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Iran : La semaine en images n°416
Le régime des chèques sans provision

18.02.2016

Nouveau Résumé Historique (écrit le 17.02.2016)
+ Conclusions sur la semaine dernière !

-1973-1980 : une révolution américaine de couleur islamique
En 1979, les Américains ont entrepris de renverser le Shah car ses politiques régionales et ses projets pour l’Iran étaient contraires à leurs intérêts pétroliers. Ils entendaient mettre au pouvoir des activistes islamistes non cléricaux qu’ils finançaient depuis la création de l’OPEP par le Shah. Ces islamistes liés à Washington étaient hostiles à l’OPEP et partisans d’un régime révolutionnaire et interventionniste. Ils devaient lui permettre de dénationaliser l’industrie pétrolière iranienne, d’agiter et de déstabiliser l’Asie Centrale soviétique et chinoise, mais aussi de renverser les pétromonarchies créées par les Britanniques, et ainsi de prendre possession de plus de 80% des réserves d’hydrocarbures du monde.

Les Britanniques présents en Iran via le clergé chiite, les Qadjars, les Francs-maçons, les féodaux dont les Bakhtiaris, les Bazaris et la direction du parti communiste Toudeh ont participé à ce projet en faisant la promotion de leur ultra-islamiste en chef Khomeiny. Il s’est imposé au Conseil de la révolution. Puis Londres a éliminé les pions américains par des attentats organisés par Rafsandjani, le demi-frère de Khomeiny. Puis, grâce à la prise en otage des diplomates américains, Londres a enfin donné une identité anti-américaine à cette révolution voulue par Washington. Il a bloqué également le retour des pions islamistes de Washington par l’adoption de la doctrine de tutelle d’un grand ayatollah (du clergé) sur la république islamique de Washington.

Washington a alors commencé une véritable Guerre d’Usure Economique contre les mollahs, pour les mettre face à un risque de pénuries et de soulèvement afin de les amener à transférer les pouvoirs vers ses pions.

En réponse à cette guerre d’usure, Rafsandjani, le patron effectif du régime pour le compte des Britanniques depuis 1980, a commencé une politique de crises pétrolières et régionales pour user Washington, mais cette politique a seulement entraîné la rupture des jeunes y compris parmi les Pasdaran.

-Les années 80 & 90 : Rafsandjani vs USA
Amplification des problèmes & Fausse(s) modération(s) (année 90)| Rafsandjani inquiété pour son insuccès a pérennisé son pouvoir par la création du Conseil (plénipotentiaire) de Discernement de l’Intérêt du Régime, mais la persistance des pressions américaines, l’a amené à ouvrir les portes du CDIR à ses rivaux.

Sanctionné directement, Rafsandjani s’est écarté de la présidence de la république qui est un poste sans réels pouvoirs. Il a confié ce poste à son ex-responsable des assassinats politiques, -Khatami- et mis en place une STRATÉGIE DE FAUSSE MODÉRATION vis-à-vis de Washington. Rafsandjani (maître du jeu via le CDIR) a aussi établi des Alliances diplomatiques avec les Européens via la vente du pétrole à 15% de son prix. Enfin, il a aussi baissé le taux du dollar pour empêcher la fuite de nantis du régime paniqués par la persistance des sanctions.

Selon la volonté de Rafsandjani, le régime a cependant continué ses activités terroristes, sous la direction d’un certain -Rohani-, pour préserver sa capacité de nuisance régionale. Le régime s’est aussi tourné vers la -Russie- alors ruinée pour acheter des armes et tenir tête à Washington. La Russie a gagné beaucoup d’argent avec les mollahs, mais, consciente du fait qu’ils l’utilisaient pour forcer un arrangement avec Washington, elle ne leur a jamais vendu des armes très performantes comme les S-300 susceptibles de leur donner une vraie autonomie stratégique.

-Les années 2000 : Echec des pions de Rafsandjani
Cette fausse modération très biscornue de Khatami n’a pas permis à Rafsandjani d’engager Washington dans la voie de l’apaisement et ainsi obtenir la fin aux sanctions américaines. De plus, le dollar bon marché et la vente au rabais du pétrole ont anéanti toute production en Iran et ruiné le pays entraînant de nouvelles ruptures parmi les derniers Pasdaran recrutés.

En 2005, Rafsandjani, pressé par ses rivaux, est revenu, via un autre ex-collaborateur, Ahmadinejad, à la STRATRGIE DE L’ESCALADE (dans l’espoir de faire reculer Washington ou gagner le soutien de la Russie et de la Chine, pour entrer dans l’Organisation de Coopération de Shanghai afin d’avoir plus d’aisance dans ses marchandages avec Washington. La Chine et la Russie, conscientes d’être utilisées par le régime, ont refusé l’adhésion à l’OCS et ont même soutenu le transfert du dossier au Conseil de Sécurité de l’ONU pour avoir leur mot à dire sur les sanctions et autres pressions afin de contrôler aussi bien Washington que les mollahs.

Washington a profité de l’implication du Conseil de Sécurité pour entraîner toutes les grandes puissances dans ses sanctions bancaires. Le régime ruiné par les mauvaises politiques clientélistes de Rafsandjani s’est vite retrouvé en difficulté pour ses approvisionnements : il a décidé de geler les salaires et remonter les prix pour baisser la consommation afin de préserver ses stocks et échapper aux pénuries et aux émeutes fatales. Mais la première tentative de hausse de prix a entraîné des émeutes puis la rupture les jeunes engagés dans la milice anti-émeute par pauvreté.

-2007 : Sanctions des 5 membres du Conseil de Sécurité
Gestions de la Crise / Crises des Gestionnaires | En 2008, le régime était ainsi très fragilisé car sans défense. Ses dirigeants ont compris qu’ils ne pouvaient pas survivre, ils devaient fuir. Leur priorité a changé : obtenir des GARANTIES DE SÉCURITÉ ou l’IMMUNITÉ de la part de Washington pour fuir sans craindre des poursuites pour leurs crimes passés.

-2009 : Echec de Rafsandjani & sa fausse Révolution de Couleur
Clashs internes et Plans d’urgence | Rafsandjani a écarté Ali Larijani de la direction des négociations nucléaires pour privilégier ses propres chances d’obtenir les meilleures garanties de sécurité possibles. Ali Larijani a divulgué, par un tiers, la corruption de membres du CDIR et du clergé pour les renverser et avoir les mains libres pour marchander les meilleures garanties pour lui-même. Rafsandjani a neutralisé la menace en éliminant les proches de Larijani. Puis en 2009, pour s’éviter d’autres frondes internes, avec l’aide des Britanniques (BBC), il a tenté (encore) de sauver le régime par une (FAUSSE) REVOLUTION DE COULEUR VERT (couleur de l’islam) MOUVEMENT VERT pour revitaliser le régime et lui donner une nouvelle légitimité et de fait, amener Washington à abandonner ses sanctions. Mais l’opération lui a échappé et a seulement mis en valeur la rupture du peuple et des Pasdaran de base (aussi bien les vétérans que les plus jeunes recrues).

En 2010, Rafsandjani a continué en tentant une nouvelle (fausse) révolution Verte avec les pions de Washington pour la création d’un régime hybride qui n’eut aucun succès. Le peuple et les Pasdaran de base ont au même moment manifesté à l’occasion de l’anniversaire de Reza Shah, le fondateur de l’Iran moderne (et laïque), confirmant leur penchant pour une contre-révolution laïque. Les nantis du régime ont alors paniqué et ont commencé à brader leurs avoirs et acheter de l’or et des dollars pour quitter le pays avant que le régime ne tombe ou ne change de mains suite à un deal secret entre les dirigeants et Washington. Le régime s’est retrouvé avec un risque de banqueroute financière avec cette ENVIE (sans cesse grandissante et confirmée) DE FUITE DES NANTIS RIPOUX AVEC LEURS CAPITAUX.

Changement de Monture pendant la course | En 2012, Rafsandjani a lâché les Britanniques pour marchander avec Washington à propos de son rôle avéré dans l’attentat d’Amia, s’attirant leur foudre. Mais il n’a rien obtenu des Américains, il est revenu vers les Britanniques, ils lui ont concocté le projet de -Déviation-du-Régime-en-direction-du-peuple- afin d’obtenir son pardon et au passage, dans l’intérêt de Londres, saboter le régime islamique avant un deal avec Washington. Le peuple et les jeunes Pasdaran dissidents ont refusé ce projet opportuniste. Le projet de Déviation ne pouvait pas être continué.

-2013 : la Coalition des vaincus
Le « choix » de Rohani | Les chefs du clergé ont invalidé la candidature de Rafsandjani aux présidentielles rompant de facto leur lien historique (vieux de 170 ans) avec les Britanniques. Ils ont mis en avant son adjoint Rohani pour mener une synthèse des politiques précédentes combinant un bras de fer avec Washington (via le chantage nucléaire), la drague pétrolière des Européens, des Chinois et des Russes, et enfin, un soutien détendu à l’opposition interne faussement démocratique pour pouvoir à tout moment piloter un transfert de pouvoirs via une fausse révolution de couleur vers Washington (en cas d’un deal) ou encore pour amortir la chute du régime (en cas d’un soulèvement populaire).

