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Iran : Semaine en images n°420
Fuite en avant à l’aveugle !

17.03.2016

Nouveau Résumé Historique (écrit le 14.03.2016)
+ Conclusions sur la semaine dernière !

(que vous pouvez sauter pour aller directement au texte, après le drapeau iranien !)

-1973-1980 : une révolution américaine de couleur islamique
En 1979, les Américains ont entrepris de renverser le Shah car ses politiques régionales et ses projets pour l’Iran étaient contraires à leurs intérêts pétroliers. Ils entendaient mettre au pouvoir des activistes islamistes non cléricaux qu’ils finançaient depuis la création de l’OPEP par le Shah. Ces islamistes liés à Washington étaient hostiles à l’OPEP et partisans d’un régime révolutionnaire et interventionniste. Ils devaient lui permettre de dénationaliser l’industrie pétrolière iranienne, d’agiter et de déstabiliser l’Asie Centrale soviétique et chinoise, mais aussi de renverser les pétromonarchies créées par les Britanniques, et ainsi de prendre possession de plus de 80% des réserves d’hydrocarbures du monde.

Les Britanniques présents en Iran via le clergé chiite, les Qadjars, les Francs-maçons, les féodaux dont les Bakhtiaris, les Bazaris et la direction du parti communiste Toudeh ont participé à ce projet en faisant la promotion de leur ultra-islamiste en chef Khomeiny. Il s’est imposé au Conseil de la révolution. Puis Londres a éliminé les pions américains par des attentats organisés par Rafsandjani, le demi-frère de Khomeiny. Puis, grâce à la prise en otage des diplomates américains, Londres a enfin donné une identité anti-américaine à cette révolution voulue par Washington. Il a bloqué également le retour des pions islamistes de Washington par l’adoption de la doctrine de tutelle d’un grand ayatollah (du clergé) sur la république islamique de Washington.

Washington a alors commencé une véritable Guerre d’Usure Economique contre les mollahs, pour les mettre face à un risque de pénuries et de soulèvement afin de les amener à transférer les pouvoirs vers ses pions.

En réponse à cette guerre d’usure, Rafsandjani, le patron effectif du régime pour le compte des Britanniques depuis 1980, a commencé une politique de crises pétrolières et régionales pour user Washington, mais cette politique a seulement entraîné la rupture des jeunes y compris parmi les Pasdaran.

-Les années 80 & 90 : Rafsandjani vs USA
Amplification des problèmes & Fausse(s) modération(s) (année 90)| Rafsandjani inquiété pour son insuccès a pérennisé son pouvoir par la création du Conseil (plénipotentiaire) de Discernement de l’Intérêt du Régime, mais la persistance des pressions américaines, l’a amené à ouvrir les portes du CDIR à ses rivaux.

Sanctionné directement, Rafsandjani s’est écarté de la présidence de la république qui est un poste sans réels pouvoirs. Il a confié ce poste à son ex-responsable des assassinats politiques, -Khatami- et mis en place une STRATÉGIE DE FAUSSE MODÉRATION vis-à-vis de Washington. Rafsandjani (maître du jeu via le CDIR) a aussi établi des Alliances diplomatiques avec les Européens via la vente du pétrole à 15% de son prix. Enfin, il a aussi baissé le taux du dollar pour empêcher la fuite de nantis du régime paniqués par la persistance des sanctions.

Selon la volonté de Rafsandjani, le régime a cependant continué ses activités terroristes, sous la direction d’un certain -Rohani-, pour préserver sa capacité de nuisance régionale. Le régime s’est aussi tourné vers la -Russie- alors ruinée pour acheter des armes et tenir tête à Washington. La Russie a gagné beaucoup d’argent avec les mollahs, mais, consciente du fait qu’ils l’utilisaient pour forcer un arrangement avec Washington, elle ne leur a jamais vendu des armes très performantes comme les S-300 susceptibles de leur donner une vraie autonomie stratégique.

-Les années 2000 : Echec des pions de Rafsandjani
Cette fausse modération très biscornue de Khatami n’a pas permis à Rafsandjani d’engager Washington dans la voie de l’apaisement et ainsi obtenir la fin aux sanctions américaines. De plus, le dollar bon marché et la vente au rabais du pétrole ont anéanti toute production en Iran et ruiné le pays entraînant de nouvelles ruptures parmi les derniers Pasdaran recrutés.

En 2005, Rafsandjani, pressé par ses rivaux, est revenu, via un autre ex-collaborateur, Ahmadinejad, à la STRATRGIE DE L’ESCALADE (dans l’espoir de faire reculer Washington ou gagner le soutien de la Russie et de la Chine, pour entrer dans l’Organisation de Coopération de Shanghai afin d’avoir plus d’aisance dans ses marchandages avec Washington. La Chine et la Russie, conscientes d’être utilisées par le régime, ont refusé l’adhésion à l’OCS et ont même soutenu le transfert du dossier au Conseil de Sécurité de l’ONU pour avoir leur mot à dire sur les sanctions et autres pressions afin de contrôler aussi bien Washington que les mollahs.

Washington a profité de l’implication du Conseil de Sécurité pour entraîner toutes les grandes puissances dans ses sanctions bancaires. Le régime ruiné par les mauvaises politiques clientélistes de Rafsandjani s’est vite retrouvé en difficulté pour ses approvisionnements : il a décidé de geler les salaires et remonter les prix pour baisser la consommation afin de préserver ses stocks et échapper aux pénuries et aux émeutes fatales. Mais la première tentative de hausse de prix a entraîné des émeutes puis la rupture les jeunes engagés dans la milice anti-émeute par pauvreté.

-2007 : Sanctions des 5 membres du Conseil de Sécurité
Gestions de la Crise / Crises des Gestionnaires | En 2008, le régime était ainsi très fragilisé car sans défense. Ses dirigeants ont compris qu’ils ne pouvaient pas survivre, ils devaient fuir. Leur priorité a changé : obtenir des GARANTIES DE SÉCURITÉ ou l’IMMUNITÉ de la part de Washington pour fuir sans craindre des poursuites pour leurs crimes passés.

-2009 : Echec de Rafsandjani & sa fausse Révolution de Couleur
Clashs internes et Plans d’urgence | Rafsandjani a écarté Ali Larijani de la direction des négociations nucléaires pour privilégier ses propres chances d’obtenir les meilleures garanties de sécurité possibles. Ali Larijani a divulgué, par un tiers, la corruption de membres du CDIR et du clergé pour les renverser et avoir les mains libres pour marchander les meilleures garanties pour lui-même. Rafsandjani a neutralisé la menace en éliminant les proches de Larijani. Puis en 2009, pour s’éviter d’autres frondes internes, avec l’aide des Britanniques (BBC), il a tenté (encore) de sauver le régime par une (FAUSSE) REVOLUTION DE COULEUR VERT (couleur de l’islam) MOUVEMENT VERT pour revitaliser le régime et lui donner une nouvelle légitimité et de fait, amener Washington à abandonner ses sanctions. Mais l’opération lui a échappé et a seulement mis en valeur la rupture du peuple et des Pasdaran de base (aussi bien les vétérans que les plus jeunes recrues).

En 2010, Rafsandjani a continué en tentant une nouvelle (fausse) révolution Verte avec les pions de Washington pour la création d’un régime hybride qui n’eut aucun succès. Le peuple et les Pasdaran de base ont au même moment manifesté à l’occasion de l’anniversaire de Reza Shah, le fondateur de l’Iran moderne (et laïque), confirmant leur penchant pour une contre-révolution laïque. Les nantis du régime ont alors paniqué et ont commencé à brader leurs avoirs et acheter de l’or et des dollars pour quitter le pays avant que le régime ne tombe ou ne change de mains suite à un deal secret entre les dirigeants et Washington. Le régime s’est retrouvé avec un risque de banqueroute financière avec cette ENVIE (sans cesse grandissante et confirmée) DE FUITE DES NANTIS RIPOUX AVEC LEURS CAPITAUX.

Changement de Monture pendant la course | En 2012, Rafsandjani a lâché les Britanniques pour marchander avec Washington à propos de son rôle avéré dans l’attentat d’Amia, s’attirant leur foudre. Mais il n’a rien obtenu des Américains, il est revenu vers les Britanniques, ils lui ont concocté le projet de -Déviation-du-Régime-en-direction-du-peuple- afin d’obtenir son pardon et au passage, dans l’intérêt de Londres, saboter le régime islamique avant un deal avec Washington. Le peuple et les jeunes Pasdaran dissidents ont refusé ce projet opportuniste. Le projet de Déviation ne pouvait pas être continué.

