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Iran : La semaine en images n°413
Les mollahs & les Pasdaran en eaux troubles !

28.01.2016

Nouveau Résumé Historique (écrit le 14.01.2016)
+ Conclusions sur la semaine dernière !

-1973-1980 : une révolution américaine de couleur islamique
En 1979, les Américains ont entrepris de renverser le Shah car ses politiques régionales et ses projets pour l’Iran étaient contraires à leurs intérêts pétroliers. Ils entendaient mettre au pouvoir des activistes islamistes non cléricaux qu’ils finançaient depuis la création de l’OPEP par le Shah. Ces islamistes liés à Washington étaient hostiles à l’OPEP et partisans d’un régime révolutionnaire et interventionniste. Ils devaient lui permettre de dénationaliser l’industrie pétrolière iranienne, d’agiter et de déstabiliser l’Asie Centrale soviétique et chinoise, mais aussi de renverser les pétromonarchies créées par les Britanniques, et ainsi de prendre possession de plus de 80% des réserves d’hydrocarbures du monde.

Les Britanniques présents en Iran via le clergé chiite, les Qadjars, les Francs-maçons, les féodaux dont les Bakhtiaris, les Bazaris et la direction du parti communiste Toudeh ont participé à ce projet en faisant la promotion de leur ultra-islamiste en chef Khomeiny. Il s’est imposé au Conseil de la révolution. Puis Londres a éliminé les pions américains par des attentats organisés par Rafsandjani, le demi-frère de Khomeiny. Puis, grâce à la prise en otage des diplomates américains, Londres a enfin donné une identité anti-américaine à cette révolution voulue par Washington. Il a bloqué également le retour des pions islamistes de Washington par l’adoption de la doctrine de tutelle d’un grand ayatollah (du clergé) sur la république islamique de Washington.

Washington a alors commencé une véritable Guerre d’Usure Economique contre les mollahs, pour les mettre face à un risque de pénuries et de soulèvement afin de les amener à transférer les pouvoirs vers ses pions.

En réponse à cette guerre d’usure, Rafsandjani, le patron effectif du régime pour le compte des Britanniques depuis 1980, a commencé une politique de crises pétrolières et régionales pour user Washington, mais cette politique a seulement entraîné la rupture des jeunes y compris parmi les Pasdaran.

-Les années 80 & 90 : Rafsandjani vs USA
Amplification des problèmes & Fausse(s) modération(s) (année 90)| Rafsandjani inquiété pour son insuccès a pérennisé son pouvoir par la création du Conseil (plénipotentiaire) de Discernement de l’Intérêt du Régime, mais la persistance des pressions américaines, l’a amené à ouvrir les portes du CDIR à ses rivaux.

Sanctionné directement, Rafsandjani s’est écarté de la présidence de la république qui est un poste sans réels pouvoirs. Il a confié ce poste à son ex-responsable des assassinats politiques, -Khatami- et mis en place une STRATÉGIE DE FAUSSE MODÉRATION vis-à-vis de Washington. Rafsandjani (maître du jeu via le CDIR) a aussi établi des Alliances diplomatiques avec les Européens via la vente du pétrole à 15% de son prix. Enfin, il a aussi baissé le taux du dollar pour empêcher la fuite de nantis du régime paniqués par la persistance des sanctions.

Selon la volonté de Rafsandjani, le régime a cependant continué ses activités terroristes, sous la direction d’un certain -Rohani-, pour préserver sa capacité de nuisance régionale. Le régime s’est aussi tourné vers la -Russie- alors ruinée pour acheter des armes et tenir tête à Washington. La Russie a gagné beaucoup d’argent avec les mollahs, mais, consciente du fait qu’ils l’utilisaient pour forcer un arrangement avec Washington, elle ne leur a jamais vendu des armes très performantes comme les S-300 susceptibles de leur donner une vraie autonomie stratégique.

-Les années 2000 : Echec des pions de Rafsandjani
Cette fausse modération très biscornue de Khatami n’a pas permis à Rafsandjani d’engager Washington dans la voie de l’apaisement et ainsi obtenir la fin aux sanctions américaines. De plus, le dollar bon marché et la vente au rabais du pétrole ont anéanti toute production en Iran et ruiné le pays entraînant de nouvelles ruptures parmi les derniers Pasdaran recrutés.

En 2005, Rafsandjani, pressé par ses rivaux, est revenu, via un autre ex-collaborateur, Ahmadinejad, à la STRATRGIE DE L’ESCALADE (dans l’espoir de faire reculer Washington ou gagner le soutien de la Russie et de la Chine, pour entrer dans l’Organisation de Coopération de Shanghai afin d’avoir plus d’aisance dans ses marchandages avec Washington. La Chine et la Russie, conscientes d’être utilisées par le régime, ont refusé l’adhésion à l’OCS et ont même soutenu le transfert du dossier au Conseil de Sécurité de l’ONU pour avoir leur mot à dire sur les sanctions et autres pressions afin de contrôler aussi bien Washington que les mollahs.

Washington a profité de l’implication du Conseil de Sécurité pour entraîner toutes les grandes puissances dans ses sanctions bancaires. Le régime ruiné par les mauvaises politiques clientélistes de Rafsandjani s’est vite retrouvé en difficulté pour ses approvisionnements : il a décidé de geler les salaires et remonter les prix pour baisser la consommation afin de préserver ses stocks et échapper aux pénuries et aux émeutes fatales. Mais la première tentative de hausse de prix a entraîné des émeutes puis la rupture les jeunes engagés dans la milice anti-émeute par pauvreté.

-2007 : Sanctions des 5 membres du Conseil de Sécurité
Gestions de la Crise / Crises des Gestionnaires | En 2008, le régime était ainsi très fragilisé car sans défense. Ses dirigeants ont compris qu’ils ne pouvaient pas survivre, ils devaient fuir. Leur priorité a changé : obtenir des GARANTIES DE SÉCURITÉ ou l’IMMUNITÉ de la part de Washington pour fuir sans craindre des poursuites pour leurs crimes passés.

-2009 : Echec de Rafsandjani & sa fausse Révolution de Couleur
Clashs internes et Plans d’urgence | Rafsandjani a écarté Ali Larijani de la direction des négociations nucléaires pour privilégier ses propres chances d’obtenir les meilleures garanties de sécurité possibles. Ali Larijani a divulgué, par un tiers, la corruption de membres du CDIR et du clergé pour les renverser et avoir les mains libres pour marchander les meilleures garanties pour lui-même. Rafsandjani a neutralisé la menace en éliminant les proches de Larijani. Puis en 2009, pour s’éviter d’autres frondes internes, avec l’aide des Britanniques (BBC), il a tenté (encore) de sauver le régime par une (FAUSSE) REVOLUTION DE COULEUR VERT (couleur de l’islam) MOUVEMENT VERT pour revitaliser le régime et lui donner une nouvelle légitimité et de fait, amener Washington à abandonner ses sanctions. Mais l’opération lui a échappé et a seulement mis en valeur la rupture du peuple et des Pasdaran de base (aussi bien les vétérans que les plus jeunes recrues).

En 2010, Rafsandjani a continué en tentant une nouvelle (fausse) révolution Verte avec les pions de Washington pour la création d’un régime hybride qui n’eut aucun succès. Le peuple et les Pasdaran de base ont au même moment manifesté à l’occasion de l’anniversaire de Reza Shah, le fondateur de l’Iran moderne (et laïque), confirmant leur penchant pour une contre-révolution laïque. Les nantis du régime ont alors paniqué et ont commencé à brader leurs avoirs et acheter de l’or et des dollars pour quitter le pays avant que le régime ne tombe ou ne change de mains suite à un deal secret entre les dirigeants et Washington. Le régime s’est retrouvé avec un risque de banqueroute financière avec cette ENVIE (sans cesse grandissante et confirmée) DE FUITE DES NANTIS RIPOUX AVEC LEURS CAPITAUX.

Changement de Monture pendant la course | En 2012, Rafsandjani a lâché les Britanniques pour marchander avec Washington à propos de son rôle avéré dans l’attentat d’Amia, s’attirant leur foudre. Mais il n’a rien obtenu des Américains, il est revenu vers les Britanniques, ils lui ont concocté le projet de -Déviation-du-Régime-en-direction-du-peuple- afin d’obtenir son pardon et au passage, dans l’intérêt de Londres, saboter le régime islamique avant un deal avec Washington. Le peuple et les jeunes Pasdaran dissidents ont refusé ce projet opportuniste. Le projet de Déviation ne pouvait pas être continué.

