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Iran : La semaine en images n°427
Une semaine comme une bombe à retardement !

05.05.2016

Le 11 février dernier, le boycott à 100% du 37e anniversaire de la révolution islamique par le peuple et aussi les derniers compagnons du régime a mis en alerte les mollahs. Ils ont opté pour un schéma de Parlement divisé et un régime en crises permanentes afin d’utiliser les tensions internes pour rompre leurs engagements de Vienne et provoquer l’escalade nécessaire pour leur chantage diplomatique sans que les forces qui l’ont permise puissent réclamer un droit pour concurrencer les leurs. Mais les groupes rivaux (les fondamentalistes et Rafsandjani) ainsi instrumentalisés par le clergé ont refusé de jouer le jeu et se sont focalisés sur l’opposition à Rohani, promettant un Parlement hostile à leur propre bénéfice !

Washington, inquiet par le choix du « Parlement agité quoiqu’il arrive », a repris ses médiations en se montrant implicitement ouvert à une évolution du régime au lieu d’une révolution de couleur. Ils ont aussi pris les dispositions pour réanimer le projet du gazoduc Nabucco pour obtenir le soutien des Européens et neutraliser les 5-1 et aussi pour rémunérer les mollahs.

Mais, les mollahs & associés ont refusé, car l’ouverture même limitée peut permettre au peuple de protester et d’entraîner leur chute. Cependant, les mollahs ne sont pas revenus à la provocation. Les chefs Pasdaran ont en revanche réagi par des tirs des missiles, pour se poser en arbitres du jeu, mais ils se sont dégonflés quand le Conseil de Sécurité de l’ONU est intervenu ! La panique interne a explosé !

Dans le même temps, les mollahs et les chefs Pasdaran ont également gravement échoué sur le plan répressif car ils n’ont également pas réussi à trouver des miliciens et des sympathisants pour empêcher la contestation populaire par des actions anti-voile lors de la Fête du Feu.

Les Chefs Pasdaran et les mollahs, impuissants dans tous les domaines, ont alors oublié les menaces contre Israël et les États-Unis, se montrant ainsi implicitement prêts à accepter un arrangement avec Washington ! Ce dernier leur a proposé un dialogue direct au Pakistan puis un autre en Autriche (pour rémunérer les Européens et les Russes afin d’obtenir leur adhésion) ! Mais les marchandages ont échoué au Pakistan et n’ont pas eu lieu en Autriche en raison de l’hostilité des 5-1 et des querelles entre les mollahs et les Pasdaran.

Washington a tenté de passer en force devant ces obstacles en évoquant la levée de son embargo sur le dollar (pour obtenir l’adhésion des Européens). Les mollahs, qui ne pouvaient plus être les vainqueurs, ont essayé de créer des tensions anti-américaines et pro-russes pour obtenir les S-300. Ils n’y sont pas parvenus. Ils ont tenté de les obtenir par un chantage de sabotage du sommet pétrolier de Doha et n’y sont pas arrivés. La panique et les conflits internes anti-dialogue se sont alors développés.

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La semaine dernière, Washington devait intervenir via son allié l’Italie pour diviser les 5-1. Il s’est aussi engagé directement par l’annonce d’un possible contrat entre Boeing et les mollahs. Cela signifiait un deal avec l’ouverture du régime et un pas vers une révolution de couleur en faveur des islamo-bcbg de Washington.

Les chefs Pasdaran et les fondamentalistes, exclus des marchandages, avaient alors cessé de critiquer les marchandages pour en faire partie et pouvoir obtenir des garanties de sécurité pour eux-mêmes. En revanche, les nantis ripoux qui ne peuvent rien gagner et devraient tout restituer en cas de changement de régime avaient lourdement paniqué et entraîné une déplorable situation de krach financier pour le régime.

Pour calmer la panique, les mollahs avaient alors annoncé la livraison des S-300 signifiant un effort pour éviter la dissolution du régime et de ses privilégiés. Ce qui avait calmé un peu la panique, mais la nouvelle n’avait pas été confirmée et la panique avait continué !

Les Anglais avaient aussi rejeté le deal en faisant part de la réticence des grandes banques européennes à investir leur argent en Iran. Tous les Européens avaient par ailleurs tenté de bloquer le deal en insistant lors de la réunion des G7 sur l’incompatibilité du programme balistique des mollahs avec un consensus.

Washington a tenté d’impliquer les mollahs dans ses plans anti-Assad pour les réhabiliter et faciliter son deal, mais ces derniers ont refusé de lâcher le Hezbollah qu’ils espèrent utiliser comme une assurance vie au cas où Washington reviendrait sur ses promesses de vie sauve ! Washington avait puni le régime en lui refusant le contrat avec Boeing et surtout les investissements promis par l’Italie dans son secteur pétrolier. La panique s’était intensifiée.

Les États arabes avaient profité de l’insistance des mollahs à propos du Hezbollah pour les condamner, dans le cadre de l’OCI, en soulignant leur ingérence terroriste dans le monde arabe !

Washington inquiet par cette accusation lourde des États musulmans avait tenté un deal en allégeant son rapport sur les violations des droits de l’homme en Iran, en insistant sur l’arrivée de son pion européen Mogherini pour atténuer la résistance des États européens et enfin, en invitant le milicien Seyf, patron de la Banque Centrale Iranienne et comptable des comptes secrets des mollahs, à un dialogue direct à Washington !

Les Français inquiets pour leurs contrats avaient alors annoncé le retour en Iran d’Air France avec de nombreux Businessmen pour profiter du vide américain. La Russie avait tenté de saboter le deal en invitant le ministre de défense des mollahs à Moscou pour parler des achats d’armes réclamées par le régime.

Les mollahs avaient profité de ces soutiens pour tenir tête à Washington. Ils n’avaient pas changé à propos du Hezbollah et avaient même révélé qu’ils n’avaient obtenu presque rien depuis les annonces de la fin des sanctions !

Washington, très fâché par leur attitude, leur avait encore refusé l’accès au circuit du dollar. Il les avait aussi sévèrement punis en leur rappelant leur passé terroriste, dont parle l’OCI, par un arrêt de sa Cour suprême confirmant le verdict de saisie de 1,8 milliards de dollars de leurs avoirs pour avoir commandité plusieurs attentats au Beyrouth en 1983. Mais il n’a pas annulé le voyage de Mogherini à Téhéran, en espérant que les mollahs, mis devant le risque de résurgence de leur passé sale, se plieraient à sa demande et accepteraient de céder la direction du régime à ses pions.

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Cette semaine, les mollahs attendaient les Américains, mais aussi les Français et les Russes pour définir la marche à suivre ! Les mollahs devaient aussi organiser avec les chefs Pasdaran la journée de l’Armée (qui est sous le contrôle de ces derniers). Ils devaient donc modérer leur bellicisme verbal pour éviter de rater l’occasion d’un deal bénéfique avec les Américains ou encore leurs deux adversaires, les Français et les Russes ! Certains rendez-vous ont été ratés et des tensions inattendues sont apparues mettant en valeur des priorités divergentes pour chaque camp. Voici le récit en images d’une semaine riche en tensions et en révélations explosives sur l’état des mollahs & associés et leurs interlocuteurs.

Cette analyse a été diffusée en persan vers Iran le dimanche 24 avril 2016 à 20h via la chaîne indépendante Radio Bidari (Eveil) basée en Suède.



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La semaine dernière a été marquée par l’entrée en scène directe de Washington par un contrat de Boeing pour normaliser les relations avec le régime et ses dirigeants et permettre l’ouverture nécessaire pour une révolution de couleur. Chaque partie pouvait gagner ce qu’il voulait : la dédiabolisation et un début de garanties de sécurité physique et financière pour les mollahs et les Pasdaran et la promesse de la reprise en main du régime islamique agitateurs pour les Américains, inventeurs de ce régime.

Tous les acteurs majeurs du régime avaient saisi l’importance de l’occasion et avaient cessé leur opposition à Rohani (le pion du clergé) pour intégrer cette navette de dédiabolisation ! Ils devaient cependant reculer de leur position sur la Syrie et s’aligner sur Washington, mais ils n’avaient pas cru aux promesses de Washington et n’avaient pas renoncé au Hezbollah, avec qui ils étaient en froid, mais qui pourrait à nouveau les servir en raison de son exclusion par Washington et par 98% des membres de l’OCI.

L’OCI avait alors accéléré la procédure de désignation du régime comme une entité terroriste pour empêcher Washington d’en prendre la direction pour revenir à son grand projet de remodelage du Moyen-Orient et de l’Asie Centrale ! La Russie étant la plus grande victime de ce projet avait tenté de saboter la procédure en promettant à reculons les S-300 pour encourager les mollahs à tenir tête à Washington !

Washington avait amélioré son projet de big deal en allégeant son rapport sur les violations des droits de l’homme en Iran, et en insistant sur l’arrivée de son pion européen Mogherini pour diluer la résistance des grands États européens dans le soutien de facto de la cohorte des petits États européens qui sont ses obligés. Il avait enfin, engagé directement le dialogue avec le milicien Seyf, le patron de la Banque Centrale iranienne et comptable des comptes secrets des mollahs !

