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Iran : La semaine en images n°464
La guerre des cadors !

22.01.2017

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La semaine dernière (23-30 Décembre 2016 / 03-10 Dey 1395) a commencé sous de mauvais auspices pour les mollahs, abandonnés par tout le monde, car une résolution d’initiative égyptienne du Conseil de sécurité acceptée par les 5 dont la Russie les avait surpris en condamnant entre autres leur ingérence terroriste au Moyen-Orient pulvérisant leur prétendue influence régionale censée les sauver de Trump !

Une semaine plus tôt, ils avaient aussi échoué à imposer 30 de leurs faux dissidents issus du clan Rafsandjani et liés à Brzezinski à Trump pour l’entraîner dans un dialogue stérile et lui faire perdre ses objectifs.

De fait, les mollahs privés de tout moyen de défense craignaient que leurs compagnons financiers les lâchent en fuyant avec leurs dollars et les derniers fidèles se détournent en marquant leur rupture par le boycott de la journée de soutien à la tutelle du Guide suprême.

Le clergé au pouvoir avait commencé la semaine en évoquant les succès diplomatiques (mais imaginaires de Rohani en Asie Centrale et en Caucase) zappant les deux sujets qui le hantaient : la résolution égyptienne et la préparation du rassemblement du jeudi 29 décembre pour la journée d’unité du peuple et du Guide. Le clan Rafsandjani avait loué le succès imaginaire du régime à la rencontre moscovite avec les Russes et les Turcs sur la Syrie (pour montrer son amour du régime) tout en parlant des problèmes de gestion interne de Rohani -le cas du ministre des Transports- (pour entraîner la chute de Rohani et prendre sa place dans les négociations avec les américains avant l’investiture de Trump).

Les mollahs étaient aussi menacés par les miliciens et les mollahs sans famille, qui siègent au Parlement, demandaient la diffusion de l’aveu oral de Zarif sur son insuccès face à Kerry !

Les cadres des Pasdaran d’ordinaire favorables à la fronde contre les mollahs s’étaient démarqués en insistant d’abord sur une guerre à venir entre Trump et Poutine, pour affirmer que le régime avait une marge de manœuvre et en marge ils avaient proposé comme solution l’unité de tous les composants au lieu de la guerre interne ou les fausses dissidences qui pouvaient s’avérer dangereuses. L’idée avait été déjà proposée en 2008 par Rafsandjani -alors patron non officiel du régime-, sans être acceptée par ces pairs, car ils avaient peur de lui confier les pleins pouvoirs.

Dans le cas présent, les mollahs n’avaient pas répondu, car le partage les éloignait trop des marchandages en raison du nombre élevé des cadres miliciens intéressés par des garanties de sécurité. Les mollahs avaient volé l’idée puis avaient fait appel à Rafsandjani avec ses proches pour monter un parti d’unité nationale, le Front populaire des Forces de la Révolution, afin de calmer les cadres miliciens agités et aussi se garder un marchepied pour relancer leurs 30 faux dissidents basés aux États-Unis réunis au sein de l’association « Tavana » et bénéficiant du soutien du réseau enragé de Brzezinski !

Les clans en guerre contre les mollahs ont été surpris par ce montage qui les excluait de facto de la direction des marchandages avec les Américains.

Les cadres Pasdaran l’ont combattu en dénonçant la braderie des mollahs et la corruption de Rafsandjani et ses fils. Les députés ont accepté le faux front d’union proposé par les mollahs tout en combattant leur mae Zarif pour imposer leur ligne au nouveau parti unique du régime !

Les chefs Pasdaran ont essayé de briller par une manœuvre de DCA pour se poser en arbitre des jeux, mais l’absence des S-300 dans leur panoplie a démontré qu’ils n’en avaient pas autant qu’ils le disent. On avait un régime divisé où chacun s’agitait pour ses intérêts. Les nantis du régime ont vu la preuve de la division du régime et la faillite de la direction des mollahs et ont commencé à vendre leurs actions et d’acheter des dollars pour fuir avant de tout perdre dans un deal de transition de régime conclu par l’un des clans politisés avec les Américains du réseau Brzezinski ou de l’administration Trump.

L’administration démocrate sortante inféodée à Brzezinski a alors désavoué l’implication de Rafsandjani en raison de son passé terroriste et son impopularité tant au sein du régime que par le peuple, proposant implicitement son remplacement par son pion moins connu et moins corrompu Moussavi (qui est aussi détesté par le peuple). La solution montrait ses limites démoralisant davantage les responsables et financiers désespérés du régime. Rafsandjani menacé d’être blackboulé s’est mis aussi à charger le clergé et son pion pour les forcer à le maintenir dans le jeu. Les autres clans ont continué à charger Rafsandjani qui par son instabilité est devenu un danger pour le régime. On avait un régime divisé où chacun s’agitait pour ses intérêts et personne ne pouvait s’imposer en raison d’un manque total de personnel.

Cet état de faiblesse allait se confirmer jeudi par l’absence de mobilisation autour du Guide et sa tutelle qui est le principe fondateur du régime ! Le clergé a ordonné un rassemblement anticipé qui a été un échec. Le clergé a tenté de masquer la faillite annoncée du régime en décrétant qu’il ne voulait pas de manifestation dans les rues, mais des rassemblements dans les mosquées. Puis avec l’aide du cinéaste faux opposant Asghar Farhadi, il a inventé l’affaire des SDF dormant dans les tombeaux vacants pour occuper les gens et faire oublier les rassemblements qu’ils ne pouvaient même pas organiser modestement dans ses mosquées.

À la veille de cette journée de crise pour les mollahs, leurs adversaires ont utilisé cette affaire des SDF-tombeaux-dormeurs pour insister sur la faillite de leurs pions Rohani et de l’accord qu’il avait signé à Vienne afin de le déstabiliser et d’annuler l’accord pour prendre sa place de nouvelles négociations avec les Américains ! La panique a été telle que Rohani a dû faire arrêter l’activité boursière pour éviter la banqueroute.

La Russie a alors puni le régime en l’excluant de tout rôle dans les conversations pour un cessez le peu en Syrie afin qu’il ne puisse utiliser son rôle pour faire pression sur l’administration sortante démocrate allant à l’encontre de ses intérêts qui exige un nouveau Moyen-Orient laïcisé en coopération avec Trump.

Jeudi dernier, tous les adversaires des mollahs avaient continué à les charger dans leurs médias, restant focalisé sur leur envie de parvenir à des négociations directes avec l’administration sortante demandeuse d’une victoire pour revalider sa diplomatie ! Seul Rafsandjani, ex-timonier condamné dans tous les cas de figure, s’était comparé à un barrage qui pouvait contenir les forces de la contre-révolution, c’est-à-dire Trump qui a le soutien enthousiaste des opposants et surtout du peuple iranien !

Mais l’agitation paniquée des clans marginaux et la personnalité encombrante de l’ex-timonier grillé du régime avaient convaincu tous les cadres du régime que ce dernier ne pouvait subsister. Il n’y avait eu personne pour soutenir le régime et ses dirigeants. Les mosquées étaient restées vides. La journée de la fidélité au régime était devenue la journée de sa faillite !Les mollahs avaient nié cette faillite en parlant de grandes manifestations et en diffusant des images d’archives d’autres manifestations urbaines, d’il y a longtemps ! Ils avaient aussi tenté de s’inviter sur la scène internationale et provoquer les démocrates en parlant de leur invincibilité tant en Iran qu’au Moyen-Orient !

Les démocrates avaient esquivé. Trump était aussi resté calme pour ne pas laisser les mollahs mener le jeu. Poutine les avait punis pour lui-même et pour Trump en les excluant du cessez-le-feu négocié pour la Syrie et en engageant la Turquie islamiste alliée de Brzezinski dans un accord ne s’appliquant pas aux islamistes soutenus par le réseau Brzezinski !

