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Iran : La semaine en images 287
La semaine des vents de force 8 !


En 1979, les Américains ont entrepris de renverser le Shah pour mettre au pouvoir des activistes islamistes (non cléricaux) chargés de les aider à dominer l’Iran, mais aussi renverser les monarchies arabes mises en place par les Britanniques et s’infiltrer en Asie Centrale. Les Britanniques ont participé à ce projet avec les mollahs pour écarter les pions activistes islamistes de Washington.

Washington a alors commencé une véritable guerre d’usure économique contre les mollahs, pour les mettre face à un risque de pénuries et de soulèvement afin de les amener à transférer les pouvoirs vers ses pions.

Rafsandjani, le patron effectif du régime pour le compte des Britanniques depuis 1980, a tout tenté avec leur soutien (politique et économique) pour neutraliser cette guerre économique. Tout d’abord une politique de crises régionales et de terreur qui a aggravé les sanctions et les envies de dissidence. Puis il a tenté duper Washington et les Iraniens avec une fausse modération (Khatami+Rohani). Ce qui a énervé Washington et entraîné des sanctions plus lourdes et des menaces de frappes qui ont intensifié les ruptures internes du côté des jeunes Pasdaran.

Rafsandjani a alors essayé une fausse révolution de couleur (le Mouvement Vert) pour améliorer l’image du régime et amener Washington à abandonner ses sanctions, mais l’opération a échappé à ses organisateurs et a mis en valeur la rupture du peuple et des jeunes Pasdaran, mettant le régime face à sa fragilité. Rafsandjani a alors composé avec son rival interne Larijani pour garder le pouvoir, puis, il a tenté une révolution de couleur avec les pions de Washington pour la création d’un régime hybride avec les pions islamistes américains.

Ce projet d’une république islamique revitalisée par la participation de pions américains n’a pas eu aucun succès auprès du peuple et des Pasdaran rebelles. Ils ont plutôt confirmé leur envie de rupture par la célébration publique de l’anniversaire de de Reza Shah, le fondateur de l’Iran Moderne et Laïque. La base a paniqué et s’est mis à vendre ses avoirs pour acheter de l’or et des dollars afin de quitter le régime condamné sans ses Pasdaran. Ce qui affaiblissaient aussi le régime.

Rafsandjani a alors lâché les Britanniques pour marchander avec Washington, s’attirant leur foudre. Mais il n’a rien obtenu. Les pics britanniques ont cessé et il a retrouvé le soutien des médias britanniques pour un autre projet visiblement soufflé par Londres : une déviation en direction du peuple (via un changement de ligne opéré par un prochain président issu de son clan), un plan de ralliement opportuniste au peuple afin d’obtenir son pardon et au passage, dans l’intérêt de Londres, saboter le régime islamique avant un deal avec Washington. Le clergé lié à Londres depuis plus de 150 ans n’a pas condamné les échos de déviation. Mais les insolvables qui régime n’ont aimée de choix extrémiste. Le rejet de cette déviation par le peuple et les Pasdaran rebelles et dans le même l’intensification de la contestation populaire ont rendu le projet irréalisable. Mais Rafsandjani qui n’a rien obtenu de Washington, s’est entêté et a même décidé d’accélérer et assurer l’exécution du projet en y participant directement....

Les grands ayatollahs du clergé ont, dans leur intérêt, rompu avec Londres en invalidant la candidature de son pion Rafsandjani pour continuer la politique du bras de fer via le négociateur intégriste Jalili. En agissant ainsi, les grands du clergé ont aussi rompu avec 150 ans de servilité vis-à-vis de Londres et permis l’émergence d’un nouvel ordre politique chaotique en compagnie des Larijani et les Chefs Pasdaran), mais aussi les acteurs clefs du terrorisme (comme Velayati, Rohani, Pour-mohammadi...), des éléments sécuritaires insolvables ainsi que les intellectuels propagandistes (journalistes, écrivains, cinéastes, acteurs, faux opposants).

Mais au même moment, le régime a à nouveau été confronté à des émeutes de faim dans l’ouest du pays en raison d’une pénurie de pain due à son manque de devises pour importer du blé... Le Bazar a aussi commencé sa grève quasi absolue... La Bourse a chuté assez régulièrement. Les dirigeants de la nouvelle caste ne pouvait pas continuer une politique de bras de fer musclé. On a revu le Mouvement Vert, le seul joker du régime face à toute éventuelle révolte. Jalili ne convenait plus, Rohani le faux modéré est devenu le candidat du régime pour un bras de fer plus mou et en cas d’échec un possible ouverture via une révolution de couleur vers Washington.

Mais ce choix n’a pas plu aux derniers compagnons du régime car on revenait à une politique de pseudo-modération qui n’avait rien résolu. En plus, on flirtait aussi avec la révolution de couleur qui pouvait entraîner la chute du régime. Les nantis du régime et les Chefs Pasdaran (adeptes d’une politique musclée) ont aussi boycotté les élections.

Washington a alors renouvelé son offre de dialogue, mais n’a rien obtenu de Rohani : il a alors appliqué des sanctions très forte le pétrole et son transport maritime. Le régime a manqué de devises ce qui a intensifié les pénuries alimentaires. Par ailleurs, le régime ne put importer du carburant pour produire de d’électricité. Il a tenté de surnager en diminuant les importations. La situation très défavorable a entraîné l’effondrement ou la désertion des dernières forces fidèles au régime. L’isolement grandissant a encouragé les actions contestataires de plus en plus fortes contre régime. On a assisté à plusieurs action hostile, des manifs ouvrières et aussi le refus massif du port du voile avec en prime des agressions collectives contre les miliciens moralisateurs chargés du respect des règles islamiques.

Le régime a vite réalisé qu’il n’avait pas de temps pour son projet de bras de fer mou ! Il ne lui restait que deux options : accepter n’importe quel compromis avec Washington (sans des garanties pour tout le monde) ou la fuite vers un pays tiers hostile à Washington. La priorité absolue pour tous les dirigeants devint l’obtention de postes clefs au sein du Gouvernement à venir de Rohani pour être au plus près des marchandages avec Washington ou des accès de fuite. Une lutte s’est engagée entre les clans secondaires de la nouvelle caste en particulier Ali Larijani et les Chefs Pasdaran alors que le régime était confronté à une avalanche de boycotts internes. Rapidement, les partis ont admis la suprématie d’Ali Larijani car il pouvait bloquer tous les ministres via « son Parlement ».


