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Iran : La semaine en images n°329
Tempêtes et parricides !

13.06.2014


Nouveau Résumé Historique (écrit le 09.06.14)
+ Conclusions sur la semaine dernière !

Attention ! Cette semaine, nous débutons une nouvelle présentation en fin de l’intro !

En 1979, les Américains ont entrepris de renverser le Shah car ses politiques régionales et ses projets pour l’Iran étaient contraires à leurs intérêts pétroliers. Ils entendaient mettre au pouvoir des activistes islamistes non cléricaux qu’ils finançaient depuis la création de l’OPEP par le Shah. Ces islamistes liés à Washington étaient hostiles à l’OPEP et partisans d’un régime révolutionnaire et interventionniste. Ils devaient lui permettre de dénationaliser l’industrie pétrolière iranienne, d’agiter et de déstabiliser l’Asie Centrale soviétique et chinoise, mais aussi de renverser le pétro-monarchies créées par les Britanniques, et ainsi de prendre possession de plus de 80% des réserves d’hydrocarbures du monde.

Les Britanniques présents en Iran au travers le clergé chiite, les Qadjars, les Francs-maçons, les féodaux dont les Bakhtiaris, les Bazaris et la direction du parti communiste Toudeh ont participé à ce projet en faisant la promotion de leur ultra-islamiste en chef Khomeiny. Il s’est imposé au Conseil de la révolution. Puis Londres a éliminé les pions américains par des attentats organisés par Rafsandjani, le demi-frère de Khomeiny. Puis, grâce à la prise en otage des diplomates américains, Londres a enfin donné une identité anti-américaine à cette révolution voulue par Washington. Il a bloqué également le retour des pions islamistes de Washington par l’adoption de la doctrine de tutelle d’un grand ayatollah (du clergé) sur la république islamique de Washington.

Washington a alors commencé une véritable Guerre d’Usure Economique contre les mollahs, pour les mettre face à un risque de pénuries et de soulèvement afin de les amener à transférer les pouvoirs vers ses pions.

En réponse à cette guerre d’usure, Rafsandjani, le patron effectif du régime pour le compte des Britanniques depuis 1980, a commencé une politique de crises pétrolières et régionales pour user Washington, mais cette politique a seulement entraîné la rupture des jeunes y compris parmi les Pasdaran.

Amplification des problèmes & Fausse(s) modération(s) (année 90)| Rafsandjani inquiété pour son insuccès a pérennisé son pouvoir par la création du Conseil (plénipotentiaire) de Discernement de l’Intérêt du Régime, mais la persistance des pressions américaines, l’a amené à ouvrir les portes du CDIR à ses rivaux.

Sanctionné directement, Rafsandjani s’est écarté de la présidence de la république qui est un poste sans réels pouvoirs -. mais du fait que ce permet un contact avec les chefs dEtat étrangers, il l’a confié à son ex-responsable des assassinats politiques, Khatami et mis en place une STRATEGIE DE FAUSSE MODERATION vis-à-vis de Washington. Rafsandjani (maître du jeu via le CDIR) a aussi établi des Alliances diplomatiques avec les Européens via la vente du pétrole à 15% de son prix. Enfin, il a aussi baissé le taux du dollar pour empêcher la fuite de nantis du régime paniqués par la persistance des sanctions.

Selon la volonté de Rafsandjani, le régime a cependant continué ses activités terroristes, sous la direction d’un certain Rohani, pour préserver sa capacité de nuisance régionale. Le régime s’est aussi tourné vers la Russie alors ruinée pour acheter des armes pour tenir tête à Washington. La Russie a gagné beaucoup d’argent avec les mollahs, mais, consciente du fait qu’ils l’utilisaient pour forcer un arrangement avec Washington, elle ne leur a jamais vendu des armes très performantes comme les S-300 susceptibles de leur donner une vraie autonomie stratégique.

Cette fausse modération très biscornue de Khatami n’a pas permis à Rafsandjani d’engager Washington dans la voie de l’apaisement et ainsi obtenir la fin aux sanctions américaines. De plus, le dollar bon marché et la vente au rabais du pétrole ont anéanti toute production en Iran et ruiné le pays entraînant de nouvelles ruptures parmi les derniers Pasdaran recrutés.