Mais ce choix de retour aux solutions ratées du passé a amplifié les craintes des éléments insolvables des Pasdaran et des affairistes paniqués du régime. Rohani a dû s’allier aux Frères Larijani qui contrôlent les pouvoirs judiciaire et législatif pour contrer l’hostilité des chefs Pasdaran. Mais il ne leur a accordé aucune place à la table des marchandages avec Washington. En moins de 6 mois après l’arrivée de Rohani, le système est devenu très instable.

Washington qui a besoin d’un Iran islamique a alors proposé le GEL des SANCTIONS. L’Angleterre, la Russie mais aussi la France et enfin la Chine ont contré ce plan d’arrangement implicite des Etats-Unis avec les mollahs en imposant des critères de coopération inacceptables aux mollahs marchandeurs dans un cadre officiel nommé l’Accord de Genève. -On a ainsi assisté à la naissance d’une coalition informelle de-4-grandes-puissances rivales des Etats-Unis et membres permanents du Conseil de Sécurité (que nous appellerons les « 5-1 ».-

Rohani et ses patrons ne pouvaient pas refusé. Ils ont accepté avec l’idée d’alléger les sanctions et pouvoir relancer le bras de fer en remettant en cause leurs engagements, pour provoquer une crise et retourner dans un bras de fer avec Washington. Mais ils n’y sont pas parvenus. Les sanctions ont persisté. Les pénuries, la récession, les grèves et les ruptures internes se sont amplifiées. La contestation radicale du régime par le mouvement anti-voile a pu se développer grâce au manque de policiers et de Pasdaran fidèles. Dès lors, Rohani a souvent été contesté par ses rivaux les Larijani et les Pasdaran. Ils espéraient le virer pour prendre sa place et accéder aux marchandages avec Washington.

Washington a eu peur que ces échecs de Rohani et l’envie de fuite de ses rivaux détruisent le régime islamique utile à ses projets. Il a été même amené à tenter de dédiaboliser les mollahs terroristes en affirmant qu’ils luttaient contre Daesh !

Rohani et ses patrons cléricaux terroristes ont pris cela pour de la faiblesse. Ils se sont approchés de leurs rivaux pour relancer le Mouvement Vert mais ce projet voué à l’échec n’a pas trouvé de volontaire. Ensemble, ils ont aussi oeuvré pour le retour au terrorisme islamique régional, mais la Syrie et le Hezbollah n’ont pas suivi ! Enfin, ensemble ils ont baissé le prix du gaz à 1/60e du prix mondial pour attirer les investisseurs Européens et exploser le groupe 5+1. Mais la Russie a menacé les Européens d’arrêter ses livraisons de gaz ! Le joker tactique énergétique était HS. Le régime n’avait plus aucun joker. La panique interne s’est intensifiée : la bourse a chuté de plus de 80% et le 36e anniversaire de la révolution islamique a été boycotté à 100% ! Rohani et ses patrons devaient plier face à Washington !

-2015 : Signature de l’Accord de Vienne
Washington a alors intensifié ses efforts pour la dédiabolisation des mollahs et a tenté d’acheter leur départ par ses médiations commerciales via ses alliés de second ordre.

Les intérêts pétroliers des 5-1 étaient en danger. Ces derniers ont su être solidaires. Ils ont relancé le processus de dialogue et ont pu dominer le jeu et neutraliser durablement tout deal avec Washington en imposant aux mollahs, vaincus par leurs échecs, -l’Accord de Vienne- avec de nombreux engagements et un processus d’inspections lourdes sur plusieurs années.

Les mollahs ont encore accepté pour adoucir les sanctions, signer des contrats puis tout remettre en cause afin d’exploser ce front eurasien hostile de 5-1 pour décrédibiliser ce processus onusien et retrouver Washington...

Washington pris au piège ! a tenté d’échapper à la suprématie des 5-1 en émettant des oppositions par son Congrès ! Les 5-1 ont validé leur suprématie par l’adoption de la résolution 2231 au Conseil de Sécurité !

La panique a explosé : tout le monde vendait ! +300% de ventes ! Les ventes ont dépassé selon les sources officielles 1000 milliards tomans alors que 33% des entreprises encore actives à la bourse (dont toutes les plus importantes) avaient été exclues de vente pour limiter la casse. Ce krach a coûté 345 millions dollars d’or ou de devises aux mollahs ! Les tensions internes se sont amplifiées par l’émergence d’un front de jeunes parlementaires(menés par le député milicien Zakani) s’opposant à la gestion exclusive des mollahs.

Washington a proposé implicitement un blanchiment aux mollahs ainsi contestés en leur offrant l’inspection complaisante du site militaire de Parchin par eux-mêmes sous la direction de son pion onusien Amano ! Tous les responsables du régime, y compris les Parlementaires révoltés, ont joué de manière à finir dans l’équation d’un deal avec Washington ! La panique a explosé encore chez les nantis ripoux qui n’auront aucune place avec le retour des pions et les investisseurs américains. Mais l’opération « Amano-Parchin deal » a échoué car Washington ne pouvait accorder des garanties à tous les gens du régime.

Les mollahs désespérés ont fait appel aux chefs Pasdaran pour organiser l’escalade grâce à une bousculade mortelle lors du pèlerinage de Mena à la Mecque au moment où se tenait aussi la 70e l’AG annuelle de l’ONU à NY ! Mais l’opération des Martyrs de Mena a échoué grâce à l’esquive des Saoudiens, de leurs alliés et le reste du monde !

Les mollahs encore plus désespérés n’ont pas hésité de bloquer les négociations sur la Syrie (au détriment de leur allié Assad), afin de se poser en arbitre du jeu et obliger Washington à prendre en compte leurs conditions de reddition. Mais leur plan a encore échoué... Ils ont aussi perdu le soutien de Poutine.

Washington a puni cette fuite en avant des mollahs par un rapport de son pion Amano les accusant formellement d’activités nucléaires militaires entre 2003 & 2009, mais en laissant un flou sur la période courante pour laisser place à un deal.

Les 5-1 ont rappelé leur suprématie légale et onusienne dans le conflit avec les mollahs en entérinant l’Accord contraignant sur le nucléaire sur la base du rapport ambivalent d’Amano.

-2016 : Application tumultueuse de l’Accord de Vienne
Washington a repris la main en accusant les mollahs d’avoir violé la résolution 1929 du Conseil de Sécurité de l’ONU sur les missiles balistiques puis en évoquant de nouvelles sanctions à leur encontre. Il a aussi contré les 5-1 en réduisant la possibilité d’investissements en Iran par la limitation des visas de voyage pour leurs citoyens businessmen vers son territoire ! Les Français et les Anglais ont rejoint l’accusation pour ne passe laisser Washington mener le jeu et déblayer le terrain pour ses propres investisseurs. Les Russes et les Chinois ont laissé faire pour la même raison !

Sur un fond de récession, de contestation, mais aussi de boycotts populaires et internes de leurs événements, ils ont commencé à appliquer avec réticence les engagements pris à Vienne tout en cherchant à diviser les 5-1 avec des offres commerciales ou à engendrer une escalade régionale avec Washington par des provocations ! Les deux interlocuteurs (5-1 & États-Unis) n’ont pas cédé. Le régime tout entier s’était ainsi retrouvé dans un processus de capitulation lente.

Les chefs Pasdaran ont alors mis en avant leur puissance balistique pour engendrer la provocation qui échappait aux mollahs et leurs pions Rohani et Zarif. Ali Larijani a créé la coalition des fondamentalistes pour s’emparer du processus de négociations accaparé par le clergé. Les mollahs ont pris la direction de cette coalition en menaçant ses membres d’invalider leur candidature.

Mais l’incapacité de l’ensemble de ses groupes à mobiliser lors du conflit diplomatique avec l’Arabie Saoudite a rappelé à tous la nécessité de reprendre leur effort pour trouver une porte de sortie sécurisée du pays ! Ils devaient y arriver avant l’anniversaire de la révolution islamique qui est devenu la vitrine de leur impopularité !

Les mollahs étaient à court d’idées de provocation, les chefs Pasdaran ont tenté de dominer le jeu par la relance de la menace contre les pétroliers occidentaux. Ils ont capturé deux patrouilleurs américains, mais ils n’ont pas osé continuer en raison de la présence menaçante des porte-avions USS Truman et Charles de Gaulle.

Washington a profité de leur échec pour leur proposer la libération de ses soldats afin de les remercier pour « leur sens de responsabilité qui avait permis de préserver la paix régionale obtenue grâce au modéré Rohani », laissant entrevoir la possibilité de les réhabiliter, afin de les rassurer qu’ils pourraient quitter le pays sans danger pour leur vie ! Les Chefs Pasdaran ont cessé d’exhiber leurs missiles, mais les mollahs n’étaient pas ravis de se retrouver ainsi déclassés.

Les Chinois ont aussi eu peur que l’alliance américaine avec Rohani et les Pasdaran recyclés puisse accélérer la transition vers une République islamique américanisée. Ils ont annoncé la visite de leur président en Iran dès l’application de l’Accord-cadre pour une alliance avec les mollahs (le grand perdant de l’alliance) !

