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Iran : Semaine en images n°423
Norouz noir pour les mollahs !

07.04.2016

Nouveau Résumé Historique (écrit le 03.04.2016)
+ Conclusions sur la semaine dernière !

(que vous pouvez sauter pour aller directement au texte, après le drapeau iranien !)

-1973-1980 : une révolution américaine de couleur islamique
En 1979, les Américains ont entrepris de renverser le Shah car ses politiques régionales et ses projets pour l’Iran étaient contraires à leurs intérêts pétroliers. Ils entendaient mettre au pouvoir des activistes islamistes non cléricaux qu’ils finançaient depuis la création de l’OPEP par le Shah. Ces islamistes liés à Washington étaient hostiles à l’OPEP et partisans d’un régime révolutionnaire et interventionniste. Ils devaient lui permettre de dénationaliser l’industrie pétrolière iranienne, d’agiter et de déstabiliser l’Asie Centrale soviétique et chinoise, mais aussi de renverser les pétromonarchies créées par les Britanniques, et ainsi de prendre possession de plus de 80% des réserves d’hydrocarbures du monde.

Les Britanniques présents en Iran via le clergé chiite, les Qadjars, les Francs-maçons, les féodaux dont les Bakhtiaris, les Bazaris et la direction du parti communiste Toudeh ont participé à ce projet en faisant la promotion de leur ultra-islamiste en chef Khomeiny. Il s’est imposé au Conseil de la révolution. Puis Londres a éliminé les pions américains par des attentats organisés par Rafsandjani, le demi-frère de Khomeiny. Puis, grâce à la prise en otage des diplomates américains, Londres a enfin donné une identité anti-américaine à cette révolution voulue par Washington. Il a bloqué également le retour des pions islamistes de Washington par l’adoption de la doctrine de tutelle d’un grand ayatollah (du clergé) sur la république islamique de Washington.

Washington a alors commencé une véritable Guerre d’Usure Economique contre les mollahs, pour les mettre face à un risque de pénuries et de soulèvement afin de les amener à transférer les pouvoirs vers ses pions.

En réponse à cette guerre d’usure, Rafsandjani, le patron effectif du régime pour le compte des Britanniques depuis 1980, a commencé une politique de crises pétrolières et régionales pour user Washington, mais cette politique a seulement entraîné la rupture des jeunes y compris parmi les Pasdaran.

-Les années 80 & 90 : Rafsandjani vs USA
Amplification des problèmes & Fausse(s) modération(s) (année 90)| Rafsandjani inquiété pour son insuccès a pérennisé son pouvoir par la création du Conseil (plénipotentiaire) de Discernement de l’Intérêt du Régime, mais la persistance des pressions américaines, l’a amené à ouvrir les portes du CDIR à ses rivaux.

Sanctionné directement, Rafsandjani s’est écarté de la présidence de la république qui est un poste sans réels pouvoirs. Il a confié ce poste à son ex-responsable des assassinats politiques, -Khatami- et mis en place une STRATÉGIE DE FAUSSE MODÉRATION vis-à-vis de Washington. Rafsandjani (maître du jeu via le CDIR) a aussi établi des Alliances diplomatiques avec les Européens via la vente du pétrole à 15% de son prix. Enfin, il a aussi baissé le taux du dollar pour empêcher la fuite de nantis du régime paniqués par la persistance des sanctions.

Selon la volonté de Rafsandjani, le régime a cependant continué ses activités terroristes, sous la direction d’un certain -Rohani-, pour préserver sa capacité de nuisance régionale. Le régime s’est aussi tourné vers la -Russie- alors ruinée pour acheter des armes et tenir tête à Washington. La Russie a gagné beaucoup d’argent avec les mollahs, mais, consciente du fait qu’ils l’utilisaient pour forcer un arrangement avec Washington, elle ne leur a jamais vendu des armes très performantes comme les S-300 susceptibles de leur donner une vraie autonomie stratégique.

-Les années 2000 : Echec des pions de Rafsandjani
Cette fausse modération très biscornue de Khatami n’a pas permis à Rafsandjani d’engager Washington dans la voie de l’apaisement et ainsi obtenir la fin aux sanctions américaines. De plus, le dollar bon marché et la vente au rabais du pétrole ont anéanti toute production en Iran et ruiné le pays entraînant de nouvelles ruptures parmi les derniers Pasdaran recrutés.

En 2005, Rafsandjani, pressé par ses rivaux, est revenu, via un autre ex-collaborateur, Ahmadinejad, à la STRATRGIE DE L’ESCALADE (dans l’espoir de faire reculer Washington ou gagner le soutien de la Russie et de la Chine, pour entrer dans l’Organisation de Coopération de Shanghai afin d’avoir plus d’aisance dans ses marchandages avec Washington. La Chine et la Russie, conscientes d’être utilisées par le régime, ont refusé l’adhésion à l’OCS et ont même soutenu le transfert du dossier au Conseil de Sécurité de l’ONU pour avoir leur mot à dire sur les sanctions et autres pressions afin de contrôler aussi bien Washington que les mollahs.

Washington a profité de l’implication du Conseil de Sécurité pour entraîner toutes les grandes puissances dans ses sanctions bancaires. Le régime ruiné par les mauvaises politiques clientélistes de Rafsandjani s’est vite retrouvé en difficulté pour ses approvisionnements : il a décidé de geler les salaires et remonter les prix pour baisser la consommation afin de préserver ses stocks et échapper aux pénuries et aux émeutes fatales. Mais la première tentative de hausse de prix a entraîné des émeutes puis la rupture les jeunes engagés dans la milice anti-émeute par pauvreté.

-2007 : Sanctions des 5 membres du Conseil de Sécurité
Gestions de la Crise / Crises des Gestionnaires | En 2008, le régime était ainsi très fragilisé car sans défense. Ses dirigeants ont compris qu’ils ne pouvaient pas survivre, ils devaient fuir. Leur priorité a changé : obtenir des GARANTIES DE SÉCURITÉ ou l’IMMUNITÉ de la part de Washington pour fuir sans craindre des poursuites pour leurs crimes passés.

-2009 : Echec de Rafsandjani & sa fausse Révolution de Couleur
Clashs internes et Plans d’urgence | Rafsandjani a écarté Ali Larijani de la direction des négociations nucléaires pour privilégier ses propres chances d’obtenir les meilleures garanties de sécurité possibles. Ali Larijani a divulgué, par un tiers, la corruption de membres du CDIR et du clergé pour les renverser et avoir les mains libres pour marchander les meilleures garanties pour lui-même. Rafsandjani a neutralisé la menace en éliminant les proches de Larijani. Puis en 2009, pour s’éviter d’autres frondes internes, avec l’aide des Britanniques (BBC), il a tenté (encore) de sauver le régime par une (FAUSSE) REVOLUTION DE COULEUR VERT (couleur de l’islam) MOUVEMENT VERT pour revitaliser le régime et lui donner une nouvelle légitimité et de fait, amener Washington à abandonner ses sanctions. Mais l’opération lui a échappé et a seulement mis en valeur la rupture du peuple et des Pasdaran de base (aussi bien les vétérans que les plus jeunes recrues).

En 2010, Rafsandjani a continué en tentant une nouvelle (fausse) révolution Verte avec les pions de Washington pour la création d’un régime hybride qui n’eut aucun succès. Le peuple et les Pasdaran de base ont au même moment manifesté à l’occasion de l’anniversaire de Reza Shah, le fondateur de l’Iran moderne (et laïque), confirmant leur penchant pour une contre-révolution laïque. Les nantis du régime ont alors paniqué et ont commencé à brader leurs avoirs et acheter de l’or et des dollars pour quitter le pays avant que le régime ne tombe ou ne change de mains suite à un deal secret entre les dirigeants et Washington. Le régime s’est retrouvé avec un risque de banqueroute financière avec cette ENVIE (sans cesse grandissante et confirmée) DE FUITE DES NANTIS RIPOUX AVEC LEURS CAPITAUX.

Changement de Monture pendant la course | En 2012, Rafsandjani a lâché les Britanniques pour marchander avec Washington à propos de son rôle avéré dans l’attentat d’Amia, s’attirant leur foudre. Mais il n’a rien obtenu des Américains, il est revenu vers les Britanniques, ils lui ont concocté le projet de -Déviation-du-Régime-en-direction-du-peuple- afin d’obtenir son pardon et au passage, dans l’intérêt de Londres, saboter le régime islamique avant un deal avec Washington. Le peuple et les jeunes Pasdaran dissidents ont refusé ce projet opportuniste. Le projet de Déviation ne pouvait pas être continué.

-2013 : la Coalition des vaincus
Le « choix » de Rohani | Les chefs du clergé ont invalidé la candidature de Rafsandjani aux présidentielles rompant de facto leur lien historique (vieux de 170 ans) avec les Britanniques. Ils ont mis en avant son adjoint Rohani pour mener une synthèse des politiques précédentes combinant un bras de fer avec Washington (via le chantage nucléaire), la drague pétrolière des Européens, des Chinois et des Russes, et enfin, un soutien détendu à l’opposition interne faussement démocratique pour pouvoir à tout moment piloter un transfert de pouvoirs via une fausse révolution de couleur vers Washington (en cas d’un deal) ou encore pour amortir la chute du régime (en cas d’un soulèvement populaire).

