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Iran : La semaine en images n°425
Des agitations brouillonnes et du désespoir !

21.04.2016

Le 11 février dernier, le boycott à 100% du 37e anniversaire de la révolution islamique par le peuple et aussi les derniers compagnons du régime a mis en alerte les mollahs. Ils ont opté pour un schéma de Parlement divisé et un régime en crises permanentes afin d’utiliser les tensions internes pour rompre leurs engagements de Vienne et provoquer l’escalade nécessaire pour leur chantage diplomatique sans que les forces qui l’ont permise puissent réclamer un droit pour concurrencer les leurs. Mais les groupes rivaux (les fondamentalistes et Rafsandjani) ainsi instrumentalisés par le clergé ont refusé de jouer le jeu et se sont focalisés sur l’opposition à Rohani, promettant un Parlement hostile à leur propre bénéfice !

Washington, inquiet par le choix du « Parlement agité quoiqu’il arrive », a repris ses médiations en se montrant implicitement ouvert à une évolution du régime au lieu d’une révolution de couleur. Ils ont aussi pris les dispositions pour réanimer le projet du gazoduc Nabucco pour obtenir le soutien des Européens et neutraliser les 5-1 et aussi pour rémunérer les mollahs.

Mais les mollahs & associés ont refusé car l’ouverture même limitée car elle peut permettre au peuple de protester et entraîner la chute du régime. Cependant, les mollahs ne sont pas revenus à la provocation. Les chefs Pasdaran ont en revanche réagi par des tirs des missiles, pour se poser en arbitres du jeu, mais ils se sont dégonflés quand le Conseil de Sécurité de l’ONU est intervenu ! La panique interne a explosé !

Dans le même temps, les mollahs et les chefs Pasdaran n’ont également pas réussi à mobiliser leurs membres pour empêcher la contestation populaire par des actions anti-voile lors de la Fête du Feu.

Les Chefs Pasdaran et les mollahs, impuissants dans tous les domaines, ont alors oublié les menaces contre Israël et les États-Unis, se montrant ainsi implicitement prêts à accepter un arrangement avec Washington ! Ce dernier leur a proposé un dialogue direct au Pakistan puis un autre en Autriche (pour rémunérer les Européens et les Russes afin d’obtenir leur adhésion) ! Mais les marchandages ont échoué au Pakistan. Par ailleurs, l’option autrichienne a été rejetée par les Russes au prétexte de leur solidarité avec les 5-1. Les Anglais ont évoqué la réticence de leurs banques et leurs assurances pour se défiler ! Washington a tenté de passer en force devant ces obstacles en évoquant la levée de son embargo sur le dollar !

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La semaine dernière, les mollahs étaient sérieusement accusés de terrorisme par leurs voisins arabes et guère défendus par les Russes ou les Chinois. Washington courtisait alors les mollahs par l’arrivée prochaine de son allié l’Italie pour agiter leur régime et aussi pour réveiller le sens commercial des 5-1 afin d’exploser leur unité hostile à ses projets. Washington était alors la seule solution pour les mollahs. Ils devaient pactiser avec eux pour avoir la paix.

Les chefs Pasdaran, exclus des marchandages et inquiets par l’insuccès de Rohani de négocier un bon arrangement, ont accentué les attaques contre le bilan économiquement nul de l’accord signé par Rohani et faisant valoir le chantage par les missiles pour trouver un accès aux marchandages et se poser en arbitres de chantages et des marchandages. Les fondamentalistes les ont soutenu leurs arguments pour obtenir leur soutien et mais ne l’ont pas obtenu.

Les mollahs, mis en danger et pressés de réussir, ont tenté de faire monter les enchères contre Washington en utilisant des sommets régionaux pour créer des tensions anti-américaines et pro-russes et obtenir les S-300. Ils n’y sont pas parvenus.

Les fondamentalistes ont tenté de s’imposer seuls en créant une commission de politique générale au Parlement avant qu’ils n’y perdent la majorité. Ali Larijani les a bloqués pour donner l’avantage à aux Réformateurs, alliés du clergé et partisans d’un deal avec Washington.

Cependant, le gouvernent Rohani restait en danger par les chefs Pasdaran. Rohani a condamné leur refus de dialogue (pour les exclure) tout en insinuant la reprise de l’enrichissement à un taux élevé au cours de la journée de l’industrie nucléaire pour garder la direction du chantage du régime, mais Washington a ignoré sa provocation et salué son ouverture pour l’intervention de ses partenaires, Italie, Inde et Boeing !

Les Russes ont reporté la date de livraison des S-300 pour agiter les mollahs et les amener à saboter ces deal ! Washington a surenchéri en affirmant qu’il changerait de ligne si les mollahs changeaient !

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Cette semaine, on devait assister à des changements ou au contraire à un raidissement ! Les mollahs avaient aussi une occasion d’avancer. Washington était ravi, mais par la Russie. Les mollahs devaient aussi aller au dernier sommet de l’organisation de coopération islamique et se mesurer à leurs ennemis arabes. Ils pouvaient changer ou les provoquer. Mais il y a pas eu de miracle. Ils ont restés compliqués. Les tensions internes ont repris et ils mollahs ont dû durcir leur position ! Washington est revenu au dialogue sous la menace ! Les mollahs ont surenchéri... Voici le récit en images d’une semaine très agitée et bien éprouvant pour les mollahs et leurs interlocuteurs.

Cette analyse a été diffusée en persan vers Iran le dimanche 17 avril 2016 à 20h via la chaîne indépendante Radio Bidari (Eveil) basée en Suède.



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La semaine dernière, les mollahs, en déclin numéraire, désavoués notamment par la popularité des vestiges l’Iran non islamique ou monarchique et enfin, désespérés de se maintenir au pouvoir, avaient abandonné leur discours menaçant au Pakistan lors des rencontres directes avec les Américains, dans l’espoir de l’annulation de leurs accusations de terrorisme leur ouvrant l’accès à une fuite sans problème de l’Iran. Ils espéraient aussi aussi un contrat gazier pour monnayer le transfert des pouvoirs aux pions de Washington. Mais la mission fut un échec. Ce qui montra que Washington ne pouvait en aucun cas leur accorder, du moins à tous les mollahs, l’immunité pour leur passé et présent terroriste. De fait, ils avaient abandonné leurs provocations qui sont leurs seules armes sans rien obtenir en échange. Sa situation était désespérée !

Les Anglais avaient révélé que la visite était une erreur de calcul de la part de Rohani : il n’avait aucune chance d’utiliser le gaz iranien comme monnaie d’échange, car une semaine plus tôt, le Pakistan avait déjà signé des contrats d’achat de gaz au Turkménistan et au Qatar !

