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Semaine en images n°508 :
Hariri rira bien le dernier !

26.11.2017

En cette année 2017, les mollahs-agitateurs, qui avaient été menacés par l’arrivée de Trump et la fin du projet islamiste du réseau Brzezinski pour le Moyen-Orient et l’Asie Centrale, avaient très vite renoué avec le terrorisme notamment en Syrie pour intimider les Arabes et les Occidentaux et les empêcher de se rallier à Trump. Ce choix leur avait valu un nouvel avis négatif du GAFI (FATF). Il avait aussi rapproché Trump et Poutine pour engendrer une alliance Est-Ouest afin de pacifier le sud de la Syrie (où se trouvent Damas et la frontière sensible avec Israël), privant les mollahs d’une zone indispensable pour leur nuisance vitale pour leur survie. La Chine, les G20 et la France avaient vite rejoint cette alliance pour la stabilité du Moyen-Orient.

Les mollahs avaient tenté de rebondir grâce au terrorisme du réseau Haqqani, agent des Talibans et d’Al Qaeda en Afghanistan et au Pakistan. Trump avait profité de ce choix pour souligner leurs liens avec toutes les formes du terrorisme islamique. L’opposition interne avait eu le courage d’attaquer les mollahs ! Certains experts du réseau Brzezinski avaient quitté ce réseau ! Les ténors de ce réseau étaient obligés de sanctionner les mollahs, mais avaient aussi pénalisé Poutine pour nuire à Trump.

Les Anglais, protecteurs initiaux des mollahs, adversaires pétroliers des États-Unis et de fait exclus des plans Est-Ouest de Trump, avaient tenté de séduire ce dernier en lui proposant de contourner cette nuisance américaine en renforçant ses liens avec les autres grandes puissances pour contrer les mollahs par l’inspection de leurs bases militaires selon la section T de l’accord de Vienne. Trump avait complété cette démarche en impliquant les grandes puissances dans son projet contre les mollahs par la résolution 2370 du CS de l’ONU pour combattre le terrorisme islamique.

Au début du mois de septembre (2017), les tirs de missiles de la Corée du Nord, qui est le principal partenaire balistique des mollahs, avaient justifié la nécessité de vigilance à l’égard de leurs missiles. Ces derniers avaient aggravé leur cas en misant sur la déstabilisation de la Syrie et avaient seulement engendré une coalition hostile Franco-Américano-Russe. Cette hostilité commune avait été confirmée lors des discours de la 72e AG de l’ONU.

Les mollahs avaient tenté d’intimider davantage ces grandes puissances en prétendant d’avoir réussi le test d’un missile longue-portée susceptible de porter une tête nucléaire. Ils avaient tenté de les forcer à reculer en provoquant une guerre entre les États-Unis la Russie en éliminant un général russe dans une zone américaine ou en provoquant une guerre régionale entre le Kurdistan Irakien et l’Irak, mais ils avaient échoué et tout le monde avait compris leur extrême nuisance.

Trump avait alors annoncé une nouvelle diplomatie pour l’Iran avec de nouvelles sanctions contre les mollahs terroristes et agitateurs et de l’aide au peuple pour les faire faire chuter. Les Européens avaient vite adhéré officiellement à cette ligne. Les Chinois l’avaient validée par leur silence. Les Russes avaient insisté sur une action commune pour profiter pleinement d’un changement du régime en Iran.

Trump avait continué à alors renforcer sa coalition anti-mollahs en rapprochant les Irakiens et les Saoudiens pour générer un axe chiite-sunnite contre les mollahs. Trump avait aussi rallié le Pakistan à ses attaques aériennes sur les bases du réseau Haqqani. Il avait enfin validé implicitement le maintien d’Assad pour l’aider à couper les ponts avec les mollahs. Il devait consolider sa coalition dans une tournée prochaine en Asie, en Chine et en Russie.

La semaine dernière (28 Oct-3 Nov. 2017/5-12 Abân 1396), avant que ne débute cette tournée, Trump avait annoncé la mise en application de nouvelles sanctions et des négociations avec ses partenaires européens pour de nouvelles sanctions contre les mollahs...



Les mollahs avaient alors remis en cause le TNP et le droit des grandes puissances à la bombe nucléaire, mais ils n’avaient pu trouver des alliés de poids pour enquiquiner les 5 grands. Ils avaient espéré le soutien des Palestiniens, mais ils ne l’avaient pas eu. Ils avaient espéré des tirs de missiles par leurs chefs miliciens, pour faire chanter la région et les grandes puissances, mais leurs miliciens n’avaient pas voulu jouer ce rôle au sein du régime et perdre toute possibilité de marchandage avec les Américains.

Les mollahs avaient alors espéré un soutien de la Russie lors d’une rencontre prévue à Téhéran par Poutine pour limiter leur nuisance dans le Caucase, mais Poutine leur avait refusé son aide et avait même écourté sa visite pour qu’ils ne puissent pas en profiter et envenimer ses relations avec Trump avant leur rencontre dans les jours à venir.

Ce dernier avait préparé le terrain pour sa tournée, en révélant les liens entre les mollahs et Al Qaeda en publiant des documents secrets liés à Ban Laden. Personne n’avait volé à leurs secours. Leurs chefs miliciens n’avaient fait aucune provocation pour intimider les voisins arabes de Trump pour le forcer à reculer.

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Vendredi | 03 Novembre 2017 | 12 Abân 1396 | Dernier jour de la semaine dernière | À la veille, de l’anniversaire de la prise de l’ambassade américaine et le manque certain de participants, les mollahs, malmenés par les adversités et le refus de coopération de leurs chefs miliciens, avaient fait le choix de déclarer la guerre tant aux Américains qu’aux Européens et à leurs chefs miliciens au prétexte de la doctrine anti-corruption de la révolution islamique.

Les principaux interlocuteurs internationaux du régime avaient répondu à sa déclaration de guerre en les punissant sévèrement par un ultimatum uni ferme du FATF (GAFI) de fournir avant le 18.01.18 les documents pour prouver qu’ils ne finançaient plus le terrorisme. Étant donné qu’ils sont tous les dirigeants sont impliqués dans le terrorisme, ils ne pouvaient pas se dénoncer et devaient se voir infliger des sanctions très lourdes.

Au même moment, la branche iranienne de PKK, le PJAK, a attaqué un poste-frontière iranien à Chaldoran (à la frontière avec la Turquie) tuant 8 militaires du régime, mettant en valeur sa vulnérabilité et l’impossibilité de fuir vers l’Occident. Aucune instance internationale n’a relevé cette attaque qui faisait du régime des mollahs une victime du terrorisme. Ils ont compris qu’ils étaient les principaux terroristes dans le viseur des grandes puissances et n’avaient aucun allié pour se protéger.

Il n’y eut aucune réaction à ces deux punitions qui confirmaient la condamnation à mort du régime et des dirigeants. Tout le monde était sous le choc d’autant plus que la seule solution était de frôler les liges rouges et s’exposer à des sanctions plus importantes.

Cette semaine débutait par l’anniversaire de la prise de l’ambassade américaine. Cet évènement dont l’organisation souffre du manque de troupes des mollahs allait souligner leur isolement et aussi mesurer les effets des défaites subies depuis Trump.