Poutine les avait aussi punis par son allié le Turkménistan qui au prétexte d’un retard de paiement a menacé de cesser ses fournitures de gaz aux mollahs pour les besoins hivernaux des régions du nord d’Iran confrontées comme chaque année à une importante vague de froid. Les mollahs ont envoyé une équipe au Turkménistan sans rien obtenir de l’allié de Poutine. Ils n’ont pas pu trouver un fournisseur bis ! Ils ont tout simplement évité de parler de ce nouveau problème qui soulignait leur isolement international après la preuve de son isolement national !

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Vendredi | 30 Décembre 2016 | 10 Dey 1395 | Dernier jour de la semaine dernière | L’Azerbaïdjan fâché avec les démocrates et courtisé par Poutine a aussi mis la pression aux mollahs leur excluant tout rôle positif en Caucase en insistant sur leur ingérence et la possibilité qu’il réduise au néant leur régime par une attaque éclaire ! Poutine s’est évidemment gardé de les soutenir ou d’appeler l’Azerbaïdjan à faire preuve de retenue ! Les mollahs et les chefs Pasdaran qui se disaient invincibles n’ont guère réagi. Les clans rivaux ont continué à remettre en cause la gestion de Rohani et de Zarif !

Les mollahs qui avaient tout raté et étaient menacés en Iran et hors Iran devaient parler à l’occasion de la prière de vendredi. Ils ont demandé la fin des attaques contre leur mae Zarif, car il avait reconnu son tort d’avoir fait confiance à Kerry et ils ont demandé le soutien de tous les clans pour résister aux Américains (donc la validation de leur projet d’union, laissant le cas de Rafsandjani dans le flou). Ils ont aussi parlé de leur victoire à Alep se montrant prêt à utiliser la situation en Syrie pour provoquer une grande crise internationale ! Ils étaient donc prêts à défier Poutine et son cessez-le-feu pour jouer un rôle et contraindre l’administration démocrate à leur accorder l’immunité pour ne pas finir son mandat avec un échec absolu grillant ses chances de revenir au pouvoir ! On allait donc vers une semaine d’extrémistes désespérés !

Moscou allait sans doute les punir en les privant du gaz turkmène pour les exposer à des émeutes qui plairaient à Trump. Ils ont fait appel à un ex-serviteur fâché, l’ex-négociateur Jalali pour annoncer l’accomplissement du chantier interminable de la raffinerie Gulf Star, afin de nier leur vulnérabilité énergétique. Jalali a accompli sa mission d’annonceur neutre, mais il ne put s’empêcher de critiquer sévèrement Rohani et son équipe. Les mollahs ont compris qu’ils ne pourraient bénéficier d’une semaine calme pour réussir leur chantage à la déstabilisation régionale, ils devaient se battre sur le front extérieur et le front intérieur. On allait vers une semaine bien chaude pour le régime et ses responsables désespérés.



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Samedi | 31 Décembre 2016 | 11 Dey 1395 | Le journal IRAN, organe du gouvernement boiteux des mollahs condamnés, annonçait un cessez-le-feu négocié avec sa participation pour convaincre ses collaborateurs que le régime avait encore une chance de continuer afin qu’ils cessent de défier Rohani.

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Le journal Tehran Times, organe anglophone du clergé condamné, évoquait carrément une entente entre Zarif et Lavrov pour faire réagir ce dernier et solliciter l’intérêt des démocrates  ! Le journal du clergé évoquait aussi une grande mobilisation pour la journée de fidélité au régime pour souligner sa légitimité et solliciter des soutiens de la part des clients comme la France ou l’Italie  !

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Le journal Abrar de Rafsandjani, ex-patron du régime et de son terrorisme (exclu des jeux et de fait menacé), évoquait le problème tabou du refus de Turkménistan d’assurer son engagement et l’échec des mollahs à l’en dissuader. Cependant, Rafsandjani parlait d’une très faible dépendance aux Turkmènes, restant sur le chiffre officiel de moins de 2% (soit 15 fois moins que la réalité), révélant que le but de sa pression sur les mollahs n’était pas de les renverser, mais de faire valider son option. Cela était confirmé par le fait qu’il évoquait aussi la décision de Trump d’annuler les sanctions contre Poutine pour signaler une coalition de deux contre le régime afin de persuader ses dirigeants de renoncer à leur plan de chantage régional voué à l’échec en raison de cette coalition pour qu’ils y renoncent et fassent appel à lui pour engager Trump dans un dialogue stérile et perturber ses plans et lui faire perdre le soutien de Moscou !

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Le journal Javan, organe des cadres miliciens gravement menacés par un changement de régime, attaquait Rohani en affirmant qu’il était derrière la hausse nocive du dollar, car l’État contrôle 80% de la distribution du billet vert. Les cadres miliciens insinuaient que Rohani était dans un deal secret avec les Américains pour exploser le régime alors qu’il tente de calmer la panique en soudoyant les paniqués. Les cadres miliciens étaient de mauvaise foi et donc décidés à virer Rohani pour prendre sa place. Ils étaient donc plus que jamais à la recherche d’un accès aux marchandages avec la partie américaine, quelle qu’elle soit, donc prêts à tout pour sauver leur peau !

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L’administration démocrate sortante a sauté sur l’occasion en leur tendant une perche aux mollahs menacés de toute part par l’annonce de l’arrivée du vice-président chiite irakien Al Maliki avec l’offre évidente d’une annonce d’engagement du régime en Irak contre Daesh et à la clef un exil en Irak.

Les parlementaires enragés ont alors oublié leur rage contre le gouvernement Rohani et ont annoncé la poursuite de l’adoption des articles du 6e plan de développement (moyen de vente des richesses d’Iran aux compagnies étrangères) pour l’assurer de leur soutien pour le deal et ses retombées. Dans ce cadre, avec le concours du porte-parole du gouvernement également chargé du plan, ils ont parachevé leur entente implicite en annonçant une révision (une hausse) du prix du gaz naturel aux raffineries iraniennes pour ruiner les entrepreneurs issus du régime et les encourager à vendre aux Américains !

Les cadres miliciens ont combattu cet arrangement en dénonçant le retour du comité X (groupe créé par Rafsandjani en 1999 pour dévier de la ligne officielle et parvenir dans son intérêt à un deal avec les Américains). Puis en usant de leurs syndicats estudiantins (BCU initialement pro-Rafsandjani), les cadres miliciens ont accusé le gouvernement et le Parlement de trahison contre les entrepreneurs de leurs propres camps en affirmant que la hausse du prix du gaz allait à l’encontre des ordres du Guide de privilégier l’économie nationale pour résister aux sanctions ! Toujours par ce même canal estudiantin, les cadres miliciens ont aussi demandé au régime de résister aux demandes du Turkménistan puisqu’ils disaient bien peu dépendant de ses fournitures. Ils entendaient lui faire admettre qu’ils avaient menti à ce propos pour déstabiliser leur gouvernement...

Le ministre de pétrole Zanganeh s’est rendu au Parlement pour demander l’abandon du vote au prétexte qu’il n’avait donné aucun ordre, mais cela était une décision inconsidérée du ministre commerce extérieur Nemat-Zadeh (sur la sellette depuis longtemps pour ses business illicites que de nombreux parlementaires aimeraient lui ravir). Les députés ont accepté alors que le ministre de Commerce extérieur n’avait pas été cité auparavant. Mais il s’agissait certainement d’un prétexte, car aucune mesure punitive n’a été annoncée contre le coupable et les Parlementaires ont repris les débats pour adopter la suite du 6e plan sans jamais le critiquer !

