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Semaine en images n°520 :
Le point de vue d’Akila !

06.03.2018

Récemment, les mollahs avaient été accusés d’aider les terroristes Houthis et s’étaient retrouvés menacés d’être sanctionnés à l’issue des rencontres prévues entre m-ae américain et ses homologues d’EU3.

Les gens du régime avaient paniqué et avaient tenté de se débarrasser de leurs avoirs et acheter des dollars pour fuir... Le gouvernement désigné par le clergé avait alors tenté un deal avec Washington via les Kurdes puis un deal contre Washington avec l’aide des Français.

La France avait accepté la proposition en annonçant la visite de son m-ae à Téhéran dans l’espoir de marquer des points sur la scène internationale et aussi pour préserver ses contrats d’achats pétroliers bon marché avec les mollahs ! Mais sous la pression des Anglais et des Allemands, elle n’avait s’était alignée sur la position américaine en acceptant la formation d’un groupe pour réviser les contraintes imposées aux mollahs !

La lutte contre le régime avait alors été renforcée par de nombreuses grèves et aussi des attaques fortes contre les mollahs en plein jour avant un grand rassemblement des retraités de la fonction publique et de la milice à Téhéran pour lancer une grève générale contre le régime !

Les mollahs avaient tenté de sauver leur peau en sacrifiant certains collaborateurs dans le cadre de leur adhésion à la Convention de Palerme. Les gens en danger s’étaient braqués et avaient imposé aux mollahs de rejeter tout apaisement et tout flirt avec les Français (du Quai d’Orsay) qui avaient à présent besoin de n’importe quel succès pour assurer leur propre carrière.

Les mollahs avaient dû renoncer à leur fausse alternative d’une alliance avec la France pour faire front contre le monde entier. Ils avaient commencé à rejeter la responsabilité de leurs erreurs sur leurs collaborateurs pour atténuer les charges à leur propre encontre après leur débâcle prévisible !

Trump avait alors confirmé son intention de s’opposer à leurs projets de déstabilisation dans son discours à Davos, puis il avait annoncé une rencontre lundi avec les autres membres du Conseil de Sécurité pour en parler et définir une ligne d’action commune !

Cette semaine, le régime devait basculer déjà dans l’horreur le dimanche 28 janvier 2018 en raison du rassemblement hostile des millions de retraités iraniens. Sa situation devait se dégrader le lundi 29 janvier, après la rencontre prévue entre les grandes puissances au Conseil de Sécurité ! Enfin, sa situation devait encore se dégrader davantage le mardi 30 janvier après le 1er discours de Trump sur l’état de l’union.



Samedi 27 janvier 2018 | 07 Bahman 1396 | J+24 du soulèvement populaire contre les mollahs | J-1 le grand rassemblement pour généraliser la lutte contre le régime | Le journal Iran, porte-parole du gouvernement, rassurait les gens du régime en annonçant que Trump avait été hué après son discours. Cela n’était pas tout à fait vrai, car il n’avait pas été hué par les représentants d’autres pays comme Macron ou Merkel. Il avait été hué par mes journalistes après avoir critiqué leur mauvaise foi à son encontre. Le régime mentait donc pour insinuer qu’il n’était pas danger alors qu’il l’était.

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D’ailleurs, Tehran Times, le porte-parole du clergé, avait choisi l’apaisement avec les Occidentaux en insistant sur la lutte du régime contre Daesh et sa participation au processus de paix de Genève au même moment.

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Mais cet argument ne risquait pas de l’aider, car il avait aidé Daesh après le retrait du soutien américain par Trump. Il n’avait également pas cessé d’agiter les régions proches d’Israël et avait tout fait pour participer au processus de Genève pour être au courant, préserver ses bases en Syrie et aider le Hezbollah afin de l’avoir à nouveau à ses côtés comme par le passé. Il restait donc très en danger et son choix de l’apaisement indiquait juste qu’il n’osait pas attaquer. Cela ne pouvait que paniquer ses derniers compagnons.

Les membres des factions opposées par intérêt aux mollahs n’avaient pas manqué de les déstabiliser puisqu’Abrar (du clan Rafsandjani) annonçait que la balance du commerce extérieur était à nouveau négative et Javan (cadres Pasdaran) signalait que de nombreux mollahs s’étaient découvert un grand amour pour le peuple et se plaignaient d’avoir été éloignés du peuple par des barrières administratives injustifiables (sans préciser comme cela avait été fait à leur insu) ! En répétant leur propos, les cadres miliciens insistaient sur l’absence de capacité de frappes des mollahs pour encourager les gens à continuer leur lutte !

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La très populaire agence de presse Fars des cadres miliciens (qui sont à l’origine de la récente lutte contre le régime), a continué son à encourager le peuple en démoralisant les gens du régime par la révélation que les mollahs et les chefs Pasdaran avaient tenté d’obtenir le soutien militaire d’Assad ou de Nasrallah via des démarches entreprises depuis la veille. Au Liban, l’ex-candidat au présidentiel Rayissi, n’avait même pas pu rencontrer Nasrallah et avait dû se rabattre sur Nabih Berry qui avait évidemment rejeté sa demande.

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La bourse a ouvert en panique ! Le gouvernement a injecté des fonds et a pu monter l’indice de 80 points, mais les offres de ventes d’action ont augmenté au point qu’il n’a pas pu les satisfaire pleinement. L’indice s’est mis à chuter !