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Vendredi | 15 avril 2016 | 27 Farvardin 1395 | dernier jour de la semaine dernière, l’OCI s’était réunie pour condamner les mollahs, leur attaque contre les représentations diplomatiques saoudiennes, ainsi que leurs ingérences au Yémen et en Syrie, désignant en conclusion leur régime comme un État terroriste. L’OCI avait aussi classé le Hezbollah comme une entité terroriste au Liban ! Rohani avait fui la cérémonie, mais pour cacher son échec à ses rivaux, il n’était pas rentré en Iran, il était allé à la rencontre des Iraniens (agents du régime) d’Istanbul.

La dernière chance des mollahs était alors de lâcher le Hezbollah qui semblait condamné et de s’aligner aussi sur diverses positions régionales de Washington. Ce dernier lui a offert cette opportunité en invitant Rohani chez son pion le mae turc pour échanger un alignement sur la position turco-saoudienne anti-Assad contre un premier pas dans la normalisation des relations pour permettre l’émergence de son big deal.

Les Français inquiets pour leurs contrats avaient alors annoncé leut retour en Iran (avant l’arrivée de Mogherini). La Russie avait aussi promis des armes pour plus tard dans une dizaine de jours, afin que ses promesses ne puissent pas juste devenir un moyen de mieux négocier pour les mollahs.

Les mollahs, mal-en-point sur tous les plans, avaient rappelé leur ouverture à un deal englobant les chefs Pasdaran par le biais de leur sermon de vendredi, mais profitant des filons de soutiens français et russes, ils avaient aussi refusé de s’aligner sur la position turco-saoudienne en Syrie en attribuant selon leur habitude, le terrorisme aux Américains et aux Israéliens.

Par ailleurs à Washington, Seyf, le représentant financier du régime, avait laissé supposer la rupture de l’accord de Vienne en accusant Washington de déloyauté pour avoir manqué à ses engagements en n’accordant au régime très peu et « presque rien » des avoirs qu’il devait obtenir après les annonces de la fin des sanctions. L’objectif du régime était de sortir de l’accord pour durer dans l’anarchie des grandes puissances ou forcer Washington à prendre des engagements fermes en sa faveur pour éviter cette anarchie déstabilisatrice et de fait contraire à ses intérêts.

Mais ce « presque rien », contraire à toutes les affirmations victorieuses de Rohani, pouvait aussi était la promesse du rejet de l’accord de Vienne par ses rivaux et le retour aux menaces nucléaires rendant impossible le big deal et la possibilité pour Washington de prendre en main ce régime et par lui la région pour remodeler le monde pétrolier.

Washington, très fâché par l’attitude des mollahs et le ratage du deal lui permettant de dominer la sphère pétrolière mondiale, avait insisté sur le respect de ses engagements de Vienne. Il avait aussi puni les mollahs en reportant leur accès au circuit du dollar pour les forcer à coopérer. Mais en l’absence d’un quelconque changement dans leur attitude, Washington avait durci sa position par deux mesures fortes.

En premier, l’Inde avait remis en cause ses promesses d’investissement de 20 milliards de dollars dans le secteur des transports martimes en affirmant qu’il ne pouvait même pas leur rembourser les 6,5 milliards de dollars qu’il leur devait.

Puis, Washington avait lui-même officiellement rappelé aux mollahs leur passé terroriste par une très lourde amende de 1,8 milliards de dollars décidée par sa Cour Suprême pour leurs attentats au Liban (l’amende qui était plus tôt estimée à 2,65 milliards de dollars en incluant les victimes d’autres attentats). Le montant légèrement allégée de l’amende contenait un avertissement sur la possibilité d’ouverture des autres dossiers terroristes du régime comme Khobar, USS Cole, Nairobi, Limbourg et surtout Amia.

Cela signifiait que Washington pouvait envisager de clore à jamais son projet islamique en Iran (peut-être avec le changement présidentiel et l’arrivée de l’imprévisible Mister T. à la Maison-Blanche).

Mais Washington avait maintenu le voyage de Mogherini à Téhéran en espérant que les mollahs et tous leurs associés, mis devant le risque de la résurgence de leur passé sale et insolvable, se plient rapidement à sa demande et acceptent de céder la direction du régime à ses pions sans pinailler. C’était le deal.

Les mollahs n’ont guère commenté l’annonce qui faisait planer sur eux la menace d’être des parias à vie sans issue pour fuir. Ils devaient parvenir à un deal avec Washington, mais de manière à ne pas sacrifier les nantis ripoux pour ne pas se retrouver dans un krach fatal ! C’était leur défi.

Mais les mollahs avaient des rendez-vous avec des adversaires coriaces. Ils devaient les utiliser les uns contre les autres, mais sans agressivité, notamment à l’occasion de la journée de l’armée, prévue entre les Français et Mogherini, pour éviter de se voir à nouveau taxé d’agressivité et de terrorisme et détruire cette incroyable occasion de marchandage pour eux et pour leurs administrés paniqués. Ils marchaient sur œufs ! Il devait se montrer hardi, prudent, mais aussi rapide pour arriver à un résultat avant d’être submergé par les problèmes et les tensions inhérents aux défis opposés des différents joueurs tant internationaux que nationaux.

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Samedi | 16 avril 2016 | 28 Farvardin 1395 | Les mollahs avaient choisi la prudence en rassurant leurs collaborateurs sur l’imminence d’un grand accord par le rappel que Mogherini avait à plusieurs reprises dit que les récents essais balistiques du régime ne violaient pas l’accord de Vienne et n’exposaient pas le régime à de nouvelles sanctions. On avait une pure propagande, car Washington venait de sanctionner lourdement le régime et exposer ses meilleurs serviteurs à une triste fin à Guantanamo !

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Par ailleurs, le gouvernement des mollahs niait les affronts et les revers subis à Istanbul en affirmant que le vainqueur du sommet de l’OCI était Rohani, car il avait mis en garde les participants sur la division de cette organisation. Le gouvernement annonçait aussi des secours des centaines de milliers d’Iraniens bloqués par les ’inondations pour qui il n’avait rien fait. Il entendait gagner en popularité au cas où un échec de ses ultimes marchandages dégraderait sa situation !

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Dans Abrar, Rafsandjani, qui est en sursis judiciaire, tentait de plaire au clergé en annonçant une très bonne nouvelle rassurante : la reprise en main du marché pétrochimique européen par le régime !

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Mais, dans Javan, les chefs Pasdaran ne cherchaient pas à plaire au clergé. Ils restaient prêts à provoquer une escalade en parlant de l’esprit diviseur de l’Arabie Saoudite au sein de l’OCI. Ils ne croyaient donc pas au succès des marchandages à venir sous la menace de la révélation de leurs forfaits terroristes passés. Ils se présentaient aussi comme les principaux fournisseurs de secours aux victimes des inondations, donc très au service du peuple. C qui signifiait qu’ils ne croyaient pas à leur propre succès et s’attendaient à une rapide dégradation de la situation. On pouvait s’attendre à des actions imprévisibles de leurs parts.

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Peu avant l’arrivée de la délégation européenne, les chefs Pasdaran ont aussi attaqué Rohani en parlant via leurs organisations estudiantines du détournement de 105 milliards de tomans (35 millions dollars) par son équipe dont avait parlé le député anglophile Tavakkoli.

Tavakkoli a vite publié de nouvelles preuves de ce qu’il avait révélé pour déstabiliser Rohani et ainsi paralyser, au bénéfice de Londres, les marchandages pour le deal avec Washington. Mais les organisations estudiantines des Pasdaran n’ont nullement rebondi sur ces preuves. Les chefs Pasdaran non plus. On a compris qu’ils ne voulaient pas saboter les marchandages, mais qu’ils avertissaient Rohani pour qu’il marche droit et ne s’avise pas par exemple à les sacrifier pour solder l’affaire des attentats du Liban !

En revanche, les fondamentalistes, qui sont les miliciens sans famille et sans grade (car non impliqués dans le terrorisme) n’ont pas recouru au chantage. Comme la semaine dernière, ils ont continué à servir le clergé et son gouvernement en leur accordant cette fois dans le cadre du budget, le droit d’émettre des chèques-monnaie (check-pool), billets privés de très grandes coupures pour qu’il puisse rémunérer les paniqués avec une monnaie non officielle, et les tenir ainsi à sa merci.

En résumé, on avait les mollahs se motivant avant une rencontre difficile pour éviter la panique. Certains de leurs rivaux les aidaient alors que d’autres les menaçaient pour faire partie de cette équation incertaine de deal sous la menace de l’accusation du terrorisme. En conclusion, on avait tous les dirigeants orientés sur le deal. Sans une opposition interne au deal, les nantis ripoux ne pouvaient espérer un deal très vaste englobant leurs intérêts. C’est pourquoi la journée boursière a commencé en panique. Le régime n’a même pas eu le temps d’injecter de l’argent sur les titres en faillite pour faire monter artificiellement l’indice. Sous la pression des ventes, le régime a dû encore acheter les actions mises en ventes pour éviter le désespoir de ses nantis et le retrait massif de leurs avoirs de ses banques.