Washington les a doublés grâce à son pion européen Mogherini pour une rencontre à Vienne avec Zarif afin de régler les détails du deal en cours et aller vers un recyclage des mollahs par la libération de plusieurs prisonniers (espions) irano-américains. Les mollahs ont exploité l’intérêt des Chinois pour un nouveau chantage leur permettant de passer avant les chefs Pasdaran. Ces derniers ont repris leurs menaces pour rester en tête. Washington a arrêté son procédé de recyclage et a repris les menaces contre les mollahs mais aussi les chefs Pasdaran ! Les Chinois sont restés à l’écart de ces agitations. Les mollahs ont annoncé une tournée en Europe pour les pousser à s’engager à leur côté. Ils ne l’ont pas fait.

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La semaine dernière, le président chinois est arrivé à Téhéran avec la demande d’une alliance stratégique de très longue durée avec comme moyen de pression le refus de leur restituer les revenus pétroliers gelés au moment des sanctions ou les intégrer dans l’OCS.

Les mollahs ne pouvaient utiliser les Chinois pour faire plier Washington, l’offre chinoise les exposait à la perte de leurs milliards de dollars déposés dans les banques occidentales. Ils ont zappé les Chinois et ont misé sur la tournée européenne de Rohani pour exploser les 5-1 en s’approchant d’abord de l’Italie alliée à Washington puis de la France membre des 5-1. Ce plan a vite échoué en raison de l’absence d’engagements financiers italiens susceptibles d’inciter les Français à soutenir les mollahs aux dépens de leurs camarades des 5-1 ! La panique interne s’est intensifiée !

La Russie a invité le mae permanent du régime à Moscou pour voir si les mollahs plus désespérés que jamais acceptaient de devenir ses alliés stratégiques contre Washington. Ils ont accepté une rencontre, mais dans une semaine, car ils espéraient utiliser l’invitation russe pour susciter un soutien de la part des Français ou un changement de la part de Washington !

Washington n’a pas bougé et les Français ont utilisé la détresse des mollahs pour signer des contrats qui les dépouillaient sans leur accorder le moindre soutien ! Rohani avait dilapidé prématurément le dernier pécule sans lui obtenir le moindre avantage ! Les gens des autres clans, handicapés par son échec, ne se privaient pas de le qualifier d’incapable ou de traître.

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Cette semaine (29 janvier — 5 février 2016/10-17 Bahman 1394), les mollahs devaient gérer la crise provoquée par leur piètre champion. La crise risquait de s’amplifier dès lundi en raison d’absence de mobilisation pour la célébration du retour de Khomeiny en Iran et d’autres événements révolutionnaires que le régime appelle la décade de Fajr (Aube) ! Les mollahs et associés allaient donc broyer du noir ! Ils devaient trouver des manipulations pour cacher les boycotts à venir et des mesures pour limiter leurs effets.

Mais ils se sont juste battus pour assurer leurs intérêts sans s’occuper de leurs derniers serviteurs et ont aggravés leur situation ! Voici le récit fort instructif d’une semaine de crises qui a offert aux mollahs & associés une vue imprenable sur leur crépuscule.

Cette analyse a été proposée en émission radiophonique et diffusée en Iran le dimanche 7 février 2016 à 20h via la chaîne indépendante Radio Bidari basée en Suède.



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La semaine dernière, les mollahs ont eu un terrible choc en échouant dans le projet de diviser les 5-1 grâce à la vente de concessions donnant accès au « marché iranien » !

La principale raison de cet échec est que le « marché iranien » est une pure invention ! Ce marché existait avant la révolution islamique grâce à la dynastie Pahlavi qui avait modernisé le pays, cassé le monopole commercial du clergé, de la noblesse et de la féodalité, permettant l’émergence d’une classe moyenne et l’accès de la majorité des Iraniens à la consommation et à une vie confortable. Les mollahs ont cassé cette dynamique en s’emparant des outils de productions au bénéfice de leur famille ou clan. La classe moyenne est passée sous le seuil de pauvreté et le marché s’est résumé aux membres très restreints des clans au pouvoir !

Aujourd’hui, le seul marché qui intéresserait les Étrangers ne concerne pas les Iraniens, mais l’achat du pétrole, des minerais ou des produits spécifiquement iraniens comme le Safran ou encore de la main d’oeuvre bon marché pour des usines déficitaires en Occident. Les mollahs sont vus comme de bons partenaires, car ils sont faibles et condamnés à le rester par leur hostilité à la modernité, par leur corruption et enfin, par la faute des barrières dressées par Washington et par conséquent, de fait, ils sont prêts à tous les rabais en échange d’une protection diplomatique, plus un petit bakchich pour leur poche.

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L’intérêt de l’Iran d’aujourd’hui n’est pas d’y aller pour vendre des iPad ou des cosmétiques, mais de se servir à bas prix. Mais on parle de l’autre marché, car celui-ci est politiquement incorrect. De fait, la semaine dernière, les mollahs ne venaient pas pour acheter des biens, mais vendre des concessions et obtenir des protections !

Ce marché s’est développé à la fin des années 80 parce que Washington le jugeait utile pour que ses sanctions contre les mollahs (afin de les remplacer par ses propres islamistes) n’entraînent pas l’effondrement de l’islamisme qu’il juge indispensable pour dominer cette région et parvenir à ravir l’Asie Centrale à la Chine et à la Russie.

Mais aujourd’hui ce marché cynique est devenu impossible d’accès, car Washington estime qu’il a perdu son temps et a seulement donné du temps à la Chine et la Russie de tisser leurs réseaux en Asie Centrale. Washington doit accélérer sa mainmise et l’Iran et sa région. Il doit mieux isoler les mollahs c’est pourquoi il ne cesse de sanctionner ses alliés occidentaux pour les éloigner des mollahs et leurs offres tentantes d’accès à son pétrole, ses minerais et sa main d’oeuvre très bon marché.

Aucun État occidental n’ose défier Washington en raison des liens complexes qui les lient et en raison des réseaux tissés par les Américains dans ces pays notamment ceux d’Europe. Mais la Chine et la Russie qui seront les victimes de la mainmise de Washington sur l’Asie centrale et ne sont pas handicapées par les réseaux d’influences américains peuvent prendre cette initiative et sont prêtes à de lourds investissements pour sceller des alliances fortes et durables avec les mollahs.

La semaine dernière, les mollahs, bien que désespérés par leur impopularité et leur isolement, ont refusé une initiative chinoise richement dotée, car ils devaient moderniser (donc ouvrir le système) et se voir au final, éjectés. De plus, ils allaient de toute manière perdre l’accès à des dizaines de milliards de dollars détournés en 36 ans de pouvoir grâce à leur commerce cynique avec les Européens. Entre la vie ou la bourse, ils ont choisi la bourse, car sans elle, ils ne pourraient guère fuir très loin.

Ils se sont alors tournés par dépit vers les Européens : d’abord, en démarchant l’Italie aujourd’hui soumise à Washington puis la France qui lui tient tête au sein des 5-1, pour créer des conflits d’intérêts entre tous ses États, et ainsi échapper à leurs engagements et se donner une bonne marge pour relancer la crise et négocier un droit de fuite sécurisée du pays !

Mais ce plan fou des mollahs mené par Rohani a échoué, car l’Italie a refusé de signer les contrats propres à provoquer un conflit d’intérêts avec le groupe 5-1 ! Les mollahs ont nié leur échec par peur de perdre leur monopole du pouvoir et l’accès prioritaire aux marchandages pour sauver leur peau !

La France a profité de leur envie de briller pour leur vendre des biens et des services fort inutiles pour le « marché iranien » et sans aucun engagement diplomatique anti-américain susceptible de servir leur plan ! La France voulait bien grappiller des dollars, mais sans défier Washington !

Rohani n’avait pas seulement terminé sa mission en ayant dilapidé les avoirs longtemps attendus par ses collègues (pour faciliter leur fuite) sans avoir rien gagné au change, il avait montré les limites du régime. Il ne pouvait plus avancer grâce aux Européens trop soumis de Washington.

À quelques jours d’un nouveau désaveu populaire par le boycott de l’anniversaire du retour de Khomeiny et des suivantes étapes de la révolution islamique ; les nantis paniqués ou les responsables administratifs, qui sont au contact du peuple, ne pouvaient que ressentir de la peur et espérer ou même exiger une politique nouvelle !

Leurs dirigeants, mollahs et Pasdaran, pouvaient les sauver en choisissant la Chine ou la Russie et en renonçant à leurs milliards et sans doute à leur pouvoir dans cette association inégale. Ils pouvaient aussi les sauver en trouvant un consensus interne pour désigner des boucs émissaires et les livrer à Washington. Mais Washington n’étant pas un allié fiable, ils pouvaient sauver le plus grand nombre dans un processus pacifique en organisant un référendum pour rétablir la monarchie qui a le soutien du peuple.

