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Iran : La semaine en images n°338
Niveau de la panique : +107% !

15.08.2014


Nouveau Résumé Historique (écrit le 11.08.14)
+ Conclusions sur la semaine dernière !

En 1979, les Américains ont entrepris de renverser le Shah car ses politiques régionales et ses projets pour l’Iran étaient contraires à leurs intérêts pétroliers. Ils entendaient mettre au pouvoir des activistes islamistes non cléricaux qu’ils finançaient depuis la création de l’OPEP par le Shah. Ces islamistes liés à Washington étaient hostiles à l’OPEP et partisans d’un régime révolutionnaire et interventionniste. Ils devaient lui permettre de dénationaliser l’industrie pétrolière iranienne, d’agiter et de déstabiliser l’Asie Centrale soviétique et chinoise, mais aussi de renverser le pétro-monarchies créées par les Britanniques, et ainsi de prendre possession de plus de 80% des réserves d’hydrocarbures du monde.

Les Britanniques présents en Iran au travers le clergé chiite, les Qadjars, les Francs-maçons, les féodaux dont les Bakhtiaris, les Bazaris et la direction du parti communiste Toudeh ont participé à ce projet en faisant la promotion de leur ultra-islamiste en chef Khomeiny. Il s’est imposé au Conseil de la révolution. Puis Londres a éliminé les pions américains par des attentats organisés par Rafsandjani, le demi-frère de Khomeiny. Puis, grâce à la prise en otage des diplomates américains, Londres a enfin donné une identité anti-américaine à cette révolution voulue par Washington. Il a bloqué également le retour des pions islamistes de Washington par l’adoption de la doctrine de tutelle d’un grand ayatollah (du clergé) sur la république islamique de Washington.

Washington a alors commencé une véritable Guerre d’Usure Economique contre les mollahs, pour les mettre face à un risque de pénuries et de soulèvement afin de les amener à transférer les pouvoirs vers ses pions.

En réponse à cette guerre d’usure, Rafsandjani, le patron effectif du régime pour le compte des Britanniques depuis 1980, a commencé une politique de crises pétrolières et régionales pour user Washington, mais cette politique a seulement entraîné la rupture des jeunes y compris parmi les Pasdaran.

Amplification des problèmes & Fausse(s) modération(s) (année 90)| Rafsandjani inquiété pour son insuccès a pérennisé son pouvoir par la création du Conseil (plénipotentiaire) de Discernement de l’Intérêt du Régime, mais la persistance des pressions américaines, l’a amené à ouvrir les portes du CDIR à ses rivaux.

Sanctionné directement, Rafsandjani s’est écarté de la présidence de la république qui est un poste sans réels pouvoirs -. mais du fait que ce permet un contact avec les chefs dEtat étrangers, il l’a confié à son ex-responsable des assassinats politiques, Khatami et mis en place une STRATEGIE DE FAUSSE MODERATION vis-à-vis de Washington. Rafsandjani (maître du jeu via le CDIR) a aussi établi des Alliances diplomatiques avec les Européens via la vente du pétrole à 15% de son prix. Enfin, il a aussi baissé le taux du dollar pour empêcher la fuite de nantis du régime paniqués par la persistance des sanctions.

Selon la volonté de Rafsandjani, le régime a cependant continué ses activités terroristes, sous la direction d’un certain Rohani, pour préserver sa capacité de nuisance régionale. Le régime s’est aussi tourné vers la Russie alors ruinée pour acheter des armes pour tenir tête à Washington. La Russie a gagné beaucoup d’argent avec les mollahs, mais, consciente du fait qu’ils l’utilisaient pour forcer un arrangement avec Washington, elle ne leur a jamais vendu des armes très performantes comme les S-300 susceptibles de leur donner une vraie autonomie stratégique.

Cette fausse modération très biscornue de Khatami n’a pas permis à Rafsandjani d’engager Washington dans la voie de l’apaisement et ainsi obtenir la fin aux sanctions américaines. De plus, le dollar bon marché et la vente au rabais du pétrole ont anéanti toute production en Iran et ruiné le pays entraînant de nouvelles ruptures parmi les derniers Pasdaran recrutés.

En 2005, Rafsandjani, pressé par ses rivaux, est revenu, via un autre ex-collaborateur, Ahmadinejad, à la STRATRGIE DE L’ESCALADE (dans l’espoir de faire reculer Washington ou gagner le soutien de la Russie et de la Chine, pour entrer dans l’Organisation de Coopération de Shanghaï afin d’avoir plus d’aisance dans ses marchandages avec Washington. La Chine et la Russie, conscientes d’être utilisées par le régime, ont refusé l’adhésion à l’OCS et ont même soutenu le transfert du dossier au Conseil de Sécurité de l’ONU pour avoir leur mot à dire sur les sanctions et autres pressions afin de contrôler aussi bien Washington que les mollahs.

Washington a profité de l’implication du Conseil de Sécurité pour entraîner toutes les grandes puissances dans ses sanctions bancaires. Le régime ruiné par les mauvaises politiques clientélistes de Rafsandjani s’est vite retrouvé en difficulté pour ses approvisionnements : il a décidé de geler les salaires et remonter les prix pour baisser la consommation afin de préserver ses stocks et échapper aux pénuries et aux émeutes fatales. Mais la première tentative de hausse de prix a entraîné des émeutes puis la rupture les jeunes engagés dans la milices anti-émeutes par pauvreté.

Gestions de la Crise / Crises des Gestionnaires| En 2008, le régime était ainsi très fragilisé car sans défense. Ses dirigeants ont compris qu’ils ne pouvaient pas survivre, ils devaient fuir. Leur priorité a changé : Obtenir des GARANTIES DE SÉCURITÉ ou l’IMMUNITÉ de la part de Washington pour fuir sans craindre des poursuites pour leurs crimes passé.