Au retour, tous les fondamentalistes exclus des marchandages et inquiets par la situation avaient critiqué Rohani pour affaiblir ses chefs, les mollahs, et les forcer à leur accorder la direction des négociations. Les chefs Pasdaran avaient rejoint ces critiques en qualifiant de traîtres les négociateurs du régime au Pakistan. Puis, ils avaient évoqué la nécessité pour le clergé de confisquer des passeports de leurs compagnons affairistes, avant qu’ils ne bradent le pays en Autriche contre le droit à un exil doré pour eux-mêmes.

Le clergé n’avait pas commenté la demande, mais il avait fait un pas en direction des chefs Pasdaran et leurs missiles garantissant les marchandages, mais il n’y eut aucune prise de position réciproque de la part des chefs Pasdaran ! Les chefs Pasdaran certains du déclin du régime ne voulaient pas une part du pouvoir, mais tout le pouvoir pour négocier en priorité leur immunité.

Le clergé avait alors donné la parole aux fondamentalistes et aux réformateurs pour revenir à leur plan du « Parlement divisé », mais les fondamentalistes certains du déclin du régime avaient surtout continué à critiquer son pion, car ils ne voulaient pas une part du pouvoir, mais tout le pouvoir pour négocier aussi en priorité leur immunité.

Le constat de la décomposition et la panique internes, le « chacun pour soi », a été confirmé le lendemain et l’avant dernier jour de la semaine par l’absence de toute mobilisation pour le régime en déclin à l’occasion de l’anniversaire du référendum truqué avec l’aide de Washington pour mettre fin à la monarchie millénaire iranienne et établir une République islamique en Iran. Les dirigeants ont paniqué et choisi l’insistance sur leurs missiles, mais sans menacer Israël, se disant prêts pour des marchandages sans complication pour parvenir à un deal le plus tôt possible.

Washington a esquivé tous les propos relatifs aux missiles pour ne pas se retrouver contraint de sanctionner et détruire le régime islamique qu’il veut garder et confier à ses pions. Washington a maintenu son effort d’apaisement en insistant sur l’application de l’accord de Vienne par les mollahs et en se focalisant sur la fin de l’embargo sur le dollar, pour faire saliver aussi bien les mollahs désespérés que les 5-1 qui rêvent de faire du business en Iran.

Puis, il a aussi ouvert la voie à une certaine complaisance en niant l’impopularité du régime par un sondage réalisé en Iran par une université américaine, attribuant d’une extrême popularité à Rohani et à la politique d’ingérence du régime au Moyen-Orient ! Cela voulait dire que les mollahs ne pouvaient pas avoir l’immunité hors Iran, mais pouvaient être considérés comme des interlocuteurs démocratiquement valables pour se rendre à des islamistes made in USA. La désunion du régime avait convaincu Washington qu’il pouvait se montrer ferme.

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Vendredi 1er avril 2016 – 13 farvardin 1395, dernier jour de la semaine dernière était aussi le 13e et dernier jour des festivités de Norouz que les Iraniens doivent passer en dehors de chez eux, au vert, à festoyer pour conjurer la malchance pour l’année qui a commencé. Malgré le mauvais temps, et l’interdiction du régime, le peuple était dehors et a pu chasser la malchance pour se convaincre de la possibilité d’un meilleur avenir !

Mais, la malchance était aussi au rendez-vous pour les mollahs en raison d’une tempête médiatique de leurs adversaires internationaux. Les Arabes ont précisé qu’ils allaient créer un véritable front anti-mollahs et anti-Hezbollah pour les empêcher de nuire ! Les 5-1 étaient aussi dans une posture hostile en annonçant une journée de débat sur la réponse à faire aux tirs de missiles des semaines passées. Enfin, la Russie, déçue par l’empressement des mollahs & co pour un deal, a précisé que la rencontre de Bakou, les réunissant avec les Azéris dans quelques jours, n’était pas une rencontre de soutien, mais une rencontre destinée à les convaincre de geler leur production pétrolière comme l’exigent entre autres leurs ennemis les Saoudiens !

Il n’y avait rien de positif dans cette journée, y voyant un présage d’une année de malheurs les empêchant de conclure le moindre deal avec Washington, les mollahs n’ont pas osé riposter.

Washington a compris qu’ils étaient prêts à plier. Pour en profiter, il devait cependant se montrer stratège et ne laisser aucune possibilité de manoeuvre aux mollahs. Obama a été mis en avant pour critiquer les missiles visant Israël et insister sur le maintien des sanctions (non nucléaires) conformément à l’Esprit de l’accord de Vienne, mais il a aussi insisté sur la coopération des mollahs à l’Accord de Vienne en précisant que le régime allait vers une intégration dans le système économique mondial et avait besoin que tous les pays l’aident. Il s’est montré un peu flou sur l’accès au dollar. Puis une déclaration semi-officielle a affirmé qu’Obama pourrait quand même décréter un accès limité au dollar dans quelques jours !

La balle était dans le camp des mollahs & co ! Ils devaient trouver un discours pour s’ouvrir à Washington sans paniquer leurs nantis qui redoutent tout changement de régime et la perte de leurs fortunes mal-acquises. Ils devaient aussi aller vite avant que les autres pays hostiles à ce deal s’en mêlent !

Mais la situation a gagné en urgence dans la nuit en raison d’importantes chutes de neige dans le nord et nord-ouest du pays où il y a des villes très habitées. Cela a fait grimper la consommation de l’électricité. En conséquence, le régime a dû puiser dans le stock de kérosène chèrement importé pour produire plus d’électricité dans ses centrales thermiques, et s’est retrouvé avec un risque de pénurie de kérosène et d’électricité et la nécessité de puiser dans ses maigres réserves de dollar pour éviter une catastrophe. Il devait trouver le moyen d’obtenir le peu de dollars proposé par Washington.

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Samedi 2 avril 2016 – 14 farvardin 1395, aucun média du régime ne parlait de la neige qui avait aggravé la situation en pesant sur la production de l’électricité, les réserves de kérosène et surtout les réserves de dollar !

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Le gouvernement se voulait rassurant sur l’état des réserves de dollar puisqu’il parlait d’un accord de 5 milliards de dollars avec le Pakistan alors que la visite infructueuse à ce pays datait d’une semaine ! Le clergé parlait aussi d’un accord de 2 milliards de dollars avec l’Autriche alors qu’il n’y avait même pas eu de rencontre avec les responsables du pays !

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Les chefs Pasdaran n’avaient pas choisi la propagande et évoquaient le discours du Guide, stipulant la négociation sous la protection des missiles, encourageant les mollahs à suivre leur propre promesse d’une négociation sérieuse avec Washington ! Mais en faisant ce choix d’un conseil avisé, ils évitaient de monter au créneau et de fait, ils restaient dans le domaine du slogan.