Les barbouzes parlementaires ont pris le parti des retraités qui devaient permettre la généralisation de lutte contre le régime en leur offrant la totalité de la hausse prévue pour leur propre budget !

Le chef du Parlement Ali Larijani a pris le parti des miliciens anti-régime qui critiquent Rohani et l’absence de réponse de sa part pour le remboursement de leur épargne perdu par sa faute. Le clergé a aussi évoqué la responsabilité des 3 pouvoirs pour retourner les accusations contre Ali Larijani et son frère l’ayatollah Sadegh (Larijani) qui préside le pouvoir judiciaire du régime !

Chacun voulait jeter la faute pour un autre ! L’agence de presse Fars des cadres miliciens a rappelé à toutes leurs responsabilités en rappelant leurs méfaits par une nouvelle publication de son dossier sans retouche sur Rafsandjani et un appel de la biographie de son homme de main le général Qassem Soleimani en précisant que le patron de la CIA Pompeo avait promis d’abattre !

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Le gouvernement a alors baissé le dollar de 80 tomans le fixant à 4500 tomans pour sortir les paniqués de la bourse et limiter ses pertes et leur capacité d’acheter des devises. Son plan a réussi, car in fine, il a perdu 352 milliards de tomans en injection de fonds ou d’achat et a perdu 79 milliards de dollars, mais en refusant de satisfaire les offres de vente, son indice boursier, indice de confiance en l’avenir du régime a chuté de 250 points après sa hausse artificielle et a fini à -167 points par rapport à la veille !

En début de l’après-midi, l’agence de presse Fars des miliciens en rupture a annoncé que le gouvernement avait gardé pour lui d’importantes revenues pétrolières. cette agence voulait chauffer à blanc les jeunes qui n’ont aucun avenir et les retraités qui ne sont plus payés depuis des mois !

Le gouvernement a encore parlé de la hausse de ses prêts matrimoniaux non remboursables pour apaiser les jeunes, mais il n’a annoncé aucune date et tout le monde a conclu que le régime promettait encore l’argent qui n’a pas en sa possession. Son second porte-parole, le vice-président Jahangiri, a tenté de rassurer les compagnons du régime sur sa capacité de mobilisation en promettant un très grand rassemblement pour le 39e anniversaire de la révolution islamique et une année de fête pour la célébration du 40e anniversaire de la révolution dans un an ! Mais encore une fois, personne n’a vu le moindre exemple de cette capacité de mobilisation !

Les chefs Pasdaran ont alors annoncé un clash armé avec des éléments de Daesh aux frontières avec le Pakistan et avec l’Irak pour affirmer qu’ils leur restaient peu de gens, mais qu’ils avaient chacun beaucoup de capacité pour défendre le régime ! Mais ils n’ont pas montré les cadavres de leurs victimes et les prisonniers qu’ils affirmaient avoir faits.

Cette propagande intimidante a aussi échoué, car pour casser la déferlante de lutte populaire, l’armée invisible des mollahs devaient avoir des dizaines de milliers de membres et l’on n’en voyait aucun pour mettre fin à des dizaines de grèves qui paralysent le régime ou pour riposter aux attaques de leurs bases et des mosquées du régime !

Tout allait pour le mieux pour les ennemis du régime, leur projet de rassemblement général à Téhéran a été annulé par la chute soudaine des températures et d’importantes chutes de neige à Téhéran et aussi dans 21 régions du pays !

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La lutte avait cependant persisté avec des attaques aux cocktails Molotov contre les bases de la milice et des bureaux du clergé...

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Mais il était clair que le rassemblement projeté ne pouvait pas avoir lieu en raison du froid, du verglas et le fait que la majorité des Iraniens – ceux qui allaient manifester- n’ont pas de quoi se couvrir au propre comme au figuré (pas d’habits chauds et de bonnes chaussures ni de couverture sociale pour se soigner en cas d’un simple rhume).

Dimanche 28 janvier 2018 | 08 Bahman 1396 | J+25 du soulèvement populaire contre les mollahs | Jour du grand rassemblement pour généraliser la lutte contre le régime | Les rues de Téhéran étaient fortement enneigées et l’on ne voyait aucun effort du gouvernement ou de la mairie pour les nettoyer et les rendre praticables ! Idem dans les autres villes et les routes les reliant ! Vraisemblablement, le gouvernement avait ordonné que la neige reste et demeure un problème pour ses ennemis dans l’espoir de les démoraliser durablement et donner du courage à ses partisans désespérés et paniqués !

Le journal Iran, porte-parole du gouvernement et du régime, annonçait la joie de la neige pour démoraliser davantage les gens qui étaient cloués chez eux en raison du blocage des voies et leurs manques d’habits chauds ou de chaussures adaptées à ce genre de situation.

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Ce titre n’avait rien d’innocent, car des millions d’Iraniens vivent dans des bidonvilles et dizaines de milliers qui avaient été privés de logements risquaient, du fait de la neige, de perdre la vie ou d’assister à la mort des plus jeunes ou des plus vieux de leur famille.

En parallèle, le journal Tehran Times, la voix anglophone du régime, annonçait le soutien d’Assad pour intimider les grandes puissances qui devaient se réunir dans 36 h pour décider de son ingérence dangereuse au Yémen. Ce soutien n’étant pas vrai, le régime avait profité du sursis pour bluffer ! Ce choix superficiel était en soi la preuve qu’il n’avait aucun moyen sérieux pour mettre fin aux menaces américaines à son encontre !

