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Semaine en images n°509 :
Semaine des séismes anti-mollahs

13.12.2017

En cette année 2017, les mollahs-agitateurs, qui avaient été menacés par l’arrivée de Trump et la fin du projet islamiste du réseau Brzezinski, avaient très vite renoué avec le terrorisme notamment en Syrie pour intimider les Arabes et les Occidentaux et les empêcher de se rallier à Trump. Ce choix leur avait valu un nouvel avis négatif du GAFI (FATF). Il avait aussi rapproché Trump et Poutine pour engendrer une alliance Est-Ouest afin de pacifier le sud de la Syrie (où se trouvent Damas et la frontière sensible avec Israël), privant les mollahs d’une zone indispensable pour leur nuisance vitale pour leur survie. La Chine, les G20 et la France avaient vite rejoint cette alliance pour la stabilité du Moyen-Orient.

Les mollahs avaient tenté de rebondir grâce au terrorisme du réseau Haqqani, agent des Talibans et d’Al Qaeda en Afghanistan et au Pakistan. Trump avait profité de ce choix pour souligner leurs liens avec toutes les formes du terrorisme islamique. L’opposition interne avait eu le courage d’attaquer les mollahs ! Certains experts du réseau Brzezinski avaient quitté ce réseau ! Les ténors de ce réseau étaient obligés de sanctionner les mollahs, mais avaient aussi pénalisé Poutine pour nuire à Trump.

Les Anglais, protecteurs initiaux des mollahs, adversaires pétroliers des États-Unis et de fait exclus des plans Est-Ouest de Trump, avaient tenté de séduire ce dernier en lui proposant de contourner cette nuisance américaine en renforçant ses liens avec les autres grandes puissances pour contrer les mollahs par l’inspection de leurs bases militaires selon la section T de l’accord de Vienne. Trump avait complété cette démarche en impliquant les grandes puissances dans son projet contre les mollahs par la résolution 2370 du CS de l’ONU pour combattre le terrorisme islamique.

Au début du mois de septembre (2017), les tirs de missiles de la Corée du Nord, qui est le principal partenaire balistique des mollahs, avaient justifié la nécessité de vigilance à l’égard de leurs missiles. Ces derniers avaient aggravé leur cas en misant sur la déstabilisation de la Syrie et avaient seulement engendré une coalition hostile Franco-Américano-Russe. Cette hostilité commune avait été confirmée lors des discours de la 72e AG de l’ONU.

Les mollahs avaient tenté d’intimider ces grandes puissances en prétendant d’avoir réussi le test d’un missile longue portée susceptible de porter une tête nucléaire. Ils avaient tenté de les forcer à reculer en ravivant la guerre entre les États-Unis la Russie ou en provoquant une guerre régionale au Kurdistan Irakien et l’Irak. À chaque fois, ils avaient échoué et tout le monde avait compris leur extrême nuisance.

Trump avait alors annoncé une nouvelle diplomatie pour l’Iran avec de nouvelles sanctions contre les mollahs terroristes et agitateurs et de l’aide au peuple pour les faire faire chuter. Les Européens avaient vite adhéré officiellement à cette ligne. Les Arabes et les Israéliens aussi. Les Russes l’avaient validée par leur silence et en se liant avec l’Arabie Saoudite, chef de file des ennemis régionaux des mollahs.

Trump avait continué à renforcer sa coalition anti-mollahs en rapprochant les Irakiens et les Saoudiens pour générer un axe chiite-sunnite contre les mollahs. Trump avait aussi rallié le Pakistan à ses attaques aériennes sur les bases du réseau Haqqani. ll avait continué à isoler les mollahs en publiant 47 000 documents sur leurs liens avec Al Qaeda et enfin validé implicitement le maintien d’Assad pour l’aider à couper les ponts avec les mollahs. Les mollahs avaient menacé les pays occidentaux. Ces derniers leur avaient envoyé un ultimatum en les sommant de se soumettre aux directives du FATF avant le 18.01.2018.

La semaine dernière (3-10 Nov. 2017 / 12-19 Abân 1396), les Saoudiens et Trump avaient accusé les mollahs de fournir des missiles de longue portée aux Houthis considérés comme des terroristes par l’ONU. Le PM libanais Hariri avait aussi démissionné et fui son pays en affirmant avoir été menacé par les mollahs. Les Européens membres de la coalition anti-mollahs avaient rejoint Trump et les Saoudiens pour accuser ces derniers de violer les résolutions 2216 sur l’interdiction de toute ingérence au Yémen et la résolution 2231 leur interdisant d’utiliser leurs missiles pour déstabiliser la région. La Russie sollicitée par les mollahs ne les avait guère aidés.



Les Chefs Pasdaran avaient pris leurs distances avec les mollahs et s’étaient rapprochés des Pakistanais, se montrant prêts à un Putsch pour aller vers une république de type Pakistanaise. Les mollahs avaient rappelé leur mainmise sur le commandement des forces armées en limogeant le commandant en chef de la marine de la milice, sans réussir à calmer les chefs Pasdaran. Mais l’initiative de ces derniers n’avait pas été un succès. Ils étaient revenus vers le clergé par un éloge du Guide.

En fin de la semaine, tous, miliciens et mollahs, avaient eu 3 confirmations fortes de leurs situations (désespérée) grâce à l’échec de la mobilisation pour Arbaeyn, le dernier deuil annuel de Hossein, le grand martyr du chiisme, et aussi en raison du rapprochement de Macron avec les Saoudiens et enfin succès de la tournée asiatique de Trump pour élargie sa coalition anti-mollahs.

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Vendredi | 10 Novembre 2017 | 19 Abân 1396 | Dernier jour de la semaine dernière | Les mollahs malmenés par Trump et ses alliés, déçus par l’hostilité des Français malgré les contrats qui leur étaient offerts, inquiets par la quasi-rupture de leurs miliciens avaient renoncé à l’attitude menaçante lors de leur prière de vendredi et avaient tenté de rassurer leurs derniers compagnons par des slogans rassurants sur leur force et la défaite annoncée de leurs adversaires notamment l’Arabie Saoudite.

Cette semaine, les mollahs devaient s’attendre à une situation plus grave en raison de la rencontre prévue et fort attendue entre Trump et Poutine pour parfaire leur unité.

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Samedi | 11 Novembre 2017 | 20 Abân 1396 | IRAN, organe du gouvernement boiteux du clergé, et Tehran Times, organe anglophone du clergé condamné à mort, avaient mis en avant le succès d’Arbaeyn en Irak et parlaient d’une explosion d’unité ou d’une utopie en voie de réalisation. Ils prétendaient ainsi que le régime avait le soutien des chiites irakiens.

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Mais ces journaux avaient tort, car les dirigeants irakiens sont désormais du côté des Saoudiens avec la bénédiction du grand ayatollah Sistani. Par ailleurs, ils avaient réduit le nombre de visas pour limiter le nombre des agents du régime et avaient aussi renforcé la sécurité aérienne aux abords des sites dédiés par Arbaeyn par peur que le régime provoque une crise par un lâcher de flyers provocateurs au moment du grand rassemblement en cours.

