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Iran : La semaine en images n°430
La saison des sacrifices !

30.05.2016

Dernièrement les mollahs ont une suite de désillusions graves. Le 11 février dernier, le le 37e anniversaire de la révolution islamique a réuni une centaine de figurants, ce qui voulait dire qu’elle avait été boycottée par le peuple, cela va de soi, mais aussi par les responsables de tous poils, aussi bien les supposés alliés politiques des mollahs (les réformateurs) que leurs rivaux les fondamentalistes. Ils ont perdu toute illusion quant à la possibilité de se maintenir au pouvoir.

Par ailleurs, les mollahs n’ont pu épuiser ces tensions grâce à leur plan de Parlement divisé (sans majorité absolue) afin de les orienter contre leurs engagements de Vienne et provoquer l’escalade nécessaire pour leur propre chantage diplomatique. Les groupes rivaux (les fondamentalistes et Rafsandjani) refusaient de jouer le jeu en restant focalisés sur l’opposition à Rohani, promettant un Parlement hostile et à leur propre bénéfice ! Ils ont perdu toute illusion quant à la possibilité de se manipuler leurs rivaux et garder le contrôle des marchandages pour s’assurer une fuite en toute sécurité.

Enfin, les mollahs & associés ont gravement échoué sur le plan répressif car ils n’ont pu trouver des sympathisants pour empêcher la contestation populaire par la levée de voile lors de la Fête du Feu de cette année et ont ainsi perdu l’illusion de pouvoir résister face à une action populaire plus forte.

Washington, inquiété par la situation qui pouvait entraîner la chute de l’islamisme indispensable à ses projets régionaux, avait repris ses médiations en se montrant implicitement ouvert à une évolution du régime au lieu d’une révolution de couleur (bénéfique au peuple). Ils avaient aussi pris les dispositions pour réanimer le projet du gazoduc Nabucco pour obtenir le soutien des Européens et neutraliser les 5-1 et aussi pour rémunérer les mollahs.

Mais les mollahs n’avaient pas osé cette petite ouverture de peur que le peuple puisse trouver la possibilité de manifester contre eux. Les Européens avaient aussi refusé la miette que leur jetait Washington. De plus, les Arabes menés par l’Arabie Saoudite avaient tenté de contrer le deal en insistant sur le terrorisme régional des mollahs !

Washington avait alors tenté de passer en force devant ces obstacles en évoquant la levée de son embargo sur le dollar et l’accès au circuit du dollar (pour obtenir l’adhésion des Européens), puis sa propre entrée en scène par un possible contrat de Boeing avec les mollahs, signifiant la normalisation des relations entre les deux pays, un processus d’ouverture et de « démocratisation reconnue par Washington » permettant aux mollahs et associés d’espérer une certaine immunité et la possibilité de partir sans peur. Ils s’étaient tous accrochés à cette illusion et avaient tous cessé leurs oppositions aux marchandages pour bénéficier de ce plan qui n’avait aucune garantie.

Un deal se profitait à l’horizon ! Washington pouvait enfin espérer une révolution de couleur en faveur de ses pions islamo-bcbg. Il avait alors encore tenté d’impliquer les mollahs & associés dans ses plans anti-Assad pour les sauver des accusations des Arabes.

Les Français inquiets pour leurs contrats avaient fait mine de revenir pleinement en Iran. Les Russes avaient fait mine de donner les S-300 pour saboter le deal. Les mollahs qui n’ont pas confiance aux Américains pour avoirs toujours trahis leurs propres alliés (le Shah, Moubarak, Ben Ali) avaient profité de ses filons de soutien pour tenir tête à Washington et obtenir plus de garanties de sécurité fermes et au lieu des immunités supposées de facto.

Washington qui ne peut le leur accorder a été très fâché par leur attitude. Ils les avaient punis légèrement en reprenant la promesse de l’accès au circuit du dollar pour les ramener à la raison.

En l’absence d’un changement, Washington avait souligné ses limites en leur rappelant leur passé terroriste par un arrêt de sa Cour suprême ordonnant la saisie de 1,8 milliards de dollars de leurs avoirs européens pour leurs premiers attentats internationaux au Beyrouth en 1983. Washington les menaçait au passage de rouvrir les autres dossiers de terrorisme qui les conduiront tous devant les tribunaux internationaux...

Mais, Washington a gardé cette option en réserve, car cela pouvait aussi bloquer définitivement le deal qu’il recherche, proposant le dialogue. Les mollahs, conscients de l’intérêt de Washington pour ce deal et la gravité de situation pour eux-mêmes, ont accepté ce dialogue sous la menace d’être arrêtés et pendus !

Les chefs Pasdaran, qui sont en première ligne des accusations de terrorisme, ont craint d’être sacrifiés par les mollahs. Ils ont alors tiré sans ramdam un missile capable de porter une tête nucléaire, lançant un avertissement discret, qu’ils pourraient enflammer la région, dans l’espoir de faire reculer Washington et de se faire inviter dans le deal ! Washington a esquivé. Moscou a révélé le tir. Washington a encore nié...

Les chefs Pasdaran ont tenté de retourner leur veste en faveur Washington, mais en l’absence d’une réaction positive de sa part, ils ont changé encore de position se disant fidèle au clergé pour bénéficier à ses côtés de l’arrangement nécessaire avec Washington.

Les 5-1 ont alors bloqué tout arrangement en insistant sur leur rôle onusien (par le processus 5+1). Les mollahs coincés entre les 5-1 et les chefs Pasdaran devenus instables par peur ont tenté de se maintenir et débloquer la situation en appelant à l’unité et choisissant la fuite en avant en dénigrant le TNP et évoquant implicitement le droit au nucléaire militaire !

Washington a esquivé leur propos en insistant sur la neutralisation technique de leur accès à la bombe grâce au dialogue (combinant les sanctions et les menaces). Kerry a également parlé du droit au business avec les mollahs, donc l’accès au circuit du dollar avant une dernière rencontre avec Zarif et de nouvelles médiations notamment via le président sud-africain Zuma puis le mae d’Uruguay pour éloigner le régime de sa focalisation encombrante sur le Moyen-Orient.

Mais les mollahs, convaincus, par l’intérêt de Washington pour un deal ont continué leur chantage, en se focalisant encore sur le Moyen-Orient et en évitant de choisir les modérés pour les vainqueurs de leur Parlement et enfin en flirtant avec Moscou et Pékin !

Mais les mollahs n’ont rien obtenu de ces derniers. Washington les a aussi punis en apportant encore son soutien au verdict de terrorisme, en parlant brièvement de leur test de missile quasi nucléaire et en excluant toute aide de la part de la banque mondiale. Avant de leur proposer une porte de sortie par un deal facile avec Corée du Sud contre la Corée du Nord !

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La semaine dernière, les mollahs avaient rendez-vous avec les Sud-Coréens. Peu avant leur arrivée, ils ont annoncé une possible victoire des modérés, se montrant prêts à aller vers un deal ! Les chefs Pasdaran, les nantis ripoux, les fondamentalistes et en enfin, les alliés intégristes du régime ont craint d’être sacrifiés et se sont à s’agiter.

Parmi eux, l’allié irakien du régime Moqtada Sadr a attaqué le Parlement de son pays avec des slogans favorables aux mollahs pour saboter leur deal avec Washington. Plus fort encore, les chefs Pasdaran ont éliminé le garde du corps personnel du Guide pour montrer qu’ils étaient prêts à renverser le clergé. Les mollahs ont renoncé à leur Parlement modéré !

Washington a tenté d’intimider les chefs Pasdaran, en soulignant leur terrorisme et en les menaçant de nouvelles sanctions, donc une totale exclusion des bienfaits d’un deal, s’ils organisaient de nouvelles manœuvres dans le golfe Persique. Puis Washington a proposé un deal via la Malaisie, plaque tournante de blanchiment d’argent des patrons du régime et des nantis ripoux, pour éliminer toute opposition au deal. Les mollahs n’ont pas défendu les chefs Pasdaran et ont continué à marchander leur sauvetage par un deal via la Malaisie.

Les chefs Pasdaran ont saboté de deal en prouvant qu’il s’agissait d’achever le régime et les mollahs y ont renoncé. Ils ont aussi puni les mollahs en boycottant la réunion de solidarité à l’occasion de l’anniversaire de Mahomet. Les mollahs ont dû durcir leur discours pour récolter des soutiens d’Assad, du Hezbollah ou des Russes, mais n’ont rien obtenu de leur part.

Washington a tenté le deal en remettant en cause son verdict sur le terrorisme par ses alliés « les non-alignés » mais aussi par la promesse d’assouplissement des sanctions pétrolières adoptées au motif du terrorisme en rappelant son accord pour les investissements en Iran alors que le régime allait organiser une exposition pétrolière à Téhéran.

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Cette semaine, les mollahs attendaient des sous, ils ont mis les manettes à fond pour passer du Parlement divisé au Parlement modéré, ce qui a encore engendré de graves crises internes. Les mollahs ont dû sans cesse naviguer entre la modération et la surenchère. Voici le récit en images d’une semaine de crises et de bouleversements qui ont bien desservi les mollahs et leur régime.

Cette analyse a été diffusée en persan vers Iran le dimanche 16 mai 2016 à 20h via la chaîne indépendante Radio Bidari (Eveil) basée en Suède.