-2013 : la Coalition des vaincus
Le « choix » de Rohani | Les chefs du clergé ont invalidé la candidature de Rafsandjani aux présidentielles rompant de facto leur lien historique (vieux de 170 ans) avec les Britanniques. Ils ont mis en avant son adjoint Rohani pour mener une synthèse des politiques précédentes combinant un bras de fer avec Washington (via le chantage nucléaire), la drague pétrolière des Européens, des Chinois et des Russes, et enfin, un soutien détendu à l’opposition interne faussement démocratique pour pouvoir à tout moment piloter un transfert de pouvoirs via une fausse révolution de couleur vers Washington (en cas d’un deal) ou encore pour amortir la chute du régime (en cas d’un soulèvement populaire).

Mais ce choix de retour aux solutions ratées du passé a amplifié les craintes des éléments insolvables des Pasdaran et des affairistes paniqués du régime. Rohani a dû s’allier aux Frères Larijani qui contrôlent les pouvoirs judiciaire et législatif pour contrer l’hostilité des chefs Pasdaran. Mais il ne leur a accordé aucune place à la table des marchandages avec Washington. En moins de 6 mois après l’arrivée de Rohani, le système est devenu très instable.

Washington qui a besoin d’un Iran islamique a alors proposé le GEL des SANCTIONS. L’Angleterre, la Russie mais aussi la France et enfin la Chine ont contré ce plan d’arrangement implicite des Etats-Unis avec les mollahs en imposant des critères de coopération inacceptables aux mollahs marchandeurs dans un cadre officiel nommé l’Accord de Genève. -On a ainsi assisté à la naissance d’une coalition informelle de-4-grandes-puissances rivales des Etats-Unis et membres permanents du Conseil de Sécurité (que nous appellerons les « 5-1 ».-

Rohani et ses patrons ne pouvaient pas refusé. Ils ont accepté avec l’idée d’alléger les sanctions et pouvoir relancer le bras de fer en remettant en cause leurs engagements, pour provoquer une crise et retourner dans un bras de fer avec Washington. Mais ils n’y sont pas parvenus. Les sanctions ont persisté. Les pénuries, la récession, les grèves et les ruptures internes se sont amplifiées. La contestation radicale du régime par le mouvement anti-voile a pu se développer grâce au manque de policiers et de Pasdaran fidèles. Dès lors, Rohani a souvent été contesté par ses rivaux les Larijani et les Pasdaran. Ils espéraient le virer pour prendre sa place et accéder aux marchandages avec Washington.

Washington a eu peur que ces échecs de Rohani et l’envie de fuite de ses rivaux détruisent le régime islamique utile à ses projets. Il a été même amené à tenter de dédiaboliser les mollahs terroristes en affirmant qu’ils luttaient contre Daesh !

Rohani et ses patrons cléricaux terroristes ont pris cela pour de la faiblesse. Ils se sont approchés de leurs rivaux pour relancer le Mouvement Vert mais ce projet voué à l’échec n’a pas trouvé de volontaire. Ensemble, ils ont aussi oeuvré pour le retour au terrorisme islamique régional, mais la Syrie et le Hezbollah n’ont pas suivi ! Enfin, ensemble ils ont baissé le prix du gaz à 1/60e du prix mondial pour attirer les investisseurs Européens et exploser le groupe 5+1. Mais la Russie a menacé les Européens d’arrêter ses livraisons de gaz ! Le joker tactique énergétique était HS. Le régime n’avait plus aucun joker. La panique interne s’est intensifiée : la bourse a chuté de plus de 80% et le 36e anniversaire de la révolution islamique a été boycotté à 100% ! Rohani et ses patrons devaient plier face à Washington !

-2015 : Signature de l’Accord de Vienne
Washington a alors intensifié ses efforts pour la dédiabolisation des mollahs et a tenté d’acheter leur départ par ses médiations commerciales via ses alliés de second ordre.

Les intérêts pétroliers des 5-1 étaient en danger. Ces derniers ont su être solidaires. Ils ont relancé le processus de dialogue et ont pu dominer le jeu et neutraliser durablement tout deal avec Washington en imposant aux mollahs, vaincus par leurs échecs, -l’Accord de Vienne- avec de nombreux engagements et un processus d’inspections lourdes sur plusieurs années.

Les mollahs ont encore accepté pour adoucir les sanctions, signer des contrats puis tout remettre en cause afin d’exploser ce front eurasien hostile de 5-1 pour décrédibiliser ce processus onusien et retrouver Washington...

Washington pris au piège ! a tenté d’échapper à la suprématie des 5-1 en émettant des oppositions par son Congrès ! Les 5-1 ont validé leur suprématie par l’adoption de la résolution 2231 au Conseil de Sécurité !

La panique a explosé : tout le monde vendait ! +300% de ventes ! Les ventes ont dépassé selon les sources officielles 1000 milliards tomans alors que 33% des entreprises encore actives à la bourse (dont toutes les plus importantes) avaient été exclues de vente pour limiter la casse. Ce krach a coûté 345 millions dollars d’or ou de devises aux mollahs ! Les tensions internes se sont amplifiées par l’émergence d’un front de jeunes parlementaires(menés par le député milicien Zakani) s’opposant à la gestion exclusive des mollahs.

Washington a proposé implicitement un blanchiment aux mollahs ainsi contestés en leur offrant l’inspection complaisante du site militaire de Parchin par eux-mêmes sous la direction de son pion onusien Amano ! Tous les responsables du régime, y compris les Parlementaires révoltés, ont joué de manière à finir dans l’équation d’un deal avec Washington ! La panique a explosé encore chez les nantis ripoux qui n’auront aucune place avec le retour des pions et les investisseurs américains. Mais l’opération « Amano-Parchin deal » a échoué car Washington ne pouvait accorder des garanties à tous les gens du régime.

Les mollahs désespérés ont fait appel aux chefs Pasdaran pour organiser l’escalade grâce à une bousculade mortelle lors du pèlerinage de Mena à la Mecque au moment où se tenait aussi la 70e l’AG annuelle de l’ONU à NY ! Mais l’opération des Martyrs de Mena a échoué grâce à l’esquive des Saoudiens, de leurs alliés et le reste du monde !

Les mollahs encore plus désespérés n’ont pas hésité de bloquer les négociations sur la Syrie (au détriment de leur allié Assad), afin de se poser en arbitre du jeu et obliger Washington à prendre en compte leurs conditions de reddition. Mais leur plan a encore échoué... Ils ont aussi perdu le soutien de Poutine.

Washington a puni cette fuite en avant des mollahs par un rapport de son pion Amano les accusant formellement d’activités nucléaires militaires entre 2003 & 2009, mais en laissant un flou sur la période courante pour laisser place à un deal.

Les 5-1 ont rappelé leur suprématie légale et onusienne dans le conflit avec les mollahs en entérinant l’Accord contraignant sur le nucléaire sur la base du rapport ambivalent d’Amano.

-2016 : Application tumultueuse de l’Accord de Vienne
Washington a repris la main en accusant les mollahs d’avoir violé la résolution 1929 du Conseil de Sécurité de l’ONU sur les missiles balistiques puis en évoquant de nouvelles sanctions à leur encontre. Il a aussi contré les 5-1 en réduisant la possibilité d’investissements en Iran par la limitation des visas de voyage pour leurs citoyens businessmen vers son territoire ! Les Français et les Anglais ont rejoint l’accusation pour ne passe laisser Washington mener le jeu et déblayer le terrain pour ses propres investisseurs. Les Russes et les Chinois ont laissé faire pour la même raison !

Les mollahs (& associés) se sont retrouvés dans une nouvelle camisole de force alors qu’ils avaient accepté de reculer pour échapper aux sanctions ! Sur un fond de récession, de contestation mais aussi de boycotts populaires et internes de leurs événements, ils ont commencé à appliquer avec réticence les engagements pris à Vienne tout en cherchant à diviser les 5-1 avec des offres commerciales ou à engendrer une escalade régionale avec Washington par des provocations ! Les deux interlocuteurs (5-1 & États-Unis) n’ont pas cédé.

Les mollahs se sont retrouvés dans un processus de capitulation lente. La panique a atteint un niveau record à la bourse de Téhéran. Les chefs Pasdaran ont mis en avant leurs missiles puis ils se sont approchés des députés indociles et du Clan Larijani pour créer une coalition de Fondamentalistes afin d’imposer une politique plus offensive aux mollahs !