-2013 : la Coalition des vaincus
Le « choix » de Rohani | Les chefs du clergé ont invalidé la candidature de Rafsandjani aux présidentielles rompant de facto leur lien historique (vieux de 170 ans) avec les Britanniques. Ils ont mis en avant son adjoint Rohani pour mener une synthèse des politiques précédentes combinant un bras de fer avec Washington (via le chantage nucléaire), la drague pétrolière des Européens, des Chinois et des Russes, et enfin, un soutien détendu à l’opposition interne faussement démocratique pour pouvoir à tout moment piloter un transfert de pouvoirs via une fausse révolution de couleur vers Washington (en cas d’un deal) ou encore pour amortir la chute du régime (en cas d’un soulèvement populaire).

Mais ce choix de retour aux solutions ratées du passé a amplifié les craintes des éléments insolvables des Pasdaran et des affairistes paniqués du régime. Rohani a dû s’allier aux Frères Larijani qui contrôlent les pouvoirs judiciaire et législatif pour contrer l’hostilité des chefs Pasdaran. Mais il ne leur a accordé aucune place à la table des marchandages avec Washington. En moins de 6 mois après l’arrivée de Rohani, le système est devenu très instable.

Washington qui a besoin d’un Iran islamique a alors proposé le GEL des SANCTIONS. L’Angleterre, la Russie mais aussi la France et enfin la Chine ont contré ce plan d’arrangement implicite des Etats-Unis avec les mollahs en imposant des critères de coopération inacceptables aux mollahs marchandeurs dans un cadre officiel nommé l’Accord de Genève. -On a ainsi assisté à la naissance d’une coalition informelle de-4-grandes-puissances rivales des Etats-Unis et membres permanents du Conseil de Sécurité (que nous appellerons les « 5-1 ».-

Rohani et ses patrons ne pouvaient pas refusé. Ils ont accepté avec l’idée d’alléger les sanctions et pouvoir relancer le bras de fer en remettant en cause leurs engagements, pour provoquer une crise et retourner dans un bras de fer avec Washington. Mais ils n’y sont pas parvenus. Les sanctions ont persisté. Les pénuries, la récession, les grèves et les ruptures internes se sont amplifiées. La contestation radicale du régime par le mouvement anti-voile a pu se développer grâce au manque de policiers et de Pasdaran fidèles. Dès lors, Rohani a souvent été contesté par ses rivaux les Larijani et les Pasdaran. Ils espéraient le virer pour prendre sa place et accéder aux marchandages avec Washington.

Washington a eu peur que ces échecs de Rohani et l’envie de fuite de ses rivaux détruisent le régime islamique utile à ses projets. Il a été même amené à tenter de dédiaboliser les mollahs terroristes en affirmant qu’ils luttaient contre Daesh !

Rohani et ses patrons cléricaux terroristes ont pris cela pour de la faiblesse. Ils se sont approchés de leurs rivaux pour relancer le Mouvement Vert mais ce projet voué à l’échec n’a pas trouvé de volontaire. Ensemble, ils ont aussi oeuvré pour le retour au terrorisme islamique régional, mais la Syrie et le Hezbollah n’ont pas suivi ! Enfin, ensemble ils ont baissé le prix du gaz à 1/60e du prix mondial pour attirer les investisseurs Européens et exploser le groupe 5+1. Mais la Russie a menacé les Européens d’arrêter ses livraisons de gaz ! Le joker tactique énergétique était HS. Le régime n’avait plus aucun joker. La panique interne s’est intensifiée : la bourse a chuté de plus de 80% et le 36e anniversaire de la révolution islamique a été boycotté à 100% ! Rohani et ses patrons devaient plier face à Washington !

-2015 : Signature de l’Accord de Vienne
Washington a alors intensifié ses efforts pour la dédiabolisation des mollahs et a tenté d’acheter leur départ par ses médiations commerciales via ses alliés de second ordre.

Les intérêts pétroliers des 5-1 étaient en danger. Ces derniers ont su être solidaires. Ils ont relancé le processus de dialogue et ont pu dominer le jeu et neutraliser durablement tout deal avec Washington en imposant aux mollahs, vaincus par leurs échecs, -l’Accord de Vienne- avec de nombreux engagements et un processus d’inspections lourdes sur plusieurs années.

Les mollahs ont encore accepté pour adoucir les sanctions, signer des contrats puis tout remettre en cause afin d’exploser ce front eurasien hostile de 5-1 pour décrédibiliser ce processus onusien et retrouver Washington...

Washington pris au piège ! a tenté d’échapper à la suprématie des 5-1 en émettant des oppositions par son Congrès ! Les 5-1 ont validé leur suprématie par l’adoption de la résolution 2231 au Conseil de Sécurité !

La panique a explosé : tout le monde vendait ! +300% de ventes ! Les ventes ont dépassé selon les sources officielles 1000 milliards tomans alors que 33% des entreprises encore actives à la bourse (dont toutes les plus importantes) avaient été exclues de vente pour limiter la casse. Ce krach a coûté 345 millions dollars d’or ou de devises aux mollahs ! Les tensions internes se sont amplifiées par l’émergence d’un front de jeunes parlementaires(menés par le député milicien Zakani) s’opposant à la gestion exclusive des mollahs.

Washington a proposé implicitement un blanchiment aux mollahs ainsi contestés en leur offrant l’inspection complaisante du site militaire de Parchin par eux-mêmes sous la direction de son pion onusien Amano ! Tous les responsables du régime, y compris les Parlementaires révoltés, ont joué de manière à finir dans l’équation d’un deal avec Washington ! La panique a explosé encore chez les nantis ripoux qui n’auront aucune place avec le retour des pions et les investisseurs américains. Mais l’opération « Amano-Parchin deal » a échoué car Washington ne pouvait accorder des garanties à tous les gens du régime.

Les mollahs désespérés ont fait appel aux chefs Pasdaran pour organiser l’escalade grâce à une bousculade mortelle lors du pèlerinage de Mena à la Mecque au moment où se tenait aussi la 70e l’AG annuelle de l’ONU à NY ! Mais l’opération des Martyrs de Mena a échoué grâce à l’esquive des Saoudiens, de leurs alliés et le reste du monde !

Les mollahs encore plus désespérés n’ont pas hésité de bloquer les négociations sur la Syrie (au détriment de leur allié Assad), afin de se poser en arbitre du jeu et obliger Washington à prendre en compte leurs conditions de reddition. Mais leur plan a encore échoué... Ils ont aussi perdu le soutien de Poutine.

Washington a puni cette fuite en avant des mollahs par un rapport de son pion Amano les accusant formellement d’activités nucléaires militaires entre 2003 & 2009, mais en laissant un flou sur la période courante pour laisser place à un deal.

Les 5-1 ont rappelé leur suprématie légale et onusienne dans le conflit avec les mollahs en entérinant l’Accord contraignant sur le nucléaire sur la base du rapport ambivalent d’Amano.

-2016 : Application tumultueuse de l’Accord de Vienne
Washington a repris la main en accusant les mollahs d’avoir violé la résolution 1929 du Conseil de Sécurité de l’ONU sur les missiles balistiques puis en évoquant de nouvelles sanctions à leur encontre. Il a aussi contré les 5-1 en réduisant la possibilité d’investissements en Iran par la limitation des visas de voyage pour leurs citoyens businessmen vers son territoire ! Les Français et les Anglais ont rejoint l’accusation pour ne passe laisser Washington mener le jeu et déblayer le terrain pour ses propres investisseurs. Les Russes et les Chinois ont laissé faire pour la même raison !

Sur un fond de récession, de contestation, mais aussi de boycotts populaires et internes de leurs événements, ils ont commencé à appliquer avec réticence les engagements pris à Vienne tout en cherchant à diviser les 5-1 avec des offres commerciales ou à engendrer une escalade régionale avec Washington par des provocations ! Les deux interlocuteurs (5-1 & États-Unis) n’ont pas cédé. Le régime tout entier s’était ainsi retrouvé dans un processus de capitulation lente.

Les chefs Pasdaran ont mis en avant leur puissance balistique pour engendrer la provocation qui échappait aux mollahs et leurs pions Rohani et Zarif. Ali Larijani a créé la coalition des fondamentalistes pour s’emparer du processus de négociations accaparé par le clergé. Les mollahs ont pris la direction de cette coalition en menaçant ses membres d’invalider leur candidature.

Mais l’incapacité de l’ensemble de ses groupes à mobiliser lors du conflit diplomatique avec l’Arabie Saoudite a rappelé à tous la nécessité de reprendre leur effort pour trouver une porte de sortie sécurisée du pays ! Ils devaient y arriver avant l’anniversaire de la révolution islamique qui est devenu la vitrine de leur impopularité !

Les mollahs étaient à court d’idées de provocation, les chefs Pasdaran ont tenté de dominer le jeu par la relance de la menace contre les pétroliers occidentaux. Ils ont capturé deux patrouilleurs américains, mais ils n’ont pas osé continuer en raison de la présence menaçante des porte-avions USS Truman et Charles de Gaulle.