Abrar Economique, un des organes des lieutenants orphelins de Rafsandjani, avait mis en avant la visite imminente d’une délégation de 70 patrons du secteur agricole européen. Étant donné que ce groupe européen avait annoncé d’abord une visite en Arabie Saoudite puis chez les mollahs pour vendre des produits 5 milliards de dollars de produits agricoles européens et que par ailleurs, l’Iran est un des plus importants producteurs agricoles au monde, l’EU semblait vouloir mettre la pression aux mollahs (par l’annonce de la visite en Arabie Saoudite) pour leur extorquer 5 milliards de dollars ! Les lieutenants orphelins de Rafsandjani entendaient souligner que les dirigeants du régime étaient aux abois et prêts à dilapider 5 milliards de dollars pour empêcher le rapprochement des Européens et des Saoudiens et pour obtenir un soutien passager des Européens durant la durée de leur contrat !

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Enfin Javan, organe des cadres miliciens hostiles au régime, avait mis en avant la menace de Rohani contre la faiblarde Arabie Saoudite en rappelant que cette dernière avait le soutien de la France et Rohani n’en parlait pas pour nier sa défaite. Les cadres miliciens hostiles au régime entendaient paniquer les nantis du régime et grâce à leur panique accélérer la chute du régime.

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Hors Iran, il y avait plusieurs méga-mauvaises nouvelles américaines pour les mollahs, Trump avait rencontré Poutine au Vietnam en marge de l’APEC et les deux hommes avaient conclu à la nécessité du départ des combattants étrangers de la Syrie. La Russie et les États-Unis étant eux-mêmes des étrangers, ils s’étaient mis d’accord sur le départ des gens du régime pour se réserver la Syrie le contrôle des potentiels économiques et géopolitiques de la Syrie. Assad n’avait nullement contesté cet accord qui allait lui donner une certaine neutralité garantissant sa stabilité.

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Le M-AE américain Tillerson qui avait mis au point cet accord russo-américain sur la Syrie avec son homologue russe Lavrov a aussitôt annoncé que le Liban devait être débarrassé de la présence des mollahs et des Syriens. Les Russes n’avaient pas crié au scandale, ce qui signifiait qu’ils étaient d’accord et avaient surtout été intéressés par la Syrie et laissaient le prospère et modéré Liban à l’Arabie Saoudite qui désire s’ouvrir au monde dans son propre intérêt.

Assad n’avait également pas contesté cet ordre et on a compris qu’il avait accepté de renoncer aux revendications historiques de son pays sur le Liban en échange de son maintien et sa légitimation en Syrie.

Les mollahs ont compris qu’ils devaient abandonner leurs présences et leurs fiefs en Syrie et au Liban. Étant donné que cette présence pour générer de la nuisance est vue comme leur assurance vie, ils étaient sur le point de tout perdre et se retrouver sans aucun système défensif.

Ils devaient donc réagir avec force pour défendre leur présence à l’étranger, « leurs frontières situées à 1000 bornes de chez eux », comme ils se plaisent à le dire, mais on n’a rien vu de tel !

Les Chefs Pasdaran qui allaient être les principales victimes de l’isolement du régime se sont réunis en s’efforçant de rire pour la cérémonie de changement de poste suite au limogeage de la semaine dernière. Ils n’ont rien dit pour défendre leurs positions hors du pays niant la disparition de leur zone de nuisance afin de ne pas perdre tout intérêt aux yeux des autres gens du régime !

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Les mollahs et Rohani ont aussi nié le partage des potentiels syriens et libanais entre les trois principaux acteurs de la coalition anti-mollahs de Trump en affirmant via le porte-parole de leur ministère des AE que l’accord entre Trump et Poutine au Vietnam était un simple rappel de l’unité des deux grandes puissances à combattre Daesh !

Puis, ils ont rempli l’espace médiatique d’analyse sur l’échec du complot de l’Arabie Saoudite contre le Hezbollah au Liban pour nier leur défaite au Liban et pour diminuer le mauvais effet d’un départ forcé sous la pression de ténors de la coalition hostile de Trump !

Cette interprétation totalement fausse des revers subis par le régime n’a pas été bénéfique au régime et à ses dirigeants, car les indices de la bourse étaient tous en chute libre malgré un bon volume d’injections de fonds sur les actions tant bien portantes que moribondes. On a aussi constaté que le dollar était en hausse. Son taux étant décidé par le gouvernement. La hausse était une punition pour calmer la demande qui avait augmenté sous l’effet de la panique. Le taux de l’or, soumis à la loi de l’offre et de la demande, était aussi en hausse. On était passé à un niveau de panique plus élevé avec cette ruée vers l’or et le dollar.

Sadegh Larijani, le chef du pouvoir judiciaire, le grand bourreau du régime qui se voit condamné à mort en cas d’un changement de régime, a alors invité son frère Ali Larijani, le chef du Parlement, et Rohani à une rencontre pour mettre en avant l’unité des composants du régime, notamment tous les assassins enrichis, pour calmer leur panique et mettre fin à la ruée vers l’or et le dollar qui vidait les caisses du régime et ses dirigeants limitant les moyens qu’ils veulent se réserver pour s’acheter des protections après leur chute dans un monde devenu très hostile.

Les trois hommes se sont séparés avant la fin de la séance boursière en affirmant que l’Arabie Saoudite médisait contre le régime pour perturber ses succès. Ils ont aussi promis de servir le peuple notamment les plus nantis en leur remboursant leurs épargnes perdues des clients de l’organisme de crédit Caspian (qui avait été mis faussement en faillite par le Gouvernement pour enrichir les caisses de l’État).

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Mais la fausse nouvelle du déclin de l’Arabie Saoudite et la promesse de remboursement (qui avait déjà été formulée, mais pas exécutée) n’ont pas rassuré les paniqués et la bourse a fini avec un indice déclinant à -102 points malgré un investissement à perte de 324 milliards de tomans. Le dollar est passé de 4067 tomans à 4080 tomans.

Au cours de l’après-midi, le gouvernement n’a annoncé aucune mesure pour rembourser les pertes, mais a entretenu la flamme de l’unité entre les 3 pouvoirs en annonçant un accord pour la restructuration du gouvernement, insinuant qu’ils avaient trouvé des moyens pour améliorer la situation du régime sans cependant expliquer de quoi il s’agissait.

Le gouvernement a aussi annoncé une bonne entente avec des dizaines d’hommes d’affaires européens qu’il devait recevoir. Il a précisé que le régime pouvait espérer une bonne protection durable de la part des Européens, car le représentant officiel qui les accompagnait avait annoncé l’ouverture prochaine d’un bureau des intérêts européens en Iran ! Mais encore une fois, les détails de l’entente n’étaient pas précisés et personne ne pouvait savoir combien avait coûté cette protection et combien devait payer le régime, combien de marchés d’exportation de produits agricoles étaient sacrifiés par le régime pour s’assurer de cette protection et combien devait il payer encore pour qu’elle dure.