Les mollahs ont intimidé les membres de cette coalition en invalidant la candidature d’un de leurs membres (le mollah Rassayi) et ont pu prendre le contrôle de ce front hostile à leur égard. Puis ils ont essayé de générer une grande crise anti-américaine à l’occasion de leur conférence annuelle sur l’unité d’Islam ! Mais ils n’y sont pas parvenus. Leur échec a entraîné une nouvelle panique. Les chefs Pasdaran ont encore parlé de leur missile et ont même tiré une roquette sur un porte-avions américain pour montrer qu’ils étaient prêts à aller très loin pour parvenir à une crise salutaire pour le régime !

Les mollahs ont dû s’approprier l’ordre balistique des Chefs Pasdaran pour ne pas être déclassés par cette fuite en avant extrémiste. Ils ont même prétendu que Washington ne cessait de tergiverser car il avait peur de leurs missiles et leur puissance de feu !

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La semaine dernière (1-8 2016 / 12-19 Dey) a commencé par l’adoption de cette posture militaire agressive par tous les courants du régime ! Tout le monde avait aimé cette agressivité qui rappelait les années Rafsandjani quand ce dernier promettait de raser Israël et tuer des milliers d’Américains pour obtenir des avantages.

Mais cette belle volonté de fuite en avant sans entrave a été bousculée par l’impossibilité du régime à agiter la région, ou frapper convenablement l’Arabie Saoudite ou encore à organiser des manifestations après l’exécution du mollah chiite !

Toutes les promesses de la fuite en avant sans entrave se sont effondrées ! Tout évoquait un régime sans aucune capacité ! Les mollahs et associés ont organisé une attaque nocturne très violente contre l’ambassade saoudienne pour provoquer la crise qu’ils auraient voulu engendrer dans une telle situation afin de bénéficier du soutien des chiites irakiens et libanais qu’ils ont longtemps financés. Mais ce fut la douche froide car ils n’ont pas ces soutiens et de plus, l’Arabie Saoudite a pu provoquer une réaction en chaîne contre eux qui a finalement abouti à leur condamnation à l’unanimité par le Conseil de Sécurité de l’ONU ce qui signifiait la préférence des 5-1 en particulier la Russie et la Chine pour l’Arabie Saoudite ! Les mollahs et leur pion ont regretté leur choix. Ils ont oublié leur fuite en avant sans entrave pour parvenir à rétablir les relations avec l’Arabie Saoudite !

Les groupes qui contestent les mollahs ont repris leur guerre contre Rohani pour éviter une capitulation humiliante devant une puissance mineure et empêcher la perte définitive du capital de nuisance du régime ! Les chefs Pasdaran ont à nouveau mis en évidence leurs missiles en s’approchant du clan Larijani. Les mollahs ont seulement tenté de casser cette alliance en proposant implicitement des alliances aux chefs Pasdaran ou au clan

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Cette semaine (8 au 15 Janvier 2016 / 19-26 Dey) était la dernière avant la mise en application de l’Accord de Vienne, qui donne la direction du conflit aux 5-1 et empêche tout deal avec Washington. Cette semaine était le dernier délai accordé aux responsables islamistes, isolés et haïs par tous, pour tenter une provocation forte afin de sortir de ce carcan et engendrer une crise avec Washington pour obtenir de sa part les garanties nécessaires pour un exil sans tracas. Les mollahs sont restés dans le conflit avec l’Arabie Saoudite en cherchant à internationaliser le conflit.

Les Chefs Pasdaran ont tenté une fuite en avant sans entrave ! Le résultat ne fût pas à la hauteur de leur projection.

Cette analyse a été proposée en émission radiophonique et diffusée en Iran le dimanche 17 janvier 2016 à 20h via la chaîne indépendante Radio Bidari basée en Suède.



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La semaine dernière (2-9 janvier 2016 / 12-19 Dey 1394), les mollahs et les Chefs Pasdaran, isolés et haïs par tous, étaient désespérés de ne pouvoir provoquer une escalade bénéfique à leurs marchandages pour obtenir les garanties nécessaires, pour un exil sans entrave, avaient enfin décidé et pu unir leur force pour une fuite en avant sans entrave par l’évocation de la puissance feu de leurs missiles !

Mais leurs promesses se sont effondrées au contact du monde réel par la faute de leur incapacité à répondre par la force à l’exécution d’un mollah chiite par l’Arabie Saoudite, une puissance militaire mineure qu’ils ne cessent de railler.

Leur échec est devenu la vitrine de l’impopularité de l’islam, l’isolement du régime islamique ! Cela a souligné la nécessité de fuir et l’urgence de mettre la pression à Washington pour obtenir de sa part des garanties nécessaires pour un exil sans accroche. La panique a gagné tous les exclus des marchandages.

Les mollahs et les Chefs Pasdaran devaient faire quelque chose. Avec leur faible moyen d’action, ce fut une attaque rudimentaire contre les représentations diplomatiques saoudiennes pour générer une crise et obtenir le soutien des chiites de la région et surtout du Hezbollah ! Ils n’ont eu aucun soutien et en prime ils ont été mis au ban des pays musulmans et condamnés par le Conseil de Sécurité de l’ONU !

La panique est allée crescendo. Le gouvernement a seulement eu l’idée de censurer les chiffres ou limiter la casse en bloquant les ventes, ce qui a déplacé la crise vers le marché du dollar !

Les chefs Pasdaran ont jugé ses choix bien peu judicieux. Ils ont encore ressorti leurs missiles fictifs en présence d’Ali Larijani, proposant une alternative tonique à la capitulation lente des mollahs. Cette fois, les mollahs n’ont pas pris la peine de récupérer les chefs Pasdaran et leurs missiles, car ces derniers avaient manqué à l’appel au moment de la confrontation avec les Saoudiens.

In fine, on avait d’une part, l’option d’une folle fuite en avant et d’autre part l’option de continuer à composer avec les revers dans la voie de la capitulation lente avec l’équipe défaillante de Rohani !

Washington a mis sous pression le régime en crise et manquant de solution en lui rappelant ses nouvelles sanctions en cours d’adoption.

Les 5-1 ont rappelé les mollahs et les chefs Pasdaran à l’ordre par une réunion sur l’application en cours de leurs engagements dans le cadre de l’Accord de Vienne.

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Vendredi dernier (8 janvier 2016 – 18 Dey 1394), dernier jour de la semaine dernière, le clergé a envoyé ses émissaires à Vienne pour calmer les 5-1. Il a aussi fait un pas en direction du clan Larijani dans le cadre du sermon de vendredi pour les récupérer et ainsi isoler les Chefs Pasdaran et leur alternative tonique qui pouvait avoir le soutien des paniqués (les réalistes) du régime ! Mais le clan Larijani est resté sur ses positions.

Dépité par ce refus, le clergé a réajusté sa position en pleurant la mort du mollah chiite Nemr, mais il a aussi condamné l’attaque contre l’ambassade saoudienne et a demandé l’arrestation de ses auteurs, car à ses yeux, cette opération des agents infiltrés de la coalition israélo-wahhabite pour victimiser l’Arabie Saoudite et lui donner l’occasion de riposter ! Par sa tournure, le discours disculpait les Larijani et visait les Pasdaran !

Le clergé attaquait les partisans de la manière forte qui sont plus populaires que ses pions pour pouvoir continuer sa ligne fluctuante selon ses intérêts. Le clergé restait égoïstement centré sur ses intérêts au mépris des intérêts des autres serviteurs du régime. Il avait tout pour leur déplaire.

Ali Larijani est resté silencieux, sans doute pour voir l’issue de cette offensive d’accusation machiavélique. Les chefs Pasdaran ont rapidement riposté en reparlant du silence des mollahs à propos de la corruption de Rafsandjani dans le contrat pétrolier avec Crescent et le recours à son intermédiaire d’alors Zanganeh comme ministre de pétrole dans le cabinet de leur pion Rohani. Ils ont accusé les mollahs de corruption d’avoir validé des candidats corrompus liés à ce dossier ou impliqués dans le Mouvement Vert (fausse révolution de couleur pour parvenir à un arrangement avec les Américains).

Les mollahs ont rappelé aux chefs Pasdaran leur propre implication dans cette manœuvre politique ratée en démettant de ses fonctions le milicien Barat-Lou, directeur de sécurité de la région de Téhéran, qui était chargé de surveillance des élections présidentielles 2009 (et fait, de la promotion du Mouvement Vert). Ce licenciement a d’ailleurs été fait de manière à l’accuser d’avoir joué un rôle dans l’attaque contre l’ambassade saoudienne ! Les chefs Pasdaran ont cessé de s’agiter. Le gouvernement a aussi joué l’apaisement en affirmant que Barat-Lou n’était pas démis avait changé de poste. On pouvait conclure que les mollahs ne souhaitaient pas ou ne pouvaient pas se battre contre leurs rivaux.