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La semaine dernière, le régime épuisé par ses problèmes, a accéléré la formation d’un gouvernement par l’annonce de la liste des ministres pour démarrer au plus vite ses marchandages avec Washington. De fortes pluies suivies d’importantes inondations ont alors amplifié le mécontentement populaire. Le régime n’a pas accordé de l’aide par manque moyen. La panique interne a refait surface ! Rohani a ressorti de nouveau son joker, le Mouvement Vert qui ne fait pas consensus. La lutte pour l’accès au gouvernement a repris par la remise en cause de la première proposition de Rohani... En fin de la semaine, le boycott absolu de la prière du fin de Ramadan a accentué les paniques.


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Cette semaine, les clans dominants devaient résoudre les dissensions internes par une révision du gouvernement et par de gestes rassurant leurs compagnons. L’absence de manifestations officielles semblait une bonne chose, mais il y a des imprévus terribles qui ont rappelé les faiblesses du régime et entraîné une nouvelle lutte intense pour entrer au Gouvernement de Marchandages et de Fuite. Voici le récit en images d’une semaine de terreur et de divisions extrêmes pour le régime contesté des mollahs.


23.08.2013

Iran : La semaine en images n°234

Depuis deux ans, nous vous signalons, images à l’appui, la rupture massive des Pasdaran, des Bassidjis, des militaires, des Bazaris ou encore des mollahs de base.

Ces deux dernière semaines, nous avons eu des preuves flagrantes de cette rupture avec le boycott massif des mosquées pendant ce mois de Ramadan, une nouvelle attaque populaire contre les derniers miliciens fidèles au régime sans que le régime riposte. Le régime qui est incapable de riposter a commencé à évoquer le possible démantèlement de cette milice. Les Iraniens ont également manifesté dans une ville de province aux cris de « Mort à la république Islamique » sans que le régime puisse les réprimer. La semaine dernière, le régime a été secoué par de fortes contestations professionnelles, un appel à la grève générale au Bazar, la démission collective de 13 hauts responsables du ministère de l’agriculture. La presse a diffusé les lettres ouvertes contestant ouvertement les dirigeants. De plus en plus de gens affirment qu’ils n’ont rien à voir avec eux. Les mollahs n’ont en fait aucun intérêt en commun avec qui que ce soit : aussi bien le peuple que leurs propres serviteurs.

Décodages
| Les mollahs, traditionnellement pro-Britanniques, sont entrés dans les jeux politiques en aidant Washington à renverser le Shah et devaient se retirer au profit des pions islamistes de Washington qui devaient exporter la révolution et remodeler la région selon les intérêts pétroliers américains. Mais sous la direction de Rafsandjani, le demi-frère de Khomeiny et fondé de pouvoirs de ce dernier, les mollahs ont rompu leur engagement et ont éliminé physiquement ou politiquement tous les pions de Washington pour garder le pouvoir à la fois pour satisfaire leurs propres intérêts, mais surtout et avant tout, pour empêcher Washington de remettre en cause la domination Britanniques sur le marché pétrolier mondial. Les mollahs ont même verrouillé le système en diabolisant tout contact avec Washington.

L’Etat américain a alors commencé une guerre d’usure économique pour les affaiblir graduellement et provoquer des pénuries afin que le risque d’un soulèvement les force à laisser choir les Britanniques, à s’approcher de ses pions puis de leur restituer le pouvoir via une révolution de couleur.

En réponse à la guerre d’usure économique des Américains, le régime a reçu le soutien des Britanniques pour contourner les sanctions. Mais ces derniers ne pouvaient défier ouvertement Washington car ils sont officiellement ses alliés. Le régime devait trouver un autre moyen pour neutraliser durablement les sanctions. Rafsandjani, le patron de facto du régime, maître d’œuvre des assassinats des pions de Washington, passible de punitions exemplaires, a choisi le terrorisme via le Hezbollah, la guerre contre les pétroliers et la menace d’une guerre régionale pour faire capituler Washington le plus rapidement possible. Washington a toujours évité cette escalade dissuasive pour continuer sa guerre d’usure économique affaiblissant chaque jour davantage le régime. De facto, en étant plus faible, le régime devait fatalement intensifier ses menaces terroristes exposant, chaque jour, le pays à plus de sanctions ou encore à plus de menaces de ripostes militaires punitives. Le peuple a été malmené au plus haut point, mais tant que les dirigeants, les cadres et les serviteurs du régime étaient issus de l’action anti-américaine de Rafsandjani, ils ont soutenu cette ligne.

Le principal ennemi ou rival de Rafsandjani, Ali Larijani, a toujours critiqué l’intensité des actions ou leur style, mais pas la ligne d’action en elle-même. En l’absence de résultats positifs, Rafsandjani a dû leur accorder le droit d’intervenir. Ainsi Ali Larijani a obtenu la propagande du Hezbollah, puis la direction du dialogue avec les Occidentaux, face aux à des nouvelles sanctions, il a essayé plus de dureté des styles différents, mais il n’a également pas réussi à mettre fin aux sanctions. Au final sous la direction de Rafsandjani ou de son principal rival Larijani, le régime a été de plus en plus sanctionné entraînant le pays dans la misère et dans le mécontentement.

Pour se maintenir face à ce mécontentement, le régime devait recruter. Il a privilégié les gens issus du peuple pour contenir leur mécontentement. Mais ces jeunes issus du peuple, des familles démunies, par ailleurs des enfants au moment de la guerre Iran-Irak ne pouvaient pas cautionner des politiques extrémistes exposant leur famille, aussi bien les parents que leurs progénitures, à toujours plus de sanctions ou encore à une nouvelle guerre. De nouvelles menaces de bombardement du pays puis l’annonce des sanctions paralysantes en 2007 ont convaincu ces jeunes Pasdaran, mais aussi les Pasdaran vétérans, qui avaient connu les affres la guerre Iran-Irak, que Rafsandjani et ses complices menaient le pays vers la banqueroute ou le néant. La seule solution était d’en finir avec ce régime condamné aux sanctions. Mais l’Armée des Pasdaran (Sepâh Pasdaran) a une structure cloisonnée comme des services secrets, les gens ne se connaissent pas pour former des complots. C’est pourquoi les jeunes Pasdaran ou les vétérans ont plutôt fait le choix à minima de boycotter le régime pour l’isoler ou pour se repérer. Au même moment, les Bazaris ruinés par les sanctions ont également fait le choix de la rupture. Des mollahs de base confrontés à la misère ont également lâché le régime. Ainsi en 2008, début des nouvelles sanctions américaines, le régime a constaté l’effondrement du nombre des Pasdaran, des Bassidjis, des Bazaris et des mollahs dans ses manifestations officielles.