En 2005, Rafsandjani, pressé par ses rivaux, est revenu, via un autre ex-collaborateur, Ahmadinejad, à la STRATRGIE DE L’ESCALADE (dans l’espoir de faire reculer Washington ou gagner le soutien de la Russie et de la Chine, pour entrer dans l’Organisation de Coopération de Shanghaï afin d’avoir plus d’aisance dans ses marchandages avec Washington. La Chine et la Russie, conscientes d’être utilisées par le régime, ont refusé l’adhésion à l’OCS et ont même soutenu le transfert du dossier au Conseil de Sécurité de l’ONU pour avoir leur mot à dire sur les sanctions et autres pressions afin de contrôler aussi bien Washington que les mollahs.

Washington a profité de l’implication du Conseil de Sécurité pour entraîner toutes les grandes puissances dans ses sanctions bancaires. Le régime ruiné par les mauvaises politiques clientélistes de Rafsandjani s’est vite retrouvé en difficulté pour ses approvisionnements : il a décidé de geler les salaires et remonter les prix pour baisser la consommation afin de préserver ses stocks et échapper aux pénuries et aux émeutes fatales. Mais la première tentative de hausse de prix a entraîné des émeutes puis la rupture les jeunes engagés dans la milices anti-émeutes par pauvreté.

Gestions de la Crise / Crises des Gestionnaires| En 2008, le régime était ainsi très fragilisé car sans défense. Ses dirigeants ont compris qu’ils ne pouvaient pas survivre, ils devaient fuir. Leur priorité a changé : Obtenir des GARANTIES DE SÉCURITÉ ou l’IMMUNITÉ de la part de Washington pour fuir sans craindre des poursuites pour leurs crimes passé.

Clashs internes et Plans d’urgence | Rafsandjani a écarté Ali Larijani de la direction des négociations nucléaires pour privilégier ses propres chances d’obtenir les meilleures s de sécurité possibles. Ali Larijani a divulgué, par un tiers, la corruption de membres du CDIR et du clergé pour les renverser et avoir les mains libres pour marchander les meilleures s pour lui-même. Rafsandjani a neutralisé la menace en éliminant les proches de Larijani. Puis en 2009, pour s’éviter d’autres fronde internes, avec l’aide des Britanniques (BBC), il a tenté (encore) de sauver le régime par une (FAUSSE) REVOLUTION DE COULEUR VERTE (couleur de l’islam) MOUVEMENT VERT pour revitaliser le régime et lui donner une nouvelle légitimité et de fait, amener Washington à abandonner ses sanctions. Mais l’opération lui a échappé et a seulement mis en valeur la rupture du peuple et des Pasdaran de base (aussi bien les vétérans que les plus jeunes recrues).

En 2010, Rafsandjani a continué en tentant une nouvelle (fausse) révolution Verte avec les pions de Washington pour la création d’un régime hybride qui n’eut aucun succès. Le peuple et les Pasdaran de base ont au même moment manifesté à l’occasion de l’anniversaire de Reza Shah, le fondateur de l’Iran moderne (et laïque), confirmant leur penchant pour une contre-révolution laïque. Les nantis du régime ont alors paniqué et ont commencé à brader leurs avoirs et acheter de l’or et des dollars pour quitter le pays avant que le régime ne tombe ou ne change de mains suite à un deal secret entre les dirigeants et Washington.. Le régime s’est retrouvé avec un risque de banqueroute financière avec cette ENVIE (sans cesse grandissante et confirmée) DE FUITE DES NANTIS RIPOUX AVEC LEURS CAPITAUX.

Changement de Monture pendant la course | En 2012, Rafsandjani a lâché les Britanniques pour marchander avec Washington à propos de son rôle avéré dans l’attentat d’Amia, s’attirant leur foudre. Mais il n’a rien obtenu des Américains, il est revenu vers les Britanniques, ils lui ont concocté le projet de Déviation du Régime en direction du peuple afin d’obtenir son pardon et au passage, dans l’intérêt de Londres, saboter le régime islamique avant un deal avec Washington. Le peuple et les jeunes Pasdaran ont refusé ce projet opportuniste. Le projet de Déviation ne pouvait pas être continué.