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Mais vendredi dernier (29 janvier 2016 – 9 Bahman 1394), dernier jour de la semaine dernière, on n’a rien vu de ce genre. Les chefs Pasdaran ont encore parlé de nouveaux missiles et torpilles pour se mettre devant le clergé dans l’accès aux marchandages avec Washington ! Les Larijani ont souligné la braderie pétrolière via le nouveau contrat pétrolier ! Le fondamentaliste Zakani, proche des Pasdaran et courtisé par le clergé pour cesser ses attaques, a parlé d’un long endettement du régime par Rohani dans l’exercice du pouvoir pour l’isoler et obtenir un accès direct aux marchandages avec Washington !

Pour garder ce privilège, le clergé a rejeté le principe de l’importation effrénée de biens de l’étranger sans pour autant remettre en cause son pion défaillant Rohani. Il a aussi continué sa fuite en avant par l’affirmation qu’il était très populaire et s’attendait encore à une nouvelle mobilisation gigantesque en sa faveur le 11 février au moment de l’anniversaire de la révolution islamique et que cela serait la preuve de sa légitimité et une réponse à Washington !

Les chefs Pasdaran se sont félicités d’avoir humilié Washington par leur marine de guerre pour dépasser le clergé dans la course à l’anti-américanisme et s’approprier la propagande à venir sur l’anniversaire de la révolution islamique.

Washington s’est fâché des efforts des mollahs et des chefs Pasdaran pour continuer leur chantage à son égard. Il a mis un point final aux efforts de marketing des mollahs en affirmant qu’il s’opposerait au commerce illicite au regard de ses sanctions adoptées depuis les années 80 qui peuvent être renouvelées pour 10 ans fin 2016 ! Via le Wall Street Journal, il a aussi fait état de refus des Britanniques d’assurer les cargos des pays ou compagnies intéressés par le pétrole iranien ! Le Congrès a aussi demandé une plus stricte application de la loi de limitation de visa américain aux personnes partenaires des mollahs ! Enfin, l’État d’Arizona, qui héberge une très importante compagnie de service aérien a annoncé un embargo sur le régime !

Par ailleurs, les Emirats très proches de Washington, mais aussi des Saoudiens, ont aussi accusé les mollahs d’ingérence dans les affaires des États arabes demandant leur isolement et forçant Washington à passer des menaces à l’acte en adoptant des sanctions fatales à leur encontre.

Le régime se retrouvait sévèrement puni par Washington alors que ses dirigeants patinaient ou se battaient ! On pouvait présager une nouvelle panique ! Cette crise devait même s’amplifier rapidement, lundi, en raison de l’échec certain de commémoration de l’anniversaire du retour de Khomeiny en Iran et des événements qui ont permis la révolution islamique ! Les mollahs et leur pion défaillant de Rohani devaient opter pour l’une des trois solutions pragmatiques ou trouver des solutions inédites pour contenir Washington et les 5-1 pour rassurer leurs nantis paniqués !

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Samedi (30 janvier 2016 – 10 Bahman 1394), le journal IRAN (voix du Gouvernement) annonçait triomphalement 45 milliards de dollars de contrats avec l’Italie et la France comme s’il avait obtenu cette cette de la France ! Or, le gouvernement avait seulement promis ces sommes pour impliquer l’Italie et la France à ces côtés !

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Mais il y avait un problème : Rohani et son équipe avaient dépensé au-delà du budget qui leur avait été accordé, car le directeur de la Banque Centrale Iranienne (BCI) avait toujours dit qu’il restait 32 milliards de dollars des avoirs bloqués à l’étranger et de cette somme de 25 milliards de dollars lui appartenait (c’est-à-dire qu’elle était réservée aux clans du pouvoir) et seulement 7 milliards appartenaient au gouvernement pour être dépensés pour ses besoins et ceux des Iraniens ! Le gouvernement défaillant de Rohani annonçait donc en quelque sorte avoir dépensé les avoirs dus aux clans (les ayatollahs ou les chefs Pasdaran + leurs hommes d’affaires actuellement paniqués) pour acheter la présence des Français comme une assurance-vie pour le régime ! Les nantis paniqués étaient dépouillés et pouvaient même payer de leur poche pour le soutien sans garantie de la France ! On pouvait s’attendre à une méga crise de leurs pars et plus de vente pour quitter le régime réduit à les dépouiller pour se maintenir !

Le journal Tejarat plus proche de la BCI avait tenté de modérer la panique attendue en évoquant seulement 33 milliards de dollars de dépenses politiquement nécessaires !

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Le clergé était encore plus prudent en évoquant 20 contrats (20 assurances-vie) d’une valeur de 30 milliards de dollars et en évoquant aussi des contrats (donc des assurances-vie) avec la Chine (mis sans préciser le coût). Il mettait aussi en avant les missiles des chefs Pasdaran pour les flatter ou s’approprier leur force pour les dissuader de continuer !

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Rafsandjani, maltraité par tous les clans, parlait aussi de 30 milliards de dollars de contrats pour plaire à ses collègues du clergé !

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Enfin, les chefs Pasdaran qui avaient demandé 5 milliards de tous les clans contre leur soutien et ne les avaient pas obtenus affirmaient à raison que Rohani avait échoué pleinement sa mission, car tout cela ne profitait qu’à la France !

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Washington inquiet par les risques d’explosion du régime a tenté de rassurer les mollahs et leurs adversaires par la reprise des relations bancaires de son allié la Turquie avec les mollahs ! Le Singapour a aussi annoncé la fin de ses sanctions ! Mais tout cela n’était synonyme d’aucun revenu pour le régime.

Les Chefs Pasdaran ont continué leur projet de chantage en annonçant de nouveaux missiles et torpilles, images à l’appui !

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En l’absence, d’une réaction forte, ils ont annoncé une grande parade navale pour le lendemain dans la mer d’Oman !

Les proches d’Ali Larijani ont annoncé le blocage du budget de Rohani pour mettre une plus grande pression au clergé et passer devant les chefs Pasdaran ! Ils ont aussi envoyé leurs « Étudiants Justiciers » (ils sont une dizaine) manifester devant le ministère du pétrole pour concurrencer les étudiants de la milice universitaire proches des chefs Pasdaran. Ces derniers les ont arrêtés pendant quelques heures !

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Le clan Larijani a alors intensifié son offensive en lançant un ultimatum au clergé en annonçant un rapport sur l’application de l’accord de Vienne qui avait permis la reprise des relations économiques avec la France dont le rejet parlementaire de ses emplettes et une crise internationale si le clergé tardait à lui donner plus de pouvoirs.

Tout le monde cherchait à améliorer son accès aux marchandages avec Washington ! Les nantis se sont mis à vendre. Selon les rapports boursiers pourtant écrits de manière assez poétique et fuyante, il y avait trop de vendeurs ! Le gouvernement devait racheter les ventes pour calmer la panique. Il a bloqué les ventes 36 des 60 plus importantes compagnies et pu limiter la casse en dépensant 595 milliards de tomans, dont une partie sur ses propres entreprises, pour faire monter l’indice et prétendre qu’il y a une euphorie en raison du prétendu succès de Rohani en France, mais l’ampleur de vente a été telle que l’indice n’a pu rester positif. Au final, il a probablement versé près de 190 millions dollars aux paniqués sans même pouvoir sauver la face avec un indice en forte hausse !

Le clergé devait calmer le jeu, il a affirmé son refus de tout compromis avec Washington en exhibant le Guide Khamenei en pèlerinage sur le tombeau de Khomeiny pour une commémoration en avance du retour de ce dernier en Iran ! Mais cette occasion, on a un tombeau surélevé. Cela pouvait laisser supposer le rapatriement du cadavre de Khomeiny du mausolée chiite de Zeynab en Syrie en vue d’une rupture avec Assad pour aller vers Washington. Mais il pouvait aussi s’agir d’une expulsion demandée par Assad pour que les mollahs cessent de venir se mêler de ses affaires dans le but de mettre la pression à Washington !

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Le gouvernement du clergé a aussi organisé une conférence sur les opportunités offertes par l’accord de Vienne avec comme unique orateur le mae Zarif ! Mais cela n’a intéressé personne. Il était présent avec quelques amis. Ce qui indiquait que la crise allait continuer.

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Les chefs Pasdaran ont alors perdu un ancien chef des armées du régime (sous-lieutenant de l’armée impériale promu général par Khomeiny). Tous les clans ont présenté leurs condoléances pour s’approcher d’eux. Mais cela posait un problème : ils devaient à présent organiser un grand enterrement pour lui au risque de dévoiler leur manque de personnel fidèle !

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Dimanche (31 janvier 2016 – 11 Bahman 1394), le gouvernement affirmait que l’accord de Vienne qui avait permis d’établir de très fructueuses relations avec l’Europe ! Ce qui était faux ! Les nantis ne pouvaient qu’être déçus par la mauvaise foi de l’équipe Rohani !

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Le clergé avait mis en avant le pèlerinage du Guide sur le tombeau de Khomeiny et parlait aussi de 50 milliards de dollars d’investissements (étrangers) sur 5 ans pour calmer la panique par la promesse de l’étalement des dettes provoquées par Rohani !

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Rafsandjani se moquait de tout le monde en affirmant que l’accord de Vienne avait permis d’exporter 10 millions dollars de tapis vers la Californie !

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Les chefs Pasdaran se montraient incisifs avec le titre : des contrats avec les poches vides (une formule lancée par l’ex-chef Pasdaran Rezaï, complice de Rafsandjani) !