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Rafsandjani, qui avait proposé les négociations sans missile et avait subi de violentes critiques à ce sujet, avait repris le même discours pro-missiles afin d’échapper à ses ennemis ! Mais il justifiait aussi sa position en affirmant que Washington était prêt à ses concessions, car il avait autorisé ses avionneurs, dont Boeing, à vendre leurs produits au régime.

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Les chefs Pasdaran ont profité de l’alignement forcé de Rafsandjani sur leur position et mis en avant l’utilité vitale d’une industrie balistique par l’intermédiaire de la milice universitaire ! Toujours par ce biais, ils ont aussi critiqué les achats d’avions (contradictoire avec l’économie de résistance) pour s’opposer aux marchandages commerciaux de Rohani et aussi pour exclure Rafsandjani de leur offensive.

Le gouvernement a affirmé qu’il avait commencé l’économie de résistance, car le chiffre des importations était en baisse et la balance commerciale était enfin positive après 37 ans (comme sous le Shah) ! La milice universitaire des chefs Pasdaran a répliqué que la baisse résultait de la baisse du pouvoir d’achat du peuple, car elle n’était pas accompagnée d’une hausse de la production nationale !

Les fondamentalistes se sont alignés sur les thèmes de l’offensive des chefs Pasdaran, mais ils n’ont pas réussi à obtenir des échanges en leur faveur. Il est devenu clair que les chefs Pasdaran oeuvraient seulement pour améliorer leur propre accès aux négociations ! Ils ont confirmé leur position offensive en annonçant qu’ils étaient très actifs dans le golfe persique contre US Navy alors que cette dernière devait dans 2 jours, lundi, lancer la plus grande manœuvre anti-mine de tous les temps dans le golfe persique en réponse aux menaces précédentes des chefs Pasdaran !

Washington a esquivé pour s’éviter une crise bénéfique au régime et le devoir de le détruire alors qu’il veut le préserver et le confier à ses pions.

Rafsandjani avait-il une chance ? Il a commencé ses rencontres de Norouz inspirées des visites rituelles à la famille le jour de Norouz, ce qui signifiait une recherche d’alliés pour préserver ses intérêts (en proposant des alliances à d’autres, mis en danger par l’offensive des chefs Pasdaran dans leurs seuls intérêts).

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Ali Larijani, visiblement également inquiet par l’offensive des chefs Pasdaran, a aussi commencé des rencontres de Norouz, ce qui soulignait encore davantage la gravité de la situation du régime.

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On avait un régime en décomposition. Le gouvernement craignant un krach a commencé la séance en achetant les actions en vente, l’indice est monté en flèche, mais il s’est vite effondré en raison d’un grand nombre de ventes. Cette fois, le gouvernement n’est pas intervenu massivement pour satisfaire les paniqués et de fait, la séance a fini sur 412 milliards de tomans (1/3 du niveau des semaines passées quand le régime intervenait à fond et tout de même 2 fois le seuil d’activité normale du marché). Dans ce volume, il y avait 320 milliards de tomans de ventes sur le marché principal et seulement 92 milliards de tomans de vente en hors bourse, de liquidation des entreprises en faillite. La panique concernait les plus nantis proches du sommet du pouvoir. L’or et le dollar étaient aussi en hausse : le régime (craignant la pénurie) n’avait pas abreuvé le marché pour éviter leur hausse.

Cela devait accentuer la panique le lendemain. Les responsables ont cessé de s’agiter et ont choisi le silence.

Dans l’après-midi, un autre problème s’est abattu sur le régime. La France inquiète par un deal des mollahs avec Boeing, a simulé la remise en cause des reprises de ses contrats grâce à la remise en cause de la reprise des vols d’Air France par l’affaire plutôt ridicule des hôtesses de l’air refusant le voile à la descente de l’avion !

Les mollahs ont zappé cette affaire qui ne sentait pas bon, évitant toute polémique avec les Français afin d’éviter une nouvelle panique à la bourse dimanche.

Après plusieurs heures de silence, le gouvernement a encore choisi la propagande en finissant la journée par une intervention télévisée d’Araqchi, le n°2 des négociations nucléaires à Vienne, pour rassurer les paniqués en insistant sur la fin des sanctions et l’augmentation des exportations pétrolières à 2,5 millions de barils par jour. Araqchi a aussi précisait que le président Autrichien ne connaissait rien à propos de l’Iran, il s’était trompé sur inaccessibilité du réseau Swift, car il y avait eu plus de 2000 lettres de crédit en faveur du régime depuis l’accord de Vienne !

Redoutant les critiques des Pasdaran sur la persistance des sanctions non nucléaires américaines, il a précisé que le régime n’avait pas demandé leur annulation ! Ce qui était à cent lieues des propos de Rohani sur sa victoire sur les États-Unis au moment de la signature de l’accord !

Le représentant des mollahs a aussi rejeté l’option d’un deal secret avec Washington en démentant toute rencontre directe avec les Américains alors que c’était la première initiative de Rohani.

Le représentant des mollahs qui n’avait visiblement pas de limites dans le boniment a aussi cherché à obtenir le soutien des chefs Pasdaran en adoptant leur ligne de négociations à l’ombre des missiles par le refus de négociations à leur propos. Il a aussi insisté sur leur développement malgré la résolution 2231, en affirmant, comme dernier boniment, que cette dernière n’était nullement contraignante pour le régime !

Les fondamentalistes ont craint l’adhésion des chefs Pasdaran aux mollahs et de fait leur propre exclusion. Ils ont attaqué la crédibilité du gouvernement par leur camarade Tajgardoon sur une autre chaîne en révélant que l’inflation n’était nullement maîtrisée, mais que son taux annuel était toujours supérieur à 100%, car la masse monétaire avait continué à progresser de 10% en un mois, dépassant désormais le seuil de 1 million de milliards de tomans. Le député Tajgardoon a précisé que la récession était là pour longtemps malgré les promesses sans cesse répétées sur les qualités de l’accord de Vienne ! Le régime était sans une capitulation de facto.

Les fondamentalistes voulaient provoquer une crise interne populiste pour sauver leur vie en Iran après les mollahs ou mettre les mollahs sous pression et obtenir à la rupture de l’accord pour parvenir à une crise internationale forte sur le thème de la prolifération régionale pour se donner les moyens d’obtenir de négocier des garanties pour tous les gens du régime ou même pour sauver le régime.

Une plus forte panique à la bourse était certaine en raison des boniments d’Araqchi et la révélation du fondamentaliste Tajgardoon. Le gouvernement devait continuer ses boniments ou pactiser avec les fondamentalistes.

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Dimanche 3 avril 2016 – 15 farvardin 1395, le gouvernement avait choisi la propagande en mettant à la une de ses journaux sa balance commerciale enfin positive après 37 ans ! Il ne voulait pas partager le pouvoir et ne restait pas ailleurs dans le boniment puisqu’en publiant les détails de cette balance, elle restait négative dans plusieurs domaines notamment l’agriculture et annonçait la dépendance du régime à l’exportation du blé et du riz alors que l’Iran bien géré des Pahlavi n’avait pas ce problème.