Washington a profité de leur échec pour leur proposer la libération de ses soldats afin de les remercier pour « leur sens de responsabilité qui avait permis de préserver la paix régionale obtenue grâce au modéré Rohani », laissant entrevoir la possibilité de les réhabiliter, afin de les rassurer qu’ils pourraient quitter le pays sans danger pour leur vie ! Les Chefs Pasdaran ont cessé d’exhiber leurs missiles, mais les mollahs n’étaient pas ravis de se retrouver ainsi déclassés.

Les Chinois ont aussi eu peur que l’alliance américaine avec Rohani et les Pasdaran recyclés puisse accélérer la transition vers une République islamique américanisée. Ils ont annoncé la visite de leur président en Iran dès l’application de l’Accord-cadre pour une alliance avec les mollahs (le grand perdant de l’alliance) !

Washington les a doublés grâce à son pion européen Mogherini pour une rencontre à Vienne avec Zarif afin de régler les détails du deal en cours et aller vers un recyclage des mollahs par la libération de plusieurs prisonniers (espions) irano-américains. Les mollahs ont exploité l’intérêt des Chinois pour un nouveau chantage leur permettant de passer avant les chefs Pasdaran. Ces derniers ont repris leurs menaces pour rester en tête. Washington a arrêté son procédé de recyclage et a repris les menaces contre les mollahs mais aussi les chefs Pasdaran !

Les Chinois ont alors exigé une relation stratégique de 25 ans, mais les mollahs n’ont pas accepté de peur de perdre leurs avoirs personnels dans les banques occidentales. Ils se sont tournés vers la France pour monnayer son soutien en échange de contrats intéressants. Mais la France a profité de leur détresse pour les dépouiller sans leur accorder le moindre soutien !

Les chefs Pasdaran ont alors révélé que Rohani avait dépensé la quasi-totalité des avoirs dégelés sans rien obtenir en échange ! Ils ont aussi pris leur distance avec le clergé à l’occasion de l’anniversaire du retour de Khomeiny en Iran tout en insistant sur leur identité de révolutionnaire islamique, se plaçant en faveur d’une nouvelle République islamique militariste (ou « non Khomeyniste » qui peut signifier pro-américaine) ! Les « fondamentalistes » opposés à Rohani ont repris leurs critiques à son égard ! Rafsandjani a aussi remis en cause l’autorité du clergé (qui avait mal joué en misant sur l’efficacité de Rohani). La panique a redémarré plus fort car Rohani avait dépensé les dollars que les nantis souhaitent obtenir !

À quelques jours de l’anniversaire de la révolution islamique, craignant son boycott, les mollahs se sont tournés vers Moscou, mais n’ont obtenu aucun soutien leur permettant de négocier avec Washington.

Les mollahs ont apporté leur soutien aux fondamentalistes, leur offrant une part de pouvoir pour les dissuader de pactiser les Pasdaran et aussi pour rassurer les nantis paniqués et ainsi générer une mobilisation forte pour l’anniversaire de la révolution islamique et en faire une journée de plébiscite interne.

Mais cette manœuvre n’a pas réussi à adoucir les fondamentalistes (généralement des hauts gradés Pasdaran cinquantenaires sans clan). Mus par l’urgence d’assurer leurs intérêts, ils sont restés à couteaux tirés avec les mollahs. Par la suite, l’absence de mobilisation pour l’anniversaire de la révolution a exacerbé les divisions. Le clergé a privilégié les « réformateurs » (ex-ultras devenus au fil du temps des super-affairistes partisans d’un deal avec Washington) pour inciter les fondamentalistes à se montrer plus coopératifs ou à défaut, les garder pour amadouer les Occidentaux et avoir les mains libres pour marchander leur fuite avec Washington.

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La semaine dernière, lors de la seule semaine de campagne, les nantis paniqués ont rejeté les réformateurs (partisans d’un deal avec Washington). Par ailleurs, ces réformateurs n’ont pas su trouver les répliques pour se défendre et être des bons maitres-chanteurs pour marchander convenablement avec Washington.

Les fondamentalistes enragés par leur exclusion ont aussi révélé plus encore la corruption du clergé. Les chefs Pasdaran ont diffusé ses révélations pour forcer le clergé à les intégrer aux négociations avec Washington.

Le clergé a alors créé une nouvelle tendance politique avec le clan Larijani qui détient le pouvoir judiciaire pour se mettre à l’abri pour aboutir à un Parlement divisé et un régime en crise permanente afin d’utiliser les tensions internes pour aller vers l’escalade souhaitée sans que les forces qui l’ont généré puissent réclamer un droit pour concurrencer ses droits.

Les fondamentalistes ont vite compris qu’ils devaient jouer le jeu pour avoir un nombre de sièges convenables. Ils ont oublié leur lutte contre la corruption pour se poser en champion de la lutte contre la pauvreté qui touche 99% des Iraniens pour justifier un grand nombre de sièges.

Washington qui n’avait rien compris à ce jeu restait confiant. Londres l’a mis au courant des plans des mollahs. Washington a accusé les réformateurs d’être les complices du régime, mais a maintenu via ses amis suisses le jour des élections. Les mollahs n’ont rien dit pour éviter les polémiques dévoilant leur plan. Mais ils devaient aussi imaginer un mécanisme pour donner l’avantage aux fondamentalistes partisans de rupture de l’accord de Vienne pour parvenir à une escalade bénéfique au régime.

C’est pourquoi, vendredi dernier, le régime a annoncé une participation massive du peuple, pour légitimer la solution à venir, puis a évoqué des premières tendances confirmant un Parlement divisé, mais il s’est gardé de les préciser les tendances, attendant les réactions de Washington, de ses nantis paniqués et de ses fondamentalistes et aussi ses chefs Pasdaran à son plan.

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Cette semaine (27 février-4 mars 2016/7-14 Esfand 1394), le clergé devait annoncer les résultats. Il tarda. Tout le monde a compris qu’il hésitait et ne savait que choisir ou encore qu’il marchandait avec les tendances jugés indésirables, mais nécessaires. Au final, on a eu non pas un arc-en-ciel pour un drôle de gloubi-boulga ! Voici le récit en image d’une semaine de doutes déterminants pour l’avenir du régime.

Cette analyse a été diffusée vers Iran le dimanche 13 mars 2016 à 20h via la chaîne indépendante Radio Bidari basée en Suède.



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La semaine dernière, les mollahs désavoués par le peuple et par leurs proches étaient également désespérés, car ils n’arrivaient pas à contrôler leurs derniers collaborateurs les plus enragés, utiles pour excéder Washington et obtenir de sa part des garanties nécessaires pour fuir l’Iran en toute sécurité. Ces enragés, ex-hauts gradés de la milice reconvertis en politiciens sous l’étiquette des fondamentalistes, voulaient contrôler le Parlement pour peser directement dans les négociations et passer devant les mollahs pour l’accès aux garanties américaines pour fuir l’Iran en toute sécurité. Ils avaient commencé à révéler la corruption des mollahs ! Les chefs Pasdaran, officiellement maîtres du ministère des Affaires étrangères, mais exclus des marchandages par le gouvernement, les aidaient pour la diffusion de leurs révélations !

Les mollahs désespérés avaient alors apporté leur soutien aux réformateurs, ex-ultras enrichis devenus partisans d’un deal avec Washington, pour inciter les fondamentalistes à se montrer plus coopératifs ou à défaut, sacrifier ainsi les enragés pour assurer leurs accès aux garanties de sécurité américaines par une révolution de couleur.

Les nantis du régime, souvent des ex-miliciens sécuritaires qui perdraient tout en cas d’un changement de régime, avaient détesté ces solutions bénéficiant seulement aux mollahs et ils s’étaient mis à vendre leurs actions pour pouvoir fuir à tout moment.

Le gouvernement issu du clergé qui a interdit la vente d’actions pour 66% des entreprises avait en plus bloqué la vente de 73 compagnies, soit le tiers des entreprises encore actives, sur le marché normal (marché sans baisse des taux) exposant les vendeurs à de grosses pertes pour limiter les ventes, puis il avait acheté des actions des compagnies en faillite pour satisfaire un peu les paniqués, tout en faisant monter boursier pour dissimuler la panique au reste du régime !

Les fondamentalistes enragés avaient aussi riposté à leur exclusion par de nouvelles révélations, utilisant des projets de l’époque du Shah (très populaire en Iran), flirtant avec l’idée de la restauration (que le peuple souhaite) pour sauver leur peau ! Les réformateurs n’avaient pas trouvé de riposte, dévoilant leur inutilité !

Washington avait envoyé ses alliés de l’Oman avec la proposition d’un contrat d’achat de gaz pour acheter l’adhésion des mollahs à une révolution de couleur pour éviter un vrai changement de régime où il n’aurait rien en raison de son rôle déterminant dans la révolution de la révolution islamique !