Mais ce choix de retour aux solutions ratées du passé a amplifié les craintes des éléments insolvables des Pasdaran et des affairistes paniqués du régime. Rohani a dû s’allier aux Frères Larijani qui contrôlent les pouvoirs judiciaire et législatif pour contrer l’hostilité des chefs Pasdaran. Mais il ne leur a accordé aucune place à la table des marchandages avec Washington. En moins de 6 mois après l’arrivée de Rohani, le système est devenu très instable.

Washington qui a besoin d’un Iran islamique a alors proposé le GEL des SANCTIONS. L’Angleterre, la Russie mais aussi la France et enfin la Chine ont contré ce plan d’arrangement implicite des Etats-Unis avec les mollahs en imposant des critères de coopération inacceptables aux mollahs marchandeurs dans un cadre officiel nommé l’Accord de Genève. -On a ainsi assisté à la naissance d’une coalition informelle de-4-grandes-puissances rivales des Etats-Unis et membres permanents du Conseil de Sécurité (que nous appellerons les « 5-1 ».-

Rohani et ses patrons ne pouvaient pas refusé. Ils ont accepté avec l’idée d’alléger les sanctions et pouvoir relancer le bras de fer en remettant en cause leurs engagements, pour provoquer une crise et retourner dans un bras de fer avec Washington. Mais ils n’y sont pas parvenus. Les sanctions ont persisté. Les pénuries, la récession, les grèves et les ruptures internes se sont amplifiées. La contestation radicale du régime par le mouvement anti-voile a pu se développer grâce au manque de policiers et de Pasdaran fidèles. Dès lors, Rohani a souvent été contesté par ses rivaux les Larijani et les Pasdaran. Ils espéraient le virer pour prendre sa place et accéder aux marchandages avec Washington.

Washington a eu peur que ces échecs de Rohani et l’envie de fuite de ses rivaux détruisent le régime islamique utile à ses projets. Il a été même amené à tenter de dédiaboliser les mollahs terroristes en affirmant qu’ils luttaient contre Daesh !

Rohani et ses patrons cléricaux terroristes ont pris cela pour de la faiblesse. Ils se sont approchés de leurs rivaux pour relancer le Mouvement Vert mais ce projet voué à l’échec n’a pas trouvé de volontaire. Ensemble, ils ont aussi oeuvré pour le retour au terrorisme islamique régional, mais la Syrie et le Hezbollah n’ont pas suivi ! Enfin, ensemble ils ont baissé le prix du gaz à 1/60e du prix mondial pour attirer les investisseurs Européens et exploser le groupe 5+1. Mais la Russie a menacé les Européens d’arrêter ses livraisons de gaz ! Le joker tactique énergétique était HS. Le régime n’avait plus aucun joker. La panique interne s’est intensifiée : la bourse a chuté de plus de 80% et le 36e anniversaire de la révolution islamique a été boycotté à 100% ! Rohani et ses patrons devaient plier face à Washington !

-2015 : Signature de l’Accord de Vienne
Washington a alors intensifié ses efforts pour la dédiabolisation des mollahs et a tenté d’acheter leur départ par ses médiations commerciales via ses alliés de second ordre.

Les intérêts pétroliers des 5-1 étaient en danger. Ces derniers ont su être solidaires. Ils ont relancé le processus de dialogue et ont pu dominer le jeu et neutraliser durablement tout deal avec Washington en imposant aux mollahs, vaincus par leurs échecs, -l’Accord de Vienne- avec de nombreux engagements et un processus d’inspections lourdes sur plusieurs années.

Les mollahs ont encore accepté pour adoucir les sanctions, signer des contrats puis tout remettre en cause afin d’exploser ce front eurasien hostile de 5-1 pour décrédibiliser ce processus onusien et retrouver Washington...

Washington pris au piège ! a tenté d’échapper à la suprématie des 5-1 en émettant des oppositions par son Congrès ! Les 5-1 ont validé leur suprématie par l’adoption de la résolution 2231 au Conseil de Sécurité !

La panique a explosé : tout le monde vendait ! +300% de ventes ! Les ventes ont dépassé selon les sources officielles 1000 milliards tomans alors que 33% des entreprises encore actives à la bourse (dont toutes les plus importantes) avaient été exclues de vente pour limiter la casse. Ce krach a coûté 345 millions dollars d’or ou de devises aux mollahs ! Les tensions internes se sont amplifiées par l’émergence d’un front de jeunes parlementaires(menés par le député milicien Zakani) s’opposant à la gestion exclusive des mollahs.

Washington a proposé implicitement un blanchiment aux mollahs ainsi contestés en leur offrant l’inspection complaisante du site militaire de Parchin par eux-mêmes sous la direction de son pion onusien Amano ! Tous les responsables du régime, y compris les Parlementaires révoltés, ont joué de manière à finir dans l’équation d’un deal avec Washington ! La panique a explosé encore chez les nantis ripoux qui n’auront aucune place avec le retour des pions et les investisseurs américains. Mais l’opération « Amano-Parchin deal » a échoué car Washington ne pouvait accorder des garanties à tous les gens du régime.

Les mollahs désespérés ont fait appel aux chefs Pasdaran pour organiser l’escalade grâce à une bousculade mortelle lors du pèlerinage de Mena à la Mecque au moment où se tenait aussi la 70e l’AG annuelle de l’ONU à NY ! Mais l’opération des Martyrs de Mena a échoué grâce à l’esquive des Saoudiens, de leurs alliés et le reste du monde !

Les mollahs encore plus désespérés n’ont pas hésité de bloquer les négociations sur la Syrie (au détriment de leur allié Assad), afin de se poser en arbitre du jeu et obliger Washington à prendre en compte leurs conditions de reddition. Mais leur plan a encore échoué... Ils ont aussi perdu le soutien de Poutine.

Washington a puni cette fuite en avant des mollahs par un rapport de son pion Amano les accusant formellement d’activités nucléaires militaires entre 2003 & 2009, mais en laissant un flou sur la période courante pour laisser place à un deal.

Les 5-1 ont rappelé leur suprématie légale et onusienne dans le conflit avec les mollahs en entérinant l’Accord contraignant sur le nucléaire sur la base du rapport ambivalent d’Amano.

-2016 : Application tumultueuse de l’Accord de Vienne
Washington a repris la main en accusant les mollahs d’avoir violé la résolution 1929 du Conseil de Sécurité de l’ONU sur les missiles balistiques puis en évoquant de nouvelles sanctions à leur encontre. Il a aussi contré les 5-1 en réduisant la possibilité d’investissements en Iran par la limitation des visas de voyage pour leurs citoyens businessmen vers son territoire ! Les Français et les Anglais ont rejoint l’accusation pour ne passe laisser Washington mener le jeu et déblayer le terrain pour ses propres investisseurs. Les Russes et les Chinois ont laissé faire pour la même raison !

Sur un fond de récession, de contestation, mais aussi de boycotts populaires et internes de leurs événements, ils ont commencé à appliquer avec réticence les engagements pris à Vienne tout en cherchant à diviser les 5-1 avec des offres commerciales ou à engendrer une escalade régionale avec Washington par des provocations ! Les deux interlocuteurs (5-1 & États-Unis) n’ont pas cédé. Le régime tout entier s’était ainsi retrouvé dans un processus de capitulation lente.

Les chefs Pasdaran ont mis en avant leur puissance balistique pour engendrer la provocation qui échappait aux mollahs et leurs pions Rohani et Zarif. Ali Larijani a créé la coalition des fondamentalistes pour s’emparer du processus de négociations accaparé par le clergé. Les mollahs ont pris la direction de cette coalition en menaçant ses membres d’invalider leur candidature.

Mais l’incapacité de l’ensemble de ses groupes à mobiliser lors du conflit diplomatique avec l’Arabie Saoudite a rappelé à tous la nécessité de reprendre leur effort pour trouver une porte de sortie sécurisée du pays ! Ils devaient y arriver avant l’anniversaire de la révolution islamique qui est devenu la vitrine de leur impopularité !

Les mollahs étaient à court d’idées de provocation, les chefs Pasdaran ont tenté de dominer le jeu par la relance de la menace contre les pétroliers occidentaux. Ils ont capturé deux patrouilleurs américains, mais ils n’ont pas osé continuer en raison de la présence menaçante des porte-avions USS Truman et Charles de Gaulle.

Washington a profité de leur échec pour leur proposer la libération de ses soldats afin de les remercier pour « leur sens de responsabilité qui avait permis de préserver la paix régionale obtenue grâce au modéré Rohani », laissant entrevoir la possibilité de les réhabiliter, afin de les rassurer qu’ils pourraient quitter le pays sans danger pour leur vie ! Les Chefs Pasdaran ont cessé d’exhiber leurs missiles, mais les mollahs n’étaient pas ravis de se retrouver ainsi déclassés.

Les Chinois ont aussi eu peur que l’alliance américaine avec Rohani et les Pasdaran recyclés puisse accélérer la transition vers une République islamique américanisée. Ils ont annoncé la visite de leur président en Iran dès l’application de l’Accord-cadre pour une alliance avec les mollahs (le grand perdant de l’alliance) !