Rohani s’est alors mis à rencontrer de nombreux ambassadeurs des pays européens et asiatiques pour parler avec eux de la nécessité de respect politique et de la coopération entre les pays pour les inciter à envoyer des délégations économiques en Iran (sans parler des violations des droits de l’homme) afin de les mettre en concurrence avec les Irakiens de Brzezinski et obtenir un bien meilleur deal dans ces négociations indirectes qu’un pauvre exil dans l’enfer irakien où ils pourraient à tout instant être kidnappés et livrés aux futurs dirigeants iraniens pro-américains pour les aider à gagner le cœur des Iraniens. Mais aucun des ambassadeurs rencontrés n’a évoqué la coopération attendue par les mollahs, car aucun ne voulait être utilisé par ces derniers et au final ne rien obtenir.

Le gouvernement ne pouvait pas profiter de la médiation des Irakiens de Brzezinski. Le clergé a mis en cause son pion défaillant par des avis partagés sur le soutien pour sa réélection dans le camp soi-disant réformateur (roue de secours du régime). Rohani en danger par ses patrons a annoncé qu’il répondrait au peuple dimanche dans un interview télévisé pour rappeler qu’il avait été mis en place par des élections reconnues par ses patrons. Il allait sans doute encore parler de ses succès également reconnus par ses patrons pour les forcer à le garder !

Le régime allait bien mal avant l’arrivée du médiateur irakien de l’administration démocrate sortante. Il ne pouvait faire pression sur Washington qu’en provoquant une situation intenable dans la région !

Avant qu’Al Maliki n’arrive en Iran, l’imposant mae syrien Walid Al Moualem est arrivé à Téhéran et a rencontré Zarif son homologue du régime pour le dissuader d’agir ainsi ou de passer un deal avec Washington, sans doute en le menaçant de sévir contre les agents du régime qui sont en Syrie pour assurer une liaison terrestre permanente vers la poudrière libanaise dans l’espoir de récupérer le soutien du Hezbollah !

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Les nantis du régime devaient paniquer, car leurs dirigeants avaient très peu de marge de manoeuvre. Le gouvernement a ouvert la bourse en privant 50 premières entreprises cotées de vente normale (sans perte de prix) et par des achats massifs d’actions de ses propres entreprises pour booster l’indice et faire croire à un optimiste général, mais l’indice s’est mis à chuter quand même et de manière significative descendant de 205 points. Cependant, le volume des transactions (achat par les actionnaires institutionnels pour calmer la panique) a été de 267 milliards de tomans (proche du seuil normal de 200 milliards de tomans). Ce qui signifiait que peu de gens avaient vendu, mais ce nombre peu élevé avait vendu des actions importantes. Dans le même temps, une majorité n’avait pas bougé attendant voir ce qu’allait proposer Al Maliki et ses patrons américains qui avaient envie de finir sur une victoire.

En début de l’après-midi, Al Maliki est arrivé à Téhéran. Les mollahs et leurs pions, mais aussi leurs rivaux agités, n’ont pas parlé de son arrivée désirant donner une chance à un éventuel arrangement qui serait dans leurs intérêts. Dans ce lot, les députés ont validé l’intégration du budget de l’année prochaine dans le 6e plan quinquennal pour mieux se faire apprécier des mollahs et des compagnies américaines  !

Les chefs Pasdaran dépités par ce geste ont condamné tout changement interne et les leaders de la fausse opposition interne (Moussavi, etc.) barrant la voie à une révolution de couleur pour le changement négocié du régime alors qu’ils n’avaient aucun moyen d’être dans le peloton de tête des ayants droit aux bienfaits du deal.

Au sein du clergé, le mollah Rohani (connu pour ses positions dures) a tenté de tout bloquer en affirmant que le frère de Rohani, Hossein Fereydoun (vrai nom de Rohani), avait organisé jeudi dernier une lecture en présence du mollah Tehrani, beau-frère du Guide, qui avait été emprisonné pendant 20 ans pour avoir dit que Khomeiny coopérait avec le Savak (anti-terrorisme iranien). Les mollahs ont ignoré l’accusation, révélant qu’ils étaient disposés à sacrifier leur sacrosainte révolution si cela valait le coût !

Les cadres miliciens ont rapporté l’info, mais sans demander des mesures contre Fereydoun, espérant gagner toujours plus le soutien des mollahs et un meilleur accès aux retombées positives des marchandages en cours !

On avait ainsi un régime divisé dont tous les clans ou presque espéraient trahir le système pour sauver leur peau et quelques personnalités en danger étaient prêtes à tout saboter pour éloigner l’échéance de leur chute puisque la solution proposée pour le sauvetage ne leur convenait pas ! Une nouvelle panique boursière était certaine et elle pouvait être plus forte.

Seyf, le directeur de la banque centrale du régime a pris la parole annonçant une plus forte distribution des dollars du régime pour baisser le taux du dollar qui indiquait sa faillite. Il a par ailleurs annoncé la suppression des pénalités de retards pour prêts réservés aux nantis du régime, leur promettant qu’ils pouvaient garder les sommes qu’il leur avait données pour le dissuader de s’enfermer. Les mesures disaient que le clergé entendait continuer coûte que coûte en frôlant sans cesse les lignes rouges de ses adversaires !

Le mae syrien s’est alors rendu chez Rohani pour le dissuader d’agir ainsi et casser le cessez-le-feu qui engageait la Turquie à combattre enfin contre les sous-produits du projet agonisant de Brzezinski. Rohani a parlé de la nécessité de continuer les combats pour ne pas laisser les terroristes reprendre leur souffle alors que le traité le prévoit. Il entendait aller plus loin et casser le cessez-le-feu pour engendrer une crise de plus mettant les démocrates sortantes devant une fin de mandat terrible pour se voir proposer un meilleur deal de leur part.

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Poutine a alors personnellement appelé Rohani. Ce dernier n’a pas changé de position. Le mae syrien a annoncé qu’il restait en Iran pour rencontrer Ali Larijani, effacé ces jours-ci, pour utiliser sa rage éventuelle contre les mollahs afin de bloquer le deal en cours de négociations avec Washington !

On avait un régime prêt à toutes les folies et aussi un régime en danger en raison de ses divisions qui pouvaient s’amplifier si son gouvernement échouait encore. Le mollah Moslehi (du clan Rafsandjani) ex-ministre de l’Intérieur d4ahmadinejad (autre pion de Rafsandjani) a pris la parole mettant la pression aux mollahs par l’affirmation que les Américains avaient déjà l’oreille et l’appui des la classe moyenne et des classes inférieures (tous sous le seuil de la pauvreté) pour qu’ils renoncent à leur chantage qui ne pouvait pas aboutir si Poutine entrait en collision avec le régime et qu’ils adoptent l’option proposée par son chef de file Rafsandjani (une fausse ouverture pour diluer les projets de Trump et de fait casser son alliance avec Poutine).

Mais cette option était une pure spéculation qui ne pouvait pas sauver le régime. Rafsandjani proposait une solution sans réel intérêt pour s’inviter dans le jeu et négocier un deal pour lui-même (qui est sous deux mandats d’arrêt internationaux) et pour très nombreuse sa famille.

Mais ce dernier effort de Rafsandjani a agacé les mollahs. Dans une émission de débat, ils ont parlé d’une cassette VHS montrant son fils en mission aux États-Unis en train de demander à Condoleezza Rice plus de sanctions contre le régime pour avoir en échange son soutien et un exil doré pour le clan aux États-Unis ! Rafsandjani était ainsi invité à la fermer et à cesser ses intrigues s’ils ne voulaient pas se voir accuser de haute trahison comme son fils !

La majorité des nantis étant issus de son clan devaient paniquer davantage. La mise au point nécessaire du régime à son ex-patron pouvait aussi aggraver la situation générale du régime.

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Dimanche | 01 Janvier 2017 | 12 Dey 1395 | Le journal IRAN, organe du gouvernement boiteux des mollahs condamnés, ainsi que le journal Tehran Times, organe anglophone du clergé condamné, affirmait de bonnes relations avec le ministre syrien des AE niant les problèmes avec son pays et la Russie pour rassurer qu’il était proche d’un succès ! Il n’y avait aussi rien sur Al Maliki, les négociations continuaient avec lui dans l’espoir d’un bon deal !