Mogherini est arrivée tôt le matin avec 7 collaborateurs alors que le régime était en état de crise. Elle a dit qu’elle rencontrerait d’abord Zarif en tête à tête avant la rencontre prévue entre sa délégation et l’équipe de Zarif, puis elle s’entretiendrait avec 4 autres personnes : en premier, avec Shamkhani, chef milicien à la tête du Conseil de Sécurité du régime, en 2e lieu, avec Velayati, le mae permanent du clergé, en 3e, avec Ali Larijani dont le clan jouit d’un certain poids par sa mainmise sur le Parlement et le Pouvoir judiciaire.

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On ne voyait pas de rencontre avec Rafsandjani, bien que légalement soit encore le grand décideur, ce qui voulait dire que Washington ne le considérait plus comme un personnage qui compte.

Par ailleurs, par sa disposition des rencontres, Mogherini simulait un deal avec d’autres que les gens du clergé avant de rencontrer discrètement leur représentant pour leur exposer les menaces et le deal. Le clergé a dû certainement renoncer à tout bras de fer pour éviter l’entrée en scène de ses rivaux, car dès la fin du premier contact, son représentant Zarif a reçu une invitation pour se rendre à NY pour les suites du sommet écologique COP 21 ET aussi pour négocier directement avec John Kerry !

Les autres rencontres étaient dès lors superflues. Mogherini n’en a plus parlé. Elle est en revanche entrée avec sa délégation en négociation avec Zarif et ses collaborateurs pour les détails de l’ouverture du régime par son alignement sur les positions américaines notamment en Syrie. En sortant de cette rencontre, elle et Zarif semblaient ravis.

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Lors de la conférence de presse qui a suivi, Zarif n’a nullement parlé d’un soutien à Assad et aux élections qu’il s’apprêtait à organiser, puis il a fait part de la fin prochaine de toutes les sanctions et le début des investissements en Iran !

Mais Mogherini n’a pas du tout confirmé cet optimisme ! Par un « nous » englobant informellement l’Europe et aussi Washington, elle a parlé d’importantes inquiétudes à propos de Yémen et de Syrie, demandant implicitement un engagement plus actif qu’une simplement prise de distance avec Assad.

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Mogherini a aussi parlé d’inquiétudes suscitées par les missiles du régime qui sans enfreindre l’accord de Vienne provoquaient des tensions indésirables dans le régime.

Elle a parlé aussi de sérieuses inquiétudes dans le domaine des droits de l’homme.

Enfin, elle a dit que les sanctions étaient levées pour permettre l’investissement en Iran, mais que l’on ne pouvait pas forcer les banques européennes à le faire !

Elle a conclu par le fait que l’on était dans les 3 premiers mois de l’accord de Vienne qui avait une durée de 12 ans et le régime avait encore une longue période de mise à l’épreuve avant de voir le rétablissement de confiance à son égard.

Au final, Mogherini reprochait beaucoup de choses aux mollahs et en plus, elle ne leur avait annoncé aucun contrat pétrolier, pétrochimique ou autres permettant aux mollahs de gagner les milliards de dollars qui leur font défaut.

On pouvait facilement supposer que les marchandages avaient échoué et n’avaient pas permis concrétiser un deal au nom de l’Europe, mais au bénéfice de Washington. Cela signifiait que les mollahs n’avaient pas été très coopératifs avec le pion de Washington. Ils avaient reculé un peu dans la première rencontre en tête à tête pour qu’elle n’aille pas voir leurs rivaux, puis ils avaient pris leur distance avec Assad, mais sans un engagement diplomatique sérieux, restant implicitement dans l’optique d’un bras de fer dans les négociations à venir avec Kerry à New York. Ils n’avaient pas renoncé à pinailler. Ils misaient encore sur les soutiens attendus de la part des Français et des Russes.

Cependant, Washington n’a pas remis en cause l’invitation lancée à Zarif et aux mollahs, espérant que l’absence de contrats et de dollars les amènerait à assouplir leur position. Mais Ban Ki-moon, le pion onusien de Washington a aussi invité le ministre de l’Intérieur de Rohani et proche allié de Larijani à NY pour avoir une alternative de dialogue avec Zarif !

La bourse a fini en chute libre puisque Washington avait tenu sur ses positions et menait encore la danse !

La Russie inquiétée par les efforts américains pour parvenir à un deal et la panique interne qui affaiblissait les mollahs a sondé leur intérêt pour la rejoindre par l’intervention du mae de Venezuela pour demander leur adhésion à la lutte contre la baisse du baril au sommet pétrolier de Doha qui devait avoir lieu le lendemain.

La mae de Venezuela n’a pu rencontrer le ministre iranien du Pétrole malgré ses efforts souriants. Elle n’a eu aucun signe que les mollahs allaient accepter de coopérer avec la majorité des pays producteurs de pétrole. Cela voulait dire que les mollahs restaient seulement intéressés par un deal avec Washington.

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La bourse a continué en chute libre puisque les dirigeants du régime courraient après un deal et ne pouvaient de fait se montrer exigeants sur les clauses de ce deal.

Les Russes ont alors invité Ali Larijani à Moscou pour une réunion des Parlements d’Asie et pour savoir s’il avait envie de jouer sa propre carte par un revirement sérieux en leur faveur et contre le deal avec Washington !

Les Chefs Pasdaran marginalisés par les oeillades américaines et russes en direction du clan Larijani se sont rendus en pèlerinage sur le tombeau de Khomeiny, faisant acte de fondamentalisme, menaçant de perturber le deal, dans l’espoir de ne pas être oubliés dans les marchandages à venir.

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Washington inquiet par la possibilité de dérapages du côté des chefs Pasdaran ou d’Ali Larijani a lancé une autre invitation à Rohani par l’intermédiaire d’Erdogan, lui offrant une autre opportunité de rallier le front actif anti-Assad ! L’intérêt de Washington pour le deal a rassuré un peu les nantis insolvables. L’indice boursier s’est stabilisé au niveau où il était, et a fini sans repartir en hausse, car les intéressés restaient dans l’inquiétude d’un deal où ils seraient sacrifiés et attendaient une bonne nouvelle.

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Mais il n’y a eu aucune bonne nouvelle ! À l’issue de la rencontre, Rohani a affirmé les mêmes positions que la veille et en réponse, Erdogan n’a signé aucun contrat avec lui.

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Cela voulait dire que Washington n’avait pas été généreux avec les mollahs et ces derniers n’avaient pas reculé, dans l’espoir d’obtenir mieux. Les chefs Pasdaran, mais aussi les fondamentalistes, se sont mis à critiquer la mollesse de Seyf vis-à-vis de la saisie liée au terrorisme et l’absence de réaction de Rohani contre l’OCI pour le mettre en danger et le forcer à ne pas les oublier dans le bras de fer où il était évident qu’il n’avait pas le dessus.

Washington a montré sa volonté de résister à toute provocation en envoyant son ministre de Défense Ashton Carter en direction des Arabes du golfe Persique pour préparer un plan de riposte commune aux mollahs ! Le Congrès a aussi fait part de 3 projets de sanctions interdisant à double tour l’accès du régime au circuit du dollar !

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Dimanche | 17 avril 2016 | 29 Farvardin 1395 | C’était la journée de l’armée iranienne, depuis longtemps dirigée par les chefs Pasdaran, et de fait de l’échec des médiations pro-américaines de la veille, une occasion de dérapage délibéré de la part des chefs Pasdaran !

Les mollahs parlaient du succès du dialogue avec Mogherini et le gouvernement annonçait un succès chez Erdogan ! Ils essayaient d’amadouer les nantis paniqués et surtout les chefs Pasdaran en colère pour éviter tout dérapage à l’occasion du défilé militaire auquel devait assister Rohani !

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Les chefs Pasdaran étaient clairement dans une position révoltée, prêts à déraper, puisqu’ils avaient mis à la une de Javan, la formule terrible de Seyf faisant état d’un gain presque nul à l’issue de l’Accord de Vienne !

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Rafsandjani était aussi dans une position critique, car il révélait la chute destructrice de la bourse !

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L’Arabie Saoudite avait aussi annoncé qu’elle exigeait la présence des mollahs à Doha et les tiendrait pour responsables dans l’échec de cette initiative, laissant profiler des sanctions économiques contre le régime. Le journal arabe et anglophone Gulf Today des Emirats annonçait l’hostilité active du "Parlement arabe" (Égypte+Arabie Saoudite) contre les mollahs et le Hezbollah insinuant de nouvelles accusations de terrorisme contre le régime, pour l’affaiblir et aussi pour empêcher qu’il trouve un arrangement avec Washington !

Le régime était divisé et attaqué. Sa situation est devenue plus délicate par une manifestation assise des milliers de retraités de l’acier venus réclamer plus d’un an de pensions en retard pour les 84,000 retraités de ce secteur !

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Le défilé a commencé à 8h30. Rohani a parlé de l’armée comme un levier au service de tout le régime et de la nécessité d’avoir des missiles pour être respectés dans les négociations, incluant de facto les chefs Pasdaran dans ses marchandages.

Mais il y avait un grand problème visuel : Rohani parlait sous un ciel gris et les hommes et les engins militaires ont défilé sous sous un ciel bleu immaculé alors que le rapport météo du jour n’était ni couvert, ni le contraire, mais un ciel avec des nuages.