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Par ailleurs Keyhan, la voie des nantis ripoux paniqués titrait : tout au profit de l’Europe !

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Les Chefs Pasdaran avaient l’avantage, mais l’ont perdu, car leur défilé naval était ridicule ! On a compris qu’ils avaient sorti les formules percutantes pour détourner l’attention de la promesse bidon de leur puissance maritime, leur unique vraie assurance-vie !

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Les Chefs Pasdaran étant en difficulté, Ali Larijani a tenté de les exclure du jeu en adoptant une loi lui octroyant un droit de veto sur la nomination des responsables de postes sécuritaires ! Puis ses parlementaires ont remis en cause le projet de budget du 6e plan d’investissements annoncé par le clergé pour prendre l’ascendant au sein du régime ! Pour bien se faire entendre sur la volonté de provoquer une crise internationale pour assurer leurs intérêts, ils se sont aussi opposés à l’application des inspections des sites militaires par l’AIEA.

Les 5-1 se sont vus en danger d’être exclus de l’avenir de l’Iran, ils ont rappelé leur rôle central actuel en annonçant une rencontre lundi avec les gens du régime pour leur préciser quels produits ils pouvaient acheter ! Les mollahs dépités par cette rencontre ont affirmé qu’il s’agissait d’une demande de leur part pour une meilleure coopération avec les 5-1 ! Cela n’avait aucun sens. De plus, il affirmait reculer volontairement pour nier sa soumission !

Les ventes ont encore été très importantes à la bourse de Téhéran ! Le régime devait racheter les actions proposées à la vente pour apaiser ses paniqués. Il a encore bloqué des entreprises importantes pour limiter ses pertes et intervenu aussi sur ses actions pour faire décoller l’index, mais il a perdu plus de 170 millions de dollars sans pouvoir redresser l’index !

La Chine a alors montré un petit intérêt pour le régime par le lancement d’une ligne de transport maritime desservant le golfe Persique, mais pas seulement l’Iran. Cela signifiait que les mollahs étaient intéressants, mais pas exceptionnels, mais pouvaient le devenir !

Personne au sein du régime n’a répercuté l’annonce qui était un chantage chinois et faisait état de la faiblesse du régime !

On était alors à la veille de l’anniversaire de retour de Khomeiny en Iran. Le régime était certain de ne pouvoir organiser une grande commémoration et par ailleurs, les chefs Pasdaran pouvaient profiter du contexte pour faire des discours contraires à ses intérêts ! C’est pourquoi le clergé a tenté de les amadouer par une remise fort tardive de médaille par le Guide aux miliciens impliqués dans l’attaque contre US-Navy ! À cette occasion, on a pu voir qu’ils étaient très peu (8) et assez âgés (plus de 40 ans) !

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Rohani a aussi annoncé une visite sur le tombeau de Khomeiny pour souligner sa fidélité à ce dernier ! On a vu très peu des gens du gouvernement à ses côtés !

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Son porte-parole, présent à ses côtés, a alors parlé de restitution de 100 milliards de dollars au régime pour éviter une nouvelle ruée des paniqués vers le dollar par la vente de leurs actions !

Un peu plus tard, en début de soirée, le gouvernement a tenté de rassurer en inaugurant par son ministre de la culture le Festival cinématographique de Fajr. Il voulait montrer que le régime avait encore une bonne cote de confiance. On en a un peu ri, car il manque des miliciens avec des fusils et il montrait des intellectuels qui sont trop lâches pour le quitter !

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Lundi (01 Février 2016 – 12 Bahman 1394), on était le jour anniversaire du retour de Khomeiny en Iran en 1979. Normalement, le clergé mobilisait des écoliers à l’aéroport de Téhéran. Puis un cortège de centaines de policiers, de miliciens et de civils en moto devaient se rendre au cimetière Behesht-Zahra où Khomeiny a fait son premier discours (contre ses collègues pro-américains). On retrouvait là un grand rassemblement de tous les dirigeants politiques, les chefs Pasdaran, les députés et des ambassadeurs étrangers, qui avaient auparavant visité le tombeau de Khomeiny !

Mais depuis 2007, en raison de la baisse du nombre des fidèles au régime, les mollahs ont supprimé la mobilisation des enfants et le grand rassemblement politique à Behesht-Zahra, et les ont remplacés par un petit rassemblent dans un des petits halls de l’aéroport Mehrabad de Téhéran et le cortège des policiers et des miliciens est devenu le cortège d’une trentaine de motards miliciens !

Le gouvernement ne parlait pas de ce retour pour dissimuler l’absence de mobilisation et de sa légitimité ! Il parlait de 100 milliards de dollars d’avoirs (qui n’existait pas) !

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Le clergé parlait du succès de son Festival de Films dédié au retour de Khomeiny remplaçant son manque de soldats par ses agents de propagande cinématographique ! Il évoquait le rétablissement du réseau bancaire Swift pour rassurer les nantis qu’ils pourront sortir leur magot d’Iran. Et enfin, il niait tout dialogue avec Total pour mettre la pression aux Français !

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Rafsandjani ne parlait pas non plus de l’anniversaire de son demi-frère Khomeiny ! Il soutenait le succès de Rohani puisque les chefs Pasdaran avaient échoué et les Larijani ne faisaient que menacer sans pouvoir concrétiser leurs menaces !

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Les chefs Pasdaran parlaient des médailles reçues la veille et aussi du retour de Khomeiny via un reportage sur la joie de quelques écoliers. Ils étaient contents que les mollahs l’aient admis dans leur sphère et ils les aidaient par la fausse nouvelle de la mobilisation des enfants en montrant moins d’une vingtaine d’écoliers décorant leur classe "à cette occasion" !

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Mais cette mobilisation n’était visible nulle part, car pour la première fois, il n’y avait aucun cortège et zéro visite sur le tombeau de Khomeiny. Il y avait aussi très peu de gens à l’aéroport ! Salehi, le responsable du programme nucléaire, présent pour le gouvernement, était bien inquiet !

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Les chefs Pasdaran avaient rompu avec le clergé et retenu leurs derniers miliciens d’aller au défilé ou sur le tombeau de Khomeiny ! Ils ont confirmé la rupture, en remplaçant ces rituels par un événement à leur propre gloire : la cérémonie de la fin de formation des nouvelles recrues de la police, une cérémonie qui a lieu à la fin de l’été ! Il faisait un temps ensoleillé. On a vu 3 jeunes policiers avec le chef de la Police par un temps ensoleillé, et des milliers de jeunes policiers par un temps gris sur une photo par ailleurs trafiquée ! On avait donc une cérémonie factice avec des images d’archives pour prétendre que la police avait pu restaurer son autorité !

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On avait donc le rejet du Khomeinisme du clergé, mais aussi un manque d’alternative du côté des chefs Pasdaran pour un islamisme militariste.

Rafsandjani s’est vite rendu à l’aéroport pour prendre la parole contre le clergé et le principe de l’invalidation des candidatures et l’élimination de son neveu et protégé Hassan Khomeiny (qui serait prêt à pactiser avec Washington). De quel droit avez-vous invalidé quelqu’un de cette famille qui a fait la révolution ? Nous avons tous des dettes à cette famille (qui est la sienne) ! D’où tirez-vous votre propre validation ?

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En fait, la réponse à sa dernière question était simple : c’est Khomeiny qui leur avait donné ce pouvoir de surveillance des élections pour éliminer les islamistes pro-américains, résidus de la révolution islamique. Par ailleurs, Rafsandjani lui-même avait utilisé ce filtrage pour des élections sur mesure pour lui-même et ses pions (Khatami, puis Ahmadinejad aujourd’hui grillés pour avoir appliqué à la lettre ses demandes sans cesse changeantes) !

En résumé, dans cette intervention, Rafsandjani remettait en cause une décision fondamentale de Khomeiny pour relancer le petit fils de ce dernier partisan d’une capitulation face à Washington ! Ce fut la stupeur dans la salle ! Mais personne n’a commenté ou protesté, car tous étaient désespérés et espéraient une porte de sortie !

Le site américain d’info Bloomberg a alors encouragé le changement par un article et des témoignages de Bazaris affirmant qu’il n’y avait aucune amélioration de l’accord de Vienne et qu’il n’y en aurait pas, car le système était corrompu et mal fait ! Washington ne prenait donc pas parti directement pour Rafsandjani !

Dans le même temps, les Anglais (ex-protecteurs de Rafsandjani) ont insisté sur le côté voyou du régime initié sous Rafsandjani pour encourager Washington à renforcer ses sanctions notamment à son encontre ! Les Anglais ne soutenaient donc pas Rafsandjani !

Rafsandjani était seul ! Tout le monde s’est mis à critiquer son discours et ses projets implicites de capitulation face à Washington, mais sans demander de mesures à son encontre comme si tout le monde espérait faire la même proposition plus tard !

Ali Larijani est allé plus loin que tout le monde par des cris d’Allah Akbar et de « Mort à l’Amérique » au Parlement pour célébrer le retour de Khomeiny et bombarder le come-back raté de Rafsandjani ! Il a aussi invité le milicien général médaillé chargé de l’attaque navale contre les vedettes américaines pour signaler sa disposition de s’allier avec la milice et empêcher son cavalier seul !