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Le journal Abrar de Rafsandjani, ex-patron du régime et de son terrorisme (en danger au sein du régime et aux États-Unis), parlait de preuves contre le ministre des Transports de Rohani (chargé du contrat avec Boeing pour lever des sanctions pour terrorisme) pour encourager Ali Larijani à prendre cette initiative et aplanir de facto la voie pour son propre retour ! Rafsandjani n’entendait pas renoncer, car sans un deal sa vie était en danger en Iran et hors Iran !

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Le journal Javan, organe des cadres miliciens gravement menacés par un changement de régime, parlait des divisions du régime, Zanganeh contre Nemat-Zadeh et un autre cas. Les cadres miliciens entendaient dire que Rohani ne gérait plus rien afin de pousser le clergé à le désavouer et suivre une politique plus extrémiste dans leurs intérêts.

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Les chefs Pasdaran qui la veille avaient rejeté l’option de la fausse dissidence sans cesse proposée par Rafsandjani (leur ex-patron et protecteur) ont aussi attaqué directement Rohani en rappelant qu’il avait pris comme ministre pétrole Zanganeh issu du clan Rafsandjani qui était lié à l’homme d’affaires Zanjani (actuellement en prison) qui profitant d’un mandat pour détourner les sanctions avait détourné 3 milliards de dollars pour lui-même et d’autres (c’est-à-dire Rafsandjani et sa famille).

Le Parlement qui la veille avait été très complice avec Rohani a cessé son idylle après ces accusations à demi-mot et il a encore remis en cause la diplomatie de son gouvernement en l’accusant de liens avec les étrangers, car son ministre des AE ne prenait aucune mesure contre des diplomates français et anglais surpris en train de photographier des sites sensibles donc notamment des bases militaires ! Mais les députés n’ont annoncé aucune mesure contre le gouvernement accusé de relations avec des États potentiellement hostiles laissant entrevoir qu’ils cherchaient à se protéger en préparant un retour à la fronde si le gouvernement était déstabilisé pour ne pas laisser à d’autres de profiter de la situation !

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La division du régime avec la persistance de la déstabilisation souhaitée par Rafsandjani dans son seul intérêt, le comportement identique des chefs Pasdaran et la disposition des députés à en faire autant a renforcé la panique à la bourse de Téhéran. Le gouvernement a ouvert le robinet du dollar pour faire baisser son prix sans réussir à calmer la panique. Le volume des ventes est passé de 267 milliards de tomans à 324 milliards de tomans et l’indice a baissé de 520 points soit 2,6 fois plus que la veille. On avait un niveau de crise, mais le volume des ventes n’était pas grave. Certains espéraient encore un deal avec le médiateur irakien du réseau Brzezinski !

Le gouvernement a puni l’agitation de ses nantis plus nombreux à redouter son échec par un décret leur imposant la vente dans 15 jours à sa banque centrale des dollars obtenus par des exportations sous peine de se voir confisquer ses avoirs. La mesure entendait empêcher les gens de cumuler des dollars pour fuir. Elle permettait aussi aux mollahs de récupérer des dollars. Cela signifiait qu’ils en manquaient.

Dans l’après-midi, alors que les critiques continuaient contre Rohani, ce dernier s’est réuni avec ses ministres et l’une des décisions était l’affectation des fonds obtenus par la vente du réseau hôtelier d’Iran Air à un preneur inconnu. On a eu la preuve que le régime vendait tout ce qu’il pouvait pour s’acheter des amitiés en Occident et pour renflouer son économie en déroute par manque de devises pour importer tout ce qu’il ne produit plus en raison de sa très mauvaise gestion.

Rohani devait parler à la télévision. La Russie qui suit bien l’actualité des mollahs leur a rappelé leur vulnérabilité en les exposant à des problèmes sociaux graves par la rupture de fourniture de gaz par son allié le Turkménistan à des régions qu’ils ont ruinées.

Rohani est apparu à la télévision sans aborder le sujet de la Syrie, défendant seulement son bilan économique très positif, malgré de petits problèmes, laissant une amélioration graduelle et irréversible et un meilleur accès à l’internet qui procurait beaucoup d’emploi aux jeunes, interdisant toutefois toute transgression des lois pour ne pas déstabiliser ce projet bénéfique à tous les jeunes du pays.

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Son discours n’avait pas de sens, car le régime pratique des prix extrêmement prohibitifs pour l’accès au net le réservant à ses proches et ses faux opposants. De fait, Rohani s’adressait aux gens très peu nombreux du régime leur promettant une liberté existante et sans danger pour le régime afin d’améliorer son aura à l’extérieur du pays et demeurer dans sa place pour assurer ses propres intérêts. Le régime était très divisé et en plus son président ne se souciait pas de son avenir  !

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Lundi | 02 Janvier 2017 | 13 Dey 1395 | Le journal IRAN, organe du gouvernement boiteux des mollahs condamnés, évoquait l’optimiste affiché la veille par Rohani. Le président en difficulté faisait son propre éloge pour justifier sa réélection (sa re-sélection) par les mollahs pour rassurer les paniqués internes qui est de plus en pus nombreux !

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Le journal Tehran Times, organe anglophone du clergé condamné, annoncé des condoléances aux Turcs frappés par Daesh qu’ils sont obligés d’attaquer à présent ! Le clergé espérait que les islamistes turcs également en danger par la fin du projet Brzezinski volent à son secours ! Les mollahs étaient certainement très désespérés pour compter sur un régime qui est lui-même potentiellement en disgrâce !

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Le journal Abrar de Rafsandjani, ex-patron du régime et de son terrorisme (en danger en Iran et hors Iran), n’avait pas renoncé à déstabiliser totalement Rohani puisqu’il avait zappé son interview pour parler des divisions et querelles au sein de son gouvernement !

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Le journal Javan, organe des cadres miliciens gravement menacés par un changement de régime, se moquait des emplois online de Rohani pour rappeler à chacun qu’il racontait n’importe quoi pour demeurer au pouvoir et assurer ses propres intérêts !

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Mais le régime avait un soutien hors Iran avec une tribune de Noam Chomsky (sous produits de la mentalité Brzezinski) dans Democracy Now (du réseau Brzezinski) qualifiant Trump d’une menace pour l’humanité  ! Cela était bon pour quelques intellectuels bonimenteurs américains sans sauver le régime. Le réseau soutenait aussi par une pétition de 30 grands savants nucléaires dans le New York Times en faveur de l’accord Vienne avant que le congrès s’ouvre avec de grands projets de sanctions contre leur régime !

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Le réseau en danger de Brzezinski s’est aussi manifesté via son pion Mogherini (en danger sans son soutien), mais le silence des autres pays européens a montré que l’opération ne pouvait pas réussir et sauver les mollahs ou leur régime de nouvelles sanctions !

Les mollahs chancelants ont annoncé 4 pendaisons et un total de plus de 2700 pendaisons depuis le début du mandat de leur président pour intimider leurs gens afin d’éviter une nouvelle panique boursière. Leur porte-parole au ministère de l’Intérieur a aussi parlé d’une Atlas sécuritaire des élections pour insinuer des capacités policières élevées  ! Leur ministre de Défense a aussi annoncé l’ouverture d’une usine de cartouche pour insinuer qu’elle avait la capacité de contenir une manifestation hostile au régime !

Par ailleurs, le gouvernement a déposé une plainte contre le mollah Hamid Rohani. Et le clan Larijani a validé le discours faisant convoquer le mollah Rohani bis pour dire qu’il ne permettait aucune fêlure dans ses rangs. Enfin, le porte-parole du ministère des AE du régime avait insisté sur la ligne du régime en Syrie pour continuer sa fuite en avant. Il rejetait aussi toute raison politique à la rupture de gaz turkmène, d’une part pour nier son isolement, mais aussi pour montrer sa détermination à avancer malgré l’hostilité affichée par Poutine ou encore pour le provoquer !