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Le clergé évoquait les grands projets pétroliers de son gouvernement. Par ailleurs, il avait fait les yeux doux à Ali Larijani, ex-fondamentaliste, qui avait aussi parlé de l’aspect non contraignant de la résolution 2231 pour obtenir son soutien actif contre ses ex-camarades et aussi pour faire passer les chefs Pasdaran derrière lui (avec qui il a des relations fluctuantes).

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Rafsandjani qui était doublement sous pression avait choisi la défense du gouvernement. Une ligne qui garda jusqu’à la fin de la semaine. C’est pourquoi on l’a exclu de notre revue de presse.

Mais il n’en allait pas de même pour les chefs Pasdaran puisqu’ils se moquaient de l’expression Esprit des l’accord de Vienne qui empêchait l’annulation des sanctions nucléaires ! Ils n’avaient visiblement pas été séduits par les promesses du gouvernement bonimenteur de Rohani !

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Les fondamentalistes ont saisi l’occasion et ont tenté d’obtenir le soutien des chefs Pasdaran en s’alignant sur cette moquerie par la remarque que les sanctions n’étaient pas annulées ou même suspendues et que de fait, on était très loin de Win-Win de Rohani ! Le gouvernement avait abandonné un programme nucléaire qui était un outil de pression diplomatique sans rien obtenir en échange ! Il avait capitulé !

Les fondamentalistes ont aussi demandé des comptes au directeur de la Banque centrale (pour la masse monétaire) pour déstabiliser Rohani sur ses résultats après cette capitulation.

Pour mieux s’approcher des chefs Pasdaran, ils ont aussi attaqué Ali Larijani en faisant remarquer que sa Commission parlementaire chargée de l’application de l’Accord de Vienne (JCPAO ou Barjam en iranien) avait fauté en oubliant le rapport sur les manquements américains permettant la suspension de l’accord ! Les fondamentalistes se sont enfin posés en alternatives par la création d’une commission de politique générale au sein du Parlement et une rencontre avec Ali Larijani dans 2 jours pour lui proposer leurs solutions !

Ali Larijani s’est défendu en faisant nommer par son frère un nouveau procureur général plus proche du clergé que de leur clan, pour avoir le soutien du clergé et punir sévèrement les fondamentalistes.

Mais plus important encore, les chefs Pasdaran n’ont nullement salué les initiatives des fondamentalistes  ! Ils ne voulaient pas sauver le régime. Ils n’y croyaient pas. Ils étaient convaincus de leur faiblesse et voulaient seulement parvenir à intégrer les marchandages. Ils ont tenté de s’affirmer par un grand rassemblement à l’occasion des obsèques de la mère du commandant Salami, leur chef de propagande, mais ce fut un échec cuisant confirmant leur isolement !

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Plus convaincus que jamais de leur faiblesse, les chefs Pasdaran se sont réfugiés dans la propagande de leur puissance perdue : en insistant sur leur force navale (anti-pétrolier) qui permettait aux mollahs de négocier en position de force ! Ils les suppliaient donc de les intégrer à la table des marchandages ! Mais il n’y eut aucun propos répondant à leurs espoirs !

Le régime était en décomposition et son gouvernement n’avait que des boniments en réserve. La bourse a démarré en crise. Le gouvernement n’a même pas pu provoquer son pic habituel d’indice au début de la séance !

Le gouvernement est revenu à la provocation constructive en annonçant via son responsable du programme nucléaire qu’il n’avait pas capitulé à Vienne, car l’enrichissement continuait mieux qu’avant, car il avait seulement désactivé des centrifugeuses en panne ! Mais l’annonce n’a pas convaincu et la crise persista à la bourse. Le gouvernement a alors retiré 26 grandes entreprises en chute libre du marché normal pour limiter la casse. Elle a finalement clôturé avec +30% de ventes que la veille à 538 milliards de tomans (392 milliards de tomans de ventes soit +22,5% sur le marché principal et 146 milliards de tomans de ventes soit +63% en hors bourse). L’or et le dollar étaient aussi en hausse : le régime avait encore évité d’abreuver le marché pour faire monter les taux et faire baisser les achats.

La situation du régime n’était pas brillante et le clergé avait choisi la fuite en avant dans le domaine de provocation nucléaire. On était à quelques jours de la journée de l’énergie nucléaire. Washington s’est tu pour éviter d’amplifier la panique et la fuite en avant des mollahs. Il a seulement rappelé l’existence d’un avenir plus noir en reparlant de la possibilité de reconduire pour 10 ans les sanctions à leur expiration en décembre 2016.

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Lundi 4 avril 2016 – 16 farvardin 1395, la situation avait gagné en urgence dans la nuit en raison de nouvelles chutes de neige mettant à mal des réserves d’électricité, de kérosène et de dollar du régime.

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Le journal Iran, porte-parole du gouvernement, avait mis en avant les propos d’Araqchi, deux jours plus tôt au lieu de la provocation formulée la veille par Salehi. Le gouvernement ne cherchait pas la guerre, mais un deal avec Washington !

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Dans le même temps, le clergé affirmait que les missiles n’étaient pas négociables pour avoir un peu de marge dans les marchandages à venir !

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Les chefs Pasdaran négligés la veille par les mollahs avaient oublié les références à leur force navale, car ils n’avaient aucun moyen de se mesurer à la plus grande manœuvre anti-mine de tous les temps dans le golfe persique en réponse à leurs fanfaronnades ! Ils avaient mis la pression au le clergé en attaquant le bilan économique de son pion par la révélation que selon les dernières statistiques officielles 26% des ménages n’avaient aucune ressource... (ce que l’on ne lit jamais dans les journaux français).

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En résumé, dans un contexte financier difficile, les mollahs n’avaient pas osé continuer le bras de fer et avaient préféré le marchandage pour sauver leur peau. Les chefs Pasdaran se focalisaient aussi sur leur accès aux marchandages !

Washington a alors axé ses médias sur la réticence des banques européennes à investir en Iran pour se poser en unique alternative de ces désespérés !

Les Saoudiens ont alors annoncé la fermeture de leur espace aérien aux avions du régime pour le placer en embargo pour ses import-export par avions et Paris les a rejoints en simulant une baisse des échanges via Air France par le soutien de la direction d’Air France à ses hôtesses rebelles anti-voile !

Les mollahs, Ali Larijani ou encore les chefs Pasdaran ont gardé le silence par peur de polémiques sur leur manque de capacités. Les fondamentalistes ont saisi ce vide pour attaquer le bilan économique de l’accord Vienne ! Les mollahs ont préféré les chefs Pasdaran et ont tenté de s’en approcher par des condoléances très tardives du Guide pour la mort de la mère du commandant Salimi ! Mais ce dernier n’a pas répondu !