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Les factions opposées par intérêt aux mollahs avaient souligné la gravité des menaces contre ces derniers et leur régime en rappelant que Netanyahou allait se rendre à Moscou pour obtenir le soutien de Poutine pour arrêter le déploiement des missiles du régime dans les camps du Hezbollah au Liban et que par ailleurs le régime risquait de sévères punitions, car les Houthis avaient annoncé qu’ils avaient obtenu (de sa part ) de nouveaux missiles susceptibles de leur donner la victoire !

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La situation internationale du régime était potentiellement préoccupante, alors que le régime avait eu un sursis avec la neige et s’était arrangé à le prolonger pour neutraliser l’amplification de la lutte à son encontre après un verdict hostile des grandes puissances et l’affirmation certaine du soutien de Trump à cette lutte dans son discours sur l’état de l’Amérique.

Les barbouzes parlementaires, qui la veille avaient pris le parti des gens qui allaient manifester, les ont oubliés d’autant plus que leur initiative n’avait pas été saluée comme un geste utile et fort par les Iraniens. Désespérés par leur échec, ils ont contesté un peu la dernière version du budget concocté par eux-mêmes pour convaincre les gens de leur sincérité, mais aussi pour déstabiliser le sursis que Rohani s’était accordé afin de l’obliger à leur accorder des moyens pour fuir notamment plus des dollars que ce dernier réserve pour lui-même et ses patrons du clergé !

La bourse devait ouvrir sans la panique observée la veille puisque la lutte contre le régime était gelée. Le gouvernement a boosté l’indice par une injection de fonds. L’indice est monté de 180 points avant de redescendre, car le régime n’avait rien trouvé pour profiter du sursis grâce à la neige. Les gens ont aussi continué leur achat de dollars avant que la réserve diminue sous l’effet du chantage des barbouzes parlementaires. Le régime a dû augmenter le taux du dollar en le passant de 4502 tomans à 4546 tomans pour limiter ces achats. La journée boursière a fini avec un indice faiblement en hausse de 50 points (180-121) et 375 milliards de tomans de frais pour le régime.

Ces mauvais résultats boursiers signifiaient que la panique pouvait à nouveau s’installer à la bourse. Les barbouzes parlementaires ont continué à critiquer le budget du gouvernement pour la prochaine année iranienne qui doit débuter le 20 mars prochain. Le porte-parole du gouvernement a tenté de les raisonner en affirmant que le budget n’était pas censé résoudre tous les problèmes du pays en 1 an !

Les barbouzes parlementaires ont maintenu leur pression en rejetant tout le budget de l’année prochaine et en affirmant qu’ils feraient de nouvelles propositions dans 72 heures c.-à-d. mercredi au lendemain du discours de l’état de l’union de Trump et après la fonte probable de la neige qui paralysait le soulèvement anti régime.

On pouvait supposer que les barbouzes ne savaient pas ce qu’ils devaient faire : ils ne savaient pas continuer à enquiquiner Rohani et les mollahs ou à se positionner plus ouvertement en faveur du peuple afin d’atténuer les poursuites à leur encontre.

La direction milicienne de la diplomatie du régime a tenté de provoquer une escalade diplomatique en affirmant que les Américains aidés par les principales puissances européennes (ceux qui devaient se prononcer sur le terrorisme du régime) étaient eux-mêmes les principaux donateurs de Daesh et étaient aussi en train de transférer Daesh en Afghanistan pour perpétuer leurs présences néfastes dans la région et aussi pousser l’Afghanistan à se détacher de ces derniers. Or, Daesh est depuis longtemps présent en Afghanistan via le réseau Haqqani financé par les mollahs eux-mêmes. Mais personne n’a rien sur ces liens ou les accusations du régime afin qu’il n’y ait aucune crise qui lui soit bénéfique. Les mollahs ont cessé de s’agiter afin de ne pas mettre davantage en valeur leur impuissance à appliquer leur diplomatie de provocation et leur impuissance à sauver leur peau !

La lutte contre le régime a continué en cette journée avec le maintien des grandes grèves en cours, dont celles des cheminots du pays, des 3500 ouvriers de ses aciéries du pays, des milliers du secteur du sucre, et enfin ceux du secteur gazier de Pars Sud et Shahroud. Le mouvement des instituteurs du sud du pays a aussi renforcé par la démission collective de tous les instituteurs de la ville pétrolière d’Aghajari. Par ailleurs, les attaques au cocktail Molotov ont continué et l’absence de riposte ou d’intervention des pompiers a dans chaque cas rappelé le soutien tacite des miliciens de base à la lutte contre le régime.

Ainsi grâce à une neige bien inopportune, le régime avait échappé à un rassemblement hostile à son encontre, mais n’avait pas pu en profiter et était en difficulté grâce à ses guerres internes et au bon moral de ses ennemis.

Lundi 29 janvier 2018 | 09 Bahman 1396 | J+26 du soulèvement populaire contre les mollahs | Dans leurs médias destinés à leurs associés, les mollahs avaient mis en avant la neige et l’impossibilité de la faire fondre pour les rassurer ! Dans leur journal anglophone, ils disaient avoir vaincu Daesh pour se donner une bonne image et éviter des sanctions à l’issue de la réunion sur leur terrorisme

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Les cadres miliciens opposés au régime se sont moqués des mollahs en soulignant l’hostilité des barbouzes parlementaires à leur encontre et que ces derniers comptent uniquement sur la neige pour ralentir la vraie opposition à leur encontre.

