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Iran : La semaine en images n°331
La fin de l’Espoir-Rohani pour le régime

26.06.2014


Nouveau Résumé Historique (écrit le 23.06.14)
+ Conclusions sur la semaine dernière !

En 1979, les Américains ont entrepris de renverser le Shah car ses politiques régionales et ses projets pour l’Iran étaient contraires à leurs intérêts pétroliers. Ils entendaient mettre au pouvoir des activistes islamistes non cléricaux qu’ils finançaient depuis la création de l’OPEP par le Shah. Ces islamistes liés à Washington étaient hostiles à l’OPEP et partisans d’un régime révolutionnaire et interventionniste. Ils devaient lui permettre de dénationaliser l’industrie pétrolière iranienne, d’agiter et de déstabiliser l’Asie Centrale soviétique et chinoise, mais aussi de renverser le pétro-monarchies créées par les Britanniques, et ainsi de prendre possession de plus de 80% des réserves d’hydrocarbures du monde.

Les Britanniques présents en Iran au travers le clergé chiite, les Qadjars, les Francs-maçons, les féodaux dont les Bakhtiaris, les Bazaris et la direction du parti communiste Toudeh ont participé à ce projet en faisant la promotion de leur ultra-islamiste en chef Khomeiny. Il s’est imposé au Conseil de la révolution. Puis Londres a éliminé les pions américains par des attentats organisés par Rafsandjani, le demi-frère de Khomeiny. Puis, grâce à la prise en otage des diplomates américains, Londres a enfin donné une identité anti-américaine à cette révolution voulue par Washington. Il a bloqué également le retour des pions islamistes de Washington par l’adoption de la doctrine de tutelle d’un grand ayatollah (du clergé) sur la république islamique de Washington.

Washington a alors commencé une véritable Guerre d’Usure Economique contre les mollahs, pour les mettre face à un risque de pénuries et de soulèvement afin de les amener à transférer les pouvoirs vers ses pions.

En réponse à cette guerre d’usure, Rafsandjani, le patron effectif du régime pour le compte des Britanniques depuis 1980, a commencé une politique de crises pétrolières et régionales pour user Washington, mais cette politique a seulement entraîné la rupture des jeunes y compris parmi les Pasdaran.

Amplification des problèmes & Fausse(s) modération(s) (année 90)| Rafsandjani inquiété pour son insuccès a pérennisé son pouvoir par la création du Conseil (plénipotentiaire) de Discernement de l’Intérêt du Régime, mais la persistance des pressions américaines, l’a amené à ouvrir les portes du CDIR à ses rivaux.

Sanctionné directement, Rafsandjani s’est écarté de la présidence de la république qui est un poste sans réels pouvoirs -. mais du fait que ce permet un contact avec les chefs dEtat étrangers, il l’a confié à son ex-responsable des assassinats politiques, Khatami et mis en place une STRATEGIE DE FAUSSE MODERATION vis-à-vis de Washington. Rafsandjani (maître du jeu via le CDIR) a aussi établi des Alliances diplomatiques avec les Européens via la vente du pétrole à 15% de son prix. Enfin, il a aussi baissé le taux du dollar pour empêcher la fuite de nantis du régime paniqués par la persistance des sanctions.

Selon la volonté de Rafsandjani, le régime a cependant continué ses activités terroristes, sous la direction d’un certain Rohani, pour préserver sa capacité de nuisance régionale. Le régime s’est aussi tourné vers la Russie alors ruinée pour acheter des armes pour tenir tête à Washington. La Russie a gagné beaucoup d’argent avec les mollahs, mais, consciente du fait qu’ils l’utilisaient pour forcer un arrangement avec Washington, elle ne leur a jamais vendu des armes très performantes comme les S-300 susceptibles de leur donner une vraie autonomie stratégique.

Cette fausse modération très biscornue de Khatami n’a pas permis à Rafsandjani d’engager Washington dans la voie de l’apaisement et ainsi obtenir la fin aux sanctions américaines. De plus, le dollar bon marché et la vente au rabais du pétrole ont anéanti toute production en Iran et ruiné le pays entraînant de nouvelles ruptures parmi les derniers Pasdaran recrutés.

En 2005, Rafsandjani, pressé par ses rivaux, est revenu, via un autre ex-collaborateur, Ahmadinejad, à la STRATRGIE DE L’ESCALADE (dans l’espoir de faire reculer Washington ou gagner le soutien de la Russie et de la Chine, pour entrer dans l’Organisation de Coopération de Shanghaï afin d’avoir plus d’aisance dans ses marchandages avec Washington. La Chine et la Russie, conscientes d’être utilisées par le régime, ont refusé l’adhésion à l’OCS et ont même soutenu le transfert du dossier au Conseil de Sécurité de l’ONU pour avoir leur mot à dire sur les sanctions et autres pressions afin de contrôler aussi bien Washington que les mollahs.

Washington a profité de l’implication du Conseil de Sécurité pour entraîner toutes les grandes puissances dans ses sanctions bancaires. Le régime ruiné par les mauvaises politiques clientélistes de Rafsandjani s’est vite retrouvé en difficulté pour ses approvisionnements : il a décidé de geler les salaires et remonter les prix pour baisser la consommation afin de préserver ses stocks et échapper aux pénuries et aux émeutes fatales. Mais la première tentative de hausse de prix a entraîné des émeutes puis la rupture les jeunes engagés dans la milices anti-émeutes par pauvreté.

Gestions de la Crise / Crises des Gestionnaires| En 2008, le régime était ainsi très fragilisé car sans défense. Ses dirigeants ont compris qu’ils ne pouvaient pas survivre, ils devaient fuir. Leur priorité a changé : Obtenir des GARANTIES DE SÉCURITÉ ou l’IMMUNITÉ de la part de Washington pour fuir sans craindre des poursuites pour leurs crimes passé.

Clashs internes et Plans d’urgence | Rafsandjani a écarté Ali Larijani de la direction des négociations nucléaires pour privilégier ses propres chances d’obtenir les meilleures s de sécurité possibles. Ali Larijani a divulgué, par un tiers, la corruption de membres du CDIR et du clergé pour les renverser et avoir les mains libres pour marchander les meilleures s pour lui-même. Rafsandjani a neutralisé la menace en éliminant les proches de Larijani. Puis en 2009, pour s’éviter d’autres fronde internes, avec l’aide des Britanniques (BBC), il a tenté (encore) de sauver le régime par une (FAUSSE) REVOLUTION DE COULEUR VERTE (couleur de l’islam) MOUVEMENT VERT pour revitaliser le régime et lui donner une nouvelle légitimité et de fait, amener Washington à abandonner ses sanctions. Mais l’opération lui a échappé et a seulement mis en valeur la rupture du peuple et des Pasdaran de base (aussi bien les vétérans que les plus jeunes recrues).