Mais cette détermination n’a pas aidé le régime, car tous leurs interlocuteurs (les démocrates, Trump et Poutine) les ont ignorés ! Les mollahs dépités ont annoncé un rassemblement du Guide avec les jeunes universitaires et des médaillés universitaires pour dire qu’ils avaient des partisans efficaces et fiables. Mais les jeunes sollicités ont été bien peu nombreux pour être un réconfort. Le Guide a parlé d’un grand nombre pour nier son isolement et à continuer sa fuite désespérée en avant !

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Les députés ont saisi l’instant en apportant leur soutien aux missiles tirés la semaine dernière par les chefs Pasdaran, espérant obtenir leur soutien ! Mais ces derniers n’ont pas saisi la perche qui leur était tendue. Ils sont restés impassibles attendant de voir qui allait gagner avant de le rejoindre  !

Les députés ont alors refusé de financer le grand projet de logements sociaux Mehr (ci-dessous) commandés par Ahmadinejad et achetés par des dizaines milliers de familles, mais ont accordé un budget pour le projet d’immobilier de luxe Padideh (ci-dessous après ceci ≈≈) appartenant aux chefs Pasdaran pour avoir leur soutien, mais ces derniers douteux en architecture sont restés impassibles en attendant le mot de la fin de la part Al Maleki !

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Nouri Al Maliki conscient d’un risque d’explosion du régime a rassuré les paniqués et autres agents de déstabilisation du régime en annonçant une conférence de presse en début de l’après-midi, insinuant que le régime était tiré d’affaire !

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La bourse s’est figée. Son indice aussi ! Mais le dollar a sans cesse monté (les gens y croyaient) !

Rassuré par cette évolution, un ami de Larijani qui avait annoncé sa candidature aux présidentielles a tenté un come-back vers les mollahs en annonçant qu’il renonçait au profit de leur parti d’union nationale, mais en exigeant l’éviction absolue de Rafsandjani par une révision de la composition du Conseil de Discernement, organe façonné par Rafsandjani pour contrôler le régime ! La bourse très calme jusque-là, avec zéro activité a chuté et son indice est tombé vertigineusement d’un seul coup en ligne verticale. Mais selon le rapport d’une importante banque du régime, le gouvernement a pu rétablir l’indice en investissant à perte sur des grandes entreprises ! Il a, à nouveau, pu renouer avec un calme plat pendant plus d’une demi-heure en fin de séance finissant sur seulement 254 milliards de tomans de vente.

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Cette étrange courbe de l’indice signifiait qu’il n’y avait eu qu’un seul groupe de vendeurs vite maitrisé. Sans doute Rafsandjani lui-même qui se sentant visé avait commencé à vendre les actions de ses banques malgré leur privation de vente normale (sans perte de prix), avant d’être maitrisé par une menace de haute trahison !

Mais la perspective d’un deal n’avait pas ravi tout le monde. Le mollah Rassayi qui a fait carrière dans l’intégrisme primaire avant d’être exclu des jeux par le clergé et privé de son mandat de député a tenté de renverser Rohani en affirmant que son frère, chargé de la direction de sa campagne présidentielle, avait reçu 1,8 million de dollars de la part de Zanjani (le pion affairiste de Rafsandjani) et avait empoché une grande partie près de 1 million de dollars, ce qui laissait supposer un partage entre les deux frères. Le mollah Rassayi a aussi déploré l’inaction du pouvoir judiciaire dirigé par le clan Larijani pour l’empêcher de soutenir Rohani !

Le pouvoir judiciaire a alors lâché Rohani en affirmant qu’il refusait de coopérer dans le dossier Zanjani en lui donnant les dossiers le concernant  ! Mais l’Ayatollah Sadegh Larijani, le chef du pouvoir judiciaire, n’a pris aucune mesure contre le gouvernement. Ce qui pouvait dire qu’il se déchargeait de l’accusation de complicité dans un grand détournement sans se fâcher avec Rohani qui semblait sur le point d’annoncer un bon deal avec l’administration Obama  !

Les autres clans se sont gardés d’intervenir en s’occupant à réfléchir à leurs candidats aux présidentielles qui devaient sans doute se muer en révolution de couleur... Tout le monde attendait un engagement anti-Daesh de la part du régime aux côtés des miliciens chiites de Hashd al Shaabi qu’ils affirment encadrer, financer et alimenter et au retour des remerciements de Maliki et un appel en leur faveur !

Mais il n’en fut rien, Maliki a parlé des milices chiites comme d’une entité purement iranienne ! On a compris que les deux parties n’avaient pas pu trouver un deal ! Al Maliki a cependant annoncé qu’il restait encore en Iran pour rencontrer Ali Larijani le lendemain matin. Il entendait utiliser le clan Larijani qui avait la capacité de lier Rohani à la corruption de Rafsandjani pour faire pression sur Rohani. La rencontre pouvait avoir lieu tout de suite. Le délai de 12 heures avant la rencontre avec Ali Larijani était un moyen de pression sur lui et sur Rohani !

Personne n’a commenté l’échec des négociations et la rencontre sollicitée avec Ali Larijani. Tout le monde a continué à parler des candidats des élections à venir en attendant voir si Al Maliki et ses commanditaires américains allaient faire quelque chose dans les intérêts de ces derniers et de ceux du régime !

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Mardi | 03 Janvier 2017 | 14 Dey 1395 | Le journal IRAN, organe du gouvernement boiteux des mollahs condamnés, et le journal Tehran Times, organe anglophone du clergé condamné, annonçaient la communion de la jeunesse croyante avec le Guide pour zapper l’humiliation de la petite mobilisation autour de ce dernier et faire oublier cette nouvelle preuve de l’impopularité du régime ! Les mollahs parlaient de leur lien avec la base pour dissuader Ali Larijani de les désavouer ! Ils avaient peur de lui et peur de le gronder.

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Le journal Abrar de Rafsandjani, ex-patron du régime et de son terrorisme (en danger), dénonçait les efforts du Parlement pour pactiser secrètement avec les chefs Pasdaran pour rappeler à Ali Larijani qu’il était seul afin qu’il consente à laisser son frère accuser Rohani ! Rafsandjani était prêt à déstabiliser le régime pour promouvoir son accès aux marchandages sans prendre en compte les intérêts des mollahs ou des autres groupes.

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Le journal Javan, organe des cadres miliciens gravement menacés par un changement de régime, insistait sur la non-coopération de Rohani avec le pouvoir judiciaire contre Zanjani, agent de Rafsandjani, pour faire couler Rohani, mais aussi Rafsandjani qui ne cessait d’enquiquiner tout le monde.

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Les Anglais (victimes potentielles et probables de la coalition politico-pétrolière de l’administration Trump avec Poutine) essayaient de ralentir les projets de Trump pour l’Iran en stipulant par le journaliste anglo-américain Rogan une sortie progressive de l’accord de Vienne !

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Mais le Congrès a ouvert avec plusieurs projets de sanctions contre les mollahs et pour aider Trump. Il a notamment proposé des impôts lourds pour les entreprises américaines coopérant avec les mollahs grâce à des dérogations fournies par Obama et ses prédécesseurs issus comme lui du réseau de Brzezinski... Il était aussi question d’un droit de faire feu sur les miliciens cherchant à provoquer les troupes américaines et enfin des sanctions pour les missiles revendiqués par les chefs Pasdaran !

Le clergé pouvait alors être lâché par ses rivaux. Il n’a rien trouvé de mieux que de revendiquer 7 pendaisons pour régner par la peur ! L’administration démocrate sortante a tendu la main aux mollahs par une invitation de son ministre de commerce extérieur en Turquie ! Ils pouvaient s’y aligner sur les positions anti-Assad pour satisfaire les démocrates sortantes à la recherche d’un succès et recevoir en échange leur bénédiction et leur soutien pour des scénarios de modération simulée afin de paralyser Trump.

