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Semaine en images n°523-524-525 :
3 semaines de défaites et de bluffs !

26.03.2018

Les mollahs sont arrivés en 1979 (la fin du programme balistique des mollahs, la fin de leur ingérence terroriste au Yémen et leur participation à au pouvoir grâce à la diplomatie pétro-islamiste des Américains conçue par Brzezinski en évinçant les pions islamistes iraniens de ce dernier. De Carter à Obama (en passant même par Reagan), Brzezinski a tenté de rétablir le modèle initial en sanctionnant les mollahs, sans jamais réussir. Il a essayé de s’en sortir avec les printemps arabes ou avec Daesh. Ces projets n’ont pas réussi. Ils ont aussi effrayé tous les dirigeants du Moyen-Orient et les ont poussés dans les bras de Poutine. Les mollahs ont aussi profité de ce désordre pour s’infiltrer dans Daesh grâce à leurs réseaux terroristes au Moyen-Orient et surtout en Afghanistan.

En 2016 (la fin du programme balistique des mollahs, la fin de leur ingérence terroriste au Yémen et leur participation à , les pétroliers qui finançaient le gourou Brzezinski ont mis fin à son influence en apportant leur soutien à Trump qui avait toujours critiqué les effets de ses projets. Dès son arrivée à la Maison-Blanche, il a tenté de remédier à 38 ans de fuite en avant en s’attaquant aux islamismes soutenus par ses prédécesseurs et aux mollahs qui s’étaient incrustés dans ce projet islamiste raté et restaient au pouvoir grâce à leur terrorisme et la récupération des réseaux qui avaient échappé à Brzezinski et ses apprentis sorciers.

C’est ainsi qu’en 2017 (la fin du programme balistique des mollahs, la fin de leur ingérence terroriste au Yémen et leur participation à , les mollahs se sont retrouvés en très grand danger. Ils ont alors tenté d’obtenir le soutien des Européens en leur vendant du pétrole à très bas prix et en leur achetant n’importe quoi à des prix très élevés, mais l’Europe manquait de force face à Trump pour les aider. Ils ont alors apporté un plus grand soutien aux terroristes de Daesh en Syrie et en Afghanistan et aussi aux Houthis de Yémen pour contrôler l’entrée du golfe Persique et l’accès à 60% des réserves mondiales. Ce choix leur avait valu leur maintien par les grandes puissances sur la liste noire du FATF ou GAFI et le blocage des investissements nécessaires à leur survie.

Confrontés à un risque de pénurie alimentaire (la fin du programme balistique des mollahs, la fin de leur ingérence terroriste au Yémen et leur participation à , ils avaient réduit la consommation en ruinant leurs serviteurs les plus fidèles de la milice et en augmentant démesurément tous les prix. Le résultat avait été la rupture de leurs miliciens et leur soulèvement contre le régime qui avait permis le début d’un mouvement contre la révolution et explicitement en faveur du rétablissement de la monarchie laïque et progressiste des Pahlavi. Les riches du régime avaient aussi paniqué et avaient tenté de se débarrasser de leurs avoirs et leurs rials pour acheter des dollars fuir.

Washington s’était réjoui et avait soutenu le peuple (la fin du programme balistique des mollahs, la fin de leur ingérence terroriste au Yémen et leur participation à , mais les Européens notamment les Français, complices de Brzezinski et ses projets irréalistes durant des décennies, s’étaient gardés de soutenir le peuple par peur de la disparition des contrats lucratifs acceptés par les mollahs aux dépens des Iraniens. Mais le mouvement avait persisté malgré une vague de froid qui a paralysé le pays et persiste encore avec des dizaines de grèves et de manifestations chaque jour et des actions armées nocturnes contre les bases du régime grâce à la passivité délibérée de ses derniers miliciens de rang moyen.

Dernièrement (10-17 février 2018 | 18-25 Bahman 1396 | semaine en images n°522 | Les mollahs, désespérés par leur incapacité à contrer Washington et l’implosion de leur régime, ont tenté un deal avec Washington via les Kurdes puis un deal contre Washington avec l’aide des Français. Ces derniers ont proposé la visite de son m-ae à Téhéran à condition (de la fin du programme balistique des mollahs et de leur ingérence au Yémen, dans l’espoir de marquer des points sur la scène internationale et préserver les mollahs et leurs contrats avec eux !



Les mollahs avaient alors mis sous pression Poutine en Syrie et dans le Caucase pour obtenir son soutien. Poutine les avait punis en autorisant une frappe aérienne israélienne contre leurs intermédiaires en Syrie ! Les chefs Pasdaran avaient amèrement reconnu que le régime n’avait aucun allié engagé ! Les VIP du régime avaient boudé l’anniversaire de la révolution islamique et le peuple avait encore rappelé son hostilité à ce moment.

Les Français avaient alors pressé les mollahs en préparant avec les Anglais une résolution contre leur soutien aux Houthis ! Les autres Européens avaient choisi les Saoudiens pour exclure les mollahs de tout rôle au Moyen-Orient en les privant d’un droit au chapitre pour la reconstruction de l’Irak ! Le forum de Sécurité de Munich semblait se consacrer à la lutte contre leur effort terroriste pour se maintenir au pouvoir !

Les nantis du régime avaient fortement paniqué et s’étaient rués sur l’achat de dollar au point que le régime avait dû augmenter son taux de 40% pour les freiner...

Nous avions alors conclu à la fin de la capacité de résilience du régime, car il avait perdu son venin et il œuvrait contre ses derniers fidèles. Les événements nous ont donné raison. Nous n’avons pas eu le temps pour transcrire nos analyses en français. Voici un résumé commenté et en images des trois semaines qui ont suivi. Elles confirment notre constat de la condamnation du régime.

Résumé n°1 | La semaine suivante, du 15 au 22 février | 25 Bahman-2 Esfand 1396 | semaine n°523 | Après les désaveux nationaux et régionaux de leur régime et le verdict terrible du forum sécuritaire de Munich, les mollahs avaient tenté un deal avec les Indiens contre les Chinois et les Pakistanais ! Mais n’avaient rien obtenu des Indiens et leurs musulmans n’avaient nullement accepté de cautionner leurs slogans anti-israéliens.

Le résultat avait été un forum munichois très hostile à leur égard, car le secrétaire général de l’ONU avait inauguré le forum sécuritaire de Munich en critiquant l’antisionisme actif des mollahs.

Le samedi 17 février 2018 (28 Bahman 1396), les Américains avaient appelé les Européens à cesser d’investir sur le régime et financer indirectement son terrorisme ! Les Allemands et les Anglais avaient tonné contre le régime et les Russes avaient confirmé leur mépris pour sa survie en proposant leur aide à Washington pour la lutte contre le terrorisme !

Le dimanche 18 février 2018 (29 Bahman 1396), les mollahs avaient tenté de provoquer une crise à Munich en menaçant au même moment de raser Tel-Aviv, mais les Israéliens, les Américains, etc. s’étaient gardés de répondre afin que les mollahs ne puissent pas continuer et essayer de s’imposer par le chantage. Le chef du Hezbollah les avait aussi lâchés et s’était exclu de leur chantage en affirmant qu’il attaquerait Israël si le gouvernement libanais le lui ordonnait !

Le crash d’un avion ATR (franco-italien) au même moment et l’incapacité du régime à retrouver son épave avaient souligné qu’il n’avait guère la capacité de détection (radar et GPS) pour se protéger et mener des actions militaires d’envergure vers ses ennemis (ils ont dû demander l’aide des Russes pour le localiser).

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Le lundi 19 février 2018 (30 Bahman 1396), deux actions paramilitaires fortes avaient alors eu lieu contre les miliciens sécuritaires basés dans l’ouest du pays et avaient semé la terreur au sein de ses derniers fidèles aussi bien civils que sécuritaires !

Le mardi 20 février 2018 (1er Esfand 1396), l’absence de mobilisation en mémoire de la fille de Mahomet, Zahra, a souligné l’impopularité du régime et forcément de l’Islam !

Les mollahs se sont ainsi retrouvés privés de Hezbollah, de slogans militaires, de leur légitimité pour rester au pouvoir. Sans aucune capacité de résilience, ils avaient alors inventé une révolte agressive des Derviches (faux dissidents islamistes proches de Karroubi – un des chefs de leur fausse opposition -le Mouvement Vert-) pour raviver cette option et réintroduire le slogan Allah Akbar dans la lutte populaire. Mais les gens avaient hué ce slogan et neutralisé les projets du régime. Dans une autre vidéo de cette fausse révolte, on voit un agent en civil de la sécurité en train de parler pendant cette mise en scène !

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Les Anglais avaient aussi contré les plans du régime en justifiant les violences attribuées aux Derviches pour inciter la population à agir de la même manière vis-à-vis des mollahs. Ces derniers ont eu peur et ont annoncé qu’ils avaient réussi à mater la révolte, mais ils n’ont pu montrer les fautifs de leur révolte imaginaire.

Les Anglais s’étaient aussi joints aux Français pour annoncer un projet de résolution au Conseil de Sécurité de l’ONU pour condamner leur livraison d’armes aux Houthis ! La Russie n’avait pas soutenu le régime lors de conférence de Valday qui avait lieu au même moment et Lavrov y avait même condamné son antisionisme !

Les Anglais avaient enfin invité le milicien Araqchi, le n°2 de la diplomatie du régime qui était aussi le responsable des négociations nucléaires, à se rendre à Londres pour discuter en se disant qu’ils pouvaient profiter du malaise évident du régime en ce moment. Les mollahs avaient accepté et leur accord avait confirmé leur faiblesse ! La crise financière du régime s’était intensifiée.

Le mercredi 21 février 2018 (02 Esfand 1396), les mollahs en difficulté à Londres et chez eux ont tenté de déstabiliser la Russie en aidant son petit ennemi régional, l’Azerbaïdjan, mais ils n’avaient pas pu conclure le deal avec les Azéris alors qu’ils avaient bien déçu et fâché les Russes ! Ces derniers n’avaient pas évoqué d’opposition à la résolution franco-anglaise contre les Houthis !