En 2010, Rafsandjani a continué en tentant une nouvelle (fausse) révolution Verte avec les pions de Washington pour la création d’un régime hybride qui n’eut aucun succès. Le peuple et les Pasdaran de base ont au même moment manifesté à l’occasion de l’anniversaire de Reza Shah, le fondateur de l’Iran moderne (et laïque), confirmant leur penchant pour une contre-révolution laïque. Les nantis du régime ont alors paniqué et ont commencé à brader leurs avoirs et acheter de l’or et des dollars pour quitter le pays avant que le régime ne tombe ou ne change de mains suite à un deal secret entre les dirigeants et Washington.. Le régime s’est retrouvé avec un risque de banqueroute financière avec cette ENVIE (sans cesse grandissante et confirmée) DE FUITE DES NANTIS RIPOUX AVEC LEURS CAPITAUX.

Changement de Monture pendant la course | En 2012, Rafsandjani a lâché les Britanniques pour marchander avec Washington à propos de son rôle avéré dans l’attentat d’Amia, s’attirant leur foudre. Mais il n’a rien obtenu des Américains, il est revenu vers les Britanniques, ils lui ont concocté le projet de Déviation du Régime en direction du peuple afin d’obtenir son pardon et au passage, dans l’intérêt de Londres, saboter le régime islamique avant un deal avec Washington. Le peuple et les jeunes Pasdaran ont refusé ce projet opportuniste. Le projet de Déviation ne pouvait pas être continué.

Le « choix » de Rohani | Les chefs du clergé ont invalidé la candidature de Rafsandjani aux présidentielles rompant de facto leur lien historique (vieux de 170 ans) avec les Britanniques. Ils ont mis en avant son adjoint Rohani pour mener une double politique combinant un bras de fer avec Washington et un soutien détendu à l’opposition interne pour pouvoir à tout moment piloter un transfert de pouvoirs vers Washington en cas de deal ou bien pour amortir la chute du régime en cas d’un soulèvement populaire.

Les Chefs Pasdaran et les nantis issus du régime principalement du clan Rafsandjani, tous très mal vus par le peuple, n’ont pas aimé ce retour aux solutions ratées du passé qui ne pouvaient les sauver ! Ils ont boycotté les élections et l’annonce de la victoire de Rohani le 14 Juin 2013 a provoqué une grande panique. Le dollar est monté de 40%en quelques heures.

Les Pasdaran rebelles ont aussi commencé des actions de sabotages (sans victime) contre le régime provoquant une panique plus grande au sein de la caste dirigeante.

Pour se maintenir en place, Rohani a d’abord plafonné la vente du dollar pour maintenir son taux constant et escamoté la panique puis, il a formé un gouvernement avec le Clan Larijani qui contrôle les pouvoirs judiciaire et législatif . Il a exclu tous les responsables d’avant en retirant le dossier nucléaire au Conseil de sécurité du régime pour le confier à son ami et ministre des affaires étrangères Zarif pour mener des négociations directes avec Washington. Ce qui a mis mal à l’aise ses rivaux exclus des marchandages. De fait à chaque fois que sous la pression de la rue ou des sanctions, il fait un pas vers Washington, ses adversaires se déchaînent contre cette initiative : les chefs Pasdaran menacent Washington et les nantis révèlent des chiffres tabous susceptibles de révolter le peuple et d’entraîner sa chute. Ils sont ainsi devenus la plus grande menace pour la survie du régime...

En octobre dernier, Washington avait eu peur que le système islamique cher à ses projets ne s’effondre par la faute de cette guerre entre ses dirigeants. Il a proposé le GEL des SANCTIONS pour les calmer et engager le régime dans un plan d’apaisement réciproque. La Grande-Bretagne et la Russie avaient alors rejeté ce plan d’arrangement de Washington et exigé des conditions très strictes dans un cadre officiel nommé Accord de Genève pour coincer le régime dans la confrontation et ainsi entraîner sa chute. La Chine avait suivi la tendance.

Cette prévision était juste car Rohani n’a pas tenu ses engagements et a tenté de désintégrer ce nouveau front hostile des grandes puissances jadis amis en leur proposant des contrats pétroliers plus avantageux, mais n’a pas réussi car elles sont toutes en lutte pour un plus vaste enjeu qu’est la domination des ressources énergétiques de la planète. Cet échec a été sanctionné par le boycott interne absolu du 35e anniversaire de la révolution islamique !

Pour encourager les mollahs à déposer les armes, Washington avait alors tenté d’agiter région pétrolière et frontalière de Khouzestan. En raison de l’hostilité du peuple à la balkanisation du pays, la mobilisation n’a pas dépassé 150 jeunes dans quelques villes, mais, le régime a été totalement dépassé par son manque de troupes. Washington est alors revenu à une politique d’apaisement avec de bons rapports de l’AIEA et des offres indirectes de deal via ses divers alliés internationaux...

L’Europe menée la Britannique Ashton a stoppé nette les manigances américaines en ouvrant un nouveau dossier de contentieux avec le régime sur ses violations permanentes des droits de l’homme et son implication dans le terrorisme. La Chine et la Russie n’ont pas condamné la résolution ! Le régime s’est retrouvé avec un front hostile Anglo-Sino-Russe doté de ses propres critères pour le sanctionner. La panique interne a gagné en amplitude avec un nouveau cycle de crise politique et financière !

Dans la foulée, les ouvriers iraniens ont massivement manifesté contre le régime malgré l’interdiction de le faire grâce à une grande solidarité interne et grâce à la passivité complice des forces de l’ordre...

Washington a tenté un deal avec les Chefs Pasdaran... le clan Larijani a annoncé un grand plan anti-corruption pour virer tout le monde et accéder aux négociation finale avec Washington. Les chefs Pasdaran et les grands du clergé qui étaient visé ont immédiatement créé une coalition, mais n’ont pu stabiliser le régime.

De plus, la vidéo d’un fille se dévoilant en plein jour pendant plusieurs minutes a aussi montré qu’ils n’avaient d’agents de terrain ! Le lendemain, 75% des responsables manquaient à l’appel à la fête officielle pour la naissance de l’Islam ! La bourse a aussi enregistré un nouveau crash ! Le responsable de la sécurité du régime a sauté. Les chefs Pasdaran ont aussi mis à l’index leur commandant en chef Jaafari pour faciliter l’ouverture à Washington. Les mollahs ont de leur côté envoyé en coma l’ayatollah Mahdavi-Kani le patron du clergé politique pour faciliter le deal avec Washington !