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On avait donc des images d’archives où on avait inclus Rohani et les chefs Pasdaran ! On avait aussi comme toujours le même problème de la longueur trop courte des ombres des tribunes par rapport à la longueur des ombres des hommes défilant devant elles, ce qui signifiait que l’on nous avait servi les photos d’archives elles-mêmes trafiquées au cours des années passées. On a aussi vu la vidéo du même acabit avec les engins qui ont des ombres et les spectateurs à droite qui n’en ont pas ! Donc aussi des vidéos d’archives déjà trafiquées du passé. C’est pourquoi on n’a guère vu les drones dont avait parlé le régime au cours des précédents mois, mais les vieux canons et missiles du passé aux dimensions grossières de l’ère soviétique !

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Il n’y avait aussi eu aucune allusion à l’épisode de l’OCI ce qui signifiait que le discours avait été enregistré avant cet événement ! En milieu de la durée de ce défilé factice et avec son discours pré-enregistré par un temps gris, Rohani a quitté les lieux alors qu’il n’avait aucune rencontre à son programme. Au vu de la météo très pluvieuse des semaines passées et son programme personnel, le seul créneau pour l’enregistrement de ce discours était probablement au milieu de la semaine dernière quand il devait recevoir le président du Kazakhstan.

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Après son départ, on a vu défiler certains composants non létales de la DCA S-300, dont les camions du commandement et des radars, mais pas les missiles. Mais là, la tribune qui doit être jusqu’à midi à contre-jour était éclairée de face, ce qui signifiait que l’on avait encore des images réalisées précédemment et sans doute au cours d’un après-midi ensoleillé. Au vu de la météo de la semaine passée, le seul jour possible pour ce tournage était lundi dernier quand le régime en détresse par la panique boursière avait annoncé la livraison des S-300 sans pouvoir le confirmer par la suite. On en a conclu que la Russie avait alors commencé à lui fournir des parties non létales des S-300 pour l’aider sans qu’il puisse être intouchable au point de la laisser tomber pour utiliser ce dispositif pour s’assurer un meilleur arrangement avec Washington.

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Par ailleurs si, sur les photos, les composants de S-300 pré-enregistrés étaient en plein jour (les affiches qui les accompagnent étaient bien éclairées), on n’avait pas le même éclairage sur les vidéos les concernant ! Ils étaient à contre-jour !

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Nous avons dans ces contradictions le fait que le régime avait dû recevoir ces composants le lundi ensoleillé en question et les avait aussitôt filmés et photographiés du matin à l’après-midi pour l’usage du défilé à venir. Sans doute le lendemain, il avait recommencé sous un ciel gris au cas le temps serait couvert. Mais ce dimanche était plutôt ensoleillé et le régime avait dû utiliser les images de ses tournages étalés sur une journée ensoleillée avec les variations (dues à l’heure) qui n’auraient pas été visibles si le temps avait été plus gris.

De fait, on peut dire sans l’ombre d’un doute que le défilé de cette année était totalement factice virtuel ! Ce qui signifie que le régime avait encore manqué de troupes et d’officiers miliciens pour affirmer sa puissance ! Par ailleurs, les missiles du système S-300 présentés comme le moyen de tenir tête à Washington n’étaient pas là ! Moscou les avait refusés aux mollahs et aux Pasdaran pour les empêcher de négocier un meilleur deal à l’insu de ses intérêts.

Au final, cette journée avait seulement souligné l’impuissance des mollahs et des Pasdaran à provoquer une escalade bénéfique à leurs intérêts et les intérêts des autres compagnons du régime.

Les nantis paniqués qui n’ont pas besoin comme nous de décortiquer les images, mais juste d’appeler un ami, ont été vite mis au courant de l’absence de défilé et de moyens permettant de provoquer une escalade bénéfique à leurs intérêts et la bourse a encore connu une nouvelle journée de krach !

Le gouvernement a arrêté la vente de la moitié des entreprises importantes pour limiter la casse, il a aussi baissé le prix de l’or et du dollar pour dévoyer la pression de la bourse vers le bazar, mais la bourse a fini sur une perte importante de 521 milliards de tomans soit près de 25% de plus que la veille.

Les chefs Pasdaran ont vite oublié la promesse de leur inclusion dans les négociations à venir puisque celles-ci ne pouvaient être gagnées et tout le monde le savait. Ils se sont encore mis à critiquer via leurs organisations estudiantines la faiblesse de Rohani à défendre les droits du régime dans le cadre de l’accord de Vienne. Ils lui ont reproché notamment de cacher l’absence de résultat en fuyant la remise du rapport exigé selon une loi votée par les fondamentalistes alors qu’ils étaient en guerre contre lui. Ils espéraient casser l’accord et l’apaisement en cours afin de bloquer les négociations prévues à New York et deal souhaité par Washington pour le forer à leur accorder des garanties de sécurité par l’annulation de leur dossier de terrorisme.

Le gouvernement en danger de ne pouvoir mener des négociations prévues à New York s’est défendu d’avoir caché les résultats en affirmant qu’il avait déjà remis le rapport aux députés fondamentalistes en temps et en heure la semaine dernière ! Ce qui n’était pas vrai.

Les chefs Pasdaran ont demandé aux fondamentalistes ce qu’ils en pensaient. 99% d’entre eux ont gardé le silence par solidarité avec le clergé afin de ne pas perdre leurs droits à bénéficier des négociations à venir. Mais, les chefs Pasdaran ont finalement obtenu le texte de l’un d’eux sans citer son nom et l’ont lu et ont constaté que le rapport était la répétition des devoirs du régime et des 5+1 et non le reflet de ce qui avait été fait par le régime et ce qui n’avait pas été fait par les 5+1 !

Washington inquiet par la tournure des événements avait rapidement programmé la visite de 2 des ces obligés en Iran, le mae de la Serbie qui est un État musulman créé par ses soins et le mae de l’Inde (Etat qu’il retient pas ses sanctions) pour raisonner les mollahs à accepter un arrangement en échange du paiement de 6,5 milliards de dollars dus par ce pays. Cela pouvait aussi donné un aspect positif à l’Accord pour réduire au néant les critiques nocives des chefs Pasdaran ! Mais les mollahs n’ont pas osé se modérer alors qu’on leur reprochait d’avoir trahi. En réponse, il n’y eut aucune action positive de la part de leurs deux invités comme des contrats et une condamnation de l’accusation de terrorisme à leur encontre.

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La mae de Venezuela a encore sollicité Zarif pour obtenir l’adhésion du régime isolé à l’initiative de Doha, qui allait à l’encontre des intérêts pétroliers américains.

Mais Zarif et ses patrons cléricaux ont refusé, condamnant cette initiative, prouvant au passage qu’ils ne voulaient pas trouver des alliés pour résister à Washington, mais continuer leur chemin pour négocier un deal avec Washington. Ils ne pouvaient mieux avouer leur peur de Washington et aussi admettre qu’ils ne se voyaient aucun autre avenir qu’une fuite garantie par Washington !

Leur refus de participer a d’ailleurs entraîné l’échec de l’initiative de Doha et une nouvelle chute de 6,7% du prix du baril.

Ce constat de la nécessité d’un deal a été également confirmé ce même jour par l’absence de toutes félicitations de la part des mollahs, des chefs Pasdaran ou des fondamentalistes à Assad à l’occasion de l’annonce de la victoire de son camp dans les élections qu’il avait organisées le 13 avril dernier.

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C’est dans ce contexte de « tous pour un deal avec Washington » que le premier vol d’Air France s’est posé à Téhéran après 8 ans d’arrêt avec à son bord le secrétaire d’État aux Transports Alain Vidalies et plusieurs grands patrons comme Frédéric Gagey (PDG d’Air France), Patrick Jeantet (directeur général délégué du pole construction de l’ADP), Patrick Ropert (Président de SNCF), ainsi que des directeurs de Thales, Vinci, Bouygues, Bolloré, Alstom, Golden Group pour séduire les mollahs et empêcher que leurs contrats d’achats d’avions, en stand-bye par les mollahs, ne soient pas enterrés par l’offre de Boeing !

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Hubert Vedrine (le mae de Lionel Jospin) et Gilles Kepel (politologue spécialiste de l’Islam), deux has-been en contact avec le clan Rafsandjani étaient du voyage montrant par leur présence inutile l’absence d’une vraie analyse des objectifs et surtout des attentes des mollahs en ce moment de leur fin de règne ! Ils n’ont d’ailleurs pu lui offrir le moyen de résister dans le bras de fer prévu le lendemain à New York, car ils ont fait état de contrats viables si Washington ne s’y opposait pas !

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En fait, derrière leur sourire conquérant, on avait de petits joueurs. Il y a eu des promesses, mais rien qui puisse servir les intérêts des mollahs. Le régime a alors perdu l’espoir d’avancer grâce aux Français. Il devait se lancer seul face à Washington !

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Lundi | 18 avril 2016 | 30 Farvardin 1395 | Le régime n’avait pas pu organiser sa journée de l’armée et n’avait pas trouvé des alliés internationaux pour résister à Washington et ses accusations de terrorisme. Ses négociateurs allaient débarquer à New York en position de faiblesse, risquant une nouvelle panique et des problèmes avec les chefs Pasdaran !