Après cette rupture générale, le régime s’est retrouvé seul et sans défense réduit à ses hauts dirigeants, les hauts commandants de Pasdaran, les hommes d’affaires liés à ces derniers et quelques milliers de hauts responsables administratifs ainsi que des hommes de main, soit en tout, environ 20,000 individus dans tout le pays. Le régime était fragilisé, il pouvait tomber en cas d’un petit soulèvement provoqué par de nouvelles sanctions. Ses dirigeants devaient envisager l’option d’un accord rapide avec Washington pour échapper à la colère du peuple.

Rafsandjani a relevé Larijani de la direction des négociations sur le nucléaire pour nommer l’un de ses pions (Jalili) et avoir la priorité dans les négociations pour obtenir les meilleures garanties de sécurité pour lui-même au détriment d’autres mollahs ou Pasdaran notamment des ennemis comme Larijani. Ce dernier a alors révélé avec l’aide de son ami Kordan nommé au ministère de l’intérieur des dossiers de corruption de hauts dirigeants proches de Rafsandjani pour les écarter, isoler ce dernier, le renverser pour prendre le contrôle du régime et des négociations avec Washington. Les mollahs discrédités ont découvert un Larijani très teigneux, capables de tout sacrifier. Rafsandjani n’a pas défendu ses amis, Il a prouvé qu’il n’était pas un allié fiable. Mais dans son propre intérêt, il a discrédité indirectement Kordan et a fait arrêter l’agent chargé des révélations par son ami Shahroudi, chef du pouvoir judiciaire. Larijani a abandonné son ami Kordan et son agent pour sauver sa propre peau.

Guerre(s) interne(s) | Tous les compagnons du régime ont réalisé qu’ils étaient au centre d’une guerre totale entre Rafsandjani et Larijani et pouvaient y laisser leur peau, sacrifiés par l’un ou par l’autre dans le sens de leurs intérêts personnels. Cette guerre totale n’a pas été terminée avec l’affaire Kordan. Elle persiste et elle est devenue un des composants actifs de la crise née des sanctions.

Chaque fois que le régime est en danger, que ses compagnons paniquent, les deux principaux dirigeants oublient de s’allier pour l’intérêt général et ils se mettent à se battre pour leurs propres intérêts, semant la déprime chez tous ceux qui sont restés à leurs côtés car ils n’ont pas d’autres choix.

Conclusions | Ce régime est depuis 3 ans affaibli par la rupture des jeunes du peuple qui ne sont pas parvenus à le servir, mais depuis quelques mois, il est également affaibli par le désespoir des anciens qui l’ont toujours servi et se voient trahis et rejetés comme des kleenex usés.

On en a vu un second exemple de guerre interne en 2009, quand Rafsandjani a inventé la fausse révolution de couleur, le Mouvement Vert dirigé par l’islamiste Moussavi pour sauver le régime, mais n’y est pas parvenu car le peuple autorisé à manifester s’est mis à scander des slogans hostiles au régime. Larijani, qui avait d’abord soutenu le projet, ne l’a soutenu dans l’intérêt général au moment de l’échec : il a profité de l’échec de Rafsandjani pour exiger la direction du Pouvoir Judiciaire qui lui avait manqué dans sa tentative de coup d’Etat interne en 2008. Il espérait l’utiliser contre Rafsandjani pour obtenir son éviction de la direction du Conseil plénipotentiaire de Discernement et prendre ce poste qui est la clef de voûte du régime. Mais il n’a pas pu y parvenir car il fallait nommer des juges hostiles à Rafsandjani. Ce dernier a été finalement écarté au bout d’un an en juin 2010 pour son incapacité à attirer la foule dans la rue sous la bannière du Mouvement (islamiste) Vert. Larijani a pris le relais de ses activités, mais sa rapacité flagrante a retenu les autres à lui confier les pleins pouvoirs. Il est resté écarté de la directions des négociations avec les Américains, obsédé par l’idée d’y parvenir.

On en a vu un troisième exemple de guerre interne en mars 2011, quand les Pasdaran ont permis au peuple d’exprimer son rejet du régime en célébrant l’anniversaire de Reza Shah Pahlavi (père du dernier Shah), vénéré pour sa laïcisation et la modernisation du pays. Les Pasdaran avaient également choisi la contre-révolution. Les hommes d’affaires du régime ont paniqué car le peuple pouvait désormais renverser le régime et s’en prendre à eux. Les dirigeants fragilisés pouvaient aussi négocier une fuite sécurisée avec Washington et les laisser tomber. Ils avaient d’ailleurs accepté de rencontrer les 5+1 à la même époque. Les hommes d’affaires du régime ont commencé à brader leurs actions et leurs biens immobiliers pour acheter de l’or et des dollars afin de quitter le pays au plus vite.

Le régime était face à une nouvelle rupture le fragilisant très fortement. Larijani craignait aussi que les pions de Rafsandjani passent un deal avec Washington. Il a ouvert un procès pour fraude visant les hommes d’affaires agités, mais il a aussi accusé les ministres (du clan Rafsandjani) chargés de négociations pour les éliminer et pouvoir se hisser à leur place. Cette guerre de Larijani pour assurer ses propres intérêts a démoralisé les insolvables qui restent aux côtés du régime. On a assisté à une baisse de coopération au sein de la brigade Qods, parmi les hauts officiers de la marine, sans lesquels le régime ne peut en aucun cas exécuter ses menaces de fermeture de l’Ormuz.

Washington qui observe les fluctuations du régime a compris qu’il pouvait semer le désordre et provoquer des fuites en poussant Larijani à attaquer Rafsandjani. Pour cela, il devait accentuer ses pressions de manière à donner l’impression qu’il veut en finir avec ce régime.

