un accord avait été « pratiquement trouvé » sur un projet de résolution sanctionnant l’Iran pour son programme nucléaire. Cette résolution sera d’ailleurs soumise au vote ce mercredi 9 juin. En mai dernier, encore une fois les Russes avaient fait savoir que le brouillon de la résolution contenait un renforcement des inspections des cargos iraniens : on pourrait désormais fouiller les cargos iraniens non seulement dans les ports, mais aussi dans les eaux internationales. La mesure n’est pas superflue car comme Téhéran a trouvé les moyens de contourner l’embargo en vigueur.

par Kavoshgar


09.06.2010

Iran–Sea Transport : The embargo delusion

Yesterday in Istanbul, at the CICA summit, the Russian Prime Minister Vladimir Poutine stated that an agreement was “almost made” regarding a project of a resolution that would sanction Iran because of its nuclear program. This resolution will moreover be subjected to the vote today. Last May, one again Russians announced that the draft of the resolution mentioned a reinforcement of inspections of Iranian cargos. Then it would be possible to go through Iranian vessels not only in the ports but as well on international waters. Such step is not unnecessary because Tehran has found some ways to get round the current embargo.


09.06.2010

Iran : La longue marche de l’Europe vers la Chine

Très récemment, après de longues années à refuser toutes sanctions contre les mollahs, la Chine a donné son accord à des sanctions modérées en parallèle avec le dialogue avec Téhéran. Au même moment, la Britannique Catherine Ashton, le remplaçant britannique de Solana aux Affaires étrangères européennes, éloignait la possibilité de sanctions européennes en se disant en faveur d’une décision commune à l’unanimité, impossible à réaliser, au point qu’elle est entrée en conflit avec le président Sarkozy qui prône des sanctions sans ce processus invalidant. Il y a deux jours, Ashton, en route pour Tokyo pour participer au sommet UE-Japon, s’est arrêtée à Pékin où se trouve le président Sarkozy pour parler des sanctions avec le président chinois Hu Jintao. Selon une source britannique, les deux parties se sont mises d’accord sur la nécessité de sanctions modérées en parallèle avec le dialogue. Autrement dit, Catherine Ashton a aligné les positions européennes sur celles de la Chine. C’est une évolution très importante.


01.05.2010

Iran-Russie : Sanctions à contre-coeur

Très récemment, la Russie a pris verbalement position en faveur des sanctions contre l’Iran avant de cesser les activités du pétrolier russe Lukoil en Iran. Mais par la suite, elle s’est dite contre les sanctions. Le 20 avril, le Figaro a publié les points de vue de 2 experts russes en relations internationales qui se veulent d’avis divergents sur la nécessité de nouvelles sanctions, mais sont néanmoins tous les deux plutôt mitigés quant à leur efficacité pour empêcher les mollahs d’accéder à la bombe nucléaire. Le message russe semble brouillé, mais il ne l’est pas si l’on place les propos dans leur contexte géopolitique.


29.04.2010

Iran : Washington promet des sanctions pour rassurer les Américains

Philip Crowley, le porte-parole du département d’Etat américain, a affirmé que durant le week-end dernier, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton avait multiplié les contacts « avec les dirigeants mondiaux » pour parvenir très rapidement à une résolution au Conseil de Sécurité. Il s’avère qu’aucune agence de presse n’avait signalé cette intense activité diplomatique. Washington tente de rassurer les Américains après les annonces de tirs de missiles par l’Iran.


27.04.2010

Iran : Les mollahs ont peur des Chinois

Les dernières nouvelles font état d’une adhésion de la Chine à la France et aux Etats-Unis pour l’adoption des sanctions visant le secteur pétrolier iranien. En réaction, Téhéran a déclaré qu’il ne craignait pas les sanctions pétrolières et a exposé comme une preuve de ce qu’il avance le nombre croissant des exposants Chinois et Français à Iran Oil Show, la seconde plus grande foire pétrolière au monde, qui se tiendra la semaine prochaine à Téhéran.