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La semaine dernière, Washington a proposé des négociations en direct à Rohani, le représentant du clergé alors que l’absence de mobilisation en interne pour l’anniversaire de l’Imam Caché allait confirmer l’effondrement du régime.

Rohani devait certainement chercher un arrangement avec Washington car il était à quelques jours du 1er anniversaire de son élection avec la promesse de mettre fin aux sanctions en moins d’1 an ! La guerre interne a repris pour l’accès aux marchandages. Ashton a imposé sa présence à la rencontre prévue à Vienne et a empêché les marchandages, déprimant davantage les compagnons du régime...

Washington a pris conscience que le deal pouvait lui échapper. Il a laissé le groupe sunnite-anti chiite et anti-mollahs Daesh-EIIL attaquer les zones chiites en Irak pour montrer que le régime n’avait plus la capacité de faire la loi dans le monde islamique. Les mollahs et les Pasdaran lui ont donné raison car ils n’ont annoncé aucune Jihad ! Les compagnons du régime ont réalisé que leurs dirigeants n’avaient plus les moyens de se battre, la bourse a enchaîné les crash au point que le régime a censurée les infos à partir de mercredi !


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Cette semaine commençait par l’anniversaire de l’élection de Rohani, autrement dit la fin du délai fixé par lui pour mettre fin aux sanctions alors qu’elles sont toujours là et bien encrées pour longtemps encore en raison de l’incapacité prouvée de Rohani à s’imposer face à Washington ! Rohani était sur la sellette et le régime pouvait en pâtir. Le peuple pouvait exploser grâce à une victoire face au Nigeria... La panique ne pouvait se calmer. Le régime était face à une semaine de clash et de crash...

Washington a proposé une négociation en direct à Rohani, les 5+1 ont aussi proposé une autre rencontre. Cette pression sur Rohani a provoqué une nouvelle guerre des exclus des négociations contre Rohani. Ce dernier devait se battre contre les Américains, les Anglais et contre leurs rivaux internes... Il a commis des erreurs de fond et de forme qui ont aggravé sa propre situation avec ses patrons du clergé ! Voici le récit plaisant de la fin du cycle de l’Espoir qui était le slogan de Rohani !

L’ébauche de cette analyse a été proposée en émission télévisée et diffusée en Iran le lundi dernier (16.06.2014)via la principale chaîne satellitaire de l’opposition, Iran-e-Ariaee. Vous pouvez regarder cette émission en persan sur le compte Youtube d’IEATV ou dans la section iranienne d’Iran-Resist.




La semaine dernière 6-13 juin 2014 (16-23 Khordad 1393), le régime a cumulé les échecs : le boycott internes de 3 événements officiels, la remise en cause de sa puissance régionale par Daesh ou EIIL, l’absence d’appel au Jihad de la part du clergé ou des Pasdaran par manque de troupes et de popularité, l’incapacité de Rohani d’attirer des grandes pétroliers en Iran et enfin son échec à trouver un arrangement avec les Américains. Le résultat a été une nouvelle guerre interne contre Rohani qui empêchait tout deal et une nouvelle panique des nantis qui a généré une suite ininterrompue de crash à la bourse de Téhéran.

Vendredi (13 Juin 2014 - 23 Khordad 1393), le régime était totalement en crise et humilié ! Avant que la panique n’entraîne le bourse de Téhéran dans une nouvelle crise, les chefs Pasdaran ont annoncé l’arrestation de 30 partisans de Daesh (EIIL) près de Téhéran pour rassurer les nantis paniqués qu’ils contrôlaient la situation grâce à leur service contre-espionnage malgré leur manque de troupes ! Les patrons du régime refusaient d’admettre leur échec et capituler.

Washington qui ne veut pas la chute du système islamique en Iran a alors prétendu dans Wall Street Journal que les Pasdaran avaient sauvé l’Irak en intervenant avec le commandant Soleymani et la brigade Qods contre Daesh (EIIL) à Tikrit ! Il va sans dire qu’ils n’ont publié aucune photo de cette victoire fictive des Pasdaran arrivés en Irak par on ne sait quel chemin !

Washington a aussi proposé la reprise des négociations le lundi 15 juin à Vienne pour la rédaction d’un accord final avec les mollahs et le représentant de l’Allemagne au sein des 5+1, Hans Dieter Lucas, est arrivé avec quelques collègues à Téhéran pour informer Abbas Araghtchi, l’adjoint du mae Zarif, chargé des négociations secondaires. Lors de cette visite, Hans Dieter Lucas a aussi rencontré Ali Akbar Velayati, le vrai ministre des affaires étrangères du clergé avant l’avénement de Rohani et partisans d’un deal pour voir s’il y avait une possibilité de succès (sans les garanties que le clergé demande, mais Washington ne peut lui accorder). Hans Dieter Lucas souriant à l’arrivée est sorti déprimé de sa réunion avec Velayati et l’on a compris que le clergé n’était pas prêt à céder ! Washington n’a pas sévi car cela aussi bloqué son projet de deal.

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En Iran, dans les milieux anti-cléricaux, avant la révolution, on disait que l’on ne peut pas calmer le mollah en le caressant, il est comme un sexe d’homme, plus on le caresse et plus il durcit. On a une bonne confirmation de ce constat : les Chefs Pasdaran ont annoncé que Soleymani allait libérer l’Irak tout entier et que Washington devait négocier avec eux pour sauver l’Irak ! Ils ont aussi affirmé qu’ils avaient des bases de renseignements ainsi que des troupes d’interventions dans tous les pays du monde pour restaurer leur image terroriste et inciter Washington à négocier avec eux.

Rohani devait se placer dans une menace supérieure pour garder sa place à la table des négociations : un de ses responsables pétroliers a annoncé que le régime allait acheter l’indulgence des pays de 5+1 (la Chine, la Russie et l’Europe – principalement la France) en leur proposant des contrats gaziers ou pétrochimiques très intéressants aux membres de 5+1, la Chine, la Russie et l’Europe avant leur prochaine rencontre !

Mais la Chine, la Russie et l’Europe n’ont montré aucun intérêt pour la proposition. Rohani est arrivée à la veille du 1er anniversaire de sa présidence sur une défaite humiliante et un rejet absolu de tout arrangement de la part de ex-alliés devenus des ennemis ! Il pouvait être certain qu’il fêterait sa première année de présidence serait marquée par une grosse crise. Il devait se montrer fort pour empêcher la crise de se développer et mettre en cause son mandat.