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Dans ce contexte hostile, le clergé et son gouvernement ont publié des communiqués officiels pour évoquer l’adhésion du régime à la convention de Palerme afin de donner une bonne image d’eux tout en précisant qu’ils avaient négocié la conformité de la convention avec leurs lois afin de rassurer leurs proches.

Mais ce choix, ainsi que l’argument de compatibilité de la lutte anti-terroriste occidentale avec les lois du régime n’ont pas convaincus les barbouzes affairistes du régime. Par ailleurs, cela ne pouvait pas empêcher de nouvelles sanctions en réponse au soutien du régime aux Houthis.

La bourse a plongé malgré des fonds injectés qui avaient augmenté l’indice de 60 points.

Les cadres miliciens ont continué à critiquer les mollahs en affirmant que leur « gestion de la neige » avait mis en danger des milliers de gens, dont les sans-abris de Téhéran, et ont aussi insisté sur la paralysie économique que ce choix avait engendrée.

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Les mollahs et leurs pions n’ont rien répondu et n’ont pas déployé des équipements anti-neige, espérant continuer la congélation du pays pour limiter de nouvelles manifestations plus hostiles après l’annonce de nouvelles sanctions contre eux.

Les nantis n’ont pas aimé ce choix. Ils ont continué à mettre en vente leurs actions. Le régime, principal acheteur pour contrôler leur panique, a refusé de céder à la pression et seulement 390 milliards de tomans d’actions à ses nantis paniqués. L’indice a chuté sous l’effet des tentatives de vente avortées. À la fin de séance à 12h30, il a fini à -368 unités. Les paniqués se sont rués sur le marché des devises. Le régime a augmenté un peu le taux du dollar en le fixant à 4591 tomans (+35 T) pour limiter l’achat de devises sans cependant trop fâcher les paniqués et les pousser vers le marché noir et de fait contribuer à leur malaise.

Alors que le régime était en sursis, ses dirigeants ont cessé de communiquer pour éviter les questions sur ce qu’il pouvait leur arriver. Leurs adversaires ont aussi évité les sujets importants, car ils ne savaient que choisir. Ils ont aussi organisé des réunions sur des sujets très inutiles pour s’occuper. Le clergé a profité de ce sursis en mettant en marche ses associations islamiques en Europe pour y provoquer une crise en annonçant leur soutien à la nécessité d’une nouvelle intifada contre Israël.

L’opération a attiré peu de monde en Iran et aussi hors Iran. Mais les mollahs ont continué, prouvant au passage qu’ils n’avaient rien de plus fort pour désorganiser le Moyen-Orient afin de sauver leur peau.

Après ce raté, tout le monde a continué ses réunions sans intérêt.

Dans la soirée, peu avant la réunion des 5+1 au conseil de sécurité de l’ONU, le négociateur nucléaire Araqchi était l’invité de la télévision du régime. Il a parlé des grands succès économiques du régime depuis l’accord nucléaire pour rassurer les amis du régime. Ses propos n’ont pas d’été repris et commenté, car tout le monde attendait le verdict des 5+1 sur les fournitures d’armes aux Houthis !

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Washington a rappelé sa décision de former un front hostile au régime avec ses alliés dans une intervention de Pompeo, le parton de la CIA, sur la BBC.

Puis, Tillerson est intervenu au Conseil de Sécurité pour montrer le logo du régime sur les restes de l’un de ses missiles avant de demander une action commune. Les Anglais ont immédiatement soutenu la proposition. Les Français n’ont rien dit. Les Russes n’ont pas fait veto et n’ont pas remis en cause les propos de Tillerson, ils ont parlé de la nécessité d’une expertise, restant ainsi en marge de toute action pour ou contre le régime. Ils pouvaient in fine aller dans le sens de Trump...

Les mollahs ont censuré les propos formulés lors de la réunion, car aucun n’était en leur faveur.

Mardi 30 janvier 2018 | 10 Bahman 1396 | J+27 du soulèvement populaire contre les mollahs | Trump avait partiellement réussi. Il devait en profiter pour justifier la poursuite de ses plans dans son premier discours sur l’État de l’Union

Les mollahs avaient encore mis en avant la neige qui ne fondait pas pour rassurer les leurs ! À la une de Tehran Times, les mollahs avaient mis en avant ses projets économiques forts avec les Anglais, les Russes et les Suisses pour les inciter à prendre sa défense !

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Abrar, l’un des journaux du clan décapité de Rafsandjani, avait révélé que les Chinois avaient annoncé la réouverture des grands comptes iraniens dans leurs banques ABC suite à l’adhésion des mollahs à la convention de Palerme, insinuant que les mollahs avaient certes agi pour amadouer Washington, mais aussi pour pouvoir accéder à leurs comptes bancaires en dehors de l’Iran et être prêts à fuir l’Iran avec leurs magots dès que possible (avant de nouvelles sanctions à leur encontre).

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Les ex-partisans de Rafsandjani entendaient agiter tous les nantis exclus de ce deal. Mais leur article risquait aussi devaient d’agiter les bénéficiaires de ce changement, car la Chine avait exigé la présence des détenteurs des comptes sur place alors que bon nombre d’entre eux ne peuvent quitter le pays en raison des mandats d’arrêt à leur encontre.