Les hommes d’affaires du régime ont vite contesté cette entente en précisant que le régime avait par exemple accepté d’importer des kiwis alors que le pays est l’un des plus grands exportateurs de kiwi qualitatif au monde. Ils ont qualifié l’accord de trahison des producteurs iraniens d’autant plus que les Européens n’avaient pas communiqué sur ce deal et ne semblaient nullement engagés à offrir une protection en échange de l’écoulement du stock de leur kiwi de basse qualité !

Alors que le régime avait été durement ébranlé par l’accord Trump-Poutine sur le partage des potentiels franco-libanais et n’arrivait pas à rassurer ses compagnons affairistes, il eut un autre revers de taille. Le parti de Hariri a publié un communiqué pour rappeler que ce dernier avait dû quitter le Liban après des menaces reçues de la part de Velayati, le m-AE permanent du régime, après une discussion très houleuse avec ce dernier et des critiques de la déstabilisation du Liban et la région par le régime des mollahs. Dans ce communiqué, le parti de Hariri a rappelé son soutien à l’Arabie Saoudite et a réaffirmé son hostilité aux mollahs et son intention d’œuvrer pour l’unité des Arabes afin d’anéantir ce régime.

Personne n’a pris la défense des mollahs ! Ces derniers ont compris qu’ils étaient seuls et une page était tournée. Ils n’ont pas protesté afin de ne pas étaler au grand jour qu’ils ne pouvaient rien pour sauver leur peau ou même envisager un exil potable.

Les mollahs ont eu une dernière mauvaise nouvelle en fin d’après-midi, car le New York Times a révélé que l’administration Trump travaillait sur un très intéressant plan de paix dans le conflit israélo-palestinien qui imposait aux Israéliens le gel de leurs colonisations et la restitution de certaines terres pour s’approcher des frontières de 1967 tout en promettant d’importantes aides financières aux Palestiniens s’ils reconnaissaient Israël et rompaient avec les mollahs avant 90 jours c’est-à-dire exactement avant l’anniversaire de la révolution islamique iranienne !

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L’offre américaine ne pouvait être refusée en raison de la prise en compte de l’exigence palestinienne de retour aux frontières de 1967. Washington allait au passage priver les mollahs de toute raison de garder une présence milicienne active au Moyen-Orient !

Étant donné que les Palestiniens avaient aidé la révolution islamique avant d’en devenir des partenaires militaires et financiers privilégiés, leur rupture pouvait démoraliser les responsables du régime et les encourager à rompre et fuir et dans le même temps, galvaniser le peuple et l’encourager à se soulever contre le régime !

Les mollahs ont censuré cette nouvelle qui pouvait accélérer leur isolement et les actions hostiles à leur encontre !

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Dimanche | 12 Novembre 2017 | 21 Abân 1396 | IRAN, organe du gouvernement boiteux du clergé, avait zappé tous les revers subis la veille par le régime, toutes les mauvaises nouvelles de son isolement grandissants. Il avait mis en avant la rencontre théâtrale de 3 dirigeants du régime et leur annonce rassurante pour éviter une nouvelle crise au régime.

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Tehran Times, organe anglophone du clergé condamné à mort, avait aussi zappé les mauvaises nouvelles pour annoncer un brillant avenir grâce à l’entente avec le secteur agricole européen !

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Abrar Economique, un des organes des lieutenants orphelins de Rafsandjani, annonçait que la structuration annoncée par Rohani et les Larijani était bidon, car ils proposaient de déplacer les responsabilités des ministères et il n’y avait aucune mesure pour répondre l’isolement grandissant et presque total du régime !

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Enfin Javan, organe des cadres miliciens hostiles au régime, s’était moqué de Rohani en faisant valoir qu’il s’était fait avoir dans sa relation avec les Européens, car il avait déboursé plusieurs milliards de dollars et en échange obtenu un bureau de l’EU en Iran qui allait aussi servir à promouvoir les opposants internes au régime et les aspirations au changement de régime ! Les cadres miliciens hostiles au régime entendaient dévaloriser Rohani pour le pousser à refuser ce bureau et à annuler le business avec les Européens et ainsi braquer ces derniers et les amener à combattre plus franchement le régime.

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Rohani accusé d’incompétence et de naïveté, mais aussi de fausses annonces. Il n’a pas répondu sur son mauvais jugement à propos des Européens, mais il a nié l’accusation de fausses promesses internes destinées à duper les nantis mécontents en remettant en cause la fausse restructuration qu’il avait annoncée.

Fars, l’agence de presse des cadres miliciens hostiles au régime, a encore insisté sur l’incompétence de Rohani en précisant qu’il avait échoué à réaliser toutes ses promesses économiques et aussi que contrairement à sa dernière promesse la Banque Centrale iranienne qui est sous son contrôle refusait encore de rembourser les avoirs volés aux clients de Caspian.

Rohani est resté muet. Les frères Larijani aussi. La panique a demeuré et la bourse a fini en baisse avec -52 points malgré 338 milliards de tomans d’investissements principalement sur des actions moribondes susceptibles de provoquer la hausse de l’indice malgré le nombre élevé de ventes d’actions bien portantes. Le dollar a aussi fini encore en hausse à 4095 tomans (+15 tomans). Les nantis du régime étaient peinés par le choix d’une propagande rassurante alors que le régime avait été exclu par une grande entente de toute présence bénéfique dans les foyers de crise au Moyen-Orient.

Rohani et les Frères Larijani qui étaient responsables de cette crise, mais aussi les mollahs et les chefs Pasdaran devaient sortir de leur silence et réagir avec force à l’accord contre eux. Mais aucun n’a parlé. Ils n’osaient pas agir de peur que les grandes puissances associées pour les déloger accentuent leur action.

Dans la soirée à 21 h 18, ces dirigeants incompétents et apeurés ont eu un problème inattendu : un grand tremblement de terre d’une puissance 7,3 sur l’échelle de Richter a frappé la région montagneuse de Kermanshâh (le Kurdistan iranien). Pour rappel, un séisme presque 1000 fois moins puissant avait rasé la ville désertique de Bam faisant officiellement 31,000 morts sur 30% de la ville qui avait été fouillée. Le présent séisme devait être très meurtrier. Le régime n’a rien publié sur ce séisme alors que les médias du monde entier en parlaient et annonçaient un nombre potentiellement important de morts.

Le régime, qui n’a jamais investi le moindre sou pour les secours, car ils ne sont guère lucratifs, a même publié des images 3 heures plus tard faisant état de zéro dégât (aucun immeuble détruit) et zéro mort alors que les sources locales évoquaient une destruction massive dans plusieurs villes, dont Sar-Pol-Zahab ou Qasr Shirin.

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Il y avait une très grande catastrophe que le régime ne pouvait pas gérer. Sa situation devait péricliter !