Pour cela, Washington a forcé les Européens à annoncer la rupture de leurs relations pétrolières avec les mollahs en cas d’absence d’un progrès dans le dialogue. Au final, on est arrivé à la date boutoir du 1er juillet 2012. Le régime qui allait perdre sa meilleure alliée pour lutter contre les sanctions américaines, a accepté de reprendre le dialogue. La première rencontre programmée en juin dernier à Bagdad a eu lieu après deux boycotts consécutifs confirmant l’isolement du régime. Pour les derniers compagnons du régime, la situation était désespérée : leurs dirigeants pouvaient accepter de céder le pouvoir aux pions de Washington en échange des garanties de sécurité pour leur famille. Ceux de la base pouvaient être sacrifiés : il y a eu une rupture massive de plusieurs milliers de cadres administratifs. Le régime était alors en difficulté.

On en a alors eu la quatrième guerre interne encore plus forte que les précédente. Larijani a interdit aux négociateurs d’accepter un quelconque compromis. Il a accusé les plus proches amis politiques de Rafsandjani de fraude et de trahison. Rafsandjani a reculé avant de révéler une partie des fraudes foncières de Larijani pour obtenir leur silence et le droit de faire ce qu’il voulait. Les deux principaux dirigeants du pays se battaient à nouveaux pour leurs propres intérêts. Washington avait réussi son jeu. Il a annoncé un embargo maritime et aérien du pays pour agiter encore Larijani et le pousser à taper encore plus sur le clan Rafsandjani. Il a ainsi divisé davantage le régime.

Le régime était divisé, économiquement condamné à la banqueroute et désavoué par le peuple. Il ne pouvait pas survivre. La Chine qui lui achète 35% de ses barils a trouvé un prétexte administratif pour annoncer l’arrêt de ses achats pétroliers après le 1er juillet 2012 ! Quelques jours après, les Indiens (alliés de Washington) qui achètent près de 20% des barils iraniens ont dit la même chose. Le régime n’allait pas perdre un peu de ses revenus avec le retrait des Européens, mais au moins 55% de ses revenus ! Ces derniers compagnons ont encore paniqué.

Ali Larijani a appelé les Pasdaran au secours, ils n’ont pas été au rendez-vous. En leur absence, aucune guerre pétrolière n’est possible. Le régime était bel et bien condamné à subir les sanctions. Ses dirigeants devaient endurer des pénuries en attendant les soulèvements susceptibles d’entraîner rapidement leur chute ou céder le pouvoir aux Américains.

Panique générale après le 1er juillet | Les derniers serviteurs du régime se sont mis à acheter de l’or, des dollars et à stocker des alimentations. Les prix de tous les produits convoités ont augmenté et en plus, il a eu une pénurie de poulet, produit que le régime importe depuis longtemps. La pénurie a aussi touché la masse qui se nourrit par pauvreté d’abats de poulet. La tension est montée. Après plusieurs jours d’interminables attentes dans les files sous une chaleur sans précédente, à Téhéran, les gens excédés ont attaqué les derniers miliciens fidèles au régime qui sont chargés de surveiller le port rigoureux du voile. Le régime n’a pas riposté à cette petite attaque : il a ainsi rappelé la rupture des Pasdaran et des bassidjis.

Il y a 15 jours, le début du Ramadan et l’absence de toute cérémonie officielle ou populaire dans les mosquées ont confirmé cette rupture, mais aussi celles des Bazaris et des mollahs de base. Les habitants d’une ville de province ont alors manifesté contre le régime aux cris de « Mort à la république Islamique ». Les dirigeants se sont cachés au lieu de riposter. Ce comportement face à une petite action hostile a mis en évidence leur grande impuissance.

La semaine dernière, les bazaris ont profité de cette impuissance apparente pour lancer un appel à la grève générale. Le régime était ouvertement contesté et dépassé. La panique s’est développée.

Ali Larijani a fait des diversions médiatiques pour cacher sa déroute. Il a incendié partiellement le bazar pour intimider les Bazaris avant de jouer la carte de l’unité avec le clan Rafsandjani qu’il dénigre depuis toujours ! Mais Rafsandjani lui a refusé son aide et les photos ont surtout révélé que le régime disposait de peu de fidèles à ses côtés.

Larijani n’arrivait pas à rassurer la base. Washington a amplifié la panique interne en révélant l’existence de plans militaires pour attaquer l’Iran ! Le régime n’a pas osé parler de la fermeture d’Ormuz car cette menace énerve prodigieusement ses derniers compagnons conscients de ses faiblesses. Larijani était perdu. Les Britanniques ont volé à son secours en affirmant dans un article paru dans le très sérieux The Economist que le Pentagone fanfaronnait pour rien car il sait que les chercheurs iraniens étaient parvenus depuis 2008 à créer un béton ultraperformant capable d’arrêter tous les derniers modèles de bombes anti-bunker américains.

Le régime était momentanément sauvé par les Britanniques et non par Larijani visiblement à la dérive. Rafsandjani a profité de cette absence pour annoncer qu’il avait demandé et obtenu le droit de reprendre sa fonction de responsable intermittent de la Prière de Vendredi à Téhéran pour le prêche de la Journée de Qods afin d’insinuer qu’il avait le soutien des ayatollahs pour revenir au pouvoir sans doute pour plaider le dialogue sous sa direction. Rien n’est moins sûr car l’annonce n’avait été répercutée nulle part. Mais les ayatollahs ont laissé dire Rafsandjani pour secouer Larijani.

Ce fut le début d’une cinquième guerre interne au sommet du régime. Larijani a laissé ses efforts pour sauver le régime et s’est lancé dans une attaque sans précédente contre Rafsandjani. Larijani a d’abor remis en cause son prion Ahmadinejad pour laissant entrevoir qu’il pouvait révoquer la confiance à son cabinet pour exclure d’un seul coup tous les pions politiques de son rival. Par l’intermédiaire de la presse, Larijani a remis en cause l’enrichissement de Rafsandjani malgré la crise économique. Par l’intermédiaire de la presse, Larijani a évoqué des preuves pour accuser Khatami, un des jokers de Rafsandjani, d’activités hostiles au régime. Le pouvoir judiciaire contrôlé par le Larijani a évoqué 4 condamnations à mort dans le cadre de procès pour fraude visant ses proches et la presse a demandé au pouvoir judiciaire d’enfermer enfin la fille de Rafsandjani inculpée d’activités politiques hostiles au régime, mais jouissant d’une liberté incompréhensible. Larijani a en fait menacé Rafsandjani d’arrêter ses amis, sa fille pour l’amener à reculer.