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La semaine dernière (31 avril - 7 mai 2016 / 10-17 Ordi-Behesht 1395), Washington espérait parvenir à un deal avec les mollahs via la Corée du Sud pour évacuer les polémiques sur le Moyen-Orient et ainsi parvenir enfin à récupérer leur régime pour désorganiser ce même Moyen-Orient dans ses seuls intérêts.

Peu avant l’arrivée de la délégation sud-coréenne, les mollahs avaient annoncé une victoire écrasante des modérés, se montrant prêts à aller vers un deal ! Les chefs Pasdaran, les nantis ripoux, les fondamentalistes et en enfin, les alliés intégristes du régime avaient craint d’être sacrifiés. Moqtada Sadr avait attaqué le Parlement de son pays avec des slogans favorables aux mollahs pour saboter leur deal avec Washington. Plus fort encore, les chefs Pasdaran avaient éliminé le garde personnel du Guide pour montrer qu’ils étaient prêts à renverser le clergé.

Le clergé avait dû changer ses plans proposant le compromis d’un Parlement sans majorité déterminante, mais plutôt réformatrice, se laissant une marge de manoeuvre. Les chefs Pasdaran avaient contesté ces nouveaux chiffres, exigeant de facto un Parlement plutôt fondamentaliste pour éviter que l’on fasse des arrangements dans leur dos.

Washington avait tenté d’intimider les chefs Pasdaran, en soulignant son soutien au verdict sur leur terrorisme et en les menaçant de nouvelles sanctions pour leur récent tir de missile, donc une totale exclusion des bienfaits d’un deal, s’ils se manifestaient même par de nouvelles manœuvres dans le golfe Persique. Puis Washington avait proposé un deal via la Malaisie, plaque tournante de blanchiment d’argent des patrons du régime et des nantis ripoux, pour éliminer toute opposition de leur part ou pour diviser ces paniqués et limiter leur influence. Les mollahs avaient apprécié l’offre. Ils n’avaient pas défendu les chefs Pasdaran et avaient continué à marchander leur propre sauvetage par ce deal via la Malaisie.

Les chefs Pasdaran avaient neutralisé l’offre en la montrant comme un moyen d’accélérer la chute du régime et avait aussi tenté de diviser le camp américain et se poser en patrons du jeu en menaçant de fermer le détroit pétrolier d’Hormuz ! Ils avaient enfin boycotté le rassemblement d’unité organisé par clergé à l’occasion de l’anniversaire de Mahomet pour montrer leur indépendance et la volonté de privilégier leurs propres intérêts.

Le clergé croyant perdre le monopole des marchandages avait tenté de restaurer son autorité en criant plus fort son rejet de l’Occident et de Washington en particulier. Mais ces derniers avaient ignoré ses slogans avant de ne pas se laisser déborder par une crise contraire à leurs intérêts. Ils avaient ainsi privé le clergé du succès qu’il souhaitait et condamné le régime et ses divers clans à demeurer dans leur déclin sans issue.

Les mollahs ont continué leur quête de provocation en tournant vers Assad et le Hezbollah qu’ils avaient négligés plus tôt, mais n’ont rien obtenu de leur part.

Washington devait sévir. Mais cela pouvait exacerber les tensions et entraîner les mollahs vers une attitude plus exagérée. Washington a tenté le deal en remettant en cause son verdict sur le terrorisme par ses alliés « les non-alignés » et, mais aussi par la promesse d’assouplissement de ses sanctions pétrolières adoptées au motif du terrorisme en rappelant son accord pour les investissements -notamment pétroliers- en Iran alors que le régime allait organiser une exposition pétrolière à Téhéran.

En preuve de sa bonne disposition à assouplir ses sanctions pétrolières et les accusations de terrorisme qui vont avec, Washington a laissé l’Inde payer sa dette de 6.4 milliards de dollars aux mollahs !

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Vendredi | 6 mai 2016 | 17 ordi-behesht 1395 | dernier jour de la semaine dernière, Washington a continué son apaisement en affirmant via le New York Times qu’il comptait adoucir le régime par l’intermédiaire de son soutien au modéré Rohani ! Washington a aussi donné raison aux Chefs Pasdaran en justifiant la capture de ses marines pour avoir transgressé les frontières maritimes d’Iran.

Les mollahs ont vu dans l’apaisement américain un signe de la faiblesse des Américains et une opportunité pour reprendre leur chantage par un interview pro-Assad et pro-Poutine de leur envoyé spécial Velayati qui se trouvait encore au Liban. Mais ces deux derniers n’ont pas salué ses propos.

Les mollahs vaincus sur tous les fronts, craignant l’attaque de leurs rivaux et la perte de contrôle sur les marchandages, ont choisi le dialogue et à l’évolution en parlant dans leur sermon de vendredi de leur fidélité l’accord de Vienne et à la liberté dans le port du voile. On a compris qu’ils préféraient pactiser avec Washington avant qu’ils soient privés de la direction des marchandages et de leur accès prioritaire aux offres d’arrangement de Washington !

En se modérant, les mollahs espéraient aussi engager Washington à faire mieux et récolter au passage beaucoup de contrats grâce aux pétroliers qui étaient en train de monter leur stand à la foire des expositions de la ville de Téhéran ! Leur gouvernement a demandé le silence et la neutralité sur le choix du prochain chef du Parlement et ne favoriser ni Ali Larijani (candidat des fondamentalistes) ni Aref (candidat des réformateurs), pour leur donner la possibilité de changer sans cesse majorité législative pour contenir leurs détracteurs ou pour marchander avec Washington !

Les mollahs prévoyaient une grosse semaine de manœuvres tactiques, politiques et diplomatiques pour vaincre les Américains, les 5-1 et aussi leurs rivaux. On pouvait envisager qu’ils leur ripostent et compliquent leurs plans.

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Samedi | 7 mai 2016 | 18 Ordi-Behesht 1395 | Le clergé annonçait le début de l’exposition pétrolière avec la présence des géants américains et évoquait aussi le discours anti-occidental du Guide, mêlant l’ouverture au chantage, pour satisfaire ses rivaux et ses objectifs de marchandages. Le gouvernement parlait aussi de cette exposition, sans évoquer le discours du Guide, se positionnant comme le bon flic pour pouvoir faire baisser les tensions dans les relations avec les Américains !

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Rafsandjani avait souligné le manque de sincérité du clergé en rappelant que deux jours plus tôt son président Rohani avait qualifié ses rivaux d’idiots ! Rafsandjani (exclus des jeux) se moquait aussi des chances de réussite des mollahs en affirmant que la balance des échanges avec Washington était devenue positive avec un excédent de seulement 4 millions de dollars !

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Les chefs Pasdaran restaient encore hostiles au clergé et à son gouvernement en soulignant la montée du chômage en bon avocat du peuple et en accusant Rohani de dévier de l’objectif de la création d’emploi en se focalisant sur le critique de ses rivaux.

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Le gouvernement a montré quelques vues de son exposition pétrolière pour rassurer les anxieux, mais on ne voyait pas les logos des grands pétroliers sur le grand panneau à l’entrée de l’exposition et on ne voyait aucun stand avec leurs noms, mais majoritairement des équipementiers. Les grandes puissances qui sont derrière les grandes compagnies n’avaient pas fait le déplacement et attendaient les preuves d’un réel changement du côté des mollahs. Ils avaient envoyé les équipementiers pour tester la volonté de deal des mollahs par des achats de leurs produits ou services. L’exposition était un flop qui pouvait leur coûter cher.

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Les mollahs ont tenté de sauver la situation annonçant un rassemblement d’Ali Larijani sur les usages parlementaires où ce dernier s’afficha avec son concurrent Aref avant d’évoquer un renouvellement du Parlement à la hauteur de 75%, mais sans préciser s’il s’agissait du nombre des sièges des réformateurs ou qu’il y avait 75% de nouveaux députés de tendances inconnues !

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Après ce flou peu rassurant, les mollahs ont rappelé leur disposition pour un deal en faisant défiler leurs plus importants ministres à la réunion pour justifier leur démarche et les rencontres à venir en insistant sur la pertinence économique du maintien de l’Accord de Vienne pour faire redémarrer l’économie ! On a ainsi appris que le régime avait entre 105 et 150 milliards de dollars de dettes et que 50 de ses 60 aéroports étaient en panne !

Les chefs Pasdaran ont continué à souligner l’échec économique de Rohani en précisant que ses amis mis à des postes clefs avaient seulement réussi à augmenter leur salaire, se remplissant les poches pour leur exil après l’arrangement avec Washington !

Les chefs Pasdaran ont aussi annoncé la création généreuse d’un hôpital de campagne à Téhéran pour offrir une semaine de soins gratuits au peuple, espérant ainsi améliorer leur image et obtenir des soutiens populaires nécessaires pour recruter et remplacer les centaines de milliers de déserteurs depuis 2008.

Les mollahs, inquiets par le danger des arguments des chefs Pasdaran, se sont montrés à l’écoute de ces derniers, se montrant ouverte à un deal en annonçant que le rassemblement d’Ali Larijani allait continuer encore un jour pour recevoir le milicien Shamkhani, secrétaire du Conseil de Sécurité du régime et le célèbre commandant Soleimani, patron de la brigade Qods.

En parallèle, le gouvernement a aussi tenté de sauver son flop pétrolier en invitant le ministre des affaires étrangères (mae) du Turkménistan, proche de Moscou. Mais il n’a pu rien tirer de lui pour obtenir plus de Washington.