Clashs internes et Plans d’urgence | Rafsandjani a écarté Ali Larijani de la direction des négociations nucléaires pour privilégier ses propres chances d’obtenir les meilleures s de sécurité possibles. Ali Larijani a divulgué, par un tiers, la corruption de membres du CDIR et du clergé pour les renverser et avoir les mains libres pour marchander les meilleures s pour lui-même. Rafsandjani a neutralisé la menace en éliminant les proches de Larijani. Puis en 2009, pour s’éviter d’autres fronde internes, avec l’aide des Britanniques (BBC), il a tenté (encore) de sauver le régime par une (FAUSSE) REVOLUTION DE COULEUR VERTE (couleur de l’islam) MOUVEMENT VERT pour revitaliser le régime et lui donner une nouvelle légitimité et de fait, amener Washington à abandonner ses sanctions. Mais l’opération lui a échappé et a seulement mis en valeur la rupture du peuple et des Pasdaran de base (aussi bien les vétérans que les plus jeunes recrues).

En 2010, Rafsandjani a continué en tentant une nouvelle (fausse) révolution Verte avec les pions de Washington pour la création d’un régime hybride qui n’eut aucun succès. Le peuple et les Pasdaran de base ont au même moment manifesté à l’occasion de l’anniversaire de Reza Shah, le fondateur de l’Iran moderne (et laïque), confirmant leur penchant pour une contre-révolution laïque. Les nantis du régime ont alors paniqué et ont commencé à brader leurs avoirs et acheter de l’or et des dollars pour quitter le pays avant que le régime ne tombe ou ne change de mains suite à un deal secret entre les dirigeants et Washington.. Le régime s’est retrouvé avec un risque de banqueroute financière avec cette ENVIE (sans cesse grandissante et confirmée) DE FUITE DES NANTIS RIPOUX AVEC LEURS CAPITAUX.

Changement de Monture pendant la course | En 2012, Rafsandjani a lâché les Britanniques pour marchander avec Washington à propos de son rôle avéré dans l’attentat d’Amia, s’attirant leur foudre. Mais il n’a rien obtenu des Américains, il est revenu vers les Britanniques, ils lui ont concocté le projet de Déviation du Régime en direction du peuple afin d’obtenir son pardon et au passage, dans l’intérêt de Londres, saboter le régime islamique avant un deal avec Washington. Le peuple et les jeunes Pasdaran ont refusé ce projet opportuniste. Le projet de Déviation ne pouvait pas être continué.

Le « choix » de Rohani | Les chefs du clergé ont invalidé la candidature de Rafsandjani aux présidentielles rompant de facto leur lien historique (vieux de 170 ans) avec les Britanniques. Ils ont mis en avant son adjoint Rohani pour mener une synthèse des politiques précédente combinant un bras de fer avec Washington (via le chantage nucléaire), la drague pétrolière des Européens, des Chinois et des Russes, et enfin, un soutien détendu à l’opposition interne faussement démocratique pour pouvoir à tout moment piloter un transfert de pouvoirs via une fausse révolution de couleur vers Washington (en cas d’un deal) ou encore pour amortir la chute du régime (en cas d’un soulèvement populaire).

Ce choix de retour aux solutions ratées du passé a amplifié les craintes des affairistes paniqués du régime. Fragilisés, Rohani et ses patrons du clergé ont dû s’allier au Clan Larijani qui contrôle les pouvoirs judiciaire et législatif, pour pouvoir gouverner.

Washington a mis sous pression le régime en sursis en évoquant un embargo à 100% et de mandats d’arrêts contre tous les dirigeants avant de proposer un dialogue direct pour voir si quelqu’un était prêt à capituler. Rohani a juste exclu des marchandages tous les responsables d’avant, y compris Ali Larijani, pour préserver les intérêts du clergé qu’il l’avait mis en place. Larijani a rejoint les adversaires de Rohani, mais n’a pu former de coalition avec les autres car chacun veut avoir la priorité dans l’accès à d’éventuelles garanties américaines. Ainsi 3 mois après l’élection de Rohani, le système est devenu très instable. Les ruptures internes se sont multipliés. Le régime a été confronté à un risque de débordement instantané en cas d’un soulèvement..

Washington inquiet par la possible chute de l’islamisme a alors changé d’approche et a proposé le GEL des SANCTIONS pour calmer les inquiets et engager le régime entier dans un plan d’apaisement réciproque. L’Angleterre et la Russie ont contré ce plan d’arrangement en exigeant une coopération nucléaire très stricte de la part des mollahs marchandeurs dans un cadre officiel nommé Accord de Genève.

Rohani a accepté avec l’idée d’alléger les sanctions et pouvoir relancer le bras de fer en remettant en cause ses engagements, mais il n’a pas convaincu ses compagnons d’infortune et surtout il n’a pu parvenir à manipuler les Américains. Les sanctions ont persisté. Par sa faute, le régime s’est retrouvé en manque de dollar pour importer des carburants nécessaires à la production de l’électricité, il a réquisitionné toutes les eaux du pays au prétexte d’une sécheresse inattendue pour maintenir un minimum de production d’électricité. Ce choix a durement affecté les divers secteurs économiques débouchant sur des grèves et des manifestations hostiles. Les filles iraniennes se sont mises à se dévoiler en public. Le régime n’avait pas de troupes pour les arrêter. La panique interne s’est amplifiée.

Près de 75% des hauts responsables, soit 400 personnes ont alors pris leurs distances avec le régime. Les nantis ont commencé à vendre leurs biens pour quitter le pays. Les chefs de clans sont entrés en conflit avec Rohani pour le virer et accéder à la table des marchandages avec Washington pour assurer leurs intérêts. Le clergé et Rohani ont choisi l’escalade (demande de 190,000 centrifugeuses), pour demeurer aux commandes.

Washington, qui a besoin d’un régime islamique en Iran, a esquivé la provocation des mollahs et a proposé un prolongement du sursis pour calmer le jeu.. Rohani le pion inefficace du clergé a accepté un sursis de 4 mois pour s’éviter de nouvelles santions et dans le même avoir un terrain de jeu pour relancer aussi au plus vite son plan insensé d’escalade délibérée censée lui permettre une sortie sécurisée d’Iran. Mais les nantis et les adversaires de Rohani n’ont pas aimé ce choix de rester dans un plan qui ne marche pas. Larijani a tenté un coup d’Etat de salon, mais il a manqué de courage pour aller jusqu’au bout... Il n’y avait pas d’alternative à l’incompétence de Rohani : la bourse a chuté de 30% ! Les derniers fidèles ont aussi boycotté la sacro-sainte journée anti-israélienne de Qods.