Les mollahs ont alors soutenu via leur Parlement le projet de saisie des avoirs obtenus illégitimement par tous les dirigeants enfin pour accaparer de grandes quantités de dollars aux nantis agités pour atténuer leur manque de devises qui est à l’origine de tous leurs problèmes ! Ce projet a augmenté le niveau de la panique et a intensifié la ruée vers le dollar. Le régime a augmenté le dollar et fait baisser l’Euro pour orienter les paniqués vers cette devise très secondaire en Iran, mais il n’a pas réussi à limiter la soif du dollar.

Le m-ae du régime, Zarif, avait tenté de rassurer les paniqués en annonçant que la chaîne américaine PBS l’avait interviewé et avait admis la puissance régionale du régime ! PBS avait démenti en précisant que l’interview avait été fait il y a un an ! Le gouvernement a caché ce démenti. Mais les cadres miliciens hostiles au régime avaient révélé la réalité pour montrer que le régime s’inventait des victoires, car il n’avait nullement les moyens d’en obtenir par la force (terrorisme) ou la ruse (feinte diplomatique).

Le jeudi 22 février 2018 (03 Esfand 1396), l’Europe avait reçu le m-ae saoudien pour montrer qu’il préférait les Saoudiens. Les Européens avaient aussi durci leur position sur le programme nucléaire du régime en affirmant leur inquiétude à propos du développement d’un moteur nucléaire par le régime !

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Le régime avait censuré ces nouvelles et avait demandé à son pion Araqchi de provoquer une crise lors de son discours à Chatham House en affirmant la fin de l’accord de Vienne si Washington ne renonçait pas à ses sanctions. Tous les interlocuteurs du régime avaient ignoré l’annonce pour ne pas aider les mollahs à mettre en place une escalade régionale.

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Le vendredi 23 février 2018 (04 Esfand 1396), les mollahs avaient oublié de parler de ces échecs pour se focaliser sur la révolte imaginaire des derviches pour mettre en garde leurs collaborateurs agités et aussi pour évoquer leur victoire et leur capacité à résister au choc ! Mais conscients qu’ils ne pouvaient guère ajouter une action à leur slogan, ils avaient affirmé qu’il avait le soutien absolu de Dieu  !

Dans la soirée, lors du rassemblement en mémoire de Zahra, le Guide avait demandé au peu de gens présents à ses côtés de prier contre les complots à venir, un choix passif avait encore souligné l’incapacité d’action des mollahs !

Mais leurs prières n’ont certainement pas dû être acceptées par Dieu, car dans la soirée, tous les pays qu’ils n’avaient cessé d’agacer ont voté pour leur maintien sur la liste noire du FATF (GAFI) les privant de facto de tout accès aux investissements en dollar qu’ils comptaient détourner pour assurer leur survie.

Les mollahs et leurs pions avaient zappé cette annonce, car ils ne voulaient pas évoquer l’option « No dollar » qui ne pouvait qu’engendrer une pénurie fatale au régime et encourager les ruptures internes avant que celle-ci entraîne sa chute !

Résumé n°2 | La semaine suivante, du 24 février-1er mars 2018 | 25 Bahman-2 Esfand 1396 | semaine n°524 | Les mollahs ont commencé la semaine en zappant la décision de la FATF et l’impossibilité qu’ils obtiennent des dollars nécessaires à leur survie ou même à leur fuite !

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Cette absence de réaction avait engendré une grosse panique à la bourse et les plus gros nantis du régime avaient commencé à vendre leurs actions ! Le gouvernement avait baissé le dollar de 150 tomans pour rassurer les paniqués, mais avait seulement encouragé l’achat du billet vert et avait ainsi mis ses ressources en devise en danger.

Zarif avait alors organisé une conférence géopolitique (Post ISIS Era) en parlant de la nécessité d’une coopération régionale (avec les Saoudiens) voire mondiale (avec les Américains), car Daesh qui était en train de reconstituer ses forces. On devait comprendre que les mollahs étaient prêts à reculer de leur position et étaient prêts à sacrifier des pions ou leurs missiles pour sauver leur peau.

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Les chefs Pasdaran n’avaient pas protesté et avaient confirmé qu’ils considéraient ce choix comme indispensable pour éviter la panne sèche du dollar et la fin du régime. La panique s’était intensifiée.

Mais les Saoudiens et les Américains n’avaient pas accepté de pardonner les mollahs terroristes. Ce refus de composer avec les mollahs avait encore plus intensifié la panique !

Zarif avait tenté de rassurer les paniqués en annonçant une autre conférence géopolitique pour condamner le refus de dialogue de ses deux interlocuteurs avant de crier rageusement que le régime ne négocierait jamais sur la capacité balistique du régime !

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Chacun avait compris qu’il espérait un compromis ! Les ventes d’actions avaient in fine atteint 796 milliards de tomans (223 millions de dollars ou deux fois plus que le niveau critique pour une journée).

Samedi après-midi, les mollahs et les chefs Pasdaran avaient tenté de rassurer les affairistes paniqués en évoquant sans cesse leur répression imaginaire en réponse à leur fausse affaire de la révolte des Derviches !

Certains parlementaires avaient commencé à virer de bord et s’éloigner du régime en révélant qu’e les dirigeants avaient acheté depuis des années 160 tonnes d’engrais humaines ou boue d’épuration à la Turquie, débarrassant à ses frais ce pays des produits toxiques inutilisables qu’il ne voulait pas enterrer sur son territoire afin de bénéficier de son soutien et qu’il avait encore reconduit le contrat malgré l’absence de soutien actif de pays notamment par des investissements en dollars.

Cette affaire d’excrément acheté par les mollahs a fait beaucoup de bruit, mais la majorité des barbouzes récompensés par un siège au Parlement est restée fidèle au régime dans l’espoir d’un droit aux moyens de fuite comme les dirigeants.

Le dimanche 25 février 2018 (06 Esfand 1396), les cadres miliciens actifs dans les médias ont encouragé la révolte contre le régime en annonçant la faillite du système de sécurité sociale du régime par la faute de la lourdeur administrative du "plan de santé pour tous" imaginé par Rohani malgré le fait qu’il n’a pas même été appliqué ! Ils ont aussi signalé que 100 jours après le grand tremblement de terre. On pouvait supposer qu’ils avaient aussi gardé pour eux-mêmes les sommes d’argent envoyés pour tous Iraniens et de fait 100 jours avec cette catastrophe naturelle, les victimes étaient dans une situation extrêmement grave.

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Les miliciens de base qui avaient manifesté le mois dernier contre le régime pour des mois de salaires en retard ou leur couverture sociale en panne ont conclu qu’ils n’auraient jamais rien avec les mollahs. Le nombre des manifestations des fonctionnaires en colère a augmenté.

Les barbouzes parlementaires ont alors rompu leur silence complice sur la gestion de Rohani et ont évoqué 5 questions à ce sujet pour le mettre en difficulté voire le forcer à virer plusieurs de ses ministres et suivre leurs directives et de fait devenir leur pion !

La crise financière s’est un peu atténuée après cette initiative pour empêcher le gouvernement de faire n’importe quoi sans jamais admettre sa responsabilité dans la dégradation de la situation du régime.

Certains miliciens ont annoncé un débat sur l’horreur de la réhabilitation des Pahlavi par le peuple pour se joindre ce mouvement !

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Le clergé a alors encore tenté de raviver sa fausse opposition en accordant aux femmes d’aller dans les stades à l’occasion d’un match de basket entre l’équipe de la République islamique d’Iran contre celle de la République islamique d’Irak. Cette opération n’a pas été un succès pour le régime et on a compris que son option de fausse opposition n’a pas de fans et personne au sein du régime ne se berçait d’illusions sur la capacité de succès de cette opposition inefficace et fort impopulaire.

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La situation du régime n’était guère brillante. Le conseil de sécurité de l’ONU devait dans moins de 24h aussi statuer sur leur ingérence au Yémen dans moins de 24 heures.

Les plus importants dirigeants du régime se sont alors rencontrés dans une réunion extraordinaire du Conseil de Sécurité du régime et ont décidé de se montrer forts et inflexibles en insistant sur la poursuite du programme balistique du régime pour rassurer leurs derniers compagnons et s’assurer de leur présence à leur côté.

Le lundi 26 février 2018 (07 Esfand 1396), les mollahs ont dénoncé le Conseil de Sécurité de l’ONU comme une entité terroriste après la décision d’imposer un cessez-le-feu en Syrie dans la ville de Ghouta, dans l’espoir de provoquer une crise de plus en Syrie. Mais ils n’ont pas pu y parvenir, car la Russie avait aussi soutenu leur vision.

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L’Arabie Saoudite a alors sommé le Hamas de choisir son camp comme l’avait fait le Hezbollah un peu plus tôt ! Le Hamas est resté silencieux, car en tant que branche palestinienne des Frères Musulmans (=fournisseurs de Daesh), il n’a plus de grand protecteur, et ne peut choisir la protection des mollahs qui sont eux-mêmes en difficulté.

Les mollahs ont annoncé que Zarif était parti en tournée dans les pays baltiques pour insinuer que le régime pouvait trouver des alliés chez les plus fauchés pour casser son isolement.

Les mollahs ont aussi annoncé un grand rassemblement de l’association de 14000 ouvriers-martyrs sous la présidence d’un haut commandant des Pasdaran pour insinuer que le régime avait des réserves plus importantes que le Hamas ! L’opération a montré qu’il avait des réservistes bien peu nombreux et trop vieux pour pouvoir le défendre !