Le clergé a alors convié les médias notamment ceux des chefs Pasdaran au Swift Room de la Banque centrale pour voir de visu la connexion au site de Swift pour dire qu’il y avait des échanges avec les banques européennes ! Les journalistes ont demandé un exemple et ils n’ont rien vu ! Ils ont compris que l’on pouvait seulement aller sur le site du réseau Swift !

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Le bilan des efforts du clergé et ses pions étaient alors nuls ! Ses adversaires étaient à l’affût ! Il a annoncé la seconde réunion de programmation de son économie de résistance, sans accoucher d’aucune solution !

Craignant des critiques de la part de ses adversaires et n’ayant pas le soutien de la milice pour faire aboutir des procédures judiciaires à leur encontre, le clergé a aussi parlé du second tour des élections pour dissuader tous ses opposants !

En résumé, il multipliait les initiatives sans réussir à montrer une vraie gestion de crise !

La bourse a démarré en crise. Le gouvernement est intervenu en augmentant l’offre de l’or et du dollar à plus bas prix et a pu diminuer les ventes de 21% sur tous les marchés. La séance s’est terminée à 432 milliards de tomans (donc 312 milliards de tomans de ventes sur le marché principal et 120 milliards de tomans de ventes en hors bourse). C’était un maigre gain contre d’importantes pertes de devises pour baisser le niveau anxiogène des ventes boursières afin d’enrayer le développement de la panique. Il devait sans doute maintenir l’or et le dollar bas pour éloigner les paniqués de la bourse.

Il y avait une menace sur les réserves de devises. Le gouvernement a aussi tenté de faire baisser ses dépenses énergétiques en confisquant les eaux du pays au prétexte d’une nouvelle risque de pénurie d’eau ! Les participants à la commission étaient bien mal à l’aide de recourir à cette solution malgré toute cette neige et les précipitations qui avaient inondé le pays depuis deux semaine !

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C’est pourquoi Rohani est intervenu en personne pour rassurer les paniqués en insistant sur la reprise des exportations pétrolières grâce à l’accord de Vienne (une leurre de plus, car il ne peut rien exporter sans la couverture des compagnies d’assurances navales anglaises).

Les chefs Pasdaran sont revenus à la charge dans l’espoir de provoquer une escalade en annonçant officiellement que la préservation de la capacité balistique du régime était leur ligne rouge (la limite avant leur intervention). Mais au vu de la capacité réduite, leur intervention allait se résumer à une posture terroriste ! Ils menaçaient en fait de saboter l’apaisement souhaité par les Américains si ces derniers leur refusaient des garanties de sécurité.

Les Américains ne se sont pas laissés faire puisqu’ils sont revenus à la menace du rejet de l’accord de Vienne et à l’établissement de plus de sanctions. Ils ont aussi montré leur disposition à leur deal (sans garantie) en promettant des dollars aux mollahs par l’annonce de la visite prochaine du ministre indien de pétrole dans 5 jours, puis celle du Premier ministre italien accompagné d’une centaine de patrons italiens dans 8 jours. Les mollahs avaient 5 jours pour changer de ligne et promouvoir une entente pour obtenir les contrats évitant un plus grand déclin et de plus grandes crises internes nuisibles à leur survie !

On était à la veille du sommet énergétique réunissant l’Iran avec deux alliés de Washington, la Turquie et l’Azerbaïdjan, une occasion pour les mollahs de s’approcher du camp américain !

Mais au lieu de choisir l’apaisement, ils ont choisi l’agitation en affirmant indirectement dans une analyse sur le site arab48.com que les Israéliens avaient provoqué la guerre en Haut-Karabakh par l’Azerbaïdjan, ennemi de l’Iran, pour l’affaiblir en déstabilisant ses frontières.

Le but de l’opération était de provoquer un conflit entre les Azéris et les Turcs alliés d’Israël et détacher les Azéris de Washington et promouvoir son rapprochement avec les Russes à l’occasion du sommet énergétique Iran-Russie-Azerbaïdjan prévue pour 2 jours plus tard à Bakou, pour changer la carte énergétique régionale et mondiale et échapper à toutes les sanctions !

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Mardi 5 avril 2016 – 17 farvardin 1395, les mollahs, sûrs de la réussite de leur rumeur, parlaient du succès de Rohani et de la hausse des exportations pétrolières et pétrochimiques sous sa direction !

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Les chefs Pasdaran, déçus par l’absence d’une alliance avec les mollahs, soulignaient leur goût du mensonge en précisant que le site de Swift était accessible sans fonctionner !

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Par ailleurs, il n’y avait rien chez les Azéris ou chez les Russes sur les allégations du régime. Les Azéris n’avaient pas envie d’une crise de plus avec les alliés et fournisseurs d’armes alors qu’ils étaient entrés dans un conflit difficile à gérer avec l’Arménie proche de Moscou. La Russie ne voyait également aucun bénéfice à amplifier une guerre proche de ses frontières en tablant sur un changement improbable d’alliance par l’Azerbaïdjan.

Les mollahs avaient mal jugé la situation et n’avaient pas le moyen de résister à la pression américaine.

Le commandant en chef des Pasdaran Jaafari est monté personnellement au créneau pour attaquer vivement l’accord de Vienne en affirmant qu’il n’avait rien de glorieux et qu’il était mal avisé de continuer le dialogue et continuer à reculer sur d’autres points, comme le programme balistique ou l’engagement syrien du régime, qui déplaisent à Washington !

Les mollahs n’ont pas osé riposter, car ils sont numériquement et physiquement plus faibles et en plus ils ne pouvaient utiliser leur légitimité religieuse pour défendre l’entente anti-révolutionnaire avec Washington !

Les fondamentalistes ont alors affirmé un soutien à 200% au programme balistique des chefs Pasdaran pour obtenir leur soutien. Ils ont aussi mis la pression à Ali Larijani qu’ils devaient rencontrer en exigeant le rapport sur les défauts de l’application de l’accord de Vienne. Pour l’inciter à coopérer, ils ont voté une loi punissant sévèrement l’occupation illégale des forêts nationales par sa famille.

Ali Larijani a annulé la rencontre au prétexte d’une urgence !

Les fondamentalistes ont alors montré un exemple de leur politique alternative pour le régime en crise en adoptant une loi de pénalisation des transactions sur le marché hors bourse, demandant le retour des entreprises en faillite à la bourse dans un délai maximal de 6 mois, pour limiter la perte et aussi disposer d’entreprises faibles facilement manipulables à la bourse pour faire monter l’indice et ainsi simuler la reprise !