Washington les a doublés grâce à son pion européen Mogherini pour une rencontre à Vienne avec Zarif afin de régler les détails du deal en cours et aller vers un recyclage des mollahs par la libération de plusieurs prisonniers (espions) irano-américains. Les mollahs ont exploité l’intérêt des Chinois pour un nouveau chantage leur permettant de passer avant les chefs Pasdaran. Ces derniers ont repris leurs menaces pour rester en tête. Washington a arrêté son procédé de recyclage et a repris les menaces contre les mollahs mais aussi les chefs Pasdaran !

Les Chinois ont alors exigé une relation stratégique de 25 ans, mais les mollahs n’ont pas accepté de peur de perdre leurs avoirs personnels dans les banques occidentales. Ils se sont tournés vers la France pour monnayer son soutien en échange de contrats intéressants. Mais la France a profité de leur détresse pour les dépouiller sans leur accorder le moindre soutien !

Les chefs Pasdaran ont alors révélé que Rohani avait dépensé la quasi-totalité des avoirs dégelés sans rien obtenir en échange ! Ils ont aussi pris leur distance avec le clergé à l’occasion de l’anniversaire du retour de Khomeiny en Iran tout en insistant sur leur identité de révolutionnaire islamique, se plaçant en faveur d’une nouvelle République islamique militariste (ou « non Khomeyniste » qui peut signifier pro-américaine) ! Les « fondamentalistes » opposés à Rohani ont repris leurs critiques à son égard ! Rafsandjani a aussi remis en cause l’autorité du clergé (qui avait mal joué en misant sur l’efficacité de Rohani). La panique a redémarré plus fort, car Rohani avait dépensé les dollars que les nantis souhaitent obtenir !

Les mollahs se sont tournés vers les réformateurs (ultras super-affairistes simulant la modération pour parvenir à deal avec Washington) pour inciter les fondamentalistes à se montrer plus coopératifs ou à défaut, les garder pour amadouer les Occidentaux et avoir les mains libres pour marchander leur fuite avec Washington. Mais les réformateurs ont été trop mous pour être utiles !

Le 11 février dernier, le boycott à 100% du 37e anniversaire de la révolution islamique par le peuple et aussi les derniers compagnons du régime a mis en alerte les mollahs. Ils ont opté pour un schéma de Parlement divisé et un régime en crises permanentes afin d’utiliser les tensions internes pour aller vers l’escalade souhaitée sans que les forces qui l’ont généré puissent réclamer un droit pour concurrencer ses droits.

Washington inquiet par le choix du Parlement délibérément agité a repris ses médiations en se montrant implicitement ouvert à une évolution du régime au lieu d’une révolution de couleur. Ils ont aussi pris les dispositions pour réanimer le projet du gazoduc Nabucco pour obtenir le soutien des Européens et neutraliser les 5-1 et aussi pour rémunérer les mollahs.

Mais l’offre comportait un problème : l’ouverture même limitée pouvait permettre au peuple de protester et entraîner la chute du régime et une fin terrible pour les mollahs. Ils n’ont pas accepté ! Ils espéraient aussi une réaction négative des « fondamentalistes », mais ces derniers ont gardé le silence refusant d’être moteur de la victoire de leurs rivaux. Ils ont contré leurs énergies à combattre Rohani et son mauvais bilan économique ! Les mollahs n’avaient pas réussi à rétablir l’ordre en diminuant le nombre de sièges attribués aux fondamentalistes.

Par ailleurs, Rafsandjani censé incarner l’ouverture avait lâché le plan défaillant des mollahs pour menacer les alliés de Washington d’attentats contre leurs gazoducs existants afin de se hisser au premier plan et d’assurer ses propres intérêts (faire libérer son fils, effacer les dossiers de corruption et enfin et surtout obtenir des garanties de sécurité pour lui-même et sa famille auprès des Américains).

Les mollahs ont puni Rafsandjani et les autres rivaux issus de la milice en condamnant à mort le milicien milliardaire Babak Zanjani, un des pions financiers de Rafsandjani et deux autres complices qu’ils n’ont pas nommés. Ils ont aussi promis d’autres verdicts contre d’autres hauts gradés de la milice...

Les chefs Pasdaran excédés par les acrobaties sans résultat des mollahs ont annoncé des tirs des missiles hostiles à Washington et à Israël et pour se poser en arbitres des jeux. Les mollahs ont dû s’aligner sur leurs positions pour avoir la paix !

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La semaine dernière, les 5-1 devaient décider si ces tirs avaient ou pas violé la résolution 2231. Les mollahs & les chefs Pasdaran avaient une occasion en or pour provoquer la super escalade qu’ils souhaitent pour forcer 5-1 à reculer.

Mais ils n’ont pas osé ! Il est devenu clair qu’ils ne pouvaient pas dépasser le seuil des menaces ! La panique interne a explosé !

Les mollahs et les chefs Pasdaran n’ont également pas réussi à mobiliser leurs membres pour la martyre de Zahra (la fille de Mahomet). Ils n’ont également pas pu trouver des miliciens pour empêcher la Fête du Feu, qui a ainsi pu confirmer sa qualité contestataire par des actions anti-voile et des danses bannies par la charia ! Le régime a eu une nouvelle grande preuve de sa fragilité.

Les mollahs & Rohani ont alors changé de ton délaissant les menaces contre Israël, se montrant ainsi implicitement prêts à accepter un arrangement avec Washington ! Les Chefs Pasdaran n’ont guère parlé ! Ils ne savaient que choisir ! Mais ils ont plastiqué le Bazar pour dissuader toute ruée vers l’or au cas ils choisiraient l’arrangement !

Washington a maintenu ses pressions pour pousser les dirigeants déboussolés du régime vers son deal !

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Cette semaine, tous les Iraniens devaient fêter Norouz. Les mollahs devaient annoncer leurs "vœux" (politiques) et désigner leur programme pour la nouvelle année. Leurs rivaux devaient en faire autant. Personne ne pouvait garder le flou sur ses intentions. Les rivalités se sont exprimées, mais discrètement pour ne pas amplifier la panique interne du "chacun pour soi". Le clergé a dû rester dans l’acrobatie politique pour éviter des conflits le mettant en péril ! Voici le récit en images d’une semaine calme en surface et follement mouvementée en dessous.

Cette analyse a été diffusée en persan vers Iran le dimanche 27 mars 2016 à 20h via la chaîne indépendante Radio Bidari basée en Suède.



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La semaine dernière, les mollahs et les chefs Pasdaran étaient confrontés aux 5 grandes puissances du Conseil de Sécurité à propos de leurs tirs de missiles et avaient une occasion de concrétiser leur projet de chantages diplomatiques. Ils devaient éblouir leurs compagnons, mais n’ont pas osé défier les grandes puissances ! Ils ont ainsi montré qu’ils n’avaient guère les moyens de leurs slogans et leurs menaces.

Les mollahs et les chefs Pasdaran ont aussi manqué de partisans pour pleurer la martyre de Zahra et pour punir les les filles qui laissaient tomber le voile et dansaient avec les garçons pendant la fête interdite de Feu. Tout indiquait que le régime n’avait pas la force de tenir debout. Au lieu de se souder alors, ils ont continué à se battre ! Les nantis paniqués ont perdu tout espoir que le régime puisse tenir en cas d’une contestation plus sérieuse et ont battu des records de vente de leurs actions pour fuir avant d’être lâchés ou trahis par leurs dirigeants !

Les Arabes du golfe Persique poursuivaient aussi leur projet d’isoler totalement les mollahs en se montrant prêts à pactiser avec Israël ! La Russie n’a guère soutenu les mollahs et les a même désavoués par le rejet de leurs projets régionaux notamment en s’approchant encore plus d’Israël. La panique interne n’a cessé de s’amplifier.

Les mollahs & co, isolés et battus sur tous les plans, ont alors changé de ton, délaissant les menaces contre Israël, se montrant ainsi implicitement peut-être prêts à accepter un arrangement avec Washington ! Les Chefs Pasdaran n’ont guère parlé ! Ils ne savaient que choisir ! Mais ils ont plastiqué le Bazar pour dissuader toute ruée vers l’or au cas ils choisiraient l’arrangement !

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Vendredi 18 mars 2016 – 28 Esfand 1394, dernier jour de la semaine dernière, à deux jours de Norouz, les mollahs et leurs chefs miliciens avaient le moral à zéro par peur de nouvelles crises provoquées par les marchandages à venir. Moscou les a encore punis en diminuant leur possibilité de négociation par un nouveau report illimité de la date de livraison des S-300 !

Les mollahs ont consacré leur dernier sermon de l’année 1394 à critiquer l’Arabie Saoudite pour son action contre le Hezbollah, les États-Unis et la Fête du feu ! Ils avouaient avoir donc trois soucis : leur impuissance à s’imposer comme jadis en tant qu’arbitre de la région, leur peur d’affronter les Américains et aussi la peur d’une contestation populaire et anti-islamique !