Le clergé et son gouvernement dépités par leur état annonçaient un succès total pour la journée de l’Armée et le grand amour avec les chefs Pasdaran ! Il n’y avait aussi aucune félicitation à Assad. Ils affichaient l’image d’un régime uni et fort et par ailleurs ouvert à un deal avec Washington sur la base de l’abandon d’Assad et peut-être du Hezbollah ! Le régime ne perdait rien en raison du fait qu’il ne joue aucun rôle décisif en Syrie et il a des relations distendues avec le Hezbollah. Il offrait en revanche une possibilité à Washington d’isoler les Russes et espérait gagner en échange la normalisation lui permettant d’échapper aux accusations de terrorisme et aller vers une évacuation sécurisée d’Iran où il n’a plus d’avenir.

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Les chefs Pasdaran qui n’avaient guère brillé par leur force ou la capacité de virer Rohani avaient aussi choisi la même approche (zappant donc Assad et le Hezbollah pour sauver leur peau).

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Rafsandjani parlait des S-300, solidaire de l’image forte affichée par le régime dans l’espoir de bénéficier de ce deal où le régime ne perdait rien en raison du fait qu’il ne joue aucun rôle décisif en Syrie et il a des relations distendues avec le Hezbollah.

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Sous la pression de la réalité de l’isolement du régime, on avait abouti à une unité de facto des clans au pouvoir pour parvenir à un deal plaisant à Washington et permettant aussi une issue plaisante pour eux.

Londres s’opposait à ce deal (en encourageant via le journal anglais et arabophone Al Hayat) les États arabes à se liguer pour demander à Obama (lors de sa visite prévue dans les jours à venir) la fin de la complaisance américaine vis-à-vis les mollahs terroristes ! La chaîne saoudienne d’Al Jazeera faisait aussi état du rejet des ingérences des mollahs au Kurdistan irakien par Massoud Barezani, le nouveau leader charismatique des kurdes.

Le régime devait rester uni et avancer uni pour parvenir à son deal sur la base de son alignement sur la position américaine en Syrie. Zarif a adopté une position forte dès son arrivée à New York en affirmant qu’il ne venait pas supplier Washington pour des dollars, car le régime n’avait jamais voulu être un partenaire commercial de Washington, mais il a montré sa disposition pour un deal en affirmant que le régime ne refusait également pas ce genre de relation ! Washington n’a pas condamné ces propos et a montré sa compréhension par l’accord de son allié le président sud-coréen d’accepter l’invitation formulée depuis plusieurs mois par Rohani et l’annonce de la présidente du Sénat de son allié belge d’accepter l’invitation d’Ali Larijani !

Les mollahs et leurs alliés d’un jour ont compris que Washington avait accepté le deal sur la Syrie lui permettant d’isoler la Russie ! Les paniqués ont apprécié et la bourse a enfin connu une journée d’embellie après des mois de panique !

Les mollahs ont fait un pas en direction de la Russie pour mieux stimuler Washington ! Washington a esquivé la provocation pour éviter de rater le deal qui s’esquissait après 36 ans de sanctions de menaces.

Ali Larijani a alors également félicité Assad avant de partir en Russie, se posant en obstacle au deal afin de forcer Washington à lui accorder plus de droits que les mollahs ou les chefs Pasdaran !

Washington a encore esquivé, ôtant ainsi à Larijani l’opportunité de perturber le jeu. Il a aussi confirmé sa volonté de deal en annonçant une rencontre entre Kerry et Zarif, en début de l’après-midi, heure de New York, soit aux premières heures du matin, le lendemain à Téhéran, mais il a aussi renoué avec des menaces lourdes pour éviter d’autres perturbations. On a ainsi à nouveau entendu parler des sanctions de différents États américains contre le régime. Il a aussi condamné directement les missiles du régime en les qualifiant de menaces pour la stabilité de la région.

Les mollahs & associés n’ont guère riposté de peur d’aggraver leur situation et rater le deal qui allait être négocié.

Les Français encore à Téhéran ont envoyé Vedrine à la rencontre de Sadegh Kharrazi, un ex-mae de l’ère Rafsandjani et de fait de leur focalisation sur ce pion mort, ils n’ont pu devenir intéressants pour les mollahs et de fait peut-être obtenir quelques contrats inattendus !

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Zarif est resté silencieux sur ce qui avait été dit par peur d’aggraver le contexte et rater le deal qui pouvait aider ses patrons cléricaux et les patrons des autres clans du régime. Mais la rencontre n’a pas permis de parvenir à ce deal ! Il avait sans doute encore posé des conditions pour le deal.

Kerry a puni les mollahs en affirmant dans un discours à la J-Street que ces derniers n’étaient pas une menace et, car dans le cadre de l’Accord, ils n’avaient obtenu que 3 milliards de dollars sur les 55 milliards de dollars qu’ils espéraient obtenir. Ils avaient obtenu 5,4% de leurs avoirs gelés par les sanctions et ils ne protestaient guère par peur d’aggraver leurs isolement et manque de moyens. Washington a aussitôt lancé une autre invitation à Zarif pour un nouveau dialogue en fin de la semaine, vendredi après minuit, afin qu’ils aident quelques jours pour réfléchir et revenir à la raison.

Les mollahs & associés sont restés sans voix, mais ils n’ont pas contesté le montant ridicule et humiliant de leur gain et n’ont également pas protesté par peur d’étendre la polémique soulignant leur soumission et leur responsabilité directe dans leurs difficultés économiques grandissantes.

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Mardi | 19 avril 2016 | 31 Farvardin 1395 | Les mollahs ne parlaient pas de leur gain de 3 milliards de dollars qui risquait de fondre grâce à l’amende 2 milliards de dollars. Ils avaient zappé la révélation humiliante de Kerry et avaient tenté de limiter ses effets en annonçant la finalisation des contrats avec Airbus dans deux jours sur la base du mémorandum d’accord signé 48 heures auparavant avec les Français. Ils voulaient aussi les forcer à braver les menaces de Washington, alors que cela ne pouvait pas avoir lieu.

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Le gouvernement des mollahs annonçait aussi que Mogherini avait exprimé le souhait de voir le régime devenir le premier partenaire pétrochimique de l’Europe ! Cela semblait faux et de plus on avait une publicité périmée !

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Les chefs Pasdaran avaient lâché l’illusion de sons marchandages sous la menace et les humiliations en dénonçant 30 mois de négociations pour « RIEN » !

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La Russie, qui pouvait être alors une roue de secours pour les mollahs et leur permettre de rebondir, s’y refusait en parlant aussi de la livraison des S-300 avant la fin de l’année si le régime retirait sa plainte. Enfin, l’Arabie Saoudite insistait encore sur le terrorisme du régime en parlant d’un procès en cours contre un espion des mollahs dans l’intérêt du Hezbollah.

Par ailleurs, les vieux retraités de l’acier étaient toujours en sitting devant le Parlement, informant, par leur fragilité et l’absence d’action à leur encontre, que l’on pouvait manifester sans risque contre le régime !

Rohani a fui les médias de ses rivaux en visitant officiellement sa ville natale de Semnan pour se donner une tribune pour continuer ses discours rassurants sans être interrompu. Mais la foule des rues était factice. Celle du discours n’avait pas la même dispotion selon la position de la caméra. Enfin, les notables de la ville n’avaient pas daigné aller à sa rencontre, le voyant déjà comme un pion fini ! En gros, il avait fui les médias pour éviter de s’expliquer sur son bilan face à Washington et son bilan de mobilisation trahissait largement son échec et son isolement.

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On a alors vu son gouvernement pleinement engagé en faveur des victimes des inondations de Khouzestan, à mi-chemin entre diversion et publicité humaniste pour se donner une bonne image alors que la situation interne et externe s’était dégradée.

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Les chefs Pasdaran ont alors organisé une manifestation hostile aux jokers verts du régime (Moussavi & Karroubi) pour empêcher les mollahs à recourir à un deal par une révolution de couleur ! Mais l’opération fut un échec en terme de mobilisation. C’est pourquoi il n’y eut aucune photo.

Les fondamentalistes, qui avaient souvent suivi les chefs Pasdaran sans obtenir leur soutien, n’ont pas encore fait ce choix et sont restés aux côtés du clergé en lui rappelant leur soutien dans l’espoir d’un retour par l’adoption d’un beau budget pour Rohani. Ils ont aussi accordé un crédit de 1800 milliards de tomans soit 515 millions de dollars aux retraités de l’acier pour solder les pensions en retard afin d’en finir avec leur manifestation dérangeante et aussi pour se placer en tête de liste des amis du peuple au cas où la situation se dégraderait encore plus ! Puis, ils ont annoncé leur retrait avant l’arrivée du nouveau Parlement.

Au final, on avait un clergé en difficulté, défendus par des députés sortants sans avenir et désespérés, mais attaqué par les chefs Pasdaran, refusant de plier face à Washington sous la menace de l’accusation de terrorisme qui pouvait persister et les condamnés de facto à une fin peu enviable.

Le deal imaginé par le clergé était de facto en sursis, voire même périmé. La panique est revenue en force et la bourse a de nouveau plongé. Le gouvernement a augmenté le nombre des entreprises interdites de vente et a aussi baissé les taux de l’or et du dollar, mais ses pertes ont progressé de 11% par rapport à dimanche atteignant cette fois 580 milliards de tomans soit 165 millions de dollars.