Rafsandjani s’est reconnu dans cette manipulation sans état d’âme. Il a affirmé qu’il n’avait jamais eu de tendance particulière et était prêt à travailler avec tout le monde ! Mais tout le monde a mis en avant son tweet anti-missile pour rejeter son effort d’infiltration au plan de radicalisation tactique du régime !

Les fondamentalistes boostés par l’adhésion lâche de Rafsandjani ont à nouveau sollicité une rencontre à Ali Larijani. Ce dernier, qui avait refusé de les recevoir, a continué à retarder la rencontre. Dans le délai, les réformateurs, qu’il soutient, ont annoncé la création de la commission parlementaire de l’économie de résistance privant les fondamentalistes de décision dans ce domaine pour s’imposer comme partenaire du clergé ! Ce groupe parlementaire a aussi annoncé un premier rassemblement dans un mois pour neutraliser l’urgence de l’interventionnisme des fondamentalistes !

Ali Larijani a aussi profité du report de sa rencontre avec les fondamentalistes pour pondre un micro rapport sur l’application de l’accord de Vienne en y incluant des questions au gouvernement sans cependant poser d’ultimatum au gouvernement du clergé !

Ali Larijani, qui avait sauvé le clergé, a rendu un dernier service aux mollahs en les protégeant de toutes attaques ou révélations compromettantes grâce à l’investiture du nouveau procureur très régulier nommé par son frère pour intimider les fondamentalistes et les empêcher de riposter.

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Les chefs Pasdaran n’ont pas condamné ces actions. Ils n’ont pas défendu les fondamentalistes pour accéder ensemble à la direction des marchandages car ils ne voulaient pas partager l’accès aux marchandages avec eux.

Les fondamentalistes étaient privés de tout moyen pour avancer. Ils ont alors signé une résolution encourageant le gouvernement à amplifier la production de missiles dans l’espoir de séduire les chefs Pasdaran et les forcer à les soutenir ! Mais ils n’ont eu aucun signe de reconnaissance de la part de ces derniers. De plus le mollah Aboutorabi (du clan Larijani), qui présidait la séance en raison de l’absence inexplicable de Larijani, a sonné la cloche de la fin de la séance empêchant la lecture du texte !

Ces efforts forcenés des responsables de tous les niveaux pour accéder aux marchandages ne pouvaient rassurer les affairistes condamnés à tout perdre en cas d’un deal.

Washington a insisté sur la bonne application de l’Accord de Vienne et la nécessité de soutenir Rohani, laissant entrevoir qu’il acceptait une entente avec le régime ! La panique a persisté à la bourse et l’indice a continué à baisser, mais au ralenti, les gens espérant encore un geste de plus de la part de Washington !

Mais ce geste ne vint pas, la chute est devenue plus rapide et l’indice est passé en dessous de son niveau du départ malgré le coup de pouce habituel et factice du clergé en début de séance ! Le volume des ventes ralenti par les promesses de Washington pouvaient dépasser son niveau inquiétant de la veille !

Le gouvernement a alors stoppé net la panique et la chute de l’indice en annonçant officiellement la réception des S-300 dans quelques jours ! L’indice s’est mis à monter, mais il est retombé en l’absence d’une confirmation officielle de Moscou ! Dans l’ensemble en raison des fausses promesses de Washington ralentissant la panique et cette propagande de dernière minute des mollahs, les ventes à la bourse étaient un peu limitées et sont restées aux alentours du résultat de la veille, c’est-à-dire à 428 milliards de tomans !

Dans l’après-midi, le gouvernement des mollahs devait recevoir les délégations des ministres des Affaires étrangères de la Turquie et de l’Azerbaïdjan. Il a alors changé de ligne, oubliant son projet de provoquer un conflit en proposant sa médiation pour finir la guerre, sans aborder le thème de l’apaisement pro-américain sur les missiles ou la Syrie. De fait, la rencontre s’est terminée sans aucun geste amical de ses invités dans le domaine pétrolier ! Les invités pions de Washington ont cependant quitté le ministre des Affaires étrangères en bons camarades laissant ouverte la porte de marchandages selon le souhait de Washington !

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Le gouvernement des mollahs n’a pas saisi cette opportunité et a confirmé son envie de bras de fer tactique en promettant l’annonce de très grands progrès dans ses activités nucléaires à l’occasion de la journée de l’industrie atomique qui serait organisée avec 24 heures d’avance jeudi en parallèle avec le sommet de Bakou ! On a compris que les mollahs entendaient annoncer la reprise de l’enrichissement par Rohani pendant la rencontre de son ministre des affaires étrangères avec son homologue russe pour obtenir son soutien ou simuler un complot et parvenir à provoquer une crise sur le thème de la prolifération au Moyen-Orient afin de mieux assurer leur départ devenu inévitable en raison de l’extrême impopularité de l’islam en Iran !

Washington a riposté à ce choix de fuite en avant par un durcissement de ses positions, remettant en cause son offre de fin de l’embargo sur le dollar et rejetant aussi le droit au U-Turn Transfers, c’est-à-dire au droit de passage ponctuel des capitaux en dollar des mollahs par ses banques même off-shore.

Les mollahs avaient aggravé la situation en essayant de forcer Washington à les écouter ! Ils pouvaient s’attendre à une plus forte crise boursière, surtout avec la promesse d’une plus grande restriction bancaire américaine !

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Mercredi 6 avril 2016 – 18 farvardin 1395, le gouvernement répétait son plan B de la veille en se disant partenaire de la stabilité régionale par l’affirmation que le sommet de Ramsar était organisée pour la paix en Haut-Karabkh ! Il offrait ses services aux puissances mondiales pour dire qu’il pouvait amadouer Washington et échapper à ses nouvelles menaces !

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Le clergé avait en revanche mis en avant dans son journal anglophone les progrès nucléaires promis par le gouvernement, cherchant à provoquer une crise sur le plan international en même temps que son pion prétendait oeuvrer pour la paix pour rassurer les paniqués !

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On avait un schéma classique apparu sous Khatami, le soi-disant modéré ! Rafsandjani, l’initiateur de ce plan, devenu le docile toutou du clergé, parlait de la livraison imminente des S-300. Il était en renfort pour inciter les Russes à réagir, dans leur style flou, aidant le régime à simuler un soutien russe !

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Les chefs Pasdaran affirmaient attendre l’ordre du Guide pour intervenir, offrant au clergé l’alliance qu’il cherchait pour manipuler ses interlocuteurs internationaux ! Les chefs Pasdaran remettaient aussi l’accord de Vienne pour permettre à leurs nouveaux amis de s’en écarter !

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On avait un consensus pour provoquer Washington, l’option sans cesse réclamée par les paniqués. On devait assister à une journée positive à la bourse, mais au lieu de cela on a une journée de bourse avec des chiffres censurés, synonyme d’une panique et des ventes record !