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La semaine dernière, le désaveu interne a été confirmé par un nouveau crash de 32% et surtout par la réduction de la caste dirigeante à seulement 60 personnes lors de la prière de la fin du Ramadan soit -90% de rupture depuis 2 mois !


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Cette semaine, le régime avait 4 événements encombrants :
- Dimanche , l’anniversaire de l’investiture de Rohani,
- Mardi, l’anniversaire de la révolution constitutionnaliste (des Britanniques pour islamiser la monarchie iranienne), mais aussi sa journée de la dignité humaine,
- Jeudi, la création Jihad universitaire (mouvement d’islamisation des universités laïques du Shah),
- Vendredi la journée du journaliste !
Des événements impossibles à célébrer en raison de son manque de Bassidjis, de Journalistes, de remplaçants, bref de troupes dans tous les domaines et surtout de l’impopularité de l’islam.

Une panique boursière due à l’échec cuisant de la prière de la fin de Ramadan a surchauffer la situation. Washington a proposé un deal. Les exclus du dialogue se sont énervés. Voici le récit en image d’une semaine de bagarre et d’instabilité au sein du régime finissant des mollahs.

L’ébauche de cette analyse a été proposée en émission télévisée et diffusée en Iran le lundi dernier (11.08.2014) via la principale chaîne satellitaire de l’opposition, Iran-e-Ariaee. Vous pouvez regarder cette émission en persan sur le compte Youtube d’IEATV ou dans la section iranienne d’Iran-Resist.



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La semaine dernière (26 Juillet-2 Août 2014 / 3-10 Mordad 1393), a été marquée par l’incapacité de Rohani de profiter du désordre régional pour manipuler Washington et obtenir des garanties de sécurité pour ses chefs du clergé à quitter le pays qui les rejette avant que tout n’explose.

Le clergé s’est montré distant avec son pion inefficace. Les rivaux de Rohani notamment Ali Larijani, ont repris leurs efforts pour le virer. Les Chefs Pasdaran ont tenté un rapprochement avec Larijani mais ce dernier n’a pas accepté de former une coalition avec eux car il veut un accès prioritaire et absolu aux marchandages avec Washington pour être certain de fuir du pays en toute sécurité. Les subalternes insolvables encore fidèles au régime ont perdu tout espoir d’une solution garantissant aussi leurs intérêts. La bourse a chuté de 32% : le nombre des nantis actifs à la bourse est tombé grâce à cette dernière à 19% de son volume habituel ! Les hauts dirigeants ont alors accusé le coup : leur nombre est tombé à 60 personnes soit 12% du nombre initial. Une semaine difficile attendait la caste amoindri en nombre et moyens financiers.

Le dernier jour de la dernière semaine, vendredi (1er Août 2014 – 10 Mordad 1393), la caste était certaine de sombrer dans une nouvelle crise de panique interne en raison de ses échecs. Il y avait aussi un programme officiel très chargé et impossible à réaliser par manque de troupes. Les dirigeants se sont gardés d’annoncer des rassemblements en rapport à ce programme.

Dans ce programme, l’anniversaire de la révolution constitutionnaliste pouvait permettre à Rafsandjani de déclarer sa dissidence et tenter une fuite en avant en direction du peuple et des monarchistes mous. C’est pourquoi le pouvoir judiciaire contrôlé par le clan Larijani avait prévu le démarrage du procès de la corruption de Mehdi, le fils de Rafsandjani pour samedi, le 1er jour de cette semaine.

Washington a évoqué de manière officieuse, via Wall Street Journal, de super-sanctions pour intimider le clergé et l’amener à négocier (capituler). Mais le clergé au pouvoir n’a pas cédé car la capitulation sans garantie équivaut à accepter la mort.

Londres a diffusé dans le Guardian a une liste des 6 juges assassins pour mettre la pression sur le clan Larijani et autres éléments insolvables afin qu’ils se montrent intransigeant et n’acceptent aucun compromis.

Washington a durci sa position, mais toujours indirectement, en rappelant la faiblesse militaire du régime par une attaque de ses pions islamistes de Daesh (EIIL/ISIS) contre l’armée libanaise aujourd’hui composée d’une base chiite issue du Hezbollah et d’un commandement chrétien allié au Hezbollah. Les islamistes sunnites protégés par Washington ont aussi pris des otages (comme jadis le faisaient les agents du régime). Washington entendait affirmer que la donne avait changé : il terrorisait les terroristes selon la formule consacrée.

Mais en réalité, les relations entre les mollahs et le Hezbollah n’est plus au top en raison des négociations incessantes des mollahs avec Washington pour capituler en échanges de garanties de sécurité pour eux-mêmes. C’est pourquoi les chiites du Hezbollah libanais se sont défendus seuls et n’ont pas demandé l’aide des mollahs ! Washington entendait montrer la faiblesse du Hezbollah comme pions des mollahs, mais le résultat a été mieux : le mollahs exclus du jeu par le Hezbollah qui n’a plus confiance en eux !

Pire encore, l’Arabie Saoudite, alliée sunnites des Etats-Unis, mais mécontente de ses manipulations islamistes a proposé son aide à l’armée libanaise réduisant définitivement au néant le rôle régional du régime et de ses dirigeants cléricaux ou Pasdaran. Washington voulait lancer un avertissement indirect au régime, mais son action l’avait mis chaos ! Cela ne pouvait qu’amplifier la paniquer des nantis et l’agitations des clans au pouvoir.

Samedi (2 Août 2014 – 11 Mordad 1393) a commencé sans une ambiance hostile au gouvernement ou d’attaques entre les clans au sein des médias des divers clans. Les médias de Rafsandjani ont été globalement muets car Mehdi, le fils et homme de paille du patron, devait paraître devant ses juges. Le clan Rafsandjani se tenait au carreau, sans aucune attaque contre ses rivaux, dans l’espoir que le clan Larijani lui accord un nouveau sursis par un report du procès par manque d’informations. Cependant, l’agence ISNA du clan a évoqué l’hostilité récurrente des vendeurs de fruits et légumes du bazar aux nantis issus du régime afin d’agiter le Bazar et les nantis et montrer sa capacité de nuisance au cas où le pouvoir judiciaire des Larijani déclencherait une guerre totale à son encontre.