Les mollahs devaient par la suite mobiliser pour Arbaeyn, la suite du deuil de Hossein, qui avait aussi souligné leur isolement et démontré le déclin de l’islam. Ils devaient enfin avoir de mauvaises surprises au même moment avec le début de la tournée asiatique de Donald Trump.

Les mollahs devaient tenir bon sur leur déclaration de guerre afin de ne pas démoraliser leurs troupes et les voir prendre la fuite. Les mollahs avaient une semaine bien difficile en vue.

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Samedi | 04 Novembre 2017 | 13 Abân 1396 | C’était l’anniversaire de la prise de l’ambassade américaine. On devait assister à une nouvelle manifestation ratée à cette occasion en raison du déclin du régime. La coalition mondiale contre le régime et l’ultimatum de capitulation lancée par le FATF devait sans doute diminuer la mobilisation déjà bien faible à cette occasion et montrer dans l’état de ce déclin.

Ce déclin a été sans cesse visible, car tout d’abord IRAN, organe du gouvernement boiteux du clergé, n’avait pas fait de référence à l’appel au Jihad du dernier sermon de vendredi et ne mentionnait pas l’évènement du jour et sa place au sein du régime. Le gouvernement avait mis en avant des problèmes domestiques du régime (pour ne pas attirer l’attention sur l’évènement qui allait confirmer son déclin).

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Tehran Times, organe anglophone du clergé condamné à mort, annonçait une rencontre entre Velayati, le m-ae plénipotentiaire du clergé et le chef du Hezbollah, pour affirmer que le régime avait le soutien du Hezbollah afin de solliciter un mot gentil de la part de cette organisation pour améliorer sa propre image à l’issue d’une célébration médiocre de la journée anti-américaine de 13 Abân.

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Abrar Économique, un des organes des lieutenants orphelins de Rafsandjani, s’était intéressé à un contrat de 30 milliards de dollars annoncés par le gouvernement après la visite de Poutine, pour préciser que c’était un contrat de services pétroliers vendus par Poutine et que le gouvernement n’avait pas gagné 30 milliards de dollars, mais s’était engagé à payer cette somme pour avoir le soutien de Poutine et in fine il avait fait une très mauvaise affaire, car il n’avait obtenu aucune faveur politique de sa part étant donné qu’il n’avait nullement pris position contre Trump et l’avait même soutenu en s’associant à l’ultimatum de FATF.

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Enfin Javan, organe des cadres miliciens hostiles au régime, avait mis en avant le mépris du gouvernement pour les clients de la banque étatique Caspienne, ruinés par la fausse faillite de cette organisation, insinuant que le clergé avait volé leurs argents ! Les cadres miliciens hostiles au régime entendaient encourager la panique interne et pousser ces gens ruinés par le régime à se ruser vers le dollar et vider les maigres réserves en dollar du clergé.

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Ce climat toxique est devenu plus pénible pour le régime, car la mobilisation pour leur manifestation était bien basse et on voyait tout au plus 250 personnes sur les images proposées par les différentes agences de presse. En réalité, on pouvait supposer qu’il y avait vraiment bien moins de personnes sur place, car les images vues du haut ne concordaient pas entre elles.

De plus, sur ces images, il y avait des différences de dimensions entre personnes présentes sur ces images à une même distance de la caméra (image 1 où se trouve la nacelle - cliquez pour agrandir).

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Enfin, il n’y avait presque personne sur les images prises au sol et aussi aucun VIP issu des Pasdaran ou du monde politique. On pouvait estimer que la foule se résumait à une trentaine d’anonymes. On avait donc un rassemblement bien plus minable que l’année dernière.

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Les mollahs ont évidemment annoncé des milliers de gens sur place avec une grande participation de jeunes et d’ouvriers (catégories qui leur sont hostiles) pour cacher l’absence de leurs chefs miliciens à leurs côtés et améliorer leur image auprès de leurs compagnons paniqués.

Mais ils ont tout de même effacé toutes allusions hostiles aux Européens comme lors de leur sermon de vendredi après la punition infligée par ces derniers via le FATF. Même la déclaration finale du rassemblement a été adoucie : la déclaration de guerre de veille s’est muée, en l’absence des chefs Pasdaran, en un refus de négociation en raison de la non-fiabilité des Américains ! Les mollahs espéraient une entente en raison des menaces à leur encontre et de l’absence de solidarité de la part de leurs chefs miliciens.

Par ailleurs, par peur d’une forte panique interne en raison de leurs échecs à mobiliser notamment leurs miliciens, les mollahs ont autorisé leur gouvernement d’ouvrir la bourse en bien arrosant les actionnaires pour s’éviter une plus grande crise et de baisser le dollar de 4041 tomans à 4031 (sur le marché libre que Rohani contrôle à 100%) pour calmer les paniqués et les dissuader de rester à la bourse et mettre en vente leurs actions faisant chuter l’indice général qui est l’indice de confiance en l’avenir du régime.

L’indice des entreprises encore bonnes du régime est monté en flèche de 40 points (ce qui est beaucoup) en 15 minutes avant de baisser doucement de 10 points au fil des heures. En revanche, l’indice général (pour toutes les entreprises cotées dont une majorité est moribonde) est monté de 100 points (ce qui est peu) en peu de temps avant de tomber à 24 points.

Le rapport final de la journée boursière indiquait que le gouvernement avait dépensé 450 milliards de tomans en tout dont une grande partie pour les principaux actionnaires du régime qui sont plus importants pour sa survie sans obtenir un bon indice afin de simuler que tout avait été parfait en ce jour !

In fine, le régime se retrouvait avec une grosse perte d’argent et de devises (en raison de la baisse imposée au dollar) sans préserver un indice florissant et insinuant qu’il avait bénéficié d’un grand rassemblement en sa faveur !

Le clergé a censuré cette quasi-condamnation à mort et a simulé la force en inventant des adhésions inattendues à sa fête ratée, puis il a annoncé un nouveau rassemblement haut en couleur dans 24 heures en hommage au père défunt du commandant Qassem Soleimani, le chef de ses nuisances régionales, pour rehausser son discours anti-américain et impliquer les chefs Pasdaran dans le jeu pour profiter de leurs images afin et garder ainsi une possibilité de dialogue et d’entente pour lui-même.

Mais cette belle perspective a été assombrie par l’annonce de démission de Hariri en raison du terrorisme des mollahs dans son pays ! L’allocution était faite à Riyad où il était réfugié par peur d’un attentat des mollahs contre lui. Il demandait le désarmement volontaire de cette organisation pour revoir sa position.

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Pour nous, Trump et les alliés saoudiens œuvraient ensemble comme dans le cas de Hachd en Irak en soulignant le rôle directeur des mollahs dans le terrorisme régional et en permettant au Hezbollah de s’en séparer. Le Hezbollah, qui a déjà pris ses distances avec les mollahs et survit grâce à Assad, s’est montré conscient de l’offre de réhabilitation sous-entendue par Trump et ses alliés, a seulement déploré le départ de Hariri sous la pression des Saoudiens sans entrer en conflit avec le PM démissionnaire sunnite, se gardant d’envenimer les relations avec lui et se laissant une option de réconciliation à ses conditions et peut-être même un voyage à Riyad comme son collègue irakien Moqtada Sadr au grand désespoir des mollahs !