Washington y a vu l’aveu de leur faiblesse. Il a rappelé son ouverture pour un deal en annonçant la baisse de ses sanctions quand l’AIEA délivrera son rapport qui semble positif sur la bonne coopération du régime avec l’AIEA pour les mesures préliminaires de l’accord-cadre de Vienne. Pour montrer sa bonne foi, il a évoqué des obstacles dans l’adoption de nouvelles sanctions. Il a aussi introduit l’Irak et l’Indonésie pour parler à l’Arabie Saoudite et la convaincre de renoncer à ses sanctions contre les mollahs. Enfin, il a consacré un article à ses regrets de ne pas avoir aidé la fausse révolution de couleur des mollahs, menée par Moussavi, se montrant prêt à recommencer (pour sauver l’islamisme en Iran) même si l’option n’était pas à 100% conformes à ses objectifs !

Pour nous, les mollahs allaient exploiter cette « faiblesse » et aligner les provocations pour engendrer une grosse crise afin de casser leurs engagements et échapper aux 5-1 pour retrouver Washington dans un bras de fer décisif.

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Samedi (09 janvier 2016 – 19 Dey 1394), la situation s’est aggravée par d’importantes chutes de neige dans l’ouest du pays qui avait entraîné l’augmentation de consommation de l’électricité alors que le régime en manque.

Dans son journal « IRAN », le gouvernement parlait de la guerre contre Daesh en Libye et en petit et en bas, il citait Kerry affirmant la fin rapide des sanctions. Il insinuait qu’il avait gagné, car Washington avait de plus grands problèmes à résoudre et que de fait, il n’avait pas le temps pour retarder un arrangement !

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Dans Javan, en raison de l’aggravation de la situation et risque de pénuries déstabilisantes, les Chefs Pasdaran étaient à nouveau en opposition avec les mollahs en annonçant la violation en chaîne de l’accord par Washington et ses nouvelles sanctions.

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Par ailleurs, dans Resalât (vocation), les Chefs Pasdaran attaquaient encore Rafsandjani en soulignant ses cas de corruption éclaboussant le clergé et déploraient sa quasi-immunité à vie pour accuser de complicité le clergé et aussi les Larijani qui contrôlent le Pouvoir judiciaire ! Ils entendaient intimider les uns et les autres et aussi forcer les Larijani à revenir dans leur giron contre le clergé.

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Dans la situation d’urgence du régime, dans Abrar (Références), Rafsandjani soulignait la corruption de l’équipe Rohani. Par ailleurs, dans le supplément économique de ce journal, il tentait de paniquer les nantis en signalant plus de liens avec Moscou. Enfin dans son journal Shargh, il avait tenté de s’approcher des Américains en affirmant que leur défunt pion Mossadegh lui avait écrit et envoyé un bon chèque en remerciement pour son livre sur la Palestine !

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Enfin, les tortionnaires nantis paniqués adeptes d’une politique forte attaquait les réformateurs laxistes et leur « champion », le petit-fils de Khomeiny. Il affirmait que ce dernier mentait en inventant un complot contre sa personne pour promouvoir sa candidature au Conseil des Experts alors qu’il n’avait pas les compétences nécessaires, mais juste un nom !

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Les tortionnaires nantis paniqués estimaient qu’il ne pourrait avoir de passe-droit pour qui que ce soit ! Les Chefs Pasdaran ont saisi ce plébiscite pour affirmer qu’ils répondraient aux menaces de sanctions par des renforcements de leur capacité de frappe balistique ! La branche estudiantine de la milice a demandé l’invalidation des candidats déviants ! La branche estudiantine de la milice à l’université Emam Sadegh (l’ENA du régime) a interpelé le mae des mollahs pour s’expliquer sur son bilan défectueux.

Le gouvernement n’a pas répondu et n’a pas riposté. Ali Larijani n’a pas rejoint les Chefs Pasdaran, mais au prétexte d’une incompatibilité fonctionnelle, il a quitté sa coalition des Fondamentalistes aujourd’hui contrôlée par le clergé tout en affirmant son adhésion morale, attendant en marge pour voir s’il devait aller vers les Chefs Pasdaran, rester avec le clergé ou tenter de le déstabiliser en parallèle avec les chefs miliciens.

Le clergé a annoncé le rassemblement de « milliers d’habitants de Qom » chez le Guide en commémoration de l’anniversaire d’une émeute islamiste contre le Shah. Le guide avait appelé tous les Iraniens à voter pour lui même s’il n’aimait pas le régime pour éviter le cas de 2009 qui avait beaucoup nui au régime !!!! On avait un discours désespéré, car la mobilisation était très basse et la foule était fictive.

On voyait effectivement des photos de ce genre alors la salle de prière du Guide a une contenance de maximum 700 personnes ! En regardant les photos on a constaté des densifications de foule et aussi des têtes tournées là où il n’y avait personne. En délimitant les zones suspectes, on a conclu que le clergé avait obtenu le soutien d’une vingtaine de personnes en réponse aux coups des Pasdaran et d’Ali Larijani.

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cliquez svp pour agrandir !


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Le clergé esseulé a reculé face à ses adversaires en insistant via le porte-parole du Conseil des Gardiens de la constitution sur l’élimination des absents au test pour l’élection des Experts, écartant tout projet d’alliance pragmatique avec les soi-disant modérés qui sont les laxistes pro-arrangement avec Washington !

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Le clergé a aussi faisant appel à sa coalition Fondamentaliste. Un des hauts responsables de ce parti, Zakani, hostile à Ali Larijani, a annoncé une conférence de presse dimanche sur Crescent pour éliminer les accusations de complicité dans cette affaire avec Rafsandjani. On a aussi compris qu’il voulait jeter les fautes sur ce dernier pour se mettre à l’abri. Rafsandjani a réuni sa clique du conseil de Discernement (qui n’a plus son rôle central officiel). Tous étaient déprimés.

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Le gouvernement était encore absent. Interpellé par les médias, il a affirmé travailler sur le budget et le 6e plan du régime au service du peuple ! Étant donné qu’il est retard de 30 jours pour la livraison de ces projets sans évoquer le moindre progrès, il essayait de se donner une image responsable pour éviter les problèmes. On avait un régime en guerre au lieu de se battre avec Washington et par ailleurs aucun gouvernement. La panique a fait surface à la bourse de Téhéran. Les transactions ont dépassé de 100% le seuil critique des 200 milliards de tomans avec 211 milliards de tomans sur le marché des liquidations de hors bourse. En tenant compte de l’intervention de l’État à la hauteur de 50% en bourse pour sauver l’indice, on avait de 103 millions migrants des réserves de la Banque centrale iranienne (BCI) vers les paniqués ! Ils se mirent à acheté des dollars, le taux du billet vert est monté, mais sans que l’on sache de combien. Cette censure signifiait une forte hausse et que le régime n’avait pas pu augmenter l’offre pour apaiser la crise.

Washington est revenu vers les mollahs en les intimidant par l’invention d’un impôt en Inde visant 60% de leurs avoirs pétroliers bloqués dans ce pays ! Puis Washington leur a envoyé son émissaire onusien Di-Mistura proposant un deal sur la Syrie en échange d’un exil dans de ce pays où chez ses voisins arabes.

L’Arabie Saoudite a montré sa désapprobation en annonçant une réunion du Conseil de Coopération du Golfe (Persique) sur les mollahs pour décider de nouvelles sanctions à leurs encontre ! L’Arabie Saoudite a aussi annoncé une réunion de la Ligue Arabe pour le lendemain. Le Koweït a montré l’exemple en réduisant ses visas vers et depuis l’Iran en raison de projet d’ingérence extrémiste !

L’adjoint chinois du ministère des Affaires étrangères, alors de passage à Téhéran, a aussi insisté sur le dialogue avec l’Arabie Saoudite et a puni le régime en évitant les investissements annoncés auparavant.

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Washington avait perdu la direction des pressions et ne pouvait profiter de la mauvaise situation des mollahs assiégés. Il a tenté de reprendre la direction en exigeant la libération des prisonniers américains en Iran et aussi en diabolisant les milices chiites irakiennes idéologiquement proches des mollahs !