Washington a complété le discours maladroit du clergé en leur rappelant la réticence financière des Européens notamment les Français qui ne concrétiser pas les contrats signés avec Rohani à Paris. Mais il a confirmé sa volonté d’arrangement en maintenant la visite du mae du régime en Turquie ! Il a offert une ouverture en annonçant des négociations avec les assureurs maritimes anglais pour permettre la couverture des cargos pétroliers partant de l’Iran ! Washington a aussi insisté sur la libération des affairistes de la famille multi-millionnaire Namazi, qui étaient ses intermédiaires avec les mollahs pour détourner les sanctions pétrolières, pour leur signaler sa volonté de les rémunérer en secret par des contrats pétroliers occultes dans le cadre de l’arrangement à venir.

Les mollahs devaient être ravis, mais ils ne l’étaient pas car tout cela prouvait qu’ils dépendaient de leurs ennemis et devaient reculer encore voire capituler rapidement pour éviter de tomber et périr dans des buchers populaires. Ils n’ont pas parlé, car ils ne savaient comment s’y prendre sans donner l’alerte à ceux exclus des arrangements et susceptibles de s’agiter ! Ils devaient trouver un emballage pour endormir les éléments agités et avancer vers un arrangement avec Washington malgré les pressions externes des 5-1 pour saboter ce projet !

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Samedi 19 mars 2016 – 29 Esfand 1394, les médias et les administrations ont été mis en vacance avant Norouz et avant le voyage de son mae en Turquie ! Le gouvernement avait imposé le silence à ces rivaux afin de mener à bien son changement de ligne pour aller vers un arrangement avec Washington !

Mais le contexte restait délicat, car le gouvernement ne pouvait pas arrêter l’information via internet et les nouvelles étrangères n’étaient pas du tout bonnes !

Les Chinois avaient oublié la promesse d’intégration des mollahs à l’Organisation de Coopération de Shanghai en se focalisant sur l’adhésion de l’Inde, jusque-là membre observateur pour l’arracher de l’influence américaine obtenue à force de sanctions ! Ils considéraient le régime comme n’étant pas un partenaire pour l’avenir, car il était en conflit avec tout le monde en particulier leur principal fournisseur pétrolier l’Arabie Saoudite !

De plus, les Koweitiens affirmaient que Rohani, le chef du gouvernement des mollahs leur avait écrit par désespoir pour trouver un arrangement (donc pour pouvoir revenir dans les bonnes grâces de Pékin) !

Le gouvernement a zappé les évolutions de l’Organisation de Coopération de Shanghai et les révélations humiliantes des Koweitiens !

Zarif, le mae du régime, est parti discrètement à Istanbul pour voir s’il pouvait trouver un bon deal avec Washington ! Au moment de son arrivée, une bombe a explosé à Istanbul qui a officiellement fait 4 morts (3 Israéliens et un Iranien), dont l’auteur de l’attentat !

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On pouvait donc supposer que l’auteur était un Iranien ! Mais au fil des heures, on n’a vu aucune accusation se formuler contre les mollahs ! Il y avait deux options possibles : le régime avait voulu rappeler sa force terroriste d’antan, mais Washington le niait ou à l’inverse Washington avait voulu menacer le régime par l’insinuation d’une accusation ! Mystère !

Divers responsables turcs ont reçu tour à tour Zarif, mais il n’y eut aucun résultat. Il est renté à Téhéran bredouille.

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Il n’y eut alors aucune accusation sur l’attentat survenu à Istanbul et deux Turcs ont été reconnus coupables au lieu de l’Iranien. Les Turcs ont même présenté des condoléances à Rohani ! Au final, notre conclusion est que l’on ne peut pas savoir si les mollahs étaient coupables ou non, mais Washington avait la certitude qu’ils restaient assez faibles et pouvait continuer ses marchandages.

Du fait de cette faiblesse qui est le contraire d’une capacité terroriste, on pouvait supposer que Washington et ses alliés turcs avaient voulu mettre la pression à Zarif à son arrivée en insinuant fermer définitivement l’option dialogue, avant d’y renoncer pour continuer les marchandages. Au retour, le gouvernement n’a pas dénoncé une opération malhonnête pour renforcer sa position. Ce qui voulait dire qu’il ne voyait pas d’intérêt à saboter ce dialogue sous la contrainte, car il espérait parvenir rapidement à un deal !

Cet intérêt pour un deal, synonyme d’un état d’urgence, était la preuve de l’échec de Zarif. Rohani n’a pas réagi et a saisi l’opportunité des vœux de Norouz (qui peuvent être présentés avant le Nouvel An) pour souhaiter les meilleures choses aux pays voisins de l’Asie Centrale, généralement membres de l’OCS, pour obtenir leur soutien auprès de la Chine. Mais ils ne lui ont pas répondu par ce qu’il attendait, ni même par d’autres vœux. Ce qui montrait l’isolement du régime et son échec dans la gestion de ce problème d’isolement depuis son élection.

Son allié à venir, Aref, le chef des réformateurs (des ex-ultras devenus par intérêt des complaisants), a alors pris ses distances avec lui en présentant des vœux de Norouz au régime pour se proposer en alternative. Rafsandjani a présenté des vœux de Norouz au régime et au peuple se proposant en alternative à Rohani tout en flirtant avec le peuple !

Le mollah Foumani, choisi par le clergé pour incarner ce courant de complaisance pragmatique, a oublié Norouz et a dénoncé le cabinet des vieux ministres de Rohani pour empêcher Aref et Rafsandjani afin de se poser comme l’alternative à Rohani !

Les Chefs Pasdaran et les Fondamentalistes ne disaient rien comme s’ils n’osaient défendre le régime en faillite politique et diplomatique.

Washington a aussi saisi l’occasion pour faire un pas vers les mollahs en leur présentant des vœux par Obama avec la formule arabisante (islamisante) de Norouz Mobarak au lieu de la formule iranienne Norouz Pirouz pour rassurer les mollahs et a aussi insisté sur son ouverture au dialogue et au rapprochement !

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Kerry a complété ses vœux en insistant sur le principe de réconciliation entre ennemis, en vigueur dans Norouz, pour proposer aux mollahs de profiter de l’occasion et normaliser les relations diplomatiques entre les deux pays !

Norouz (l’équinoxe de printemps) a eu lieu à 23h45 et 15 secondes à Paris et à 2h15 le matin à Téhéran. Cela change chaque année. Cette fois les mollahs et leurs rivaux étaient en très mauvaises postures et devaient s’exprimer pour des changements. Mais personne n’a parlé, car tous attendaient les vœux télévisés du clergé via le Guide vers 8h du matin, puis son discours annuel dans la matinée à Mashad, pour se positionner.

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Dimanche 20 mars 2016 – 1er Farvardin 1395, comme le veut la tradition, avant que parle le Guide, on devait assister au rassemblement des policiers de chaque ville notamment ceux de Téhéran sur la gigantesque place Azadi. Ce rassemblement qui n’a cessé de perdre en effectif n’a cette fois même pas eu lieu ! Les Chefs Pasdaran ont annoncé le rassemblement des responsables de la police sur la route des vacances et il était 6 ! Les chefs Pasdaran étaient donc de moins en moins nombreux et le régime de plus en plus fragile.

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Khamenei a présenté ses vœux télévisés en parlant d’une année placée sous le signe de l’espoir né des élections (gérées pour renforcer Rohani) et a recommandé la pour suite de sa directive de l’année passée en faveur pour l’application d’une économie de résistance qui (selon lui) avait permis au gouvernement de réaliser de belles choses et pouvaient in fine arriver à bout de problèmes du peuple. Mais l’économie de résistance est juste un slogan pour positiver l’isolement imposé au régime. C’était un discours figé du clergé pour justifier ses choix superficiels et préserver son pion Rohani afin de ne pas partager le pouvoir ou ses résultats avec ses rivaux en ses moments critiques.

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Rohani a complété ces vœux implicitement en sa faveur en parlant dans ses propres vœux de son plan d’action politique commune (Joint Comprehensive Plan of Action2 / en persan Barjam2), destiné à régénérer les pays (et aussi à faire taire ses rivaux) !

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Il s’est aussi rendu dans un hospice de vieux Pasdaran pour obtenir le soutien de clan (qui malgré son déclin restait un moyen d’intimidation en interne). Puis il s’est rendu dans un hospice pour se donner l’image d’un homme soucieux du peuple. Mais ces deux sorties ont eu des effets à l’inverse de ses attentes, car les anciens combattants de la milice se sont montrés peu désireux d’être exploités et par ailleurs, Rohani connu pour sa vulgarité n’a pu s’empêcher de se moquer des pauvres femmes de l’hospice réunies en chorale pour réciter un poème.

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Les Fondamentalistes, majoritaires au Parlement sortant, proches des chefs Pasdaran, généralement battus aux dernières élections, mais encore en place jusqu’à fin ma, ont salué le discours du Guide en faveur de l’économie de résistance en précisant qu’il fallait qu’elle soit concrétisée par un soutien sans faille aux entrepreneurs du pays. Cela signifiait qu’en ayant constaté le déclin de leurs protecteurs, les chefs Pasdaran, ils essayaient d’utiliser les 2 mois qui leur restent pour obtenir le soutien des nantis paniqués afin d’isoler le clergé et le forcer à revoir les résultats des élections et leur accorder un accès aux marchandages avec Washington !