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La panique s’est intensifiée. La demande de dollar s’est intensifiée. Le gouvernement a relevé le taux des dollars vendu par la Banque Centrale iranienne aux cambistes avant d’annoncer une flambée par la faute de ces derniers et la nécessité de les contrer pour justifier leur arrestation et aussi l’arrestation de la vente de dollar. Les cambistes en danger se sont mis en grève et ont refusé d’acheter les dollars de la BCI en révélant au passage qu’ils n’avaient jamais été la source de la hausse des taux que celle-ci était dictée par la BCI, car ils revendaient le dollar avec un bénéfice d’au plus 0,2% !

La grève a privé le marché de dollars et d’Euros. La pénurie de dollar et d’euros a augmenté les inquiétudes internes sur la viabilité du régime alors qu’il devait logiquement être à nouveau sanctionné par le Conseil de Sécurité de l’ONU ! Mais bizarrement, l’activité de vente a ralenti à la bourse, car tout le monde était au Bazar pour acheter des devises sur un marché noir qui se serait nécessairement improvisé avant l’adoption d’une nouvelle résolution contre le régime et la remise en cause de sa fidélité à l’accord de Vienne !

Les Barbouzes parlementaires ont alors conclu qu’il n’était pas très sage de miser uniquement sur de bonnes relations avec les mollahs et leur gouvernement. Ils ont donc fait mine de rompre avec le régime et s’approcher du peuple en critiquant la nouvelle facturation de l’eau qui peut anéantir le peu d’agriculture qui existe encore en Iran ! Ils ont aussi mis un frein à un nouveau deal avec Renault pour plaire à la France qui espère jouer un rôle en Iran en précisant que ce constructeur refusait de transférer de la technologie en Iran et n’était pas, comme le disent les Iraniens, un partenaire valable pour le pays.

Le gouvernement a tenté de les rassurer en annonçant l’arrivée de Zarif en Serbie et l’aide fournie par le régime aux musulmans serbes lors de leur guerre contre Slobodan Milosevic pour rassurer ces éléments qui doutaient de son avenir. Zarif a aussi précisé qu’il était venu pour un accord bancaire et un accord pour la simplification des visas entre les deux pays pour briser le front européen des sanctions au moment du durcissement de ces dernières à l’issue de la résolution sur le Yémen, mais aussi pour offrir un portail de fuite et d’exil sécurisé à ceux qui seraient restés avec le régime !

Mais sa demande n’a pas été exaucée, car la Serbie dépend des États-Unis, mais également parce que le régime avait aussi aidé les ennemis des musulmans lors de la guerre en ex-Yougoslavie pour amplifier les hostilités et gagner facilement beaucoup de dollar ! Les mollahs ont oublié la tournée de Zarif !

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Alors que les mollahs venaient de perdre leur seule option de sortie hormis la Corée du Nord (qui n’inspire guère de confiance) avant une résolution décisive pour son avenir, le secrétaire général de l’ONU les a accusés personnellement dans son rapport sur les droits de l’homme de les violer en Iran. Ils ont caché ce rapport qui justifiait de nouvelles sanctions et des poursuites et les empêchaient de trouver un lieu d’exil fiable !

Mais les mollahs ont eu un peu de chance, car la Russie a remis en cause le texte de la résolution interdisant la fourniture d’armes aux Houthis en s’opposant à la désignation nominative des mollahs afin de préserver l’accord de Vienne qui lui permet de faire partie du processus des pressions sur les mollahs et des discussions sur l’avenir du régime. Elle a annoncé qu’après des discussions avec l’Arabie Saoudite, elle proposait le renouvellement de la résolution existante sur les Houthis permettant à tous les pays concernés par cette fourniture interdite en particulier l’Arabie Saoudite de sanctionner les mollahs ! La résolution a été votée sans aucune contestation.

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Les mollahs n’ont guère protesté ou commenté cette résolution qui renforçait les Saoudiens et lui interdisait de jouer un rôle au Yémen !

Healy, la représentante américaine à l’ONU qui n’est pas une vraie pro-Trump, mais issue de l’écurie Brzezinski a a souvent critiqué la Russie pour empêcher le rapprochement souhaité par Trump a alors déploré par principe l’initiative russe bien qu’elle n’empêchait aucunement de sanctionner les mollahs. Elle a promis d’agir en dehors du Conseil de Sécurité contre les mollahs en réponse à l’attitude russe alors que justement les Russes avaient choisi une option qui permettait à Trump de mener ses initiatives contre les mollahs.

Les Russes ont souligné leur position diplomatique très ingénieuse en affirmant qu’ils n’avaient nullement agi pour affaiblir les objectifs de la résolution anglaise ! Au passage, ils ont éliminé les Français de l’initiative pour miser sur une alliance anglo-russe pour jouer un rôle dans les discussions à venir sur l’avenir du régime en réaction à l’impossibilité d’une alliance avec Trump et sans doute pour forcer ce dernier à écarter l’agent Healy et rendre possible cette alliance indispensable à la Russie.

Les Anglais n’ont pas réagi à cette offre. On a compris qu’ils avaient compris que les Russes voulaient les utiliser pour obtenir une alliance contre eux !

Le mardi 27 février 2018 (08 Esfand 1396), les mollahs ont encore dit qu’ils avaient le soutien des ouvriers iraniens. Ils ont aussi caché leur sacrifice par les Russes en décrivant la résolution de la veille comme une défaite pour les Saoudiens !

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Les Barbouzes parlementaires qui ne sont pas très malins n’avaient rien compris à la finesse de l’approche des Russes et ont réellement cru que la Russie avait aidé le régime et que ce dernier pouvait survivre grâce à cette aide ! C’est pourquoi ils ont relâché leur pression sur Rohani en oubliant leurs cinq questions sur la gestion économique et financière et ont parlé d’une seconde question en discussion sur sa gestion !

Ils se sont aussi occupés à ne rien faire en parlant sans aucune précision ou volonté de précision de la loi sur la restitution des avoirs illégitimes des dirigeants pour aider ces derniers à simuler la volonté de trouver des fonds pour rembourser les miliciens de base afin qu’ils ne manifestent pas encore et encore contre le régime !

Les Européens ont alors annoncé une visite les 7 et 8 mars à Moscou pour se rapprocher de Poutine qui avait joué brillamment pour se hisser au premier plan au Moyen-Orient en supplantant le principal acteur historique qu’est l’Angleterre !

La France a alors annoncé sa visite aux mollahs le 5 à Téhéran pour discuter des sujets géopolitiques et inaugurer une exposition du Louvre sur les grandes civilisations (d’Asie et d’Europe), puis un autre voyage à Moscou, insinuant qu’elle allait doubler ses camarades européens et constituer un front franco-russe contre Trump ! C’était pas très malin de la part de grosses têtes du Quai d’Orsay apparemment, ils n’avaient rien compris à la stratégie de Poutine et avaient improvisé sur une mauvaise analyse de la situation.

Mais les mollahs ont adoré cet activisme maladroit, car il pouvait perturber le jeu de Poutine et l’enfermer dans une alliance anti-Trump ! Par ailleurs, ceux du régime qui avaient cru à la fausse analyse de la résolution de la veille ont aussi aimé cette intervention dans le style d’un chien dans un jeu de quilles et leur crainte a diminué. Le volume des ventes d’actions a chuté de 40% ! La crise a diminué sans disparaître, car les gens n’étaient pas certains que cette intervention inopportune des Français réussisse, il y avait trop d’aléas qui échappaient aux mollahs et leurs partenaires, les improvisateurs trop optimistes du Quai d’Orsay. 

Les mollahs, rassurés par l’intérêt des Français de réussir rapidement dans un monde en mutation, ont organisé un hommage à Qassem Soleimani, le commandant terroriste de leurs milices terroristes en Syrie, pour forcer les Français à inclure cette personne dans leur équation et ainsi renoncer à la lutte contre le terrorisme par envie de damer le pion à leurs divers concurrents mondiaux !

Mais cette opération indispensable aux dirigeants pour dissoudre leurs dossiers de terrorisme a été un échec, car les responsables subalternes qui ne sont pas en danger de tomber pour le terrorisme l’ont boycottée, se désolidarisant de l’objectif de leurs chefs. Le régime a dû truquer l’image pour remplir la salle).

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Washington a craint que les Français cèdent quand même en raison de leurs problèmes économiques leurs problèmes économiques. C’est pourquoi il les a mis en garde contre cette dérive et les a enfermés dans une logique hostile aux mollahs en les associant à une déclaration onusienne exigeant aux mollahs l’arrêt de l’ensemble de leurs activités incompatibles avec l’esprit de l’accord de Vienne.

Washington a aussi imposé par la voix de la justice à la compagnie Boeing de participer à l’indemnisation de victimes de terrorisme des mollahs pour insinuer un même traitement pour Airbus afin que les Français ne puissent continuer à faire valoir des arguments commerciaux ou anti-sanctions pour parvenir à un arrangement avec les mollahs !

Les mollahs n’ont pas commenté la déclaration euro-américaine et cette pression sur les avionneurs qui réduisaient la chance d’un arrangement bénéfique et avantageux avec les Français ou après les Russes après leur intervention improvisée.

Le mercredi 28 février 2018 (09 Esfand 1396), les mollahs ont attribué aux États-Unis et à l’Angleterre la responsabilité de la résolution proposée par les Russes adoptée deux jours plus tôt pour montrer qu’ils ne voulaient pas d’eux afin d’encourager les Français à continuer et les Russes de choisir une alliance avec ces derniers contre les deux autres !

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En parallèle, Zarif a exposé sa demande de la coopération bancaire et de la facilitation d’obtention de visas aux dirigeants de la Bulgarie qui n’a pas de bonnes relations avec la Russie ! Les mollahs entendaient utiliser de bonnes relations avec la France et la Russie pour agacer Washington et obtenir des passe-droits de sa part ou agacer la Russie et la forcer à les soutenir ! Les Bulgares ont refusé de participer à ces intrigues qui ne pouvaient que les fâcher avec le reste du monde et se sont débarrassés de Zarif en promettant de réfléchir à leurs demandes.