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Les mollahs ont alors choisi la provocation en parlant d’une rencontre de leur pion Velayati et Assad, mais la rencontre n’a pas été confirmée et n’a donné lieu à aucun soutien d’Assad !

Le régime était battu et isolé et ses dirigeants devaient plier. Mais certain du succès, il avait débuté la bourse sans recourir à sa tactique d’achats massifs des actions de compagnies en faillite pour booster l’indice et donner l’impression d’une journée positive, mais l’indice avait vite chuté ! Le gouvernement avait délibérément baissé les taux de l’or et du dollar pour vider la bourse, mais la panique l’avait emporté sur la soif de l’or et le volume des ventes avait dépassé le nouveau seuil de crise qui est de 400 milliards de tomans avec 447 milliards de tomans, soit l’équivalent de 130 millions de dollars de perte pour le régime.

Le gouvernement a alors annoncé le début de la visite et l’inauguration officielle de son exposition pétrolière par le vice-président Jahangiri et le ministre de pétrole Zanganeh pour montrer que tout n’était pas fini ! Mais on ne vit aucune image avec les pétroliers annoncés. Les deux hommes du gouvernement ont expliqué l’absence d’image par leur volonté de privilégier les compagnies iraniennes pour les projets de forage !

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Les deux hommes devaient aussi tenir une conférence et évoquer des modalités de contrats à venir, mais la salle n’était pas pleine. Zanganeh s’est caché pour se préserver et a passé le flambeau à Jahangiri pour relancer ce second flop. Ce dernier n’a rien trouvé de mieux qu’une possible remise en cause du modèle de contrat avantageux concocté par Zanganeh, ce qui a définitivement convaincu tous les représentants des compagnies présents sur place que le régime et ses dirigeants mollahs n’avaient aucune envie de se modérer et restaient pleinement dans une optique de chantage et de marchandage !

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Mais aucun n’a protesté afin que les mollahs ne puissent pas non plus provoquer une crise bénéfique à leurs intérêts.

Les mollahs enchaînaient les flops ! Les chefs Pasdaran ont reparlé de leur capacité à tirer des missiles dans leur mensuel Ramz Obour (mot de passe).

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Le gouvernement a voulu nier son échec en annonçant que tout allait bien, car le Salon du Livre était un grand succès professionnel et populaire, mais l’on n’a vu aucune vue générale montrant un grand nombre de stands et de visiteurs, mais en tout moins d’une dizaine de stands et de petits groupes de visiteurs !

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Le gouvernement a alors suivi les chefs Pasdaran en annonçant via son ministre de Défense des manœuvres en nombre illimité pour ne pas laisser lui échapper le monopole des provocations ! Mais dans le même temps, Rohani a annoncé un diner avec les nouveaux élus, ainsi qu’Ali Larijani et Aref pour annoncer un Parlement uni et dévoué à l’accord de Vienne, c’est-à-dire au service de l’apaisement apparent avec les grandes puissances et des marchandages secrets avec Washington !

Sur le plan médiatique, on n’a guère vu de diner, mais un petit rassemblement loin du chiffre officiel des élus. Ce qui montrait que le Parlement restait boycotté par les derniers membres du régime.

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Sur le plan politique, par ce rassemblement annoncé, mais fictif, les mollahs voulaient jouer sur tous les tableaux et marquer des points, car ils avaient aligné les flops. Ils simulaient une maîtrise totale pour cacher leurs échecs et pour contenir leurs rivaux.

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Dimanche | 8 mai 2016 | 19 Ordi-Behesht 1395 | Le gouvernement avait mis en avant l’unité avec le Parlement, quel que soit son prochain président, afin de contenir ses rivaux, mais en agissant ainsi il avait renoncé à son ingénieux plan de Parlement divisé ! Il était donc loin de maîtriser la situation pour avancer selon ses ambitions.

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Le clergé parlait avec prudence du succès de l’exposition pétrolière, car il n’y avait plus d’obstacle aux contrats et évoquait une diplomatie prudente sous la direction de Zarif pour simuler aussi la maîtrise, mais avec moins de fanfaronnades que les membres de son gouvernement, qui étaient sur la sellette. De fait, il y avait une fracture entre le clergé et ses pions. Ses rivaux miliciens allaient sans doute augmenter leur pression pour exacerber cette fracture !

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Rafsandjani avait choisi la partie du clergé en lui attribuant la présence de 158 élus réformateurs à son diner fictif de la veille ! Mais il avait aussi pris la partie des critiques économiques des chefs Pasdaran en se moquant du ministre de l’Economique qui avait présenté l’explosion de la masse monétaire comme d’une opération volontaire et maîtrisée !

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Les chefs Pasdaran avaient continué leurs critiques et ils souhaitaient la victoire d’Ali Larijani pour la présidence du Parlement pour entraîner la rupture Ali Larijani avec le clergé et ainsi isoler ce dernier et aussi se donner les moyens de contrarier ses plans.

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En résumé, on avait un régime faible et divisé. Le clergé a fait un pas en direction des chefs Pasdaran, les invitant à une réunion avec le Guide pour qu’ils cessent de le contrarier.

On a vu une salle pleine de miliciens, mais il y avait des incohérences d’une image à l’autre. Le clergé n’avait pas réussi à mobiliser les chefs Pasdaran.

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Le Clergé a compensé ce nouveau flop par un discours propagandiste en invitant les miliciens présents à appliquer l’obligation du voile avec la plus grande sévérité, attribuant une image répressive bien loin de l’image qu’ils voulaient se donner ! Mais les gens Pasdaran ne l’ont pas rejeté. Ils semblaient heureux par la possibilité de revenir dans les équations des mollahs.

Les fondamentalistes, isolés par le choix des réformateurs au Parlement et à présent par les oeillades des mollahs avec les chefs Pasdaran, ont tenté d’entrer aussi dans leur faveur en modifiant plusieurs projets de loi pour leur attribuer 20% de l’ensemble des revenus pétroliers du pays, ainsi que des allocations à tous leurs enfants et enfin en légalisant leurs ventes d’actions d’État pour équilibrer leur compte ou préparer leur fuite.

Le clergé et ses pions n’ont pris aucune position en leur faveur. Ils ont même montré de l’hostilité en s’affirmant comme les vrais décideurs du régime en demandant qu’ils ne puissent pas donner leur avis sur de grands sujets comme l’adoption 6e plan (destiné à faciliter les arrangements financiers avec Washington) bien qu’il soit contraire aux principes de l’économie de résistance du Guide !

En résumé, tout le monde voulait accéder aux marchandages ou garder son monopole d’accès, car la situation du régime comme était désespérée.

La bourse a sombré dans une plus grande panique et les ventes ont atteint 774 milliards de tomans, presque le double du niveau de la crise, et équivalent à 226 millions de dollars de pertes pour les mollahs.

Les fondamentalistes dépités par leur exclusion et la dégradation de la situation ont affirmé avoir gagné les élections et avoir même obtenu une plus forte majorité malgré ce qu’annonçaient le gouvernement et ses médias ! Ils ont aussi accentué leur attaque contre le gouvernement par un rapport sur le rapport entre son budget et l’explosion de l’inflation ! Ils ont enfin insisté sur l’économie de résistance bloquant l’adoption du 6e plan.

Les fondamentalistes ont aussi attaqué la pertinence d’un lien avec les chefs Pasdaran, en les qualifiant d’amis inutiles, par la révélation que la France avait rejeté la nomination de l’un d’entre eux pour ambassadeur à la place de l’actuel ambassadeur Rohani qui semble inefficace pour attirer les investisseurs étrangers en Iran !

La situation pouvait s’aggraver dans deux jours à l’occasion de la journée dédiée aux Pasdaran. Rohani a annoncé une visite officielle dans la région de Kerman où la population vit dans la plus grande pauvreté par la faute des mollahs qui accaparent ses richesses du sous-sol et de ses produits phares comme la pistache. Il entendait rassembler les pauvres et se montrer populaires pour résister aux attaques à venir !

Washington inquiet par cette guerre interne et la possibilité de la chute de Rohani voire même la chute du régime islamique a évité les conflits et les risques d’escalade avec les Pasdaran en annonçant via le Pentagone que sa marine de guerre éviterait tout conflit avec leur marine en s’éloignant de détroit d’Hormuz.

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Washington a aussi restitué aux mollahs 73 vestiges archéologiques iraniens maintenus sur son territoire après un prêt accordé avant la révolution. Il s’agissait de créer un contact amical non politisé. Les mollahs l’on privé de son effet en ne consacrant aucun reportage à cette restitution !

Washington a alors fait un meilleur geste culturel en envoyant l’épouse du Premier ministre japonais en Iran pour participer à un rassemblement écologique du régime et aussi pour laisser entendre que son époux aller aussi arriver chez les mollahs pour donner une bonne légitimité aux business avec eux !

Enfin Washington s’est cyniquement ménagé une sortie de sa propre accusation de terrorisme en dénonçant via le Think Tank Atlantic Council sa violation d’une loi garantissant la neutralité américaine vis-à-vis des États avec lesquels l’État américain a signé un accord !

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Lundi | 9 mai 2016 | 20 Ordi-Behesht 1395 | Le gouvernement qui avait cumulé les flops ne parlait pas des passe-droits américains, mais des banalités. Il entendait utiliser la complaisance de Washington et parvenir à des résultats positifs et s’en attribuer les mérites (pour effacer ses flops et écraser ses rivaux).