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Lundi | 13 Novembre 2017 | 22 Abân 1396 | Il n’y avait aucune information dans la presse du régime bien que les journaux soient imprimés en Iran après minuit ! Il n’y avait aussi aucun supplément évoquant le sujet. Le pouvoir avait occulté une catastrophe qui pouvait déboucher sur une émeute hostile à son égard. Les groupes en guerre contre les mollahs n’avaient pas également osé en parler, ce qui signifiait qu’ils n’osaient pas défier les mollahs ou encore encourager l’émeute qu’ils semblent souhaiter encourager.

IRAN, organe du gouvernement boiteux du clergé, annonçait de jours radieux pour le régime en raison d’un front mondial uni contre l’Arabie Saoudite ! Le gouvernement donnait une vision à 100% contraire à la réalité pour rassurer les siens. Il craignait donc une grave détérioration de sa situation en cette journée.

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Tehran Times, organe anglophone du clergé condamné à mort, annonçait la même chose en évoquant encore l’échec du complot des Israéliens et des Saoudiens contre ses intérêts !

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Abrar Economique, un des organes des lieutenants orphelins de Rafsandjani, annonçait une hausse du prix du pétrole en parallèle avec la baisse actuelle de vente du pétrole iranien, signalant que les pays producteurs de pétrole seront ravis de leur isolement et aideront leur chute ! Il s’agissait d’accentuer la panique interne à défaut de pouvoir dénoncer de grands crimes comme l’absence de toute assistance aux populations des régions dévastées par le séisme de la veille !

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Enfin Javan, organe des cadres miliciens hostiles au régime, avait révélé l’invitation lancée à Hariri par Macron pour attribuer un rôle à son pays au Liban et pouvoir y jouer en rôle aux côtés de Saoudiens.

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Les Français ont d’ailleurs rappelé leur intérêt pour le Liban en annonçant par leur m-AE alors à Bruxelles qu’il leur fallait un Liban sans ingérence étrangère faisant comme les Américains en début de la semaine référence à l’éviction des mollahs de ce pays.

Alors que les Français essayaient d’obtenir quelque chose dans le partage du Moyen-Orient en tapant aussi sur les mollahs, les députés du régime dans les régions concernées par le séisme ont annoncé qu’il y avait eu au moins 59 secousses depuis la grande secousse de la veille, qu’il y avait 400 morts tirés dans les bâtiments peu touchés et des milliers à venir, car le régime n’avait envoyé aucun secours pour des milliers de blessés ou d’aides pour fouiller les décombres. Il était précisé qu’il n’y avait d’électricité et de gaz nulle part et il faisait extrêmement froid ce qui exposait aussi les des dizaines de milliers de gens dont les logements étaient détruits à la mort.

Le ministre de l’Intérieur a alors annoncé qu’il y avait beaucoup de rumeurs, mais elles étaient fausses et qu’il y avait très peu de victimes, car la veille, il y avait une petite secousse de 4,5 sur l’échelle de Richter peu avant celle à 6,3 et les gens étaient dans les rues et non dans les bâtiments détruits 8 il a aussi expliqué l’absence de secours par le fait que les hélicoptères ne pouvaient s’envoler la nuit ! Il a promis d’en envoyer dès qu’il ferait jour alors qu’il était déjà 8 heures du matin et il faisait jour !

Il a aussi ajouté que tout allait retourner vite au normal, car les troupes de la milice étaient déployées et les ministres et les responsables régionaux avaient formé des commissions sur place pour aider les victimes. Il n’y avait aucune photo de ces responsables, mais le fait que leur présence soit annoncée était déjà une gaffe, car on ne se mobilise pas pour « très peu de victimes ».

Mais l’agence Fars a encore mis en avant l’absence de secours vers 10 h du matin ! L’agence Mehr dédiée à la propagande étrangère du régime a tenté de contredire cette accusation en publiant des images avec les bâtiments les moins touchés, mais les images ont plutôt conforté la version non officielle, car on n’y voyait pas les secours annoncés notamment les secours médicaux. On y voyait aussi beaucoup de tristesse, mais aucune révolte. Les gens n’avaient pas la force de réclamer des secours et faire pression sur le gouvernement pour les obtenir.

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Le commandant en chef des Pasdaran Jaafari a été le seul à se rendre sur place, mais il a évité les zones touchées par le séisme. On a compris qu’il n’était pas certain d’avoir assez de troupes pour être correctement protégé.

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D’autres commandants de la milice qui avaient annoncé des condoléances des visites ont dû y renoncer, car on n’a vu aucune image de leur présence sur place. Tous les responsables ont choisi cette option. Rohani qui devait y aller a alors fait part de sa sympathie en annonçant qu’il y serait le lendemain en projetant sans doute de mieux préparer son passage pour éviter de se sentir en danger. Au fil des heures, nous avons soudain constaté qu’il y avait beaucoup de condoléances et de messages de sympathies, mais aucune information sur le nombre des victimes !

Les mollahs et les chefs de la milice utilisaient donc les condoléances pour faire oublier la gravité de la situation des victimes du séisme pour se débarrasser de ce séisme, car il allait leur coûter cher et qu’ils ne voulaient pas prendre en charge afin de garder leur argent pour eux-mêmes ou pour satisfaire les nantis paniqués à la bourse pour les empêcher de continuer leur ruée vers le dollar. Le volume des injections de fonds avait d’ailleurs augmenté de 30% à la bourse.

Le gouvernement a aussi rassuré ses collaborateurs paniqués en annonçant que Macron serait très rapidement à Téhéran pour insinuer qu’il avait renoncé à ses attaques et à ses signes amicaux à Trump ou aux Arabes. Il a aussi annoncé une visite du m-AE anglais très prochainement et aussi de très bonnes relations avec le Liban.

Khamenei a aussi reçu des responsables de la manifestation ratée d’Arbaeyn à Qom pour prétendre que cette manifestation avait été un grand succès et le régime jouissait d’un grand soutien !

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Ses efforts mais aussi la passivité des victimes du séisme et aussi les injections de fonds plus importants (440 milliards de tomans) sur les actions moribondes ont stabilisé l’indice de la bourse. Mais on a constaté que le dollar avait été augmenté de 28 tomans (ce qui est important) et était désormais à 4113 tomans. L’indice immobile après une matinée d’injections de fonds plus fortes signifiait que les nantis issus des filières de terrorisme et de la répression étaient très contents du choix du régime de nier le séisme de la veille afin de ne pas dilapider ses derniers dollars.

Leur ruée vers le dollar signifiait qu’ils voulaient ce trésor pour eux-mêmes avant qu’il ne soit dépensé ou que le choix de laisser mourir les victimes du séisme entraine le soulèvement des victimes résignées, déstabilise le régime et faire fuir leurs dirigeants !

Pour résumer, les gens du régime, qui étaient désespérés, poussaient leurs dirigeants à tenir bon pour leur faire les poches en attendant le déluge ! Les dirigeants les ménageaient. Ils voyaient donc dans la rupture de ces nantis (ces derniers partisans de résistance) un plus grand danger qu’une éventuelle révolte du peuple.