Le pouvoir judiciaire a commencé le procès de Mehdi (3e photo), le fils de Rafsandjani sans la présence du public, de sa famille (4e photo) et de la presse. Et il n’y a aucune annonce laissant entrevoir un report. Mais dans le même temps, les médias du clan Larijani n’avaient écrit de préjudiciables sur Rafsandjani, son fils et leur business. Le clan Larijani avait compris qu’il ne pouvait pas déclencher une guerre totale contre Rafsandjani. Mais il maintenait sa pression en maintenant le procès. On avait un match nul. Le clan Larijani a annoncé que le procès allait continuer pour une 2e journée, puis par la suite la poursuite à des dates inconnues, renvoyant la suite du match à un moment où il serait plus fort ! Le match tournait au désavantage d’Ali Larijani. Il montrait aussi son manque de courage d’aller à la confrontation !

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Les Chefs Pasdaran qui avaient proposé une alliance à Ali Larijani sans rien obtenir de sa part ont attaqué le passé de Rafsandjani, dans Sarat news, pour prêter main forte aux Larijani et ont dans le même temps, donné une tribune dans Tasnim à Ahmadinejad (pion en déclin du clan Rafsandjani) accusé de détournement pour accuser le nouveau patron de la banque centrale de diffamation destinée à cacher la mauvaise gestion de Rohani ! Les Chefs Pasdaran se posaient en alliés possibles pour le clan Larijani ou pour le clan Rafsandjani. Cette approche versatile n’a pas été très efficace car aucun des deux clans n’a répondu à leur appel du pied. Aucun ne croyait en leur fiabilité en raison de leur versatilité ! Ils ont alors tenté de se poser en force de frappe interne par l’annonce de l’arrestation d’un fraudeur bancaire !

Le pouvoir judiciaire (clan Larijani) a vu dans cette annonce une violation de ses prérogatives. Il a convoqué les journalistes du quotidien Kermanshâh Post (à 100% derrière le gouvernement du clergé) pour montrer qu’il était la première force de répression interne au régime. Après avoir échoué face à Rafsandjani, il concentrait ainsi sa pression sur le clergé qui détient le pouvoir pour redorer son image interne.

Mais Ali Larijani a encore manqué de courage et dans le même temps, il a proposé une entente au clergé en affirmant que son projet de révocation du ministre des Sciences Faraji-Dana par le Parlement pourrait s’arrêter si ce dernier virait les étudiants étoilés (les faux étudiants liés à la fausse opposition), autrement dit si le clergé renonçait à ses projets de garder en réserve le Mouvement Vert pour une ouverture vers les Etats-Unis ou pour se réhabiliter au dernier moment en laissant tomber les autres composants du régime. Le clergé n’a pas répondu et n’a pas non plus pris la défense du ministre mis en cause par les Larijani.

Le gouvernement a paniqué à l’idée d’un virage de son protecteur vers les Larijani a tenté d’affirmer son islamisme orthodoxe par un appel du ministre de la culture et de la bonne conduite islamique aux cinéastes et acteurs, primés par le régime, pour un massif don de sang pour Gaza ! L’appel à la mobilisation n’a pas été suivi par les cinéastes et acteurs, agents de propagande habituel du régime. Mais le cinéaste Asghar Farhadi, formé à l’école du cinéma du clergé, actuel champion de propagande pseudo-gauchisante du régime en Occident, était venu au rendez-vous, en bon larbin du régime. Le ministre de la culture et de la bonne conduite islamique a axé l’événement sur lui pour dissimuler son échec.

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On était à nouveau dans un contexte de conflit interne généralisé, de ruptures internes et d’incompétence du gouvernement mis en place par le clergé qui domine le jeu. La panique s’est amplifiée et la bourse a sombré dans un nouveau crash : tous les indices sont passés en négatif !

Washington a continué sa pression indirecte par la condamnation à perpétuité pour deux espions du régime par son allié l’Azerbaïdjan. CNN a aussi affirmé l’arrivée imminente de Khaled Machaal du Hamas à Téhéran pour une demande d’aide afin d’insinuer un lien actif fort entre le régime et le Hamas et insinuer l’adoption de nouvelles sanctions pour ce motif !

Le gouvernement a craint réellement de nouvelles sanctions et en conséquence une pénurie de carburants destinés à la production de l’électricité : le ministre de l’énergie a annoncé un risque de pénurie d’eau à Téhéran et à Ispahan afin de stocker l’eau pour la production de l’électricité !

Dans le même temps, Zanganeh, le ministre du pétrole, a tenté de remonter le moral des troupes en annonçant des rentrées de dollars par la vente que le régime des cargaisons pétroliers de l’affairiste en prison Zanjani suite à une récente levée des sanctions contre ses avoirs par les Etats-Unis ! Mais personne n’avait entendu parler de cette remise de peine ! La panique a subsisté et la bourse a fini sa session sur des résultats négatifs.

Le gouvernement désespéré par le désaveu interne a tenté de réanimer la fausse opposition en évoquant par le site Kalameh de Moussavi (qui est censé être en détention) des malheurs prisonniers fictifs de la section 350 de la prison d’Evin (section dédiée à la fausse opposition) ! Mais ces malheurs annoncés n’ont entraîné aucune mobilisation en faveur de la fausse opposition interne. La fausse opposition a alors évoqué par l’intermédiaire de l’une de ses dernières animatrices, Mitra Pour-shajari, les malheurs des iraniens convertis au christianisme. Un autre faux opposant a parlé des malheurs des Irakiens réfugiés en Iran. Ces manœuvres ratées ont aggravé le bilan du régime sans provoquer d’intérêt pour la fausse opposition. Il est devenu clair que la fausse opposition ne pouvait pas réussir en draguant les vrais malheureux du pays.

On devait donc assister à une intensification des paniques internes et des querelles entre les clans qui n’arrivent pas à en découdre faute de partisans de terrain.