Rafsandjani a adouci sa position, mais il n’a pas renoncé ouvertement à son come-back. Les derniers compagnons du régime étaient à nouveau confrontés à une guerre interne forte entre les deux hommes. Rafsandjani gardait toute sa hargne et ne faisait aucun effort dans l’intérêt général. La panique est devenue plus forte à tous les niveaux et le pays a connu de nouvelles pénuries alimentaires.

Mercredi dernier, à deux jours de la fin de la semaine iranienne, Larijani qui avait tout essayé sans pouvoir calmer la crise, a tenté une modération de façade. Mais il n’est pas parvenu à calmer la crise interne notamment la ruée vers le dollar. Il a alors changé pour revenir à un vocabulaire plus offensif. Washington l’a bousculé en affirmant qu’il pouvait à certain moment attaquer l’Iran. Le régime a été surpris par cette annonce. N’ayant pas de militaires à ses côtés pour les exhiber et fanfaronner, il a perdu la parole. Son absence a rassuré les Iraniens, jeudi a été une journée de contestation pour le peuple et une journée de panique pour les derniers compagnons du régime.

Vendredi dernier, Jaafari, le commandant des Pasdaran a parlé d’une situation gravissime. Le président de la chambre de commerce a dit que toutes indicateurs étaient dans le rouge. Le régime devait décréter un état d’urgence. Le régime avait invité le président islamiste d’Egypte à Téhéran pour la conférence des Non Alignés prévue du 26 au 30 Août. Ce pion islamiste de Washington a refusé.

Le régime, qui ne trouvait rien de positif pour rassurer ses derniers compagnons, a appelé tous les derniers partisans à se réunir derrière les commandants en chefs des Pasdaran et des Bassidjis dans le mausolée de Khomeiny : un appel tout en symbole. Mais le régime n’a eu que le soutien de moins d’une trentaine d’hommes en état de se battre. Cette très faible mobilisation a prouvé la rupture des Pasdaran, des Bassidjis… mais aussi la rupture de ses derniers compagnons. Le régime n’avait jamais été aussi bas.

Cette semaine, après ce dernier échec, le régime allait connaître une nouvelle crise de confiance accompagnée d’une nouvelle ruée vers l’or et le dollar, épuisant ses maigres réserves. Il devait trouver une solution pour calmer cette crise. Il devait aussi trouver des solutions pour nier son impuissance militaire ou policière.

La situation pouvait s’aggraver à partir du milieu de la semaine car du mercredi 8 août 2012 (18 Mordad-19 Ramezân) au vendredi 8 août 2012 (20 Mordad-21 Ramezân), il devait trouver quelques milliers de volontaires pour célébrer l’inspiration du Coran à Mahomet et pleurer l’assassinat d’Imam Ali, la plus grande figure du chiisme.

Accessoirement, le régime devait aussi célébrer la Journée du Journaliste. Les Journalistes ont toujours été des agents de propagande pour le régime. Mais à la suite du comportement égoïste des chefs, le nombre des journalistes fidèles a diminué. Le régime redoutait donc cette journée, il oublié de célébrer cette journée.

Larijani s’est lancé dans une cascade de diversions médiatiques nationales et internationales (il n’a pas oublié d’attaquer au passage son rival Rafsandjani). Ce fut une semaine riche en fanfaronnades et en propagande, mais les images sont là pour nous montrer que c’était surtout du vent : le régime est de plus en plus seul et divisé. Voici des images de la lente chute des mollahs.


15.08.2012

Iran : La semaine en images n°185

Cette semaine finissait le mois de Ramadan qui a été marqué par le boycott massif des mosquées et des rassemblements officiels par le peuple, un mois qui a clairement démontré la chute de la popularité de l’Islam en Iran, mais aussi l’isolement de la caste dirigeante. Ce double rejet et le manque de mesures punitives par le régime ont paniqué ses derniers partisans. Ils se sont mis à s’éloigner du régime et à acheter des devises ou de l’or pour préparer leur fuite. Pour apaiser leurs craintes, le régime devait se montrer fort : il a fait de nombreuses annonces d’arrestations, mais personne n’y a cru car il ne déployait pas ses soi-disant forces dans les rues.

Il y a une semaine, le vendredi 26 août, à l’occasion de la Journée de Qods, le régime comptait rassurer et motiver ses partisans paniqués et il comptait démoraliser ou démotiver le peuple en diffusant une avalanche d’images des manifestations des années précédentes, mais un ciel gris a contrarié ses plans.

Cette semaine, le calvaire des mollahs a continué en pire car au moment de l’Aïd Fetr, des pluies torrentielles se sont abattues sur Téhéran, le transformant en piscine géante, les privant de l’usage des lieux publics et de la diffusion des dizaines de photos de rassemblements religieux ensoleillés qu’ils ont en stock. Pas de panique, d’un commun accord, les mollahs ont décrété que leurs experts n’avaient pas vu la nouvelle lune, il fallait donc l’attendre (ou plutôt qu’un ciel plus estival et des rues plus sèches pour pouvoir diffuser des images d’archives). Le régime a avoué qu’il n’attendait rien du peuple ou de ses derniers serviteurs.

Commença alors une longue attente : les mollahs avaient un œil rivé sur le ciel trop gris, un autre œil sur les rues trop inondées, un troisième œil sur la base paniquée, un quatrième sur le marché de l’or… La semaine a été placée sous le signe de l’inquiétude et de l’attentisme, un mélange de peur et de prudence qui a forcé les mollahs à limiter les sorties. Voici les images d’une semaine orageuse d’avaries tout aussi bien météorologiques que politiques... Un vrai régal !