Le régime qui avait à peine géré la panique de ses derniers collaborateurs a reçu un nouveau coup de la part des Français, qui cherchaient à briller à ses dépens en se disant partisans de nouvelles sanctions contre son programme balistique déstabilisant. Les Anglais se sont invités dans Chamboul-Tout installé par le Trump-Poutine Brothers en insistant sur les violations des droits de l’homme par les mollahs en exigeant la libération de la « journaliste » irano-anglaise Zaqeri détenue par les mollahs.

Puisque la saison de la chasse aux mollahs était ouverte, les Israéliens ont dit qu’ils se voyaient libres de bombarder les protégés des mollahs en Syrie si les Russes ne les empêchaient pas de s’approcher de leurs frontières ! La Russie n’a nullement protesté. On a compris qu’ils s’en lavaient les mains et aimeraient même que les Israéliens se chargent de déloger les mollahs afin qu’eux-mêmes continuent à avoir des relations avec ces derniers et une mission diplomatique en Iran pour veiller à leurs intérêts au moment de la chute désormais certaine des mollahs !

Les mollahs n’ont guère relevé cette menace pour ne pas aborder le sujet bien pénible de leur isolement qui pouvait aggraver leur situation ! Mais leurs députés ont cessé d’être bienveillants, par intérêt, avec eux en révélant que l’important gisement iranien RAG Sefid (la veine blanche) était en feu depuis 15 jours en raison d’une faute professionnelle du contractant iranien chargé d’installer une nouvelle tête de forage et en demandant des mesures contre le ministre de pétrole qui avait signé le contrat et caché l’incendie. Ils ont aussi critiqué Rohani pour avoir signé une entente de restructuration avec Larijani sans leur demander leur avis !

Rohani était critiqué pour une mesure inexistante ! Il était aussi face à des attaques internationales inattendues ! Il avait aussi compris que l’entente américano-russe de Vietnam sur la Syrie et le Liban stipulant l’éviction du régime de ces pays avait ouvert la chasse contre ce dernier et il allait chuter par la faute des pays qui devaient en profiter comme l’Arabie Saoudite ou voulaient en profiter comme la France et Israël !

Rohani a alors annoncé par décret l’adhésion du régime à la lutte contre le financement du terrorisme s’engageant de facto et implicitement à sacrifier quelques pions pour préserver sa peau, celle de ses patrons du clergé ou encore celle de son clan et de ses amis.

Les chefs Pasdaran qui pouvaient être sur la liste des gens à sacrifier n’ont pas contesté ce décret -car il pouvait aider le régime-, mais ils ont oublié leur mission de préservation de la révolution islamique et des mollahs et ont tenté de faire oublier cette mission impopulaire et gagner le respect du peuple en insistant sur leur engagement en faveur du peuple par l’annonce du déploiement de leurs plus modernes unités mobiles de soins médicaux dans les zones endommagées par le séisme de trois jours plus tôt.

Mais on n’a pas vu ces équipements en image et les bilans qu’elles donnaient sur le nombre de victimes étaient conformes à ceux du régime. Cela signifiait qu’ils voulaient préserver un canal d’échange positif avec le gouvernement et le clergé pour revenir à leurs côtés et bénéficier d’un éventuel deal obtenu par leurs soins.

Alors que le régime allait très mal en raison de ces échecs, ses erreurs et ses ennemis occidentaux, l’AIEA qui représente ces derniers a publié un rapport sur l’application de l’accord nucléaire de Vienne par les mollahs ! Le ton était modéré. L’agence américaine ISIS (du réseau Brzezinski) a immédiatement critiqué l’approche ultra-optimiste de ce rapport pour forcer Trump à le rejeter et de fait entrer en conflit avec ses associés européens.

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Mais Trump n’a pas critiqué ce rapport ! Nous avons compris que la remise en cause de l’accord de Vienne n’était plus d’actualité. Washington l’avait utilisé pour faire pression sur les autres signataires et les ramener à s’allier à son projet anti-mollahs. C’était fait : à présent, il avait leur soutien et la méthode pour virer les mollahs et n’avait plus besoin de critiquer systématiquement cet accord.

Les mollahs et Rohani ont aussi compris et n’ont pas insisté sur leur respect de l’accord auprès de leurs compagnons, car cela ne pouvait les sauver et allait surtout montrer qu’ils avaient signé un accord restrictif sans garantir la survie du régime et que toute autre concession ne pourrait les sauver.

Rohani a fui ce sujet en se focalisant sur des promesses d’un rapide retour au normal dans les zones sinistrées pour apaiser les victimes et faciliter sa visite prévue le lendemain afin qu’une manifestation populaire hostile ne le remette pas davantage en cause.

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Mardi | 14 Novembre 2017 | 23 Abân 1396 | IRAN, organe du gouvernement boiteux du clergé, avait mis en avant la douleur du pays tout entier pour aider Rohani lors de sa visite des zones sinistrées.

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Tehran Times, organe anglophone du clergé condamné à mort, annonçait la compassion du régime pour les victimes du séisme. Le clergé avait aussi insisté sur sa réponse négative à un dialogue avec Macron, pour se donner une certaine prestance sur la scène internationale alors qu’il n’en avait plus, car il essuyait les cours sans riposter.

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Abrar Economique, un des organes des lieutenants orphelins de Rafsandjani, dénonçait la vente de BitCoin, monnaie virtuelle prisée par les mafias et les terroristes, vendue à la bourse du régime pour établir un lien entre les mollahs et ces réseaux illicites. Les lieutenants orphelins de Rafsandjani cherchaient à aider le FATF à couler les mollahs !

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Arman, du même clan, faisait état de 70,000 foyers privés de logement dans la zone du séisme pour montrer que Rohani et ses chefs mentaient sur la situation dans la région de Kermânshâh et aussi pour aider les victimes.

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Enfin Javan, organe des cadres miliciens hostiles au régime, avait mis en avant l’intérêt des Français pour Hariri, l’adhésion discrète de Rohani au FATF, ainsi des centaines de morts des milliers de blessés du séisme pour signaler que le régime était dans une situation difficile et ses dirigeants pouvaient flancher à tout moment et trahir leurs compagnons pour sauver leur propre peau !

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Avant que Rohani ne débarque dans la région potentiellement très hostile de Kermanshâh, divers médias ont annoncé que parmi les centaines de milliers gens qui avaient perdu leur logement beaucoup habitaient des appartements du programme de logements bas de gamme étatique de Maskan Mehr, des appartements achetés à crédit et obtenus avec 10 ans de retard, pour lesquels, ils devaient continuer à rembourser. Ils demandaient à présent avec l’aide des médias hostiles à Rohani l’annulation des remboursements pour les appartements qui n’existaient plus et des aides pour se construire de nouveaux logements !

Rohani n’a pas réagi à cette demande. On a compris qu’il ne voulait pas satisfaire cette demande bien couteuse à l’heure où la priorité pour ses patrons est de préserver les avoirs du régime pour leurs propres besoins en exil.