Le gouvernement n’a rien annoncé pour l’anniversaire à venir de l’investiture de Rohani comme président par son allégeance au Guide car il ne voulait pas montrer son impopularité due à son inefficacité. Le clergé s’est aussi mis en retrait pour la même raison. La voix était ouverte aux attaques à son encontre.

Dimanche (3 Août 2014 – 12 Mordad 1393), le gouvernement était en échec et se cachait par peur de critiques ! Ali Larijani avait cumulé des ratés, les Pasdaran aussi, le clan Rafsandjani en a profité pour lancer les hostilités contre tous ces clans !

- L’agence ISNA a mis tout le régime en danger en affirmant que la majorité des avoirs du pays appartenaient à 600 personnes !
- ISNA a aussi donné la parole à Hossein Raghfar, un ex-footballeur et actuel conseiller économique de Moussavi pour accuser les chefs Pasdaran d’avoir détourné 170 millions de dollars des revenus pétroliers du pays. Le but était d’opposer les chefs Pasdaran et les Larijani pour empêcher leur éventuelle alliance.
- L’agence ILNA a mis l’accent sur la hausse des IVG pour signaler l’impossibilité pour les jeunes ménages d’avoir un enfant par pauvreté. Donya é Egtessad (monde économique) a fustigé la hausse exorbitant des prix de locations commerciales (boutiques désormais louées au en empans carrés) pour révolter les entrepreneurs et les bazaris.
- Enfin Shargh a signalé que le seuil de la pauvreté était de 2 millions de tomans pour une famille de Téhéran alors que le taux de chômage est 90% et la majorité des ménages disposant de revenus ne dépasse guère 400,000 tomans par mois à moins que l’homme n’ait 2 ou 3 jobs !

Larijani qui avait échoué la veille à deux reprises n’a pas pris le risque d’attaquer le clan Rafsandjani de peur d’échouer et de fait perdre totalement la face !

Les Chefs Pasdaran ont annoncé la pendaison publique de 3 violeurs le matin même en plein cœur de la ville rebelle de Shiraz pour s’imposer en force dominante qui n’a peur de rien. Sur des images diffusées par l’agence Fars des Pasdaran et reprises par l’agence Mehr de Larijani, nous avons remarqué que l’annonce était vraie mais exagérée car l’exécution n’avait pas eu lieu à Shiraz à l’insu du peuple, mais loin de cette ville et sans aucun témoin. Les Pasdaran pouvaient donc agir sur les prisonniers pour simuler la force, mais n’osaient tout de même pas le faire dans les ville de peur de provoquer une réaction hostile. Ils restaient tout de même la force dominante car les autres clans n’ont pas d’otages et ne peuvent s’affirmer par leur exécution.

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A ce moment, la bourse a cessé de chuter ! On a compris que les nantis du régime avaient été assurés par cette exécution ! Les chefs Pasdaran sont devenus des facto l’espoir des insolvables et leurs complices affairistes !

Mohsen Rezaï, ex patron des Pasdaran, mais allié de facto de Rafsandjani depuis 20 ans et par ailleurs un vieux partisan d’entente avec Washington, a adopté le style qui plaisait en promettant une aide certaine au Hamas pour détruire Israël, espérant ainsi se placer aux côtés des Pasdaran et accéder à la table des marchandages avec Washington.

Le mollah Hessam Ashna, le conseiller en image de Rohani, a aussi déclaré sur son site Nameh News qu’il se sentait très proche de Jalili, l’ex-choix très rigoriste du clergé pour la présidence, car il pendait que le clergé pouvait s’alignait sur les Pasdaran et dans ce cas choisir Jalili (ex-Pasdaran) afin de rester dans le jeu !

Enfin, le maire de Téhéran Ghalibaf (encore membre des Pasdaran), qui avait mis en place un sexisme islamique pour s’approcher des Larijani, a annoncé une grande fête pour célébrer l’engagement des enfants en faveur de Gaza pour montrer sa disposition à soutenir le clan des Pasdaran. Mais il n’a pas trouver de gens prêtant leurs enfants pour son show et la grande fête pour Gaza a surtout montré qu’au sein des fidèles, personne ne voulait aider le régime à préserver son image forte.

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Il y avait d’un côté la forte envie de dissidence de Rafsandjani (capituler pour sauver sa peau) et de l’autre, l’envie de résistance des Pasdaran. Rohani était aux abonnés absents, partagé entre la capitulation et la résistance. Mais récemment, il avait choisi la résistance et même la fuite en avant par l’évocation des 190,000 centrifugeuses. Il pouvait s’aligner sur ses rivaux pour les désarmer. Cela risquait d’ajouter aux mécontentements à son encontre. Ce qui laissait présager une nouvelle journée agitée lundi...

Lundi (4 Août 2014 – 13 Mordad 1393), les ministres des affaires étrangères (mae) des pays non alignés, de nos jours presque tous alliés aux Etats-Unis, sont arrivés en Iran pour parler de Gaza, impliquer donc le régime dans le processus de paix en cours de négociations et ainsi empêcher Rohani de choisir la fuite avant obligeant Washington à adopter de nouvelles sanctions et d’entraîner la chute du régime islamique qu’il veut récupérer. Rohani s’est déplacé en personne pour montrer que l’on venait pour lui afin de redorer son image personnel. Mais il n’a pas montré d’ouverture sur Gaza.

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Certains des mae présents ont eu des entretiens privés en marge de la rencontre avec Rohani et son mae Zarif sur le nucléaire, mais ils n’ont également rien obtenu.

Le chef régional de FMI est arrivé à Téhéran pour rencontrer le président de la Chambre iranienne de Commerce, Nahavandian, le premier lieutenant de Larijani, afin de voir la disponibilité de ce dernier à jouer l’ouverture. Mais la rencontre car l’ouverture du régime équivaut à sa mort.

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En parallèle, l’Associated Press a affirmé que le commandant ultra-islamiste Soleymani protégeait Baghdad. Washington espérait voir si les Chefs Pasdaran voulaient jouer la carte de l’ouverture. Mais ces derniers ont aussi refusé ce cadeau empoisonné de l’ouverture ! Pour monter les enchères, ils ont appeler leurs partisans à manifester contre le cessez-le-feu devant le bureau des intérêts de l’Egypte (actuel président du Non Alignés-photo 1&2)), ainsi que devant l’ambassade du Pakistan (photo3). Ils sont aussi annoncé une manifestants d’enfants pro-Hamas devant le siège de l’Unicef ! Mais ses opérations ont été des échecs.