04.09.2011

Iran : La semaine en images n°155

Au début de cette semaine, le mardi 1er février, le régime célébrait en grande pompe l’anniversaire du retour de Khomeiny en Iran en 1979. Etant donné que ce retour est qualifié de Fajr qui veut dire aube en arabe, le même jour, il devait lancer la décade de Fajr, dix jours de festivités culturelles avant la célébration de l’anniversaire de la révolution le vendredi 11 février.

Mais fait inédit dans l’histoire du régime : ces célébrations n’ont pas pu avoir lieu et la Décade de Fajr n’a pas pu démarrer le 1er février en raison d’une absence de mobilisation populaire. Voici le récit et les images d’une semaine bénie. (vous pouvez cliquer puis zoomer sur les images pour les agrandir une ou deux fois)


06.02.2011

Iran : Plusieurs villages ont été détruits par un séisme

Un tremblement de terre a frappé la province montagneuse de Semnan (ci-dessous en ocre) qui se trouve au nord du pays à la hauteur de Téhéran (ci-dessous en jaune). D’une profondeur de 10 Km et une magnitude de 5,9, elle a fait selon les sources officielles 2 morts et 15 blessés dont 10 dans un état critique. L’onde de choc a été ressentie à Téhéran pourtant situé à 278 Km de la zone touchée.


28.08.2010

Iran : La semaine en images n°90

L’événement central de cette semaine était sans nul doute le 30ième anniversaire de la prise d’otages de l’ambassade américaine qui a eu lieu le 4 novembre 1979. A cette date, les partisans de Khomeiny ont pris le dessus sur les autres composants de la coalition révolutionnaire islamique. Khomeiny a baptisé le 4 novembre (13 Abân) : Journée Divine, Youm Allah. Cette année, le régime a eu droit à une journée infernale. (Vous pouvez cliquer puis zoomer sur certaines images pour les agrandir une ou deux fois)


08.11.2009

Iran : La semaine en images n°63

La semaine d’actu en Iran a été placée sous le signe de la campagne électorale. Les deux principaux candidats ont parcouru le pays. Telle est l’image transmise par les agences de presse du régime. Pourtant, il y a eu un tremblement de terre ou une inondation monstrueuse, nulle part répertoriée. On ne tient pas à mécontenter plus les Iraniens déjà très récalcitrants à aller voter.


03.05.2009

Iran : La semaine en images n°49

La guerre de Gaza s’est terminée sans que les mollahs réussissent à organiser une manifestation digne de l’intérêt qu’ils portent à ce conflit. En début de la semaine, il y a eu encore 6 mini-manifestations en l’honneur de Gaza et ensuite le régime a permuté son attention sur les évènements qui tournent autour de la célébration de l’anniversaire du retour de Khomeiny en Iran, retour qui précéda la victoire de la révolution islamique.


25.01.2009

Iran : La semaine en images n°45

La semaine de l’actualité qui avait débuté par les concours de lancer de chaussures sur les portraits de Bush s’achève sur la frappe israélienne sur la bande de Gaza. La semaine en images révèle une similarité entre les 2 faits : aucun n’a su mobiliser les Iraniens.


28.12.2008

Iran : Un séisme, 5 blessés, zéro image

L’île de Qeshm, où le sol avait tremblé en septembre dernier, a été victime d’un autre tremblement de terre. Le régime évoque comme toujours très peu de blessés.


08.12.2008

Iran : La semaine en images n°30

La semaine a été rude en Iran : au sud du pays, à Hormozgan, un tremblement de terre a détruit 200 hameaux et fait des dizaines de victimes et au centre, des inondations instantanées ont emporté 50 maisons, tuant sur leur passage 1030 bovins et 19 humains. Comme chaque semaine, nous publions dans ce rendez-vous hebdomadaire les photos de presse, pour vous exposer le regard que les médias du régime ont porté sur les évènements. Le régime n’a pas souhaité montrer les villages éventrés par les inondations et sur les photos du Hormozgan manque un élément essentiel : les larmes des rescapés.


14.09.2008

Iran : Séisme et Business

Deux secousses d’une magnitude de 6,1 et 4,8 sur l’échelle ouverte de Richter ont frappé hier la région de Hormozgan aux abords du Détroit d’Ormuz à 15h et 15h30 heure locale. Selon Yasser Hazbavi, le responsable du département des catastrophes naturelles de cette région, plus de 200 hameaux ont été détruits ! Mais les iraniens ont appris la nouvelle non par les médias iraniens, mais via des médias étrangers !


11.09.2008

Iran : Black-out sur les séismes

Un séisme d’une magnitude de 4,7 sur l’échelle ouverte de Richter a frappé jeudi la ville de Boroudjerd dans la région de Lorestan (ouest de l’Iran), faisant une centaine de blessés légers, a rapporté la télévision d’Etat du régime des mollahs qui a tendance à minimiser le nombre des victimes des tremblements de terre.


02.05.2008

Iran : Khamenei dénigre Ahmadinejad - décodages

Formidable dépêche de l’AFP qui nous a appris que Khamenei avait « infligé un camouflet humiliant à Ahmadinejad » en lui ordonnant de débloquer 680 millions d’euros du fond de réserve monétaire pour fournir en gaz des villages isolés. Tout d’abord, le fond en question est vide et puis, cette intervention a lieu trois semaines après le début de la pénurie de gaz en Iran !


22.01.2008

Iran – Coupure de gaz : Une repise à la façon des mollahs

Quand on lit la presse iranienne, il est partout question d’une amélioration dans la distribution du gaz. Or, la chose est impossible car le Turkménistan n’a pas repris ses livraisons. | Décodages |


17.01.2008

Iran : Le régime promet un rétablissement du gaz pour mardi

La situation empire en Iran : le froid persiste et les coupures de gaz touchent chaque jour un plus grand nombre de villes iraniennes. Les mollahs font les bouchées doubles et ils annoncent un rétablissement du flux du gaz turkmène qui permettra de reprendre les exportations vers la Turquie dès le lundi 14 janvier et l’approvisionnement national le lendemain.


12.01.2008

Urgent : Les températures sont en chute libre en Iran

Les températures sont en chute libre en Iran : dimanche, le record était de 26° dans les hauts pâturages, lundi, c’est la ville de Khalkhal près d’Ardebil (rég.9) qui a enregistré -26° et finalement, mardi, plusieurs villes sont descendues sous la barre des -30°. Parallèlement, la pénurie de gaz touche d’autres provinces et le nombre des victimes augmente : mardi, il y a eu 7 morts de froid (dont 3 SDF), et 3 morts sous une avalanche et une fille qui a été dévorée par les chiens errants à Téhéran dans un quartier aisé ! Tour d’horizon d’un pays en état de détresse.