Les mollahs n’avaient pas accepté, car il n’y avait aucune allusion à leur blanchiment des accusations de terrorisme qui les exposent à la peine de mort ou à l’enfermement à perpétuité ! Ils avaient tenté de provoquer un clash entre Washington et l’Oman, mais n’y étaient pas parvenus.

Washington a proposé une délégation politico-bancaire suisse le jour des élections pour influencer l’issue des élections en faveur des réformateurs mous au lieu des fondamentalistes fous. Les mollahs ont salué cette visite, laissant entrevoir la possibilité de plier !

La panique financière s’était intensifiée après cette preuve de leur impuissance. Les fondamentalistes avaient accusé preuves à l’appui Rohani et son frère de corruption pour priver le clergé de son champion et prendre sa place.

Le clergé a alors créé une nouvelle tendance, la Voix du Peuple, à mi-chemin entre les réformateurs et les fondamentalistes enragés, 100% pro-Rohani, en coopération avec le clan Larijani qui détient le pouvoir judiciaire, avec deux objectifs : montrer que les accusations des fondamentalistes ne pouvaient pas aboutir à provoquer la chute de Rohani et par ailleurs, aller vers un schéma politique triangulaire au Parlement, afin d’avoir un régime en crise permanente et utiliser les tensions internes pour excéder Washington sans que les forces qui génèrent ce chantage (en particulier les fondamentalistes) puissent réclamer un rôle positif dans les marchandages et un accès prioritaires aux garanties de sécurité américaines !

Les mollahs étaient en fait revenus à un schéma imaginé dans les années 90 par les Anglais (alors leurs alliés) pour excéder ces derniers et obtenir la fin de leurs sanctions. Cette fois, les mollahs l’utilisaient pour parvenir à un deal avec Washington.

Les Anglais ont puni le détournement de leurs idées contre leurs intérêts en invitant d’abord les hauts responsables et les hommes d’affaires du régime à une conférence économique à Londres avant de refuser les visas aux hommes d’affaires du régime pour insinuer un marché avec les dirigeants et intensifier la panique interne ! Ils ont aussi informé Washington de mauvaises intentions des mollahs pour provoquer des sanctions et de fait force les mollahs à changer de direction. Washington a annulé des médiations prévues, mais a maintenu celle de la Suisse qui était la plus intéressante.

Les mollahs n’ont rien dit pour éviter les polémiques dévoilant leur plan. Mais ils devaient aussi imaginer un mécanisme pour redonner l’avantage aux fondamentalistes partisans de rupture de l’accord de Vienne pour parvenir à une escalade bénéfique au régime.

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Vendredi 26 février 2016 – 7 Esfand 1394, dernier jour de la semaine dernière, les images souvent d’archives faisaient état d’un boycott absolu de ces élections sans intérêt pour le peuple et pour les rivaux du clergé puisque leur sort ne se décidait pas dans les urnes opaques du régime.

Le régime a cependant annoncé une participation massive du peuple, pour légitimer sa solution, quelle qu’elle soit, puis il a évoqué des premières tendances confirmant un Parlement divisé, mais sans les préciser les tendances, attendant les réactions de Washington, de ses nantis paniqués et de ses fondamentalistes et aussi ses chefs Pasdaran à son plan.

Washington a alors retardé l’arrivée de ses amis suisses pour forcer les mollahs à renoncer au schéma triangulaire avec les fondamentalistes fous pour qu’ils mettent plutôt en place les réformateurs mous. Pour les encourager, Washington a fermé un procès sur le terrorisme des mollahs par un verdict les condamnant à une micro indemnité de 9,4 millions de dollars pour montrer sa disposition à réduire les charges à leurs encontre afin de permettre certaines garanties d’immunité. Il a aussi justifié la poursuite de l’apaisement par un rapport très positif d’Amano sur leur coopération à l’accord de Vienne, tout en contestant le rapport via un contre-rapport d’ISIS (ci-dessous en pdf) au cas où les mollahs se montreraient trop contrariants !

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Les mollahs ont jugé que Washington reculait. Vers 2 heures du matin, ils ont choisi l’offensive en évoquant des premiers résultats montrant un Parlement à 70% fondamentaliste et l’Assemblée des Experts presque totalement dominée par la liste de l’actuel président, le grand ayatollah Yazdi, très rigoriste et ennemi de Rafsandjani (grand partisan d’un deal avec Washington) !

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Samedi 27 février 2016 – 8 Esfand 1394, tous les médias faisaient état d’une très forte participation. Tous les clans criaient ainsi la légitimité qui leur fait défaut.

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Le président de la Confédération suisse était à Téhéran avec 40 patrons suisses, dont de nombreux directeurs de banque laissant envisager des transferts d’argents rapides pour le régime et ses patrons !

Le gouvernement a changé de position en affirmant qu’il avait compté seulement 1/3 des voix.

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Une rumeur a aussi annoncé la possible élection de Rafsandjani et une mauvaise posture pour le grand ayatollah Yazdi (dont la liste accait 70% des voix) ! On a compris que le clergé était prêt à tout pour obtenir des garanties de sécurité pour ses membres ! Mais cependant, on n’a vu rien de nouveau et positif pour le fils aîné de Rafsandjani, en prison pour corruption pétrolière. Rafsandjani devait servir en priorité les intérêts du clergé et être sa preuve d’ouverture et rien d’autres !

C’est alors que le président suisse Johann Schneider-Ammann a été reçu par Rohani ! Une rencontre a été annoncée dans la foulée à la chambre de commerce de Téhéran !

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Au même moment, le nouvel associé des mollahs, Larijani devait recevoir des parlementaires irakiens (pas d’images) pour parler sans doute d’une coopération avec Washington en Irak pour favoriser le recyclage du régime en pays ami des États-Unis.

Les nantis paniqués ont craint que le clergé n’ait trouvé une base d’entente avec Washington et qu’il y ait une révolution de couleur et qu’ils y perdent ce qu’ils ont : tous ont commencé à vendre provoquant un krach général. Le gouvernement a placé 40 grandes compagnies hors le marché normal pour dissuader leurs vendeurs et a commencé à acheter les actions les plus en chute pour apaiser leurs vendeurs, mais il ne parvient pas calmer la panique. Les paniqués se sont mis en parallèle à acheter des pièces d’or provoquant aussi la hausse de son prix au-dessus du seuil critique de 1 million de tomans !

La banque centrale a alors décrété que la vente de l’or et de devises ne dépendait pas de la chambre des métiers, mais du gouvernement et ceux qui n’avaient pas de licences étaient considérés comme des trafiquants. Les intéressés pouvaient être expropriés et pendus ! Les acheteurs pouvaient aussi se voir expropriés pour complicité ! La vente a chuté et la bourse a fini sur 630 milliards tomans de ventes (soit une crise moyenne à 50% de niveau record de la semaine dernière qui avait dépassé 1200 milliards de tomans).

Face à la gravité de la situation du régime, le président directeur général de la Suisse, a affirmé qu’il restait partisan de l’adhésion du régime à l’organisation mondiale du Commerce. Il a aussi invité Rohani et 400 chefs d’entreprises du régime à son pays pour apaiser les paniqués (leur offrant presque une porte de fuite avec leurs avoirs). Mais cela ne suffisait pas aux mollahs, ils attendaient du concret pour leur immunité. Rohani a transformé la rencontre en conférence anti-américaine et Larijani a annoncé aux pions irakiens de Washington la volonté du régime de réunifier l’Ummah (contre Washington) !

Les Irakiens ont abandonné la partie et le président suisse a changé d’attitude et a dit que ses propositions étaient une simple feuille de route, car il subsistait beaucoup de problèmes pour accorder des lettres de crédit aux entreprises du régime ! Il a signé 6 accords de principe avec le régime pour montrer sa disposition à continuer l’apaisement dicté par Washington.

Rafsandjani a cru bon aider le clergé en se félicitant d’avoir été élu et en affirmant que le temps des rivalités était fini et le temps de collaboration commençait. Mais cela n’a pas suffi à convaincre les intermédiaires suisses de Washington. Le président suisse invité à la chambre de commerce de Téhéran (ci-dessous), puis à un forum de dialogue à l’université de Téhéran, a par deux fois insisté sur la nécessité d’une longue période de rénovation économique pour le régime s’il voulait obtenir des résultats, annulant ainsi ses propres propositions d’adhésion à l’OMC ainsi que sa petite feuille de route, pour forcer le clergé à renoncer à son chantage.

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Le gouvernement (du clergé) a alors annoncé des changements de tendances avant d’organiser une rencontre entre le Suisse et le Guide. Celui-ci a condamné la guerre par procuration de Washington dans la région (en référence à Daesh) avant de saluer le business avec la Suisse, ce qui montrait le désespoir des mollahs. Mais ceci n’a pas été d’un grand secours pour faire changer la position du président suisse !