Les mollahs avaient de quoi être désespérés, car la perte définitive du Hezbollah pouvait se solder par la révélation de leur rôle dans des attentats exécutés par cette organisation sous leurs ordres. Ils pouvaient se voir être accusé enfin de dizaines d’attentats sanglants dont celui de l’AMIA en Argentine en réponse au refus de Carlos Menem de leur donner le savoir-faire militaire nucléaire. Ils étaient de facto devant des accusations imprescriptibles les conduisant à la potence. Ils ont fui cette perspective bien effrayante en animant leurs partis politiques iraniens pour dire que tout allait bien et ils avaient encore plusieurs années de pouvoir devant eux !

Ce show rassurant a été perturbé en fin de l’après-midi par une déclaration du prince héritier et ministre saoudien de la Défense, le très anti-mollahs Mohammad ben Salman, qui, sans les nommer, en parlant d’une puissance étrangère, les accusaient derrière le tir d’un missile longue portée des Houthis (classés comme terroristes par le Conseil de Sécurité de l’ONU) sur Riyad.

Les mollahs ont censuré le casus belli que l’on leur attribuait et qui était aussi une quasi-déclaration de guerre des Saoudiens. Ils n’ont même pas réagi discrètement, car ils n’étaient pas nommés et parce qu’il était clair que la branche saoudienne de la coalition de Trump cherchait à souligner leur implication aux côtés des Houthis terroristes et dans le terrorisme pour renforcer les accusations de Hariri.

Cette hypothèse a été vite confirmée, car les médias internationaux ont expliqué que le missile qui avait atteint le ciel de Riyad était une variante du missile Ghadr des mollahs et Donald Trump est intervenu en personne pour affirmer que selon lui, les mollahs (qui soutiennent fièrement les Houthis bien qu’ils soient d’un chiisme hostile au leur) étaient de facto les auteurs du tir sur Riyad !

Il n’y eut alors aucun soutien aux mollahs de la part des Russes ou des Chinois, ni même de la part d’Assad et du Hezbollah ou encore une autre entité qu’ils financent. Ils ont compris qu’ils étaient pris au piège et allaient chuter pour des années de terrorisme et que personne ne voulait voler à leur secours.

Leur désespoir s’est amplifié quand le prince héritier saoudien a créé dans la soirée une entité anti-corruption dans son pays et a ordonné l’arrestation de 11 princes qui s’opposaient à son ascension au trône, dont le richissime Walid Ben Talal qui en plus n’avait pas cessé de critiquer Trump, et pouvait par ses positions hypocritement pro-palestiniennes saboter la coalition de facto entre les Saoudiens et les Israéliens pour détruire les mollahs. Le roi Salman était silencieux. On devait comprendre qu’il avait donné son accord pour renforcer sa position, sa politique de rapprochement avec Israël contre les mollahs et l’héritier très actif et complice qu’il s’était choisi.

Les mollahs avaient le droit d’avoir peur ! Ils ont vite envoyé Salehi, le responsable de leur programme nucléaire, à la télévision pour faire état d’une parfaite entente avec l’AIEA et Amano afin de prétendre qu’ils avaient de bons points en leur faveur qui les protégeaient de nouvelles sanctions. Salehi a même affirmé que la récente visite d’Amano à Téhéran n’avait aucun caractère exceptionnel et qu’il n’avait rien demandé de particulier au régime.

Au final, on avait un début de semaine tout à fait inattendu pour les mollahs. Les mollahs étaient loin de leur déclaration de guerre de la veille contre le monde entier. Ils rasaient les murs en raison de la déclaration du FATF à leur encontre, de leur échec à mobiliser contre les États-Unis, de la rupture affichée de leurs chefs miliciens, des accusations lourdes d’ingérence et de la guerre indirecte, et de la trahison annoncée du Hezbollah qui allait les condamner à la mort !

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Dimanchee | 05 Novembre 2017 | 14 Abân 1396 | IRAN, organe du gouvernement boiteux du clergé, annonçait que Rohani (le président des mollahs) avait rencontré les chefs de la milice pour leur faire part de son soutien ! En fait, le gouvernement avait tenté de les garder à ses côtés. Il gagnait donc leur trahison. Il se doutait aussi que ses compagnons le craignaient. Il entendait les rassurer pour échapper à une grande crise avant même cette trahison catastrophique.

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Tehran Times, organe anglophone du clergé condamné à mort, annonçait que la manifestation de la veille était une explosion de haine anti-américaine. Le clergé essayait de convaincre le Hezbollah ou Assad qu’ils devaient rester ses alliés. Les mollahs étaient donc désespérément à la recherche d’un appui alors qu’ils avaient la preuve qu’ils n’en trouveraient pas !

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Abrar, un des organes des lieutenants orphelins de Rafsandjani, annonçait que Total avait ouvert des bureaux aux États-Unis et son patron se disait soumis aux autorités américaines. Les lieutenants orphelins de Rafsandjani signalaient ainsi que les mollahs ne pouvaient espérer un salut grâce à la vente presque gratuite du pétrole iranien à des groupes multinationaux comme Total.

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Javan, organe des cadres miliciens hostiles au régime, annonçait les secrets cachés par les mollahs en révélant les évènements de la veille et prédisant un complot contre la région via le Liban.

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Enfin Kayhan, organe de vieux collaborateurs mi-terroristes-mi affairistes du régime, avait révélé que les achats auprès des Français avaient augmenté de 60% et avait atteint 823 millions d’euros et alors sues les importations depuis la Russie avaient diminué de 40%. Les vieux collaborateurs mi-terroristes-mi affairistes du régime, signalaient que les mollahs n’attendaient rien de Moscou malgré ses fanfaronnades et cherchait à amadouer Macron en lui achetant tout ce que ce dernier voulait lui fourguer, sans rien obtenir de sa part ! Les vieux collaborateurs mi-terroristes-mi affairistes du régime espéraient un coup de force de leurs dirigeants au lieu de leur propagande ou leur censure des nouvelles jugées déstabilisatrices.

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Les Parlementaires, qui avaient récemment rejoint le régime en échange d’un droit de regard et de chantage sur les contrats pétrolier du régime, ont aussi rejoint la rébellion anti-mollahs en révélant qu’aucun des contrats signés par Rohani n’avait apporté aucun dollar pour le régime ! Ils ont aussi déploré l’absence de décision de la part du gouvernement à propos du FATF alors que tous les responsables étaient menacés.

Velayati, le mae plénipotentiaire des mollahs, a alors pris la parole pour dire que Hariri avait donné sa démission après leur entretien et le refus du régime à s’entendre avec les Saoudiens. Cela n’avait pas de sens. Il pensait donner l’avantage au régime, mais le gouvernement a démenti ce qu’il avait dit, car il ne voulait pas admettre un quelconque rôle au Liban pour nier son ingérence qui l’exposait à des sanctions pour ce motif et nier le dialogue secret avec les Saoudiens qui faisaient état de sa faiblesse et pouvait l’exposer à une plus grande crise interne.