Le « choix » de Rohani | Les chefs du clergé ont invalidé la candidature de Rafsandjani aux présidentielles rompant de facto leur lien historique (vieux de 170 ans) avec les Britanniques. Ils ont mis en avant son adjoint Rohani pour mener une double politique combinant un bras de fer avec Washington et un soutien détendu à l’opposition interne pour pouvoir à tout moment piloter un transfert de pouvoirs vers Washington en cas de deal ou bien pour amortir la chute du régime en cas d’un soulèvement populaire.

Les Chefs Pasdaran et les nantis issus du régime, tous très mal vus par le peuple, n’ont pas aimé ce retour aux solutions ratées du passé qui ne pouvaient les sauver ! Ils ont boycotté les élections ! L’annonce de la « victoire de Rohani » a provoqué leur panique. D’un autre côté, les Pasdaran rebelles ont aussi commencé des actions de sabotages (sans victime) contre le régime.

La contestation interne ainsi renforcée a mis Rohani en demeure de trouver un deal plus englobant (donc forcément avec moins d’immunité pour les grands). Pour se débarrasser de ces pressions, Rohani a alors pris en main les négociations excluant de nombreux ayants droits des négociations. Ce qui a exacerbé les hostilités à son égard. De fait à chaque fois que sous la pression de la rue ou des sanctions, il fait un pas vers Washington, ses adversaires se déchaînent contre cette initiative. Les chefs Pasdaran annoncent des tirs de missiles, les ultra-insolvables critiquent son manque d’intégrisme et les Nantis révèlent parfois des chiffres tabous pour entraîner sa chute. Ils sont ainsi devenus la plus grande menace pour la survie du régime...

En octobre dernier, suite au Boycott interne d’un événement fondateur du régime (la prise en otages des diplomates américains), Washington avait eu peur que le système islamique cher à ses projets ne s’effondre par la faute de cette guerre entrer ses dirigeants. Il a proposé le GEL des SANCTIONS pour les calmer et engager le régime dans un plan d’apaisement réciproque. La Grande-Bretagne et la Russie avaient alors rejeté cet plan d’apaisement inconditionnel de Washington et exigé des conditions très strictes dans un cadre officiel nommé Accord de Genève pour coincer le régime dans la confrontation et ainsi entraîner sa chute. La Chine avait suivi la tendance.

Nous avions alors parlé d’un retour du Multi-Latéralisme disparu depuis la chute de l’ex-URSS. Rohani avait alors tenté en vain de désintégrer ce nouveau front hostile des grandes puissances jadis amis en leur proposant des contrats pétroliers plus avantageux, mais n’avait pas réussi car elles sont toutes en lutte pour un plus vaste enjeu qu’est la domination des ressources énergétiques de la planète. L’échec prévisible de cette politique (mise au point jadis par les Britanniques pour Rafsandjani) a déprimé les nantis du régime. Ils ont pris leur distance avec le régime qui semblait condamné en boycottant à 100% le 35e anniversaire de la révolution islamique !

Pour encourager les mollahs à déposer les armes, Washington avait alors tenté d’agiter région pétrolière et frontalière de Khouzestan. En raison de l’hostilité du peuple à la balkanisation du pays, l’initiative d’agitation américaine n’a pu mobiliser en tout que 150 jeunes dans quelques villes, malgré cela, le régime a été vite dépassé par manque de troupes. Il est entré dans un nouveau cycle de panique boursière et de crise politique ! Washington a alors arrêté son agitation et a multiplié les offres indirectes de capitulation et parfois de Coopération via ses divers alliés internationaux...

La Russie, en conflit avec Washington, a proposé une alliance durable aux mollahs, mais l’offre n’a eu aucun succès car les dirigeants du régime perdraient alors définitivement les dollars déposés dans les banques occidentales. Son refus a rappelé que le régime n’avait pas d’alternative diplomatique. La Russie s’est aussi fâchée définitivement et s’est posée en adversaires de tout dialogue en aparté entre Téhéran et Washington.