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Finalement vers 21h, le clergé a annoncé l’élimination de tous les fondamentalistes connus qui se présentaient à Téhéran notamment Zakani, Naderan et Bazrpash qui avaient sans cesse parlé de sa corruption ! Il a aussi annoncé l’élimination de Tavakoli, agent permanent de Londres qui avait rejoint les fondamentalistes pour saboter tout rapprochement avec Washington ! Mais les fondamentalistes restaient devant les réformateurs et la liste pro-gouvernement dans le reste du pays ! Le clergé revenait à une nouvelle version du schéma triangulaire, sans les agitateurs vedettes fondamentalistes pour mieux gérer ce schéma triangulaire en raison de l’aggravation de sa situation.

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Dimanche 28 février 2016 – 9 Esfand 1394, le gouvernement a annoncé la participation et le résultat triangulaire comme une victoire pour le régime, le peuple et le Guide !

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Le clergé avait mis en avant le discours du Guide face au président suisse pour provoquer Washington !

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Les chefs Pasdaran se félicitaient par le Parlement à 70% fondamentalistes . Ils voulaient maintenir ce premier résultat annoncé vendredi soir et empêcher le clergé de baisser encore le taux de fondamentalistes dans le prochain Parlement.

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Rafsandjani parlait prudemment d’un résultat mixte et annonçait l’aide de la Suisse pour moderniser le système bancaire du régime , se posant en conseiller de communication pour le régime en difficulté afin de justifier sa rapide nomination à un poste de décision. Encore une fois, il dépassait la limite fixée par le clergé et son rôle de simple de modérateur au sein du régime !

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Le retour du clergé au schéma triangulaire pour assurer ses intérêts lui a coûté cher , car la panique des nantis s’est intensifiée et les ventes ont augmenté à la bourse malgré les menaces qui pesaient sur eux depuis la veille.

Washington avait alors expédié vers les mollahs en difficulté le ministre de Commerce et de l’Énergie de son allié et leur plus grand partenaire asiatique, la Corée de Sud . Cette fois, les mollahs n’ont nullement annoncé (ni montré) la visite pour marchander tranquillement et éviter qu’un possible échec ne mette en évidence son impuissance et le force à passer la main à ses fondamentalistes. Il a aussi renoncé à la confrontation politique qui ne donnait rien.

Le négociateur nucléaire Salehi est entré en scène pour critiquer vivement le manque de volonté de Washington à honorer ses engagements de Vienne en éliminant les sanctions contre le régime, sans évoquer la possibilité pour le régime de suspendre sa collaboration à l’Accord de Vienne.

Cela voulait dire que le clergé n’osait pas défier les 5-1 . Les nantis paniqués ont perdu tout espoir d’action forte de la part du clergé et leur panique s’est intensifiée ! La bourse a fini avec 970 milliards tomans de transactions (achats par le régime). L’or était en baisse malgré la hausse de la demande ce qui signifiait que finalement le gouvernement n’avait pas eu les moyens de réprimer ou mettre à exécution ses menaces et avait renoncé à ces bluffs et accepté d’augmenter l’offre pour faire baisser le taux afin de sauver la face et éviter que la panique n’entraîne l’évacuation des comptes bancaires et ne provoque sa faillite.

Le gouvernement désespéré a aussi annoncé un grand salon d’automobiles et la présence en Iran de tous les grands constructeurs pour dire que la situation pouvait s’arranger. Mais on n’a vu aucun des patrons du secteur automobile européen et son exposition se résumait à 4 stands avec des autos bas de gammes produites en Iran !

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Le clergé désespéré a annoncé l’élimination définitive du grand ayatollah Yazdi de l’Assemblé des experts, laissant ouvert la possibilité d’une présidence moins anti-américaine ! Rohani a aussi adressé ses félicitations au peuple pour les élections en annonçant une nouvelle ère pour le pays. Les deux annonces combinées étaient une ouverture à Washington pour recevoir des propositions et aller vers un deal avant d’être éliminé par le peuple ou les fondamentalistes enragés !

Washington conscient de l’intérêt des mollahs pour le chantage a tenté de les calmer en annonçant via son rapporteur onusien la pendaison des hommes de tout un village en Iran ! Mais il a aussi montré sa disposition pour un deal en ne proférant aucune menace de sanctions pour la défense des Iraniens en danger.

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Lundi 29 février 2016 – 10 Esfand 1394, le gouvernement a entériné la décision du clergé de simuler une ouverture en annonçant officiellement la victoire de la liste de Rohani associé à Rafsandjani !

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Le clergé parlait de 5 milliards de dollars de contrats avec les Sud coréens pour rassurer les paniqués alors que le régime est sous embargo de dollar !

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Dans Abrar, Rafsandjani avait repris le discours de Rohani et dans le supplément économique de ce journal, l’annonce du contrat évoqué par le clergé, se montrant par ses une, pleinement disposé à coopérer avec le gouvernement !

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En revanche, dans Javan, les chefs Pasdaran soulignaient la versatilité du gouvernement en révélant que d’après ses calculs les fondamentalistes étaient rétrogradées à 55%, les réformateurs avaient donc 45%, dont 29% pour les réformateurs officiels et 16% pour la seconde liste réformatrice pro-gouvernement !

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Le gouvernement a alors annoncé la fin du décompte des voix . Il a annoncé 60% de participation en Iran et 52% à Téhéran, ainsi que la participation de Moussavi et Karroubi et l’absence de toute fraude, pour donner plus de légitimité à ces élections. Il a même cité comme preuve de l’absence de fraude, l’arrivée de Rohani à la 3e place et non à la 1ere place ! Il a aussi fait part du remerciement du Guide pour la réussite de ces élections !

Enfin, il a surtout surpris les chefs Pasdaran en annonçant la fin des décomptes des voix et en aboutissant à des résultats différents : les fondamentalistes et les réformateurs étaient presque à égalité avec 103 sièges pour les premiers, 93 pour les seconds et 24 sièges ambivalents (qui pouvaient donner la majorité aux premiers). Il s’est aussi laissé la possibilité d’un retournement en évoquant 68 candidats nécessitant un second tour (sans préciser sa date), se laissant de la marge pour changer d’opinion. Il a aussi annoncé la fin du mandat des élus actuels à 7 Khordad / 27 mai, accordant 3 mois au Parlement actuel qui est presque entièrement fondamentaliste de subsister pour s’agiter et provoquer l’escalade que ses réformateurs ne sauront engendrer.

Les nantis n’ont pas aimé la confirmation du schéma triangulaire de plus en plus axé sur les marchandages ; et de fait de cette désapprobation, la bourse est restée agitée.

Mais les fondamentalistes réduits à l’état d’un simple outil des ambitions du clergé n’ont pas agi selon ses attentes et ne lui ont pas offert l’escalade qu’il souhaitait. Ils se sont focalisés sur la corruption du gouvernement et sur son bilan économique, s’attelant à le briser dans le délai de 3 mois qui leur avait été accordé ! C’était rassurant pour les nantis paniqués. La courbe des taux a arrêté de chuter et s’est figée.

Au même moment, l’Organisation de Coopération Islamique dominée par l’Arabie Saoudite a annoncé une conférence extraordinaire sur la Palestine dans une semaine à Jakarta pour priver les mollahs de leur dernier moyen d’agitation !

Le ministre des Affaires étrangères du régime a annoncé sa présence pour provoquer les Saoudiens et une tournée régionale par la suite dans les pays musulmans pour développer l’escalade engendrée à Jakarta ! Il n’y avait rien de sûr et c’était trop loin. La courbe des taux a recommencé à chuter en raison de la preuve de l’impuissance des mollahs et leurs ministres. Ainsi, malgré une longue pause de 90 minutes en milieu de séances, la bourse a fini en krach avec 794 milliards de tomans de ventes (soit environ 200 millions de dollars des poches du régime vers ses paniqués).

En début de l’après-midi, un attentat a ensanglanté le quartier chiite de Bagdad normalement sous la protection du soi-disant terrible commandant Ghassem Soleymani !

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L’absence de toute manifestation de tristesse, de colère ou de solidarité a tout simplement confirmé la rupture du peuple avec l’islam et l’absence de troupes de base dans la milice des Pasdaran et son sous-ensemble de Bassidj ! Les mollahs et les chefs Pasdaran ont zappé cet attentat qui réactualisait leur impuissance et leur déclin !

Les Américains ont profité de ce passage à vide pour insister sur le terrorisme du régime lui-même en évoquant le dernier avertissement de FATF sur le régime. Ils ont aussi évoqué des sanctions pour la détention de l’ex-agent du FBI Levinson en Iran. Enfin, Ashton Carter a remis en cause tout deal en insistant sur la sécurité d’Israël.