15.04.2010

Iran : à la croisée des vraies sanctions

Depuis le début de la conférence de Washington sur le nucléaire, on a entendu des dizaines de rumeurs sur la position chinoise vis-à-vis de Téhéran, ce qui était bon signe pour les mollahs. Ces derniers ont cependant annoncé qu’ils étaient ouverts à un échange d’une grande partie de leur stock d’uranium enrichi à 3,5% contre 100 kg de combustible à base d’uranium enrichi à 20%. Téhéran a agi ainsi car il a détecté des signaux très négatifs sur des sanctions unilatérales américaines à venir.


14.04.2010

Iran-sanctions : Washington veut mener la danse

Un jour après l’accord de la Chine pour l’adoption des sanctions multilatérales, les raffineries indiennes Reliance qui réalisent la majorité de leur chiffre d’affaires avec les Etats-Unis ont annoncé hier la fin de toutes leurs relations avec l’Iran, ce qui suspend ses achats de pétrole, mais aussi d’importantes livraisons d’essence ou de gazole. Bien que derrière cette rupture, Washington n’en a pas parlé. Il mène discrètement la danse.


02.04.2010

Iran : La Chine veut rompre le dialogue

Selon l’agence britannique Reuters, la Chine qui s’opposait depuis toujours aux sanctions contre Téhéran aurait enfin donné son accord pour l’adoption d’une nouvelle résolution onusienne dotée de sanctions additionnelles contre Téhéran.


01.04.2010

Iran : Scène de règlements de comptes américano-russes

Il y a quelques jours, Washington était en faveur des sanctions très douloureuses contre Téhéran. Moscou n’aimait pas. Depuis hier, Moscou aime, mais on n’entend plus Washington sur le sujet. La crise nucléaire iranienne initiée par des accusations américaines n’est pas seulement un conflit entre Washington et Téhéran, mais aussi un conflit entre Washington et Moscou. Nous sommes peut-être face au retour d’un monde bipolaire dont les têtes nucléaires nous hantent encore.


27.03.2010

Iran : Un petit durcissement trompeur sur le front des sanctions

Dans tout conflit diplomatique, il y a une grande part de diplomatie de l’ombre ou de négociations secrètes. Dans le cas de la crise nucléaire iranienne initiée par Washington, cette part très importante a été confiée par les Américains à la Turquie. Alors que tout commerce d’envergure est strictement interdit avec les mollahs, les Turcs leur proposent régulièrement d’importants contrats d’investissements à des moments précis où ces derniers sont au plus mal par la faute des sanctions américaines. Dans le cadre de ce chantage diplomatique, la Turquie avait récemment affirmé qu’elle voulait investir plusieurs milliards de dollars dans le secteur gazier iranien : elle vient d’annoncer un possible abandon de ces investissements au moment où les membres du Conseil de Sécurité se sont réunis pour parler sanctions. | Décodages |


26.03.2010

Iran : Lukoil, un cadeau empoisonné pour les Américains

Depuis plusieurs mois, Washington n’a cessé de se plaindre d’un manque d’enthousiasme de la part de Moscou ou Pékin à sanctionner les mollahs. Pour le contredire, la Chine a baissé ses achats pétroliers en Iran et Moscou vient d’annoncer le gel des activités iraniennes de sa principale compagnie pétrolière : Loukoïl.


25.03.2010

Iran : Kouchner, ministre des AA de la France !

Il y a une semaine, plusieurs négociants européens fournisseurs d’essence à l’Iran se sont retirés du marché iranien, le privant de presque 60% de ses besoins domestiques. Ce retrait a pointé un doigt accusateur vers les autres fournisseurs comme la France. Kouchner y a répondu indirectement en disant qu’il privilégiait la voie onusienne, mais que si cela échouait en juin prochain, l’UE pourrait envisager des sanctions européennes contre les mollahs à partir de cette date. Mais quelles sanctions ? Il ne le sait pas, les Européens n’en ont pas discuté ! | Décodages |