Rohani, certain d’une crise à propos de l’annulation de remboursements qu’il ne pouvait pas accordée, a envoyé le responsable du Moyen-Orient au ministère des AE du régime à Moscou pour solliciter le soutien des Russes par rapport à l’accord de Vietnam et leur disposition à laisser-faire les Israéliens.

Les Russes ont maintenu leur position ambivalente, implicitement complice des projets américains, en se montrant très flous sur leurs adhésions à l’action américaine au conseil de Sécurité à propos des liens présumés des mollahs et des Houthis. Le représentant russe à l’ONU n’a pas rejeté cette action, laissant de la marge à des négociations permettant à son pays d’y adhérer en échange de quelques avantages géopolitiques.

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Rohani a compris que son envoyé n’obtiendrait rien des Russes. Il a oublié le voyage de ce responsable diplomatique régional à Moscou. Il devait au moins réussir le sien ! Mais cela semblait difficile, car il ne pouvait pas accorder des crédits demandés aux sinistrés et en plus l’électricité n’était pas encore rétablie et son gouvernement ne pouvait même pas offrir des baraquements chauffés pour les 70,000 familles privés de logements.

Rohani est descendu de l’avion avec un sourire mitigé. Puis, il a fait comme Jaafari et a évité les zones fragilisées et les familles en détresse. Il a serré les mains de ses gardes et ses journalistes sur une route loin des zones habitées avant de se faire tout petit.

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Mais il n’est pas retourné à Téhéran où d’autres gens proches du régime et ruinés par ses soins manifestaient devant le Parlement pour être aussi remboursés.

Ali Larijani a évité ses mécontents et a organisé une rencontre avec les chefs de la milice pour s’assurer de leur soutien si la situation devenait plus tendue. Peu de ses chefs sont venus à sa rencontre et ont insisté sur leur engagement en faveur du peuple notamment par le secours aux victimes du séisme et la reconstitution rapide de leurs foyers, laissant entrevoir qu’ils préféraient changer de bord pour sauver leur peau. Ils ont aussi posé comme des maîtres du Parlement laissant entrevoir qu’ils préservaient l’ambition -exprimée la semaine dernière- de prendre le pouvoir et monter une République islamique militaire de type Pakistanaise alliée à Washington pour sauver leur peau !

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Velayati, le MAE permanent du clergé, qui est l’un des « cerveaux du régime » a alors organisé une conférence pour annoncer que le clergé se portait bien, car par son intermédiaire il avait invité 500 mollahs sunnites et chiites à Téhéran aux 22 et 23 novembre pour lutter contre les Takfiri (mot utilisé pour les Saoudiens). Les journalistes présents ont demandé son avis sur les accusations de Hariri. Il a démenti d’avoir eu une conversation houleuse avec lui et a prétendu qu’il s’agissait sans doute d’une interprétation personnelle du Libanais. Il a recentré le débat sur la réunion organisée pour critiquer les Saoudiens, mais il était sans cesse questionné sur sa rencontre avec Hariri et n’a pu profiter de sa conférence pour donner une image plus offensive au régime.

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En raison des revers nationaux et internationaux (principalement russes) subis en ce jour par Rohani, la bourse est restée agitée comme les jours précédents. Le gouvernement a fait monter l’indice en misant 383 milliards de tomans sur des actions très moribondes. Mais la panique est restée apparente, car le dollar est monté de 19 tomans et son taux a atteint 4132 tomans et la pièce en or du régime a frôlé le taux record 1,4 millions de tomans !

Dans l’après-midi, Lavrov interrogé à propos de la demande israélienne de chasser les mollahs du sud de la Syrie a répondu que la Russie ne s’était jamais engagée à chasser les mollahs de la Syrie. Il a parlé de la légitimité de la présence des mollahs sans pour autant condamner les frappes promises par les Israéliens. Il a ainsi rappelé la position ambivalente de son pays pour avoir une étape d’avance au moment du changement de régime en Iran.

L’administration Trump n’a pas condamné les propos de Lavrov. Ce qui pouvait laisser supposer qu’elle appréciait le double jeu des Russes qui pouvaient rester un canal de négociation pour la capitulation des mollahs.

Il a continué à poser ses pions sur l’échiquier du grand jeu en affirmant qu’il espérait voir l’Europe les sanctionner aussi les mollahs pour leurs missiles. Les Européens ont rejoint l’administration Trump pour condamner les violations des droits de l’homme par les mollahs au sein de la 3e commission de l’ONU.

Mais ils ont aussi condamné les violations des droits de l’homme en Crimée par la Russie pour engendrer un conflit entre Trump et Poutine et obtenir plus sur le plan international que leur laisse l’entente entre ces deux-là. Les Russes ont naturellement refusé de voter et ont de facto aidé les mollahs. Ces derniers ont parlé d’un soutien de la Russie bien que ce n’était pas le cas.

Cet épisode a montré la complexité des accords nécessaires pour un soutien uniforme de toutes les grandes puissances contre les mollahs. Trump et Poutine devront sans doute nourrir mieux la meute européenne pour qu’elle n’entrave pas ainsi la chute des mollahs et de l’islamisme radical qu’ils sont les derniers à financer.

Les mollahs, conscients de la gravité de leur situation et la fin possible des entraves à leur chute, ont réuni leur pion Rohani, ainsi que le commandant en chef de la milice et les frères Larijani chez le Guide pour insinuer une unité à toute épreuve et pour évoquer leur tristesse à propos des victimes du séisme du dimanche dernier et évoquer la nécessité de faire plus pour eux (sans doute de nouveaux logements sur les crédits en cours ou des crédits reportés) afin que leur revendication ne déstabilise pas leur régime en grave difficulté sur tous les plans.

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Mercredi | 15 Novembre 2017 | 24 Abân 1396 | Au lendemain d’une journée de revers et d’échecs très pénalisants pour le régime ; IRAN, organe du gouvernement boiteux du clergé, annonçait que le gouvernement était à côté du peuple (des victimes du séisme qu’ils avaient jusque là bien négligé), car il avait décidé de « construire 30,000 logements », le double des logements détruits et d’accorder des prêts sans remboursement pour aider les victimes à les acquérir. Le gouvernement espérait calmer la crise et obtenir le soutien des autres clans qui avaient aussi négligé le peuple dans l’espoir qu’ils ne l’attaquent pas.

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Tehran Times, organe anglophone du clergé condamné à mort, annonçait que Rohani avait été au chevet des blessés lors de sa visite de la veille pour dire qu’il travaillait pour le peuple et avait leur soutien, espérant que cette propagande l’aide aussi à geler les sanctions au nom du peuple iranien.

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Abrar Economique, un des organes des lieutenants orphelins de Rafsandjani, qui avait été visiblement informé de la décision des mollahs, annonçait la nouvelle tout en précisant que la production pétrolière avait baissé de 11 000 barils par jour et le dollar était en hausse en Iran sous l’effet de la panique interne. Sans critiquer ouvertement Rohani, les lieutenants orphelins de Rafsandjani soulignaient qu’il ne pouvait vraisemblablement pas tenir ses belles promesses pour calmer la contestation populaire provoquée par son refus d’accorder des secours aux victimes du séisme du dimanche dernier.