Le gouvernement a alors aussi insisté sur le projet de bannir le dollar de ses transactions – comme l’avait dit le Guide à Poutine- pour dire qu’il n’avait aucun projet d’entente avec les Américains ou leurs alliés. Cela a inquiété les nantis, car ils achètent des dollars au prétexte d’affaires commerciales étrangères. Ils ont été plus nombreux à aller vers le marché des devises.

Le régime a pu diminuer le volume de ses injections de fonds à la bourse de 450 milliards de tomans à 316 milliards de tomans. En raison d’un nombre moins important d’offres de vente qu’il devait satisfaire, il a pu finir la séance sur un résultat légèrement moins mauvais que la veille : l’indice d’abord en hausse a fini en baisse sur +37 points au lieu de +24 points. En revanche, il a dû augmenter le dollar de 11 tomans pour limiter les achats de cette devise qui avaient augmenté par peur de l’élimination de cette devise du marché en raison des annonces de son bannissement.

Ainsi les résultats de la bourse ont été plus mauvais que la veille, car le régime n’arrivait pas à faire montrer l’indice boursier, indice de confiance en l’avenir du régime,et la hausse du dollar dévoilait la panique des amis financiers du régime et leur manque de confiance en leur avenir et celui du régime.

C’est dans ce contexte déprimant qu’a eu lieu le rassemblement en hommage du père du commandant Soleimani dans la salle gigantesque du mausolée de Khomeiny mis à la disposition des chefs de la milice par le clergé. Les chefs Pasdaran étaient là, Rohani et Ali Larijani y étaient aussi, mais le rassemblement était bien peu important. Les gens du régime, quelle que soit leur faction, clergé ou milice, n’avaient pas jugé utile de participer à un rassemblement pour un personnage aussi toxique et en danger que Soleimani. Le rassemblement montrait certes l’unité des dirigeants, mais aussi leur rejet par leurs collaborateurs !

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Le clergé, qui avait organisé ce rassemblement raté et ceux, qui y avaient participé, le regrettaient et avaient besoin de rebondir pour ne pas s’enfoncer dans un plus grand échec. Rohani s’est fait interroger sur le rassemblement, mais il a surtout parlé du Liban en reprenant la position du Hezbollah sur Hariri pour accuser les Saoudiens d’ingérence au Liban et de tentative de déstabilisation de la région alors qu’ils traversaient une crise interne, espérant amplifier cette crise et engendrer une escalade bénéfique au régime.

Il a aussi tendu le micro vers Jaafari, le commandant en chef des Pasdaran, pour une déclaration dans ce sens, mais ce dernier n’a rien dit qui puisse provoquer une crise. Il a même joué la désescalade en affirmant qu’il n’avait livré aucun missile iranien de type Ghadr aux Houthis, car il n’y avait aucun canal aérien terrestre ou maritime pour une telle livraison. Les autres chefs Pasdaran n’ont rien dit qui puissent remettre en cause sa version.

Au même moment, les mollahs ont été stupéfaits en apprenant l’arrivée en Iran du chef des armées du Pakistan (proche des Saoudiens et des Américains) sur une invitation de Jaafari.

Les mollahs ont conclu que Jaafari et ses camarades avaient envie de s’approcher des Saoudiens et des Américains et jouer leur jeu pour sauver leur peau.

Le clergé a déclaré la guerre à ses miliciens indociles en limogeant par un décret du Guide le commandant Sayyari, le chef de la marine de la milice, ainsi que deux de ses seconds, qui auraient dû contredire Jaafari et s’intégrer dans sa provocation en insistant sur les capacités d’intervention maritime et balistique du régime. Cependant, le clergé a quand même rendu hommage à Sayyari en le nommant à un autre poste pour montrer qu’il ne voulait pas une guerre fratricide, mais avoir une belle entente avec ses miliciens, c’est-à-dire une milice docile à sa botte.

Les chefs Pasdaran n’ont pas commenté ce décret et n’ont guère soutenu leur camarade Sayyari, refusant d’abandonner leur projet de marchandage avec les Américains via les Pakistanais.

Le clergé dépité par ce choix a changé de sujet et a mis en avant les préparatifs pour les rassemblements pour le deuil d’Arbaeyn en Iran, rappelant au passage à leurs camarades indociles leurs liens religieux pour les ramener dans leur sillage. Mais il n’y eut aucune réaction rassurante de la part de leurs miliciens.

Ainsi 24 heures après l’ouverture d’un grand front d’hostilité régionale au régime, ce dernier était sur le point d’exploser et ses dirigeants se voyaient très en danger.

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Lundi | 06 Novembre 2017 | 15 Abân 1396 | IRAN, organe du gouvernement boiteux du clergé, ne mentionnait pas le limogeage du commandant Sayyari. Le gouvernement avait méprisé le sujet pour mépriser les chefs Pasdaran pour leur montrer qu’il n’avait pas peur d’eux. Le gouvernement évoquait un faux putsch en Arabie saoudite pour renforcer le prince héritier. Le gouvernement espérait provoquer le nouvel homme fort de l’Arabie Saoudite et aussi rassurer les gens du régime qu’ils étaient protégés grâce à la division de ses pires ennemis.

Le clergé avait aussi menacé les chefs Pasdaran quant à leur corruption légendaire en annonçant aussi 20 ans de prison pour les complices (miliciens) de Zandjani (le pion financier déchu de l’ex-patron défunt du régime Rafsandjani).

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Tehran Times, organe anglophone du clergé condamné à mort, avait mis en avant la théorie d’ingérence saoudienne au Liban pour réussir là où son pion Rohani avait échoué par la faute des miliciens indociles qui devaient l’accompagner. Le clergé s’était accroché à l’idée pour minimiser la menace saoudienne par la théorie de l’affaiblissement de ce royaume en raison de ses tensions internes.

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Mais l’argument n’était pas vrai, car l’héritier saoudien avait réussi son coup avec l’aide de son papy qui est assis sur le trône. Le régime devait trouver un moyen pour proposer une idée forte ou provoquer une grande crise internationale pour obtenir de moins pires résultats financiers et un meilleur indice de confiance en son avenir.

Abrar, un des organes des lieutenants orphelins de Rafsandjani, avait mis l’accent sur l’ultimatum du FATF pour signaler que la coalition contre le régime avait intensifié ses pressions pour l’accuser de terrorisme et déclencher une guerre totale à son encontre. Les lieutenants orphelins de Rafsandjani espéraient mettre le feu au régime.

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Enfin Javan, organe des cadres miliciens hostiles au régime, avait mis en avant l’affaire du missile des Houthis pour signaler la gravité de la situation des mollahs et encourager les actions internes hostiles à leur encontre.

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En revanche, Keyhan, organe de la vieille garde affairiste, avait joyeusement mis en avant ce même missile en espérant une prochaine frappe contre Riyad ou Dubaï, pour encourager les mollahs à riposter le plus durement possible aux pressions étrangères pour sauver leur peau et le régime.