Le régime a ainsi terminé la J-5 (avant la mise en application de l’Accord-cadre contraignant des 5-1) sans avoir pu faire quoi ce soit pour inverser l’ordre et se poser en arbitre du jeu. Les Pasdaran avaient seulement lancé des menaces contre leurs adversaires. Il n’y avait rien de réjouissant en perspective. En soirée, la réunion de recueillement pour la disparition du frère de l’ex-patron des Pasdaran, Rahim-Safavi a réuni des gens de toutes les tendances. Tout le monde était convaincu qu’il n’y avait plus rien à faire !

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Dimanche (10 janvier 2016 – 20 Dey 1394), tous les courants avaient mis à la une de leurs journaux l’appel à la mobilisation électorale du Guide et le refus de manœuvre susceptible d’être risquée ! Tous étaient désespérés et convaincus de leur rejet par le peuple !

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Ali Larijani a profité du profil bas de ses collègues. Ses derniers fidèles au Parlement se sont mis à critiquer Rohani et se poser en alternative. Ils ont notamment souligné l’absence de projet de budget qui montrait l’incapacité de Rohani à anticiper les problèmes à venir, ou encore le nouveau modèle de contrats pétroliers bénéficiant aux Étrangers, mais aussi la corruption de son ministre affairiste du Commerce extérieur. Ce groupe a aussi salué le Guide. On a compris que Larijani ne voulait pas déstabiliser le clergé, mais devenir son champion pour les législatives et imposer un système parlementaire pour court-circuiter Rohani. Les sbires de Larijani ont aussi attaqué les Américains et Saoudiens pour lui permettre d’entrer dans les équations et de venir un interlocuteur majeur au sein du régime et sur la scène internationale.

Di-Mistura, l’émissaire de Washington était à Téhéran (aucune photo). Zarif, le mae des mollahs, a attaqué l’Arabie Saoudite pour ne pas laisser Ali Larijani embarquer des les marchandages et avancer dans le sens de ses propres intérêts.

Le fondamentaliste Zakani (récupéré par le clergé) a aussi bien chargé Rafsandjani et demandé des poursuites aux Larijani (qui le haïssent) pour les mettre au service du clergé et à sa propre botte !

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À peine sorti de sa conférence de presse, Zakani a été convoqué par le pouvoir judiciaire des Larijani, qui étaient prêts à le lyncher pour diffamation au lieu de continuer leur vendetta contre Rafsandjani pour ne pas se soumettre à une demande les réduisant à l’état de simples rouages au service du clergé !

Le régime était dans des conflits d’intérêts internes au lieu d’être dans l’unité face aux sanctions des Américains, des 5-1 et à présent des États arabes !

La bourse est restée agitée et a permis la migration de 92 millions de dollars de la BCI vers le marché des devises. Le taux du dollar est resté censuré.

La Ligue Arabe a davantage déprimé les derniers compagnons paniqués du régime en condamnant le régime et en annonçant une plainte onusienne à son encontre dans les plus brefs délais ! Seuls le Liban et l’Irak s’étaient abstenus ce qui signifiait que les autres dont entre autres l’Algérie, l’Oman les intermédiaires des négociations avec Washington et les Emirats, partenaires de transits bancaires des mollahs (avec l’accord tacite de Washington) avaient été obligés de suivre la tendance imprimée par l’Arabie Saoudite et amplifié l’isolement du régime !

Ali Larijani pouvait trouver des alliés. Les mollahs ont préparé leur défense en annonçant une réunion des fondamentalistes pour rédiger un programme, mais on n’a rien vu venir. Il n’y avait pas d’unité au sein des fondamentalistes !

À J-4 avant la mise en application de l’Accord-cadre contraignant des 5-1, le régime et le camp du clergé était de plus en plus en crise et incapable de trouver un moyen pour provoquer une escalade.

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Lundi (11 janvier 2016 – 21 Dey 1394), Washington avait tendu une perche aux mollahs en difficulté en offrant une tribune à Zarif dans le New York Times. Ce dernier l’a utilisé pour attaquer l’Arabie Saoudite, pour élargir la crise régionale et pouvoir rebondir vers une crise plus large !

En réponse, le journal américain avait aussi publié un rapport sur l’effroyable programme militaire du régime demandant des sanctions dures à son encontre.

En parallèle avec cette manœuvre diplomatique, le clergé s’était approché des Chefs Pasdaran en annonçant l’inauguration des phases 15 & 16 du gisement gazier off-shore Pars Sud qu’ils ont réalisés. Le clergé espérait empêcher les chefs Pasdaran d’utiliser son pion Zakani et ses révélations de la veille pour torpiller son pion Rohani !

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Mais c’était déjà trop tard, car les chefs Pasdaran parlaient de la "fin du pétrole" par la faute du nouveau contrat pétrolier du tandem Zanganeh-Rohani !

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Dans ce désordre absolu, Rafsandjani, le bouc émissaire de tous, essayait de se montrer utile en annonçant l’arrivée à Téhéran de Gerhard Schröder, jadis pion de Washington à présent celui des Russes, pour dire que ces derniers restaient une option ! Mais il restait aussi critique vis-à-vis de ses rivaux en affirmant qu’ils étaient insensibles à la hausse du dollar !

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Enfin, le journal économique Tejarat (proches des affairistes paniqués) soulignait la migration des avoirs de la bourse vers le marché des devises pour souligner la gravité financière du moment pour appeler Rohani et les autres à se mettre d’accord pour un gouvernement fort capable de restaurer la confiance qui manque et provoque des paniques.

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Les médias du gouvernement ont continué leur programme de propagande en annonçant comme ils l’avaient dit l’inauguration des phases 15 & 16 du gisement gazier off-shore Pars Sud (en annonçant 7,2 milliards de dollars de revenus supplémentaires grâce à ces deux nouvelles tranches d’exploitation d’hydrocarbures).

On peut dire que l’on avait une pure propagande rassurante de la part du régime, car sur les photos on n’a pas vu les images des plateformes d’exploitation (elles n’existent pas). On a vu des images des raffineries (pour ses gaz inexistants) et de plus les raffineries que l’on a vues n’avaient pas de grands réservoirs en rapport avec sa supposée production. Par ailleurs, les raffineries que l’on a vues ne ressemblaient pas à celles montrées pendant le chantier qui étaient devant des collines et dotées de grands réservoirs en arrière-plan (dernière image).

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Ce tableau idyllique de jolis revenus grâce à la bonne coopération du clergé et de ses chefs miliciens s’est flétri un peu plus quand ces derniers ont demandé 2,2 milliards de dollars aux mollahs pour leur adhésion au prétexte de finir 9 autres mégas projets de raffineries susceptibles de mettre le pays à l’abri d’importation de l’essence ! Les bons camarades de la milice voulaient tout juste un peu d’argent pour s’assurer que les mollahs n’allaient pas tout détourner au moment de fuir. Au passage, on a compris que le régime était encore très dépendant de l’étranger pour ses besoins en carburant.

Les derniers sbires de Larijani ont ignoré cette mise en scène pour renforcer le pion chancelant du clergé et ont continué à le critiquer pour son très mauvais bilan économique et diplomatique ! Le clan Larijani a même évoqué des pénalités pour chaque jour supplémentaire de retard pour la remise du projet de budget du régime pour l’année prochaine iranienne qui commencera le 21 mars prochain. Ils ont aussi remis en cause le clergé en prenant la défense des petits artisans et petits agriculteurs maltraités par les banques du régime...

On avait encore une guerre interne tous azimuts au lieu d’une guerre contre Washington ou contre les 5-1. Les responsables étaient si préoccupés par la gestion de leurs business secrets que l’on pouvait être certains d’être proches de la fin.

La panique a persisté à la bourse. Le gouvernement a stoppé près de 45% des entreprises agitées, mais la perte finale s’est élevée à 108 millions de dollars soit 5 jours de production dans la supposée production des phases 15 & 16 de Pars Sud !

Le gouvernement du clergé devait calmer la crise et aussi faire preuve d’autorité. Il a seulement fait de la propagande en parlant de la fin des sanctions d’ici une semaine. Il a aussi validé 90% des candidatures pour inonder la société civile et isoler Larijani !

Le gouvernement devait aussi rencontrer alors l’Allemand Schröder et sa grande délégation de Businessmen œuvrant pour la Russie et pour son propre pays. Mais on n’a pas vu de délégation. Il était venu seul. Par ailleurs, n’étant pas aux affaires et de fait, il n’a rien signé avec personne. Il a aussi rendu visite au pestiféré Rafsandjani. De fait, on peut qu’il était là pour rappeler aux mollahs le rôle décisif des 5-1.