Les cadres miliciens en conflit avec le régime avaient choisi d’agiter les plus terribles victimes de la neige, à savoir les habitants de Kermanshâh qui sont privés de logements depuis la destruction de leur logement par le dernier tremblement de terre iranien, en leur disant que les mollahs et les chefs Pasdaran n’avaient rien fait et fuyaient leurs responsabilités en simulant une mésentente sur la réalisation de leur promesse !

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Le régime était menacé de l’extérieur et de l’intérieur. Les barbouzes parlementaires ont fait un pas vers le peuple en apportant leur soutien aux gens de Kermanshâh, mais aussi aux miliciens de base ruinés par les mollahs ou encore aux militaires retraités qui auraient dû manifester contre le régime s’il n’y avait pas eu la neige et un froid polaire à Téhéran !

Le régime était menacé de l’extérieur et encore plus de l’intérieur. Pour rassurer ses derniers compagnons, son m-AE Zarif a riposté aux Américains par un tweet moqueur pour affirmer que le logo sur les missiles du régime était un « Fake », car les missiles du régime n’avaient jamais de logo et le logo que Tillerson avait montré à l’OCU était celui des produits alimentaires du régime. Cela n’était pas suffisant et n’a même pas mérité une réponse américaine ou encore une confirmation russe !

Le clergé a tenté de relancer sa polémique sur Daesh en incluant sa fausse hypothèse dans la leçon matinale du Guide, mais cette provocation n’a rien donné. Le gouvernement a tenté de rassurer les compagnons du régime en annonçant qu’ils détenaient 300 meneurs qui avaient organisé les manifestations à travers le pays et que la lutte contre le régime était finie. Mais l’annonce était fausse et elle a convaincu les partisans du régime que leurs dirigeants n’avaient aucun moyen d’arrêter cette lutte contre le régime et que cette lutte avait des partisans de plus en plus nombreux et parmi eux des gens de valeurs capables de les mener vers leur but ultime. La lutte devait aussi se renforcer après le discours forcément hostile de l’État de l’Union de Trump.

Les gens ont mis en vente leurs actions ! Le gouvernement a refusé d’encourager le krach  : il n’a pas dépassé les 300 milliards de tomans d’achat (70 millions de dollars) et a baissé un peu le taux du dollar (-22 tomans) le fixant à 4579 tomans pour désengorger la bourse, les offres de ventes ont persisté et ont fait chuter l’indice de 488 unités.

Cette panique et la lutte anti-régime (qui continuait) ont mis les mollahs et leurs pions sous pression. Le gouvernement a tenté de rassurer les compagnons du régime en réaffirmant sa fidélité au système islamique par l’annonce d’un rassemblement de tout le personnel du ministère de l’Intérieur sur le tombeau de Khomeiny. Mais on n’a vu aucune image de ce rassemblement et on a supposé qu’il n’y avait pas eu de rassemblement et justement le gouvernement du régime avait perdu un bon nombre de ceux qui devaient le renseigner pour le sauver.

Ali Larijani (le patron de l’Entreprise privée nommée Parlement) a alors pris un peu ses distances avec le gouvernement en affirmant tardivement son soutien aux critiques formulées contre son budget !

Les barbouzes parlementaires, qui avaient fait quelques pas vers le peuple et les miliciens de base devenus anti-régime, mais n’avaient pas été récompensés par des remerciements, ont profité de l’isolement du gouvernement et l’éloignement du chef qui leur a été imposé pour faire un grand pas vers le gouvernement en affirmant qu’ils s’étaient rendu dans la prison Evine pour questionner les meneurs qu’il avait arrêtés !

Les chefs miliciens effrayés par ces changements et les menaces contre le régime ont demandé la fermeture des réseaux sociaux, dont l’Instagram des frères Durov, en les accusant d’être de faux frères et livrer des informations essentielles aux Américains et aux sionistes ! Cette demande était en soi la preuve qu’ils n’avaient pas les moyens d’infiltrer les réseaux sociaux et arrêter ceux qui les utilisent pour organiser la lutte contre le régime !

Cette gaffe et les mouvements au sein du régime ne pouvaient que déboucher sur un autre krach mercredi lors de la dernière journée boursière de la semaine, voire sur un super krach en raison du discours forcément hostile de Trump sur son bilan d’un an à la Maison-Blanche !

Les mollahs ont eu la confirmation de ce qu’ils redoutaient, car Trump a dit qu’il continuerait à combattre le terrorisme nucléaire des mollahs (transmission d’armes nucléaires aux groupes terroristes que ces derniers contrôlent) et qu’il serait encore présent aux côtés des Iraniens en lutte contre le régime ! Le département d’État a complété ce soutien par le rappel du soutien américain à la lutte des Iraniens et des Iraniennes contre le voile obligatoire !

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Après ce discours, Gérard Araud, l’ambassadeur français à Washington, a immédiatement pris sur le réseau twitter une position favorable à Trump à propos du rôle négatif des mollahs dans la région (afin de sortir son pays du bourbier où il s’était fourré la semaine passée).