Ali Larijani alors en Russie a tenté d’obtenir le soutien de ce pays par un discours lui promettant une situation favorable à ses intérêts si elle livrait les S-300 au régime ! Mais la Russie n’a pas répondu à sa demande et ne lui a pas permis de rebondir pour s’assurer des négociations réussies et un bon arrangement avec les Américains !

Dans la foulée, la Russie a même joué à 100% contre le régime en révélant via l’agence Interfax que les chefs Pasdaran avaient tenté de prendre la direction de la crise en provoquant une escalade certaine par un nouvel essai balistique réussi d’un missile transcontinental de type nord-coréen capable de porter une tête nucléaire et de fait interdite par la résolution 2231 du Conseil de Sécurité qui assure l’application de l’Accord de Vienne.

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Par ailleurs selon les radars de veille russes, le tir avait eu lieu près de Semnan où se trouvait Rohani comme un pied de nez à son inconséquence !

Mais les chefs Pasdaran n’avaient pas annoncé ce tir réussi, ce qui voulait dire qu’il ne voulait pas une crise absolue, mais qu’ils voulaient peser dans le jeu des mollahs et les forcer à agir de manière à assurer leurs intérêts avant les leurs. Ils pouvaient aussi chercher à faire réagir Washington puis l’accuser de mentir pour le forcer à être plus indulgent à leurs égards.

Mais ces manœuvres ou manipulations étaient caduques par la révélation russe de leur tir nucléaire balistique transcontinental réussi, interdisant tout deal avec eux et exposant le régime tout entier à subir de nouvelles sanctions lourdes et sans doute fatales. La Russie lassée par les manœuvres malhonnêtes des mollahs à son égard avait décidé de les couler !

Washington a ignoré l’annonce de la Russie et a confirmé le rendez-vous de vendredi encourageant les mollahs et aussi les chefs Pasdaran à accepter son offre à présent qu’ils étaient plus seuls que jamais, car leur allié joker leur était ouvertement hostile !

Le député fondamentaliste sortant Zakani, qui fut l’un des plus grands détracteurs de l’accord de Vienne, a craint que les mollahs cèdent. Il a organisé une conférence dénonçant un possible deal qui abolirait l’accord d’Alger et son interdiction de toute ingérence américaine en faveur d’un changement de régime en Iran ! Il a appelé à l’éviter, invitant implicitement les chefs Pasdaran à y résister !

Mais ces derniers n’ont pas polémiqué sur le sujet, laissant entrevoir qu’ils préféraient plier au lieu de résister et péricliter sans l’ombre d’une garantie de sécurité ! De fait, on allait sans doute vers une nouvelle journée de panique sur le plan politique et aussi sur le plan financier d’autant plus que l’on allait être la dernière séance hebdomadaire de la bourse de Téhéran.

Le régime et ses aficionados étaient aussi sous pression pour deux motifs religieux mettant en valeur leur déclin et leur isolement. On ne voyait aucune agitation alors que l’on était à la veille de l’anniversaire d’Ali, la grande figure de Chiisme. Par ailleurs, on était à l’avant-veille des 3 journées d’Etekaf, la première période annuelle de 3 jours de retraite religieuse continue dans la principale mosquée de chaque ville et il n’y avait aucun signe de préparation pour l’accueil et la restauration des prieurs.

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Mercredi | 20 avril 2016 | 1er Ordi-Behesht 1395 | Le clergé avait zappé ces événements religieux et aussi et surtout le tir de ses chefs Pasdaran indociles. Il parlait d’un rapide retour de sa production pétrolière à son niveau optimal pour dire que la solution était le pétrole surtout celui d’un baril à bas prix pérennisé grâce à son refus de baisser sa production.

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Le gouvernement des mollahs avait aussi oublié les anniversaires religieux et citait le discours rassurant de Rohani à Semnan en faveur du maintien de l’accord en cours, précisant que l’ont avait un apaisement utile pour encourager les chefs Pasdaran à renoncer à leur projet d’escalade !

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Les Chefs Pasdaran qui avaient été privés de leurs manœuvres par Moscou avaient jugé qu’ils ne pourraient pas gagner. Ils avaient oublié Ali et Etekaf et évoquaient le pluralisme du Guide pour se ranger discrètement au sein du régime et bénéficier de facto des marchandages prévus à New York avec Kerry !

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Les Anglais qui connaissent par cœur l’islam et les mollahs avaient anticipé ces revirements prudents et combattaient ce consensus contraire à leurs intérêts par des remarques économiques déprimantes pour les mollahs comme le manque de dollar, la quasi-absence d’assurance maritime pour vendre le pétrole présenté comme la solution et aussi le fait le régime gardait des réserves flottantes dans des cargos épaves que nul ne veut prendre en charge.

La bourse risquait de plonger encore ! Le clergé a oublié son pétrole invendable et a misé sur l’amélioration de son image par l’annonce rassurante du rassemblement des milliers d’ouvriers autour du Guide à l’occasion de l’arrivée prochaine du 1er mai. Mais encore une fois, l’annonce ne correspondait pas à la réalité, car l’heure affichée sur les photos était postérieure à celle de la publication des photos ! Par ailleurs, la salle de prière du Guide a une contenance de 700 personnes et même cette quantité d’hommes et de femmes n’y était pas présente.

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C’est pourquoi le discours de l’accompagnement est devenu plus musclé en faisant l’éloge du Hezbollah, rejetant Israël et qualifiant les derniers fidèles présents d’être des soldats civils du régime.

Les chefs Pasdaran n’ont pas apprécié d’être oubliés ! Ils ont repris les critiques sur Rohani en déplorant 3 ans de perte de temps par Zarif ! La panique a été telle que le jeune mollah Foomani placé à la direction d’un parti réformateur pour servir le clergé a aussi attaqué Seyf, le patron de la BCI et le comptable des mollahs ! Ali Larijani encore à Moscou a rendu un vibrant hommage au rôle des Russes en Syrie, se détachant des mollahs, mais Moscou a gardé ses distances avec lui.

Les chefs Pasdaran de l’armée ont alors pris une drôle d’initiative : ils ont organisé un rassemblement entre-eux en l’honneur du général Gharaney, qui fut un militaire islamiste putschiste contre le Shah pour le compte de Washington dans les années 60, puis membre de la coalition américaine chargée de monter la révolution islamique en Iran en 1979 et le premier chef des armées après la révolution islamique (avant d’être assassiné par des hommes de main de Rafsandjani). Ce revirement signalait que les chefs Pasdaran de l’armée étaient prêts à s’aligner sur Washington ! Ils ont aussi affirmé que les militaires iraniens qui se battaient en Syrie n’avaient reçu aucune mission de leur part et agissaient de leur propre chef. Ce qui revenait à dire qu’ils étaient prêts à lâcher les plus zélotes pour sauver leur peau !

Le commandant en chef des Pasdaran et ses collaborateurs n’ont nullement condamné cette initiative des miliciens aux commandes de l’armée et se sont même rendus chez ces derniers pour dire qu’ils se sentaient solidaires d’eux (sans préciser le contexte) !

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Ainsi après l’échec politique de leur tir de missile, qui se voulait dévastateur, mais ne leur avait rien apporté, ils tournaient en bloc les talons de 180° se disant prêts à servir Washington !

Les médias irano-américains n’ont même pas pris en considération leur initiative, rejetant leur offre et confirmant l’envie de Washington d’un changement de staff au sein du régime islamiste à l’issue de sa prise en main !

Il n’y avait dès lors aucun espoir de recyclage et de salut pour les nantis ripoux souvent issus de la milice. Les mollahs n’avaient également aucune capacité ou solution pour engager un bras de fer bénéfique avec Washington ! La bourse a démarré dans la panique malgré le coup de pouce habituel pour provoquer un indice positif.

Rohani, alors en conseil des ministres, a vivement critiqué l’agressivité des chefs Pasdaran pour une de leurs précédentes annonces répressives concernant leur volonté à faire appliquer le port de voile. Il entendait les punir et aussi les dépeindre comme des méchants incapables de changer pour empêcher un éventuel prochain revirement par exemple en faveur du peuple !

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Dans la soirée, on n’a guère vu des vagues de reportages sur les prières collectives dans les mosquées à l’occasion de la veillée pour l’anniversaire d’Ali. On n’a vu qu’un seul reportage avec une caméra fixe et une vitesse basse dans la grande mosquée de Mashad, pour créer des flous artistiques et cacher l’absence de mobilisation, même dans cette grande ville qui regroupent des milliers de mosquées et des dizaines de milliers de mollahs !

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Le régime a alors oublié Ali pour fêter l’anniversaire du grand poète iranien Saadi et ce fut encore un fiasco en raison du boycott de la soirée par les artistes du régime !

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Washington inquiet par le déclin de l’islam et la passivité des mollahs & associés à tenter de raisonner le clergé par un appel de son pion irakien Al Ebadi à Rohani, relançant l’option irakienne d’une possible retraite des mollahs en Irak. Rohani a fait état d’un soutien de l’Irak essayant de profiter de cet appel pour rassurer les paniqués sur ses chances à réussir de bons marchandages et obtenir des garanties fermes de la part de Washington !