Samedi 14 Juin 2014 (24 Khordad 1393), a commencé mal pour Rohani car le quotidien Shargh (de Rafsandjani) a mis l’accent sur la le renforcement de la récession depuis son arrivée au pouvoir. Tout le monde a compris que Rafsandjani était décidé à déballer des vérités cachées pour déstabiliser Rohani et prendre sa place.

Par ailleurs, près d’une centaine de 700 ouvriers non payés d’Iran Tyre (fabricant de pneus) ont manifesté devant la Fondation des Déshérités, propriétaire de leur usine, apportant la contestation ouvrière au coeur de Téhéran dans les quartiers chic où résident les patrons du régime !

On a aussi appris que les 1500 ouvriers de l’usine de production de sucre de Haft-Tappeh s’étaient mis en grève. Cela risquait de pousser les ouvriers de sucre de Téhéran qui sont en grève depuis la semaine dernière à manifester dans les rues de la capitale contre le régime alors qu’il n’a plus de troupes.

Rohani a démarré sa conférence de presse prévue depuis une semaine avec seulement 2 journalistes et dans un quasi monologue, il a affirmé que les temps des sanctions étaient révolu ! Il a précisé que l’économie se portait bien grâce aux relations d’affaires extraordinaires avec de nombreux pays ! Il avait réussi sa mission sans reculer sur l’Enrichissement et en montrant la bonne foi du régime au monde entier ! Il n’y avait rien à craindre !

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Ses affirmations étant des slogans électoraux dénués de vérité, la bourse a démarré en panique et a enregistré, selon les médis du régime, un nouveau crash d’environ 10% malgré l’effort de boursicotage des banques du régime pour maintenir artificiellement les indices élevés. Le choc a été tel que les médias officiels ont dû le répercuter. Mais les sites d’infos boursières ont été bloquées pour empêcher un diagnostic précis des tendances et de l’ampleur du crash.

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Au même moment, la direction des frontières a annoncé la saisie d’environ 1 tonne d’or en 34 lingots de 30kg et 1,3 tonnes de billes d’argent cachés dans plusieurs bus en partance vers la Turquie, laissant entrevoir que certains nantis avaient aussi commencé à plier bagages.

Rafsandjani a appelé ses fans activitistes politiques et estudiantins à se réunir à ses côtés pour sans doute des manifestations hostiles à Rohani au moment de l’anniversaire du faux révolte estudiantin de 1999. Mais seulement 3 jeunes se sont déplacés et il a dû remplir comme il pouvait la salle du rassemblement du Conseil de Discernement avec un trentaines de mollahs et une vingtaine de femmes voilées. Mais son échec a aussi entraîné sa silence.

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Washington a repris la pression via des dépêches évoquant de nouvelles victoires de Daesh (EIIL) en Irak ! Les Chefs Pasdaran de facto ridiculisés devaient agir. En temps normal, ils menacent toujours leurs ennemis de frappes fulgurantes grâce à leur super-drones de reconnaissance et d’attaque. Ils n’ont rien dit de tel confirmant que tout ce qu’ils avaient dit à ce propos était de la pure propagande. Ils ont alors annoncé la pendaison dimanche à 4H du matin de 2 activistes iraniens sunnites d’origine arabe en représailles contre l’activiste de Daesh-EIIL ! Les mères et les tantes de deux prisonniers se sont rassemblés devant l’entrée de la prison d’Evin pour contester cette pendaison. Les Chefs Pasdaran n’ont pas pu trouver de policiers pour disperser ces femmes assez âgés...

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Les Chefs Pasdaran ont alors annoncé l’enterrement de 3 des leurs engagés en Syrie pour montrer qu’ils n’étaient pas des couards ou des planqués. Mais sur les photos, on a vu aucun homme en uniforme, aucun homme en larme et une foule passive de ressortissants d’Asie Centrale : on a compris que l’enterrement était factice et les Chefs Pasdaran avaient rassemblé des pauvres immigrés sans ressource contre quelques dollars pour exister !

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Un peu plus tard, les Chefs Pasdaran ont annoncé l’inauguration d’un moment aux martyrs de Téhéran pour rassembler leurs familles, mais la mobilisation a été très faible et les rares participants étaient trip vieux et nullement motivés pour crier en faveur du régime.

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In fine, les chefs Pasdaran ont appelé à une grande manifestation populaire à la ville religieuse de Mashad en soutien au Jihad des Irakiens chiites contre Daesh-EIIL. Encore une fois la mobilisation a été très faible, même pas assez pour provoquer un embouteillage.

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Washington a sauvé ces représentants de l’islamisme en affirmant que le Commandant Soleymani des Pasdaran était arrivé aux portes de Bagdad avec 12,000 commandos de la Force de Qods (qu’il dirige depuis 17 ans !) Mais encore une fois pas une seule photo n’est venue illustrer l’affirmation. En parallèle, des kurdes liés à Washington ont demandé une mobilisation internationale pour sauver 4 prisonniers kurdes afin de détourner l’attention des médias internationaux des 2 iraniens sunnites d’origine arabe ! Enfin, en guise de sanction, l’Etat de Caroline du Nord a annoncé la rupture de ses relations avec la république islamique d’Iran. Le régime était sauvé et l’électeur américain berné. Avec l’idéalisation des Pasdaran dans le rôle du sauver de Bagdad, Washington préparait son opinion à un deal avec ces derniers !

Les Chefs Pasdaran n’ont pas commenté l’annonce de peur de se retrouver dans un engrenage incontrôlable car ils n’ont pas de réels pouvoirs au sein du régime et leur seul pouvoir est de pendre les gens déjà sous les verrous.

Reuters a remis en cause les affirmations de Washington en affirmant que Daesh-EIIL détenait encore Tikrit. Ils ont parlé d’un risque de balkanisation de la région pour provoquer un front régional contre Washington et ses manigances dangereuses avec ses nouveaux Talibans ! Il s’agissait d’une part de fâcher les Etats arabes et Israël avec Washington, mais aussi de semer plus de panique chez les mollahs !

La Chine devait réunir dans quelques heures en Bolivie un sommet des G77(carte ci-dessus), groupe des pays en développement qu’il a fondé en 1964, pour réfléchir à un nouvel ordre mondial, c’était une bonne occasion pour le régime de dénoncer Washington et réclamer la fin des sanctions son égard. Mais le régime n’y a envoyé qu’un vice-président car il ne croyait pas à un soutien de la Chine et voulait s’éviter un désaveu qui pouvait s’avérer fatal dans l’état où il se trouvait ! Ce choix d’éviter la Chine ne pouvait qu’aggraver la panique des derniers compagnons du régime !

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Dimanche 15 Juin 2014 (25 Khordad 1393), après le repli diplomatique du Gouvernement, les Pasdaran ont aussi opté pour la prudence en reportant la pendaison de deux sunnites pour éviter d’autres manifestations hostiles qui mettraient en évidence leur impuissance !