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Washington a riposté via son pion Amano un rapport dans la semaine en cours (donc avant vendredi). Washington a aussi aimé son pion Mogherini en promettant une délégation commerciale européenne, mais seulement au mois de mai.

Ainsi à J-3 de la mise en application de l’Accord-cadre contraignant des 5-1, le régime était vraiment sous pression et semblait bien incapable d’une action forte pour maitriser son avenir ! La Russie, qui n’avait rien obtenu via Schröder et voyait Washington se démener pour dominer le jeu, a confirmé le retrait de la plainte des mollahs à propos des S-300 pour semer la zizanie dans l’entente souhaitée par Washington. CE dernier a ignoré cette information qui ne lui convenait pas pour laisser une chance à une éventuelle capitulation des mollahs !

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Mardi (12 janvier 2016 – 22 Dey 1394), à J-2 de l’enferment du régime dans le carcan des inspections des 5-1, le gouvernement a seulement encore mis en avant l’inauguration dont il avait déjà vantée les mérites (inexistantes et surévaluées) en parallèle avec « l’annulation » des sanctions pour dire qu’il allait vers un avenir brillant ! Les Chefs Pasdaran s’étaient alignés sur les mollahs et affichaient le même sujet en se disant champion de neutralisation des sanctions !

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Mais Rafsandjani parlait de la condamnation du régime par la Ligue Arabe (2 jours plus tôt) pour rappeler l’impuissance de ses adversaires mollahs ou Pasdaran et leur fuite en avant dans le monde merveilleux de la propagande quand survient un vrai problème !

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La bourse a commencé en crise alors que le gouvernement avait arrêté la vente de 30 grandes entreprises soit 50% des entreprises remarquables de la bourse !

-La grande offensive de Larijani contre l’alliance Mollahs+Pasdaran
Très rapidement, Ali Larijani a repris via ses Étudiants-Justiciers les accusations des étudiants des Pasdaran à propos de Crescent contre le ministre de pétrole Zanganeh pour accuser les Pasdaran de corruption et préparer des actions en justice à leur encontre via son frère, l’Ayatollah Sadegh Larijani qui contrôle le pouvoir judiciaire pour les obliger de le servir !

L’association des Étudiants-Justiciers téléguidée par Larijani a aussi qualifié le dernier modèle de contrats pétroliers concocté par Zangane (IPC) de seconde Crescent pour alourdir le dossier et récupérer la coalition des Fondamentalistes qui avait utilisé ce thème, pour déstabiliser Rohani et isoler le clergé afin de l’empêcher de maintenir son pion ! Larijani pouvait entraîner une crise grave pour se poser en arbitre des jeux tant internes qu’internationaux !

Le clan parlementaire de Larijani a aussi critiqué le retard de la remise du budget pour souligner l’incompétence de Rohani et des mollahs et a vivement déploré l’absence de réactions à l’Arabie Saoudite pour discréditer encore plus Rohani et les mollahs, mais aussi les Pasdaran réfugiés dans la propagande !

Schröder, toujours à Téhéran, est allé vers Rohani qui était sévèrement remis en cause. Ce dernier a insisté sur sa volonté de coopération avec les parties adverses s’ils coopéraient au retour avec lui !

Le porte-parole de son gouvernement a aussi annoncé la remise du budget dès la fin des sanctions qui semblait proche, insinuant que son chef attendait les résultats de l’ouverture pour améliorer le budget. Rohani attendait des annonces positives des 5-1 et des États-Unis pour se renforcer. Mais les 5-1 et les États-Unis sont restés prudemment silencieux par peur de provoquer la crise et l’escalade résultante souhaitée par Ali Larijani !

Les chefs Pasdaran étaient interloqués ! Ils n’ont rien dit (ce qui voulait dire qu’ils n’avaient pas encore et toujours pas de jeunes pour se défendre).

Les mollahs avaient des raisons d’avoir peur ! Les députés fondamentalistes sont restés silencieux ! Les patrons du clergé et du régime étaient de facto isolés. Ils ne pouvaient même pas protester de peur de provoquer des polémiques nuisibles à leur égard. Pour se protéger contre les accusations, les patrons du clergé ont tour à tour pris la parole pour dire qu’ils ne connaissaient aucune qualité au petit-fils de Khomeiny lui permettant d’accéder à l’assemblée des Experts ! Ils étaient prêts à sacrifier le souvenir de l’Emam pour rappeler leur mainmise sur les élections pour récupérer les fondamentalistes et aussi pour insinuer qu’ils n’avaient aucun projet de déviation de l’orthodoxie anti-américaine du régime afin de plaire aux chefs Pasdaran et les inciter à faire une déclaration en leur faveur pour isoler l’offensive bien construite d’Ali Larijani !

-La riposte des chefs Pasdaran
Les Chefs Pasdaran silencieux depuis le début de la grosse offensive matinale de Larijani ont d’abord parlé de leur progrès et de leurs nouveaux équipements navals extraordinaires avant de créer la surprise vers le milieu de l’après-midi en capturant deux vedettes patrouilleurs américaines pour avoir pénétré dans les eaux iraniennes de l’île Farsi (1400 m x 700 m) où se trouve une base de vedettes rapides jadis utilisées dans des attaques de pétroliers pendant la guerre Iran-Irak !

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Les Chefs Pasdaran ont mis les soldats capturés à genoux, les mains derrière la tête comme s’ils voulaient les exécuter.On pouvaient supposer qu’ils espéraient provoquer une crise grave, par cette capture ou la relance des attaques depuis l’îlot Farsi, pour inverser les vapeurs en leur faveur et en faveur du régime, devenant des héros pour tous les paniqués et ainsi que pour les patrons du régime au lieu d’être crucifiés par les Larijani !

Mais les Chefs Pasdaran n’ont pas annoncé la capture et n’ont pas médiatisé l’humiliation des soldats américains que les responsables américains pouvaient voir grâce à leurs avions, leurs drones et leurs grosses jumelles marines ! Les chefs Pasdaran avaient franchi un niveau dans l’escalade, mais ils ne disaient rien ! Les mollahs ou encore les Larijani ne disaient rien non plus. Cela n’avait pas de sens !

Puis chefs Pasdaran avaient rompu le silence après minuit, quand tout le monde dort en Iran, juste pour capter l’opinion américaine devant les JT du soir ! Ils voulaient éviter des remous en Iran et visaient seulement une escalade médiatique et diplomatique en Occident. Mais Washington a affirmé qu’il y avait des négociations en cours avec Zarif (le mae des mollahs) et la libération n’allait pas tarder.

Cependant le récit américain semblait peu clair et très changeant ! En cherchant un peu partout, nous avons constaté que les vétérans de l’US Navy remettaient sérieusement en cause le récit sur la dérive des patrouilleurs vers les eaux iraniennes en raison de la très grande visibilité et la possibilité de naviguer à vue dans la région. Ils y voyaient un jeu d’Obama, le faible, pour arriver à un deal avec les Pasdaran !

Cela était improbable et dû à la méconnaissance par ces gens des intérêts et des objectifs stratégiques américains, mais aussi à leur surévaluation du rôle du président dans le système américain où la démocratie a été écrasée par les intérêts des pétroliers et fabricants d’armements. Ces vétérans (capables de souligner les défauts des récits) supposaient un deal entre Washington et les mollahs ou les Pasdaran pour les garder au pouvoir alors que Washington se démène depuis 36 ans pour les virer tout en préservant le régime islamique pour le confier à ses pions.

L’hypothèse des vétérans étant mauvaise, il fallait creuser un peu pour comprendre ce qui s’était passé. Les réponses à nos questions étaient comme toujours et comme dans le cas des images trafiquées dans l’analyse de ce qui était présenté, de ce qui ne pouvait être possible, ce qui était le plus vraisemblable.

Voici ce qui était présenté par Washington et ses incohérences. Les récits américains disaient que les marins allant de Koweït vers le Bahrein avaient eu une panne de GPS et avaient été entraînés par le courant vers l’île Farsi.

Le récit américain nous a paru improbable en raison de la carte des eaux territoriales et surtout des courants marins dans le golfe Persique (animation ci-dessous) : les marins américains n’avaient pas de raison de s’approcher des eaux iraniennes et ne pouvaient y être entraînés par les courants ! Donc exit la panne motrice pour un ou deux bateaux (ce qui est encore plus improbable).