Les paniqués n’avaient pas jugé opportun le choix de la fuite en avant absolue alors que le régime n’avait pas la possibilité d’aller au-delà des postures menaçantes. Il ne pouvait que mettre en valeur sa faiblesse et aussi être puni par les Russes !

Le gouvernement Rohani a corrigé le tir en se focalisant sur son pacifisme tactique en reconnaissant avoir écrit une lettre à l’émir de Koweït pour demander sa médiation pour mettre fin à la crise avec les Arabes ! Le Koweitien n’a pas réagi. Le porte-parole du gouvernement Rohani a nié l’existence de la lettre évoquée ! Le président a remplacé son initiative ratée par l’annonce de nouveaux appels à ses homologues arménien et azéri pour les réconcilier ! Mais il n’y eut aucun signe d’acceptation de la part des intéressés !

On avait un gouvernement perdu dans les fantasmes et incapable de trouver une solution pour s’affirmer ! Ce qui ne pouvait guère colmater la panique boursière ou encore les ruées vers l’or et le dollar !

Le clergé a réuni des membres du gouvernement et quelques députés du prochain Parlement chez le Guide. Ce dernier les a assurés de son soutien pour résoudre les problèmes du peuple, leur indiquant qu’ils devaient se focaliser sur les problèmes du peuple pour occuper ce dernier, et aussi indiquer à ses pions de se focaliser sur les chiffres économiques pour éviter d’entrer dans des polémiques déstabilisantes !

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Ali Larijani a confirmé son soutien à ce plan en annonçant l’étude et l’adoption du 6e plan proposé par Rohani et beaucoup critiqué par les fondamentalistes après le second tour des élections qui devraient ratatiner ces derniers.

Les fondamentalistes sortants ont riposté en annonçant leur propre étude de ce plan et du budget de l’année en cours, bloqué par leur soin, dans une semaine. Ils ont aussi exigé un vrai rapport à Larijani sur l’application de l’accord par Washington s’offrant le droit légal de suspendre l’accord en rendant fautif Washington au lieu de passer par des provocations devaient mettre le régime dans une situation de tort et justifier de nouvelles sanctions à son encontre. On avait une vraie gestion de la crise par les fondamentalistes enragés par leur exclusion des marchandages.

Les mollahs et les chefs Pasdaran n’ont pas suivi cette ligne pour ne pas intégrer ces enragés sur la liste forcément limitée de bénéficiaires des garanties d’immunité américaine. Ils pensaient aussi les prendre de court par leurs projets de provocation nucléaire incluant la Russie.

Washington a aussi puni l’initiative raisonnable des fondamentalistes, mais aussi les projets de provocation des mollahs et les chefs Pasdaran en se montrant prêt à remettre en cause par le Congrès l’accès même limité au dollar stipulé par Jacob Lew ! Il a aussi évoqué de nouvelles sanctions contre le régime pour sa cyber guerre, qualifiée de plus dangereuse qu’une vraie guerre, alors que la puissance informatique que l’on lui prête est une pure invention, car elle n’a pour l’instant fait aucune victime.

Les divers responsables du régime, les mollahs, les chefs Pasdaran et les fondamentalistes, fluctuants selon les problèmes, devaient renoncer à leurs projets pour éviter d’aggraver leur situation.

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Jeudi 7 avril 2016 – 19 farvardin 1395, les médias du clergé et de son gouvernement avaient mis en avant leur solidarité du faut de soutien du Guide au prochain Parlement non fondamentaliste. Ils ne semblaient pas vouloir désarmer et reculer de leur projet !

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Les chefs Pasdaran avaient tablé sur une nouvelle reculade des mollahs et leurs pions en annonçant comme un reproche : une fête du nucléaire sans Yellow Cake (le minerai concentré de l’uranium destiné à l’enrichissement) !

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Les fondamentalistes étaient silencieux : ils attendaient de voir l’échec du clergé pour se positionner.

Rohani a surpris les chefs Pasdaran et les fondamentalistes en critiquant leur refus de dialogue tout en exposant au bas de la tribune où il énumérait les mérites du dialogue et du respect entre les interlocuteurs la création d’une usine de retraitement du plutonium (interdite par l’accord de Vienne), une nouvelle génération de centrifugeuse interdite par l’accord de Vienne ainsi qu’une cartouche de carburant nucléaire interdite à produire selon l’accord de Vienne !

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Le clergé et son pion avaient remplacé le dialogue sous la protection des missiles par les habituels marchandages accompagnés des provocations nucléaires comme sous la présidence du pion de Rafsandjani, Ahmadinejad, qui lui aussi parlait de dialogue et du respect entre les interlocuteurs.

Les mollahs étaient revenus à un schéma qui avait échoué, juste pour préserver leur exclusivité des marchandages et ne pas partager les bénéfices avec les chefs Pasdaran ! Ils étaient désespérés et ce retour à la provocation souriante ne présageait aucune réussite.

À l’époque, les grandes puissances esquivaient les provocations d’Ahmadinejad en ignorant ses annonces nucléaires et en attribuant ses discours à un usage interne pour plaire au peuple intégriste de l’Iran (niant au passage le rejet de l’islam et la détresse du peuple iranien). Cette fois, les grandes puissances ont trouvé mieux en ignorant les maquettes anxiogènes de Rohani et en retenant son ouverture à l’occident et sa fermeture aux chefs Pasdaran, forçant le système à se modérer et à rejeter ses derniers miliciens !

Les mollahs alors présents à Bakou avaient un autre problème : les Russes, qui n’avaient pas soutenu leur provocation, leur demandaient aussi de geler leur production pétrolière.

Washington a concurrencé cette rencontre par une invitation des mollahs en Turquie (ennemie de la Russie) pour parler de grandes coopérations économiques !

Les mollahs ont accepté pour inverser la pression sur les Russes. Moscou est resté sur ses positions. Ils ont aussi alors refusé le gel de leur production bien qu’ils ne puissent pas exporter leur pétrole en raison de refus des Anglais d’assurer les cargos. En l’absence d’un changement du côté des Russes, ils ont étendu le chantage au refus de travailler sur le statut juridique de la mer Caspienne, mais les Russes ont esquivé les obstacles en mettant fin à la rencontre en évitant sans une conférence de presse commune avec le représentant des mollahs pour éviter toute polémique bénéfique aux mollahs. Le ministre russe des Affaires étrangères Lavrov a cependant paru bien contrarié par cette journée ratée aux côtés de son homologue iranien ricanant, Zarif.

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En revanche, Zarif a parlé d’un sommet constructif pour cacher son échec, il a aussi parlé de la rencontre commerciale à Ankara pour insinuer que le régime avait encore des cartes à jouer ! Mais cette autre rencontre n’a pas été suivie de quelques contrats favorables aux finances du régime et tout le monde a compris que les mollahs courraient après le succès sans même le frôler ! Cela risquait de plonger le régime dans une nouvelle crise de panique financière.