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Les deux clans ont commencé à collaborer par la remise en cause du contrat d’achat des Airbus et par cette vidéoviol, où il est précisé que ces avions n’ont aucune utilité pour le pays car seulement 5% des Iraniens prenaient l’avion et le plus grand nombre est sous le seuil de la pauvreté vivotant grâce à l’allocation mensuelle d’aide à la consommation d’un montant de 45000 Tomans (15 $) ! Ils ont laissé supposer la perception de commission par Rohani et Zarif, mais aussi une sorte de rançon payée à la France...

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Le régime s’éparpillait le jour du début de la commémoration de la révolution islamique ! Le clergé a expédié son mae plénipotentiaire Velayati en Russie pour solliciter l’aide de Poutine. Le voyage était programmé depuis la semaine dernière au moment de l’échec de Rohani en Italie, mais il n’y avait pas de date précise.

Washington a puni ce virage vers Moscou par une nouvelle insinuation émise par l’organisation Statfor évoquant une possible déviation du programme nucléaire iranien sur le site militaire de Parchin. Washingtion a aussi frappé le régime par un verdict condamnant le régime par la cour d’arbitrage de la chambre internationale de commerce à payer 900 millions de dollars d’amende à la Turquie et aussi lui accorder une baisse de 15% dans un ancien contrat gazier avec ce pays !

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En résumé, on avait un régime sévèrement boycotté, instable, en guerre interne et enfin sévèrement puni par Washington ! La panique s’est amplifiée et le gouvernement a continué à racheter les actions vendues (tout en bloquant les plus grosses entreprises) pour satisfaire les paniqués sans se ruiner. Grâce à son intervention notamment des achats anticipés d’actions susceptibles d’être bradées par les actionnaires désespérés, le gouvernement a empêché l’effondrement de la bourse. L’index est même monté en flèche, mais en dents de scie. Compte tenu des chiffres annoncés, nous avons estimé qu’il avait cette fois offert 218 millions de dollars aux paniqués et que depuis le début de la semaine (après l’échec en France), le régime était dans un schéma de distribution des 25 milliards de dollars des avoirs des clans du régime à leurs membres paniqués !

Mais Velayati n’a rien obtenu à Moscou ! Il n’a même pas pu s’approcher de Poutine ! Washington a oublié l’insinuation de Stratfor ! Mais Rohani qui avait subi une gifle a alors réuni les 3 pouvoirs autrement dit les 2 frères Larijani pour les engager à simuler l’unité pour rassurer les gens que le régime ! Mais à la vue des images et la froideur de la rencontre, cela ne semblait pas gagné !

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Puisque Poutine ne se montrait pas (pour mettre le régime sous pression et le forcer à s’engager à ses côtés). Et Rohani semblait en difficulté, Washington a estimé avoir une occasion de récupérer le régime ! Il a changé d’attitude en s’approchant du régime avec une rumeur de prix Nobel pour le négociateur Salehi !

Mais en l’absence d’une réponse et surtout en raison de la poursuite des efforts de Velayati pour rencontrer Poutine, Washington a adopté une position plutôt intimidante en condamnant la médaille donnée la veille au général-milicien changé de l’attaque contre les marines, il a annoncé sa conviction que l’ex-agent du FBI Levinson était toujours détenu par les mollahs (laissant présager de nouvelles sanctions non nucléaires qui furent d’ailleurs évoquées quelques heures plus tard par le Washington Post). Enfin la cour fédérale a remis en question la libération d’une des personnes au moment de la finalisation de l’accord de Vienne, pour laisser entendre la possible remise en cause de processus de la normalisation entre les deux pays !

Le gouvernement était alors boycotté, divisé, lâché par Moscou et puni par Washington ! Il a annoncé le plein soutien de Pékin en raison de la création d’une ligne de transit marin pour lui ! Ce qui était rassurant, mais faux. Le gouvernement a aussi annoncé un interview de Rohani le lendemain à 21 heures. Ce dernier entendait calmer la panique et éviter une nouvelle distribution de dollars grâce à la promesse sous-entendue d’un choix pragmatique de virage vers Pékin ou Moscou ! Il gagnait du temps en attendant un miraculeux changement de la part de l’un de ces deux grands interlocuteurs !

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Mardi (02 Février 2016 – 13 Bahman 1394), le gouvernement boycotté par ses derniers soldats, malmené par ses rivaux et puni par la Russie et les États-Unis, tentait de rassurer et gagner du temps en mettant en avant début réussi du Festival cinématographique de Fajr affichant au lieu de féroces miliciens ses intellectuels qui sont trop lâches pour le quitter ! Une plus forte crise était prévisible !

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Le clergé avait inventé un mini rassemblement de jeunes sur le tombeau de Khomeiny avec une photo qui n’avait été publiée par aucune agence du régime ! Il mettait aussi en avant des propos pro-Khomeiny d’Ali Larijani pour montrer sa disposition pour une alliance afin de l’éloigner de chefs Pasdaran ! Le clergé ne faisait que confirmer son instabilité et sa peur d’une alliance à son encontre ! Par ailleurs, il n’y avait pas un mot sur la déviance de Rafsandjani comme si le clergé envisageait la même chose !

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Rafsandjani avait aussi oublié sa déviance ratée et le contexte difficile pour mettre en avant Larijani (qui est son ennemi politique et judiciaire) pour le flatter dans l’espoir qu’il ne charge pas plus son dossier judiciaire !

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Les chefs Pasdaran avaient zappé Washington et le contexte difficile contre lequel ils ne pouvaient rien ! Mais ils allaient en avant en se moquant de Rafsandjani sous le titre du « Créancier à l’Aéroport » pour bien signifier qu’il était sorti du jeu en raison de son échec, qu’il ne lui restait qu’à partir déjà en exil et que par conséquent eux-mêmes étaient (malgré leur manque de soldats) les seules alternatives !

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En somme, le pouvoir et l’opposition restaient sur leur propagande sans tirer les conclusions du boycott et la panique de la veille !

Les chefs Pasdaran devaient organiser l’enterrement de leur ex-patron de l’armée, Salimi, et ce fut sans éclat par l’absence de mobilisation du sein de l’armée et la milice. Les mollahs étaient aussi absents. Ali Larijani était là, mais sans les 35 députés encore présent au Parlement ! Cet enterrement raté éliminait l’alternative Pasdaran ! Ils ont un peu étoffé la participation grâce au Photoshop !

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Les chefs Pasdaran devaient aussi organiser dans le cadre de la décade révolutionnaire de Fajr (aube) un rassemblement avec des milliers miliciens sportifs blessés à la guerre et leurs familles. Ce fut aussi un échec et une preuve supplémentaire qu’ils n’ont plus de troupes !

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Ils ont alors annoncé l’organisation d’un mariage pour 165 couples de miliciens au mausolée de Khomeiny (suivi de leur départ tous frais payés en lune de miel) pour provoquer un rassemblement de 330 familles (plusieurs milliers de personnes autour de Khomeiny sous leur direction), mais ils n’ont pu trouver que 7 couples et une centaine de personnes ! Les pauvres engagés dans la milice et impayés depuis leur rupture ne se laissaient pas acheter !

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Les ventes ont encore augmenté à la bourse, le régime est intervenu en versant de facto l’équivalent de 250 millions de dollars à ses paniqués ! On frôlait le milliard de dollars de rançon aux paniqués ! Le régime se ruinait et pouvait, in fine, capituler, offrant de facto le Moyen-Orient et l’Asie Centrale donc 55% des ressources mondiales d’hydrocarbures aux Américains.

La Russie a précisé non officiellement à Velayati qu’elle pourrait envisager seulement une relation stratégique avec l’Iran ! Les autres puissances de 5-1 n’ont pas protesté, car aucun ne veut d’une hégémonie énergétique américaine ! Mais les mollahs n’ont pas répondu, restant de fait uniquement préoccupés par la perte de leurs avoirs personnels dans les banques occidentales et asiatiques de pays alliés à Washington !

Les Allemands ont alors annoncé la visite de leur mae Steinmeier en Iran le soir même pour « réconcilier les mollahs et l’Arabie Saoudite » afin de les sortir de leur isolement et calmer la panique qui les ruinait et pouvait entraîner leur capitulation ou de nouveaux cas de déviation !

Cette intervention n’a pas plus aux adversaires de Rohani, car il pouvait se stabiliser ! L’ambitieux fondamentaliste Zakani, qui veut certainement la direction du Parlement, a demandé à Rohani de lui répondre dans l’intervention télévisée prévue ce soir pour préciser le montant exact des avoirs débloqués après l’entrée en vigueur de l’Accord (feuille de route) de Vienne !

Rohani a retardé son intervention pour voir ce que donnerait la visite de Steinmeier, s’il allait plus loin dans l’effort de sauvetage du régime par l’annonce de grands investissements allemands ou une invitation officielle à Rohani en Allemagne pour signer des contrats à Bonn.