Les mollahs ont ignoré (censuré) le discours de Trump ainsi que le soutien au refus du voile obligatoire et enfin la note des Français. Mais tard dans la nuit, l’agence Fars des cadres miliciens a révélé le contenu du discours de Trump, mais aussi l’adhésion timide des Français à cette position pour inquiéter les derniers partisans des mollahs et les pousser à déstabiliser leur régime par leurs ventes d’actions.

Mercredi 31 janvier 2018 | 11 Bahman 1396 | J+27 du soulèvement populaire contre les mollahs | Ces derniers ont annoncé la libération des prisonniers de moins de 18 ans pour apaiser la lutte contre leur régime ! Ils ont aussi annoncé qu’ils avaient reçu 12 milliards de crédit de par des Européens pour financer leurs projets pour rassurer leurs nantis paniqués. Par ailleurs, à la une de leur journal anglophone, ils avaient mis en avant leur dialogue avec les Chinois sur l’avenir de la Syrie pour insinuer qu’ils avaient le soutien de ces derniers (alors que la sévérité de ces derniers dans le domaine financier contre le régime ne montrait aucune complaisance de la part des Chinois).

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La faction Rafsandjaniste désormais hostile au régime avait continué à harceler les mollahs en annonçant que Hariri les avait invités à éviter le recours aux armes via le Hezbollah dans son pays ! Les miliciens de base en lutte contre le régime l’avaient mis dans l’embarras en annonçant qu’il allait tirer 3 fusées (3 missiles à têtes multiples) dans une semaine l’occasion de sa journée de l’Industrie spatiale ! Les miliciens de base en lutte contre le régime avaient mis en avant le soutien américain aux actions anti-voile pour encourager leurs camarades à multiplier ce genre d’action !

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Le régime était ainsi gravement menacé de l’extérieur et de l’intérieur. Le gouvernement devait rassurer les siens. Zarif a tweeté que les États-Unis n’étaient pas avec le peuple ! C’était à la fois idiot et sans utilité !

La bourse a ouvert en état de méga panique avec une hausse de 200% d’actions mises en vente !

Le régime a voulu rassurer les gens en affirmant que Khamenei s’était rendu sans protection particulière sur le tombeau de Khomeiny, mais l’image de son arrivée sur les lieux était déjà publiée dans le reportage de Fars sur la détresse provoquée par la neige ! Ce qui signifiait que l’image était prise en avance quand la ville était congelée pour éviter une mauvaise rencontre pour le Guide !

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La panique a persisté à la bourse. Rohani a fait baisser le dollar dit libre avant d’annoncer sa visite avec les membres de son gouvernement sur le tombeau de Khomeiny où il a invité le peuple à participer massivement à la commémoration de la révolution islamique pour affirmer la solidité du régime. Mais on n’a vu aucune image de cette sortie et on a compris qu’il n’avait pas osé cette sortie.

La panique a encoure persisté à la bourse. Rohani a profité des discussions alors en cours pour le processus russe d’Astaneh sur la Syrie pour proposer une initiative similaire à propos de la situation en Haut Qarabagh pour s’infiltrer dans une crise pénible pour la Russie afin d’avoir un moyen de pression sur Poutine. La Russie a rejeté cette option privant les mollahs de la crise qu’ils souhaitaient pour l’obliger à le soutenir !

Poutine a aussi puni personnellement le régime en se plaignant de Trump pour avoir classé dans son discours la Russie dans la même catégorie que le régime des mollahs ! Les mollahs ont censuré cette remarque désobligeante et ont seulement évoqué le rejet de leur proposition sur le haut Qarabagh.

La panique a persisté à la bourse. Les parlementaires barbouzes se sont inquiétés ! Ils ont pris leur distance avec le gouvernement en revenant vers les miliciens ruinés et en colère contre Rohani en demandant qu’il soit soumis leur interrogatoire à ce sujet

L’un d’entre eux, qui roule pas mal pour les mollahs, s’est détaché d’eux en révélant que leur super raffinerie pour rendre le pays autonome en carburant n’était pas finie comme ils le disaient et restait inachevée par manque de 300 millions de dollars ! Cela signifiait que le régime manquait sérieusement de budget !

Après cela, ils ont demandé l’attribution de grands prêts aux petites raffineries iraniennes et ont obtenu l’accord du gouvernement. Ils ont alors approuvé à 100% le budget qu’ils n’avaient pas cessé de critiquer. Pour nous, ils avaient négocié à coups de let obtenu des grands prêts obtenus pour leur poche et pour assurer leur avenir (en exil) et en échange ils avaient approuvé leur propre budget !

La panique a persisté à la bourse après cet arrangement. Le dollar est aussi monté.

L’agence FARS a alors mis une pression supplémentaire sur les gens du régime en publiant un dossier complet sur la prise de l’ambassade américaine à Téhéran pour rappeler que ses instigateurs étaient les actuels réformateurs afin d’empêcher ces faux réformateurs d’intervenir et dévoyer l’action contre le régime !

La bourse a fini avec 750 milliards d’actions vendues et un indice en baisse de 424 points. La faiblesse de la chute signifiait que les actions en vente qui n’avaient pas trouvé d’acheteurs étaient peu sensibles aux crises étaient donc en bonne santé économique !

L’agence FARS a encore frappé le régime en publiant une analyse du discours de Trump pour avoir un prétexte de publier ce discours et donner du courage à ceux qui étaient dans la rue pour lutter contre le régime !