Les mollahs et les chefs Pasdaran n’ont pas aimé ce refus qui les empêchait de mettre en place un dispositif de résistance diplomatique et d’exiger des garanties de sécurité pour leur avenir.

Les chefs Pasdaran ont alors tenté de provoquer une crise en leur faveur en affirmant qu’ils étaient prêts à tout et en annonçant une exposition de leurs nouvelles armes dont des missiles, des drones et de nouveaux radars, pour se défendre en cas de riposte. Mais ces menaces n’ont pas provoqué de réactions chez les Américains ou encore les Arabes du golfe Persique qui étaient visés.

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Rohani a pris le relais en partant pour Bandar-Abbas dans la région de Hormozgan dans le sud du pays dont dépend le détroit pétro-stratégique d’Ormuz (Hormoz) officiellement pour parler aux gens de cette région en faillite et comme à l’habitude de tous les dirigeants pour sortir du sujet et s’adresser aux Américains (dans le but de les provoquer).

Les habitants de Bandar Abbas ont boudé Rohani. On a quand même vu une grande foule, mais on a remarqué qu’il n’y avait pas toujours le même décor en arrière-plan et on ne voyait pas de foule sur les vues rapprochées. Cela signifiait que le service de propagande du régime avait composé à la hâte un reportage en trafiquant les images existantes avec des images d’archives.

Par ailleurs, sur les vues rapprochées, le peu de gens présents avait des papiers à la main pour signaler de nombreux problèmes dans la région ou leurs revendications à ces propos. On avait en fait une mini-manifestation hostile au régime devant son président !

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Rohani n’a guère répondu à ces gens. Il a parlé de ses succès pour nier l’affront qui était fait au régime puis il a vite bifurqué vers le discours de provocation et de chantage en affirmant que le régime dominait le détroit d’Ormuz et assurait sa sécurité, en laissant supposer qu’il pouvait aussi assurer son insécurité. Rohani a complété sa menace implicite en affirmant que Washington était déjà vaincu sur tous les plans notamment au Conseil de Sécurité grâce à l’opposition des Russes à ses initiatives, associant ces derniers au régime et sa provocation pour donner plus de force et relief à celle-ci.

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Encore une fois, les Américains ont esquivé pour priver les mollahs de la crise qu’ils pouvaient exploiter pour amplifier leur chantage. Ils se sont en revanche déclarés en faveur de nouvelles sanctions contre les Pasdaran.

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Par ailleurs, les Européens qui dépendent aussi du pétrole du golfe Persique ont mal réagi à la menace et ont invité les Américains le 15 mars à Berlin pour parler de l’attitude à adopter face aux mollahs ! On pouvait supposer qu’ils voulaient s’associer à leur nouveau train de sanctions contre le régime.

La date nous a agréablement surpris, car c’était après la fête persane de Feu (4 Shanbeh-Souri) qui devrait donner un nouveau départ à la contestation populaire en Iran et permettre le retour des manifestations nocturne anti-régime.

Les mollahs n’ont en revanche pas commenté la réunion de 15 mars à Berlin, car tout le monde aurait conclu que leur stratégie de provocation (leur seul joker) n’avait plus aucune efficacité et ne faisait qu’accentuer les hostilités contre leur régime !

Le jeudi 1er mars 2018 (10 Esfand 1396), les mollahs ont annoncé que Rohani avait parlé en faveur d’une alliance régionale pour la sécurité de la région lors de son discours de la veille ! Visiblement, ils voulaient corriger leur erreur en niant leur volonté de menacer la sécurité du détroit stratégique d’Ormuz  !

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Mais les cadres miliciens (qui doivent aider le peuple pour sauver leur peau) avaient profité de son désaveu par les Européens et avaient opté pour l’amplification de la haine du peuple en diffusant tous les chiffres sur la pauvreté et le chômage tout en précisant que 4000 jeunes des familles du pouvoir étaient installés à l’étranger comme étudiants et bénéficiaient de bourses astronomiques pour payer toutes leurs dépenses !

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Zarif était alors en Croatie avec sa demande de coopération bancaire et d’obtention de visas faciles pour les collaborateurs du régime. Il n’a rien obtenu des Croates.

Il a appelé son homologue russe Lavrov pour solliciter son soutien et il n’a obtenu aucune déclaration de soutien de sa part ! Il ne pouvait d’ailleurs en être autrement puisque Poutine devait déjà lorgner sur le rendez-vous de Berlin !

Les mollahs ont compris que la partie était peut-être perdue et qu’ils ne pouvaient plus tellement compter sur les Français, quelle que soit leur envie de jouer un rôle à tout prix sur la scène internationale ! Ils ont alors mis en avant le développement de multipartisme pour séduire leurs derniers collaborateurs avec la perspective d’une ouverture pour les empêcher de les laisser tomber !

Mais ils n’ont pas vu de mobilisation parmi leurs faux opposants attitrés ! Ils ont alors changé d’approche et ont opté pour une attitude offensive en réunissant des Syriens pour annoncer la conquête d’Israël en affirmant qu’ils allaient tous très vite prier à Jérusalem !

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Les chefs Pasdaran ont rejoint cette provocation en affirmant que désormais leur projet était le contrôle de la Méditerranée !

Mais ce retour à la provocation n’a engendré aucune crise bénéfique au régime ! Les mollahs et les chefs Pasdaran ont renoncé à la provocation qui ne donnait rien, de peur qu’en s’obstinant ils perdent encore des proches et aussi qu’ils s’attirent encore davantage les foudres des Occidentaux et des Russes !

C’est pourquoi les mollahs ont encore changé de ligne et ont opté pour la relance de leurs divers faux opposants, en lançant un débat sur l’accès des femmes aux stades pour gagner le soutien des faux opposants du Mouvement vert avec un sujet politiquement correct et ont aussi fait la promotion de la fausse opposition en exil RE-START qui veut concurrence le Prince Reza Pahlavi. On a alors compris que les mollahs redoutaient la reprise en force de la contestation populaire avant qu’ils n’aient trouvé un allié pour fuir le pays avec leurs magots !

Le vendredi 2 mars 2018 (11 Esfand 1396), Zarif est arrivé en Bosnie avec la demande de coopérations pour faciliter cette fuite, mais il n’a encore rien obtenu sinon que des sourires ou des promesses d’étude de sa demande  !

Au même moment, une délégation des Pasdaran partie au Pakistan avec la même demande est rentrée bredouille de ce périple.

Enfin, le Congrès du parti soi-disant réformateur et politiquement correct de « Mardom Salari » (démocratie) qui peine à populariser le régime devait se tenir sur le thème de l’ouverture aux revendications populaires. Mais ces responsables issus des cercles sécuritaires avaient aussi contacté les gens du Hamas pour utiliser la mobilisation en faveur d’un régime plus démocratique pour légitimer l’antisionisme bien contreproductif du régime ! Le résultat a été le boycott de ce rassemblement. Le régime dépité par cet échec n’a publié aucune photo de cet événement raté.

Les mollahs pouvaient être certains que cet échec allait amplifier la panique interne. Leur sermon a été bien boycotté comme le montrent ces images, c’est pourquoi ils ont tenté de rassurer leurs compagnons financiers paniqués en axant sur la fermeture à toute réforme ou débat sur des réformes et ont insisté sir la nécessité de réprimer toute dissidence. En parallèle, pour donner une chance à la rencontre prévue avec les Français, ils ont modéré leur position diplomatique en se disant partisans d’action via l’ONU !

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Photo truquée car toutes les têtes sont à un même niveau alors que les gens situés en 2nd plan sont 50cm ou 3 marches plus haut. Autre défaut : dans cette partie arrière, la foule est plus dense et les gens d’une couleur différente..

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Mais, ils n’ont eu aucun retour positif suite à cet effort ! Ils ont incité les pions du parti faussement réformateur de Mardom Salari à multiplier les critiques sur la gestion de Rohani et les propos d’ouverture pour attirer les gens à leur « congrès ». Mais l’absence de photos sur leur rassemblement après ces propos a confirmé qu’ils n’avaient pas réussi et plus personne ne croyait que le régime puisse se maintenir en simulant ainsi l’ouverture.

Résumé n°3 | 1er au 8 mars 2018 | du 3 au 10 Esfand 1396 | semaine n°525 | Les mollahs devaient rencontrer Le Drian. Il était leur seule chance. Ils ont démarré la semaine sur le thème de l’optimisme en rassurant leurs affairistes paniqués que les rumeurs de faillite de leurs banques étaient infondées. Ils ont aussi activé les lobbyistes universitaires à travers le monde pour insister sur leur pacifisme (journal joint en PDF pour consulter les noms des agents du régime) !

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La journée politique a aussi commencé sans polémique susceptible d’attiser les paniques qui avaient déstabilisé les éléments paniqués du régime.

Mais les cadres miliciens qui refusent de continuer à aider le régime ont contrarié son opération de charme et le démenti sur sa faillite financière en interviewant le ministre de l’Agriculture de Rohani pour lui demander quel prix il allait garantir pour l’achat du blé aux céréaliers iraniens. Le ministre a dit qu’il ne pouvait rien garantir !

Immédiatement, l’ensemble des responsables du parti soi-disant réformateur (NEDA) de la région céréalière de Golestan a démissionné au prétexte du manque de démocratie au sein du régime et sans doute par peur que l’annonce du ministre de l’Agriculture entraîne une très forte contestation populaire dans leur région !

Certains barbouzes parlementaires ont rejoint le mouvement en affirmant que l’économie du régime était en panne dans leur région et que par ailleurs l’industrie automobile du régime était en totale faillite et survivaient seulement en vendant trop cher ses produits bien médiocres ! L’annonce était sans doute un pic en direction des partenaires français de cette industrie pour empêcher un nouveau deal de mollahs avec ces derniers.