10.01.2008

Iran : 25 SDF ont trouvé la mort à Téhéran

Le froid continue de faire des ravages en Iran : déjà les premiers SDF morts, 25 à Téhéran et une vingtaine de morts sur les routes. Mais les médias du régime ne parlent que de l’interruption des livraisons de gaz à la Turquie ce qui est un non-événement puisque après la suspension de la livraison du gaz turkmène, les mollahs avaient déjà diminué l’exportation de gaz vers la Turquie de moitié. La Turquie aurait même déjà prévu cette suspension et aurait pris ses dispositions (comme en 2007 avec la Russie).


08.01.2008

Iran : Chutes de neige, avalanches, inondations et autres coupures de gaz

Alors que plus d’une vingtaine des grandes villes iraniennes étaient privées de gaz, des chutes de neige ont aggravé la situation et ont provoqué des tensions urbaines.


07.01.2008

Iran – Gaz : Les turkmènes volent aux secours de leur client !

Le Turkménistan a arrêté ses exportations de gaz vers l’Iran après avoir reçu une réponse négative de Téhéran sur une demande de dédoublement du prix négocié en 2006 à 75 dollars les mille mètres cubes. Aussi bien les mollahs que les responsables turkmènes évoquent une rupture temporaire due à la maintenance du gazoduc. Le ministre turkmène du Pétrole et du Gaz a de nouveau précisé qu’il s’agissait d’« une suspension temporaire liée à des questions techniques ».


04.01.2008

Iran : La région de Téhéran frappée par un séisme

Un séisme de magnitude 4,7 a frappé samedi matin le sud de l’Iran à Hadji Abad et Orzuiyeh), faisant « aucun mort et quatre blessés » et un second tremblement de terre de magnitude 4,5 a secoué Javad-abad situé près de Téhéran dans la région « Téhéran ». Les habitants de Téhéran vivent dans la crainte d’un Big One qui détruirait la capitale iranienne qui est aujourd’hui plus vulnérable que jamais. C’est ce qui explique les communiqués laconiques du régime prétendant que les séismes iraniens font très peu de morts.


25.08.2007

Iran : Séisme, incendie et état d’urgence !

Le lundi 18 juin, un séisme de magnitude 5,6 sur l’échelle ouverte de Richter a secoué Qom, la ville des mollahs à 17h59 heure locale. Selon les médias iraniens, aucune victime n’a été observée, mais il s’agit d’une affirmation réglementaire utilisée par le régime afin de ne pas être redevable devant le peuple d’une absence de secours acheminés vers les lieux de la catastrophe.


21.06.2007

Une explosion mystérieuse en Iran

Au petit matin de mercredi, une explosion a été entendue dans la ville de Kermân et il se dit qu’une forte a été vue lumière et des bruits ont été entendus par des témoins dans les provinces voisines de Yazd et Ispahan (à plus de 200 km). Selon ce qui en a été déduit, l’explosion aurait eu lieu entre Jiroft et Kermân, dans les montagnes, à environ une centaine de kilomètres de Kermân.


11.01.2007

Metro de Téhéran : Enfin un signe divin en Iran !

Nous le pensons, puisque la station de métro « Khomeiny » vient de s’écrouler à Téhéran. Nous y voyons-là un signe prémonitoire : avec la volonté d’Allah, le régime fondé par Khomeiny s’effondrera comme la station éponyme. Que sa volonté divine soit faite sur la terre d’Iran !


20.07.2006

Iran : Un séisme de magnitude 4,9 secoue la ville de Lâr

Un séisme de magnitude 4,9 sur l’échelle ouverte de Richter a frappé vendredi matin le sud de l’Iran, a rapporté l’agence officielle Irna.


24.06.2006

Iran : Les détails du tremblement de terre dans la région de Bandar Abbas

Samedi à 10H23’ heure locale, un tremblement de terre d’une magnitude 5,4 sur l’échelle de Richter a secoué le centre de l’île de Qeshm faisant «officiellement» une seule victime (une fillette de quatre ans) et 2 blessés légers !


03.06.2006

Iran : Des victimes en quarantaine ?

Doroud – Lorestan. 40 jours après le tremblement de terre au Lorestan qui avait fait beaucoup plus de dégâts et victimes que ne l’annonçait officiellement la république islamique, (cf nos articles), on apprend par les agences de presse du régime que les autorités locales se plaignent des « désordres graves d’ordre psychologique » dans la population.


13.05.2006

Un séisme dans le sud de l’Iran

Un séisme de 5,2 sur l’échelle de Richter n’aurait fait que des blessés dans la ville iranienne de Zarand. La secousse est intervenue à 09H50 locales (06H20 GMT), selon la télévision d’état.


08.05.2006

Quand le nucléaire débouche sur les bonnes affaires !

Des parties du Bois de Lavizan, où avait été situé un des sites nucléaires les plus suspects du programme nucléaire iranien, ont été détruites par un incendie d’origine criminelle. Ce site préoccupe le régime des mollahs ; en mars dernier, la municipalité a coupé 7000 arbres à la veille d’une visite des inspecteurs de l’AIEA.


10.04.2006

Décodage : l’ONU envoie enfin une aide d’urgence en Iran

Les Nations Unies ont annoncé lundi l’envoi de matériel d’urgence aux victimes des tremblements de terre qui ont frappé l’Iran, le …. Avec constance et insistance, le régime des mollahs et l’AFP s’accrochent à ces 70 morts et 1300 blessés.


04.04.2006

Séisme, Pluie diluvienne & sans-abri tabassés par les miliciens

« Circulez, y’a rien à voir », disait en son temps Coluche dans ses sketchs, mais c’était avec humour ! Aujourd’hui le régime des mollahs en place à Téhéran reprend la même phrase mais sans aucun humour.....