Mais la rencontre n’a rien donné. La Turquie s’est contentée de parler de l’amélioration des relations économiques entre les deux pays sans signer un nouveau contrat d’achat de gaz aux mollahs pour les renflouer, on a compris qu’ils n’avaient pas accepté les promesses de Brzezinski qui pouvaient s’avérer comme des chèques en bois après l’investiture Trump. Tout reposait sur Ali Larijani, car il pouvait pactiser avec les agents irakiens de Brzezinski.

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Les cadres miliciens ont utilisé leurs étudiants pour attaquer le gouvernement du défaillant Rohani en raison de l’opacité de son service des salaires offrant secrètement des rémunérations très élevées à ses détracteurs pour gagner leur amitié ! Le conseil clérical des Gardiens a aussi attaqué son pion inefficace en affirmant que sa qualification pouvait être invalidée ! Et le nouveau parti créé sur une idée de Rafsandjani, oeuvrant désormais sans lui, a sévèrement critiqué son bilan !

Rohani menacé par ses chefs et incapable de redresser la barre a vite fait appel à ses rivaux les députés en invitant les membres de la commission des affaires étrangères, dont certains, pour parler du budget qu’ils avaient entériné afin de se montrer soutenus ! Dans le même temps, Zarif également en danger a reçu les membres de la commission des AE proches de Larijani pour obtenir son soutien et éviter qu’il pactise avec les Américains  !

La bourse a connu une journée en dents de scie, car le moral des gens variait avec l’espoir d’un deal en Turquie ou a Téhéran  ! Mais à chaque mauvais nouvel indice chutait malgré des injections de fonds permanentes. Au final l’indice a été arrêté pendant une phase montante, mais au prix de 729 milliards de tomans de pertes (au moins 187 millions de dollars en raison des différences de taux). L’arrivée de ses fonds dans les poches des paniqués a augmenté la demande du dollar et malgré une offre non plafonnée, le prix du billet vert est monté à 3970 tomans, le record de la semaine  !

Dans l’après-midi, le médiateur irakien de Brzezinski a finalement quitté l’Iran sans publicité, mettant fin aux espoirs d’un deal alors que le régime n’était même pas à la moitié de la semaine. Le lendemain, dernière journée de l’activité hebdomadaire de la bourse avant une fermeture de 3 jours, la panique devait normalement s’amplifier.

Ali Larijani a expédié une délégation de ses amis de la commission des AE en Syrie pour parler à Bashar Assad et par un discours adéquat le convaincre de la nécessité d’avoir le régime comme allié afin qu’il l’intègre au processus des négociations sur son avenir. Dans le même temps, il a lancé la commission de l’article 90 de la charte du Parlement, commission dédiée à la résolution des plaintes contre les parlementaires, contre la compagnie russe LIAZ annulant ses contrats pour faire pression à son niveau sur la Russie !

La souris rousse du régime rugissait avec ses faibles moyens d’action internationale pour faire évoluer la situation et se poser en patron du régime alors que Rohani était accusé de corruption et de trahison et semblait impuissant à sauver sa propre peau, que les mollahs ne savaient qui mettre à sa place, que Rafsandjani capable de toutes les trahisons était indésirable et que les chefs Pasdaran dépourvus de soldats étaient réduits à un rôle de spectateurs engagés. Le régime était tel un bateau en train de couler sans un vrai champion pour lui évite le naufrage.

Le clergé politique dépité a mis fin à la plainte de Rohani contre son homonyme en déclarant que le frère du président n’avait pas essayé de trahir le régime en diffusant les propos de l’ennemi de Khomeiny, mais qu’un extrait du livre de ce dernier faisait partie d’un débat sur leur inexactitude, sauvant ainsi la barque de leur pion Rohani tout en se réconciliant avec le mollah Hamid Rohani et les collègues qui l’avaient soutenu à titre privé.

Larijani qui a des représentants importants à des postes clefs du régime. Mais en supposant que l’affaire se corse, leur nouveau parti d’union nationale a aussi repris ses accusations contre Rohani pour éviter que la chute de ce dernier entraîne la leur !

Rohani se voyant encore remis en cause par ses patrons a organisé une rencontre avec les familles de deux miliciens tombés en Syrie dans la défense des intérêts du régime pour attester de sa fidélité au régime et aussi draguer le clan Larijani ou s’intégrer dans sa mission impossible auprès d’Assad ! Il a aussi annoncé via le réseau twitter la transparence de ses comptes de campagnes pour neutraliser les attaques à son encontre, mais il n’a pas diffusé de preuves à ce sujet, donnant l’impression qu’il cherchait juste des soutiens du côté des Pasdaran et des Larijani après ses signes d’allégeances à leur égard.

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Les cadres de la milice n’ont eu aucune pitié à son égard et ont continué à le lyncher par un dossier sur les trahisons de ses alliés réformateurs et par une vidéo à ce sujet ainsi qu’une autre sur la vie des SDF qu’il avait évoqués sans jamais les secourir dans les froides nuits de cet hiver.

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Mercredi | 04 Janvier 2017 | 15 Dey 1395 | Le journal IRAN, organe du gouvernement boiteux des mollahs condamnés, annonçait une rencontre constructive entre les amis parlementaires de Larijani et Rohani. Le journal précisait qu’il leur avait demandé s’il savait où se trouvait les avoirs internationaux de Zanjani et comment les récupérer. Rohani cherchait à s’innocenter et se disait prêt à lyncher Zanjani et son mentor Rafsandjani pour pactiser avec le clan Larijani !

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Le journal Tehran Times, organe anglophone du clergé condamné, parlait de la milice chiite irakienne d’Al Hashd Al Shaabi comme une aile stratégique du régime, s’invitant de force dans le jeu international avant que Larijani désormais courtisé par Rohani se démarque par son initiative syrienne.

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Le journal Abrar de Rafsandjani, ex-patron du régime et de son terrorisme (en danger de mort pour cette raison hors Iran et rejeté pour son instabilité par ses pairs), était plus agité que jamais, car il dénigrait Rohani en citant son ami (et faux ennemi et faire valoir) l’ayatollah Mesbah  : il n’y a aucun « récit » (du Coran) exigeant l’obéissance à un élu du peuple ! Il s’était mis en action pour trouver des alliés, parmi ses anciens complices, pour constituer un nouveau clan pour empêcher l’ascension des Larijani dans le clergé décomposé.

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Dans le supplément économique d’Abrar, l’enragé Rafsandjani évoquait des preuves contre le ministre des Transports de Rohani pour forcer Ali Larijani à combattre Rohani afin d’empêcher leur coalition à son propre encontre.

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Le journal Javan, organe des cadres miliciens gravement menacés par un changement de régime, attaquait Rohani en essayant de saboter son rapprochement avec Larijani et en affirmant qu’il comptait en fait sur les États-Unis pour assurer sa survie !

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À l’approche de l’investiture de Trump et dans un monde de plus en plus fermé à tout deal, on avait une guerre totale au sein du régime, tout le monde contre tout le monde et des comportements d’autant plus agressifs chez les belligérants qu’il y avait plus de dangers à leur encontre.

L’espoir d’un sauvetage grâce à Assad s’est alors effondré, car ce dernier a seulement parlé de soutien politique et économique des mollahs dans sa guerre contre le terrorisme leur excluant tout rôle militaire (cliquez pour lire d’article de Sana, l’agence de presse syrienne). Il s’est aussi posé comme seul partenaire possible pour la stabilité de la région les excluant du rôle qu’ils voulaient s’attribuer pour mener à bien leurs marchandages avec Obama puis avec Trump !

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La Turquie islamiste alliée en danger comme l’administration démocrate sortante a accusé le régime d’enfreindre le cessez-le-feu en Syrie par l’intermédiaire de la milice Al Hashd Al Shaabi, se positionnant du côté d’Assad et de la Poutine sans dote pour préserver une chance pour lui-même à l’arrivée de Trump !