Washington s’est vraiment fâché, car il ne peut les leur accorder. Il a montré sa très grande réprobation en repoussant par le Congrès la possibilité de leur accès au circuit du dollar. En l’absence d’un signe de changement de leur part, il a durci le ton en apportant un soutien officiel par son ministère des affaires étrangères américaines au verdict du terrorisme du régime et au saisi ordonné sur les avoirs du régime au motif de la reconnaissance de son rôle dans les attentats du Liban en 1983, menaçant de facto le régime d’ouvrir ses autres dossiers de terrorisme !

Une page était tournée et des limites étaient posées empêchant le deal pour tous. Mais il n’y eut aucun signe d’alignement de la part du régime.

Washington a clos cette journée remuante par un article du site conservateur Free Beacon évoquant le missile tiré par les Pasdaran mardi soir. Les capacités du missile et la réussite du tir étaient plus ou moins mises en doute, laissant une marge aux mollahs de se calmer s’ils ne voulaient pas que les doutes soient levées, que le caractère dangereux de leur missile soit reconnu et que ce ne soit le début de leur fin.

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Jeudi | 21 avril 2016 | 2 Ordi-Behesht 1395 | La journée était fériée en hommage à Ali, mais il n’y avait rien en son honneur, ni rassemblement ni discours !

C’était aussi le début des journées de retraites religieuses et en raison du boycott de ce rituel par la majorité des Iraniens (par exemple les deux premières photos à Shiraz), le régime avait changé la règle en organisant le rituel dans des mini-mosquées de quartiers sans parvenir à les remplir et le peu de gens, qu’il avait trouvés, était trop dissipé pour être de bons croyants. Il ne pouvait donc s’agir que de simples figurants bas de gamme.

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Les Anglais, qui connaissent bien les mollahs & associés pour les avoir parrainés pendant longtemps, estimant qu’ils pouvaient in fine craquer face à Washington dans 24 heures, avaient tenté de saboter le deal en signalant leur assai du missile (nucléaire) du mardi soir dans le Daily Mail, qui est aussi l’un des journaux les plus lus au monde ! Mais cette fois, on a eu une version intermédiaire entre la russe et l’américaine, le missile était certainement de type nucléaire, mais le test avait sans doute échoué !

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Obama et aussi ses adversaires, petits et grands faucons du parti républicain, n’ont guère réagi à la nouvelle prouvant par leur esquive qu’ils sont juste les différents outils de la diplomatie américaine pour arriver à engager les mollahs dans un deal. Les responsables et les journalistes israéliens ont aussi gardé le silence en bons petits soldats des intérêts américains !

Les autres grandes puissances (5-1) ont été convaincues que Washington ne voulait en aucun cas rater les marchandages à venir vendredi soir à New York avec les mollahs et les Pasdaran, mis en joue par ses menaces de condamnation pour crimes terroristes ou crimes contre l’humanité dans le cas des attentats comme celui contre Amia, le centre des juifs d’Argentine.

Les 5-1 ont informé le régime de la tenue d’une réunion vendredi après-midi à Vienne sur la procédure de la levée des sanctions rappelant ainsi leur autorité comme étant la seule légitime, afin d’informer Washington qu’il ne pourrait conclure un arrangement avec les mollahs.

Les Anglais (qui avaient déterré l’affaire du dernier tir de missile du régime sans parvenir à l’utiliser pour saboter la possibilité d’un deal) ont changé de moyens d’obstruction en publiant en ce jour leur rapport annuel sur la situation mondiale des droits de l’homme dans le monde pour signaler de graves violations de ces droits en Iran.

Les mollahs et leurs pions gouvernementaux étaient sous pression de tous les côtés. Ils devaient marchander, mais rester souples et capituler si la résistance s’avérait trop contre-productive. Le gouvernement devait alors annoncer le début de la campagne du second tour de ses élections législatives. Craignant, des tensions chez ses rivaux, il a demandé aux partis engagés d’éviter toute agressivité dans l’intérêt du régime.

Les réformateurs, agents de diversion des mollahs, ont soutenu cette ligne. Les fondamentalistes ont fait pareil. Tous voulaient rester dans les faveurs des mollahs et en étant leurs alliés efficaces se retrouver parmi les premiers à accéder aux garanties américaines de sécurité ! Seuls quelques députés fondamentalistes très ambitieux ou très désespérés (issus de la section répressive de la milice et de fait en grand danger) ont pris le risque de choisir la fronde en cherchant à jouer les coupe-file en attaquant Rohani pour avoir présenté l’accord de Vienne comme une victoire pour le régime !

Dans ce contexte, Ali Larijani, alors encore à Moscou, a parlé de la stabilisation de la région grâce à la livraison des S-300 au régime dans l’espoir d’obtenir ce joujou, se poser en grand protecteur du régime et ainsi se placer avec ses frères et ses lieutenants dans la navette des personnalités prioritaires pour l’obtention des garanties américaines de sécurité.

Les chefs Pasdaran ont alors encore changé de position à 180° en affirmant par l’intermédiaire de leur commandant en chef Jaafari leur pleine solidarité avec clergé afin de doubler Larijani et devenir prioritaires d’accès aux garanties avant lui et ceux de son clan. Mais par prudence, ils ont aussi mis leurs organisations étudiantes en guerre contre Rohani pour entraîner les plus mièvres dans la fronde pour empêcher leurs idylles avec les mollahs !

On avait un vrai panier de crabes alors que les mollahs et leurs pions devaient aller à Vienne et à New York se frotter aux plus grandes adversaires du régime ! Toute erreur pouvait provoquer des heurts et entrainer à nouveau une situation critique pour le régime. Il allait aborder une journée pleine de risques !

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Vendredi | 22 avril 2016 | 3 Ordi-Behesht 1395 | Washington a rappelé sa volonté de trouver un arrangement en parlant de l’augmentation des réserves d’eau lourde du régime, contraire à l’accord de Vienne, avant de proposer le rachat des 32 tonnes de surplus à son prix du marché soit 8 millions de dollars. Les mollahs n’ont pas pris de position saluant l’ouverture américaine !

Washington les a punis en rappelant les accusations de terrorisme à leur encontre par le refus des républicains de payer les 8 millions de dollars annoncés au prétexte que les États-Unis s’apprêtaient à financer le terrorisme !

Après la menace, Washington a rouvert la porte des marchandages aux mollahs en programmant la visite en Iran dès le lendemain de son allié sud-africain, l’affairiste président Zuma pour récompenser leur future coopération par des contrats avec ou via ce pays. L’Afrique du Sud étant l’associé pétrolier des Européens, Washington entendait aussi encore rémunérer les Européens pour qu’ils oublient leur opposition au deal !

Mais les membres européens des 5-1 n’ont pas abandonné leurs intérêts globaux pour quelques contrats pétroliers éphémères et ont maintenu leur réunion pour rappeler leur autorité pour la vérification des engagements du régime et levée des sanctions à son égard.

Washington ne pouvait vraisemblablement pas imposer son deal maigre aux mollahs grâce à ses menaces. Les mollahs ne pouvaient également pas avoir un bras de fer direct avec Washington ! Ce dernier allait sans doute augmenter la pression pour passer en force.

Les mollahs ont craint que le blocage des 5-1 et le forcing de Washington ne détériorent leur situation et entraînent une nouvelle agitation chez les chefs Pasdaran qui ont fait cette semaine preuve d’une très grande instabilité.

Les mollahs n’ont pas cru bon de leur donner la parole pour le discours précédant le sermon de vendredi (qui définit la ligne générale des politiques à suivre). Les mollahs ont fait appel au député fondamentaliste Zakani, qui n’avait pas rejoint les plus ultras, pour un discours anti-accord et anti 5-1 sans remise en cause des négociations. Cela voulait dire que les mollahs attendaient que les énergies se focalisent contre 5-1 qui l’empêchent d’avancer et non dans la guerre interne.

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Il n’y avait aucune référence aux accusations de terrorisme qui avaient pesé sur le régime. Les mollahs ne voulaient pas que l’on en parle. Ils en avaient trop peur et ne voulaient pas amplifier les polémiques à leur encontre.

Puis les mollahs ont focalisé leur propre discours sur la méchanceté et la fragilité de l’Arabie Saoudite, sur le port du voile avant de finir sur un soutien implicite au tir balistique du mardi par la dénonciation de la discrimination imposée par Washington sur la possession des armes nucléaires.

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décodages | En visant, l’Arabie Saoudite, les mollahs signifiaient qu’ils attendaient des actions de la part de leurs administrés contre ce pays et l’OCI au lieu de la guerre interne. Par l’insistance sur le port du voile, ils demandaient aux chefs Pasdaran de se focaliser aussi sur des gestes d’autorité pour contenir le peuple qui avait cette semaine obtenu une grande victoire par la fronde réussie des vieux retraités du secteur de l’acier contre le régime.

Enfin, par le refus plus ou moins explicite de la discrimination imposée par les 5 dans le cadre du TNP, les mollahs rejetaient eux-mêmes l’ordre mondial et introduisait une nouvelle piste d’escalade ultra pour réussir à sortir de l’accord et aussi pour s’inviter dans les projets d’escalade des chefs Pasdaran afin de ne pas les laisser prendre la direction des chantages diplomatiques du régime et se placer avant lui dans le fil d’accès aux garanties américaines de sécurité.