02.04.2006

Coup de Gueule: Des milliers de sans-abris attendent les secours en Iran

Les autorités iraniennes sont dépassées et n’arrivent pas à fournir de l’aide et des abris aux milliers de sinistrés du fort séisme qui a coûté la vie la veille à plus de 1000 personnes. Afin de dissimuler leurs insuffisances, ils continuent de publier de faux chiffres et insistent sur le nombre incroyablement bas de 73.


02.04.2006

Les premiers secouristes arrivent en Iran

Le ministère russe des Situations d’urgence doit envoyer samedi une équipe de secouristes et une cargaison d’aide humanitaire en Iran. Nous leur souhaitons plus de chances que les équipes de secouristes dépêchées en Iran pour le séisme meurtrier de Bam en décembre 2003 : certains secouristes avaient été oubliés sur des tarmacs à des centaines de Km du lieu de la tragédie…


01.04.2006

Le double message de Bush à l’Iran

George W. Bush a adressé vendredi à Cancun (Mexique) un double message de compassion et de fermeté à l’Iran en lui offrant l’aide des Etats-Unis après un séisme meurtrier tout en lui recommandant d’écouter « très attentivement » le Conseil de Sécurité sur le nucléaire.


01.04.2006

Un tremblement de terre qui en rappelle d'autres

L’Iran, malheureusement, est une zone située sur des failles, des lignes de tensions et des zones de rencontres de plaques tectoniques. C’est ainsi, nul n’y peut rien, d’autres pays sont dans le même cas et à aucun gouvernement, fusse-t-il islamique de Téhéran, on ne peut en faire le reproche.


01.04.2006

PHOTOS du Séisme en Iran : Des milliers de morts

Officiellement, le séisme n’aurait fait que 75 morts. Mais d’après nos informations, dans le seul village de Darb, on pense que plus de 90% des 765 habitants ont été tués.


31.03.2006

Flash 2 : Puissant séisme en Iran, 10 morts et plus de 263 blessés

Au moins dix personnes ont été tuées et 263 blessées dans un séisme survenu vendredi dans la province iranienne du Lorestan (ouest), selon un responsable local cité par la télévision officielle.


31.03.2006

Le détails du séisme du samedi et la dépêche de l’AFP

Un fort séisme d’une magnitude de 6 sur l’échelle ouverte de Richter a secoué samedi une région du sud de l’Iran, ont indiqué les médias et les autorités locales.


26.03.2006

Iran : Fort séisme de magnitude 6,0

Un fort séisme de magnitude 6,0 sur l’échelle ouverte de Richter a secoué samedi matin le sud de l’Iran, notamment les îles de Qeshm et de Bandar Abbas dans le détroit d’Ormouz, a rapporté l’agence de presse iranienne IRNA.
- Aucune victime n'était signalée dans l'immédiat : Décodage.


25.03.2006

Iran : Terre des miracles !

Deux violents séismes, respectivement de magnitude 5,8 et 5,6 sur l’échelle de Richter, ont secoué mardi la province de Kerman, dans le sud-est de l’Iran. Selon les autorités locales, grâce à Dieu, aucune perte humaine n’a été signalée même si on déplore la destruction totale de 1400 maisons. C’est un miracle.


02.03.2006

Officiellement seulement 9 blessés dans un fort séisme

Neuf personnes ont été blessées dans un séisme d’une magnitude de 5,3 sur l’échelle ouverte de Richter qui a secoué samedi le sud de l’Iran et causé quelques dommages matériels, a affirmé l’agence officielle Irna. L’agence a précisé que les blessés se trouvaient dans un état « satisfaisant ».


18.02.2006

Séisme magique en Iran : ni victimes ... ni dégâts !

Grâce à Dieu, un séisme modéré a secoué le nord de l’Iran mardi mais on ne signalait dans l’immédiat pas de victimes ni dégâts, selon les autorités !


29.11.2005

Des milliers d’Iraniens sans-abri après le séisme de dimanche

Selon les autorités, seulement 2 milles iraniens auraient passé la nuit de dimanche à lundi sans électricité sous des tentes dans l’île de Qeshm, frappée par 2 violents séismes consécutifs qui ont fortement endommagé plusieurs villages et n’auraient fait dix morts !


29.11.2005

Un second séisme à Qeshm

L’île de Qeshm, située dans le Golfe, a été frappée à 13H53, heure locale, (10H23 GMT) par un premier tremblement de terre de 5,9 magnitude faisant une vingtaine de morts et des centaines de blessés, selon un source non officiel. Un nouveau séisme d'une magnitude de 5,5 sur l'échelle ouverte de Richter a frappé dimanche soir à 20H41 (17H11 GMT) l’île de Qeshm.


27.11.2005

Séisme : Si Téhéran subissait un Big One …

Depuis quelques jours une série de petits séismes ont lieu à Téhéran et dans le nord de l’Iran....serait-ce les prémices d’un Big One ou juste des mini répliques suite au tremblement de terre du Cachemire ??


31.10.2005

Les petites vierges de Bam ...

Après avoir été durement frappés par un séisme en décembre 2003, les habitants de Bam voient que le ciel leur tombe sur la tête. Aujourd’hui la menace vient des termites bataves, des termites arrivées avec les secours. Selon le préfet de la région, Rafizadeh, 122 toits des nouvelles maisons se sont effondrés sur la tête des rescapés qui refusent maintenant de dormir dans ces maisons, maisons qui venaient de Hollande en guise d’aide de ce pays à l’Iran.


15.10.2005

Katrina, après l’offre humanitaire, voici l’analyse politique des mollahs

« Katrina a démontré que nous (les mollahs) pouvons faire des Etats-Unis une Zone de Guerre » ! Dans des propos apparus sur le site du Ansar e Hezbollah (les amis du Hezbollah), le porte-parole des Gardiens de la Révolution, Jazayeri a estimé que l’ouragan avait révélé la vulnérabilité des Etats-Unis.


12.09.2005

Les Mollahs proposent de l’aide aux Américains !

La république des mollahs, rangé par l’administration Bush dans le camp de l’ « axe du Mal », propose d’envoyer une aide humanitaire aux victimes de l’ouragan Katrina dans le sud des Etats-Unis.


04.09.2005

URGENT : Inondation et risques d’épidémies dans le centre

Si vous lisez ce message, aidez-nous à alerter les instances internationales.


15.08.2005

Chroniques d’injustices quotidiennes [7]
13.08.2005



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