Les Arabes ont saisi cette opportunité : Ezzat Ibrahim Al-Douri, le bras droit de Saddam que les Américains affirmaient avoir tué est apparu dans une vidéo pour lancer un appel à l’unité des Arabes (les musulmans) sous l’égide de l’Arabie Saoudite contre l’ingérence déstabilisatrice et meurtrière des mollahs en Irak ! Puis l’Arabie Saoudite a promis la paix avec les mollahs s’ils cessaient leur ingérence dans les affaires des Arabes.

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Les mollahs ont gardé le silence, puis ont affirmé qu’il s’agissait d’un faux, car Al-Douri était mort et in fine, ils ont enterré l’affaire, car aucun organisme arabe ne les avait soutenus en réaction à l’appel d’Al Douri et cet appel, même s’il était faux, montrait leur isolement dans le monde musulman et dans la région. Finalement, une journée de provocations lourdes pour dominer le jeu se concluait sur des échecs révélant l’isolement diplomatique du régime tant en Occident qu’en Orient !

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Vendredi 8 avril 2016 – 20 farvardin 1395, Washington a alors tendu la main aux mollahs ainsi très isolés par Kerry et son offre de médiation avec les Arabes au sujet des missiles iraniens qui les inquiétaient !!!! Le sujet de l’ingérence déstabilisatrice des mollahs était habilement évacué et Washington leur proposait de reculer sur leurs missiles pour faire taire leurs ennemis régionaux et lui permettre de leur accorder quelques garanties d’immunité !

Dans le même temps, le journal National Interest a qualifié le régime condamné des mollahs de la plus grande puissance régionale pour évacuer les questions humanitaires et permettre plus d’aisance à Kerry pour continuer ses manœuvres.

L’Égypte, jadis pro-américain et à présent pro-arabe avec le soutien de Londres, a alors pris la parole pour insister sur l’ingérence nocive des mollahs dans la région pour neutraliser la campagne américaine en leur faveur !

Par ailleurs, les chefs Pasdaran, craignant d’être évacués comme les méchants partisans des missiles, ont aussi crié à l’ingérence américaine et ont demandé l’intervention du ministre des Affaires étrangères contre Kerry !

Les mollahs, isolés d’Occident à Orient et à la recherche d’une solution rapide, ont apporté leur soutien aux chefs Pasdaran sans remettre en cause leur ministre des affaires étrangères, revenant ainsi encore à l’option des négociations sous la protection des missiles !

Le régime avait dans ce cas besoin des Russes et de leurs très performante DCA, le système S-300. Son ministre des affaires étrangères a accordé un entretien à Itar-Tass mettant en avant l’intérêt du régime pour le marché pétrolier européen en concurrence avec la Russie qu’il considérait comme son meilleur allié, espérant obtenir le soutien militaire et donc diplomatique des Russes dans l’espoir d’échapper à la concurrence pétrolière du régime.

Les Russes ont inversé le chantage en remettant en cause la livraison rapide des S-300 par l’affirmation floue qu’il y avait un contrat et la date de la livraison y était stipulée !

Washington a profité du chantage russe pour se dire prêt à tout changer dans ses relations avec les mollahs, renonçant à ses pressions sur leurs missiles, si ces derniers décidaient de changer d’attitude et de politique !

Les mollahs étaient bien loin de leur espoir de provocation réussie. Ils avaient sans cesse perdu des points et devaient accepter leur défaite ou voire leur calvaire se prolongeait.

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résumé et conclusion(s) | La semaine dernière, les mollahs, en déclin et désavoués par le peuple et par leurs derniers compagnons, avaient abandonné leur discours menaçant au Pakistan dans l’espoir d’un deal effaçant leur ardoise de terrorisme et leur offrant un exil tranquille. Washington ne le leur avait pas accordé, car il ne pourrait alors placer ses pions au pouvoir en Iran. De fait, les mollahs avaient abandonné leur méthode de chantage et s’étaient désarmés sans rien obtenir en échange.

Au retour, tous les fondamentalistes exclus des marchandages et inquiets par la situation avaient critiqué Rohani pour affaiblir ses chefs, les mollahs, et les forcer à leur accorder la direction des négociations. Les chefs Pasdaran avaient rejoint ces critiques en qualifiant de traîtres, les négociateurs du régime au Pakistan et avaient évoqué la possibilité de confisquer leurs passeports.

Le clergé n’avait pas pu séduire ses adversaires agités par la formule des négociations sous la protection des missiles des chefs Pasdaran (alors que ces derniers n’ont aucune vraie capacité dans ce domaine). Les chefs Pasdaran conscients de leur faiblesse voulaient une part de pouvoir concrète, rapide et sans tracasseries pour accéder rapidement et en priorité aux marchandages avec Washington.

Washington, conscient que tout indiquait la décomposition du régime, avait alors maintenu son effort d’apaisement en insistant sur la fin imminente de l’embargo sur le dollar pour faire saliver aussi bien les mollahs que les 5-1 qui s’opposant à ses projets iraniens, mais rêvent de business en Iran.

Cette semaine, d’importantes chutes de neige ont augmenté les dépenses énergétiques des mollahs, les poussant à privilégier la capitulation face à Washington et à ses conditions. Les affairistes du régime, fils et cousins des miliciens et des mollahs influents, enrichis illégalement par leurs relations au détriment du peuple, ont paniqué et la bourse a plongé.

Les chefs Pasdaran en danger ont doublé les fondamentalistes en leur volant la vedette par des critiques économiques contre Rohani et ont aussi mis en avant leurs capacités terroristes pour un retour plus rapide à la diplomatie de chantage sous leur direction leur offrant aussi la priorité pour l’obtention des garanties américaines d’immunité !

Les fondamentalistes ont fait des révélations économiques plus compromettantes et ont aussi annoncé la création d’une commission parlementaire pour décider à la place de Rohani qui semblait incapable de relancer l’offensive contre les Américains !

Les mollahs sont revenus à la politique de chantage diplomatique par la provocation nucléaire pour avancer sans rien devoir à leurs rivaux ! Mais Washington et les 5-1 ont zappé ces provocations ! Ils ont alors tenté de faire chanter les Russes pour obtenir leur soutien, ils n’y sont pas non plus arrivés. Ils ont fini la semaine sur les genoux et sont revenus lamentablement à la formule des négociations sous la protection des missiles et des officiers mythiques des Pasdaran qui n’existent plus !

La Russie les a oubliés augmentant leur désespoir. Les Arabes ont continué à souligner leur terrorisme. Mais Washington leur a encore proposé une réconciliation s’ils capitulaient sur tous les sujets ! Aucun haut responsable n’a qualifié ce propos comme étant scandaleux. Tous avaient conscience d’être trop isolés et menacés pour refuser cette seule option qui leur restait.