15.03.2010

Iran : Washington ne marche pas avec Londres

Pour affaiblir la Chine, Washington doit se rendre maître des pays ou des régions qui lui fournissent actuellement du pétrole et du gaz : l’Iran, l’Asie Centrale et la région chinoise de Xinjiang habitée par les musulmans Ouïgours. Le succès de ce projet dépend d’une coopération ferme des mollahs pour refuser le pétrole iranien aux Chinois, désenclaver l’Asie Centrale et encadrer un soulèvement ouïgour. Les mollahs n’acceptent pas de coopérer car leur entente passerait par le démantèlement de leur soutien au Hamas et au Hezbollah, milices qui sont leur assurance vie. Washington se voit donc obligé de sanctionner les mollahs, mais il doit se garder de toute escalade car cela rendrait les mollahs encore plus infréquentables donc impropres pour une entente. Il affirme donc avoir du mal à mobiliser la communauté internationale. La Grande-Bretagne, dont les intérêts pétroliers souffriront de l’entente, a annoncé lundi l’arrêt de livraison d’essence de l’une de ses compagnies vers l’Iran pour contredire Washington et l’engager de force dans cette escalade qu’il veut et doit éviter. Washington a esquivé toute réaction officielle avant de riposter par un article sur l’impossibilité pour Obama d’adopter de nouvelles sanctions en citant le maintien de la coopération entre Shell et l’Iran. Mercredi, Londres a annoncé le retrait de Shell ! Cette fois Washington a encore esquivé sur le plan politique, mais il a riposté non pas par un seul article, mais par un gigantesque plan médiatique visant à contrer tous les sous-entendus du coup médiatique de Londres.


12.03.2010

Iran-sanctions : Nouvelle tentative ratée de Washington

La journée d’hier a été marquée par une forte agitation autour du thème des sanctions contre Téhéran au Conseil de Sécurité. Des dizaines de dépêches des agences occidentales ont rapporté d’heure en heure l’évolution des efforts entrepris par Washington et l’opposition affichée par d’autres pays comme la Chine ou le Brésil. Vu sous cet angle, cela donnait l’impression d’une cause perdue, mais la vue était différente depuis Téhéran car les sections persanes de ces mêmes agences diffusaient des rumeurs anxiogènes sur le contenu exact d’une résolution en préparation...


05.03.2010

Iran : Un nouveau format de sanctions

En visite à Paris, le président russe Medvedev s’est dit disposé à sanctionner l’Iran, mais tout en évitant des sanctions susceptibles de provoquer de drames humanitaires. Or, les « sanctions qui ne provoquent pas de drames humanitaires » sont tout simplement des sanctions non-économiques. Moscou vient de donner son accord pour des sanctions qui sont des réprimandes.


03.03.2010

Iran : Efforts à bâbord et à tribord

Tous les médias parlent de l’Iran. Hillary Clinton et Bernard Kouchner se disent « à la recherche d’alliés pour imposer de nouvelles sanctions » contre les mollahs. Or, les Etats-Unis, première puissance économique mondiale, qui dispose de la première flotte dans le golfe Persique, et la France, un des principaux fournisseurs d’essence à l’Iran, peuvent s’allier en tant que partisans de sanctions pour faire plier les mollahs. Attention, désinformation à bâbord et à tribord !


17.02.2010

Iran : Ebadi a oublié de parler de l’essentiel

Shirin Ebadi, lauréate du prix Nobel de la paix 2003, qui est vue comme une bonne personne en Occident, est jugée par les Iraniens comme une lobbyiste du régime des mollahs. Au moment où le régime fait face à de graves problèmes économiques, elle a pris sa plume pour engager les grandes puissances à « adopter des sanctions diplomatiques mineures contre les mollahs pour éviter de nouvelles sanctions économiques », un comportement qui lui vaut en Iran le surnom de l’ayatollah Ebadi.


15.02.2010

Iran – EU : Pas d’atomes crochus !

Espérant provoquer une escalade pour pousser les Américains à jeter l’éponge, Téhéran a commencé l’enrichissement d’uranium à un taux de 20% au prétexte d’avoir « un besoin urgent de produire des isotopes médicaux » pour détecter certains cancers. Souhaitant éviter l’escalade, Washington a proposé de lui vendre les isotopes dans les quantités demandées. Téhéran a rejeté l’offre qu’il trouve « illogique ».