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Le commandant en chef des Pasdaran, Jaafari, un temps exclu par les partisans de cette ouverture, a alors affirmé que l’unité de l’Islam détruirait Israël pour saboter toute éventuelle ouverture par un autre clan dont notamment celui de Rafsandjani !

Mais Rafsandjani n’a pas agi dans le sens de l’ouverture : énervé et déçu d’avoir été négligé par Washington, par l’intermédiaire de l’un de ses derniers pions parlementaires Ghazi-pour, il a appelé à l’usage du terrorisme contre les Américains ! Il a aussi fait savoir qu’il était partisan des jeunes hostiles au régime au prétexte qu’il aimait leur formidable logique, jouant ainsi la carte de la rupture pour renverser le régime plutôt que celle de l’apaisement pour le sauvetage du régime !

La direction du clergé a réagi à ce choix en excluant de facto Rafsandjani des prochaines élections du Conseil des Experts en affirmant que la candidature de gens hostiles à la tutelle du Guide serait refusée !

Les Larijani ont rejoint le clergé dans cette ligne rigide et réaliste (nécessaire pour la politique de surenchère) en organisant avec 24 heures d’avance la journée officielle des Droits de l’homme et de la dignité humaine avec leurs rares juges encore fidèles et les mae des Non alignés !

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Dans le même temps, les médias des Larijani ont insisté sur la hausse de la pauvreté pour dénigrer Rohani aux yeux de ses patrons. Ils ont révélé la hausse de toxicomanie et des crimes pour rappeler que les Pasdaran étaient du vent n’avaient aucun résultat pour les dénigrer comme alternative !

Au final, la journée qui devait permettre un apaisement avec le régime a été une nouvelle journée de conflits internes plus forts. L’initiative d’apaisement de Washington a été un échec absolu car au lieu de calmer le jeu elle avait amplifier l’agitation interne. Le régime n’a pas publié les chiffres de la bourse : on a compris qu’elle était face à un crash très très important !

Mardi (5 Août 2014 – 14 Mordad 1393), la situation était grave. Rafsandjani n’a pas pris de position sur la révolution constitutionnaliste pro-islam montée en 1906 par les Britanniques. Il craignait donc d’affirmer sa rupture. Mais il a continué son travail de sape en affirmant via le quotidien Shargh que le système économique était inadapté pour capter les investisseurs étrangers. Via le journal Ebtekar, le clan Rafsandjani a aussi insisté sur la pauvreté par l’affirmation que deux jobs ne suffiraient pas aux Iraniens d’échapper à la misère ! Enfin, Rafsandjani en personne a reçu les mollahs sunnites pour montrer aussi son intérêt pour une ouverture pro-américaine !

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Les Chefs Pasdaran ont annoncé l’arrestation de 194,000 trafiquants cette année ainsi que la saisie de 175 tommes de drogue pour démentir le clan Larijani quant à leur force effective ! Il a aussi annoncé de nouvelles arrestations ce même jour à Téhéran, mais on a encore des pauvres toxicos défoncés entourés de quelques bidasses et on a compris que les Chefs Pasdaran mentaient.

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Les chefs Pasdaran ont alors annoncé des envoies massives d’armes vers Gaza pour réaffirmer leur rôle régional et national. Ils ont aussi appelé à la plus grande sévérité vis-à-vis des Américains détenus en Iran en référence à Jason Rezaian, le correspondant de Washington Post et à son épouse, Yeganeh, qui sont en fait des gens du régime. Ils se sont ainsi rendu utiles au clergé pour provoquer Washington dans l’espoir qu’il se montrerait amical à leur égard.

Les Larijani ont dépassé les chefs Pasdaran en utilité politique pour le clergé en affirmant leur attachement à la peine barbare de la lapidation à l’occasion d’un interview sur les droits de l’homme à l’occasion de journée dédié à ce sujet par le régime ! Ce même jour, un responsable de la fausse opposition a été trouvé mort dans son logement en Turquie, victime vraisemblablement de la guerre interne sans merci à laquelle on assistait.

La bourse a de nouveau affiché des indices négatifs ! La Russie a changé de position vis-à-vis du régime et a annoncé la signature à Moscou d’un contrat d’échange de 75000 barils par jour contre de l’électricité avec le ministre iranien de pétrole Zanganeh et le ministre iranien de l’énergie Tchit-tchian. Le clergé au pouvoir avait sollicité l’aide de la Russie après l’échec de l’initiative américaine et sans doute promis un vrai alignement sur la Russie !

Washington a alors annoncé la levée des sanctions sur les avoirs de l’agent financier déchu du régime Zandjani donnant un accès immédiat à plusieurs centaines de millions de dollars aux mollahs et son allié l’Oman, intermédiaire pour des négociations secrètes, a invité le mae du régime, laissant entrevoir un disposition à un deal pour empêcher le régime de passer définitivement dans le camp russe et ainsi détruire à jamais les plans américains pour la conquête de l’Asie centrale. Le gouvernement Rohani a accepté l’invitation de l’Oman et Zarif est parti nuitamment vers Mascate où il fut accueilli par le souverain de ce petit pays, le sultan Qaboos, avec son air gêné car il doit sa trône à une intervention militaire du Shah !

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Le régime avait utilisé la Russie, mais préférait Washington : la Russie a immédiatement démenti le contrat qu’elle avait annoncé. Elle a précisé qu’il s’agissait d’un memorandum d’accord sur un projet d’échange et a renvoyé la signature à plus tard laissant la voie ouverte à un retour des mollahs vers elle, mais sans trop y croire.

Mercredi (6 Août 2014 – 15 Mordad 1393), Zarif, le représentant du clergé devait réussir à Mascate, mais sans l’apport d’un revirement vers la Russie, il n’a rien reçu de Washington.