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Par ailleurs, la panne de GPS ne pouvait être plausible comme raison d’entrée dans les eaux iraniennes, car comme le confirmaient les vétérans américains, en raison de la visibilité très élevée dans le golfe Persique, on navigue à vue dans cette zone. Les côtes iraniennes étant montagneuses et d’autre hauteurs élevées, on ne peut affirmer les avoirs ratées. De plus, il y a plusieurs îlots saoudiens autour de Farsi et sur la zone de la soi-disant dérive qui auraient prévenu les petits baigneurs américains qu’ils glissaient vers les eaux iraniennes.

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Mais on a trouvé des éléments très intéressants du côté des Pasdaran. Leur récit précisait qu’au moment de la capture, l’USS Truman était au Sud-Est de l’île dans les eaux internationales (donc du côté iranien) et le Charles-de-Gaulle était ou Nord-Est de l’île dans les eaux internationales (donc encore du côté iranien) et que les deux navires étaient alors à la portée (des roquettes) de la milice. Le récit des Pasdaran précisait aussi que les navires américains et ses avions faisaient des mouvements d’intimidations en leur direction.

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-Nos hypothèses
Ce dernier point laisse supposer que les vedettes des Pasdaran étaient très proches du porte-avions américain (comme on le voit sur la carte que nous avons dessinée). Pour nous, les chefs Pasdaran humiliés depuis une semaine, d’abord par leur impuissance face aux Saoudiens, puis l’échec de leur tir de roquette sur ce porte-avions dans le but de relancer le spectre de la guerre des pétroliers avait tenté une opération de provocation contre l’US-Navy, le porte-avions ou des patrouilleurs de passage, et en revanche en face, les Américains avaient donné l’ordre à leurs marins de ne pas riposter pour éviter l’escalade souhaitée par les Pasdaran, ce qui avait permis cette capture.

Dans leur récit, les Pasdaran parlaient de porte-avions américain et français à portée de leurs roquettes, mais à l’inverse, ils étaient aussi sous la menace de ces deux armadas.

De notre point de vue, ils n’ont pas osé aller plus loin et ont pris leurs otages et se sont réfugiés vers la petite base située sur l’île Farsi et non vers les côtes iraniennes parce qu’ils devaient alors traverser les eaux internationales et ne se voyaient pas défier l’armada américaine et n’ont pas demandé de renforts car bien qu’ils ne cessent de bomber le torse et inventer des récits de guérillas marines, leur marine est rudimentaire et a une puissance risible.

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La peur de la confrontation dans les eaux internationales entre l’île Farsi et les côtes iraniennes était incompatible avec la volonté de provoquer une guerre. La peur de la confrontation confirmait le manque de troupes des Pasdaran. Les chefs et les derniers fidèles n’étaient donc pas suicidaires.

Dans ce cas, la seule hypothèse possible était qu’ils voulaient rappeler la guerre contre les pétroliers (selon le schéma présenté plus haut) et espéraient une réaction d’avertissement des Américains pour médiatiser leur menace à l’échelle mondiale, provoquant une réaction en chaine non pas militaire, mais médiatique, puis diplomatique qu’ils auraient exploitée facilement, car la milice a en charge les médias audiovisuels du régime et surtout son ministère des affaires étrangères. On avait une opération extraordinaire pour renouveler le potentiel de nuisance du régime avec très peu de moyens disponibles.

Mais Washington avait neutralisé ce projet de réaction en chaine médiatico-diplomatique des apprentis pirates du régime en ordonnant à ses marins de se mettre à genoux, en se limitant à des intimidations et surtout en évitant de médiatiser l’agression comme l’espéraient les chefs Pasdaran.

Les chefs Pasdaran avaient gardé le silence pour éviter d’étaler leur échec et leur peur d’aller au combat qui confirmait leur manque de puissance et de troupes et pouvaient les décrédibiliser. Ils avaient comme seuls atouts des otages et devaient les exploiter aux lieux de leurs intérêts. Mais ils ne pouvaient les tuer ou les garder longtemps, car ils allaient donner raison aux accusations de terrorisme à leur encontre et ainsi aggraver leurs casiers judiciaires internationaux. Ils devaient les libérer, mais sans perdre la face ou reconnaître leurs torts. Ils ont annoncé l’arrestation des marins américains, laissant supposer une opération d’espionnage pour obtenir une escalade malgré leur échec et mettre la pression aux Américains.

Washington a alors parlé d’erreurs de ses marins et leur reconnaissant un peu des torts, pour éviter le conflit souhaité par les chefs Pasdaran. Obama devait alors faire son dernier discours sur l’État de l’Union. Il a évité le sujet et a insisté sur les vertus de l’apaisement avec les mollahs pour montrer qu’il n’y aurait aucune escalade. Les chefs Pasdaran ont cessé de communiquer. Les mollahs mis au courant par l’annonce tardive des chefs Pasdaran sont restés silencieux, car leur régime avait tenté une grande provocation et n’avaient rien obtenu et in fine, se retrouver obligé de libérer des Américains pour éviter d’aggraver son cas. En conclusion, une audacieuse opération de provocation était un échec sans égal. Le régime était confronté à son impuissance d’inverser les vapeurs en sa faveur. Il était donc condamné à subir les pressions des grandes puissances. Personne ne pouvait en parler.

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Mercredi (13 janvier 2016 – 23 Dey 1394), il n’y avait rien dans les médias du régime à propos de l’opération improvisée ou pas qui avait échoué par l’esquive de Washington et s’était transformée en une prise d’otages nocive pour ses auteurs et pour le régime !

Les mollahs essayaient de convaincre leurs derniers compagnons de l’imminence d’un deal avec l’accès à 30 milliards de dollars (bien qu’ils aient auparavant reconnu que la somme était dépensée depuis longtemps dans des achats à crédit de carburants ou autres produits vitaux pour leur survie).

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Les chefs Pasdaran insistaient sur la suprématie du Conseil des Gardiens, se montrant excessivement fidèles au système pour éviter d’être accusés d’action bénéficiant aux ennemis !

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Mais Rafsandjani se moquait un peu d’eux en les citant affirmer que toute agression contre le régime serait suicidaire pour les ennemis américains ! Rafsandjani évoquait aussi l’essai nucléaire factice du dirigeant Nord-Coréen, ami des Pasdaran, pour leur signaler qu’ils ne pouvaient pas s’en tirer en simulant un essai nucléaire.

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Ali Larijani que les Pasdaran voulaient isoler par leur grosse provocation a aussi décidé de les enquiquiner en les remerciant bruyamment pour avoir capturé ces Américains et en demandant l’ouverture d’une enquête sur leur activité au large des côtes iraniennes (pour empêcher leur libération). Larijani entendait prendre le contrôle de cette opération ratée pour se poser en arbitre des jeux internes et des marchandages (bras de fer) avec Washington.

Les chefs Pasdaran n’ont pas répondu à l’hommage-piège de Larijani et ses parlementaires. Ils ont parlé de négociations avec la participation de Zarif pour partager leur bourde ! Puis ils ont montré les marins prisonniers reconnaissant leurs torts (avec des réponses qui leur étaient soufflées / video 2) et présentant des excuses... avant de les relâcher ! Les chefs Pasdaran ont néanmoins gardé les deux patrouilleurs qu’ils ne pouvaient obtenir des Suédois.

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Washington a alors affirmé que les chefs Pasdaran avaient eu raison d’arrêter ses soldats et les a remerciés pour avoir traité ses boys selon les conventions de Genève voire mieux. Washington a aussi couvert d’éloges les Pasdaran en affirmant que grâce à leur comportement responsable, ils étaient à présent les garants de l’accord négocié pour la paix régionale par le modéré Rohani ! Les chefs Pasdaran ont acquiescé ! Une opération ratée d’intimidation des pétroliers pour provoquer la panique régionale était avec leur accord transformée en une opération de leur blanchiment d’accusation de terrorisme à leur encontre ! Les chefs Pasdaran ont cessé de communiquer de manière hostile contre Washington !

Pour les gens du régime, les chefs Pasdaran étaient prêts à coopérer avec Washington pour avoir la paix ! Les paniqués ont estimé que les chefs Pasdaran avaient utilisé cette affaire pour obtenir des garanties d’immunité pour bénéficier d’un exil tranquille et de fait, ils ne pouvaient être un obstacle aux marchandages du même genre au seul bénéfice des mollahs. La panique ne pouvait qu’éclater. Le régime a censuré les infos de la bourse ce qui arrive quand il a affaire à une très grande panique.

Washington a encouragé la capitulation en douce des mollahs et des Pasdaran en insistant sur leur coopération dans le cadre de l’accord de Vienne notamment par le bétonnage du cœur du réacteur d’ARAK et l’imminence d’un rapport sur leur coopération et l’annulation immédiate de plusieurs sanctions de leur part sans même vérifier le rapport ! Mais il a aussi fait adopter une loi permettant ce genre d’action présidentielle au cas où les mollahs & associés se montreraient soudain capricieux en demandant des privilèges supplémentaires.