Mais il n’y eut aucun mouvement en leur faveur, car ils ne pouvaient avoir de poids avec le déclin grandissant des effectifs, des résultats et même des slogans des Chefs Pasdaran. Ils allaient rester en état de panique sans se soucier qu’ils aggravaient la situation générale du régime, car ce dernier ne leur était d’aucune utilité ! Il y avait alors une menace contre le régime qui pouvait profiter à Washington et ceux qui comme Rafsandjani proposent un deal en sacrifiant les subalternes.

L’urgence de la situation est revenue tel un boomerang vers les mollahs par l’échec de l’invitation du peuple à célébrer Norouz par une prière collective dans les mosquées. Les lieux de culte étaient vides et quand il y avait du monde (comme à Shiraz ou à Mashad), ils ne priaient pas A Mashad, où le Guide devait parler, on a vu une grande foule vue du ciel, mais on n’avait pas la même densité au sol. Les habitants de cette 1re ville religieuse du pays (par la taille) n’avaient aucun respect pour le régime, le Guide ou l’islam !

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En revanche le tombeau de Hafez, le poète anti-religion, était bondé tels un pied de nez aux mollahs et l’Islam ! A Persépolis, le régime avait installé des portraits de ces deux Guides pour récupérer la foule qui devait y venir en grand nombre malgré l’absence délibéré de transport par bus vers ce site. Mais heureusement, il n’avait pas souillé le tombeau de Cyrus le grand ou bien il n’avait pas osé le faire.

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Le clergé devait intervenir à Mashad par le discours annuel du Guide sur l’année passée et l’année à venir. On l’a vu devant une gigantesque salle bondée alors que le lieu en question est une mosquée de taille normale. On a aussi constaté que la foule était trop dense après quelques rangées et qu’elle n’était pas identique d’une photo à l’autre (des plateformes manquant ça et là). Au final, on ne pouvait qu’être certain de la présence de 5 rangées de 20 personnes soit une centaine au lieu des dizaines de milliers revendiqués par le régime.

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Le Guide a changé de discours : l’espoir a été oublié. Le Guide a parlé du désespoir de tout le monde surtout du respectable monsieur le ministre des Affaires étrangères, car les lignes rouges du régime n’étaient pas respectées alors qu’aucun des avoirs gelés n’avait été restitué encore ! Mais, il n’a pas désavoué Zarif ou Rohani ! Le clergé avait durci le ton, se donnant un air sévère hostile à un deal avec Washington, pour rassurer ses paniqués ou priver ses adversaires de leurs arguments !

Le Guide a aussi déploré d’autres pressions (américaines) pour faire reculer le régime sur d’autres lignes (par exemple par rapport au Hezbollah). Il a mis en garde contre les Joint Comprehensive Plan of Action/J.C.P.A.O 2 & 3 (B.A.R.J.A.M 2 & 3 –en persan-) qui dénatureraient le régime !

On avait là un détournement verbal : Barjam2, le plan interne désavoué par les rivaux du clergé devenait un projet de domination étrangère désavoué par le clergé ! Rohani était débarrassé d’un projet échoué et le clergé volait encore les arguments de ses rivaux, les privant de moyens d’attaquer son champion !

Cela ne pouvait pas être une improvisation. Le clergé avait sans doute préparé cette feinte pour répondre à une forte crise interne. L’utilisation de la feinte indiquait qu’il considérait être en mauvaise posture.

Mais le Guide a aussi parlé de la grande puissance du régime alors qu’il venait de décrire un régime presque à terre. Il a parlé de sa victoire par la force sur le régime Pahlavi et sa résistance victorieuse contre Washington et enfin des victoires à venir grâce à ses savants dans tous les domaines et des milliers d’inventions qui place le régime dans les 10 premières économies du monde !

On avait clairement de la propagande d’invincibilité du régime, mais il n’y avait rien de vrai : les mollahs ont réussi contre le Shah grâce aux Occidentaux ! Ils ont tenu tête à Washington tant que la communauté internationale 5-1 voulait désactiver les sanctions au lieu d’y participer. Il a enfin transformé un pays économiquement sain, riche et courtisé en un pays isolé, endetté et en retard dans tous les domaines. On avait donc des mensonges pour nier son échec et prétendre durer pour démoraliser le peuple qui lui avait tenu tête pendant la fête du feu et ce même jour par le boycott des mosquées et de ce discours !

En résumé, le clergé avait changé ses formulations pour contenir les hostilités contre son champion et lui permettre de continuer à le servir !

Rohani s’est aussitôt mis au diapason avec cette approche roublarde en zappant ses recours à son Barjam2 et en affirmant que tous ses programmes et ses priorités étaient réglés sur le respect de l’économie de résistance (isolement volontaire) alors que sa priorité avait été la recherche d’investisseurs étrangers.

Puis il a annoncé un voyage de 2 jours à l’île luxueuse de Kish (zone d’exception dans le sud pétrolier, mais pauvre du pays) pour y inaugurer de nombreux équipements construits dans le cadre de son attachement à l’économie de résistance ! Il entendait étoffer son changement de discours, mais loin des zones pauvres et à risques. Il voulait aussi fuir les journalistes et leurs questions sur son Barjam 2 passé à la trappe ! Le clergé a confirmé son soutien à Rohani en s’abstenant de critiquer ses mensonges et sa misérable fuite tactique à Kish (ci-dessous à son arrivée qui n’a déclenché aucun rassemblement) !

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Les fondamentalistes étaient sans voix après le discours tordu du clergé. Ils ne pouvaient pas parler, car leurs arguments allaient servir le Guide et donc le clergé.

Après un long vide, les chefs Pasdaran ont trouvé une riposte à ce discours tricheur du clergé en n’en retenant que l’absence du retour des avoirs gelés pour s’attaquer à Barjam1 (JCPAO de Vienne) et en prétendant que le Guide avait rejeté le Barjam2 de Rohani pour désavouer ce dernier ! Le clergé n’a pas polémiqué de peur que son discours ne vole en éclats !

Washington a parlé via le Sénat de nouvelles sanctions pour presser les mollahs ! Washington a aussi invité Kamal Kharrazi proche de Rafsandjani en Irak pour dire qu’il appréciait le choix de marchandage des mollahs et qu’il pouvait marquer un point en choisissant de confier ces marchandages à Rafsandjani, non parce qu’il l’apprécie, mais parce qu’il a de nombreux moyens de pression sur lui ! Les mollahs ont donné leur accord pour le voyage. Ils devaient être désespérés !

Londres a clos cette journée de réajustement en présentant des vœux très iraniens (avec la formule Norouz Pirouz) à Rohani en lui rappelant l’Accord de Vienne pour affirmer que son pays ne le laisserait pas s’approcher de Washington et pouvait utiliser à son encontre les valeurs iraniennes !

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Lundi 21 mars 2016 – 2 Farvardin 1395, les Saoudiens ont jugé ses gestes trop complaisants vis-à-vis des mollahs. Cela n’était pas surprenant de la part des Américains, mais de la part des Anglais qui cherchent à se rapprocher d’eux. Les Saoudiens ont montré leur hostilité à tout apaisement avec les mollahs en annonçant officiellement l’arrestation de 9 terroristes au service des mollahs ! Les Koweitiens ont rejoint les Saoudiens en annonçant l’expulsion de 14 Libanais membres du Hezbollah et proches des mollahs !

Londres a diffusé ces nouvelles pour plaire aux Saoudiens. Il a aussi annoncé le voyage du ministre indien de pétrole en Arabie Saoudite laissant entendre la possibilité que ce pays courtisé par la Chine suive l’exemple de cette dernière et augmente ses importations pétrolières de l’Arabie Saoudite aux dépens des mollahs !

Le régime était davantage mis en index par la décision du clergé de confirmer ses choix passés afin de continuer à flirter avec Washington ! Un des pions de Rafsandjani était à Bagdad avec l’accord désespéré des mollahs !

Naghavi, le mollah fondamentaliste réélu, a tenté de saboter le deal en cour en s’opposant à Rohani au prétexte que son Barjam2 de Rohani était un projet d’infiltration pour introduire des agents de Washington au sein du régime. Le fondamentaliste Forouzandeh (pas réélu) a tenté d’empêcher le deal en sabotant les échanges entre les deux pays au prétexte juste que l’Économie de résistance ne pouvait coexister avec des relations avec Washington.

Puis l’ensemble des Fondamentalistes sortants a tenté de coincer tous les prochains marchandages rémunérés en affirmant qu’ils allaient concocter et adopter très rapidement un plan de développement de 6 ans basé sur le principe isolationniste de l’économie de résistance !

Les chefs Pasdaran ont soutenu ce piège en affirmant que de toute façon on ne pouvait pas s’attendre au succès d’un autre plan ou des investissements, car selon le Guide il n’y avait aucun retour des avoirs gelés par les sanctions !

L’ex-patron des Pasdaran, Rezaï, qui la semaine dernière se disait réformateur depuis toujours pour intégrer le projet de deal avec Washington, a encore changé de direction pour devenir un fondamentaliste en critiquant sa politique d’emploi !