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A Téhéran, Hessam Ashna qui avait anticipé cet échec a lâché les Pasdaran pour Rafsandjani. En combinaison avec ce dernier, il a remis en cause la légalité de l’invalidation de la candidature de ce dernier aux dernières présidentielles au prétexte de son âge. Il a aussi rejeté par avance le recours au-même arguments pour les élections du Conseil des Experts en faisant valoir que l’actuel responsable était plus vieux que Rafsandjani. Ce dernier a repris les mêmes arguments dans le journal Ebtekar pour se poser à nouveau en alternative puisque ses tentatives de ruptures n’avaient entraîné aucune mobilisation populaire ou même interne en sa faveur !

Le clergé ne pouvait s’opposer à lui accorder un siège et voir son retour aux postes de commande. Les Chefs Pasdaran ont annoncé 1 pendaison publique à Karaj près de Téhéran (5 photos) et 4 nouvelles pendaisons à Chiraz pour se poser en force dominante afin de contenir Rafsandjani qui les mettait en danger. Dans les deux cas, les exécutions avaient lieu en périphérie des villes indiquées, mais en plus dans le cas de Karaj, sur les images, on avait un temps gris alors que matin il faisait un temps très clair et ensoleillé à Karaj. L’image provenait donc des archives du régime.

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Dans le cas de Chiraz, le panneau du jour indiquait les noms de deux condamnés, mais les images et surtout l’annonce évoquaient 4 prisonniers !

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De fait, on peut dire que les Chefs Pasdaran avaient menti et monté en vitesse un reportage pour s’affirmer, ce qui voulait dire qu’ils n’avaient pas les moyens d’agir.

Les nantis issus des clans au pouvoir ont paniqué, les plus gros encore présents à la bourse ont entraîné par leur panique la bourse dans le crash !

Le Pouvoir judiciaire des Larijani a alors annoncé 200 cas de flagellations publiques au cours des semaines passées afin se poser en patron des répressions ! Mais personne n’a cru à cette annonce car le pouvait judiciaire en l’avait pas annoncé. Le Parlement d’Ali Larijani a alors annoncé une séance d’assemblée pour les Enfants et par les Enfants pour affirmer qu’il avait une bonne image parmi les jeunes que Rafsandjani avait aussi dragué sans succès ! Il n’y a pas eu de mobilisation : les derniers responsables fidèles ne voulaient pas que l’ont voit leurs marmots comme les partisans du régime en difficulté et en décomposition.

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Rohani a alors annoncé une visite officielle triomphante à Shahre kord dans la région Chahar Mahaal et Bakhtiari, lieu de vie des tribus Bakhtiaris jadis alliés des britanniques et actuellement sollicités par Washington pour s’opposer au régime, afin d’insinuer qu’il était populaire donc fiable.

Mais les images ne nous ont pas convaincus car il y avait de la triche (des gens de tailles différentes cote-à-cote) et surtout aucune banderole violet, couleur de ralliement des fans de Rohani ! Voici ci-dessous un exemple avec des gens plus petits dans la partie à gauche de la voiture de Rohani !

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On a retrouvé le même défaut sur les images du rassemblement prévu dans le stade de la ville Shahre Kord. Des gens plus petit à droite et aucun élément en violet. En revanche, le régime conscient de ce défaut, l’a corrigé avec sa finesse habituelle sur la vidéo en appliquant filtre violet sur toute la foule !!!

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La bourse a clôturé en état de méga crash ! Le rapport hebdomadaire paru par la suite a été très intéressant : le volume des transactions normales (ceux des vrais actionnaires) était en hausse de 107% ! La valeur des transactions normales était en hausse de 67%, un chiffre anomal pour une semaine de crash.

Dans le même temps, le volume de l’ensemble des transactions (les transactions normales+les interventions de l’ETAT) avait monté de 17,7% et la valeur de l’ensemble des transactions (les transactions normales+les interventions de l’ETAT) avait baissé de 9,9%. Or, ces deux taux étaient de -50% au cours des semaines passées. La diminution du volume des transactions de 2/3 signifiait que l’ETAT avait eu besoin de moins s’investir pour équilibrer les indices. Cela voulait dire que le volume des transactions des actionnaires paniqués avait baissé de 67% tombant à 7% de sa valeur normal ! Qu’il y avait vraisemblablement une baisse de 67% du nombre des actionnaires réels (déjà en forte baisse) et qu’en conséquence avec les autres baisses des semaines dernières, il ne reste que 7% des actionnaires réels du pays encore en activité à la bourse c’est-à-dire une dizaine de personnes.

Ce petit nombre, vraisemblablement les plus riches et les plus haut-placés, qui ont encore des actions à vendre avaient augmenté leur vente de 107%. Les indices étaient en chute libre : ils ne trouvaient pas d’acheteurs, mais ils ont fait des bénéfices ! La seule explication est que l’Etat (le gouvernement) est intervenu en leur offrant des bons prix pour qu’ils puissent acheter des dollars et arrêtent net cet état de frénésie très déstabilisante pour le régime tout entier. Ainsi en poussant le raisonnement plus loin, le régime avait misé 67% de ses avoirs voire même plus pour stopper la panique et dissimuler l’envie de fuite de ses plus importants hommes d’affaires ! Ainsi on peut dire que le régime a connu l’enfer cette semaine avec la panique de ses plus importants hommes d’affaires et avec ce qu’il a dû dépenser pour arrêter l’explosion en chaîne que le menaçait !

Rohani a continué la manipulation en annonçant une belle rencontre avec les investisseurs de la région. On a vu très peu gens à cette rencontre qui de plus ne montraient aucun signe d’enthousiasme à l’égard du président élu avec le slogan Espoir et Gestion !

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Washington est revenu aux pressions indirectes en rappelant des sanctions en cours contre des partenaires bancaires européennes du régime, un tir de roquette a aussi touché l’ambassade du régime au Pakistan et Bahrein a déchu de leur nationalité 13 de ses citoyens travaillant avec le régime. Puis Washington a proposé la reprise des négociations en directe à Genève dès le lendemain.

Rohani qui avait connu l’enfer avec les hommes d’affaires et avait vidé les réserves pour stopper la crise, et était aussi face à une forte adversité politique a accepté dans l’espoir d’un deal ou une occasion pour énerver Washington et obtenir de sa part les garanties nécessaires pour lui-mêmes et ses patrons de quitter le pays avant la situation n’explose.