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On avait donc d’un côté, les dirigeants du clergé et du régime qui niaient la gravité de la situation et l’autre côté, leurs adversaires internes ou la vieille garde faisaient état d’une situation très grave. Le clergé devait en prendre note et durcir le ton, mais il n’a pas osé le faire, car il y avait de nombreuses déclarations sur son terrorisme du côté des gouvernements des États arabes du golfe Persique.

Le commandant milicien Baqeri, le chef d’État major du régime a alors rencontre son homologue pakistanais et a souligné leur unité de points de vue grâce à leur croyance mutuelle à l’islam avant de proposer une association pour résoudre les problèmes de la région ensemble et par le dialogue. Le Pakistan étant un allié important pour les Saoudiens et les Américains, la demande signifiait que la milice souhaitait travailler avec ces deux pays et servir le nouvel ordre régional sous l’égide des Américains. Le Pakistanais n’a pas attrapé cette main tendue vers Trump et l’on comprit que ce dernier ne voulait pas de deal avec les miliciens corrompus et terroristes du régime.

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Les chefs miliciens ont tenté à leur tour de faire diversion en dénonçant les diversions entreprises par les mollahs au cours de la semaine dernière comme le ramdam sur l’admission de la députée zoroastrienne Sepenta au sein du conseil municipal de sa ville de Yazd ou la mort de Miou-Miou, le chat d’un acteur, pour cacher les revers subis par le régime au cours de la semaine passée.

Les mollahs ont lancé des invitations au chef des armées du Pakistan pour voir s’ils pouvaient eux-mêmes trouver un arrangement avec Washington. Pour montrer leur bonne foi, ils ont annoncé une conférence internationale sur la sécurité de la région à la date de 8 janvier 2018.

La date choisie étant le lendemain de la journée iranienne des femmes qui pourrait s’avérer problématique pour le régime, les dirigeants s’étaient ménagé une sortie de secours au cas où ils seraient en danger à ce moment.

La bourse du régime a été sans cesse en crise en ce jour en raison de la rupture apparue entre les mollahs et leurs chefs miliciens et l’envie de ces derniers de continuer leur trahison malgré la punition qui leur avait été infligée par les mollahs en vertu de leurs pouvoirs constitutionnels.

Le gouvernement a augmenté le taux du dollar libre de 18 tomans, le plaçant à 4060 tomans pour limiter les achats de devises. Elle a aussi stoppé ses injections de fonds sur les bonnes entreprises de peur qu’elles encouragent les ventes. Ce qui a fait chuter son indice.

Enfin, il s’est concentré sur les entreprises moribondes pour faire monter l’indice, mais le nombre important des offres de vente a fait chuter l’indice gonflé artificiellement. Il a baissé de 131 points après une hausse de 70 points et a fini à -61 points !

Le montant des pertes du régime en ce jour était de 223 milliards de tomans d’injections de fonds (ce qui est peu), mais le résultat était catastrophique (avec un indice en baisse et par ailleurs, un dollar qui s’acheminait vers les 5000 tomans).

Après cette crise engendrée par l’envie de trahison du régime et ses collaborateurs par des chefs Pasdaran, les mollahs ont encore parlé du boycott du dollar pour dire qu’ils ripostaient aux Américains pour défendre le régime afin de rassurer leurs collaborateurs insolvables et condamnés à mort et à la faillite dans le cas d’un changement de régime. Mais leur argument ne pouvait pas rassurer leurs compagnons en raison de leur incapacité à ruiner les Américains.

Par ailleurs, ce choix du boycott du dollar menaçait aussi de pénaliser et de ruiner les nantis agités qui faisaient partie des gens qu’ils devaient rassurer. Leur argument de défense allait donc contre leur objectif de calmer les gens paniqués.

En somme, leur argument n’était pas la bonne et en continuant à l’agiter, ils prouvaient qu’ils n’avaient aucun vrai outil ou moyen pour se défendre.

La nouvelle étoile montante de l’Arabie Saoudite a profité de l’impuissance évidente des mollahs et leurs affaiblissements par l’instabilité de leurs chefs miliciens pour affirmer que les missiles fournis par tous ces gens aux Houthis étaient une déclaration de guerre de leur part à son pays ! Sans tarder, l’administration Trump est montée au créneau pour assurer l’Arabie Saoudite qu’elle était à ses côtés pour la défendre.

Les mollahs étaient menacés. Leur régime pouvait s’effondrer grâce au refus des chefs Pasdaran d’entrer les mains vides dans une guerre perdue d’avance. Ils ont évidemment censuré ces annonces qui ne pouvaient qu’intensifier la panique de leurs compagnons.

Rohani et Zarif ont tous les deux rencontré le chef des armées du Pakistan pour se dire opposés à toute forme de terrorisme afin de trouver une issue par le dialogue indirect avec Trump. Mais cela n’a rien donné. Trump ne voulait pas un deal avec eux. Ils étaient condamnés.

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Rohani a alors vite présenté des condoléances pour les jeunes miliciens tués à la fin de la semaine dernière en victimisant le régime et ses fidèles (dans le style « martyr de Hossein ») en espérant gagner le soutien des miliciens encore au service du régime et les mobiliser pour des rassemblements anti-américains à l’occasion du deuil d’Arbaeyn (40e jour de la mort d’Emam Hossein). Il n’y eut aucun retour à ses condoléances, ce qui n’était pas un bon signe pour lui, pour le clergé qu’il représente et enfin pour le régime.

Dans le même temps, la pression extérieure a augmenté contre les mollahs, car Amano, questionné par le Financial Times, a affirmé que la section T de l’accord de Vienne, citée par les Américains pour justifier les inspections des bases militaires du régime, ne traitait pas à proprement parler de ces l’inspection, mais de l’usage des équipements à double usage (militaire et civique) qui inquiètent les 5+1 et justifie leur exigence de l’inspection de toutes les bases militaires du régime. Amano affirmait que les tensions baisseraient si les mollahs renonçaient à ces équipements, ce qui revenait à dire qu’ils le faisaient et ne respectaient pas leurs engagements à Vienne et qu’ils allaient se faire taper sur les doigts dans le cadre de l’accord de Vienne, qui est la dernière bouée des mollahs !

Les mollahs n’ont pas répondu, car la polémique allait souligner qu’ils violaient de manière permanente l’accord de Vienne et que Trump avait eu raison.

Dans la foulée, ils ont eu un autre grand revers, car l’ONU a soutenu l’embargo saoudien du Yémen pour les empêcher de fournir de nouvelles armes (missiles) aux Houthis !

Enfin, l’administration Trump a reconduit pour un an l’état d’urgence vis-à-vis des mollahs qui avait été ordonné à la suite de leur prise en otage du personnel diplomatique américain le 4 novembre 1979. L’annonce aurait pu être faite avant. Trump l’a fait parallèlement à l’escalade orchestrée contre les mollahs pour donner plus de force à sa politique anti-mollahs et aussi pour alimenter ce processus contre les mollahs.

En résumé, en ce jour, les mollahs ont encore constaté que leurs chefs miliciens ne voulaient plus les servir, mais les trahir. Ils ont aussi compris qu’ils ne pouvaient pas s’en sortir en les doublant et trahissant le régime avant leurs rivaux miliciens. Leur tentative et le refus de tout arrangement par les Américains ont mis fin au rêve de trahison des chefs Pasdaran (ils ont cessé d’être des menaces), mais ont aussi confirmé la condamnation à mort des mollahs et leur régime.