Mais cette impuissance a été révélée par la manifestation sans autorisation de 70 conducteurs de la compagnie publique de bus de Téhéran (Sherkat Vahed /régie unitaire) pour protester contre deux mois de salaires en retard.

On a alors pas entendu les divers soi-disant syndicalistes de Sherkat Vahed qui évoluent au sein de l’opposition officielle en Iran ou en dehors de l’Iran car leur engagement est factice et uniquement à but de rendre sympathique l’opposition interne, le Mouvement Vert.

Autre mauvaise nouvelle pour Rohani et le reste des dirigeants, les nantis réunis au sein de la chambre iranienne de commerce (CIC), ont pris leur distance avec le régime contesté par un article critique sur l’inflation et l’augmentation des prix sur leur site Serat News !

La bourse a continué sa chute, selon les médias du régime, mais sans que l’on sache l’ampleur de la chute. Elle devait cependant être importante car les médias en parlaient.

Rohani a tenté l’apaisement par l’intermédiaire d’une invitation de son directeur de la Banque centrale iranienne aux nantis paniqués de se réunir pour définir ensemble les politiques monétaires du gouvernement ! Or, ces nantis savent que le régime est perdu et attendent que le régime leur montre qu’il est capable de manoeuvrer habilement sur la scène internationale face à Washington pour leur des départs sécurisés d’Iran. Ils sont quand même allés au rendez-vous pour voir ce que le régime proposait. Ils ont paru perplexes et n’ont pas cru le régime. La crise a persisté à la bourse !

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Rohani venait de commettre sa deuxième faute après sa conférence de presse tout en slogan ! Il pouvait perdre le soutien du clergé à la veille des négociations à venir et se voir ravir la direction des marchandages et le privilège d’assurer sa propre survie avant tout le monde.

Hassan, le petit fils de Khomeiny, qu’il l’avait soutenu à son élection en créant à la date anniversaire de la révolution islamique le journal « Clef de la politique » pour témoigner de l’attachement de l’opposition officielle à son égard a anticipé sa chute en distribuant une double page critique à l’égard de Rohani au sein du du Parlement d’Ali Larijani au cas où ce dernier obtiendrait la direction des négociations avec Washington !

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le 1er numéro de « Clef de la politique » en février 2014 !


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La double page sur l’infidélité de Rohani à ses promesses


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Rohani a préparé sa défense face à ses patrons du clergé en réunissant ses rivaux sous le slogan : Nous resterons tous unis pour toujours !

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Rohani a aussi organisé un rassemblement sur le thème de sa proximité d’idée avec les modérés membres de la fausse opposition interne en y incluant la photo de Hassan Khomeiny. Le rassemblement a été un échec en terme de mobilisation, ce qui peut être considéré comme une nouvelle erreur de jugement de Rohani !

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Deux émissaires de Washington sont alors arrivés en Iran. La ministre des affaires étrangères de l’Afrique du Sud, Etat pro-américain autorisé à commercer avec les mollahs est allée à la rencontre de Zarif, le mae de Rohani. Et le président du groupe de l’amitié algéro-iranien du parlement d’Algérie, Etat créé grâce au soutien de Washington au FLN, qui fait partie des Etats autorisés par Washington à commercer avec les mollahs, a allé à la rencontre Larijani. Washington espérait sonder le gouvernement et son rival sur leur disponibilité à un apaisement dans la réunion qui devait avoir lieu le lendemain à Vienne !

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Les deux rencontres ont été plutôt froides. Les deux interlocuteurs de Washington à savoir Rohani et son rival Ali Larijani, restaient sur leur position de base : refuser tout apaisement dans l’espoir d’arracher les garanties qu’ils espèrent par le chantage à une déstabilisation régionale malgré l’absence de toute capacité dans ce domaine !

Les Chefs Pasdaran courtisés dernièrement par Washington, mais oubliés ce coup-ci, devaient monter au créneau pour compter aussi ou pour former une coalition avec Ali Larijani qui semblait à nouveau dans la course tant du côté de Washington que du côté interne. N’ayant de troupes, les chefs Pasdaran ont tenté de mobilisé les bidasses en annonçant qu’ils payaient leur mariage : 72 soldats ont accepté ! Les chefs Pasdaran ont annoncé une grande fête pour 72 mariages, mais on a vu une quinzaine de soldats sans leur famille. 75% des candidats avaient renoncé en raison du refus évident et unanime de tous les parents de cautionner ces mariages !

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Après cet échec, les chefs Pasdaran étaient ridiculisés. Ils devaient marquer un vrai point sur le plan militaires. Ils ont annoncé l’envoie en Irak de deux unités spéciales de Saberin or il n’existe qu’une unité spéciale de commandos d’élites nommée Saberine ! Les chefs Pasdaran déliraient. L’annonce ne pouvait pas redorer leur image car ce groupe de commandos affecté à la lutte contre les guérilleros kurdes de Pjak financés par Washington n’est plus au top de sa forme, elle a perdu beaucoup de tireurs d’élites dans les embuscades tendus par ces guérilleros avec l’aide des moyens militaires américains. Dernièrement, le régime a envoyé l’unité toute entière au Baloutchistan (ci-dessous) pour libérer les soldats pris en otage par un petit groupe de guérilleros baloutches financés par Washington, mais l’unité Saberine (les Patients) n’a même pas pu en plus d’un mois de patrouilles les trouver ! Le régime a oublié de parler de cette expédition désastreuse ! Les otages ont été libérés par les pions islamo-guerriers baloutches de Washington pour calmer la panique née de cette action ! L’annone à propos des Saberine a surtout montré l’incapacité des Chefs Pasdaran d’être une force au sein du régime !

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Annonce d’expédition des Saberines contre les guérilleros baloutches d’Obama.


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Les Saberines tués en mission l’année dernière.


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Vidéo de promo des Saberines


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Rohani était en difficulté, mais il n’y avait pas de relève interne. De fait, les groupes rivaux pouvaient oublier leurs différents et exiger le retour du dossier des négociations au Conseil de sécurité du régime islamique d’Iran (CSRII) où ils siègent tout. C’est pourquoi Araghtchi le n°2 des négociations s’est rendu à ce Conseil pour affirmer que le gouvernement ne capitulerait pas afin de coincer ses membres et les empêcher d’invoquer la sécurité nationale pour reprendre en main les marchandages !