Rohani a annoncé plusieurs inaugurations de ses réalisations d’éco-résistance à Kish, mais il n’y avait pas d’images pour confirmer leur existence. Il a affirmé avoir parlé au Guide au téléphone pour lui présenter ses vœux afin de rappeler qu’il avait le soutien du clergé qui peut à tout instant remettre en cause la foi de tous ses rivaux pour les éjecter du système.

Mais les fondamentalistes ont continué, car le clergé ne peut se permettre ce luxe en ce moment.Les chefs Pasdaran ont aussi continué leur sabotage en flirtant avec la provocation intolérable en affirmant leur soutien aux jihadistes internationaux dans une rencontre fictive avec le commandant Naghdi, chef de Bassidji (aujourd’hui concrètement inexistant) !

Washington n’a pas apprécié cette attitude l’empêchant de parvenir à un deal. Il a insinué l’arrêt du dialogue et de l’apaisement par une demande de son alliée l’Argentine de « rendre publiques des informations classées sur l’attentat d’Amia » !

Puis ce fut une avalanche de pics. Le Sénat a aussi annoncé un durcissement de la surveillance américaine des transports maritimes et aériens ! Par ailleurs, le Congrès a aussi fait part de son manque de confiance à l’Accord de Vienne. Tous les candidats présidentiels ont aussi filé chez AIPAC avec des discours anti-mollahs frôlant souvent avec la menace aujourd’hui abandonnée de l’option militaire préventive. Enfin, il a annoncé le début du procès en Amérique du milicien Zareb, intermédiaire pour le détournement de ses sanctions sur les devises et l’or via la Turquie, laissant entrevoir la possibilité de permettre la fermeture de ce canal indispensable aux mollahs pour contenir les paniqués !

Par ailleurs, Washington a aussi levé les dernières sanctions contre la Chine pour montrer qu’il était prêt à faire des concessions vis-à-vis de ces rivaux siégeant du Conseil de Sécurité.

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Mardi 22 mars 2016 – 3 Farvardin 1395, l’actualité du jour était le terrible attentat de Bruxelles !

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Les mollahs et leur champion n’ont guère envoyé de condoléances à leurs homologues belges, car ils n’avaient que faire de cette frappe et par ailleurs, ils se réveillaient sous une masse de menaces américaines qui donnaient raison à leurs rivaux !

Londres s’est invité dans le jeu des pressions, en annonçant qu’après les négociations avec les autorités américaines favorables à l’assurance des cargos pétroliers du régime, le club anglais des assureurs, P & I, avait accepté de passer la couverture des cargos de 80 millions de dollars à 580 millions de dollars sans le facturer aux armateurs chargés de transporter les barils achetés en Iran !

Cela semblait à un cadeau, mais en fait, il n’y avait rien de positif : la couverture pour chaque cargo étant de 7,9 milliards de dollars, Londres avait passé la couverture de 0% à 7% permettant aux mollahs d’exporter seulement ce petit pourcentage de leur production ! Londres s’était moqué de Washington et des mollahs pour dire qu’il avait le moyen de saboter les négociations en cours en privant les mollahs des ponts d’or promis par les Américains.

Washington et les mollahs ont zappé cette annonce qui contrait leur projet d’arrangement. Les chefs Pasdaran n’ont rien dit d’hostile à Rohani, car le refus d’assurance de la part des Anglais mettait le régime en difficulté !

Rafsandjani (jadis très proche de Londres) est parti en revanche vers le sud du pays à la rencontre des patrons des zones de libre-échange, dans l’espoir d’obtenir le soutien de ces nantis à son retour au premier plan pour utiliser ses liens passés pour sauver le régime et permettre un deal intéressant avec Washington. Mais il n’y eut aucune déclaration de leur part en sa faveur !

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Rohani qui était censé être du retour à Téhéran a aussi annoncé une rencontre avec les mêmes affairistes pour s’attribuer l’échec de Rafsandjani ! On n’a vu aucune image de cette seconde rencontre et on peut supposer qu’elle n’a pas eu lieu ou encore qu’elle a été de nature hostile à Rohani, car Nahavandian, le patron de la chambre iranienne de commerce a invité tout le monde a l’unité dans l’intérêt du pays !

Autre fait qui faisait état d’une rencontre houleuse : Rohani s’est aussi encore caché au prétexte de la mort de sa belle-mère et la nécessité d’aller un peu plus au nord à Sanandaj (au sud de Téhéran) pour la pleurer en famille ! Puis, il a tenté de changer de sujet par des condoléances tardives aux Belges et enfin en présentant la très petite couverture anglaise pour les cargos du régime comme étant le montant normal des couvertures, donc une victoire pour sa politique et pour le régime !

Les autres clans n’ont guère dissipé cette désinformation par peur que leur révélation aggrave la panique interne et n’écourte la durée de vie du régime. Tout le monde a choisi la diversion en se focalisant sur des condoléances à la belle-mère de Rohani !

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Mercredi 23 mars 2016 – 4 Farvardin 1395, Washington a mis la pression au régime qui niait sa faillite en insistant sur la réticence des Européens d’investir en Iran, soulignant que nul État de l’Europe n’avait remis en cause le choix des Anglais pour tenir en laisse les mollahs ! Washington a fait état de sa disposition en faveur des mollahs en niant lors du point de presse du Département d’État tout du procès contre Zareb (qui devait se terminer par la perturbation des exportations secrètes des Turcs vers les mollahs).

Puis, Washington s’est offert une nouvelle occasion de dialogue avec les mollahs grâce à l’invitation lancée par le Pakistan à Rohani de s’y rendre à la tête d’une délégation ministérielle et commerciale pour une visite officielle de 2j à partir de vendredi 25 mars. Les mollahs ont accepté convaincus que Washington allait leur accorder des garanties de sécurité en parlant de leur rôle positif dans la région et aussi les rémunérer en autorisant la construction du gazoduc de la Paix, presque fini du côté iranien et à peine commencé du côté pakistanais malgré les annonces faites en ce sens.

Les mollahs ont été convaincus qu’ils allaient être le fournisseur énergétique n°1 du Pakistan à la place de l’Arabie Saoudite et le voyage de Rohani allait être un tournant pour eux. Rohani a surtout insisté sur l’exclusivité de fourniture de gaz au Pakistan pour insinuer la fin des problèmes pour le régime. Mais le deal ne pouvait être en sens unique : il devait aussi céder certains secteurs de l’économie iranienne aux Américains !

Rafsandjani, toujours dans le sud du pays, a axé ses rencontres et ses discours sur le service au peuple sous sa présidence notamment la création de l’université privée pour se poser en partenaire utile de la conquête américaine des opinions via les universités. Son action a été peu efficace, car les administrateurs de son université n’ont pas cru à la possibilité de son succès et ne l’ont pas suivi !

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Les fondamentalistes sortants et élus (exclus de ses marchandages et ses bénéfices ) se sont aussi mobilisés contre Rohani, en parlant de l’accord à venir comme comme le Barjam/JCPAO2 décrié par le Guide. Ils ont alors accusé la politique de marchandages à venir de déviation, terme utilisé d’ordinaire pour désigner les dissidences calculées de Rafsandjani, pour mettre en alerte le clergé qui se méfie de ce dernier et l’amener à abandonner ce projet de deal dont ils étaient exclus de ses marchandages et ses bénéfices. Le clergé n’a pas répondu pour ne pas créer de polémique nuisible à ses projets.

En revanche, Washington a annoncé le maintien d’Ahmad Shaheed comme observateur onusien des droits de l’homme en Iran afin de rappeler aux fondamentalistes que leur opposition pouvait entraîner des sanctions aggravant la situation du régime donc leur propre avenir.

Le gouvernement Rohani a parlé d’un vote favorable de l’Arabie Saoudite au maintien de Shaheed pour en faire un agent de ce pays alors que les Saoudiens s’étaient abstenus. Ce mensonge de Rohani a également été une erreur, car ses rivaux l’ont pris comme prétexte pour dénigrer tout rapprochement avec Washington ! Rohani a encore disparu. Cette fois au prétexte de l’enterrement et les obsèques à venir de sa belle-mère ! On n’a jamais vu quelqu’un surtout un mollah aimer autant sa belle-maman !

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Jeudi 24 mars 2016 – 5 Farvardin 1395, Rohani présidait officiellement une prière collective pour sa belle-mère à midi puis il devait assister aux obsèques de cette dernière vers 15h. Il était donc occupé presque toute la journée à la veille de son départ vers des négociations ardues avec les Pakistanais et sans doute quelques Américains ! Cela ne pouvait guère rassurer tous les paniqués du régime au vue de ses résultats plus que mauvais, ils doutent de ses capacités de gestion et de négociation !

Les photos de la journée ont même confirmé les doutes à son sujet , car on n’a vu ni foule ni prière collective dans un cimetière de Sanandaj. Sur une première image, on a vu une foule de quelques centaines d’inconnus et sans aucune présence féminine y compris la femme de Rohani dans une rue de la ville autour du cercueil de la défunte. Cette photo nous a immédiatement paru suspecte, car ceux des premiers rangs, dont Rohani, avaient la lumière venant sur le côté de leur visage alors ceux de la foule derrière eux avaient une lumière de face ! Ces gens ne regardaient pas dans la direction du cercueil, mais devant eux comme des zombies. Cette foule était copiée-collée et n’avait rien à voir avec une trentaine de personnes réunies en arc de cercle autour du cercueil de la défunte !