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Mardi 1er mars 2016 – 11 Esfand 1394, le gouvernement a insulté les députés fondamentalistes qui l’avaient attaqué en affirmant qu’ils étaient humiliés, vaincus, perdus, murés dans le silence et la déprime !

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Le clergé annonçait la présence 36 constructeurs d’automobiles pour sa micro exposition automobile, déjà annoncée, dans l’espoir d’échapper à une nouvelle panique alors que son plan d’un Parlement divisé n’était pas encore opérationnel et sa puissance régionale était remise en cause par l’Arabie Saoudite et par Washington et ses moindres alliés !

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Dans Abrar, Rafsandjani essayait de calmer le jeu en annonçant l’adoption (prochaine) du budget de Rohani par le Parlement !!!! L’allié inattendu du clergé semblait bien peu efficace pour l’aider !

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Les chefs Pasdaran humiliés par l’attentat de la veille et leur incapacité à réagir avaient choisi la diversion en parlant de la régularité des élections de vendredi qui était une leçon de démocratie pour les Américains !

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Mais Washington était aussi présent ce matin dans la revue de presse des mollahs et leurs derniers proches par un article de Wall Street Journal les incitant à capituler en se servant de la coopération promise par le réformateur Aref avec tous les pays du monde !

Par ailleurs, le site américain Mother Jones (soit disant de gauche) montait la disposition de Washington pour une évolution au lieu d’une révolution de couleur en donnant la parole à la fausse opposante Shirin Ebadi, qui se disait la porte-parole du peuple, partisane d’une évolution du régime sans sortir du système islamique !

Enfin, Washington avait expédié ses alliés l’Autriche et la Roumanie vers les mollahs avec des projets d’achats de gaz qui laissaient supposer la relance le projet de gazoduc Nabucco, afin de s’allier l’Europe, casser le groupe 5-1 et éliminer ainsi son opposition à tout deal

L’offre comportait un problème : l’ouverture même limitée pouvait permettre au peuple de bouger et entraîner la chute du régime malgré les efforts de Washington !

Cependant il n’y eut aucune remise en case de la part du clergé et même des chefs fondamentalistes. Ils devaient le juger positif. Le commandant en chef des Pasdaran, Jaafari, s’est rendu sur le site des raffineries en chantier des phases 15 et 16 du gisement Pars Sud et y a affirmé son amour du régime et aussi les progrès réalisés malgré les embargos pour dire qu’il voulait faire partie de ce projet dont le volet politique était acceptable, mais qu’il pouvait aussi évoquer l’hostilité permanente de Washington et saboter le projet s’il était exclu du jeu avec ses camarades de la direction des Pasdaran !

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Les fondamentalistes ont aussi diminué leur remise en cause des résultats des élections ou du bilan de Rohani, car ils jugeaient positivement le projet de l’évolution du régime et sa rémunération par le gaz vendu aux Européens.

À 9h du matin Rohani, puis Zarif ont reçu le représentant de la Roumanie alors qu’Ali Larijani recevait un représentant de l’Autriche. L’objectif était de satisfaire Rohani pour le compte du clergé et de monter à Larijani que l’on ne cherche pas à le doubler.

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Les nantis ont aussi repris espoir, car ils pouvaient profiter de l’occasion pour se recycler en démocrates ou en soutien des agents de Washington pour sauver leur peau !

Mais Rohani et ses patrons ainsi que Larijani ont pris en compte leur impopularité et le risque de l’ouverture. Ils ont profité de la rencontre pour attaquer Washington en critiquant ses promesses non tenues et ses liens avec l’Arabie Saoudite. Les rencontres se sont terminées sans l’évocation du projet Nabucco !

Rohani s’est alors rendu à la minuscule exposition automobile organisée par ses collaborateurs. Il y a essayé une auto soi-disant propre de fabrication 100% iranienne. Pendant cette sortie verte, insinuant la sérénité du régime, il a surtout fustigé la xénophobie de certains (les fondamentalistes) puis, promettre a privatisation du secteur automobile iranien ou sa vente à bas prix aux constructeurs étrangers (européens et asiatiques) pour mettre en concurrence les Européens et les Chinois, et ainsi exploser les 5-1 ou d’en faire les partenaires du régime et ainsi montrer à Washington qu’il n’avait pas besoin de son offre d’ouverture qui n’était qu’une ruse pour faciliter une révolution de couleur dans 2 ans au moment des prochaines élections présidentielles.

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La bourse en faible chute grâce à ses espoirs (finalement déçus) a renoué avec la panique et fini en chute libre, car les mollahs avaient refusé une solution viable pour revenir à leur diplomatie de braderie du pays par Rohani qui n’avait rien apporté à personne ! La bourse, en chute sur une petite durée, a fini à 513 milliards de tomans de transactions soit une perte d’environ 180 millions de dollars pour le régime. C’était peu par rapport à la veille, mais laissait supposer un grand malaise en raison du volume qui restait relativement fort en considérant la durée limitée du crash. La pièce d’or a aussi crevé le plafond de 1 million de tomans, laissant entrevoir une vraie nervosité chez les nantis, durant le reste de la journée.

Washington très déçu par l’échec de son projet et les efforts des mollahs pour l’opposer aux 5-1 a fait adopter la résolution concoctée récemment avec la Chine contre la Corée du Nord en visant des complices en Iran insinuant la reprise des activités nucléaires secrètes par les mollahs ! Il a confirmé cette menace en faisant prononcer un verdict contre un récent achat secret de la poudre cobalt (ci-dessous) par les mollahs, préparant la voie à de nouvelles sanctions à leur encontre. Enfin, la marine américaine a promis des ripostes fortes si les Pasdaran capturaient encore ses soldats se montrant loin de toute ouverture pour promouvoir un deal avec ses derniers !

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Mercredi 2 mars 2016 – 12 Esfand 1394, le gouvernement qui sortait d’un échec cuisant a confirmait la poursuite de la ligne choisie en évoquant avec joie qu’il avait un Parlement composite représentant toutes les tendances !

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Le clergé a tenté d’assurer son avenir en rappelant que Rohani proposait la privatisation du secteur automobile iranien ou sa vente à bas prix aux constructeurs étrangers ! Il persistait dans une politique défectueuse et montrait qu’il était à court d’idées !

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Dans Abrar, Rafsandjani, heureux d’avoir été réintégré au régime soutenait Rohani en affirmant qu’il allait payer en avance les allocations d’aide à la consommation. Son soutien était d’un genre douteux, car cette allocation est bien insuffisante pour contrer la pauvreté, mais par ailleurs, elle est la seule revenue de 20% de la population. Rafsandjani rappelait ainsi la récession et la pauvreté sous la gestion de Rohani. Rafsandjani était revenu à une position critique alors que la situation du régime s’était aggravée !

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Les chefs Pasdaran étaient encore revenus à une position hostile en se moquant de la suffisance heureuse de Rohani alors que les sanctions étaient encore en place !

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Londres annonçait par ailleurs avoir organisé une conférence le 9 mars avec Seyf, le patron de la Banque centrale iranienne, et Nahavandian, le patron de la chambre iranienne de commerce pour encourager les investissements en Iran. Or, l’Angleterre n’avait pas besoin de cette conférence et pouvait comme d’autres pays ouvrir des négociations par une délégation politico-commerciale. Mais vu ses relations avec le régime, elle tentait d’agiter l’opinion pour provoquer des tensions au sein du régime et aussi amener Washington à sanctionner le régime ! Mais les deux hommes au service des mollahs ont accepté son invitation avouant de facto qu’ils étaient en difficulté et cherchaient aussi une tribune pour agiter l’opinion internationale contre Washington et ses pressions !

Washington a réagi au tac-o-tac en punissant Londres et en sanctionnant les mollahs dans un même geste. Comment ? Il a fait appel à l’Australie (qui veut sortir du giron anglais) pour remplaçant la promesse de la levée totale de ses sanctions par la suppression d’une micro sanction exonérant les exportateurs australiens de demandes d’autorisation pour les contrats inférieurs à 14,000 dollars, ce qui revient à dire qu’il a supprimé la levée des sanctions promise par l’Australie quelques jours après l’acceptation de l’Accord de Vienne par les mollahs !

Seconde sanction pernicieuse, l’Inde (allié de Washington par contrainte) a accepté de verser l’acompte de 150 millions de dollars demandé par les mollahs pour la construction proposée de sa part d’un port commercial à Chah-bahar, mais sans donner de date pour le transfert de cette somme aux mollahs.

Puis, le mae de la Roumanie s’est rendu chez Rafsandjani, « partisan d’un deal avec Washington » et réintégré pour cette raison par les mollahs. Washington voulait voir s’il pouvait relancer son projet de révolution de couleur lente et rémunérée par le gazoduc Nabucco (qui devait aussi neutraliser l’opposition de ses adversaires européens et désintégrer le groupe 5-1, qui est devenu un obstacle à ses ambitions).