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Le clergé avait mis en avant son rapprochement avec les chefs Pasdaran pour les inciter à ne pas le contrer alors que ses pions s’apprêtaient à remonter la pente.

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Les chefs Pasdaran avaient mis en avant le soutien du Guide à la répression pour engager le clergé dans l’opposition à Washington, utilisant sa complaisance contre ses propres objectifs !

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Rafsandjani, négligé par les mollahs, exigeait la liste des compagnies pétrolières ayant signé des contrats lors de l’exposition pétrolière en cours pour souligner le flop de cette exposition malgré l’autorisation américaine afin de remettre en cause Rohani. Il visait aussi ses collaborateurs, car il s’agit de ses pions oeuvrant à présent pour leurs intérêts et non pour les siens. De fait, il était davantage dans une optique de règlement de compte et de sabotage que dans une tentative de come-back.

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On était loin de l’harmonie et tranquillité nécessaire aux mollahs pour profiter de la complaisance affichée par Washington.

Entre temps, Washington déçu par l’attitude des mollahs avait mis en doute la modération de Rohani et sa fiabilité en tant que partenaire en fustigeant l’organisation de l’exposition sur l’holocauste et son argument se déchargeant de toute responsabilité en l’attribuant aux chefs Pasdaran !

Les chefs Pasdaran ont profité de la mauvaise posture de Rohani et de ses chefs cléricaux pour inviter Ali Larijani à un rassemblement de leurs chefs de la police organisé au prétexte de la journée des Pasdaran (dans 24 heures) pour insinuer qu’ils pouvaient régner ensemble sur le régime grâce à la combinaison de leur force (bien qu’elle décline) et la mainmise du clan Larijani sur les pouvoirs législatif et surtout judiciaire.

Ali Larijani, d’abord flatté, a vite déchanté en voyant le nombre peu élevé des chefs miliciens (nombre qui démentait les images rassurantes publiées la veille par le clergé). Il n’a pas parlé des périls qui pesaient sur le régime afin de demander une alliance forte à ses hôtes. Il a parlé des problèmes de circulation avant de partir déçu de ce rassemblement qui ne lui laissait que l’option de demeurer aux côtés des mollahs !

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Les fondamentalistes (30 derniers députés du 9e Parlement encore fidèles au régime, mais rembarrés la veille) pouvaient profiter de la mauvaise posture du clergé d’autant plus que les chefs Pasdaran et Ali Larijani n’avaient pu en profiter. Les fondamentalistes ont pu se distinguer en reprenant leurs attaques en soulignant l’incompétence des mollahs en critiquant la banque islamique évoquée récemment par le Guide dans le cadre de l’économie de résistance en précisant que la prohibition de l’intérêt ne permettait pas de pénaliser les mauvais clients et à l’heure actuelle où les nantis rêvaient de prendre leurs capitaux et fuir, cela permettrait à tous ces lâcheurs d’emprunter ce qu’ils voulaient et partir sans craindre les poursuites. L’objet de l’attaque était de détrôner les mollahs ou du moins se poser en sages conseillers du régime et ainsi accéder au gouvernement et aux négociations pour défendre leurs intérêts.

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Les mollahs ont esquivé !

Les fondamentalistes ont alors critiqué la gestion financière opaque des mollahs qui permettait aux Occidentaux d’accuser le régime de financer le terrorisme et permettre de saisir ses avoirs. Mais ils ont aussi critiqué l’absence de réaction de la part du Rohani contre cette saisie contraire à l’esprit de l’accord de Vienne et ont exigé un ultimatum contre Washington avec la menace de quitter l’accord si cela continuait ! Ce qui visait à générer une escalade avec leur participation, leur offrant une place d’arbitre dans les marchandages pour défendre leurs intérêts.

En l’absence d’une réaction, les fondamentalistes ont annoncé l’étude critique du 6e plan pour dimanche prochain afin de faire pression sur le clergé et le forcer là leur accorder une place dans ses marchandages avec Washington.

La panique a gagné les nantis ripoux qui n’ont aucun moyen de pression sur le régime pour faire valoir leurs intérêts. Les ventes ont vite atteint le seuil critique de 400 milliards de tomans !

Les négociations allaient se compliquer avec l’arrivée de ces fondamentalistes qui semblaient bien combatifs. Washington a encore changé d’attitude en offrant de nouvelles opportunités de marchandages aux mollahs en les invitant à la conférence viennoise sur la Syrie qui devait se tenir dans une semaine.

En attendant, Washington a montré sa bonne foi en autorisant son allié japonais annoncer l’arrivée très prochaine de son Premier ministre en Iran, alors que son épouse s’y trouvait et se montrait bien respectueuse avec les mollahs et leur responsable écologiste (la très voilée Massoumeh Ebtekar) qui est elle-même une grande pollueuse en étant avec son mari à le tête des importateurs d’essence très bas de gamme !

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En parallèle, Washington a aussi fait état d’une rencontre entre Kerry et les banques européennes pour les convaincre d’investir en Iran. Enfin, son allié atlantiste, la Hollande a pu envoyer sans problème son vice-ministre de l’économie à Téhéran pour des investissements immédiats !

Les mollahs contente de la prestation voilée de l’épouse du PM japonais ont fièrement annoncé l’arrivée prochaine de ce dernier et ont dit qu’ils étudiaient leur possible participation à la conférence de Vienne en attendant voire ce que leur proposerait encore Washington dans l’immédiat via son émissaire hollandais. Ils ont aussi accordé un accueil très discret et très chaleureux à ce dernier, le couvrant de cadeaux, décidés de concrétiser le deal intéressant qui se profilait encore avec Washington !

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Les chefs Pasdaran, qui n’avaient pu s’affirmer par une alliance forte, ont eu peur d’être oubliés ou sacrifiés dans 24h au moment où ils devaient célébrer leur création. Pour rappeler leur rôle du défenseur du régime et pour améliorer leur accès aux marchandages avec Washington, ils ont officiellement annoncé d’avoir procédé mardi dernier à l’essai d’un missile balistique (que l’on disait capable de porter une charge nucléaire). Ils ont aussi reparlé de leur hôpital gratuit et éphémère pour se poser en ami du peuple et donc capables de renverser les mollahs !

Washington a affirmé qu’il demanderait des sanctions au conseil de sécurité si le tir était confirmé alors que les 5-1 l’avaient fait ainsi que les Israéliens une semaine plus tard sur sa demande ! Washington esquivait, mais il pouvait aussi utiliser l’annonce pour accorder le moins possible aux mollahs en mauvaise posture par la faute de cette annonce !

Le gouvernement dépité par ce coup bas n’a pas réagi et tous ses médias ont commencé à parler d’un autre sujet : a navrante publication de photos non voilées de Minou Khaleghi, une candidate réformatrice exclue des législatives, par un blog proche des chefs Pasdaran ! Le ministre de l’Intérieur des mollahs a apporté son soutien à Khaleghi, victime de publication de photos d’ordre privé, ce qui accusait implicitement les chefs Pasdaran de semer la zizanie au sein du régime ! Soudain, tous les sites des mollahs et du gouvernement ont repris l’annonce évoquant des photos prétendument olé olé que personne n’avait vues et restent à ce jour introuvables !

De fait, on a conclu que le gouvernement avait remplacé le missile tiré qui semait la zizanie par des photos prétendument olé olé pour attirer l’attention des gens et faire oublier le missile et l’annonce des chefs Pasdaran ! Il s’attendait à une riposte les faisant participer à l’enterrement médiatique de leur missile et surtout de leur provocation anti-américaine !

Mais les chefs Pasdaran ne l’ont pas fait et ont même continué à provoquer Washington notamment en annonçant à la télévision qu’ils ne cessaient d’humilier US-Navy ! Ils ont aussi mis mal à l’aise les mollahs en révélant que l’un des leurs, le mollah Yunessi, adjoint aux affaires sociales de Rohani, préparant la visite de ce dernier dan la région désolée de Kerman, avait annoncé aux pays ruinés de la région qu’il était idiot à les sauver en imposant lourdement les riches, ils devaient arrêter de se plaindre et plutôt se mettre au travail et exploiter les riches souterraines de leur région !

In fine, les chefs Pasdaran ne se laissaient pas faire. Le ministre de la Défense des mollahs a organisé un rassemblement pour les miliciens volontaires engagés en Syrie pour les éloigner des chefs Pasdaran et ainsi isoler et punir ces derniers. Mais en l’absence de mobilisation pour ce projet, le ministre de la Défense du régime a profité de son discours pour neutraliser les chefs Pasdaran en démentant formellement leur annonce d’un tir de missile balistique et ouvrant la voie à des marchandages moins difficiles avec Washington !

Dans la soirée, les chefs Pasdaran ont enfin haussé le ton pour la journée qui leur était dédiée dans 24 heures par une intervention télévisuelle du milicien Fadavi, chef de la marine du régime, insistant sur sa supériorité des Pasdaran sur les Américains dans le golfe Persique !

Par ailleurs, les chefs Pasdaran ont rejeté la pertinence du dialogue et l’apaisement avec Washington par une conférence de leur milicien analyse Hassan Abbassi, prouvant chiffres à l’appui que le régime souffrait d’une mauvaise gestion durable et sa situation s’améliorerait de seulement 5% même si toutes les promesses d’investissement de l’accord de Vienne étaient tenues.