La panique a repris ! Pour la contrer, le régime a ouvert deux points de vente de dollar au Bazar, mais en limitant la vente à 1000 dollars par client, mais son a confirmé qu’il était fauché et a amplifié la panique. Les gens se sont mis à acheter des pièces d’or faisant grimper son taux de 10,000 tomans (soit 5 fois la variation moyenne en temps de crise). Le volume d’actions vendues par les paniqués (et rachetés par le régime) a atteint 833 milliards de tomans (4 fois le seuil de la crise) et l’indice bousier a chuté de 573 points ! Cette chute importante signifiait que les actions stables (celles des plus riches) n’étaient pas impliquées et la panique touchait toutes les actionnaires du régime en particulier la classe moyenne du régime composée de miliciens à responsabilités et les barbouzes parlementaires qui sont partagés entre la fidélité au régime pour bénéficier d’un plan de fuite ou la rupture pour éviter de tomber avec leurs chefs.

Ce risque de rupture des miliciens à responsabilités a paniqué la direction des Pasdaran. Pour empêcher cette rupture, les chefs Pasdaran devaient provoquer une crise bénéfique au régime. Ils ont cessé leur silence pour écarter tout apaisement avec l’Occident en annonçant qu’ils négocieraient sur leurs missiles (avec les Français) si tous les pays occidentaux (en particulier les Français) renonçaient à leurs missiles !

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Les Français n’ont pas réagi à cette annonce qui réduisait leur chance de succès pour devenir des meneurs sur la scène internationale.

Au même moment, le royaume de Bahrain a annoncé l’arrestation de 116 terroristes à la solde des mollahs, dont 48 formés directement par eux, pour souligner leur terrorisme et démontrer qu’ils n’étaient nullement fréquentables comme le prétendaient les Français !

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Les mollahs ont fait profil bas par peur que les Français renoncent à leur projet de dialogue. Les Français n’ont encore pas réagi, mais Netanyahou a en revanche profité de la situation pour affirmer qu’il allait seulement parler des menaces posées par ce régime lors de sa visite aux États-Unis.

Les mollahs ont encore gardé le silence pour éviter toute polémique susceptible de ruiner l’opportunité d’un arrangement avec les Français ! Ils ont néanmoins mis côte à côte leur ministre de la Défense avec leur chef de la police pour convaincre leurs proches qu’ils continueraient à bloquer toute manifestation hostile pendant la visite française pour empêcher le peuple de donner une mauvaise image du régime et faire fuir ces Français qui semblaient prêts à faire des compromis dans leur propre intérêt.

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Le dimanche 4 mars 2018 (13 Esfand 1396), à la veille de la rencontre avec les Français, les mollahs ont rassuré leurs classes moyenne et supérieure en insistant sur leur solvabilité financière, tout en affirmant indirectement que leur programme de missile ne regardait pas la France ou en insistant sur la précondition du désarmement de tous les missiles occidentaux avant de négocier sur leurs missiles !

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Cette attitude était bien différente de celle de la veille ! Les mollahs ne semblaient pas chercher un arrangement avec les Français en renonçant au Yémen ou à leur terrorisme balistique. Officieusement, ils semblaient prêts à un bras de fer avec les Français pour obtenir le plus de compensations de leurs part. En restant dans leur logique, ils n’avaient sans doute jamais eu le projet d’un vrai apaisement, mais la volonté de ferrer le poisson avant de faire volte-face. La situation interne les avait encouragés à abattre plus tôt leurs cartes et de jouer un poker ouvert avec l’objectif de provoquer une crise générale bénéfique ou une crise restreinte chez les Français et les obliger à se plier aux exigences du régime !

Ce choix affiché d’une fermeté tactique et assumée a faire espérer les paniqués du régime et a fait baisser le volume des actions vendues de 45%. ils ont aussi pu altérer la chute de l’indice et l’ont limité -34 à en injectant régulièrement un peu d’argent (par des achats anticipés d’action).

Les barbouzes parlementaires ont alors évité tout conflit avec le gouvernement en s’occupant avec une longue rencontre avec le ministre l’intérieur pour parler de 15 sujets sans importance.

En parallèle, Rohani s’est rendu à sa réunion annuelle avec la direction de la Banque Centrale iranienne pour affirmer que tout allait en raison de l’élimination des tumeurs cancéreuses du système bancaire du régime (faisant référence aux compagnies de crédit qu’il avait lui-même créé pour dépouiller la classe moyenne du régime et qui ont étaient à l’origine du soulèvement du peuple), mais sans évidemment reconnaître sa responsabilité et sans proposer l’indemnisation exigée par les victimes de cette escroquerie !

Ce choix était dicté par la nécessité de garder limité le pouvoir d’achat des gens en prévision à une pénurie renforcée par les nouvelles sanctions promises par Washington et implicitement acceptées par l’Europe et la Russie.

En fin de la réunion, Rohani a invité tous ses adversaires (des barbouzes parlementaires) à admettre que tout allait bien cesser de le critiquer de manière irréfléchie (« par manque de réflexion »).

Les barbouzes parlementaires se sont focalisés sur ces mots insultants de Rohani au lieu de critiquer sa dissolution du conflit à propos de ses compagnies de crédit. Nous avons conclu qu’ils étaient tous de mèche pour évacuer le problème, car le choix du bras de fer imposait aux responsables de limiter le pouvoir d’achat et aussi garder les dernières économies du régime pour eux-mêmes.

On n’a pas constaté un retour de la crise. La solution satisfaisait donc tous les responsables du régime.

Mais ce choix de bras de fer avec les Français n’a pas provoqué de crise générale bénéfique au régime ou même une crise restreinte chez les Coqs sportifs du Quai d’Orsay. Après un temps de réflexion, ils nous ont surpris en contrattaquant via Le Drian en personne dans le JDD pour annoncer qu’ils n’étaient pas optimistes et espéraient que les mollahs de reconnaîtraient l’inquiétude provoquée par leurs missiles sans quoi la France se verrait contrainte d’adopter de nouvelles sanctions à leur encontre !

Le ministère des AE du régime et les Chefs Pasdaran n’ont pas réagi. Visiblement, ils ne s’attendaient pas à ce que leur fermeté assumée ne provoquer aucune crise nulle part et les expose rapidement à de nouvelles sanctions ! C’était un échec à 300% ! Zarif est allé au Parlement au prétexte de répondre à des questions sur des défauts bénins de sa diplomatie, mais sans doute pour trouver une solution concertée avec les barbouzes parlementaires qui pouvaient critiquer son échec et opter pour la rupture après leur échec à 300% !

À l’issue de ce rendez-vous de plusieurs heures, le porte-parole du ministère des AE a qualifié de délires les craintes des Français pour préciser que le programme balistique du régime ne représentait aucun danger pour qui que ce soit et que de fait il ne serait pas arrêté. Dans la foulée, Boroujerdi, le député responsable de la commission parlementaire des AE a déploré que la France jadis si bien gouvernée sous Chirac soit à présent entre les mains avec des QI bien bas !

En résumé, par des qualifications insultantes, les mollahs entendaient blesser les Coqs sportifs de Paris et les pousser à se braquer et renoncer à leur détour en Iran afin de crier à une rupture évidente du dialogue et de fait provoquer une crise générale bénéfique au régime !

Mais les Cocoricos qui avaient enfin trouvé une parade face aux mollahs n’ont pas craqué. Le Drian a quitté la France et avant son arrivée, le président Macron a appelé « son homologue iranien » Rohani sur un ton amical pour l’invité à influencer les Syriens à propos de Ghouta pour l’engager de facto sur la voie de l’apaisement et permettre à m-AE d’en tirer le meilleur profit possible !

Rohani n’a pas reculé et lui a demandé de faire pression sur l’Arabie Saoudite pour empêcher sa guerre qui provoquait une importante famine infanticide au Yémen pour neutraliser sa pression avant d’affirmer que le développement des missiles iraniens ne pouvait être régi par la résolution 2231 sur les activités nucléaires du régime et qu’il comptait surtout développer les relations franco-iraniennes qui ont toujours été bien stables. Macron a compris que son m-ae ne pouvait pas gagner des points pour la France en Iran.

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Le Drian a eu une confirmation de ce même échec pour la France, car les mollahs avaient organisé une manifestation anti-française à l’aéroport pour le mettre sous pression à quelques heures des rencontres qu’ils devaient avoir le lendemain.

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Heureusement, le nombre peu élevé de participants à cette fausse manifestation spontanée a aussi démontré que le régime manquait de soldats issus de sa classe moyenne pour ses provocations. Cet isolement inquiétant ne pouvait cependant qu’encourager sa rage de réussite. Le Drian allait avoir une journée bien pénible chez les mollahs.

Le lundi 5 mars 2018 (14 Esfand 1396), les mollahs devaient rencontrer les Français pour provoquer une crise et obtenir un arrangement en faveur de leur régime. Les mollahs avaient opté pour une approche très agressive et provocatrice en reprochant à la France sa dissuasion en qualifiant Le Drian de grand charmeur aux ADM !

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Avant que le Français rencontre le milicien Shamkhani, le secrétaire du Conseil de Sécurité du régime, les mollahs ont aussi parqué leurs quelques miliciens manifestants devant l’ambassade française pour parler de l’affaire du sang contaminé et les lois anti-voile pour mettre en fuite leur invité et crier au scandale !

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Mais, ils n’ont pas réussi. Le Drian a tout de même continué sa mission dans l’espoir que l’échec du régime et une éventuelle crise à ce moment obligent les dirigeants à revoir leur attitude. Sa première rencontre a été un échec, car Shamkhani a déploré la soumission française aux États-Unis et il a invité le ministre français des AE de défendre plus tôt l’accord de Vienne en critiquant et sanctionnant l’application irrégulière de cet accord par les Américains.

Le Drian n’a fait aucune déclaration de ce genre, mais on ne sait pas ce qu’il a répondu, car il a gardé le secret à ce sujet et les mollahs n’ont guère révélé ses propos. On pouvait en conclure qu’il avait répété ses menaces tout en restant discret à ce sujet dans l’espoir un revirement de la part des mollahs.