Les mollahs ont alors inondé les médias avec des commentaires sur leur budget accepté par leurs barbouzes parlementaires et aussi des éloges de Khamenei et Khomeiny pour éviter de parler de leur échec et des revers qu’ils avaient subis depuis la veille !

Ils ont annoncé une conférence pour montrer l’unité des différentes religions en Iran pour insinuer qu’ils pouvaient puiser des forces chez les sunnites ou les Arméniens iraniens ! Mais l’opération avait lamentablement échoué et avait souligné l’isolement des mollahs & associés !

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Ils ont alors improvisé une conférence de soutien à l’intifada en Palestine pour obtenir des soutiens palestiniens, mais l’opération a encore été un échec et de plus, ils n’ont récolté aucun soutien !

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Le régime s’est retrouvé virtuellement condamné à la veille de l’anniversaire du retour de Khomeiny en Iran et l’anniversaire des 10 jours qui ont permis de prendre le pouvoir !

Alors que le régime était désespéré du fait des revers subis et l’impossibilité de trouver un allié ou une crise pour désorganiser ses ennemis étrangers, ses jeunes ennemis de l’intérieur lui ont envoyé un ultimatum en affirmant dans une vidéo signée du nom d’Akila qu’ils venaient à peine de commencer leur lutte et qu’ils allaient la renforcer grâce à sa popularité. Ils ont prédit l’arrivée des nuages noirs pour le régime et ont promis de punir tous les dirigeants sans aucune pitié même s’ils décidaient de reculer et faire des compromis !

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Aucun membre de l’opposition n’a contesté le point de vue d’Akila. À la veille de l’anniversaire du retour de Khomeiny en Iran, les gens du régime n’avaient d’autres choix que rompre ou périr.

Jeudi 1er Février 2018 | 12 Bahman 1396 | J+28 du soulèvement populaire contre les mollahs | Anniversaire du retour de Khomeiny et de la décade révolutionnaire | Le gouvernement, qui craignait le boycott interne de ces anniversaires, avait oublié ces événements et dans un joli tour de passe-passe, il avait insisté sur les visites fictives du Guide et de Rohani du mausolée de Khomeiny ! Il avait aussi insisté sur la visite des barbouzes parlementaires aux prisonniers d’Evine pour s’inventer le soutien qui devait lui manquer en ce jour !

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À l’adresse de Trump et ses alliés, Tehran Times citait Rohani qui avait insisté sur le soutien du peuple malgré la pression des Étrangers !

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Le clan Rafsandjani avait condamné l’attitude insultante de Poutine vis-à-vis du régime pour en parler et convaincre les jeunes ennemis du régime de son isolement et leur permettre de mieux l’attaquer !

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Les cadres miliciens partisans d’un changement de régime avaient pour leur part condamné la fille qui s’était dévoilée sur l’avenue de la révolution pour parler de ce phénomène censuré de la lutte ouverte contre le voile et encourager les actions de ce genre. Ils avaient aussi parlé de l’anniversaire du retour de Khomeiny pour que les gens l’aient en mémoire et constatent l’absence de mobilisation en ce jour et concluent à la faillite du régime !

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Initialement, le régime fêtait le retour de Khomeiny par un rassemblement de milliers d’écoliers à l’aéroport Mehrabad de Téhéran pour symboliser le soutien de la jeunesse à la mémoire de Khomeiny, puis organiser un défilé de centaines de motards (militaires ou civils) de l’aéroport au cimetière Behehsht-Zahra où Khomeiny a fait son premier discours et organiser un grand rassemblement sur le même lieu avec tous les responsables religieux, politiques et militaires.

Mais comme les dernières récentes années, on n’a vu aucun écolier à l’aéroport Mehrabad de Téhéran. Cette année, ce rassemblement avait été remplacé par un rassemblement dans la salle des pas perdus de l’aéroport, mais il n’a pas eu lieu. Par ailleurs, on n’a pas vu des centaines de motards, dont de nombreux civils, mais moins d’une dizaine de motos de la milice au départ d’une base et une quarantaine dans les rues. Mais il s’agit vraisemblablement des images d’archives, car elles n’ont pas les mêmes caractéristiques  : elles sont toutes différentes, de plus, parfois ils ont des bannières et parfois ils n’en ont pas !

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Enfin, on n’a pas vu le rassemblement des VIP du régime (chefs de la milice, députés, ministres, etc.) au cimetière de Behesht-Zahra. Mais une foule d’inconnus à l’intérieur du nouveau mausolée de Khomeiny. Mais cette foule était un trucage, car elle était trop dense pour ce lieu et aussi parce qu’on ne la voyait pas sur toutes les images de ce rassemblement !

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Ainsi tous les VIP du régime avaient boycotté l’anniversaire du retour de Khomeiny et du début de la décade révolutionnaire, car le régime leur avait semblé condamné.

Rohani a été envoyé à Kerman dans le centre du pays pour promettre des logements pour les habitants qui avaient été victimes d’un récent tremblement de terre. On l’a vu dans un stade, mais les lieux étaient différents d’une vue à l’autre. On a conclu à un fake. Rohani était face à une foule fictive et en réalité face à une poignée d’administrateurs locaux.

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Rohani a alors parlé de la révolution en affirmant qu’elle n’avait pas eu lieu avec le soutien des États étrangers. Le contraire étant de notoriété publique, Rohani espérait provoquer une polémique et occuper l’attention du peuple pour le détourner de l’absence de mobilisation en faveur du régime en ce jour.