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Mardi | 10 mai 2016 | 21 Ordi-Behesht 1395 | On était la journée des Pasdaran et on pouvait s’attendre à des fanfaronnades destinées à contrarier les mollahs et les Américains ainsi que leurs efforts pour un deal ! Mais le gouvernement ne parlait pas de la journée des Pasdaran. Il parlait de la visite de l’épouse du PM japonais qui contenait la promesse de la visite du PM Japonais. Il avait aussi minimisé l’impact politique des Chefs Pasdaran en les réduisant à des agents de sa sécurité !

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Le clergé parlait de l’intéressement des Européens pour neutraliser le refus de leurs banques. Enfin, il parlait de la suspension de Hajj au motif de non-respect des règles sécuritaire par les Saoudiens (cherchant une polémique pour relancer l’escalade et aussi un moyen de cacher l’absence d’intérêt du peuple pour cet événement.

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Rafsandjani, visiblement ravi, par les arguments anti-mollah de ses ennemis les fondamentalistes, avait repris à propos de la Banque islamique ! Par ailleurs, il leur offrait une nouvelle occasion d’attaque en révélant des efforts pour vendre en cachette et non règlementaire de la gigantesque usine de production sucre de Haft Tappeh !

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Enfin, les chefs Pasdaran que l’on attendait dans une offensive médiatique forte sur leur essai balistique et leur exploit sur détroit d’Hormuz avaient abandonné ces pistes et avaient aussi opté pour l’exploitation des fondamentalistes en soutenant leur demande d’ultimatum contre Washington non pour avoir une place dans le jeu, mais pour saboter le deal qui pouvait se conclure en ce jour à Vienne et dont ils étaient exclus ! En agissant ainsi, ils attribuaient l’échec du deal aux fondamentalistes, évitant tout conflit direct avec les mollahs et revenaient donc sagement à leur côté pour se frayer un chemin vers les marchandages !

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Hors Iran, Anglais avaient mis leur veto via leur presse à tout deal entre les Américains et les mollahs en annonçant via leur presse que les banquiers européens restaient sceptiques à propos d’investissement en Iran malgré les assurances apportées par Kerry.

Les Allemands ont soutenu cette position lors de la rencontre prévue à Téhéran entre leur vice-ministère de l’Économie avec l’adjoint de Zarif en insistant sur la soumission du régime à l’accord de Vienne (donc aux 5-1).

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Le régime à nouveau sous pression de toute part a eu peur d’une nouvelle attaque des fondamentalistes ou même des chefs Pasdaran et la remise en cause du dialogue et des marchandages nécessaires avec les Américains. Il a nié sa mauvaise posture en affirmant qu’il avait convoqué le ministre allemand pour insister sur l’accord pour forcer Washington à tenir ses promesses et lever ses pressions ! Il était revenu à un discours anti-américain !

Ali Larijani (mécontent du retour des chefs Pasdaran aux côtés des mollahs) a alors demandé une plainte contre les Américains devant la cour internationale de La Haye pour se rapprocher des fondamentalistes qu’ils n’avaient cessé de dénigrer ! Ces derniers ont soutenu au retour sa candidature à la présidence du nouveau Parlement ! Ali Larijani n’a pas salué leur soutien, restant à distance, prouvant qu’il n’espérait pas contrer les mollahs, mais utiliser le soutien à son égard pour confirmer sa place de premier allié !

Les chefs Pasdaran devaient choisir l’approche tactique de leur rival Ali Larijani. Ils ont nuancé leur approche par une discrète interview du chef milicien Pourdastan, le commandant en chef de l’armée, en précisant que le régime resterait sous l’embargo militaire (privé des armes de pointes russes) longtemps après la fin de l’accord de Vienne et en déplorant le silence et la passivité du gouvernement des mollahs à ce sujet. Cependant, ils se sont montrés protecteurs et amicaux avec les mollahs en précisant qu’ils développé des modèles équivalents notamment dans le domaine policier pour défendre le régime contre ses ennemis extérieurs et intérieurs !

Les mollahs ont compris et ont fait un pas en direction des chefs Pasdaran amicalement menaçants en saluant leur rôle dans leur sécurité et le développement des armes comme le système anti-missile Bavar 373 (ci-dessous sa seule image publiée en ce jour) qui remplaçait fort bien les S-300, mais en précisant que ces derniers étaient aussi en cours de livraison !

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Les mollahs tendaient à donner une image forte de leur pouvoir pour éviter des problèmes avec les chefs Pasdaran et pour récupérer Ali Larijani ainsi que les fondamentalistes pour réussir dans les marchandages qui étaient devenus plus difficiles par la faute de l’opposition des Anglais et des Allemands. Les Français et les Russes pouvaient suivre la même tendance !

Washington a mis la pression sur les Français, maillons économiquement faibles des 5-1, par l’affirmation de la Corée du Sud d’avoir obtenu le marché iranien des cosmétiques qu’il la France désire tant et pour laquelle elle déjà investi en payant les mollahs via Sephora !

Dans le même temps, Washington a lancé un petit avertissement non officiel aux mollahs en laissant l’espion irano-américain Amir Hekmati, l’ex-otage des mollahs, porter plainte contre eux en leur réclamant encore une très grosse somme pour les inciter à se montrer coopératifs à l’occasion du voyage de Rohani à Kerman et ne pas se lancer dans un nouveau discours anti-américain pour contenir ses rivaux ou pour faire montrer les enchères !

Rohani est arrivé à Kerman et on n’a vu aucune vue aérienne avec des rues inondées de foules en délires. On a vue une photo de rue avec un convoi décentré par la faute d’un photomontage raté.

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Rohani devait aussi remplir le parvis de la plus grande mosquée de la ville , mais d’après les photos qui ont été publiées et le plan des lieux, on a remarqué que le régime, prévoyant l’absence de mobilisation, avait réduit (secrètement) la surface devant la tribune (les repères sont les immeubles du fond). Les incohérences dans la composition de la foule prouvaient que la venue de Rohani n’avait pas permis de remplir cette surface réduite !

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Rohani, désavoué et de fait à nouveau en danger, a salué les Chefs Pasdaran en affirmant qu’ils jouaient un rôle d’avant-garde dans tous les domaines ! Il leur proposait un rôle déterminant au sein du régime ! Il a aussi salué le commandant très anti-américain Soleymani né à Kerman ! Il proposait aussi une direction dure à la diplomatie pour garder leur soutien. Rohani a aussi repris l’idée d’une plainte internationale contre Washington, mais sans évoquer le nom d’Ali Larijani, ce qui voulait dire qu’il entendait neutraliser sa rébellion et celle des fondamentalistes qui s’étaient accrochés à lui !

Le clergé a jugé que Rohani s’était laissé emporter par le discours et avait accordé trop de place aux Chefs Pasdaran. Le Guide a pris la parole en affirmant qu’ils étaient les garants officiels de la survie de la révolution islamique, leur rappelant leurs crimes communs, pour qu’ils ne puissent pas réclamer plus de pouvoir.

Les fondamentalistes dépités par la charge du clergé pour les isoler ont tenté de récupérer les chefs Pasdaran en se focalisant sur la mauvaise gestion économique du pays qu’ils avaient signalé par plusieurs révélations dont en premier, l’importation de blé bon marché, mais contaminé par Rohani, signalant qu’il était prêt de tout masquer l’échec financier de sa politique de marchandages avec l’ouest.

Les fondamentalistes ont aussi signalé l’augmentation par 5 (500%) des importations de carburant depuis son arrivée au pouvoir pour montrer qu’il avait aggravé la dépendance du régime et accentué sa fragilité.

Les fondamentalistes ont enfin lâché une bombe atomique contre les mollahs en reprenant les accusations des Pasdaran sur l’augmentation de la disparité des salaires sous Rohani en précisant qu’elle était du fait de la très forte augmentation des salaires des ministres et des amis que Rohani avaient placé à des postes clefs des institutions d’argent du régime ! Il y avait des salaires mensuels équivalents à 15,000 dollars alors que le salaire moyen officiel est de 600 dollars par mois (niveau du seuil de la pauvreté) et en raison d’un taux de chômage d’au moins 85%, les gens acceptent même de travailler pour 100 dollars par mois !

Les fondamentalistes sous-entendaient un détournement des maigres revenus du régime par Rohani avec l’accord du clergé pour s’assurer des soutiens, notamment des réformateurs, et aussi pour à offrir un petit pactole à leurs proches en prévision à l’exil qui s’approchait.

Le gouvernement et ses chefs du clergé étaient aussi en mauvaise posture, car ils ne cessaient d’affirmer leur pauvreté pour réduire les allocations promises à la masse appauvrie par leur faute !

Les chefs Pasdaran ne pouvaient pas renoncer à l’info et ses développements alors que le clergé ne leur accordait pas franchement la place qu’ils estimaient mériter. Ils ont prêté leurs médias à cette charge, mais sans prendre de position directe, mettant la pression aux mollahs pour s’assurer une place privilégiée sans aucune limitation !

Ali Larijani concurrencé à nouveau par les chefs Pasdaran a aussi changé de ligne et a bloqué l’offensif contre les gros salaires en faisant tinter la cloche de la fin de séance publique au Parlement, se plaçant en sauveur du clergé pour récupérer sa place du premier allié !