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Aftab (soleil), un autre organe des lieutenants orphelins de Rafsandjani, annonçait que les gens de la région n’étaient pas dupes, car rien n’était fait. À l’image d’un message écrit sur un pare-brise couvert de poussière : "on n’as pas besoin de vos condoléances, on veut des secours concrets".

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Bahar (printemps), organe d’Ahmadinejad qui était un pion de Rafsandjani et se projette actuellement de manière très opportuniste comme le partisan d’une révolution de couleur, dénonçait aussi l’absence de tout secours depuis dimanche soir en précisant que le peuple était abandonné dans un froid inouï !

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Enfin Javan, organe des cadres miliciens hostiles au régime, avait mis en avant 13 éléments qui faisaient état de la faillite économique absolue du régime pour dire que Rohani ne pouvait pas tenir ses promesses. Les cadres miliciens hostiles au régime signalaient également que le peuple avait compensé l’absence de secours de la part du régime tout entier (le clergé, la milice et la classe politique), car les gens d’autres régions avaient spontanément expédié des dizaines de milliers de colis vers les victimes et avaient sous doute évité une contestation de masse fatale au régime. Il s’agissait de rendre hommage à cette solidarité et rappelait aux mollahs que leurs promesses ne les avaient pas aidés et qu’ils restaient en raison de leur facilité à faire des promesses sans lendemain plus impopulaires et honnis que jamais.

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Le gouvernement a contredit l’absence de tout secours en annonçant le rétablissement de l’eau et a contredit la fausseté de ses promesses en annonçant avoir débloqué 25 millions de tomans (6500 dollars) de prêts sans remboursement pour les foyers ruraux et 35 millions de tomans (9000 dollars) pour les foyers urbains, prêts équivalant aux prix moyens pour des appartements de 70 m2 dans les régions concernées.

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Pour rassurer son opinion interne sur ses ressourcesx, Rohani a envoyé son m-AE Zarif au Parlement pour minimiser l’impact des sanctions par l’affirmation que le régime avait le moyen de bloquer de nombreuses sanctions en déposant des plaintes à leur encontre en demandant des indemnités qui s’élevaient actuellement à 60 milliards de dollars.

Cela était intéressant, mais en aucun cas une source de revenus, car aucun tribunal international (occidental) n’allait donner raison au régime ! De plus, il évoquait les demandes d’indemnités réclamées après des réclamations d’indemnités par les États-Unis pour les victimes des attentats attribués au régime et non les sanctions économiques contre le régime.

En parallèle à cette fausse promesse de blocage des sanctions, le gouvernement s’est engagé à rembourser les détenteurs de caisses dans les entreprises de crédit qui pouvaient être inquiets par les cadeaux aux pauvres gens qui avaient perdu leur logement.

En parallèle, le gouvernement a fait aussi un geste pour ses principaux nantis en baissant le prix du dollar libre de 32 tomans. Au passage, cela lui a permis de simuler un retour au normal et il a également pu dévoyer les paniqués de la bourse vers le Bazar pour finir sur un indice position (+56 points) en ayant déboursé 300 milliards de tomans (moins que les jours précédents au cours de cette semaine).

En somme, en prenant en compte les promesses d’aides aux victimes du séisme ou les promesses de remboursements des avoirs confisqués et ces rémunérations en dollars des nantis paniqués du régime, Rohani avait en ce jour dilapidé les maigres ressources du régime pour s’éviter des problèmes !

Mais cette opération lui a évidemment coûté cher au régime en raison de la perte de ses précieux dollars vendus moins cher que prévu. Rohani (ci-dessous pendant son conseil des ministres) a ainsi rétabli un certain calme en dilapidant les réserves du régime. Il était bien loin de ses objectifs, car il n’avait rien accompli pour sortir le régime de son isolement et avait aggravé l’isolement de ses chefs en perdant des dollars qui leur étaient bien indispensables alors que l’entente russo-américaine au Vietnam avait sonné leurs glas.

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Cette grande distribution d’argent n’a nullement été critiquée au sein du régime. Il est devenu évident que tout le monde voulait en profiter, car tout le monde jugeait que la partie était finie pour le régime.

D’autres ont pris leur distance avec le régime condamné en insistant sur l’incompétence des dirigeants et leur mépris pour le peuple par la révélation que le séisme du dimanche avait détruit leur dernier hôpital local, livré il y a 6 mois, mais n’avait pas pu détruire l’hôpital construit il y a 40 ans (sous le Shah), se montrant partisan du retour à la monarchie qui servait le peuple en leur construisant des équipements de qualités.

Alors que les composants du régime étaient surtout intéressés d’en tirer le plus possible avant sa chute ou pour le flinguer, la France leur a rappelé la condamnation du régime en lui mettant la pression par un refus catégorique de tout compromis dans ses relations avec eux.

Zarif a alors appelé Lavrov pour rappeler les relations diplomatiques vieilles de 500 ans entre leurs pays pour obtenir leur soutien. Le Russe n’a pas parlé en leur faveur et n’a pas agi en leur faveur. Zarif a continué ce discours pour ne pas perdre la face et insinuait -à l’usage interne- qu’il avait le soutien des Russes et ces derniers ne pourraient jamais renoncer aux enjeux de l’Iran.

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Jeudi | 16 Novembre 2017 | 25 Abân 1396 | IRAN, organe du gouvernement boiteux du clergé, annonçait 940 milliards de tomans (+/- 250 millions de dollars) de budget accordé au cours du conseil des ministres du Gouvernement à la reconstruction des logements et des infrastructures endommagés de la région de Kermanshâh.

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Tehran Times, organe anglophone du clergé condamné à mort, avait mis en avant la demande du Guide « de faire plus pour les victimes » pour l’associer à la reconstruction de Kermanshâh et priver les Chefs Pasdaran qui s’étaient engagés à le faire avant Rohani.

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Abrar Economique, un des organes des lieutenants orphelins de Rafsandjani, avait bien étudié la décision du gouvernement Rohani et affirmait qu’in fine, la majorité du budget allait aux responsables régionaux (pour garantir leur soutien au régime). Les foyers allaient recevoir chacun seulement 6 millions de tomans bien moins que l’enveloppe promise aux foyers ruraux ou urbains, des sommes qui ne permettaient d’acheter aucun bien !

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Enfin Javan (joint ci-dessous en PDF), organe des cadres miliciens hostiles au régime, avait mis en avant le refus catégorique, mais discret du gouvernement d’annuler les dettes des propriétaires des logements disparus en qualifiant la demande de procès d’intention politisé à son égard. Les cadres miliciens hostiles au régime rappelaient aussi que les chefs Pasdaran avaient déjà proposé de reconstruire la région sinistrée. Ces cadres aidaient ainsi leurs supérieurs afin de les encourager à entrer en conflit avec le clergé et de rester dans un rôle nuisible au régime. Ils annonçaient aussi l’éloignement de Total pour rappeler la faillite du régime !