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Au même moment, le prince Mohammad Ben Salman (MBS) en visite en Égypte a annoncé un renforcement de ses liens avec ce pays avant de partir pour Londres puis à Washington pour renforcer le front anti-mollahs !

Les mollahs, dépités par leur insuccès et cette tournée saoudienne, ont remis en cause leur coopération avec CTBT, l’organe chargé du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires, en niant l’installation de ses appareils de mesure en Iran ! Mais ils n’ont pas réussi à provoquer de crise !

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Les mollahs ont alors bénéficié d’un plein soutien des barbouzes parlementaires, car ils annonçaient la diminution de signature en faveur de la remise en cause de la gestion de Rohani et se sont occupés à parler sans fin de la loi anti-corruption par la saisie des avoirs illégaux de tous les dirigeants sans à aucun moment menacer les membres du clergé, de la milice ou du gouvernement.

Les chefs Pasdaran ont aussi soutenu l’effort de provocation des mollahs en cessant de parler !

Le m-AE des mollahs a profité de ces soutiens pour relancer l’effort de la provocation en recevant Le Drian et en répétant ce qu’il avait déjà attendu chez Shamkhani (la nécessité de s’émanciper des États-Unis et aussi que la résolution 2231 ne concernait en rien les missiles du régime. Il a aussi inversé la pression en précisant que ces missiles seraient maintenus comme un dispositif de dissuasion afin d’empêcher des agressions comme celle de Saddam avec le soutien de la France.

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Le Drian n’a pas réussi à faire reculer les mollahs en parlant de leur programme balistique, de la Syrie, de Yémen ou du Hezbollah. Sans doute, il manquait d’arguments à visée coercitive. Zarif et son représentant à l’AIEA ont profité de la prudence française et ont menacé que le régime reprendrait l’enrichissement à 20% en seulement 48h si la France s’avisait de sanctionner le régime !

Le directeur de l’AIEA a vite organisé une conférence de presse pour insister sur le respect de l’accord par le régime afin d’éviter cette escalade qui pouvait remettre en cause le Traité de la non prolifération.

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La France avait finalement œuvré contre son propre intérêt qu’est la préservation de l’accord pour avoir un droit de regard sur l’Iran et les mollahs ! La partie politique de la visite de Le Drian est ainsi arrivée à terme sans aucun succès pour la France. Le Drian n’a rien dit, car il ne voulait pas admettre l’échec de sa mission montée pour doubler ses alliés naturels et la coalition 5+1 ! La France avait trahi ses alliés sans rien gagner. Ceux qu’elle avait trahis (les Allemands, les Anglais et les Russes) allaient utiliser son échec pour la mettre sur la touche et se hisser au premier plan dans la gestion de la crise évidente à venir avec les mollahs !

Cependant, Le Drian devait tout de même inaugurer l’exposition du Louvre qui avait été prévue pour faire la fête après un geste d’ouverture des mollahs alors qu’ils n’en avaient fait aucun !

Mais les Français n’étaient pas les seuls perdants de la journée, les mollahs avaient aussi échoué dans la mission de provoquer une crise franco-iranienne ou mieux encore une crise internationale malgré le nombre élevé et la qualité de leur provocation, mais ils n’avaient pas osé tenter une action forte et spectaculaire quand tout avait échoué ! Et leur échec combiné à cette prudence avait à nouveau semé la panique parmi les nantis du régime. Les ventes d’actions avaient atteint 583 milliards de tomans en faisant baisser l’indice de 156 points. Le niveau peu élevé de la chute signifiait que les actions vendues étaient les actions encore stables des plus riches. Cela signifiait que le régime avait réussi à duper sa classe moyenne avec ses gesticulations, mais pas ses plus gros nantis. Par ailleurs, en l’absence de dollar disponible sur le marché (en fait rationné à 1000 $ par acheteurs depuis le début de la semaine), les paniqués s’étaient rué sur l’achat de l’or et avaient provoqué une pénurie et de fait son taux avait augmenté de 19000 tomans (soit une variation 10 fois supérieure à la normale).

Les mollahs ont annoncé qu’ils avaient bien tenu tête aux Français dans la mission de provoquer une crise franco-iranienne ou mieux encore une crise internationale malgré pour s’éviter une plus grande crise et l’ont envoyé chez Rohani pour parler business. Mais ce dernier n’a rien obtenu du Français.

Mais les mollahs ont surtout divulgué les propos de Rohani avant d’évoquer l’exposition que Le Drian devait inaugurer pour donner l’illusion que la journée n’avait pas été une catastrophe. Mais il n’y avait aucune VIP du régime à cette cérémonie inutile et le visage défait de Le Drian a sans cesse montré que tout était perdu pour les Français (et aussi pour le régime du fait de la singularité de leur initiative).

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La déception des Français et des mollahs a dû sans doute s’amplifier avec l’unité des points de vue de Trump et Netanyahou sur les mollahs et la défilée des sénateurs américains au gala de l’AIPAC (le lobby américain pro-Israël) pour appeler à l’adoption la plus rapide de nouvelles sanctions anti-mollahs !

L’ONU a aussi déprimé les Français et les mollahs avec le rapport de son secrétaire général sur les violations permanentes et répétitives des droits de l’homme en Iran.

Les mollahs ont censuré les soutiens américains à Israël et aussi le rapport sur leur bestialité. Puis, ils ont publié de nombreux communiqués pour attester d’avoir été bien rudes avec Le Drian afin de convaincre leurs interlocuteurs internes qu’ils n’avaient pas failli à leur mission et qu’ils allaient sans doute parvenir à la crise indispensable au régime très rapidement !

Le mardi 6 mars 2018 (15 Esfand 1396), les mollahs avaient raté leur grand plan d’exploiter l’envie irrépressible des Français de jouer un rôle dans la région et à présent, ces derniers devaient sans doute les attaquer pour coller à la ligne générale plutôt anti-mollahs ! À la une d’Iran, le gouvernement décrivait Le Drian comme soumis à Rohani et affirmait que ce dernier l’avait bien sermonné Le Drian en insistant sur la nécessité qu’il s’attèle à défendre l’accord de Vienne (en s’opposant à Trump).

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Le clergé avait aussi qualifié ses missiles de dissuasifs et mis en avant la menace de reprise de l’enrichissement à 20% pour rejeter définitivement tout dialogue et provoquer une bonne crise en sa faveur !

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En revanche, les cadres miliciens en conflit avec les mollahs, avaient rappelé les positions faussement dures du régime (tout en menace et dénuées d’actions) pour souligner leur soumission et encourager la panique. Les gens du clan en déclin de Rafsandjani avaient souligné la hausse du prix de l’or et aussi que le gouvernement avait annoncé la saisie des chéquiers des nantis paniqués au prétexte de leurs refus de rembourser des prêts abyssaux obtenus (grâce à leur fidélité au régime).

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Ainsi la direction du régime faisait comme toujours de la propagande et ceux exclus de la direction œuvraient pour détruire celle-ci et sa propagande. La direction du régime a ajouté une couche de propagande de la force simulée grâce à une déclaration de Velayati (le pédiatre devenu grand tacticien de la stratégie terroriste du régime) : nous ne négocierons pas avec la France même si elle nous sanctionnait ! Le porte-parole du gouvernement a aussi continué la simulation en affirmant que ses supérieurs avaient signifié à Le Drian que son pays de se mêler des affaires du Moyen-Orient.

Les chefs Pasdaran ont aidé le clergé en difficulté en s’abstenant de tout commentaire. Mais ils ont critiqué les verbiages du gouvernement en affirmant via leurs organisations estudiantines que Zarif était offensif seulement sur Twitter. Par cette attaque qui était également du verbiage, ils ont caché leur propre passivité et la peur d’agir par crainte de nouvelles sanctions à leur encontre.

Les VIP de la direction du régime ont aussi tenté de faire oublier l’épisode français en plantant des arbres pour la journée de l’arbre !

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Cette fuite de la réalité de la défaite du régime par ses responsables a paniqué leurs compagnons. Ils se sont mis à vendre leurs actions. L’indice s’est mis à chuter. Le régime acheté 483 milliards de tomans d’actions pour les apaiser et limiter la chute de l’indice boursier. Celui-ci a fini à -192 par rapport à la veille. Le régime a aussi relevé de 18 tomans le taux de vente de dollar aux cambistes pour limiter sa perte de dollar. Le taux relativement limité de la chute malgré une dose moyenne d’injection de fonds et le taux limité de hausse du dollar signifiaient que la crise n’était pas très forte concernaient les petits et grands actionnaires. Sans doute, certains étaient encore dupés par la simulation de force des slogans des dirigeants.

Mais cette illusion a été mise à mal au cours de l’après-midi, car en réponse à l’échec de la mission d’apaisement de Le Drian et en réponse aux inquiétudes de Netanyahou, les Américains ont rappelé qu’ils n’entendaient pas sortir de l’accord de Vienne, mais qu’ils œuvraient pour imposer l’inspection des sites militaires du régime pour savoir s’il avait des laboratoires nucléaires secrets ou s’il y développait des missiles nucléaires. Les autres grandes puissances n’ont pas critiqué cette déclaration. Les mollahs ont gardé le silence, car ils n’osaient pas s’y opposer, car cela allait attirer l’attention sur leurs bases de missiles et donner des arguments à leurs adversaires internationaux.

Les principaux dirigeants se sont retrouvés à la réunion hebdomadaire du Conseil de surveillance d’Internet. Le commandant en chef des Pasdaran a attribué tous les problèmes du régime à l’accès non contrôlé à l’internet (accès aux infos et aux réseaux sociaux hostiles au régime).