Jeudi (7 Août 2014 – 16 Mordad 1393), le négociations ont démarré à Genève sans aucune publicité des deux côtés, chaque partie estimait donc qu’elle n’avait pas de quoi réussir et ne voulait pas être critiqué pour un nouvel échec ! Le dialogue s’est d’ailleurs terminé sans résultat. Rohani s’est vu en face d’une nouvelle crise interne puis une nouvelle panique dès l’ouverture de la bourse.

Le gouvernement a opté pour la relance de sa fausse opposition : pour réussir il lui fallait du lourd : il a annoncé que la poétesse Simine Behbahani de gauche, qui fut très hostile au Shah et pro-Khomeiny et fait à présent partie de la fausse opposition, avait sombré dans le coma, mais cette nouvelle n’a provoqué aucune mobilisation car le peuple ne veut pas de la fausse opposition et ses héros frelatés !

On était aussi la journée de fondation du Jihad Universitaire ou le projet de l’islamisation des universités laïques fondées par les Pahlavi. Il n’y avait aucun rassemblement ! Les chefs Pasdaran ont lancé un appel à la mobilisation dans les universités contre les deals et les compromis avec Washington pour montrer le projet du Jihad universitaire n’était pas mort et aussi que leur clan avait encore des troupes. Il n’y a eu qu’un seul rassemblement avec une trentaine d’étudiants Bassidjis à Tabriz.

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Les Larijani se sont vite lancés contre le gouvernement en affirmant par l’intermédiaire du Parlement que le projet de révocation du ministre des Sciences était en vigueur. Le pouvoir judiciaire dirigé par le frère cadet d’Ali Larijani a également fait un pas vers les Pasdaran en condamné à seulement 3 ans de prison l’un d’eux accusé du meurtre (factice) du faux opposant Sattar Beheshti ! Enfin, le clan a parachevé son offensive en agitant le peuple avec ses doutes quand à la capacité de Rohani de payer les allocations d’aide à la consommation pour le mois en cours. Le clan avait renoncé à devenir le partenaire du clergé et était prêt à partager la direction avec les chefs Pasdaran pour accéder aux marchandages avec Washington. Le clergé était menacé, il devait pactiser avec Larijani pour éviter de tout perdre.

Vendredi (8 Août 2014 – 17 Mordad 1393), lors de la prière de Vendredi, le clergé n’a nullement fait des gestes amicaux en direction des Larijani. Il a aussi nié ses échecs en se félicitant d’une semaine de victoires sur tous les fronts : à Gaza, au Liban et en Irak ! Il a aussi salué le maire de Téhéran Ghalibaf (un adversaire des Larijani) pour son projet d’exclusion des femmes des postes municipaux. Il a enfin déploré la lenteur du gouvernement à mettre en place l’économie de résistance ordonnée par le Guide.

En résumé, le clergé zappait ses échecs et ceux de Rohani afin de le confirmer à son poste et neutraliser le plan de révocation de l’un de ses ministres par le Parlement d’Ali Larijani. Le clergé n’était pas prêt à capituler malgré ses échecs et surtout son manque de troupes.

Les photos de la prière étaient cependant catastrophiques car on ne voyait aucune trace de panneaux ou banderoles en faveur des Palestiniens du Gaza ou en faveur du Hezbollah ! On avait donc des images d’archives synonymes d’une très faible participation interne à cette prière.Le régime a tenté de sauver la face avec des images montrant des enfants avec des affichettes consacrées à Gaza, mais les images n’étaient pas explicitement liées à Gaza et le problème est que l’on ne les a pas revu à la marche prévue en faveur de Gaza après la prière. Ce qui voulait dire que l’on avait un cocktail de photos d’archives pour cette journée de propagande.

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Conscient de son échec, le clergé a tenté de relancer l’opposition officielle par la rumeur de la mort clinique de Simine Beh-bahani, mais le fils de cette dernière a démenti la rumeur. Le clergé manquait de munition... il a alors annoncé un grand rassemblement d’Enfants pour Gaza. Mais en regardant les images nous avons constaté de la triche photoshop, ce qui signifiait que l’opération avait été un échec.

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Le clergé a ainsi fini la semaine sur des images confirmant l’isolement et l’impopularité du régime.

NB. Ce vendredi était aussi la journée du Journaliste, mais on n’a vu aucun rassemblement de journalistes voués au régime comme la veille on n’avait pas vu de rassemblements des milliers de bassidjis universitaires du régime. On avait ainsi deux autres preuves de l’effondrement interne du régime.

Conclusions , cette semaine a été un véritable enfer pour le régime avec la confirmation des ruptures, les conflits entre les dirigeants apeurés et surtout la panique des plus importants hommes d’affaires proches du sommet du pouvoir. Le gouvernement Rohani a aussi tapé dans les caisses du régime pour calmer la panique alors qu’il a été élu pour veiller sur ses finances car ses rentrées d’argent sont rarissimes ! Rohani a aussi perdu un grand contrat avec la Russie par sa mauvaise approche diplomatique. Cette semaine a été un festival d’erreurs de Rohani, mais aussi de ses rivaux car ils n’ont pas su trouver ou proposer une alternative et ont seulement réussi à convaincre leur compagnons de la non-viabilité du régime par leur rage désespérée à accéder aux marchandages avec Washington.

Le résultat sera de nouvelles ruptures dans les prochaines semaines, ce qui devrait amplifier la paniques des derniers financiers du régime, la guerre entre les clans exclus des marchandages et sans doute la posture répressive pour calmer ces agitations. Washington va sans doute intensifier ses pressions. La Russie en fera autant pour empêcher Washington de parvenir à dominer les mollahs et récupérer la direction de ce régime islamique. Ainsi voilà les mollahs confrontés à une multitude de tourbillons hostiles qui ne leur laisseront aucun répit et aucune chance de survie. Les prochaines mois seront terribles à moins que le peuple patient de l’Iran ne se soulève et ne renverse le régime épuisé des mollahs qui tient debout par la propagande ou par l’intimidation avec des images d’archives.