Rafsandjani n’a pas accepté cette offre et a parlé de la « détresse des Palestiniens » et le risque d’un « nouveau terrorisme visant les gazoducs européens qui sont les artères vitales de l’Europe » ! Son interlocuteur a compris qu’il menaçait d’utiliser le Hezbollah contre l’Europe comme au temps où il faisait la loi au sein du régime. Rafsandjani était prêt à surenchérir pour forcer l’Europe à devenir l’allié par contrainte du régime et de lui, pour se mettre à l’abri et aussi regagner sa place forte afin de sauver son fils et aussi mieux négocier sa fuite avec Washington ! Rafsandjani confirmait qu’il jugeait la situation grave et le gouvernement, mais aussi le clergé bien inefficace et impuissant pour l’empêcher d’agir pour ses propres intérêts.

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Ce retour au terrorisme offensif pouvait être positif pour les nantis du régime (issus des services de répression et de terrorisme). Mais il n’y a pas eu d’unanimité à ce propos, car beaucoup de nantis étant issus du clan Rafsandjani, ils pouvaient payer à sa place son impertinence. De fait, la bourse a une journée fluctuante en dents de scie, des chutes et des reprises, et a fini avec à 783 milliards de tomans, dont 60% de ventes, donc environ 135 millions de dollars de pertes pour le régime !

Les mollahs ont eu une preuve par défaut que leur projet d’utiliser les tensions et les ambitions internes pouvait alléger ponctuellement leurs pertes. Cependant, ils n’ont pas pu exploiter l’agitation voulue par Rafsandjani dans son propre intérêt, car le mae de la Roumanie a esquivé toute polémique et feignant ne pas comprendre la menace déguisée de son interlocuteur.

Rohani alors en Conseil des ministres a paru, comme ses compagnons de jeu, bien peiné par l’échec international de la grosse provocation de Rohani qui remettait en cause le projet de parvenir à une escalade grâce à un Parlement divisé et agité ! La dernière carte du régime semblait vouée à un échec certain.

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L’ex-chef du Bassidj de Khorassan, Karimi-Ghodussi, élu fondamentaliste au prochain Parlement, a alors pris la parole pour présager que la nouvelle année iranienne qui va commencer le 29 mars serait encore une année de récession, car Rohani ne pourrait redresser la situation en trouvant le moyen d’enrayer les sanctions !

Le clergé, surpris par la volonté des fondamentalistes de continuer le combat contre son pion Rohani, a changé de sujet en parlant de l’arrivée prochaine (sans une semaine) de la période de deuil pour Fatemeh (la supposée fille de Mahomet) pour encourager l’unité interne au nom de l’islam.

Le fondamentaliste battu Elias Naderan (ex-chef milicien comme l’élu de Khorassan) a affirmait qu’il poursuivrait sa lutte contre la corruption, pour dire qu’il collaborerait avec ceux qui ont été élus afin de renverser Rohani et ses patrons cléricaux (pour mener une politique plus ferme ou changer le régime pour sauver sa peau).

Le clergé a encore esquivé la confrontation en inondant les médias de propos élogieux de la part de ses collaborateurs sur les élections de vendredi dernier !

Washington a été bien déçu que les mollahs ne changent pas de ligne malgré l’échec annoncé de leur plan d’un Parlement divisé et continue même de flirter avec les fondamentalistes ! Il a puni les mollahs via son allié australien en remettant en cause par le Parlement de ce pays le micro faveur sur les contrats de 14000 $ !

La chaîne CNN a aussi semé la déprime chez les mollahs et surtout leurs hommes d’affaires en révélant que la Chine avait augmenté ses importations pétrolières de 75% auprès des Saoudiens après le refus de son offre d’alliance stratégique par les mollahs !

Un haut responsable du Pentagone a aussi parlé des progrès balistiques des Pasdaran évoquant la nécessité de sanctions lourdes et plus d’inspection et d’espionnage pour enrayer ces progrès !

Enfin, le Congrès a accusé les mollahs de crimes atroces contre les civils syriens ouvrant la voie à des accusations imprescriptibles susceptibles d’empêcher toute possibilité même informelle de garanties de sécurité pour eux !

Mais après ces pures menaces, le PM turc Davout-Oghloo a annoncé sa visite vendredi à Téhéran pour parler de la région et l’augmentation du plafond du commerce à plus de trente milliards de dollars (relançant aussi l’offre rémunérée par Nabucco), laissant ainsi les mollahs face à un choix simple : plus de sanctions ou des cadeaux à gogo dans son sillon !

Le clergé a vu une vraie envie d’arrangement chez les Américains, car il y a peu la Turquie l’accusait de crimes atroces en Syrie ! Le clergé a fait appel à son ministre des affaires étrangères pour dénoncer, lors d’une conférence de presse, de nombreux problèmes avec Washington pour inciter ce dernier à lâcher du leste.

En l’absence d’une réaction de Washington, Ali Larijani a rencontré le mae de la Roumanie pour dénoncer la non-application des engagements de l’accord de Vienne par les 5+1. En agissant, ainsi il montrait que contrairement à (son ennemi) Rafsandjani, il était attentif et pleinement engagé à aider le clergé à aller vers l’avant !

Les 5+1 ont esquivé cette charge destinée à exploser leur groupe et permettre aux mollahs désespérés de se retrouver face à Washington pour un chantage ultime leur permettant d’obtenir un deal sans risque pour leur vie et leurs avoirs.

L’adjoint de Lavrov est aussi arrivé à Téhéran avec un air fâché sans doute pour mettre en garde les mollahs contre leurs tentatives de marchandages avec Washington !

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Jeudi 3 mars 2016 – 13 Esfand 1394, le gouvernement parlait de la mise en place d’un super prêt d’aide au mariage des jeunes (une des demandes des fondamentalistes) pour plaire à ces derniers afin de les récupérer pour provoquer une escalade et aussi pour dire que sa situation économique était bien (en réponse à la préférence saoudienne des Chinois). On avait clairement un coup publicitaire, mais il nous est paru idiot, car aucun jeune ne pouvait y souscrire en raison des mensualités de 2 millions de tomans, équivalentes à 3 mois de salaires d’un premier emploi, quels que soient les secteurs ! Rohani montrait seulement qu’il n’avait aucune compétence, qu’il était dépassé par les problèmes et improvisait sans réfléchir pour assurer son maintien au pouvoir !

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Le clergé montrait sa déception vis-à-vis de Rafsandjani en ne lui accordant aucune couverture. A la place de ce renégat, il avait mis en avant les critiques formulées par Zarif à l’encontre de Washington et les critiques d’Ali Larijani contre les 5+1. Étant donné que le clan de ce dernier détient le pouvoir judiciaire, le clergé lançait ainsi un avertissement à Rafsandjani qui a de nombreux dossiers pour corruption en suspens.

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Dans Abrar, Rafsandjani avait mis en avant son opposition aux moudjahidines du peuple (groupe américain islamo-marxiste dont il a fait partie et compte parmi les opposants au régime) pour dire qu’il n’avait pas d’ambitions personnelles et qu’il était au service du clergé. Il faisait aussi l’éloge du pouvoir judiciaire ! Il était visiblement au courant que l’échec de son offensive l’exposait à une possible sanction de la part du clergé voire de la part du clan Larijani (qui restait sur un échec) pour améliorer son alliance avec le clergé. Il aurait mieux dû choisir Zarif et Larijani pour sa une et en ne l’ayant pas fait, il a montré qu’il était paniqué et dépassé par les événements !

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Dans le supplément économique d’Abrar, Rafsandjani était aussi revenu à la promotion pure de Rohani, car il s’extasiait à la nouvelle idiote et même contreproductive du nouveau prêt inabordable pour les jeunes !

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En revanche, dans Javan, les chefs Pasdaran avaient aussi choisi les critiques de Zarif et d’Ali Larijani, espérant encourager la radicalisation du régime pour aller vers une vraie escalade ! Il dénonçait aussi l’explosion de la masse monétaire pour exiger la mise sous tutelle de Rohani qui semblait clairement dépassé par les événements.

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Rohani dépité a annoncé des achats d’armes notamment des T90 à la Russie pour rebondir grâce à un rapprochement avec Moscou ! Moscou n’a rien dit. Rohani a disparu des médias. Le clergé aussi !

Les chefs Pasdaran ont annoncé un grand rassemblement militaire pour le festival du Jeune Soldat sur la base Khatam-al-Anbia (dédiée à l’industrie et à la DCA du régime) pour évoquer un grande force active et réclamer plus de pouvoir. Le clergé n’a rien dit. Les chefs Pasdaran n’ont rien fait non plus pour surenchérir, prouvant qu’ils manquaient de troupe.