Mais Steinmeier n’a rien dit de tel et a insisté sur le rapprochement avec l’Arabie Saoudite, car son pays la considère comme un « partenaire insider » pour limiter l’action islamiste américaine. Les mollahs auraient aimé être ces partenaires stratégiques et comme ils ne pouvaient l’obtenir, ils ont essayé de provoquer une crise en accusant encore l’Arabie Saoudite le principal soutien au terrorisme islamique (ce qui d’ailleurs est leur propre cas).

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Steinmeier a mis fin à la discussion et a nié d’avoir tenté de réconcilier les mollahs avec les Saoudiens. Il est cependant resté dans l’espoir qu’une nouvelle crise à la bourse rende les mollahs plus raisonnables !

Puisque la visite de Steinmeier n’avait pas renforcé le régime et ne lui avait pas permis de provoquer une escalade, le régime restait en difficulté. Rohani devait rassurer par la propagande et des promesses pour gagner du temps !

Tout d’abord, il a affirmé que comme l’avait dit le Guide 60% des problèmes du pays ne pouvaient se résoudre par l’Accord (et donc par les avoirs obtenus), car il fallait réformer les techniques de gestion des affaires, ce qu’il avait commencé, mais cela demandait beaucoup de temps ! Puis, il a annoncé avoir réussi à imposer une relation stratégique de 25 ans à a Chine puis à ferrer les Européens pour financer ses efforts ! Au passage, il a justifié ses récents achats comme étant un moyen pour faire entrer de la technologie en Iran ! Enfin, il a aussi rejeté la question sur le montant des avoirs débloqués, en précisant que « l’on avait dit 100 milliards, mais qu’ils soient « plus » ou « moins », cela ne changeait rien », car personne ne voulait les dépenser pour les affaires courantes du régime », mais les étrangers allaient relancer l’économie avec les chanceux agents du secteur privé !

En résumé, devant des journalistes avec des questions sur mesure fournies par ses collaborateurs, le président des mollahs a éludé ses promesses de reprise économique et a dit préserver au moins 60% des derniers avoirs du régime pour les nantis paniqués avec l’espoir qu’ils soient apaisés et cessent de lui faire les poches ! Le clergé allait payer les nantis pour éliminer leur envie de dissidence et continuer son chantage vis-à-vis de Washington !

Washington a riposté en désignant via Al Monitor les chefs Pasdaran comme la principale force régionale.... laissant ainsi entendre de nouvelles sanctions contre eux ! Il a aussi reparlé de la détention de l’agent Levinson en Iran pour étendre sa pression à tous les clans ! Il a enfin frappé très spécifiquement Rohani par la possible remise en cause du paiement de 1,7 milliards de dollars pour les récentes libérations de prisonniers au moment du deal ! Puis il a encore rappelé sa disposition pour un deal par une invitation du ministre de l’Économie Tayebnia au Japon pour d’éventuels contrats avec ce pays !

Les mollahs n’ont pas dit merci et ont attribué l’invitation japonaise comme le résultat de leur résistance à Washington !

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Mercredi (03 Février 2016 – 14 Bahman 1394), Rohani continuait sa fuite en avant dans le monde magique de la propagande en mettant en avant son interview monologue sur la belle part faire au secteur privé !

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Le clergé tentait de plaire à Steinmeier en citant que Rohani avait rejeté toute ambition pour dominer la région, mais chercher des coopérations pour une région forte !

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Rafsandjani flattait encore le clan Larijani en rendant hommage à ses chasses (judiciaires) aux sorciers et tentaient d’intégrer sa coalition avec les chefs Pasdaran en critiquant l’achat d’Airbus au prétexte que la BCI n’avait pas accordé le budget nécessaire à Rohani !

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Les Chefs Pasdaran, qui avaient raté leur ascension par l’absence de mobilisation la veille en leur faveur, étaient encore dans le genre incisif en déplorant des questions selon le souhait de Rohani !

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Enfin, Keyhan, la voie des nantis ripoux paniqués, relevait sur un ton moqueur que Rohani avait dit : tout irait bien bien, car le président Hollande a promis de créer des millions d’emplois pour les jeunes iraniens ! Les Chefs Pasdaran conseillaient à Rohani de mettre ses espoirs en quelqu’un de plus performant !

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On avait encore un régime divisé avec des alliances instables et changeantes.

Dans Express, Londres a aussi désigné les chefs Pasdaran comme la 8e force militaire au monde pour remonter l’opinion américaine contre eux pour empêcher Washington de pactiser avec eux et même le forcer à les sanctionner et ainsi détruire le régime qu’il entend préserver et prendre en main pour dominer le Moyen-Orient et l’Asie Centrale !

Steinmeier a alors rendu visite à Rohani pour voir s’il s’alignait sur les positions communes d’Allemagne et la Grande-Bretagne à propos de la Syrie (sans doute pour un mandat commun sur ce pays et la région). Rohani n’a pas lâché le jeu de chantage en vue de garanties de sécurité de la part de Washington. Steinmeier l’a quitté sans l’inviter en affirmant qu’il jugeait sa visite pertinente, mais tout le monde en Allemagne n’en était pas convaincu à 100% ! Politesse diplomatique pour laisser une possibilité de révision si les intérêts allemands l’exigeaient !

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Rohani était humilié ! Les Chefs Pasdaran et le clan Larijani ont repris les attaques sur l’achat des Airbus long-courrier A380 qui n’avaient aucune utilité pour l’Iran et qui allaient coûter 36 millions de dollars par mois en location, plus 29,000 dollars par heure de vol ! Les chefs Pasdaran ont aussi souligné la cachoterie maladive de Rohani en annonçant qu’il venait de parler d’une relance de vente de gaz à la Turquie alors que ce pays avait obtenu grâce à la chambre internationale de commerce près de 1 milliard de dollars d’indemnité et une baisse de 15% sur le prix du gaz acheté en Iran !

Les chefs Pasdaran ont alors proposé comme alternative à ce menteur et ses mensonges, la rétribution d’un budget de 25 milliards de dollars à leur milice pour de véritables grands projets de reconstruction du pays !

La somme était obtenue par la BCI et destinée à être partagée entre les mollahs dirigeants et les paniqués. On a compris que les chefs Pasdaran exigeaient les derniers pécules du régime en échange de leur silence sur les problèmes du moment ! Ils entendaient prendre l’argent et fuir peut-être vers Moscou ou Pékin !

Le clergé a alors retardé la finalisation de sa liste des fondamentalistes, car ils craignaient leur adhésion aux chefs Pasdaran pour avoir une part des 2 milliards de dollars ! Puis il a fait appel au vieux chef Pasdaran Shamkhani qui le sert pour venir chez le Guide et insister ensemble sur le rôle central du clergé et sur leur attachement mutuel à leur identité révolutionnaire islamique, une formule des chefs Pasdaran, afin de nier la fracture évidente avec eux !

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Rohani et ses ministres ont paru bien moroses au conseil des ministres qui avait lieu alors !

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Re-panique aussi à la bourse de Téhéran chez les nantis qui avaient longtemps misé sur le soutien des chefs Pasdaran et ils s’avéraient pires que les mollahs. Les ventes ont augmenté selon les rapports faits dans des sites indépendants d’analyse boursière. On a perdu le nombre et la liste des entreprises retirées de la vente ! Le gouvernement a ainsi limité la casse en versant seulement l’équivalent de 230 millions de dollars aux paniqués pour calmer leur inquiétude. Mais il n’a pas pu leur fournir assez de dollars et le taux du billet vert a été également censuré. On a supposé qu’il était probablement près de 4000 tomans, un seuil ultra critique atteint au moment du choix de Rohani (comme président) et signifiait un état de désespoir total chez les hommes d’affaires du régime !

Le porte-parole du gouvernement a rassuré ces derniers en annonçant le départ de Zarif à Londres pour une conférence, sur la Syrie, au Chatham House, l’équivalent anglais de Council on Foreign Relations (le plus grand think tank américain où se définissent les diverses politiques internationales américaines). Le gouvernement laissait affirmer que Londres, en tant que haut responsable des 5-1, avait décidé d’écouter la position du régime sur la Syrie et donc accepter de sauver le régime pour contrer la mainmise américaine sur la région !

Washington a puni le régime par l’hésitation de son allié le Canada à lever ses sanctions contre le régime ! Mais, en revanche, 3 sénateurs républicains hostiles au régime ont aussi annoncé une demande de visas proposant de facto des négociations aux mollahs insinuant un arrangement avec leur parti qui semble pouvoir gagner les prochaines élections américaines !

Les mollahs ont respiré ! Leur régime devait alors organiser la journée de l’aérospatiale. Leur pion Rohani, mais aussi les chefs Pasdaran qui dévient y participer n’ont annoncé aucun lanceur qui sont potentiellement des missiles balistiques pour montrer leur disposition pour un deal direct avec les républicains ! Via Rohani, les mollahs ont aussi proposé un Joint Comprehensive Plan of Action bis ou national à tous les autres composants du régime pour éviter qu’ils le doublent dans les négociations directes proposées par Washington et fuient avec le magot les laissant devant le peuple en colère et décidé à les lyncher !