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On avait donc un régime en guerre interne qui venait de perdre son dernier espoir ! La menace contre le régime est devenue plus terre à terre par une manifestation de petits actionnaires (issus du régime) contre le régime en raison de la mise en faillite de la compagnie nationale de fabrication de compteurs électriques (Kontor Sazi). Le porte-parole du gouvernement a annoncé que le régime n’avait pas les moyens d’indemniser ces gens, car la libération de prix qui devait financer des allocations et aider la relance économique ne produisait aucune plus-value  ! Il a par ailleurs annoncé 3 nouvelles pendaisons pour intimider les manifestants.

Le clan Larijani qui était mis hors jeu par Assad est intervenu par sa branche judiciaire en annonçant l’arrestation de 70 espions au sein du régime, se posant en grand shérif du régime en crise pour rester dans le jeu voire en prendre la direction  ! Il y avait certainement dans ce lot des nantis paniqués et des gens proches de Rafsandjani pour les dissuader d’agir dans leurs seuls intérêts et au détriment des ambitions du clan Larijani !

Ali Larijani, ex-patron des radios du Hezbollah et des médias du régime, appliquait les méthodes politiques de Rafsandjani contre Rafsandjani, pour l’éliminer du jeu de la succession à Rohani (et aussi pour venger au passage son putsch raté de 2008 contre Rafsandjani qui l’avait écarté de la présidence et avait provoqué la chute, l’humiliation et la mort de son ami Ali Kordan).

Les cadres miliciens n’ont pas aidé Ali Larijani et ses ambitions. Ils sont restés figés sur les leurs en chargeant davantage la corruption du frère de Rohani et en dénonçant la passivité de ce dernier pour l’accuser des mêmes méfaits.

Les députés toujours opposés à leur président Ali Larijani qui ne respecte pas leurs intérêts, mais les siens lui ont suivi le même schéma en chargeant Rohani pour la corruption de son frère en exigeant la transparence de leur compte. Ils ont aussi exigé la transparence pour les détournements autorisés par Rohani ainsi que les contrats pétroliers qu’il signait. Ils ont enfin conclu en beauté exigeant la transparence sur le déroulement des négociations passées et futures afin de court-circuiter Ali Larijani et ses ambitions et se placer directement au cœur des marchandages avec Washington, quels que soient leurs interlocuteurs !

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Les Chefs Pasdaran sont encore restés à l’écart en parlant de leur projet de construction de logements de fonction pour leurs employés dans le quartier Chitgar (ci-dessous), en précisant qu’ils informaient régulièrement le Guide de l’avancée des travaux. Ils refusaient donc de rompre avec le système, conscients qu’ils n’auraient droit à aucune immunité du côté des Américains, quels qu’ils soient. Ils préféraient servir le clergé lâché par les autres clans dans l’espoir de profiter à leur côté d’un éventuel deal de dernière minute. Mais n’étaient pas certains d’être ainsi sauvés d’un lynchage certain. De plus, ils ne faisaient probablement rien par peur d’aggraver leur image ou encore par peur de ne pas être suivis et au passage exposer leur extrême manque de personnel actif.

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Rohani devait alors se réunir avec ses ministres. Tout le monde était déprimé, car convaincu que le régime était condamné en raison du changement de l’ordre mondial et de ses propres carences et divisions.

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La bourse a connu une nouvelle journée de crise grave malgré plusieurs injections de fonds. L’indice a baissé encore de plus de 700 points et les transactions (pertes pour le régime) ont dépassé le volume de la veille atteignant 770 milliards de tomans équivalents à 197 millions de dollars pour le régime isolé et ruiné des mollahs  !

Rohani, sur la sellette en raison de ses échecs, a encore insisté sur son innocence, mais il a exigé que les autres responsables publient la liste de leurs avoirs s’il devait en faire autant. Il accusait de facto ses patrons du clergé, mais aussi les Larijani et enfin son ancien protecteur Rafsandjani d’être beaucoup plus riche et corrompu que lui !

L’association du clergé combattant qui a la majorité à l’assemblée sénatoriale des Experts a alors exigé la transparence des comptes de Rohani lui interdisant de leur exiger cette même transparence et passer ses intérêts avant les leurs  ! Le clergé a aussi annoncé que le sermon de vendredi serait prononcé par l’ayatollah très intégriste Ahmad Khatami pour simuler une ligne plus dure loin de tout compromis afin de satisfaire les adversaires de son pion Rohani et calmer le jeu. En prenant en compte les deux annonces, les mollahs étaient prêts à défendre leur champion pour assurer leurs intérêts, mais ils pouvaient aussi le sacrifier s’il cherchait à les sacrifier  !

Ce choix n’a guère aidé Rohani, car les parlementaires décidés à le virer et s’inviter à la table des marchandages ont vite utilisé la faille pour exiger dans une lettre ouverte à Larijani l’ouverture d’une enquête entraînant ce dernier dans une guerre contraire à coalition du président en difficulté pour assurer ses propres ambitions  ! Ali Larijani a esquivé la demande. Les cadres de la milice l’ont appuyé tout comme l’ex-député milicien Zakani qui avait refusé l’accord de Vienne. Ce dernier s’était greffé au projet pour éliminer Larijani, car il ne l’avait guère soutenu par le passé et à présent il lui volait le dossier contre Rafsandjani, le privant de moyen de briller en éliminant ‘ex-patron du régime devenu à un obstacle à tout deal en raison de sa corruption, son passé terroriste et ses zigzags qui n’en finissaient pas et contrariaient tous les projets du régime  !

Le clergé inquiet par la réaction en chaine au sein du régime a annoncé l’enregistrement officiel de son parti unique, le Front populaire des forces de la révolution islamique pour inviter tous les composants du régime à rester unis et croire à un avenir possible, mais l’annonce n’a suscité aucune félicitation, car personne ne croyait le régime viable et n’avait envie de renoncer dans ces conditions à ses intérêts.

Le gouvernement a alors publié une liste claire des investissements ou promesses d’investissements étrangers en Iran pour dire que la situation était moins mauvaise qu’il n’y paraissait, mais le nombre des promesses d’investissement était nettement plus important. Cet effort de transparence confirmait seulement le naufrage du régime. Les rivaux de Rohani, convaincus par leur chute, ont continué à s’agiter pour assurer leurs propres intérêts.

La Russie a alors rappelé aux mollahs leur isolement et leur modeste poids international en les excluant de la conférence qu’ils devaient organiser avec elle et la Turquie à Astana (Kazakhstan) sur l’avenir de la Syrie en affirmant qu’elle pouvait les inviter aux côtés de leurs ennemis saoudiens pour étudier les aides qu’ils pouvaient apporter pour assurer le succès de cessez-le-feu en cours. Les mollahs et leurs rivaux ont censuré cette annonce humiliante qui confirmait qu’ils n’avaient aucun poids et donc aucun moyen de s’en sortir par le chantage à la déstabilisation régionale !

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Jeudi | 05 Janvier 2017 | 16 Dey 1395 | Le journal IRAN, organe du gouvernement boiteux du régime en décomposition, annonçait un cadeau de 40 millions de tomans (10,000 $) soit une augmentation de 30 pour le prêt d’accès aux logements sociaux de Mehr (projet sans qualité qu’il avait condamné lui-même par son ministre des transports) pour sauver ce dernier et aussi gagner le soutien des millions de mal-logés ! Les deux objectifs de l’annonce étaient irréalisables, car le ministre des Transports a d’importantes charges d’incompétences à son encontre et de plus son cas est politique et par ailleurs personne ne veut habiter dans le quartier Mehr qui n’a aucun commerce, aucune structure de santé, aucune station de pompiers et a prévu uniquement une école pour 10,000 familles ! Le gouvernement à bout de souffle et à court d’argent essayait d’avancer en s’agrippant à n’importe quoi !