Mais aucune décision (arrêt, ralentissement ou censure) n’a été prise, car d’une part, un bon accès au net et ses infos est nécessaire pour le commerce. Ralentir encore davantage la vitesse des connexions peut ruiner certains des derniers compagnons du régime et les convaincre de rejoindre le peuple. D’autre part, le régime ne peut censurer ou surveiller ses réseaux sociaux, car il n’avait pas compris que le modèle acheté aux frères Durov avait été conçu de manière à coder les messages pour protéger ses utilisateurs.

Les dirigeants se sont même abstenus de tout commentaire pour ne pas montrer leur impuissance dans un monde de plus en plus hostile avec un régime de plus en plus instable ! Ce silence passif ne pouvait que confirmer leur impuissance et développer la panique au sein de leurs compagnons.

Le mercredi 7 mars 2018 (16 Esfand 1396), les mollahs conscients de leur fragilisation avaient mis à la une de leurs journaux iraniens leur volonté d’écoute pour que la ’’contestation ne débouche pas sur la haine’’ ! Ce qui était déjà le cas ! Cela signifiait qu’ils craignaient le retour des actions très fortes avec la fin de l’hiver. Leur déclaration était donc maladroite et pouvait accentuer la panique !

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Leur média anglophone montrait le Guide en train de planter un arbre pour donner une image pacifiste du régime afin de faire oublier ses provocations des derniers jours et lui permettre de trouver des alliés dans un monde presque à 100% unis contre lui.

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Mais les cadres miliciens avaient bousculé cette image rassurante en affirmant que tous les médias occidentaux parlaient de l’échec de Le Drian et de l’apaisement avec le régime !

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Deux heures plus tard, les cadres miliciens ont continué à bousculer encore davantage les mollahs en révélant sur le site d’info FARS (Perse en arabisé) que les ministres des AE des pays arabes étaient réunis à Alger pour préparer lez prochain sommet de la Ligue Arabe qui devait avoir lieu en fin de la semaine et tous critiquaient le régime. Parmi eux, les dirigeants de Bahrain avaient décroché la palme en affirmant que les mollahs faisaient du terrorisme, car ils se croyaient au-dessus d’Interpol, les menaçant d’être sous peu tous sous mandat d’arrêts internationaux !

Fars a complété cette promesse déprimante de la Ligue Arabe en révélant que sa déclaration finale de la réunion préparatoire condamnait le rôle destructeur du régime dans tout le Moyen-Orient, présageant une conclusion similaire dans deux jours pour appuyer de nouvelles sanctions contre le régime.

Fars a aussi augmenté la pression sur le régime en révélant que MBS était à Londres chez Theresa May pendant que les m-AE saoudien et anglais (Al Jubeir & BoJo) se rencontraient pour condamner encore le rôle destructeur du régime !

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Ce rapprochement hostile au régime a été un coup de massue pour les mollahs et leurs alter ego en tenue milicienne car les Anglais ont créé le Howzeh, le clergé organisé chiite, avant d’œuvrer pour son accession au pouvoir. À présent, ils pouvaient utiliser toutes les informations sur les mollahs et leur régime pour les abattre !

Dès l’annonce de cette très mauvaise nouvelle, les barbouzes parlementaires ont conclu à la défaite du régime et ont pris leur distance et se sont approchés du peuple en annonçant qu’ils voulaient très vite adopter leur projet de loi de saisie des avoirs illégalement obtenus par les patrons du régime au cours des 39 dernières années !

Ils ont aussi menacé la stabilité du régime en annonçant qu’ils allaient entendre les ministres de l’Emploi, des Transports et de l’Agriculture pour leurs trop mauvais résultats et obtenir leur limogeage et aussi œuvrer pour celui de Rohani pour son rôle dans l’affaire des fausses banques (destinées à dépouiller les gens du régime pour les contraindre à rester à ses côtés).

La nouvelle de l’adhésion des Anglais à la lutte contre le régime a aussi provoqué un tsunami de panique. Le nombre des mises en vente a explosé à la bourse et l’indice est devenu descendant. La panique a été telle que le régime a dû accepter d’acheter pour éviter que les gens ne demandent le retrait de leurs avoirs de ses banques en faillite et entraîne de facto l’effondrement de tout le système ! Le volume des ventes s’est approché de 1000 milliards (225 millions de dollars) de tomans vers midi après seulement une heure de panique ! Le régime a augmenté son taux de dollar de 47 tomans pour limiter ses pertes en dollar.

Les chefs Pasdaran sont sortis de leur silence et ont annoncé une exposition de nouveaux missiles (dont on n’a vu aucune image) et la mise en production de leur dernier grand missile. On n’a encore rien vu, ce qui signifiait qu’ils bluffaient pour provoquer une crise et installer un chantage à la déstabilisation régionale pour se poser en arbitres et forcer les ennemis du régime à cesser leurs pressions ou encore parvenir à négocier la chute du régime par leur rupture en échange de la possibilité de fuir avec leur magot pour un exil sécurisé.

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La Panique a continué à la bourse. Celle-ci a fermé ses protes après 12h30 avec 1900 milliards de tomans (équivalant à 432 millions de dollars) et un indice de -131 par rapport à la veille. L’écart très élevé entre la valeur des ventes et de l’indice signifiait que les actions achetées étaient les moins sensibles, dont les plus stables. Les plus nantis du régime, les mollahs eux-mêmes avaient paniqué et avaient demandé à leurs agents financiers de vendre des actions !

Rohani alors en conseil des ministres a contré les députés en affirmant qu’ils n’étaient pas les porte-parole du peuple et qu’il était le seul porte-parole du peuple, car il avait été élu président ! Ils ont aussi invité les gens à faire preuve de solidarité pour que les chefs Pasdaran restent solidaires du clergé. Son appel était la preuve qu’il n’avait pas les moyens de punir les rébellions au sein du régime. L’absence de réponse à son appel à la solidarité a confirmé son isolement !

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Rohani a alors appelé ses homologues turc, irakien et russe pour signer des contrats et démontrer son utilité, mais aucun n’a fait l’effort de l’aider et d’aider ainsi le régime. Il a alors envoyé une délégation de business vers la Chine dans l’espoir de se renforcer dès le lendemain.

Le clergé en danger par la faute de la panique de ses membres et de ses serviteurs ainsi que l’incompétence de son président et ses ministres a annoncé la visite de son plus haut représentant, le Guide, aux familles des miliciens tombés la semaine dernière face aux derviches (faux opposants du régime) pour insinuer qu’il avait le soutien de derniers miliciens du régime ! Mais in fine, une seule famille de milicien a accepté de jouer le jeu et l’échec de la simulation du clergé a surtout permis de confirmer son isolement !

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Alors que le régime était totalement sous le choc après le soutien affiché par les Anglais à ses ennemis, le président français Macron s’est rendu au dîner de CRIF pour effacer sa bourde d’avoir cru à un apaisement avec les mollahs. Il s’est impliqué dans le grand jeu contre les mollahs en affirmant dans son petit discours qu’il allait prendre des mesures contre ces derniers !

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Les mollahs ont caché la nouvelle. Les cadres miliciens (pro-peuple pour sauver leur vie) ont pris un malin plaisir à annoncer la nouvelle pour maintenir la panique qui avait secoué le régime au cours de la semaine à venir qui s’avérait bien difficile avec la fête du feu et la rencontre prévue à Berlin entre les Américains et les Européens pour sanctionner l’ingérence des mollahs au Yémen et en Syrie.

Dans la soirée alors que les mollahs étaient bien sous pression, la base militaire de Dezfoul, dépôt de missiles et de blindés du régime a explosé. Le régime a parlé d’un accident ! Mais on pouvait aussi supposer que le personnel chargé de garder les lieux, officiers qui n’ont cessé d’affirmer leur soutien au peuple sur les réseaux sociaux, avaient retourné leurs armes contre le régime ou laisser les forces patriotiques le frapper pour rappeler que la contestation était désormais aussi bien hors régime qu’en son sein.

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Le jeudi 8 mars 2018 (17 Esfand 1396), le journal Iran, porte-parole du gouvernement, annonçait du commerce sans dollar avec la Turquie et un accord de principe d’investissement avec les Chinois comme des victoires de grande envergure ! C’est tout ce que Rohani avait obtenu depuis la veille et ce n’était guère brillant !

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Abrar avait en revanche souligné l’échec de Rohani en révélant que sa démarche en Russie avait été encore plus mauvaise, car il avait dû s’engager à acheter 100 avions Super Jet à Poutine sans obtenir le moindre soutien diplomatique !

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Les cadres miliciens soulignaient l’isolement des mollahs en révélant que la Corée du Nord (le partenaire et fournisseur balistique du régime qui avait déjà la bombe nucléaire et les missiles pour les livrer) était en difficulté face à Trump, car malgré les efforts de son dirigeant Kim Jong-Un les sanctions américaines persistaient ! Le journal insistait aussi sur la crise du dollar (pénurie du dollar) pour garder les paniqués dans leur état !

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Le clergé a tenté de nier son isolement en annonçant un rendez-vous entre le Guide et des centaines de « Maddah », les gens chargés de louer la grandeur de l’Islam ou plus prosaïquement des prédicateurs, pour insinuer qu’ils ne manquaient pas partisans pour combler le manque évident de miliciens à leur côté. On a vu une petite foule avec des gens qui n’étaient pas en âge d’être des Maddahs. Il semblait être des indigents payés pour s’assoir autour du Guide et cela n’était pas bon pour le clergé.

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Le Guide a compensé cette preuve évidente de l’isolement du clergé par un discours apparemment agressif en déclarant qu’il ne négocierait pas avec les Américains sur les choix régionaux du régime et ne leur parlerait que s’il devait se rendre aux États-Unis !

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Les indigents engagés pour jouer les défenseurs du régime ont ri sans savoir que le mollah proposait discrètement une négociation à Trump pour devenir son partenaire régional ! L’insinuation étant un peu trop voyant, les médias du régime ont vite oublié l’offre maladroite du vieux mollah et ont tenté de faire diversion avec des discours écologiste et féministe à l’occasion de la journée internationale de la femme. On a alors entendu des grossièretés inattendues comme le fait que la femme était très respectée dans l’islam, car elle tenait si bien la maison pour son mari !