11.02.2010

Iran : Heading to an impasse

Throughout 2009, Americans alternated reconciliation offers with American embargo threats but they did so without adopting the necessary law at the Chamber and then at the Senate because their goal have never been the mullahs’ overthrowing as long as they wish to force them to become their regional allies. When the adoption by the American Senate of an embargo bill was announced, we could believe that Americans changed their attitude towards the mullahs. This is not the case because the Senate just adopted a text that appears different from the one that was adopted on the last October by the Chamber : it’s the beginning of a new procedure.


31.01.2010

Iran : We can fear the worse

© IRAN-RESIST.ORG – Sept 29, 2009 | The mullahs’ regime which derives its power from its abilities of destabilization of the region with anti-Israeli slogans cannot on any account set up an appeased dialogue with Americans. This week, it multiplied its provocations so to mess the dialogue up. Faced with it, the Six display some restraint so to attract it to round-table discussions.


29.01.2010

Obama - Iran : Apaisement et embarras

Selon les différentes agences de presse, « les représentants du groupe des Six (Etats-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne, France, Allemagne) ne sont pas parvenus à s’entendre samedi sur de nouvelles sanctions contre l’Iran. Ils ont toutefois convenu de se réunir à nouveau avec des représentants iraniens pour débattre de la proposition de l’AIEA prévoyant l’enrichissement à l’étranger d’une partie de l’uranium iranien ». Il aurait été plus simple de dire qu’à l’issue de leur rencontre pour évoquer le refus iranien de tout dialogue, les Six ont décidé de poursuivre ce dialogue de sourds.


18.01.2010

IRAN-USA : MORE THREATS THAN SANCTIONS

Two days ago in Washington, Turkey announced it was opposed to new UNO sanctions against Tehran. Yesterday Europe informed it would remain careful in the field of UNO sanctions although it mentioned last summer it was ready to adopt at last unilateral sanctions, i.e. out of UNO support, such as it was required by Washington. The absence of any forcible reaction from the United States to this series of withdrawals confirms its implicit approval.


11.12.2009

Iran : Plus de menaces que de sanctions

Il y a deux jours à Washington, la Turquie se disait opposée à de nouvelles sanctions onusiennes contre Téhéran. Hier, l’Europe a fait part de sa prudence en ce même domaine de sanctions onusiennes alors que cet été, elle avait évoqué sa disposition à adopter enfin des sanctions unilatérales, c’est-à-dire hors l’ONU, comme le lui demandait Washington. L’absence d’une réaction forte des Etats-Unis à ces désistements en chaîne confirme son approbation implicite.


11.12.2009

Iran : Le chant lancinant d’Obama et les paillassons

Hier, à Washington, le 1ier ministre turc Erdogan dont le pays siège au Conseil de Sécurité jusqu’à fin 2010 s’est dit opposé à de nouvelles sanctions contre l’Iran. Obama a affirmé qu’il avait échoué à le convaincre, insinuant ainsi son impuissance à imposer de nouvelles sanctions qu’il avait promises pour le 1ier janvier 2010 en cas d’échec de la diplomatie. L’argument est faux car il avait promis des sanctions unilatérales américaines qui ne demandent aucune autorisation d’un pays allié. Washington cherche des excuses. |Décodages|


09.12.2009

Iran : Obama’s throbbing chant and the doormats

Yesterday in Washington, the Turkish Prime Minister Erdogan, whose country sieges in the Security Council until end 2010, expressed his opposition to newer sanctions on Iran. Obama announced that he had failed to convince Erdogan of the necessity of newer sanctions that he had promised for the beginning of 2010 in case of a diplomatic failure of a nuclear agreement. The argument is faulty, for he had promised American unilateral sanctions for which he needs no authorisation from an allied country. Washington is looking for excuses. | Deciphering |