Rohani devait dès lors marquer des points le lendemain lundi à Vienne pour ne pas perdre le contrôle des marchandages. Tout signe de fléchissement pouvait se solder par une nouvelle crise interne. Dans la nuit, l’équipe iranienne devait aussi jouer son premier match face au Nigeria et une victoire pouvait embraser le peuple et entrainer des manifestations mixtes interdites par la loi et ingérables faisant basculer le régime dans le chaos !

Dans la nuit, la tension interne du régime est montée avec une attaque surprise des habitants de la ville moyenne de Semnan (ville natale de Rohani) contre la maison d’un milicien fidèle au régime...

Rohani a compris qu’il devait réussir à Vienne. Les Américains ont réalisé que la situation du régime est dangereuse. Il leur faudrait tout tenter dans le sens d’un apaisement pour permettre à Rohani de marquer un point et obtenir le soutien des siens. Enfin, pour les deux parties, l’équipe iranienne devait perdre pour que le régime ne se retrouve avec des manifestations incontrôlables.

Lundi 16 Juin 2014 (26 Khordad 1393), face au risque d’un sérieuse crise de panique, qui pouvait aggraver la situation, le gouvernement issu du clergé a mis en vente toutes les actions des plus grands groupes industriels publics notamment les raffineries de Bandar Abbas à un prix fixe plus bas que leur valeur pour créer un petit dynamisme positif et contrer la tendance baissière. Rafsandjani a aussi mis en vente à prix fixe les actions de sa banque privée Passargad pour entrer dans les bonnes grâces du clergé ! Selon les médias officiels, ces ventes à pris fixes ont permis de stabiliser le marché en fin de la séance ! Ce qui voulait dire que la tendance baissière était encore très fort, mais au moins le grand public pouvait croire que le régime avait résolu ses problèmes et n’allait pas à son tour entrer en contestation.

Le Parlement d’Ali Larijani n’a en revanche pas été très coopératif puisqu’il a demandé à la Banque centrale, c’est-à-dire à Rohani et au clergé, le nom des plus grands corrompus du régime (du clergé et du clan Rafsandjani) afin d’obliger les mollahs du clergé à se tourner vers lui et non vers Rafsandjani ! Ces derniers n’ont pas répondu car sans l’aide des chefs Pasdaran et leurs derniers officiers, le pouvoir judiciaire des Larijani ne peut guère agir. Le clergé n’était pas en danger, mais tout de même inquiets par une éventuelle publication des noms de corrompu. Le système n’était donc pas tiré d’affaires car il était susceptible de basculer à tout moment surtout en cas d’une victoire de l’équipe iranienne face au Nigeria qui semblait une équipe à sa portée. Zarif alors en chemin vers Vienne était pensif et inquiet. Il a aussi été mal-à-l’aise dans la rencontre pour préparer les séances de travail avec les 5+1.

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Washington a demandé de nouvelles négociations en directe dans la soirée, avant le match qui inquiétait.Le régime a accepté.Ashton a aussi donné son accord. Le rendez avec les 5+1 a été reporté au lendemain. Les deux parties se sont rencontrés vers 18 heures en présence de Catherine Ashton. Les mollahs ont d’emblée refusé l’abandon de l’enrichissement et la réduction du nombre des centrifugeuses pour énerver Washington et l’obliger à reculer. Vers 20 heures, William Burns le N°2 du Département d’Etat est arrivée en renfort, mais n’a pas pu raisonner les mollahs ou par sa présence les inciter se montrer constructifs, la rencontre s’est achevée après 5 heures dans aucun résultat.

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Nous n’avons pu trouver le nom de l’homme au centre qui n’appartient pas au régime, mais a donné un coup de main pour ces négociations très importantes. Si vous le connaissez, éclairez-nous svp.


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Burns est reparti aux Etats-Unis sans faire de déclaration pour le pas braquer le régime ou y provoquer une nouvelle crise. Les Américains ont cependant demandé aux prisonniers sunnites qu’ils soutiennent d’entamer une grande grève de la faim pour glisser sur le sujet des droits de l’homme expose le régime à plus de sanctions sur le même thème.

Du côté du régime, Araghtchi, le n°2 des négociations, a réuni les journalistes du régime pour affirmer que tout allait bien afin d’empêcher une nouvelle panique interne après ce nouvel échec de Rohani !

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Puis il est allé rejoindre Zarif et le reste de l’équipe des négociateurs pour regarder le match Iran-Nigeria avec un air partagé entre l’ennui et l’inquiétude. Dans le même temps, Rohani a posé en spectateur de foot pour laisser croire que tout allait bien ! Mais à aucun moment on n’a vu ces hommes se passionner pour le match ou les joueurs iraniens. Le groupe Viennois a tout de même laissé voir sa joie après le match nul qui ne pouvait pas provoquer aucune manifestation incontrôlable !

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Mardi 17 Juin 2014 (27 Khordad 1393), les compagnons du régime attendaient des nouvelles des négociations en directe, le régime annoncé le début de sa rencontre avec les 5+1, puis a oublié le sujet ! Les gens ont conclu que Rohani avait encore échoué face à Washington et ne parvenaient pas non plus à s’imposer face aux 5+1.

Les Russes et les Chinois ont appelé le régime à s’assouplir alors que Washington voulait cacher sa rigidité. Les gens ont compris que Rohani ne parvenait pas à touver le bon ton pour avance sans aggraver les sanctions ! La bourse a chuté plus bas que samedi après le monologue propagandiste de Rohani ! Le régime est intervenu avec ses actions à prix fixe, mais n’a pas pu freiner le crash.

Le Hezbollah, dont l’origine se trouve dans les projets britanniques pour l’Iran depuis plus d’un siècle, a aggravé la panique en annonçant annoncé a signé sa rupture avec les mollahs en affirmant Irak comme le veut le régime pour sauver les chiites irakien, mais pour sauver l’Irak tout entier comme l’a ordonné l’ayatollah Sistani, patron du clergé chiite irakien ! Le clergé et le gouvernement Rohani surpris par ce geste de désaveu ont esquivé.

Londres a également annoncé sa volonté de rouvrir son ambassade à Téhéran pour pouvoir agir sur la situation depuis Téhéran avec ses réseaux séculaires. Le gouvernement Rohani n’a pas répondu car il ne pouvait pas refuser entrer ce champion d’intrigues. Le Canada qui fait partie de la Couronne britannique mais roule pour Washington, a confirmé ce penchant en annonçant qu’il ne suivait pas Londres ! Le clergé et son représentant Rohani ont encore esquivé. Ils ne savaient pas quoi dire sans aggraver la panique existante ! Larijani pouvait profiter de ce silence et prendre des décisions pour montrer sa perspicacité pour diriger le régime.