Le gouvernement des pions des mollahs a confirmé le bétonnage d’Arak sans critiquer l’attitude ambivalente de Washington. Personne n’a protesté d’ailleurs puisqu’un deal secret sur les immunités semblait proche et tout le monde voulait en être !

Les Anglais (membres des 5-1) ont alors insisté sur la vérification des engagements des mollahs pour signifier à Washington qu’ils pouvaient bloquer son élan d’ouverture. Le Koweït lié à Londres a aussi interdit le voyage de mollahs chiites iraniens sur son territoire accusant de facto ces derniers de terrorisme. Washington n’a pas commenté puisqu’il avait déjà un début de deal caché sous l’accord des 5-1 pour doubler ces rivaux internationaux !

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Jeudi (14 janvier 2016 – 24 Dey 1394), les mollahs parlaient de négociations tripartites entre les chefs Pasdaran, Zarif et les Américains sur les marins otages. En parallèle, ils annonçaient bien avant l’heure la conclusion de l’accord de Vienne !

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Les Pasdaran parlaient de la libération des marines après avoir demandé pardon !

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Rafsandjani, le bouc émissaire de tous, restait à contre-courant en parlant d’une prochaine année économiquement difficile pour convaincre les paniqués que leurs dirigeants ne pouvaient que songer à la fuite.

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Le journal Keyhan, voix des paniqués (& « Le Monde » du régime), était aussi à contre-courant en restant focalisé sur l’humiliation des Américains pour empêcher le deal secret et discret des mollahs et des chefs Pasdaran avec Washington !

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Les chefs Pasdaran ont zappé leur action de la veille en annonçant un festival sur la communication par les Bassidjis, avec de nombreux orateurs pour parler de nombreux sujets redondants comme l’infiltration de l’ennemi américain, mais sans jamais aborder la prise d’otage de la veille ! La mobilisation a été très basse pour cette diversion et a seulement permis de constater le faible nombre de ce clan.

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Le clergé a aussi zappé l’opération encombrante de la prise d’otages (non programmée) de la veille en inventant un Congrès sur les points de vue de Khomeiny sur le Conseil des Gardiens ! Cette fois, on a eu également de nombreux orateurs sur la nécessité d’invalidation des indésirables, mais on n’a vu aucune image. Ce qui voulait dire que la mobilisation était encore plus faible que chez les chefs Pasdaran ! Les mollahs parlaient entre eux pour sauver leur pouvoir.

Lors de ce rassemblement, le mollah Movahedi-Kermani (responsable de l’OPA sur la coalition des fondamentalistes) a affirmé que le Parlement à venir n’était pas une compagnie à actionnaires, ce qui voulait dire un refus de privilèges aux membres de la coalition. Les fondamentalistes devaient sans doute exiger leur part du gâteau de garanties américaines. Le clergé voulait avoir ses gens à ses côtés pour renforcer sa position d’accès prioritaire aux garanties, mais ne voulait pas leur promettre la même chose ! Cela voulait dire qu’il entendait passer de nouvelles alliances avec les chefs Pasdaran ou les Larijani pour éviter leur hostilité ou leur opposition au moment de la fuite du pays.

Larijani s’est mis à espérer. Il a annoncé son soutien au principe de négociations et de coopération. Puis il est parti à Qom (ville siège du clergé) pour montrer sa disponibilité pour un deal ! Mais il n’a pas été bien reçu par le clergé et a dû se rabattre sur des rencontres avec divers corps de métiers de la ville en attendant de relancer les mollahs plus tard.

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Ainsi à l’approche d’un deal convenable avec Washington, le régime se retrouvait à nouveau très divisé et en phase de plonger dans la panique la plus absolue !

Washington a tenté de calmer les tensions en soulignant l’action exemplaire des chefs Pasdaran et en promettant 100 milliards de dollars à Rohani (au régime) pour inciter tous les autres à suivre la voie de la coopération esquissée par les chefs Pasdaran.

Les Chinois inquiets par le rapprochement entre Washington et les chefs Pasdaran ont salué la coopération des mollahs avec l’accord de Vienne et ont annoncé l’arrivée de leur président à Téhéran pour court-circuiter les Américains ! Les autres membres des 5-1 n’ont pas protesté, conscients qu’ils étaient mieux pour eux que Washington ne puisse s’emparer de l’Iran (monopolisant de facto la majorité des ressources pétrolières du monde et tous les accès vers les océans de gaz de l’Asie Centrale).

On allait vers une nouvelle ère ! Mais une nouvelle ère de crises, car Washington devait nécessairement adopter de nouvelles sanctions pour assurer ses intérêts. Le deal obtenu était déjà remis en cause !

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Vendredi (15 janvier 2016 – 25 Dey 1394), les mollahs et tous leurs associés ont zappé « la commémoration du savant nucléaire martyr tué par les sionistes », se montrant prêts à changer de discours pour arriver au deal avec Washington et non se retrouver dans une nouvelle ère de sanctions !

Le clergé, de plus en plus seul au moment de la prière de vendredi, a aussi oublié les slogans enflammés contre Washington et a consacré son sermon à l’accès du Parlement « aux bien notés » pour inciter les bas de cases du régime à se montrer plus dociles.

Ali Larijani qui n’avait rien obtenu n’a pas suivi ce conseil et a continué à critiquer Rohani et ses patrons du clergé en pointant du doigt l’absence d’un budget pour l’année prochaine et aussi la corruption financière du ministre de pétrole Zanganeh qui a conduit à la condamnation du régime dans l’affaire Crescent à une très lourde pénalité.

Les mollahs n’ont pas répondu et n’ont pas menacé Larijani. Ils avaient peur de polémiquer et lui donner une position forte et inciter les paniqués à le choisir comme leur champion !

Washington a encore joué l’apaisement pour le bien de ses intérêts. Son pion Amano a promis un rapport positif sur la coopération des mollahs et leurs complices, les chefs Pasdaran, avant la fin de la journée de vendredi au plus tard dans la nuit. Le pion européen de Washington, Mogherini a promis une levée immédiate des sanctions européennes et une délégation commerciale imposante en mai prochain.

Enfin, Obama a suspendu les prochaines sanctions annoncées en confiant leur sort à Kerry qui se dit contre, mais sans les abroger ; et ce dernier a annoncé une rencontre samedi avec Zarif et Mogherini (donc presque en tête à tête avec le représentant des mollahs) laissant supposer une rencontre décisive pour doubler les Chinois en trouvant des modalités pour une évolution progressive du régime vers Washington après l’arrangement esquissé en marge du baroud d’honneur raté des Pasdaran !

Ainsi les mollahs & associés, tous très isolés et désespérés, se voyaient offrir une dernière chance pour entrer dans le jeu de Washington en échange d’éloges de sa part sur leur sens de responsabilité et la vague promesse d’un blanchiment de leur casier judiciaire.

Ainsi, une semaine, vue par les mollahs et leurs associés, isolés et désespérés comme la dernière chance pour provoquer une crise afin d’obtenir des Washington des garanties de sécurité pour un exil sans tracas finissait par une offre d’entente dans laquelle ils n’avaient pas le dessus et ne pouvaient pas espérer y changer la donne en raison de l’échec de leur seul et unique moyen de pression : leur projet de sortir de l’île Farsi pour terroriser l’Occident.

Cette semaine, les mollahs & associés, pris au piège de leur impuissance, ont réalisé leur incapacité à surmonter leurs faiblesses grâce à leur projet de folles fuites en avant. Ils ont réalisé qu’ils devaient plier face à Washington ou se tourner vers la Chine au risque de perdre tous les avoirs détournés depuis 36 ans et déposés dans les banques occidentales et des pays pro-américains. Ils ont dit oui aux deux solutions en espérant encore une escalade dont on sait qu’ils n’en sont pas capables.

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Résumé et conclusion(s) | Cette semaine a été tout en mouvements, en crises et en échecs. Les mollahs & associés sont arrivés aux limites de leurs frontières. Ils devront à présent se lancer comme leurs vedettes rapides dans les eaux internationales des intérêts contradictoires des grandes puissances, eaux troubles où rôdent mille périls.

Ils ont tout à perdre et en même temps, rien à perdre. Désormais, tout est possible. On va vers une période très trouble où tous les coups sont permis. Attention, ça va tanguer pour les mollahs et ceux qui y croient encore.