In fine, les chefs Pasdaran devaient rentrer dans les rangs et les rejoindre, mais cela ne changeait rien à leur situation. Ils restaient condamnés. Ils ont envoyé le n°3 de leur diplomatie, Takht-Ravanchi, en France pour trouver des alliés au Medef pour obliger Macron à lâcher Trump.

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Mardi | 07 Novembre 2017 | 16 Abân 1396 | IRAN, organe du gouvernement boiteux du clergé, annonçait que de très bonnes intentions de la part de Rohani ! Il était annoncé qu’il avait rencontré Mohsen Hachemi Rafsandjani (président du conseil municipal) pour l’assurer de son soutien. Rohani affirmait aussi qu’il tiendrait toutes ses promesses électorales c’est-à-dire qu’il parviendrait à sauver le régime. Ils promettaient aussi une couverture sociale nettement meilleure à tous les employés du pays. Il avait aussi mis en marche un processus pour nommer une journée pour Cyrus le grand, le symbole de la lutte contre le régime.

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En gros, alors que le régime était de facto exposé à court terme à des accusations lourdes et fatales, le représentant du régime draguait tout le monde avec toutes les promesses possibles pour calmer les hostilités internes à son encontre et à l’encontre de ses patrons.

Tehran Times, organe anglophone du clergé condamné à mort, avait mis en avant la rencontre entre le chef milicien Baqeri et son homologue pakistanais pour rappeler à Trump son offre en faveur d’un arrangement avec lui.

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Abrar, un des organes des lieutenants orphelins de Rafsandjani, annonçait une loi anti-corruption conçue pour répondre aux exigences du FATF afin de signaler que les mollahs songeaient à accuser quelques nantis gêneurs comme les trésoriers du terrorisme pour se blanchir et échapper aux exigences du FATF ! Les lieutenants orphelins de Rafsandjani n’avaient pas cru à la promesse de soutien de Rohani et continuaient à dénoncer ses manigances conçues dans son seul intérêt. Ils espéraient aussi maintenir la crise à la bourse pour déstabiliser le régime.

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Enfin Javan, organe des cadres miliciens hostiles au régime, avait révélé que les Saoudiens accusaient le régime de leur avoir déclaré la guerre et de fait, le régime était exposé une frappe préventive qui pouvait les anéantir ou encore de nouvelles sanctions ou encore l’embargo dont parlent les Saoudiens depuis très longtemps.

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Les mollahs, menacés par une très vaste coalition internationale, contestés par leurs collaborateurs et dépourvue d’alliés valables, ont eu une nouvelle confirmation de leur isolement, car leur envoyé en France n’a pu approcher les gens de Medef et a dû se rabattre sur Marielle de Sarnez, présidente de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale française, qui n’a pu lui donner ce qu’il voulait ! Le ministère français des Affaires étrangères agacé par sa démarche a aussi posé une fin de non-recevoir aux demandes des mollahs en affirmant que la France était à 100% du côté des Saoudiens et allait prendre leur défense contre toute menace.

Au même moment, le commandant en chef des Pasdaran a annoncé une bonne rencontre avec le chef des Armées du Pakistan où il avait insisté sur la lutte contre le terrorisme (reproché aux mollahs) ! La présence du chef des Armées du Pakistan en Iran pouvait s’expliquer par le fait que les Américains voulaient entretenir le feu de la rébellion des chefs Pasdaran et les pousser à entrer en conflit avec les mollahs. Ces derniers n’avaient pas agi ainsi et espéraient d’abord un geste de reconnaissance de la part des Américains.

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Le chef des Armées du Pakistan est reparti sans commenter les propos du commandant en chef des Pasdaran mettant fin aux espoirs des miliciens désespérés du régime d’être reliés à la lutte américaine contre le terrorisme. Mais le général pakistanais a fait intervenir son porte-parole pour dire qu’il avait été invité en Iran par les miliciens du régime et espérait qu’ils collaborent à la guerre contre le terrorisme (de leurs chefs), leur disant implicitement qu’ils devaient faire les premiers pas en prenant position contre les mollahs, c’est-à-dire les renverser par un coup d’État ! Les miliciens présents n’avaient pas l’air heureux sur place, car ils devaient renoncer à leurs privilèges et leurs fortunes sans avoir la moindre garantie de salut !

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Les mollahs, déprimés par leur échec en France et cette offre de coup d’État à leur milicien, se sont obstinés à chercher un allié en lançant une vaste offensive de charme auprès d’autres pays. Leur m-AE, Zarif, a appelé son homologue anglais Johnson avec des offres avantageuses pour Shell, mais Johnson a surtout reproché au régime de détenir une certaine Zagheri en Iran et dit qu’il se rendrait en Iran dans les semaines à venir pour obtenir sa libération (enlevant de facto aussi toute urgence à ce projet afin que les mollahs n’utilisent pas Zagheri comme un moyen de chantage).

Zarif a oublié ce nouvel échec en appelant son homologue russe Lavrov avec des propositions plaisantes sur la détermination du statut juridique de la Caspienne (mettant fin au blocage du régime) pour obtenir le soutien des Russes, mais Lavrov a dit merci sans prendre parti en faveur du régime dans le conflit diplomatique avec l’Arabie Saoudite.

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Zarif n’a pas insisté et n’a pas exploité la neutralité des Russes, car elle s’expliquait par l’envie persistante de ces derniers d’être les principaux alliés de Trump pour décrocher les meilleurs contrats après la chute du régime et l’avènement d’un nouvel ordre pour la région et dans le monde.

Zarif, à court d’options, a appelé Aoun pour qu’il dénonce les Saoudiens et leurs pressions sur Hariri ou encore l’utilisation du Liban comme un outil pour la réalisation de leurs objectifs géopolitiques, mais Aoun n’a rien dit contre les Saoudiens et a même rejeté les demandes en affirmant qu’il était en contact permanent avec Hariri et ce dernier allait bientôt revenir au Liban, laissant supposer que le Hezbollah était intéressé par l’idée de se désarmer pour conserver sa place politique au Liban et ne pas se voir remplacé par d’autres partis politiques chiites.

Au cours de cette journée agitée, le gouvernement des mollahs avait aussi bloqué le prix du dollar. Il avait aussi augmenté ses injections de fonds gouvernementaux et avait enfin promis de reporter le boycott du dollar et d’améliorer son offre de privatisation pour donner de l’espoir aux affairistes du régime que son offensive de charme pouvait le sauver et les sauver. Il avait ainsi réussi à ralentir leur envie de vente. Mais ses insuccès ont cassé la bonne ambiance. Les gens se sont mis à vendre, le gouvernement a refusé de les leur acheter. L’indice général, boosté à +100 points en début de la séance, a chuté à +40 points malgré 313 milliards de tomans investis à perte par le gouvernement des mollahs contre 223 MMT la veille.