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Le journal Tehran Times, organe anglophone du clergé condamné, parlait des remerciements d’Assad pour faire oublier le camouflet subi par ses rivaux ambitieux à Damas. Cela ne pouvait pas lui offrir un quelconque poids régional. Le clergé se mentait à lui même pour nier que son régime était fini.

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Le journal Abrar de Rafsandjani, ex-patron du régime et de son terrorisme (en danger de mort et combattu par ses collègues du régime), rappelait la possible invalidation de la candidature de Rohani par le Conseil des Gardiens sans critiquer ces derniers pour leur montrer sa fidélité afin qu’ils le valident cette fois et le laisse jouer aux modérer pour atténuer la chute du régime  !

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Le journal Javan, organe des cadres miliciens gravement menacés par un changement de régime, annonçait le refus du clan judiciaire des Larijani de prendre parti dans les élections en donnant suite aux accusations contre les candidats. Les cadres de la milice annonçaient ainsi que Larijani était de retour dans le giron du clergé après l’échec de son initiative syrienne et les pressions subies par ses députés pour torpiller ses manoeuvres politiques. Il n’avait pas jugé opportun de se mettre à dos ses députés et les cadres miliciens. Ces derniers y voyaient l’envie secrète de Larijani de se joindre à leur action pour court-circuiter les mollahs  !

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En dehors de l’Iran, il y avait du nouveau du côté des 30 faux dissidents du clan Rafsandjani soutenu par le réseau Brzezinski. Leur porte-parole issue la milice islamiste des universités exigeait de Trump la nomination d’un observateur des droits de l’homme, évidemment issus de son groupe ! On pouvait y voir la signature de Rafsandjani qui était désireux de montrer qu’il pouvait sauver le régime et atténuer sa chute en contrôlant les accusations de violations des droits de l’homme et de fait, contrôler aussi l’issue d’une éventuelle et probable contestation interne sans craindre les sanctions qu’elles pourraient engendrer pour le régime !

Le gouvernement du clergé a aussi annoncé deux nouvelles pendaisons au même moment pour presser Trump à faire ce choix. Le clergé avait de nouveau choisi Rafsandjani par crainte d’une coalition entre les cadres de la milice et Ali Larijani issu de la même filière !

Mais l’administration Trump conscient que les faux dissidents du régime entendaient dissimuler des preuves contre le régime n’avait pas répondu à leur appel. Par ailleurs, elle avait compris que les mollahs étaient très préoccupés par leur passif alors qu’ils voyaient approcher leur chute.

Trump devait donc choisir un observateur impitoyable vis-à-vis du régime et de ses faux dissidents  ! Le projet de Rafsandjani qui devait sauver les patrons du régime en faisant porter les responsabilités à des sous-fifres (de préférence issus des clans rivaux) était un échec ! De fait, en suivant le conseil avisé de Rafsandjani, les mollahs se retrouvaient encore plus exposés que la veille ! Rafsandjani les avait encore mis dans le pétrin comme en 2009 avec sa fausse révolution de couleur qui avait dérapé au bout de deux jours. Il ne devait plus le suivre ni le laisser agir et aggraver l’érosion du régime.

Le milicien Zakani a repris les attaques contre Rafsandjani qui par intérêt personnel pouvait accélérer la chute du régime. Zakani a aussi repris les accusations de cadres de la milice et des députés. Ces derniers ont redoublé d’efforts pour le dépasser. Zakani a surenchéri, les députés aussi en parlant de la transparence nécessaire des ministres du clergé et du contrat controversé de coopération avec le GAFI (FATF) ! Tous les clans rappelés à la possibilité de leur sacrifice par la remarque sur le GAFI ont intensifié leurs luttes contre Rohani et le clergé pour assurer leurs intérêts dans la perspective de la chute annoncée du régime aggravant son naufrage !

Les chefs Pasdaran, menacés, mais impuissants ou trop craintifs, ont alors publié un article dans leur journal Ligne du Hezbollah en appelant à l’unité en prétextant que Khomeiny détestait les querelles internes et les condamnait  !

Le clergé a alors organisé une cérémonie pour le 40e jour de la mort les victimes principalement des miliciens de l’accident ferroviaire de Semnan pour profiter de cet appel. La mobilisation très faible a juste souligné que les chefs de la milice n’avaient plus le soutien de leurs officiers et ces derniers n’avaient aucune envie de s’afficher dans une cérémonie en faveur du régime.

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Le gouvernement a alors annoncé qu’il avait repéré où se trouvaient 700 millions de dollars des avoirs de Zanjani à l’étranger. Il entendait rassurer ses agents administratifs de la milice et gagner leur confiance. Mais la liste était imprécise et ne pouvait aboutir à des saisies. Il avait encore menti. Les autres clans ont continué à s’agiter pour assurer leurs intérêts.

À Washington, Kerry, membre éminent du réseau Brzezinski (ci-dessous avec quelques camarades / PDF), a aussi lâché ses amis de Téhéran en insistant sur la nécessité de sanctionner les missiles des mollahs, luttant pour ses intérêts , c’est-à-dire pour éviter comme ses camarades de ce réseau dans une retraite forcée, permanente et sans éclat.

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Vendredi | 06 Janvier 2017 | 17 Dey 1395 | Les mollahs confrontés à la chute et au retour plus que probable de la monarchie (qui la les faveurs du peuple) ont appelé à une grande manifestation en mémoire du lutteur Takhti dont ils attribuent la mort par suicide au Shah. La mobilisation n’a pas excédé le cercle de la famille et des très vieux amis du champion.

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Les gens du régime déprimé par cet échec ont repris les critiques contre Rohani pour atteindre le clergé et se frayer un chemin vers les marchandages avec Obama et plus encore avec Trump pour sauver leur peau (trahir le régime pour sauver leur peau).

Les mollahs étaient exposés à toutes sortes de trahison : le ralliement potentiel des cadres Pasdaran au peuple, un coup d’État des chefs Pasdaran pour une République non islamique, une rupture de Rafsandjani grâce à ses faux dissidents. Ils devaient parler à l’occasion du sermon politique de vendredi. Ils ont condamné les querelles en respect pour Khomeiny. Ils ont aussi demandé une action forte de la part du pouvoir judiciaire contre la corruption de tous les gouvernements (l’actuel et aussi les précédents -ceux de l’ère Rafsandjani-) qui ont sans cesse divisé le régime, l’entraînant dans des querelles fratricides. Si leurs rivaux voulaient la transparence, ils pouvaient en souffrir !

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Les mollahs ne voulaient pas la transparence pour sauver le régime (qui est d’ailleurs irrémédiablement condamné). Ils menaçaient leurs rivaux (en particulier Rafsandjani et ses amis) et les avertissaient qu’ils allaient les crucifier s’ils continuaient à chercher à trahir le régime ou faire des révélations pour se blanchir et s’acheter une certaine immunité.

Les mots utilisés, « la corruption qui divise », signifiait la fortune qui suscite l’envie, la convoitise, la jalousie et insinuait que les gens du régime n’avaient jamais eu rien en commun sauf l’envie de voler ce pays. Les mollahs condamnés à mourir étaient prêts à balancer à leur tour sur leurs vieux rivaux pour les empêcher de s’enfuir pour des crimes commis ensemble.

Ce discours nous a vraiment enchantés, car les mollahs condamnés à mort ne voulaient pas laisser les autres tenter leurs chances et ceci ne pouvait qu’encourager la trahison. Les traitres potentiels devaient même agir si rapidement qu’aucune riposte ne soit possible !

Les cadres miliciens et les députés ont repris les attaques contre Rohani (donc contre le clergé), mais aussi contre leur grand rival Rafsandjani, et ce au nom de la lutte contre la corruption qui divise le régime  ! Les bandits au pouvoir allaient s’entredéchirer, s’accuser des crimes commis ensemble, se trahir à tour de rôle pour sauver leur peau. On pouvait espérer en finir plus vite avec cette guerre civile sans concession entre ses cadors aux abois et en fin de course.