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Hors Iran, il y avait une méga-mauvaise nouvelle israélienne pour les mollahs. Le chef de l’État major israélien Gadi Eizenkot avait accordé un interview à un journal saoudien pour affirmer la disposition de son pays à coopérer avec les pays arabes pour combattre les mollahs !

On avait donc un important front anti-régime au sein du régime et un front fort à l’extérieur qui se disait prêt à détruire le régime. Ce dernier front est encore devenu plus fort avec l’arrivée du ministre des AE de la France en Arabie Saoudite pour se rapprocher davantage de ce pays afin de se donner un rôle au Liban qui semblait lui revenir. Le ministre saoudien des AE a profité du soutien plus fort de la France à son pays pour dire que sa patience était à présent très limitée (qu’il n’avait plus le potentiel de supporter plus longtemps les mollahs).

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L’administration Trump a aussi montré son impatience en annonçant qui était désormais officiellement engagé à réduire au néant les exportations pétrolières du régime qui sont indispensables pour sa survie !

Aucun État au monde n’a volé au secours des mollahs. Ces derniers n’ont pas protesté et inventé un procès pour bloquer cette mesure, car elle profitait à tout le monde et tout le monde allait le soutenir contre eux.

Le milicien Goudarzi (responsable d’un syndicat étudiant) qui avait signalé l’effondrement de l’hôpital des mollahs a renoué avec les critiques en soulignant que l’aide populaire était déjà sur place alors que celle promise par le gouvernement n’était pas arrivée 48 heures après son annonce ! Il a rajouté que l’électricité n’était pas encore rétablie et que de toute façon, elle ne servait à rien quand les gens n’avaient aucun logement !

Les mollahs et Rohani ne se sont pas braqués. Ils ont salué les aides populaires en leur consacrant des reportages pour se les approprier !

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Ils ont aussi aligné quelques figurants pour annoncer des manifestations de joie des habitants qui remerciaient les aides officielles afin d’en terminer avec les soutiens populaires qui étaient la preuve de la déficience de son action.

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Mais les aides populaires directes ont augmenté après la révélation de Javan et de Goudarzi. Les chefs Pasdaran également remis en cause en raison d’absence d’aides de leur part ont alors insisté sur les équipements qu’ils disaient avoir déployés pour préserver la bonne image qu’ils voulaient générer.

Les mollahs gênés par les aides populaires de plus en plus nombreuses et les fanfaronnades populistes des chefs Pasdaran ont changé de sujet et mis en avant la pléthore de partis politiques du régime pour exister alors qu’ils se cachaient pour faire oublier leurs mensonges et sans doute pour préparer leur sermon de vendredi qui devait indiquer leurs recommandations pour la semaine à venir.

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Vendredi | 17 Novembre 2017 | 26 Abân 1396 | La journée a commencé rudement par la révélation israélienne que l’Allemagne avait rejointe Washington en sanctionnant la Banque Sepah, l’une de plus importantes du pays.

Par ailleurs, Le Drian, le m-AE français alors en visite en Arabie Saoudite, a condamné les envies hégémoniques des mollahs !

Enfin l’Arabie Saoudite renforcée par ce soutien et celui des Israéliens a lancé une invitation à tous les États arabes de la retrouver dimanche au Caire pour une réunion extraordinaire de la Ligue Arabe afin de décider que faire face au danger des mollahs ! Un très haut responsable des Émirats (amis et banquiers des mollahs il a eu) a accepté l’invitation en précisant que ceux qui ne voyaient pas ce danger étaient aveugles ou ils faisaient semblant d’être aveugles !

Les mollahs ont riposté modérément à ces attaques via leur ministère des AE en qualifiant les Saoudiens d’être des agitateurs qui divisaient la région ! Puis ils ont consacré leur sermon de vendredi au complot saoudien destiné à déstabiliser la région, un thème qu’ils avaient utilisé en début de la semaine sans parvenir à convaincre ou rassurer leurs compagnons. Cette fois, ils devaient normalement attaquer aussi les Français, mais ils n’en ont pas parlé. Il était évident qu’ils ne voulaient pas d’un conflit ouvert avec les divers amis présents aux côtés des Saoudiens ou avec les Américains afin de se réserver une possibilité de départ par ces biais.

Les mollahs, conscients que leur sermon à reculons pouvait laisser entendre qu’ils étaient sur le point de fuir et de fait engendrer une nouvelle panique, ils ont aussi annoncé via le directeur de la Banque centrale iranienne que leurs réserves en dollar étaient bien pleines afin de rassurer les paniqués et aussi diminuer leur fièvre du dollar.

Les chefs Pasdaran en danger d’une trahison des mollahs dans le cadre du FATF se sont inquiétés. Ils devaient rompre, mais leur image exécrable était un sérieux obstacle à leur recyclage. Ils ont tenté de gagner en popularité en annonçant de nouvelles fouilles des décombres de Kermanshâh alors qu’ils avaient clos leurs recherches au lendemain du séisme, ainsi à côté du séisme géologique, on avait aussi un séisme politique avec cette envie pragmatique des chefs Pasdaran de changer d’air !

Cette semaine, on a eu en réalité plusieurs séismes politiques. Tout d’abord, l’incroyable entente russo-américaine pour chasser les mollahs du Liban et de la Syrie, se partager ces deux pays entre eux. Ce séisme a provoqué un autre séisme au sein de la diplomatie russe et encore un autre chez les Français qui sont allés en Arabie Saoudite sans chercher à fourguer des avions à leurs interlocuteurs.

L’autre grand séisme de la semaine a été l’annonce de la finalisation d’un plan de paix imparable pour mettre fin au conflit qui dure depuis plus de 50 ans entre les Israéliens et les Arabes et aussi mettre fin au terrorisme qu’il a engendré et qui a permis aux mollahs de perdurer en le nourrissant.

Au moment de ces véritables séismes géopolitiques, le pays avait été victime d’un séisme géologique très meurtrier. Les mollahs, les Pasdaran et leurs alliés nantis avaient nié la gravité de ce séisme pour ne pas puiser dans leurs réserves de dollar ou leurs réserves de carburant (acheté chèrement à l’étranger) afin de garder tout ça pour eux-mêmes en prévision à un exil imposé et soudain. Les nantis du régime avaient rué vers le dollar pour assurer aussi leur avenir !

La mauvaise conduite des gens du régime a provoqué un séisme social, une belle solidarité spontanée entre les Iraniens et les cadres miliciens ainsi que certains députés. On les a vus capables de s’organiser alors que les gens du régime se désolidarisaient sous les pressions internes et externes comme un séisme qui ne finit pas.

Il suffirait d’un soutien moral extérieur aux Iraniens pour devenir à leur tour un séisme et d’exploser la forteresse fissurée des mollahs. En attendant ce séisme espéré par les Iraniens depuis 38 ans, le régime n’a pas fini de trembler du fait de sa faiblesse, de ses antagonismes internes et des menaces qui pèsent sur ses composants et accentuent leur déstabilisation. Il pourrait craquer par les chocs entre ses clans déstabilisés.