En début d’après-midi, Rohani et son équipe se sont mis à produire des comptes-rendus avantageux et complètement faux de leurs démarches ratées de la matinée pour s’éviter une nouvelle journée de crise et l’adhésion de leurs proches à l’option d’un coup d’État pour sauver au moins leur vie.

Mais les bonnes perspectives européennes annoncées par Rohani et son équipe se sont effondrées, car Mogherini, le dernier pion européen de Brzezinski, invitée au Congrès américain a mis fin à sa résistance en cessant de s’opposer aux sanctions souhaitées par Trump en affirmant qu’elle ne pouvait pas s’y opposer, car elles faisaient partie de la politique intérieure américaine. Elle a parachevé sa reconversion en pion de l’Amérique post-Brzezinski en soulignant qu’elle partageait les inquiétudes de Trump quant à la nuisance régionale des mollahs, c’est pourquoi l’Europe avait maintenu les sanctions non nucléaires contre ces derniers !

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L’administration Trump a profité de la génuflexion de Mogherini pour étendre le domaine de la lutte contre les mollahs en précisant qu’ils avaient violé la résolution 2216 du Conseil de Sécurité de l’ONU sur l’interdiction de soutien militaire aux terroristes Houthis et aussi la résolution 2231 du Conseil de Sécurité lui interdisant de déstabiliser la région en utilisant sa force balistique.

Les mollahs n’ont pas répondu, car tout cela était indénaible et ils n’avaient aucun allié. Ils se sont focalisés sur Arbaeyn, en annonçant le départ de milliers de croyants iraniens en Irak, laissant supposer qu’ils pouvaient politiser ce rassemblement des chiites martyrisés par les sunnites pour sortir de leur isolement.

En attendant, leur m-AE, Zarif, a organisé une réunion avec une sous-commission culturelle iranienne de l’Organisation de Coopération Economique (ECO/CEI) qui réunit les pays sunnites de l’Asie Centrale, dont le Pakistan, à 2 jours d’une grande conférence de ce groupe à Samarkand, pour insinuer que le régime avait trouvé des alliés musulmans sunnites pour contourner les sanctions et le moyen de forcer le Pakistan à l’aider aussi !

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On avait deux initiatives qui n’avaient presque aucune chance de réussite. Elles montraient que le gouvernement du régime n’avait rien de concret pour rassurer ses derniers collaborateurs et éviter leur rupture ou leur trahison.

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Mercredi | 08 Novembre 2017 | 17 Abân 1396 | IRAN, organe du gouvernement boiteux du clergé, annonçait la présence des milliers de ses fans à Karbala en Irak pour Arbeyn ! Le gouvernement avait lâché le faux soutien des pays de l’ECO pour miser sur la capacité de nuisance du régime tant pour intimider les ennemis du régime que pour rassurer ses derniers serviteurs !

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Tehran Times, organe anglophone du clergé condamné à mort, dénonçait un complot de Trump et le prince héritier sioniste de l’Arabie Saoudite pour déstabiliser le Moyen-Orient, espérant ainsi obtenir le soutien des Arabes chiites et sunnites à son projet de politisation d’Arbaeyn !

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Abrar, un des organes des lieutenants orphelins de Rafsandjani, annonçait que le chef des Pasdaran avait insisté sur l’unité de la milice et de l’armée (qu’elle semblait se préparer pour renverser les mollahs afin de sauver sa peau et celles de ses camarades). Les lieutenants orphelins de Rafsandjani semblaient vouloir l’échec de cette solution. La seule explication était qu’ils n’en voulaient pas, car ils n’y gagnaient rien et préféraient avoir le premier rôle dans le changement de régime pour sauver leur peau ! In fine, les mollahs avaient un sursis, car leurs adversaires internes n’étaient pas unis et hors Iran, la coalition hostile à leur encontre était pénalisée par l’absence d’adhésion des Russes pour avoir le premier rôle à côté de Trump.

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Mais Javan, organe des cadres miliciens hostiles au régime, se moquait des chances du régime et des mollahs en signalant que le Guide misait sur les jeunes du pays alors que l’on n’en trouvait presque aucun pour servir le régime !

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On avait ainsi des mollahs focalisés sur un projet de provocation qui n’avait aucune chance de succès et une foule d’adversaires qui espéraient leurs chutes et qui sans être unis affaiblissaient bien leur régime.

Les mollahs, très fragilisés, ont été très peinés par Macron, car alors en voyage officiel dans les Émirats, a appuyé la position américaine de la veille et a déploré leur violation des résolutions 2216 & 2231 du Conseil de Sécurité de l’ONU. La Ligue arabe basée en Égypte (dont le dirigeant avait récemment rencontré Macron et avait annoncé une lutte coordonnée contre le terrorisme des mollahs) a rejoint la bataille en déplorant la déstabilisation de la région par les mollahs !

Les mollahs ont censuré ces déclarations et ont annoncé qu’ils étaient sur le point de conclure un deal commercial avec le royaume d’Oman, mais leur envoyé sur place n’a rien obtenu dans ce pays. Il a caché cet échec et a continué à annoncer un deal !

Les nantis du régime n’ont pu y croire à ces annonces non confirmées à propos de contrats non précisés ! Comme les jours précédents, ils ont mis en vente des actions qui leur restent (dans la mesure du nombre réduit d’actions qu’ils ont droit de vendre chaque jour). Les divers indices ont encore chuté, car le gouvernement a limité ses achats pour limiter l’achat du dollar qui n’est pas plafonné afin de préserver ses maigres réserves de cette devise nécessaire à la survie du régime ou lors de la fuite de ses dirigeants.

Le gouvernement a tenté de séduire les plus démunis en remettant indirectement en cause sa décision de doubler le billet du bus pour limiter l’accès aux transports en commun et la consommation de ce secteur non lucratif. Il a aussi annoncé 1,5 milliard de subventions pour les grands propriétaires agricoles tout en insistant (ci-dessous) sur la nécessité d’un Arbeyn politisé pour rappeler à ses nantis qu’ils devaient encourager cette option pour sauver leur peau.

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Mais sa mesure d’incitation pour les pauvres et le peu de subventions qu’il proposait ont convaincu les affairistes de continuer à vendre leurs actions pour acheter des dollars ! L’indice boursier artificieusement tiré vers le haut est tombé à seulement +14 points malgré 350 milliards de tomans (plus que la veille) donnés par le gouvernement à ses paniqués.

In fine, il a dû augmenter le dollar de 4060 à 4067 tomans pour freiner les achats. Par cette petite hausse, il voulait éviter de provoquer une plus grande panique susceptible d’enflammer la demande !

Dans l’après-midi, le gouvernement a lâché sa promotion d’Arbaeyn qui ne l’avait pas aidé et souligné son incapacité à provoquer directement une crise.

Le clergé lui a permis de s’éclipser et d’éviter les critiques en faisant diversion par l’annonce d’une interdiction de publication sur 2 jours pour le journal Keyhan (l’équivalent du « Monde »), car il avait mis en danger le régime en supposant qu’il avait piloté l’attaque balistique sur Riyad ! Ça n’avait aucun sens, car le titre était ancien et par ailleurs, le rédacteur en chef du journal n’était nullement pénalisé.