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Comme on peut le constater sur notre photo agrandie annotée, cette foule copiée collée (cernée en jaune) était par ailleurs plus dense. Ses pourtours étaient également bizarres avec parfois des gens à 4 m de hauteur ! On avait aussi des disparités de tailles entre les hommes qui le composaient et aussi que des gens qui semblaient réellement présents (comme la femme voilée, située à gauche, qui est plus petite que deux hommes situés à droite à une même distance de la caméra).

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En faite, la foule devait se résumer à la vingtaine ou trentaine de personnes se trouvant en arc de cercle sur quelques rangées autour du cercueil. La faible présence pour un être apparemment cher au président qui se dit très populaire était une humiliation pour Rohani et aussi le clergé. C’est pourquoi le clergé avait évité le cimetière en écourtant son calvaire en bâclant l’accompagnement de la défunte.

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Par la suite, on a vu le même petit nombre de participants aux obsèques de la défunte . Rohani y parut très détendu, ce qui signifiait qu’il n’avait aucun chagrin, mais avait utilisé l’annonce de la mort de sa belle-mère pour fuir les médias et sans doute forcer ses rivaux à se taire par respect pour son soi-disant deuil.

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Les fondamentalistes se sont énervés à la vue des photos qui désignaient encore Rohani comme un menteur . Le député fondamentaliste Forouzandeh (sortant battu) et le mollah député fondamentaliste Zolnour, réélu, ont demandé à Rouhani d’arrêter des annonces de sa victoire sur les 5 grands afin de persuadé l’opinion afin de pouvoir finir sa mission de marchandages. Mais Rohani est resté en retrait, évitant les polémiques susceptibles de contrarier l’opportunité d’un marchandage enfin réussi !

Rafsandjani, exclu du deal, a prolongé sa visite du sud du pays et a sollicité une rencontre avec les nantis de la région qui allaient être lésés dans le deal. Il entendait se poser en leader de ses paniqués pour s’imposer à la table des négociations. Les nantis de la région semblaient catastrophés, mais ils ne l’ont pas aidé, car il sollicitait leur aide pour contrer ou doubler Rohani et signer un accord qui restait contraire à leurs intérêts.

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Washington a apprécié l’échec des agitations anti-deal et la volonté affichée du clergé de parvenir à un arrangement. Il a récompensé les mollahs par une invitation officielle de l’Autriche à Rohani et une centaine des chefs d’entreprises du régime 5 jours après la visite ministérielle au Pakistan.

L’Autriche est un drôle d’État neutre, car il coopère avec l’OTAN, il est membre de l’UE et il est un intermédiaire pétrolier pour les Russes. En le mettant en avant, Washington faisait un signe à ses rivaux internationaux qu’ils auront une part des richesses iraniennes afin qu’ils ne sabotent pas sa tentative de deal !

Mais conscient que ses camarades des 5-1 pouvaient refuser, Washington a autorisé la vente de pièces détachées d’avion à ses entreprises tout en sanctionnant des entreprises anglaises pour le même type de vente pour provoquer un conflit d’intérêts et une escalade avec ces partenaires indésirables (5-1) et se débarrasser d’eux ! Mais ces derniers n’ont pas crié à une injuste disparité afin de ne pas perdre leur rôle de frein aux ambitions de Washington.

Par ailleurs, Kerry, alors à Moscou, a remercié Lavrov pour la sortie des troupes russes de la Syrie dans l’intérêt des ONG humanitaires (américaines) ! Kerry entendait mettre une pression psychique aux mollahs en affichant une certaine complicité entre Obama et Poutine ! Lavrov a répondu que son pays avait agi dans l’intérêt des États-Unis et des autres grandes puissances !

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Washington n’avait pas le monopole des pressions. Pour dominer le jeu, il a augmenté sa pression sur les mollahs en annonçant le début prochain du procès d’Ahmad Sheykh-zadeh, un de leurs comptables aux États-Unis.

Washington a aussi accusé 7 hackers membres de la milice des Pasdaran d’avoir voulu provoquer une catastrophe dans l’État de New York en détraquant l’ordinateur des valves d’un barrage dans cet état !

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En haut de gauche à droite : Hamid Firoozi (34ans) - Omid Ghaffarinia alias PLuS (25 ans) - Sina Keissar (25 ans) |
En bas : Sadegh Ahmadzadegan, alias Nitrojen26 (23 ans) - Nader Saedi alias Turk Server (26 ans)


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Depuis quelques années, Washington parle de la puissance de cyber-guerriers du régime, mais cette puissance n’a pour l’instant permis aucune victoire aux mollahs. Cette puissance attribuée aux mollahs est fictive, car le régime n’a pas assez de super-ordinateurs pour lancer une attaque contre ceux d’en face. L’objet de cette fausse rumeur de leur puissance est leur maintien dans la case du terrorisme, mais sans victime humaine, pour pouvoir reculer sans peine par la suite.

Le recours à cet argument signifiait que selon Washington, le deal était compromis par la faute des 5-1.

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Vendredi 25 mars 2016 – 6 Farvardin 1395, les mollahs étaient privés du deal qu’ils espéraient ! La situation interne s’était aussi aggravée en raison d’une vague de pluie et de neige qui avait paralysé de nombreuses régions et surtout la route montagneuse vers le nord balnéaire du pays.

Au bout d’une semaine de vacances, selon les chefs Pasdaran, il y avait 230 morts sur les routes. Cela est dû au fait que le régime n’a jamais investi dans les secours, car ils n’ont pas un secteur lucratif ! Tous les gens qui sont allés en Iran savant que les accidents de route finissent souvent en attaque des victimes ou des automobilistes compatissants contre les miliciens en raison de leur impossibilité de sauver des vies ! Le gouvernement avait caché ces morts et fait le black out à leur sujet par l’absence totale de reportages sur les accidents ou leurs lieux.

Par ailleurs, les Anglais s’étaient invités en première ligne pour aggraver la situation des mollahs chez eux et aussi sur plan international en révélant dans la version arabe d’al Shargh al Awsat - Aaswat- (leur journal arabophone sur le Moyen-Orient) que le tribunal américain qui a récemment établi un lien entre le régime et les attentats du 11 septembre avait expressément accusé plusieurs personnes, dont le Guide Khamenei, pour avoir promu depuis toujours la coopération entre le Hezbollah et Al-Qaeda - banche armée des Frères Musulmans (une coopération que nous avions exposée et expliquée / vir le lien précédent).

Aaswat précisait que le tribunal avait signalé comme exemple de cette coopération l’attentat de Khobar, l’attentat contre l’USS Cole et aussi l’attentat contre une ambassade américaine en Afrique orientale (attentats que nous citons depuis toujours sur ce site). Le journal anglais concluait par le fait que la condamnation devait entraîner non pas des indemnités de 11 milliards de dollars, mais le double en raison des intérêts en retard ! Les Anglais affirmaient ainsi qu’ils étaient prêts à coopérer avec les Arabes pour forcer Washington à prendre en compte ses propres accusations et ne pas les utiliser juste comme un moyen de pression passager contre les mollahs !

Moscou avait aussi encore remis en cause la livraison des S-300 aux mollahs pour les fragiliser et semer la panique parmi leurs collaborateurs administratifs et financiers déjà paniqués !

Le gouvernement a tenté une diversion en avouant que le site le plus visité pour Norouz n’était pas ses mosquées, mais Persépolis malgré le fait qu’il a supprimé le service de transport par bus pour diminuer sa fréquentation qui est aussi devenue le symbole du rejet de l’islam et l’envie du retour à l’âge d’or des Pahlavi qui furent les seuls rois à rendre hommage à ce site et à le mettre au programme des visiteurs officiels. En bonus, plus bas des photos du Reza Shah sur ce site puis Mohammad-Reza Shah lors de visite de la reine Beatrix en Iran.

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Rohani a aussi annoncé son départ en insistant sur la présence de ses ministres clefs et le contrat exclusif d’approvisionnement énergétique du Pakistan pour rappeler que Washington était prêt à leur accorder une place aux dépens de l’Arabie Saoudite !

Washington a implicitement confirmé son intérêt en faisant circuler une rumeur de la levée de l’embargo sur le dollar. Les Républicains du Congrès ont relancé la rumeur en dénonçant cela comme une nouvelle mauvaise décision d’Obama ! La maison blanche n’a pas nié, laissant supposer qu’il allait effectivement lever cet embargo qui bloque tout pour les mollahs !

Mais Rohani et ses ministres faisaient des têtes d’enterrement (qui leur manquait lors des obsèques), car il n’y avait rien de sûr et le moindre pas vers Washington pouvait déclencher la colère des Anglais, des Russes et aussi des Arabes.