La semaine s’est ainsi terminée pour tous sur un constat d’échec alors que les élections et leurs résultats tactiquement forts devaient donner plus d’espoir de vigueur à tout le monde !

Les fondamentalistes ont profité de ce passage à vide pour charger encore Rohani, mais aussi Rafsandjani, pour le soutien reçu par Londres dans un article de la BBC persan sur leur lien avec Londres et ont demandé l’épuration de 600 agents anglais dans médias, en référence aux journalistes reconnus comme réformateurs, qui avaient osé dénigrer les ayatollahs Mesbah, Jannati et Yazdi. Les fondamentalistes utilisaient le contenu d’un article sans importance de la BBC pour désigner Rohani comme un traître, pareil à Rafsandjani, et forcer ses patrons à le désavouer ! Le clergé est resté silencieux puisqu’il ne savait que faire.

Alors que tout allait mal, les médias ont annoncé que l’ayatollah Abbas Vaez-Tabassi (2e fortune par corruption du régime), placé à la direction du richissime mausolée d’Emam Reza à Mashad, dominant aussi la région de Khorassan et ses richesses (dont le safran), hospitalisé depuis vendredi suite à un malaise respiratoire dû à son cancer, était mourant et les gens du régime lui rendaient visite. Ces visites étaient en fait motivées par l’envie de récupérer son poste ou figurer sur son testament !

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Rafsandjani qui était son allié, permettant ses larcins, s’est rendu à son chevet en compagnie de son petit-neveu Hassan Khomeiny (sans aucun lien avec le mourant) dans l’espoir de le faire désigner comme son successeur et ainsi s’emparer de sa fortune et se renforcer au sein du régime avant que sa récente bourde ne le fasse écarter encore de l’exercice du pouvoir. Mais il est arrivé un peu tard, Vaez était dans le coma depuis quelques jours !

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Vaez est mort plus tard dans la nuit. Rafsandjani est parti à Gorgan vers l’ayatollah Nour-Mofidi afin d’obtenir son soutien à ses projets, mais il n’y eut aucune déclaration en ce sens.

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Vendredi 4 mars 2016 – 14 Esfand 1394, le clergé malmené par les événements, venait de perdre l’un de ses piliers. Il avait une issue avec l’arrivée prévue du Premier ministre turc dans la soirée.

Mais la situation s’est compliquée encore, car la Russie craignant un accord sur Nabucco a retiré son offre de visa illimité permettant la fuite des mollahs et leurs nantis paniqués vers son territoire en cas de crise grave. Il a aussi annoncé l’arrivée lundi de son ministre de l’énergie Novak à Téhéran laissant présager un chantage contre les mollahs sur le plafond de production pétrolière pour empêcher toute signature sur Nabucco !

Autre mauvais coup international pour le régime, la France allait recevoir le prince héritier de l’Arabie Saoudite !

Les fondamentalistes continuaient à répéter les accusations de liens entre Rafsandjani et Londres pour mettre aussi en cause Rohani ! Le clergé a consacré son sermon à saluer les résultats de ses élections et aussi à critiquer les fondamentalistes afin de les calmer ! Il n’entendait pas leur céder ou encore renoncer à son plan.

Mais les fondamentalistes n’ont pas lâché le filon qui leur semblait susceptible de nuire à Rohani !

Finalement, le clergé, ne désirant pas discuter avec les fondamentalistes, par peur de les légitimer a fui toute polémique possible en annonçant la nouvelle de la mort de Vaez et s’est focalisé sur sa vie exemplaire et son œuvre incomparable pour fuir sa propre réalité bien accablante.

On a alors eu droit à une avalanche de condoléances et d’hommages à Vaez alors que les fondamentalistes ne lâchaient pas leurs attaques ! Finalement, le clergé a annoncé un grand enterrement pour Vaez samedi en présence du Guide et des hauts responsables du régime pour focaliser les attentions sur Vaez et non sur ses fondamentalistes enragés qui avaient trouvé le bon moyen pour se faire entendre.

Les chefs Pasdaran n’ont guère été présents dans le concert des hommages à Vaez. Ils étaient du côté des fondamentalistes ils ont aussi annoncé une grande manoeuvre de leurs commandos terrestres pour dire qu’ils étaient prêts à intervenir dans leurs propres intérêts pour permettre l’escalade qui échappait au clergé et à ses pions. Cependant, les images ont montré des troupes bien peu nombreuses et fort peu intimidantes.

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Les chefs Pasdaran étaient de fait théoriquement prêts à agir sans en avoir la capacité. Ils allaient sans doute renforcer les liens avec les fondamentalistes pour avancer leurs pions sur l’échiquier du régime ! Leur impuissance allait donc encourager les guerres et les fractures internes ! De fait, par leur impuissance et les efforts à entreprendre pour contrer le clergé, ils allaient doublement fragiliser le régime à un moment où tout allait très mal pour lui !

Ainsi, une semaine riche en promesses de tensions au service des mollahs finissait par des tensions fort nuisibles pour eux. Ces derniers ont compris qu’ils ne pouvaient pas utiliser les tensions dans leur seul intérêt. Il devait trouver mieux pour pouvoir tenir tête à Washington.

Washington conscient du désespoir des mollahs et la possibilité de nouvelles provocations de leur part, pendant la visite de son lieutenant turc, a retardé cette visite pour faire douter les mollahs et les dissuader d’agir. Dans le délai, il a aussi fait état de l’arrestation en Italie de 6 personnes impliquées dans l’achat de pièces à l’usage balistique interdites de vente aux mollahs.

Les mollahs allaient bien mal, car ils étaient exposés à de nouvelles sanctions et par ailleurs exposés à des coups et des tensions inattendus, tant du côté de leur ingérable nouvel allié Rafsandjani que du côté des fondamentalistes battus et leurs alter égo les chefs Pasdaran. Le clergé devait innover pour éviter une nouvelle semaine avec des tensions incontrôlables !

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résumé et conclusion(s) | Il y a une semaine, le clergé désespéré avait cru voir son avenir assuré par un plan de Parlement divisé pour pouvoir exploiter les ambitions contradictoires de ses rivaux et générer un régime en crise permanente afin d’aboutir à l’escalade nécessaire à ses intérêts sans que ses rivaux puissent profiter du résultat en raison de leur division.

Pour pouvoir aller vers le dialogue après les tensions, le clergé a finalisé son plan par un Parlement intégrant Rafsandjani et aussi avec des fondamentalistes moins nombreux que les réformateurs... mais ces derniers étant destinés au dialogue et par ailleurs, incapables de provoquer les tensions nécessaires, le clergé a accordé trois mois de mandats aux fondamentalistes qui étaient battus lors des dernières élections ! Ainsi, on passait d’un plan simple à une vraie usine à gaz !

Mais, ce plan devenu trop complexe a également été très vite contrarié par le refus des fondamentalistes enragés de jouer le jeu qui leur était imposé (d’être le moteur de la victoire de leurs rivaux). Au lieu d’attaquer l’accord de Vienne, ils ont focalisé sur leurs efforts contre Rohani cherchant la moindre faille pour le renverser dans les trois mois qui leur avait été accordé !

Le clergé n’a pu donc profiter des tensions internes pour marchander avec les amis suisses de Washington. La panique interne s’est intensifiée. Washington a proposé une évolution lente vers un changement en sa faveur accompagné d’un accord gazier avec l’Europe pour neutraliser le groupe 5-1 ! Les nantis étaient partants, car ils pouvaient avoir le temps de fuir, mais le clergé a refusé par peur que l’évolution lente ne débouche sur une révolte anti-régime incontrôlable ! La panique s’est intensifiée encore. Washington a durci sa position ! Rafsandjani a oublié ses engagements en faveur du clergé et a proféré des menaces terroristes contre l’Europe pour se hisser au premier plan et assurer ses propres intérêts !

Le clergé bien déçu par ce geste a tenté de provoquer une crise par son mae Zarif, mais il n’y est pas arrivé par la faute d’une nouvelle esquive américaine. Ali Larijani a tenté de casser avec les 5-1 et il n’y est pas parvenu. Le clergé a réalisé avec amertume qu’il avait surestimé son plan et ses capacités de gestion ! Il s’est retrouvé submergé par des tensions incontrôlables, en passe d’accélérer sa chute au lieu de le retarder et d’emporter la partie.

Il y a une semaine nous prédisions l’échec du plan du Parlement divisé en raison de l’hostilité des 5-1 de se laisser mener. Nous ne pensions pas que les tensions internes seraient aussi une source de problème pour le régime. La réalité a dépassé nos attentes. Mais le clergé a maintenu ce plan, car il n’en a pas d’autres. Nous voilà donc avec un régime qui va dans le mur et a comme seule solution d’appuyer à l’aveugle sur les pédales sans savoir ce qu’elles provoquent !