Le clergé a aussi mis en garde les chefs Pasdaran contre toute action hostile en limogeant un autre collaborateur de Sayyari le jour même du transfert des pouvoirs de ce dernier à son successeur.

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Puis, le clergé a repris la propagande religieuse délaissée par son gouvernement dans l’espoir d’un succès alors qu’il n’en voyait aucun signe.

En fin d’après-midi, les mollahs ont encore désespéré, car le m-AE anglais Johnson a pleinement soutenu l’action internationale contre les mollahs à l’occasion de sa rencontre avec les membres du Congrès américain. L’administration Trump en a profité pour annoncer de nouvelles sanctions par l’intermédiaire de l’adjoint du secrétaire au Trésor, Sigal Mandelker.

L’Arabie Saoudite a aussi profité de cette unité grandissante contre les mollahs pour exiger des sanctions plus importantes par une résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU condamnant leur violation des résolutions 2216 & 2231 du même conseil.

Les mollahs dépités par leur isolement ont focalisé leurs médias sur la fausse affaire d’interdiction de publication pour Keyhan afin d’occuper leurs collaborateurs dans le très vain espoir qu’ils ne cherchent pas à s’informer le soir venu en écoutant comme tous les Iraniens, Kol Israël, Voice of America ou la BBC farsi.

On a vu très peu de ramdams sur Arbaeyn et on a compris que les mollahs étaient certains de ne bénéficier d’aucune mobilisation exploitable pour leurs projets de provocations anti-américaines.

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Jeudi | 09 Novembre 2017 | 18 Abân 1396 | Arbaeyn était là et les chiites devaient pleurer la mort de Hossein. Selon le programme annoncé plus tôt par le régime, on devait voir de grandes processions d’étudiants à 6 h du matin devant les universités de Téhéran pour partir tout en se frappant avec les mains ou des chaines et en criant des slogans anti-américains vers la maison du Guide pour y prier vers 9 h avec lui et soutenir un discours enflammé contre l’administration Trump et l’Arabie Saoudite !

Mais à 8 h, on a vu seulement un groupe d’une trentaine de personnes devant l’entrée de l’université de Téhéran prêt à partir vers la maison du Guide.

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À 9 h, on n’a pas vu les mêmes « jeunes » chez le Guide ! Une seule conclusion s’imposait, les photos de la prière étaient des photos d’archives !

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Le discours attendu n’est alors pas sorti de la bouche du Guide : il a félicité la belle mobilisation des jeunes en faveur du régime et a souligné la nécessité de rester unis pour permettre à la révolution islamique de tenir ses belles promesses de justice sociale, etc... etc... !

Le clergé termina ainsi rapidement la journée de lamentation d’Arbaeyn qui avait soulignait son isolement et son impopularité.

Mais les problèmes étaient loin d’être finis en ce jour, car Trump devait commencer une longue tournée en Asie au cours de laquelle il allait rencontrer les Japonais, les Chinois et les Russes pour obtenir leur adhésion active à sa coalition.

Le président français Macron a alors craint que Trump arrive à une entente avec Poutine et la Russie obtienne la place du premier allié des États-Unis contre les mollahs, c’est pourquoi il est monté au créneau pour annoncer qu’il était pleinement favorable aux sanctions stipulées par Trump ! Les Anglais ont fait mieux en annonçant la nécessité d’une enquête onusienne sur les missiles des mollahs !

Le silence des Russes pour obtenir la place du premier allié de Trump se solda ainsi par une belle rivalité entre les grandes puissances pour cette même place !

Les mollahs ont fui cette preuve de leur condamnation à mort en se focalisant sur la théorie de la détention de Hariri à Riyad pour relancer leur projet d’une escalade avec l’aide du Hezbollah et les autres chiites de la région, mais tous ont évité la polémique souhaitée par les mollahs dans leurs seuls intérêts qui ne pouvaient être bénéfiques pour la région. Les mollahs ont fini la journée avec la certitude qu’ils n’avaient aucun partisan en Iran et hors Iran et devaient changer de ton pour éviter d’intensifier les hostilités à leur encontre.

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Vendredi | 10 Novembre 2017 | 19 Abân 1396 | Les mollahs devaient s’exprimer à l’occasion de la prière de vendredi après avoir été gravement déstabilisés par le boycott interne subi à la suite de l’intensification inattendue des accusations de terrorisme à leur encontre et la volonté évidente de leurs miliciens de les trahir pour sauver leur propre peau ! Tout le monde attendait ce sermon.

Les mollahs-agitateurs ont encore tenté d’agiter la région avec un discours anti-saoudien de leur m-AE Zarif à la Conférence internationale des pays de l’ECO (CEI) à Samarkand sur le développement de l’Asie Centrale qui était coorganisée avec l’ONU et où était présente Mogherini.

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Mais ce discours hors jeu a surtout gêné les organisateurs et les participants. Ils ont évité de le commenter privant le représentant des mollahs du scandale nécessaire pour générer une escalade. Ce dernier a alors organisé une conférence de presse pour dire qu’il avait rencontré Mogherini avant son discours pour critiquer sa conduite et celle de l’Europe et les avait accusés de violer l’accord de Vienne, ce dont ces derniers accusaient le régime.

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Mais Mogherini a ignoré le trublion privant les mollahs d’une crise qui leur aurait permis de diviser le monde et aussi s’éviter plus de tensions et divisions internes.

Les mollahs, qui n’avaient pas prévu un tel échec, un tel isolement, une telle solitude face à des menaces internationales grandissantes, ont cessé de défier le monde qui semblait prêt pour mener une guerre mondiale à leur encontre. Ils se sont réfugiés dans le monde merveilleux de la propagande en inventant une belle mobilisation pour Arbaeyn pour affirmer qu’ils étaient populaires et avaient des soutiens à gogo avant d’annoncer la défaite de leur ennemi, l’Arabie Saoudite  en raison de ses divisions !

Mais ces mensonges rassurants et cependant sans valeur face à la guerre mondiale contre le régime n’ont évidement pas explosé l’applaudimètre du régime. Très peu ont répété les slogans du sermon de cette semaine. 99% des gens du régime sont restés silencieux, abattus par la démission évidente de leurs dirigeants après les premiers mouvements de la guerre mondiale que Trump entend mener à leur encontre avec l’aide de ses alliés ! Tous devaient espérer un héros jihadiste

Cette semaine, les mollahs ont été projetés dans le monde défini par la nouvelle diplomatie américaine. Cette semaine, les mollahs ont réalisé qu’ils étaient très vulnérables et les éléments hostiles à leur encontre pouvaient s’enchaîner rapidement pour les renverser plus rapidement qu’ils ne pourraient l’imaginer. Jusque-là, ils vivaient encore à l’heure de Brzezinski et la possibilité d’un deal de dernière minute. Cette semaine, Trump a concrétisé ce qu’il aurait voulu faire à son arrivée à la Maison-Blanche en façonnant un monde hostile pour les mollahs.

Cette semaine, les mollahs ont échoué dans ce monde comme des survivants d’un crash aérien en pleine jungle. Ils devront se manger entre eux pour survivre tout en évitant d’être croqués par les prédateurs et les seigneurs de ce nouveau monde.