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Avant l’arrivée de Rohani et son équipe à Islamabad, le mollah ultra-conservateur Ahmad Khatami devait prononcer le sermon de vendredi. Le choix de l’orateur se fait généralement la veille, dans ce cas en occurrence, c’était au moment où Washington venait de récompenser les mollahs par l’invitation affairiste de l’Autriche. Le choix d’Ahmad Khatami signifiait que les mollahs voulaient faire de la provocation pour obtenir encore plus de Washington. Mais, on n’a rien entendu de tel, l’orateur a commencé par déplorer les morts sur les routes pour apaiser les victimes et leurs familles, puis il a enchaîné sur une reprise et des commentaires redondants du discours fourre-tout du Guide qui était conçu pour satisfaire les rivaux du clergé et permettre à Rohani mener à bien ses négociations d’arrangement et de capitulation en cachette !

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Il n’y avait d’ailleurs rien sur le voyage au Pakistan ou les accusations à propos du 11 septembre. Le clergé avait choisi Ahmad Khatami pour faire croire à ses rivaux qu’il ne voulait pas capituler alors que ses représentants étaient partis pour reculer encore sur les lignes rouges du régime et parvenir à un deal en raison des échecs subis la semaine dernière notamment l’incapacité à empêcher le dévoilement des filles pendant la fête du feu.

Rohani est donc arrivé peu avant midi à Islamabad avec la volonté de trouver un accord !

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Selon les médias pakistanais, le Premier ministre Navaz-Sharif a reçu Rohani 6 heures plus tard ! On peut supposer que durant ces 6 heures, Rohani et son équipe avaient rencontré les Américains. Pendant la durée de la rencontre, les deux parties avaient cessé de s’attaquer.

Après ces vrais marchandages, Rohani a été reçu en tête-à-tête par Navaz-Sharif. Ils pouvaient parler sans intermédiaire car on parle le persan au Pakistan). Leur rencontre a seulement duré 29 minutes, les salutations comprises, ce qui confirmait le caractère théâtral de la rencontre.

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Puis Rohani a rejoint son équipe pour rencontrer l’équipe gouvernementale pakistanaise et évoquer des contrats scellant le deal pressenti. Cette réunion a également été assez brève ce qui ne laissait pas beaucoup de temps au dialogue entre les ministres concernés. On avait donc encore une mise en scène pour cacher les vrais marchandages qui avaient eu lieu avant. Mais au moment de la conférence de presse, on a compris que ces vraies négociations n’avaient abouti à aucun résultat, car le Pakistan a seulement signé 6 protocoles d’accord insignifiants avec les représentants de mollahs !

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Par ailleurs, lors de la conférence de presse de Rohani, on n’a guère entendu parler du gazoduc de la paix, de contrat pétrolier et gazier, de l’accueil accordé par le Pakistan aux islamistes baloutches financés par Washington, de promesses non tenues par Washington, Rohani avait rangé ses griefs et ses provocations lors de cette visite, mais il n’avait rien obtenu en échange.

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Par ailleurs, par dépit, Rohani n’avait pas choisi la provocation et ne parlait pas de la haine du régime pour les Saoudiens, les très grands amis et principaux fournisseurs énergétiques du Pakistan ! Le voyage et les marchandages étaient un fiasco.

Conscients de ce fiasco, à la fin de la cérémonie des signatures sans intérêt, les représentants du régime, qui se disent des soldats du régime, ont organisé une prière collective comme s’ils allaient sur le front ou en revenaient victorieux pour s’éviter les attaques de leurs rivaux !

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Rohani lui même n’y était pas ! Il parlait aux médias du régime en répétant ses propositions aux Pakistanais pour limiter son échec. Ses patrons, les mollahs, ont gardé le silence par peur de ne pouvoir répondre aux questions sur leur champion et de se retrouver à la merci des autres clans !

Le mollah haut placé Sadighi a alors pris la parole pour condamner les (fausses) agitations de 2009 sous l’égide de Rafsandjani. Il a qualifié que les auteurs de cette agitation d’usurpateurs, car ils n’avaient rien fait pour réaliser la révolution, mais avait pris sa direction avant de le trahir pour leur seul intérêt. Le clergé attaquait Rafsandjani, car il le soupçonnait de projeter une action pour se mettre en valeur alors que le régime venait de rater une belle occasion de parvenir à un arrangement avec Washington !

Vers 20h30, les médias ont annoncé la chute d’un hélico d’urgence et la mort d’une dizaine de passagers après la collision de l’engin avec des câbles de hautes tensions ! On voyait une image avec des câbles sectionnés mais l’hélicoptère était aux couleurs de la milice des Pasdaran et il était tombé dans une zone résidentielle où sont bannies des lignes de haute tension. Ce crash était un mystère d’autant plus qu’il n’y avait pas de condoléances gouvernementales ou miliciennes pour ses victimes. La seule option possible était une opération de provocation ou de fuite de miliciens qui avait été empêchée par un autre clan ou par les chefs Pasdaran eux-mêmes.

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résumé et conclusion(s) | La semaine dernière, les mollahs et leurs complices avaient cumulé les défaites et avaient finalement adopté une attitude conciliante vis-à-vis de Washington dans l’espoir d’un arrangement permettant leur fuite sécurisée avant que leurs conflits internes, la panique des nantis et la contestation populaire ne les renversent.

Cette semaine, les dirigeants du régime ont eu de nouvelles preuves de ces menaces qui se développent grâce aux boycotts populaires de leur projet de Norouz dans les mosquées et la persistance de la fronde de leurs subalternes exclus des bienfaits de l’arrangement souhaité avec Washington !

Les mollahs ont alors concocté un discours de vœux de Norouz selon les attentes de leurs subalternes mécontents & paniqués, critiquant leur politique de marchandage, mais sans la supprimer, essayant de duper les mécontents et les calmer pour continuer les marchandages pour un arrangement rapide !

Les subalternes n’ont pas été dupés et ont continué à contester la politique du clergé. Les chefs Pasdaran les ont aidés pour forcer le clergé à leur accorder plus de droits, rendant l’arrangement difficile ! Rafsandjani a rejoint ses manoeuvres pour assurer ses propres droits, rendant l’arrangement difficile !

Les Chinois, les Russes, les Arabes et les Anglais ont aussi tout fait pour isoler le régime afin d’empêcher son deal avec Washington ! Ce dernier a dénoncé l’hostilité des 5-1 à l’égard des mollahs avant de leur proposer un marchandage au Pakistan, puis des contrats via l’Autriche pour graisser la patte des États qui refusaient le deal !

Les Anglais, les Russes et les Arabes ont agi de manière à rappeler qu’ils avaient la possibilité de sanctionner les mollahs. Les Chinois sont restés passifs Les mollahs ont perdu la liberté de parvenir à un arrangement avec Washington ! Cependant, estimant que leur situation était grave, ils sont allés au rendez-vous et ont fait des concessions, mais ils n’ont pas pu obtenir des garanties d’immunité qu’ils jugent indispensable pour leur survie au-delà de ce régime, qu’il s’américanise ou qu’il chute.

Nous avons toujours dit que Washington ne pourrait leur accorder ces garanties, car il perdrait alors la possibilité de s’implanter en Iran. Washington ne peut que proposer un recyclage médiatique des mollahs en démocrates s’ils oublient leurs lignes rouges et leurs slogans hostiles à son égard et à l’égard d’Israël.

De fait, pour Washington, la rencontre de ce vendredi à Islamabad, ne pouvait contenir la demande des garanties, mais des concessions lourdes de la part des mollahs permettant une poignée de main sous peu entre Obama et Rohani dans un pays neutre ou mieux encore à New York, au siège de l’ONU !

Ce vendredi à Islamabad, les mollahs ont renoncé à leurs slogans, mais sans renoncer à l’exigence de garanties fermes de sécurité par leur blanchiment de toutes les accusations de terrorisme. Ils ne l’ont pas obtenu, car Washington perdrait alors l’Iran et ses richesses.

Il y a une semaine, notre conclusion était la perte des illusions des mollahs & co quant à leur capacité de riposter aux grandes puissances, résister aux sanctions, réprimer leurs rivaux ou le peuple. Cette semaine, ils ont perdu l’illusion de se civiliser pour obtenir un canot de sauvetage ! Il ne leur reste plus rien (sauf la peur).

Ce Norouz a donc été vraiment synonyme d’un nouveau jour pour les gens du régime, car ils sont désormais dans la désillusion absolue, avec trois possibilités de sortie : la capitulation (face à Washington), la reddition (face au peuple) ou la fuite désespérée. De fait, ils sont condamnés à chuter, car, à différents niveaux de décision dans la répression ou le terrorisme, ils ont des priorités différentes et ne peuvent en conséquence avancer unis.

Pour l’instant, ils tiennent debout sur les béquilles cassées de leurs illusions perdues, car Washington, parrain de l’islamisme international n’a pas perdu ses illusions sur le succès de ce projet malgré des fiascos que les mollahs eux-mêmes ou encore les Talibans, le Printemps Arabe ou Daesh.

Cette semaine, les Iraniens ont commencé une nouvelle année sous le signe du désespoir sous la joute du régime islamique. Mais pour la première fois, le régime a eu un début de l’année plus désespérée que ses otages. Nous sommes peut-être encore plus près de la sortie que ce que nous n’osions espérer.