Le Gouvernement craignait aussi une offensive des rares derniers Parlementaires du régime qui entourent Ali Larijani. Le ministre du pétrole de Rohani est allé au à leur rencontre pour les dissuader d’attaquer. Pendant son discours, les petites dizaines de députés présents, soit le quart des députés encore fidèles au régime se parlaient, appelaient quelqu’un ou envoyer des SMS, mais ils ont saisi la gravité de la situation et n’ont pas renouvelé leur demande de la liste de 5 plus grands corrompus du régime clérical. Ils ont néanmoins accusé les Saoudiens, alliés de Washington du désordre en Irak avant de les menacer pour empêcher toute nouvelle offre d’arrangement de Washington.

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La bourse est restée en crash car la dernière tentative d’arrangement avait échoué et Les Larijani continuaient à saboter ce processus car ils en étaient exclus.

Les chefs Pasdaran ont tenté de calmer la panique en affirmant leur existence active par un rassemblement pour un livre Bassidji intitulé : Je suis vivant ! Les gens du régime ont vu une petite salle avec très peu de participants dont le Commandant Fazli qui n’est plus actif. Les gens du régime ont compris qu’ils avaient affaire à des images d’archive...

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De fait, chacun pouvait dire que Chefs Pasdaran étaient vivants, mais seulement dans leur archive. Ils restaient très isolés dans la réalité et de fait incapables de sauver le régime lors d’un éventuel soulèvement.

Mercredi 18 Juin 2014 (28 Khordad 1393), Londres a annoncé via Sky news de nouvelles victoires de Daesh-EIIL en Irak pour souligner que les Pasdaran n’y avaient aucune victoire.

Par ailleurs, Reuters a mis l’accent sur l’échec de la rencontre avec les 5+1 en révélant que Rohani avait sans nuance exigé 150,000 centrifugeuses c’est-à-dire non seulement le maintien des unités existantes mais aussi le droit d’augmenter le parc de 750% ! Les nantis ont compris que la situation ne risquait pas de se débloquer. La bourse a, selon les sources officielles, continué son crash. Le régime a encore caché l’ampleur de la chute, mais elle a dû être très forte car la panique a entraîné la faillite du groupe pétrochimique étatique du Persian Gulf Holding, propriétaire de 15 raffineries !

Le régime s’est retrouvé avec un risque de pénurie d’essence. On a entendu à nouveau des rumeurs sur le caractère cancérigène de l’essence iranienne pour dissuader la consommation du produit que le régime ne pouvait plus fournir ! La panique pouvait s’amplifier, ses services de propande ont annoncé « 6 pendaisons, la veille » pour rappeler sa méchanceté et dissuader les candidats à la rupture.

Mais Rohani a pris la fuite devant ses chefs du clergé en se rendant en visite officielle dans la région de Lorestan d’où selon ses proches, il a été accueilli par une importante foule à qui il a promis de tout mettre en œuvre pour sauver les lieux saints chiites d’Irak. Mais sur principale image de la foule, les gens du devant n’étaient jamais éclairés de la même manière, les gens en arrière plan n’avaient pas les drapeaux qu’il fallait et étaient dans l’ombre au lieu d’être pleinement éclairé par le soleil au zénith ! On avait un collage composé à la hâte et improvisée demandée à la dernière minute, preuve que la foule n’était pas au rendez-vous. Rohani fuyait ses responsabilités. La situation ne pouvait que s’aggraver.

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Rohani a réuni les entrepreneurs locaux pour prétendre qu’il avait leur soutien. Ils sont venus, mais sans des bannières évoquant leur soutien, mais pour avoir des réponses. Mais il s’est contenté de parler de ses succès grâce au soutien du Parlement et les entrepreneurs locaux ont reparti sans jamais l’applaudir !

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Les Chefs Pasdaran ont annoncé une journée en l’honneur de l’autorité de leurs forces navales dans le Golfe Persique pour rassurer les compagnons paniqués du régime, mais le commandant de la marine n’a pas réunir ses officiers pour l’occasion !

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Les exclus des négociations issus du clan Rafsandjani, partisans d’un deal, se sont rassemblés à l’occasion d’une deuil autour du Commandant en chef des Pasdaran, Jaafari, hostile au deal qui nous avait semblé exclu par ses seconds pour cette raison. Ce rapprochement a permis de constater que Jaafari était en civil et ses seconds n’étaient pas là : ils étaient donc exclu et rejeté par les siens. Il a paru très heureux des soutiens de ses rivaux, mais il n’a pas osé défier ses ex-collègues ou encore les Larijani en se lançant dans un discours politique en faveur du clan Rafsandjani.

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Cette initiative a permis de constater que Rafsandjani n’abandonnait pas la partie et était prêt à toutes les alliances pour rester dans le jeu. Les gens du régime ont compris que la situation ne pouvait donc que s’empirer à mesure que l’on avançait sans aucun résultat concret du côté de Rohani élu comme la dernière chance avec le slogan prometteur de la Gestion Raisonnée et de l’Espoir  Ils devaient intensifier leur vente pour fuir le régime en crise. La journée de jeudi pouvait être une journée de panique plus forte.

Jeudi 19 Juin 2014 (29 Khordad 1393), l’absence d’une évolution positive a aussi inquiété l’administration Obama car elle doit parvenir à un arrangement pour continuer l’apaisement nécessaire à Washington pour annuler les sanctions trop dures susceptibles de renverser le régime. Washington a parlé d’un échec à Vienne et des tensions ethniques provoquées par les mollahs en Irak pour montrer qu’il pouvait rompre l’apaisement en cour qui profite quand même aux mollahs... dans l’espoir de les inciter à s’assouplir. Ces déclarations ont permis aux gens du régime de comprendre que Rohani s’était enlisé !

Le Parlement d’Ali Larijani a anticipé de nouvelles sanctions en affirmant que le gouvernement ne serait plus en mesure de payer des allocations d’aide à la consommation après la fin du mois en cours, c’est-à-dire dans 2 jours !

Au même moment, les employés de l’Aéroport de Mehrabad de Téhéran ont cessé le travail perturbant le débarquement des bagages et provoquant un grand désordre pour la troisième fois en 1 mois afin de protester contre des salaires insuffisants.

Par ailleurs, le régime qui manque de moyen de production d’électricité et stock de l’eau à cette fin, s’est attriré la haines de dizaines de milliers de gens en refusant de fournir de l’eau pour combattre des incendies des forêts et des pâturages magnifiques de Moghan (dans la région d’Azerbaïdjan).

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On peut qu’il y avait le feu à tous les niveaux ! Rohani devait intervenir dans les médias pour rassurer les fidèles au régime, mais il a prolongé sa visite dans la région de Lorestan où il ne suscitait aucun enthousiasme !