La bourse a connu une journée de panique en dent de scie avec les changements des chefs Pasdaran hésitant entre l’unité rassurante avec les mollahs et des pressions à leur encontre ! Le volume des ventes a atteint 684 milliards de tomans malgré la baisse délibérée du taux de dollar par le gouvernement pour éloigner les paniqués de la vente. Le bilan de pertes dues aux ventes d’actions et d’achat de dollar moins cher a été de 210 millions de dollars pour le régime !

Les fondamentalistes ont continué leur charge en demandant des comptes à Rohani ! Ce dernier a annulé ses rencontres avec les responsables de Kerman de peur des demandes de subventions et de critiques de leur part. Le clergé s’est fait tout petit. En revanche, les réformateurs, remis en cause par l’affaire, ont commencé furtivement à condamner ces gros salaires pour éviter de couler par leur faute !

En résumé, le pouvoir du clergé était en sursis ! Les chefs Pasdaran pouvaient à nouveau renouer avec les provocations et parler de leurs missiles afin de se poser en patron du régime et des négociations !

Washington alarmé par le risque de l’explosion du régime ou du moins le risque du blocage des marchandages a encore insisté sur les efforts de Kerry pour relancer l’investissement européen en Iran pour éliminer les oppositions européennes, rassurer les mollahs et aussi désarmer leurs rivaux.

Les Russes ont alors souligné leur importance en annonçant qu’ils avaient mis au point la nouvelle génération du missile Sarmat (Satan pour l’OTAN) qui était capable désormais par un seul tir de détruite entièrement une surface équivalente au Texas ou à la France en quelques minutes ! Le cœur pétrolier des États-Unis était visé. Les États-Unis ont reconnu qu’ils n’avaient aucun moyen de stopper ce missile et leur territoire tout entier pouvait disparaître en quelques minutes. La citation de la France était aussi un moyen pour faire valoir la priorité de la Russie sur l’Europe.

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Washington a alors dit oui à la livraison des S-300 pour rémunérer les Russes afin d’éliminer leur résistance...

Par ailleurs, par l’intermédiaire de Leon Panetta, ex-patron de la CIA, Washington a flatté le clergé en soulignant la grande intelligence du Guide et par l’intermédiaire de l’ex-négociatrice Wendy Sherman, il a loué la violence patriotique de Zarif pour dire qu’il oeuvrait pour tout le régime dans l’espoir qu’il puisse reprendre les marchandages et conclure un deal avant que de nouvelles pressions internes ou externes au régime ne créent de nouvelles situations explosives. Restait à savoir ce qu’allaient répondre les mollahs et comment allaient réagir leurs rivaux ou encore les nantis ripoux !

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Mercredi | 11 mai 2016 | 22 Ordi-Behesht 1395 | Le journal Iran, organe du gouvernement ne parlait pas des ouvertures de Washington. Il ne parlait pas non plus des poursuites évoquées par Rohani et prétendait que le principal axe de son discours à Kerman état d’attribuer encore la saisie de ses avoirs à la mauvaise gestion d’Ahmadinejad. Rohani entendait effacer son discours pour continuer les marchandages avec Washington qui se montrait de plus en plus complaisant.

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Le clergé avait mis en avant les poursuites, mais parlait aussi de contrats avec l’Allemagne. Il mêlait la promesse pour l’instant non tenue de poursuite à La Haye à une promesse de division des 5-1 ! Il entendait faire taire les rivaux de ses pions pour permettre à ces derniers de continuer les négociations avec un zeste de chantage !

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Rafsandjani, silencieux la veille, déplorait les salaires de 15,000 dollars. Il semblait heureux de trouver plus corrompu que lui pour échapper aux poursuites dont sa famille fait l’objet. Mais il parlait aussi de Kerry et ses efforts et un contrat de troc pétrolier (autorisé par Washington) pour se dire prêt à servir le clergé qui avait des problèmes avec ses divers alliés durables (les réformateurs) ou temporaires (les chefs Pasdaran ou les Larijani) !

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Les chefs Pasdaran avaient mis en avant le discours de Rohani pour qu’il tienne ses promesses. Ils recommandaient aussi une application prudence de l’accord de Vienne en réaction aux Américains qui se montraient contrariants ! On avait un réelle métamorphose des chefs Pasdaran ! Le clergé était sauvé pour une raison inconnue malgré la persistance de l’animosité des autres clans !

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Mais la vérité était ailleurs. Un peu plus tard, les chefs Pasdaran ont fait discrètement état de la mort accidentelle du commandant Nazeri, le responsable de leurs commandos de la marine, au cours de la nuit passée. La raison de la mort a d’abord été cachée, puis les chefs Pasdaran l’ont attribuée à des séquelles chimiques !

Étant donné que les chefs Pasdaran restaient flous sur les circonstances de la mort et que celle-ci profitait à Washington, nous avons conclu que Washington avait éliminé ce personnage très estimé de la milice pour envoyer un message aux chefs Pasdaran en même temps qu’il louait l’intelligence du Guide et le patriotisme de Zarif ! C’est pourquoi ils se montraient si raisonnables et proposaient d’agir avec prudence !

La conclusion ne pouvait pas échapper aux nantis paniqués. Les chefs Pasdaran étaient bien vulnérables et donc bien incapables de se protéger eux-mêmes et donc bien incapables de les sauver !

Tous les responsables du régime ont cessé de parler comblant le vide par un nouveau ramdam dans l’affaire bidon des photos de Minou Khaleghi pour détourner les attentions de la crise qu’ils vivaient ! Les chefs Pasdaran et les fondamentalistes ont aussi rejoint ce ramdam de diversion, car tout propos contre Rohani pouvait aggraver la situation !

En résumé, on venait vraisemblablement d’éliminer un des chefs Pasdaran et tout le monde avait battu en retraite. La bourse a sombré dans une panique noire<, perdant en une heure 300 milliards de tomans et le taux du dollar a explosé avant d’être censuré ! La bourse finie sur le résultat record de 1160 milliards de tomans de ventes soit une perte de 340 millions de dollars pour la banque centrale du régime

Après ce désastre, les mollahs & associés devaient déposer les armes ou réagir avec force pour rassurer les paniqués. Mais ils ont tous cessé de s’agiter ou même de parler ! Nous avons constaté un calme plat absolu ! Ils ne voulaient pas plier et n’osaient pas « réagir avec force de peur que d’autres accidents mortels ne leur arrivent ».

Le régime devait alors inaugurer le concours international des réciteurs de Coran et aucun mollah ne voulait y aller afin de ne pas avoir à parler à la tribune ! Ali Larijani a relevé le défi. La salle était vide, ce qui indiquait que les réciteurs de coran des autres pays l’avaient boycotté.

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Ali Larijani a déploré la saisie des avoirs du régime, mais sans parler à nouveau d’un procès à La Haye, par peur qu’il ne subisse les foudres de Washington et ne soit victime d’un accident mortel !

Au cours de l’après-midi, les Chefs Pasdaran épinglés pour leur fragilité ont encore parlé de leur hôpital éphémère et gratuit pour dire qu’ils étaient au moins utiles pour satisfaire les pauvres et diminuer le niveau de haine sociale, mais leur hôpital était presque vide et leur insistance à son sujet a prouvé que le peuple malgré sa pauvreté ne leur faisait pas confiance et qu’ils étaient de facto un boulet pour le régime !

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Washington aurait préféré que les mollahs plient au lieu de chercher une solution pour continuer leur bras de fer ou leur chantage pour obtenir des garanties qu’il ne peut et ne veut leur offrir.

En l’absence de cette réaction coopérative des mollahs, Washington leur a davantage mis la pression en parlant à nouveau de leur tir de missile par l’intermédiaire de son fidèle allié Israël. Dans la foulée, il a lui-même parlé de la menace balistique du régime pour annoncer qu’en réponse il venait d’installer un nouveau bouclier anti-missile (nommé Greenland) en Roumanie. Il s’agissait en fait d’un système de missile pour menacer Moscou en contre-mesure pour l’annonce de production de son missile Sarmat (Satan 2).

Par ailleurs, Washington a aussi profité de la peur panique des chefs Pasdaran pour annoncer qu’il resterait pendant longtemps dans le golfe Persique pour assurer sa sécurité selon ses intérêts avec ses alliés !

Puis, via l’ONU et le gouvernement canadien et au prétexte de sa prétendue défense des droits de l’homme, Washington a apporté son soutien aux faux opposants et faux opprimés politiques du régime (dont Minou Khaleghi), pour indiquer que les mollahs & associés devaient choisir cette voie pour aller vers une révolution couleur en faveur de pions ! Il a donné 3 mois aux mollahs pour cette évolution en leur faisant savoir que le Premier ministre japonais serait chez eux vers la fin de l’été.

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Jeudi | 12 mai 2016 | 23 Ordi-Behesht 1395 | Le gouvernement avait mis en avant les éloges américains sur Zarif pour justifier les marchandages à venir sous le menace des tireurs d’élite de l’Oncle Sam ! Le clergé justifiait la poursuite des marchandages en annonçant un gain de 1 milliards de dollars par la Malaisie !

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Rafsandjani, se doutant de l’empressement des mollahs à plier, avait révélé qu’après le crash de la veille, leur gouvernement avait accordé un droit de prêt presque illimité aux entreprises en faillite des nantis paniqués, même ceux qui avaient émis des chèques sans provision, leur offrant de quoi financer sans peine leur exil pour éviter que leur terreur n’entraine une nouvelle journée de panique lui coûtant 300 millions de dollars !