En résumé, le clergé avait d’abord puni les chefs Pasdaran instables et en guerre contre ses intérêts en les privant de parole au profit d’un fondamentaliste ultra devenu raisonnable. Il avait ainsi insisté sur la nécessité d’une solidarité interne pour avancer. Puis il avait introduit lui-même une nouvelle provocation pour menacer la stabilité fragile de la région et les intérêts américains afin de contrer les menaces d’accusations de terrorisme évoquées par Washington et ainsi parvenir à un deal plus raisonnable en sa faveur.

De fait, on pouvait dire que dans un contexte de blocage des marchandages par les 5-1 et des menaces lourdes d’un exil sans répit, par ces discours, le clergé promettait une grande déstabilisation générale de leurs intérêts pour les forcer à reculer de leur position respective et ainsi échapper aux blocages pour retrouver les Américains pour un marchandage loin de toute menace et parvenir à un deal raisonnable pour fuir le pays qu’il ne peut plus maintenir sous son autorité.

On avait un très grand bluff, déjà tenté récemment encore par des missiles des chefs Pasdaran, mais abandonné quand les grandes puissances avaient sans états d’âme insinué une riposte forte via le conseil de sécurité. Revenir à ce bluff faisait état d’un grand désespoir. Restait à voir si les mollahs & associés pouvaient ou pas tenir bon ce bluff après lequel ils ne pourraient songer à un deal.

Les grandes puissances ont esquivé ce pire bluff des mollahs en ne lui accordant aucune diffusion. Les Américains ont aussi exclu toute escalade et ont cherché à neutraliser le bluff des mollahs par un discours d’Obama à Londres sur sa fierté d’avoir neutralisé l’accès des mollahs à la bombe nucléaire par le dialogue et non pas la force. Dans ce discours Washington a aussi félicité les Anglais pour leur rôle constructif, leur ordonnant implicitement de ne pas continuer leurs interférences dans ses marchandages. Ceux-ci devaient donc continuer sans changement !

Les mollahs & associés n’ont pas poursuivi leur bluff extrémiste aux conséquences imprévisibles. Ils se sont encore dégonflés par peur de nouvelles sanctions à un moment où tout va mal. Les mollahs se retrouvaient à nouveau sans un moyen exploitable pour résister sans aggraver leur cas.

Les Russes, craignant la capitulation des mollahs dégonflés à New York, ont rappelé l’autorisation des 5-1 pour tout deal en annonçant que la réunion de Vienne avait permis des avancées pour la levée des sanctions, mais cela allait sans doute prendre beaucoup de temps !

Washington, privé de deal par les 5-1, a tenté de neutraliser leur résistance en affirmant qu’il n’empêchait aucunement le business avec les mollahs, les invitant à mettre des fleurs sur leur fusil pour désarmer les 5-1 et parvenir à un meilleur deal en leur faveur !

La rencontre a eu lieu tard dans la nuit sans aucun résultat. Les mollahs ont alors insisté sur la révision du verdict sur leur terrorisme. Washington ne l’a pas fait. La rencontre pour un deal s’est terminée au bout de 2h30 sans aucun résultat, les deux partis restant sur leur position.

Mais Kerry a demandé que le dialogue (c’est-à-dire les marchandages sous la menace) continue et Zarif le représentant des mollahs a dit oui, confirmant par son accord l’extrême besoin de ses patrons de trouver une issue sécurisée pour fuir, car ils ne se voient pas rester au pouvoir en Iran.

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résumés & conclusions | Il y a une semaine, Washington, inquiet par le déclin du système islamique iranien qu’il veut prendre en main, était entré directement dans les marchandages avec une incroyable et cynique offre de contrat avec Boeing pour normaliser les relations avec les mollahs et permettre l’ouverture nécessaire pour une révolution de couleur en faveur de ses propres pions islamistes. Chacune des 2 parties gagnait ce qu’elle voulait : la dédiabolisation et un début de garanties de sécurité physique et financière pour les mollahs et les Pasdaran et la promesse de la reprise en main du régime islamique agitateurs pour les Américains, inventeurs de ce régime.

Tous les acteurs majeurs du régime avaient saisi l’importance de l’occasion et avaient cessé leur opposition à Rohani (le pion du clergé) pour entrer dans cette machine de dédiabolisation ! Mais tous hésitaient quand même car Washington n’a jamais été tendre avec les dirigeants déchus. C’est pourquoi par prudence, ils montraient de l’intérêt pour le Hezbollah, bien que les relations avec cette organisation soient en déclin depuis qu’elle a accédé au pouvoir et peut exister sans eux et grâce aux Syriens.

Washington avait intensifié son offre d’arrangement en engageant officiellement le dialogue avec Seyf, le patron de la Banque Centrale Iranienne et comptable des comptes secrets des mollahs ! Il avait aussi convié les mollahs dans la coalition anti-Assad par l’intermédiaire de son pion européen Mogherini ou encore par l’intermédiaire de la Turquie. Les mollahs avaient rappelé leur exigence de garanties de sécurité fermes et souligné la déloyauté des Américains qui ne leur avaient accordé presque rien (seulement 3 milliards de dollars ou 5%) de leurs avoirs jadis sanctionnés !

Washington, qui ne peut exhausser leurs exigences de garanties et ne peut plus attendre pour la défense de ses intérêts, avait puni les mollahs en augmentant sa pression et en baissant définitivement le seuil des garanties par une amende leur rappelant leur passé terroriste insolvable !

Les Français inquiets pour leurs contrats devaient revenir en Iran. Mais c’était insuffisant. Les mollahs devaient se montrer fort, mais ils ont manqué de troupes à l’occasion de la journée de l’armée. Leur défilé était factice et on y a constaté que les Russes n’avaient pas tenu parole et leur refusaient encore les missiles du système défensif S-300. La panique interne s’est alors amplifiée.

Le clergé et ses pions se sont réfugiés dans la propagande ! Les chefs Pasdaran qui sont en première ligne des accusations de terrorisme et du risque d’une condamnation à mort ont perdu les pédales et ont tiré sans ramdam un missile capable de porter une tête nucléaire pour dire tout bas qu’ils étaient prêts pour faire reculer Washington !

Washington a esquivé. Moscou puis Londres ont révélé le tir en insistant sur ses caractéristiques violant l’accord de Vienne. Washington a encore esquivé, niant même ces caractéristiques, privant les chefs Pasdaran de leur chantage à la déstabilisation de la région et continuant à les menacer par la possible réouverture de leurs dossiers du terrorisme.

Les chefs Pasdaran ont alors montré un intérêt certain de retourner leur veste et devenir les agents islamistes de Washington ! Washington n’a pas répondu, ils ont encore changé de position se disant fidèle au clergé pour bénéficier à ses côtés de l’arrangement envisagé avec Washington.

Les 5-1 ont convoqué une réunion pour parler de la levée des sanctions, s’opposant implicitement à tout deal avec les mollahs par le rappel de leur autorité pour la vérification des engagements du régime et des compensations qu’ils pouvaient recevoir en échange.

La situation s’est bloquée. Les chefs Pasdaran étaient très instables. Washington pouvait augmenter la pression. Les mollahs ont joué les fondamentalistes raisonnables contre les chefs Pasdaran instables pour se renforcer et ont implicitement évoqué le droit au nucléaire militaire pour menacer la stabilité des Américains dans la région afin de contrer leurs menaces d’accusations de terrorisme et ainsi parvenir à un deal moins rudimentaire en leur faveur.

Washington a insisté sur la neutralisation de leur accès à la bombe grâce au dialogue (sanctions et menaces) pour dire qu’ils n’avaient aucune capacité nucléaire et aucune force pour lui résister. Il a aussi insisté sur la disposition à autoriser le business et a programmé une visite du président sud-africain affairiste Zuma avec les mollahs pour encourager ces derniers, mais aussi les Européens à aller dans le sens de ses attentes.

Les 5-1 ont rappelé leur autorité sur la fin des sanctions. Les mollahs & associés ont abandonné leur bluff et sont revenus à leur diplomatie de fuite dilatoire dans le dialogue par peur de nouvelles sanctions ou de nouvelles révélations de leur responsabilité terroriste.

Ainsi, les mollahs & associés se sont retrouvés bien plus bas que les semaines passées, bien loin de l’opportunité d’une normalisation par le contrat avec Boeing. Ils doivent certainement maudire les Français et les Russes qui ont joué les troubles-fête, mais ces derniers ne peuvent être tenus responsables de leur nouvelle déchéance. Les mollahs & associés la doivent à leur déclin, leur incompétence et enfin à leur manque de confiance à Washington qui résulte de leur certitude que leurs crimes en Iran et dans le monde ne sont pas pardonnables !

Quel avenir peut-on prédire à ces mollahs et ces miliciens qui n’en voient aucun pour eux-mêmes ?

De nouveaux bluffs ou de nouvelles ruses, de plus en plus fous et irréalistes avant qu’ils ne s’effondrent. Ce régime est au bord d’une explosion ou une implosion inévitable.