09.12.2009

Iran : La drôle de résolution des Six

Après le refus de Téhéran d’accepter la dernière offre de compromis proposée par les Américains pour le compte des Six, ces derniers se sont mis d’accord sur un projet de résolution contre Téhéran. Mais attention, il ne s’agit pas d’une résolution devant le Conseil de Sécurité, préalable nécessaire à l’adoption de nouvelles sanctions, mais d’une résolution devant le Conseil des Gouverneurs de l’AIEA, une déclaration sans effet pénalisant pour Téhéran. De plus, son objet n’est pas le refus du compromis, mais le futur second centre d’enrichissement iranien qui est actuellement en chantier et sans aucun danger. | Décodages d’une réponse complexe |


26.11.2009

Iran : The Shah and the iranian nuclear project

© IRAN-RESIST.ORG – October 1st, 2009 | Three years ago the amount of French investments in Iran totalled at 35 billion dollars. France often tops the list of Iran’s commercial partners. France thus, shows a certain resistance to apply adopted sanctions on Iran, and develops a slight complacent attitude towards the Mullah regime. There is a continuous effort to find excuses for the Mullahs’ acts, including the nuclear issue. That is why the French press often associates the actual Iranian nuclear program with the Shah of Iran.


22.11.2009

Iran-USA : Time for decisions

As Obama recalled this week, the United States wants an entente with the Mullahs. The purpose of this entente being the territorial and political control of Central Asia, in order to put a lock on the region’s natural resources highly important to the Russian and Chinese economies. In exchange for this decisive entente the Mullahs demand the lift of sanctions against the Hezbollah and the abandon of the U.S. requirement of their demilitarization in order to maintain their threat on Israel as a levy in case of a later discord with Washington. This demand being unacceptable, Washington is leading a strategy of intimidations, economic sanctions and regional destabilization combined with regular offers to resume dialogue. Washington led actions this week that perfectly illustrate the different shades of their strategy.


06.11.2009

Iran : A little riding lesson on mullah back

Following the mullahs’ negative response to the P5+1 appeasement offer, we should have seen strong reactions from the latter. Instead, IAEA has gone dumb, President Sarkozy who in the past had been an advocate of further sanctions is silent, as are the British, Germans and Russians. As usual, the Chinese make no public statements. However, The Americans are talkative : In the past 24 hours they have expressed their opinion several times in different and contradictory statements. No panic : it’s calculated.


31.10.2009

Iran : Petite leçon d’équitation à dos de mollahs

Après la réponse négative des mollahs au processus d’apaisement des Six, on aurait dû assister à des réactions fortes. Il n’en est rien, l’AIEA est devenue muette, le président Sarkozy qui avait si souvent parlé de sanctions est à présent très calme, il en va de même du côté des Britanniques, Allemands et Russes. Les Chinois sont hors-jeu, ils ne disent jamais rien. En revanche, les Américains sont volubiles : en 24 heures, ils ont émis plusieurs avis différents et contradictoires. Pas de panique : c’est calculé.


31.10.2009

Iran : A very offensive response

It was due October 23, and Tehran just handed in their response to the P5+1 (U.S, France, Great Britain, Germany, Russia and China) proposal on an exchange of enriched uranium against fuel rods for a research reactor to the IAEA. According to our sources, the response is an open war declaration, so unacceptable that the UN agency is embarrassed to divulge its content. The P5+1 have gone into mute mode. In order to temporize they have instead turned their attention towards Ahmadinejad’s speech of the day by analyzing it as a prelude to an agreement. In order to achieve this analysis, they have slightly censored the speech. | Revelations and comments on a deadlock |


30.10.2009

Iran : Une réponse très offensive

Elle était attendue pour le 23 octobre, Téhéran a enfin remis à l’AIEA sa réponse à l’offre des Six d’un échange d’uranium contre du combustible. D’après nos informations, c’est une vraie déclaration de guerre, une réponse si peu formidable que l’agence onusienne a eu peine à divulguer son contenu. Les Six sont passés en mode silence. Pour tempérer, ils ont orienté les regards vers un discours d’Ahmadinejad en l’analysant comme annonciateur d’un accord. Pour cela aussi, il a fallu censurer légèrement le discours en question. | Révélations et commentaires sur une impasse |