Certains parlementaires ont critiqué les promesses faites par Rohani aux habitants de Kerman en affirmant qu’elles étaient irréalistes et dans l’état actuel, le régime devait geler les embauches pour ne pas alourdir ses charges et ses problèmes.

Le soir à la tombée du jour, les Iraniens sont descendus massivement dans les rues avec des slogans hostiles au régime en réponse l’anniversaire de retour de Khomeiny en Iran. On a alors su que Khamenei avait quitté Téhéran par prudence pour une cachette inconnue au cas où cette manifestation serait le début d’une décade contre-révolutionnaire.

Vendredi 02 Février 2018 | 13 Bahman 1396 | J+29 du soulèvement populaire contre les mollahs | Ces derniers devaient accueillir la conférence des parlements des pays asiatiques pour parler du développement du projet de la reconstitution moderne de la route de la soie. Les mollahs et leurs acolytes ont décrété que l’objet de la conférence était la route de soie et la lutte contre l’extrémisme dans l’Asie occidentale et ont parlé de l’exportation américaine de Daesh en Afghanistan et aussi de la nécessité de la combattre avant de bifurquer vers l’accord de Vienne et de leur bonne foi pour accuser Washington d’être comme toujours à l’origine de tous les problèmes !

Mais les invités des mollahs n’ont pas accepté cette mauvaise attitude et les polémiques souhaitées par le régime. Ils se sont focalisés sur l’ordre du jour au grand désespoir des mollahs et leurs représentants.

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Rohani a fait diversion en promettant cette fois des logements neufs pour les (dizaines) milliers de victimes de séisme pour mobiliser les gens de la région, mais il a échoué, car on n’a vu aucune manifestation en faveur du régime dans cette ville !

Tout le monde s’est tu. Le clergé qui devait indiquait la ligne à suivre pour la semaine suivante a rompu avec sa mollesse vis-à-vis de la rue en promettant une répression impitoyable, il a aussi tenu tête à Trump et ses alliés en annonçant des missiles de plus en plus performants et nombreux. Il a aussi inversé la promesse de Pompeo de tout entreprendre contre le régime en affirmant qu’il ferait tout pour lutter contre les États-Unis !

Ce discours agressif n’a pas rassuré les derniers partisans du régime, car le prêcheur avait promis tout ce qu’il n’avait pas les moyens d’accomplir... Tout le monde a insisté sur la démocratie au sein du régime pour se démarquer d’un choix qui pouvait encore aggraver la situation du régime.

Au même moment, Trump a publié sa ligne stratégique en matière des armes nucléaires en insistant sur le développement de cette force pour compenser la capacité de frappe des Russes et aussi la menace de la future capacité de frappe des mollahs.

Les mollahs n’ont rien dit, car il était clair que leur discours très balistique ne pouvait pas être répété ! Il devait même être oublié ! Le clergé a rejoint ses collaborateurs pour souligner le caractère démocratique du régime afin de corriger son tir et donner une image moins agressive de lui-même et de son régime ! La semaine a fini sur un concert de déclarations pro-démocratiques mais personne n’a à aucun moment fait un pas vers les adversaires du régime, car ils lui avaient déclaré la guerre et avaient rejeté toute possibilité de compromis.

Pour résumer, cette semaine, les mollahs craignaient la mobilisation de tous leurs ennemis à Téhéran et le début des manifestations destinées à les abattre. Cette action pouvait se renforcer par le soutien mondial en raison d’une réunion du Conseil de Sécurité pour mettre fin à leur ingérence au Yémen et du discours de l’état de l’union de Trump !

Les mollahs s’étaient tournés vers la France et la Russie ou encore Assad et le Hezbollah sans obtenir de leur part un quelconque soutien diplomatique, pécuniaire, militaire ou terroriste. Leur bourse s’était effondrée sous la pression de leurs nantis paniqués. Chacun s’était mis à accuser un autre pour pouvoir in fine retourner sa veste et se joindre au torrent impétueux de la lutte populaire contre le régime !

La neige et un froid polaire avaient empêché le rassemblement projeté par les ennemis du régime et ralenti partiellement leur mouvement, accordant de facto un sursis relatif aux mollahs et à leurs associés. Ces derniers avaient tenté de prolonger le sursis en refusant de déblayer la neige et avaient déployé des discours provocateurs pour engendrer des crises leur permettant de menacer la région et forcer les autres pays à reculer ! Mais ils n’y étaient pas arrivés ! Le Conseil de Sécurité de l’ONU avait donné raison à Trump et ce dernier en avait profité pour se renforcer et renforcer ses sanctions contre les mollahs !

La France avait alors apporté officieusement son soutien à Trump ! La Russie avait critiqué Trump pour l’avoir mise dans le même sac que l’Iran ! Les ennemis du régime avaient profité de cette bonne conjoncture de déclarer qu’ils n’accepteraient aucun compromis !

Leur bourse avait chuté sans cesse et la commémoration du retour de Khomeiny en Iran n’avait bénéficié aucune mobilisation.

Les mollahs avaient alors choisi la fuite en avant, mais y avaient renoncé après une nouvelle accusation pénalisante de Trump. Ils avaient fini la semaine aussi désemparés qu’ils l’avaient commencé sous la quintuple pression composée des menaces de Trump, des Français, des Russes, de la panique de leurs associés et des nuages noirs promises par Akila !