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Rafsandjani espérait enflammer les députés fondamentalistes qui profitaient de la panique des nantis pour avancer et du fait de la mesure en faveur de ces derniers, ils n’avaient plus d’arguments pour refuser le deal dont ils étaient exclus.

Les Chefs Pasdaran avaient rendu hommage à leur camarade tué annonçant ses obsèques à Téhéran. Ils annonçaient également le licenciement du directeur de la protection sociale du régime qui était cité dans les articles sur les salaires, se moquant presque du gouvernement qui avait sacrifié un seul pion pour étouffer sa gestion hasardeuse des avoirs du régime.

Les chefs Pasdaran signalaient aussi le retour en force de l’inflation et d’autres exemples de la mauvaise gestion des mollahs. Du fait de leurs prises de position très critique, ils étaient revenus à une position hostile pour compenser leur faiblesse prouvée et pouvoir peser au sein du régime et bénéficier des éventuels avantages obtenus dans les marchandages avec Washington !

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En résumé, l’attentat contre les Pasdaran avait bien éprouvé ces derniers, ils ne critiquaient plus Washington et ne protestait pas contre ses menaces, mais ils se trouvaient obligés de lutter pour leurs droits devenant à nouveau un obstacle au deal souhaité par Washington. Le clan Rafsandjani avait aussi choisi l’hostilité au gouvernement pour s’imposer comme allié à ses patrons cléricaux. Les fondamentalistes allaient bénéficier des soutiens de facto de ces clans.

Par ailleurs, les Anglais annonçaient ce matin l’échec des efforts de Kerry en précisant que les banquiers européens lui avaient dit qu’ils ne pouvaient pas faire confiance à ses promesses en raison de la dualité de la diplomatie américaine (sanctions ou encouragements motivés par son deal avec les mollahs) et qu’ils craignaient un nouveau revirement !

Le deal souhaité par les mollahs semblait hors d’atteinte avec cette résistance et celle de leurs associés miliciens et députés !

Washington qui ne peut pas faire pression sur toutes les grandes banques européennes en même temps a mis une plus grande pression sur le régime et notamment ses Pasdaran qui posaient problème en les accusant de vouloir conquérir l’Afrique grâce au chiisme, laissant envisager un nouveau volet de sanctions !

Les chefs Pasdaran devaient alors organiser l’enterrement de leur collègue pour bénéficier d’un rassemblement, mais ce fut un flop ! Ils ont essayé de le masquer par un clip (mp4) flamboyant en sa mémoire le dépeignant comme un Rambo islamiste !

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Par ailleurs, les chefs Pasdaran devaient aussi organiser des manœuvres de secourisme (annoncées pour améliorer leur image) et ce fut encore un flop par le nombre très bas de la participation.

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Les chefs Pasdaran, mis sous pression par Washington et par leur isolement et leur manque de troupe, ont mis en avant l’info censurée par les mollahs sur le refus des banques européennes d’investir en Iran, pour encourager les mollahs à cesser le dialogue et choisir la provocation !

Les mollahs ont eu peur que ça dérape encore. Ils n’ont pas critiqué ou humilié les miliciens en difficulté et aux abois. Ils ont essayé de les récupérer par un projet commun via le ministère des Affaires étrangères que ces derniers contrôlent : envoyer une mission diplomatique en Arabie Saoudite à propos du refus des Saoudiens d’accepter des pèlerins iraniens au Hajj en raison des incidents mortels créés par des agents des Pasdaran l’an dernier. La mission commune des mollahs avec les Pasdaran semblait donc une provocation ! Les mollahs espéraient un refus des Saoudiens pour crier au scandale et générer une escalade nuisible à la paix fragile en Syrie pour se donner plus de poids et se donner les moyens de négocier un meilleur deal en marge des négociations prévues à Vienne à propos de la Syrie.

Les Saoudiens ont accepté, mais ont accueilli les diplomates miliciens des mollahs en les soumettant aux examens de leurs emprunts digitaux pour voir s’ils faisaient partie de la liste des terroristes recherchés par Washington ! Ces derniers n’ont pas osé contester ce traitement humiliant. Puis ils ont été brièvement reçus et écoutés puis renvoyés chez eux dans que l’Arabie Saoudite lève son interdiction d’accès aux pèlerins iraniens (dont le nombre est d’ailleurs tombé très très bas).

La mission menée par les Pasdaran diplomates a ainsi été un échec absolu ! Les mollahs pouvaient alors critiquer les Pasdaran pour avoir mal négocié afin de les exclure définitivement de ses marchandages à venir !

Le principal média des Pasdaran a alors révélé cette mission ratée en attribuant la faute à Zarif qui avait baissé la garde du régime dans l’accord de Vienne permettant à ses ennemis de se comporter de façon humiliante à son égard. Les responsables Pasdaran entendaient donc se disculper tout en dénigrant les marchandages dont ils ne pouvaient rien tirer !

Les mollahs ne pouvant pas se débarrasser des miliciens qui contrôlent les administrations ou les rouages de leur diplomatie les ont néanmoins punis en relavant le milicien Zarghami de la direction générale de leur média (IRIB) en précisant qu’ils n’avaient pas besoin d’un directeur donnant délibérément une mauvaise image du gouvernement !

Une journée qui semblait positive pour les mollahs et les chefs Pasdaran avait changé de nature quand les Anglais avaient mis leur veto au sauvetage du régime par Washington et ses alliés en leur refusant le soutien de leurs banques et leurs assurances !

Les chefs Pasdaran à présent fâchés avec les mollahs ont repris les attaques contre Rohani et ont rejoint le mouvement contre les gros salaires distribués par ce dernier !

Conscients qu’ils avaient été entrainés dans la provocation par la faute des Anglais, les chefs Pasdaran ont aussi lancé une vaste opération anti-anglaise en publiant tous les documents sur les crimes de ces derniers en Inde à l’époque colonialiste en révélant aussi qu’ils avaient aussi lésé l’Iran à ce moment en forçant l’abandon du persan comme langue administrative au profit de l’anglais. Les Pasdaran ont ainsi laissé supposer que sans ce changement forcé, l’Iran aurait pu avoir une plus grande influence dans la région et dans le monde (ce qui est sans doute vrai, mais aurait aussi été un obstacle au développement de l’islamisme).

Washington avait à nouveau un régime divisé malgré ses promesses d’un bon deal ! Il est revenu à la menace en mettant en doute la modération de Rohani par Ed Royce, le président de la commission des Affaires étrangères du Congrès. Ce dernier a aussi fait état de nouveaux projets de sanctions contre les mollahs !

Enfin, la même nuit, Washington a annoncé la disparition de chef militaire du Hezbollah, Badreddine, beau-frère d’Imad Muqnieh qui était très proche du régime et aussi chargé des attentats comme celui contre Rafiq Hariri). Badreddine était très important pour les mollahs en raison du fait qu’il était le seul à les lier à l’assassinat de Hariri. De fait sa disparition annulait une des accusations de terrorisme du régime. On pouvait estimer que Washington proposait de remplacer le blanchiment du passé terroriste des mollahs par une belle offre de l’élimination de leurs liens avec le terrorisme ! Cette offre devait plaire aux mollahs, mais elle ne pouvait qu’inquiéter leurs miliciens qui étaient pareils à Badreddine !

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Vendredi | 13 mai 2016 | 24 Ordi-Behesht 1395 | Les mollahs qui venaient de recevoir une belle offre après une semaine horrible ont vite compris que la tâche ne serait pas facile, car les chefs Pasdaran et les fondamentalistes qui pouvaient en faire les frais avaient repris leurs attaques contre Rohani en soulignant le bilan négatif de l’Accord de Vienne et sa corruption avec le maintien des gros salaires ! Mais ils ne parlaient pas de Badreddine et ne lui rendaient pas hommage, ce qui voulait dire qu’ils espéraient recevoir une garantie américaine qu’ils n’auraient pas le destin de Badreddine pour se joindre à cette offre cynique et inattendue ! Il n’y avait également aucun représentant de la milice u Liban pour son enterrement !

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Les mollahs devaient s’exprimer à l’occasion de la prière de vendredi. Ils n’ont pas salué leur ami Badreddine et on a compris qu’ils avaient apprécié l’offre de Washington ! Ils ont commencé leur sermon en critiquant la montée du trafic de stupéfiants, ce qui était un reproche aux chefs Pasdaran avant de saluer leur rôle positif pour la sécurité dans le golfe Persique. Par leur reproche et leur éloge, ils insinuaient qu’ils pouvaient accuser les chefs Pasdaran de complicité dans le trafic de stupéfiants (ce qui a toujours été dit ), si ces derniers n ne se focalisaient pas uniquement sur la sécurité du régime !

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Après cette mise au point, les mollahs ont salué Zarif et l’ont invité à faire preuve de prudence face au manque de fair-play des Américains ! L’argument de prudence dans ce discours était en fait un moyen pour zapper les poursuites judiciaires annoncées contre les Américains à La Haye ou la provocation recherchée du côté des Saoudiens. Les mollahs demandaient une action apaisante à leur pion pour éliminer les hostilités européennes et saoudiennes afin de pouvoir conclure rapidement un accord avec Washington prêt à éliminer les preuves de leur complicité dans les plus graves affaires du terrorisme du XXe siècle !