30.10.2009

Iran : Westerners are trying to create a distraction

One week ago, the Iranian news was about the mullahs’ questioning of their Geneva commitments and the fact that this didn’t give rise to any negative response from the Six. Western media thus covered up this information by filling in the gap with a phoney rumor about “Ahmadinejad’s Jewishness”. Presently Iranian news is still the same but this time we keep the lectors busy with the case of “Fariba Pajooh, the translator of the Spanish daily newspaper El Mundo in Iran” who was unjustly arrested by the regime because of her support to the Green Movement.


14.10.2009

Iran : Les Occidentaux cherchent à faire diversion

Il y a une semaine, l’actualité iranienne était la remise en cause par les mollahs de leur engagement à Genève qui n’avait suscité aucune réaction négative des Six. Les médias occidentaux ont alors occulté cette information en comblant le vide avec la rumeur bidon de la « judaïté d’Ahmadinejad ». A présent, l’actualité iranienne est toujours la même, mais cette fois, on occupe les lecteurs avec le cas de « Fariba Pajooh, traductrice du quotidien espagnol El Mundo en Iran », injustement arrêtée par le régime pour son soutien au Mouvement Vert.


14.10.2009

Iran : Provocations, manigances et tentations au menu des Six

Il y a deux semaines, les médias occidentaux annonçaient une prochaine entente avec Téhéran lors de la rencontre du 1er octobre à Genève. Ils sont à présent un peu perdus car Téhéran affirme qu’il veut coopérer avec l’AIEA, mais refuse un calendrier et en plein processus de sanctions énergétiques, il propose une reprise des négociations avec Total qu’il avait éliminé. Il y a une vraie cohérence derrière ces multiples approches : Téhéran veut diviser les Six.


13.10.2009

Iran : The mullah’s road map

In his latest sentiments, Ahmadinejad stated again his intention to cooperate with the IAEA that described Geneva 2 as a “step forward” but it specified that this dialogue had no link with the nuclear crisis. Those sentiments contain the mullahs’ road map. | Decoding of the exciting things in store for Tehran |


08.10.2009

Iran : La feuille de route des mollahs

Dans ses dernières déclarations, Ahmadinejad a réaffirmé sa volonté de coopérer avec l’AIEA, qui a qualifié Genève 2 de « pas en avant », mais en précisant que ce dialogue n’avait aucun lien avec la crise nucléaire. Ces propos contiennent la feuille de route des mollahs. | Décodages du programme des réjouissances selon Téhéran |


08.10.2009

Iran : Ahmadinejad juif, une rumeur boomerang

Depuis une semaine, une rumeur est sans cesse reprise par tous les médias virtuels : Ahmadinejad serait juif. Il s’agit d’une rumeur qui a été inventée par les mollahs eux-mêmes en Iran en janvier 2009 dans un but très précis. Elle a été reprise par le Daily Telegraph à l’identique et dans le même but. | Décodages |


07.10.2009

Iran : 4 jours, 3 revirements

Après la conférence Genève 2, les mollahs ont nié avoir pris des engagements nucléaires dans leurs discussions avec les Six. Cette remise en cause a inquiété les Six. Ils ont expédié en Iran Mohammad El Baradai, le directeur sortant de l’AIEA, pour confirmer les engagements de Téhéran. 24 heures après, Téhéran est revenu sur ses démentis. | Décodage d’un week-end chargé |


05.10.2009

Iran - Genève 2 : Le régime qualifie Solana de menteur !

Il y a peu de nouvelles sur ce qui s’est réellement passé jeudi dernier à Genève entre les négociateurs du régime des mollahs et les Six. Ces derniers qui ont d’importants intérêts commerciaux présents ou futurs en Iran se montrent prudents et surtout réservés, voire pessimistes. Cette attitude est justifiée car à peine arrivée à Téhéran, un membre de la délégation iranienne a remis en cause l’ensemble des accords auxquels les Six prétendent être parvenu avec l’Iran.


03.10.2009



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