Les fausses féministes du régime ont sans doute critiqué discrètement ses propos, mais elles n’ont rien fait pour promouvoir leur rôle de soupape de pression du régime, car elles ne pouvaient pas s’agiter sans parler de la contestation de la rue et le rejet du voile qu’elles ont toujours justifié grâce à des acrobaties intellectuelles invraisemblables. Les mollahs ont aussi oublié ce thème de féminisme qu’ils ne maîtrisent pas et qui pouvait déboucher sur la remise en cause de leurs fausses féministes !

Après un long silence, l’ex-patron des services secrets de Pasdaran, Hajarian, auto-promu théoricien de la fausse opposition et de la simulation de la démocratie, a pris la parole pour dire que le mouvement des réformes (qui était initialement conçu pour raviver les valeurs islamistes) avait depuis toujours comme objectif la laïcisation du régime !

Étant donné que personne n’a critiqué cette déclaration, nous avons conclu que Hajarian avait parlé avec l’accord des mollahs et des chefs de la milice pour ouvrir la voie vers une libération du régime avant que ses derniers membres (paniqués par l’adhésion des Anglais à Trump) ne se sauvent pour sauver leur vie !

En complément à cette démarche, le conseiller politique du ministre de l’Intérieur de Rohani, a annoncé que le gouvernement n’entendait plus s’opposer aux contestataires, mais dialoguer avec eux et a invité les gouvernements et les préfets miliciens du régime à descendre dans la rue pour se mettre à l’écoute des contestataires !

Mais cette invitation n’a pas été suivie ! Par ailleurs, aucun membre de la fausse opposition du régime n’est monté à créneau pour participer à l’ouverture idéologique proposée par Hajarian. Il était clair que les gens avaient peur d’ouvrir les vannes de la digue et être emportés par des torrents de critiques et de revendications les unes plus fondées que les autres ! Personne ne croyait possible son absolution par une pirouette tardive !

Les mollahs & associés, sans doute KO après cette nouvelle, ont encore eu un malheur avant la tombée du jour : Kim Jong-Un a finalement plié devant Trump en annonçant qu’il renonçait à ses ambitions nucléaires et a aussi invité Trump à venir en discuter avec lui !

Les mollahs ont frissonné, car le Coréen pouvait se racheter un avenir en révélant les secrets de ses livraisons à leur régime et les emplacements de leurs bases de missiles en raison de la présence de ses experts en Iran ! Son rapprochement signifiait aussi la perte du dernier lieu d’exil possible pour les mollahs et associés. Par ailleurs, cette invitation était la preuve de la bien fondée de la politique de sanctions de Trump et enfin personne ne pouvait lui reprocher que la remise en cause de l’accord avec les mollahs allait provoquer une escalade avec la Corée du Nord ! Trump avait vaincu les arguments contre ses sanctions et son style par cette victoire diplomatique hors du commun !

Les mollahs plus seuls que jamais ont censuré la nouvelle pour cacher leur défaite annoncée !

Trump conscient de retombées anti-mollahs de sa rencontre Kim Jong-Un a accepté son invitation. Les mollahs ont encore censuré la nouvelle. Ils ont aussi tenté la diversion en critiquant un spectacle de danse de fillette qui avait eu lieu avec leur autorisation au moment de l’anniversaire de Zahra, la fille de Mahomet. Mais leurs complices sans doute trop déprimés par leur défaite désormais incontournable n’ont pas eu l’énergie de participer à cette diversion.

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Les mollahs sont allés au lit avec l’esprit torturé, car ils devaient parler dans leur sermon de vendredi et ils ne savaient s’il fallait modérer leur langage ou se surpasser en provocation pour parvenir à une crise majeure avant la rencontre qui devait consacrer Trump et sceller leur condamnation à mort.

Le vendredi 9 mars 2018 (18 Esfand 1396), les mollahs ont commencé la journée avec la reprise de leur diversion de la veille, mais cette tentative a également été un échec. Les barbouzes installés par les mollahs au Parlement ont reparlé de la nécessité d’une adoption rapide de leur projet de saisie des avoirs des patrons du régime afin de se dissocier d’eux et s’approcher du peuple !

Les cadres miliciens des médias qui sont déjà bien engagés dans cette voie ont prêté main-forte à cette tentative de rupture en diffusant le texte de ce projet de loi !

Les chefs de la milice ont tenté d’empêcher l’avènement de cette loi en affirmant via leurs pions universitaires que la constitution du régime avait des articles pour combattre l’enrichissement des dirigeants, mais leur texte était confus et n’a pas de succès interne.

Les mollahs conscients que leur régime vacillait ont consacré la première partie de leur sermon à la condamnation des responsables corrompus qui donnaient une mauvaise image du régime et ont promis de les arrêter, mais ils n’ont pas parlé de la loi qui devait les viser. Leur discours n’indiquait également pas ce qu’ils allaient faire pour punir ceux qu’ils allaient sacrifier ! Cette première partie était donc un geste pour apaiser les parlementaires pour les empêcher de continuer leur fronde. Pour nous, ils n’avaient pas convaincu et ne pouvaient pas arrêter la fronde interne des leurs parlementaires.

Le sermon de vendredi. Après cette tentative pour apaiser leurs valets révoltés, le mollah qui parlait en ce jour a parlé de l’échec du modèle social occidental « avec des familles décomposées, un taux de suicide très élevé, des mariages avec des animaux ou des homosexuels » pour convaincre les Iraniens de ne pas continuer leur contestation alors qu’ils allaient enfin avoir plus de facilité grâce à l’envie de rupture de nombreux derniers serviteurs du régime ! Cette partie ne pouvait évidemment pas ralentir la contestation, car le modèle qu’il décriait (des familles décomposées et un taux de suicide très élevé) est le modèle actuel en Iran, résultant de 39 ans de leur mépris pour le peuple et son confort.

Le mollah du jour a enfin terminé son discours sur la fête du feu, interdit par le régime et pressenti cette année comme une occasion de contestation à vaste échelle du régime, en affirmant que l’Islam n’avait jamais interdit les fs traditionnelles et il espérait que les opportunistes ne puissent pas profiter de cette fête pour perturber le mental des Iraniens ! Sachant qu’il y a un an, le régime interdisait cette fête, la présente approche était un geste d’apaisement pour atténuer la contestation attendue le mardi suivant. Mais pour nous, le régime avait avoué son incapacité à s’opposer à la vague contestataire prévue.

À aucun moment, il n’y eut la moindre allusion aux deux événements marquants de la semaine à savoir l’adhésion des Anglais au front anti-régime (ce qui avait entraîné une panique monstre) et la soumission de la Corée du Nord à Trump (ce qui avait entraîné la quasi-rupture des barbouzes du Parlement et devait provoquer une panique financière plus importante que cette semaine).

En résumé, les mollahs et leurs associés en kaki avaient dissimulé les nouvelles qui annonçaient leur condamnation programmée et avaient aussi choisi l’apaisement avec leurs révoltés internes et avec le peuple pour retarder cette chute. Mais leur discours manquait de pertinence et ils devaient en principe avoir droit à une contestation forte tant parmi leurs serviteurs que du côté des Iraniens !

L’absence de reprises de ce sermon par leurs associés et fidèles a confirmé son manque de pertinence. Les mollahs ont cessé de parler laissant le champ libre à leurs serviteurs révoltés. Mais ils sont revenus dans la soirée avec une nouvelle déroutante : ’’un groupe d’activistes chiites liés à l’un de leurs ayatollahs avait envahi leur ambassade à Londres, avait baissé leur drapeau et monté à sa place son drapeau islamiste !’’ Londres était accusé de promouvoir un nouveau modèle islamiste violent pour l’Iran ! Le clergé impuissant face à la contestation entendait affirmer que celle-ci allait porter au pouvoir un groupe islamiste inconnu avec le soutien de Londres pour déprimer les contestataires et les dissuader de continuer ! Son histoire ne tenait pas debout, car le leader du mouvement qu’il citait se trouve en Iran et il n’avait rien tenté à son encontre. Son plan ne pouvait aussi convaincre les gens, car l’Islam est fini en Iran. Les mollahs faisaient encore n’importe quoi, car ils ne savaient pas ce qu’ils devaient faire !

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En conclusion, les mollahs ont subi une série de défaites de plus en plus fortes depuis 3 semaines :
l’attaque israélienne de leurs positions en Syrie avec l’accord de la Russie,
l’absence de mobilisation pour l’anniversaire de la révolution islamique,
la poursuite de la contestation ouvrière et la paralysie totale du pays,
la grève très contrariante des cambistes,
le maintien du régime sur la liste noire du FATF = Interdiction d’investissement en Iran
l’adoption d’une résolution russe du Conseil de sécurité de l’ONU contre les intérêts du régime,
la pénurie de dollar, la hausse du dollar et de l’or,
la rupture de réformateurs du nord du pays,
l’échec de leur menace sur le détroit d’Ormuz,
l’échec d’un deal avec les Français,
Leur échec à trouver un allié pour fuir le pays,
l’adhésion des Anglais aux Saoudiens et enfin,
la soumission de leur plus important allié (la Corée du Nord) à leur plus important ennemis (les Etats-Unis).

Les événements et les réactions des mollahs ont démontré que ces derniers n’avaient pas de stratégie pour avancer ou rebondir. Ils avaient perdu leur capacité de résilience ! Ils cherchaient sans cesse des moyens pour duper leurs ennemis les plus proches car ils estimaient que le danger s’approchait. Ils n’ont cessé de bluffer et continuent encore pour retarder les échéances avant que les problèmes internes et le peuple boostés par Trump et ses alliances de plus en plus fortes les fassent tomber de leurs nuages décrépites.