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À Moscou n’a pas aimé le silence balistique des mollahs et des chefs Pasdaran pendant la journée de l’aérospatiale du régime ou encore le Joint Comprehensive Plan of Action bis pour une fuite sans tracas ! Poutine a enfin reçu Velayati. Il n’y eut aucune déclaration positive de sa part. L’administration russe a aussi mis au conditionnel les offres de coopérations faites au régime. En revanche, Velayati insistait sur l’intérêt pour la Russie d’une alliance stratégique avec le régime. On a compris qu’il avait essayé de faire chanter Poutine pour obtenir son soutien sans engager le régime pour renforcer la position du régime dans le chantage contre Washington et cela avait fâché Poutine et provoqué la décision de suspendre les offres faites aux mollahs !

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Jeudi (04 Février 2016 – 15 Bahman 1394), le journal Iran porte-parole du gouvernement, avait mis en avant le Joint Comprehensive Plan of Action bis (Barjam 2 en iranien) pour éviter le cavalier seul des Chefs Pasdaran après le mauvais coup de Poutine qui affaiblissait le régime et précisait l’urgence de fuir pour chaque clan !

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Le clergé allait aussi dans le même sens en précisant que la veille, le Guide avait exprimé son attachement à l’identité révolutionnaire (invoquée par les chefs Pasdaran en réponse à toutes déviations) ! Visiblement, le clergé suppliait les chefs Pasdaran de rester à ses côtés, car il était certain qu’ils joueraient en faveur de leurs propres intérêts.

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Rafsandjani insistait aussi sur son identité révolutionnaire islamique, mais pour faire oublier sa bourde de lundi !

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Les Chefs Pasdaran avaient entendu les supplications des mollahs : ils affirmaient que ces derniers avaient légitimé leurs actions à venir !

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Dans la foulée, ils ont annoncé de nouveaux missiles et le drone d’attaque Shahed 129 (Témoin 129) d’une portée de 2000 km (capable de frapper toutes les bases régionales de Washington).

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Cela avait déjà été annoncé, mais cela est tout simplement impossible, car le régime n’a pas de satellite militaire, mais les autres clans en particulier les mollahs n’ont rien dit, car ils ne cessent de revendiquer cette capacité de nuisance dans le cadre de leur chantage face à Washington. De fait, les Pasdaran étaient capables de saboter tous les efforts du clergé pour marchander et se plaçaient en première ligne face à Washington !

Le jeune fondamentaliste bouillonnant Zakani a lâché le clergé en affirmant que Rohani n’avait rien obtenu pour le régime ! Les vieux Pasdaran alliés à Rafsandjani ont aussi rejoint ce front actif en remettant en cause le contrat des A380.

Washington a désamorcé tout risque d’escalade en insistant via la direction de l’AIEA le très bon déroulement des inspections en Iran sans aucun problème de la part de ces chefs Pasdaran qui se montraient irascibles ! Le Japon a aussi évoqué la volonté d’investir en Iran ! Puis le chef pro-américain de l’ONU Ban Ki-moon et enfin, Kerry ont intercepté Zarif avant son intervention à la tribune de Chatham House pour éviter de tenir des propos excessifs pour reprendre l’avantage sur les chefs Pasdaran et profité de sa tribune pour faire un chantage.

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On ignore évidemment ce qui a été dit par Kerry, mais il a sans doute précisé qu’ils ne pourraient pas offrir des garanties de sécurité à tous les ayatollahs, car Zarif n’a pas montré de souplesse dans son discours à la tribune de Chatham House et a préféré continuer le bras de fer avec Washington !

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Washington a esquivé la confrontation souhaitée par les mollahs par une approche mi-forte : son allié canadien a levé les sanctions conformément à l’exigence de Joint Comprehensive Plan of Action de Vienne, mais il a aussitôt adopté 6 nouvelles sanctions contre leur régime ! Par ailleurs, la candidate en difficulté Hillary Clinton a aussi qualifié les mollahs de terroristes et a rejeté toute normalisation des relations avec eux si elle était élue.

Les Anglais n’ont nullement soutenu le régime qui venait lui-même de saboter les possibilités de deal avec Washington ! C’était un coup dur pour les mollahs ! Ils avaient mal interprété l’invitation anglaise à Chatham House. Les chefs Pasdaran pouvaient remettre en cause leur gestion ou du moins celle de ses pions Rohani et Zarif. Les mollahs ont maintenu Zarif à Londres au prétexte de discussions avec les responsables anglais insinuant qu’ils allaient soutenir le régime ! Cependant se doutant que les adversaires internes allaient se moquer d’eux, ils ont encore repoussé la finalisation de leur liste des fondamentalistes pour empêcher d’autres députés à suivre l’exemple de Zakani !

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Vendredi (05 Février 2016 – 16 Bahman 1394), le clergé se retrouvait ainsi bien malmené et démuni à 6 jours de l’anniversaire de la révolution islamique. Cet anniversaire avait été boycotté à 100% l’année passée par le peuple et les derniers serviteurs du régime n’avaient osé se montrer et cela avait entraîné un méga crash !

Cette année, cet anniversaire effrayant pour les mollahs allait avoir après le dernier jour de l’activité hebdomadaire de la bourse iranienne, mais avec les divisions du régime et l’envie pressante de trahison de l’identité révolutionnaire islamique par tous ses composants, les mollahs pouvaient s’attendre à des crashs tout au long de la semaine et le devoir de satisfaire la soif du dollar pour éviter des crises plus fortes. Ils étaient à la veille de la tempête du siècle.

Washington devait profiter de cette extrême fragilité du régime sans lui donner trop d’espoir pour éviter qu’il se braque. Il a ouvert une petite porte vers un petit deal par l’annonce de la visite dimanche du Premier ministre de son allié atlantiste, la Grèce, qui est fortement endettée, en vue d’investissements en Iran ! Washington laissait le régime dans 24h de crises avant de négocier !

Zarif a pressé les Anglais de faire des gestes positifs. Ils ont évoqué un réchauffement sans rien lui accorder ! Velayati, toujours à Moscou dans l’espoir d’un revirement de Poutine, a encore insisté sur l’intérêt d’une relation stratégique pour la Russie. En réponse, les Russes ont même mis en veille les offres de coopération dans la recherche universitaire avant de le renvoyer à ses expéditeurs comme un chèque sans provision !

Le clergé avait failli et avait mis le régime en danger. À 6 jours de l’anniversaire de la révolution islamique, il a consacré son sermon politique de vendredi à la nécessité de rester uni pour manifester tous ensemble au moment de l’anniversaire de la révolution islamique puis voter dans un mois pour éviter la victoire des ennemis. Il a posé la manifestation comme une vitrine des résultats de législatives censées légitimer le régime !

Dans la foulée, le clergé a aussi annoncé une révision des invalidations offrant à ses rivaux une part de pouvoir pour les inciter à se mobiliser à ses côtés malgré leur peur de manifester sans l’apport des derniers miliciens du régime. Mais se doutant qu’il n’y aurait personne d’assez courageux, le clergé a aussi mis en avant un nouveau parti politique réformateur rejetant tout slogan et privilégiant le peuple pour préparer son éventuelle déviation vers le peuple si ses amis les chefs Pasdaran décidaient de le lâcher en fuyant vers l’Est ou en faisant eux-mêmes leur révolution.

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Résumé et conclusion(s) | Le régime des mollahs qui avait échoué à diviser les 5-1 restait sous leur autorité et ne pouvait marchander avec Washington ! L’absence de mobilisation interne pour l’anniversaire du retour de Khomeiny a rappelé à ses dirigeants que les derniers miliciens et leurs hommes d’affaires songeaient à la fuite et l’adhésion à la contre-révolution pour sauver leur peau !

Les chefs Pasdaran ont mis le feu au régime en révélant que Rohani avait dilapidé les derniers pécules du régime sans obtenir le moindre soutien de la part des Français (membres des 5-1) et que ce groupe avait privilégié de dépouiller le régime comme s’il ne croyait pas à sa survie ! La panique s’est amplifiée. Le gouvernement a dû déverser près d’un milliard de dollars sur ses nantis paniqués pour les retenir à ses côtés ! Les chefs Pasdaran ont exigé la part du lion pour rester au détriment des nantis paniqués provoquant une plus grande crise.

Londres (l’un des moteurs des sanctions des 5-1) a offert une tribune au régime sur la question syrienne encourageant sa fuite en avant pour saboter les possibilités de capitulation et d’arrangement avec Washington puis a renvoyé le représentant du régime chez lui comme un chèque sans provision ! Moscou en a fait autant. Les mollahs et les chefs Pasdaran secoués par l’impossibilité de diviser les 5-1 ont failli avoir une syncope en constatant que ces derniers, jadis leurs parrains, n’avaient rien à faire de leur survie, et que par des formules diplomatiquement correctes ils les envoyaient balader, espérant les renvoyer comme de vieux chèques sans provision tout simplement à la poubelle de l’histoire, pour effacer leur dette au peuple et assurer leur avenir avec l’équipe suivante.

Les mollahs et les chefs Pasdaran savent qu’il est trop tard pour manifester ou voter, ils sont vus comme des déchets à éliminer et les portes se fermeront une par une pour eux. Ils devront se méfier les uns des autres et se tirer dessus pour éviter de rester sur place ! Voici venu le temps des trahisons pour ces vieux chèques sans provision dont personne ne veut !