Dans la foulée, Zarif a annoncé une grande conférence avec l’ensemble des ambassadeurs du régime pour le développement des investissements en Iran. On a compris qu’il avait refus des propositions et on allait assister à une ronde des investisseurs étrangers à Téhéran !

Les chefs Pasdaran devaient donc se soumettre en restant à l’écart sans rien toucher et finalement être sacrifiés ! Il était évident qu’ils n’accepteraient pas ! Ils n’ont pas plié face à la menace banale d’être accusés de trafic de stupéfiants d’autant plus qu’en ayant le contrôle de la police, l’accusation ne pouvait entraîner leur arrestation ! Ils ont continué leurs critiques avec plus de force en diffusant d’autres détails sur les gros salaires et sur le mauvais bilan de l’accord de Vienne. Les fondamentalistes issues de la même filière terroriste ont repris chaque info pour mieux affaiblir Rohani et grâce à sa chute bloquer les marchandages qui se profilaient contre leurs intérêts.

Les mollahs ont esquivé.

Les chefs Pasdaran ont alors révélé que la fille de Rafsandjani avait rencontré à sa sortie de prison la fille du chef du Bahaïsme, une variante du chiisme qui est rejetée par le clergé, mais a le soutien de Washington.

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La photo ne pouvait que provenir que des gens présents. Sa diffusion n’étant pas dans l’intérêt des Bahaïs ou de Rafsandjani, on devait conclure que les chefs Pasdaran avaient un agent infiltré chez les Bahaïs. Ce n’est pas une nouveauté.

Les chefs Pasdaran avaient cependant gardé l’info secrète pour l’utiliser à un moment opportun pour un but précis. Là, l’objectif de cette révélation tardive était d’entraîner le clergé dans une condamnation anti-bahaï, faire réagir Washington et ainsi bloquer le dialogue apaisé entre les deux parties !

Les mollahs n’ont rien dit contre les Bahaïs ! Les chefs Pasdaran ont compris qu’ils tenaient un superbe argument pour accuser les mollahs de trahison et les forcer à se montrer plus amicaux à leur égard ! C’est pourquoi les chefs Pasdaran ont continué à parler de la rencontre avec la « secte honnie des bahaïs » via leur branche estudiantine ! Les fondamentalistes ont rejoint cette offensive qui leur semblait bien prometteuse !

Les mollahs ne disaient rien pour ne pas rater l’offre cynique de Washington aux dépens de tous leurs anciens complices. Washington a été ravi : il a programmé de nombreuses médiations vers les mollahs pour conclure le deal ! Il a aussi annoncé via Bloomberg l’envie de Merkel de se rendre en Iran pour diviser les 5-1 et désorganiser leur résistance ! Le directeur de la banque anglaise HCBS a alors pris la parole pour dénoncer encore le dualisme de Washington !

Les 5-1 semblaient divisés et dépendants des intérêts nationaux en contradiction avec leur intérêt commun. Les mollahs ont estimé qu’ils devaient renouer avec le chantage pour faire monter les enchères américaines. Ils ont mis en avant leur lien avec le Hezbollah en lui envoyant tardivement des condoléances pour la disparition de Baderddine !

Washington a déploré leur propos, mais sans polémiquer, privant le régime de l’escalade qu’il souhaitait pour maintenir ses médiations financières, en espérant que l’aggravation de leur situation interne contribuerait à les adoucir !

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résumés & conclusions | Cette semaine, Washington espérait encore de parvenir à un deal avec les mollahs en donnant son accord aux investissements pétroliers européens en Iran, insinuant l’allègement des sanctions pétrolières liées au terrorisme des mollahs pour leur dire qu’il pourrait mettre en veilleuse ses accusations de terrorisme qui sont le principal obstacle à un deal avec eux et à leur départ après une jolie révolution de couleur. Washington a aussi allégé la charge contre les mollahs et les Pasdaran dans la capture de ses marines en attribuant cette capture à la transgression des frontières iraniennes.

Mais les mollahs n’ont pas cru possible que les nations victimes de leur terrorisme leur pardonnent aussi et les laissent vivre tranquillement en Iran ou en exil. Ils ont seulement profité de l’intérêt accru de Washington pour un deal en lui tenant par un nouveau rapprochement avec les partisans d’Assad pour l’affaiblir et le forcer à lui donner de fermes garanties de sécurité par l’effacement officiel et définitif de leurs liens avec le terrorisme !

Mais le Hezbollah et les Russes ne se sont pas laissés exploités dans l’intérêt des mollahs et ces derniers se sont retrouvés contraints de choisir ce que leur offrait Washington. Ils ne l’ont pas fait, mais ils ont seulement adouci leur discours pour profiter au moins de l’allègement esquissé par Washington dans ses sanctions pétrolières pour obtenir quelques contrats leur permettant de survivre et continuer leur bras de fer avec Washington ! Mais ils n’ont pas obtenu de contrat de la part des pays alliés de Washington et aussi les autres qui ne voulaient pas leur donner les moyens de mieux marchander avec leurs ennemis américains.

Le clergé a tenté de les relancer en affirmant la victoire des modérés dans ses élections législatives, mais il n’a pas convaincre les investisseurs étrangers et de plus il a fâché les chefs Pasdaran et les fondamentalistes qu’ils excluaient de facto du jeu ! ils ont riposté par des révélations compromettantes et il a dû adopter une position médiane et floue qui a prouvé son manque de sincérité.

Les pétroliers sont partis, mais les problèmes internes étaient toujours là ! Washington a cyniquement évoqué une loi américaine offrant l’immunité aux dirigeants de pays avec qui il a signé des accords, insinuant un possible abandon de ses charges contre les mollahs s’ils marchaient à ses côtés !

Les chefs Pasdaran, craignant que les mollahs acceptent, ont reconnu avoir tiré un missile pour rappeler leur nuisance et la capacité de bloquer l’apaisement afin de bénéficier de la même mesure !

Washington a alors tué un haut membre des Pasdaran pour mettre fin à leur nuisance.

Tous les dirigeants ont battu en retraite provoquant à leur insu une panique monstre qui leur a coûté 300 millions de dollars !

Washington fâché par l’absence de changement après l’élimination d’un chef Pasdaran a affiché son soutien aux faux opposants du régime et de possibles grands contrats dans 3 mois, encourageant les mollahs de changer et promouvoir une révolution de couleur en sa faveur dans ce délai !

L’ultimatum a d’abord accentué la guerre interne avant de rapprocher les mollahs et les chefs Pasdaran pour tenter ensemble de provoquer une escalade régionale avec l’Arabie Saoudite. Mais la mission a échoué et les deux parties se sont retrouvées en conflit au risque de détruire le régime islamique cher a Washington !

Washington dépité par cette guerre interne sans fin et nuisible à ses intérêts a dépassé les limites de son cynisme en éliminant un important agent du Hezbollah appelé à témoigner contre eux dans l’affaire Hariri pour montrer qu’il pouvait supprimer leurs sous-traitants pour les mettre à l’abri des poursuites de leurs victimes. Les mollahs ont aimé, mais par les chefs Pasdaran destinés à leurs éliminés. Ils ont repris leur lutte contre les mollahs !

Les Hariri et les Saoudiens victimes des mollahs ont certainement moins apprécié. Les agents terroristes des mollahs qui devaient être sacrifiés ont certainement détesté ce projet ! Les Pasdaran et les fondamentalistes qui font partie du lot ont accentué leur fronde contre les mollahs !

Washington aurait dû arrêter de croire à un deal avec les mollahs, mais il a continué ses efforts pour parvenir à un deal en leur proposant de nouvelles médiations pour de nouveaux investissements et ils ont dit oui par dépit pour récolter quelques capitaux et continuer leur bras de fer en espérant que Washington accepte d’aller plus loin dans son cynisme en éliminant tout risque de poursuite contre eux.

Pour cela, Washington devrait éliminer la résistance des familles des victimes des mollahs en éliminant comme en Argentine les accusateurs des mollahs ou en sanctionnant leurs pays qui sont ses alliés !

Parmi ces pays, Israël, l’Arabie saoudite, ses voisins arabes montrent de plus en plus leur réticence à légitimer et accepter ses efforts. In fine, Washington risque de perdre ses alliés en cherchant à récupérer les mollahs qui sont tout sauf fiables.

Il perdra alors sa plus grande partie de poker étalée sur 40 ans, tout ce qu’il a jusque-là engagé dans cette bataille politico-financière, et tous les gains qu’il espérait obtenir. Cette guerre tuera l’Amérique ou l’idée qu’elle se faisait d’elle-même.

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Ce n’est guère une consolation pour nous Iraniens, car la nature ayant horreur du vide, la Russie ou la Chine (plus cyniques et plus expérimentées) combleront sa place entraînant l’Iran et cette région dans de nouveaux tourments qui les entraîneront eux-mêmes vers le même destin que leur prédécesseur.

Il serait bon d’apprendre de ses 40 ans de malheurs et les 40 ans de colonialisme raté des Soviétiques pour envisager d’en finir avec les mollahs, sources d’intégrisme, de violence et d’instabilité dans cette région vitale pour le monde... et aider au retour de l’Iran laïque, pacifique et indépendant qui contribuer à la stabilité et la paix de cette région vitale pour le monde.