Le clergé a pris les affaires en main en affirmant que l’accord était dans l’impasse sur 3 points : le droit absolu à l’enrichissement, le nombre des centrifugeuses et la calendrier de l’annulation des sanctions. Il a aussi restreint les pouvoirs de Rohani et Zarif en nommant leur 1er choix pour les présidentielles, le très intégriste Saïd Jalili, ex-négociateur nucléaire en tant que chef du CSRII et adversaire déclaré d’Ali Larijani, à la tête d’un nouvel organe chargé de superviser les grandes décisions diplomatiques !

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Le clergé a aussi annoncé via les faux opposants 3 pendaisons à Yazd et la rumeur anxiogène de ramassage silencieux des paraboles pour intimider le peuple car il estimait que les Pasdaran n’arrivaient pas à se montrer menaçants !

Ali Larijani a évidement détesté que le clergé ne le choisisse pas, mais désigne celui qu’il déteste à un poste clef. Il a mis en avant sa capacité nuisance de judiciaire par la condamnation des animateurs d’un site de faux opposant appelé le groupe orange et a montré sa disposition de privilégier un deal avec Washington en condamnant un supposé agent de MI6 à 10 ans de prison.

Les Chefs Pasdaran qui lors des présidentielles avaient rejeté la candidature de Jalili ont vu son arrivée à la direction des négociations comme un affront. Ils ont imité Larijani en affirmant la nécessité de remplacer le slogan « mort à l’Amérique » par « Mort à l’Angleterre » lors des Prières de Vendredi, pour empêcher le retour des Anglais en Iran et aussi pour montrer indirectement leur disposition à pactiser avec Washington !

Washington a alors annoncé que les Forces Qods des Pasdaran tenaient l’Irak ! Afin de justifier des négociations avec eux. Il a aussi fait état de l’échec des négociations de Vienne en raison de la demande inacceptable de 150,000 centrifugeuses des mollahs pour indiquer aux Pasdaran ce qu’ils ne devaient pas faire ! Les chefs Pasdaran n’ont soufflé mot, prouvant qu’ils n’étaient pas en mesure de concrétiser leur envie de pouvoir au sein d’un régime qui n’avait plus de repère avec l’ouverture d’une guerre entre le président et ses protecteurs !

Vendredi 20 Juin 2014 (30 Khordad 1393), on n’a pas entendu Rohani ! Mais Zarif, qui se trouvait encore à Vienne, a organisé une conférence de presse en déclarant :  « Nous avons nos centrifugeuses et nous décidons de leur nombre » pour se placer au top de la confrontation avec les Américains et ne pas laisser Jalili ravir sa place ! On avait un vrai désordre avec Rohani qui se cachait et Zarif qui refusait d’obéir !

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Ce Vendredi était aussi le jour anniversaire de la mort Neda, une jeune femme fauchée par les hommes en civil de Rafsandjani pendant le soulèvement de l’été 2009 par et devenue de fait, le symbole de la jeunesse anti-régime. Le mouvement vert des faix opposants a tenté de mobiliser ses membres pour changer d’images, mais encore une fois il n’a pu mobiliser, personne n’osant s’afficher sous cette étiquette d’opposant islamiste dans une société iranienne qui rejette l’islam à 100% et se montre très hostile à tous ceux qui s’en réclament même un peu. Il n’y avait pas de pouvoir et pas d’alternative ! Les sources économiques liées aux nantis paniqués ont annoncé le bilan de la panique : la bourse avait perdu 19% malgré les artifices du régime pour contrer ce crash, soit une chute à peu près équivalente au lundi noir de 19 octobre 1987 à New York !

Un autre responsable économique excédé et désespéré a révélé que seulement 30 des PME du pays avait une activité à peu près normale !

La direction cléricale du régime s’est fâchée : via les faux dissidents de HRA, il a annoncé trois pendaisons lundi au Baloutchistan pour rappeler sa méchanceté et la capacité d’endeuiller des centaines de milliers de familles en s’en prenant à leurs enfants ou parents emprisonnés selon la loi de la charia !

Dans la soirée, il a aussi tenté de (re)-lancer la fausse opposition au prétexte d’une interdiction d’entrée de quelques femmes au stade Azadi de Téhéran pour un match de Volley contre l’Italie, pour faire un ramdam préventif avant le match de l’équipe iranienne contre Argentine, mais aussi pour lancer de fausses opposants pour concurrencer les femmes qui se dévoilent. On a eu des récits de femmes giflées, battues et traînées par terre sur des pages Face-book, mais les récits n’ont suscité aucun émoi car chacun sait que seul les agents du régime ont accès au Face-Book.

Le régime et ses compagnons qui n’avaient cessé de trembler cette semaine ont ainsi réalisé qu’il n’y avait aucune alternative interne à leur président boiteux en guerre contre ses propres alliés après 1 an d’échec.

Washington a alors annoncé la prise d’une usine d’armes chimiques de Saddam par Daesh-EIIL !!! Il a bon dos Saddam. Le régime devait comprendre qu’ils pouvaient subir des attaques chimiques. Mais personnes n’a rien dit car il avait deux défis plus immédiats face à lui : un nouveau crash le matin et une possible manifestation incontrôlable le soir après le match face à Argentine.

Samedi 21 Juin 2014 (31 Khordad 1393), la bourse a continué sa chute. Le soir, il a évité une catastrophe, l’ouverture du score par l’équipe iranienne, grâce à une « erreur » l’arbitre Serbe Mazic (magiquen forcément !). Des millions d’iraniens ont déprimé. Mais les gens du régime ont dansé sur les terrains vagues du pays et en arborant des sourires ravis et des pancartes : merci les gars !

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(Conclusions) Cette semaine a été un enfer pour le régime avec la panique née de la confirmation de l’incompétence de Rohani et la preuve de l’absence de toute alternative à gauche ou à droite du régime. Cela pouvait profiter au peuple. Mais il a raté l’occasion car il manque de courage depuis son soulèvement raté en 2009, cassé par Washington, et il ne voit également aucune alternative car l’opposition en exil est brimée par Washington.

Il n’en reste pas moins que le régime a été le grand perdant de la semaine avec la faillite de son dernier champion de la Gestion raisonnée et de l’Espoir, la poursuite des sanctions, l’arrivée des manifestations et des grèves dans les secteurs clefs comme les transports collectifs et aériens, les premiers cas de fuites de nantis avec leurs lingots enfin un crash digne de celui de New York en 1929 ! Il y aura d’autres matchs à jouer face à cette équipe en décomposition qui avance à coups de propagande et d’autosuggestion sans aucune Gestion raisonnée ni Espoir !