Washington a alors proposé la reprise du dialogue officiel via les 5+1 pour bloquer l’hostilité russe. L’Europe menée la Britannique Ashton a stoppé nette les manigances américaines en ouvrant un nouveau dossier de contentieux avec le régime sur ses violations permanentes des droits de l’homme et son implication dans le terrorisme. La Chine et la Russie n’ont pas condamné la résolution ! Le régime s’est retrouvé avec un front hostile Anglo-Sino-Russe doté de ses propres critères pour le sanctionner. La panique a gagné en amplitude avec un nouveau cycle de crise politique et financière !

Washington, parrain de la révolution islamique, a alors accordé un sursis au régime avec un bon rapport de l’AIEA faisant état d’une bonne coopération et a montré son ouverture pour un transfert des pouvoirs vers ses pions par le dégel de 450 millions de dollars dans le cadre de l’Accord de Genève. Mais il n’avait pu parvenir à calmer la panique car le régime a été contesté par l’absence de ses officiers à ses côtés pour la journée de l’armée, mais aussi l’anniversaire de la création des Pasdaran ou encore pour l’anniversaire de Khomeiny et à l’occasion de très nombreuses fêtes religieuses.

La panique des super-nantis et leur ruée vers l’or et le dollar se sont même amplifiées, exposant le pays à une banqueroute financière. Rohani devait remontrer les prix pour préserver les stocks. Mais, il n’a pas alors osé intensifier ce plan impopulaire à un moment où le régime n’a plus de défenseurs sur le terrain. Il a aussi fait appel aux faux opposants, mais ils n’ont jugé opportun de défendre un régime finissant et vulnérable.

Dans la foulée, les ouvriers iraniens ont massivement manifesté contre le régime malgré l’interdiction de le faire grâce à une grande solidarité interne et grâce à la passivité complice des forces de l’ordre. Le régime s’est vu en danger et incapable de retarder sa chute par manque de policiers ou de faux opposants. Les super-nantis ont intensifié les efforts pour fuir, la bourse est entrée dans une phase de crash permanent. Les politiciens exclus des marchandages ont attaqué Rohani pour prendre sa place ou obtenir une place à ses côtés dans les marchandes avec Washington afin de s’assurer une fuite sécurisée...

Cette guerre interne n’arrangeait pas Washington car elle bloquait tout deal et pouvait aussi entrainer la chute du système islamique nécessaire à ses projets régionaux. Il a alors changé d’approche. Washington a alors oublié un peu Rohani. Il a laissé entrevoir qu’il n’avait jamais vraiment maltraité les chefs Pasdaran dans le cas de l’attentat d’Amia afin de les encourager à trahir le système en échange d’une immunité de facto. Les chefs Pasdaran n’ont pas explicitement rejeté l’offre. Rafsandjani , principal accusé de l’affaire Amia, a paniqué, et s’est lancé dans une super-dissidence. Rohani s’est tourné vers la Chine et la Russie pour calmer ses adversaires et continuer ses porpres marchandages, mais il n’a rien obtenu des Chinois et des Russes. Ali Larijani a annoncé un grand plan anti-corruption pour virer tout le monde et accéder aux négociation finale avec Washington. Les chefs Pasdaran et les grands du clergé qui étaient visé ont immédiatement créé une coalition.


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Nouvelle présentation | à lire absolument | Cette semaine, le régime et ses responsables, tous en guerre les uns contre les autres, surtout le clergé et les Pasdaran qui étaient sérieusement remis en cause pour leur échec avaient un programme officiel terriblement difficile et pénalisant :
- Samedi, selon sa tradition, le régime devait organiser les départs à pied de pèlerins de différentes villes vers Qom, la ville du clergé chiite, à l’occasion de l’anniversaire de la mort de Khomeiny (ce mercredi) et le grand rassemblement prévu à cet effet. En fait depuis des années, la mobilisation souhaitée par le régime n’a pu avoir lieu, elle s’est réduite à presque rien obligeant le régime de recycler de vieilles photos d’archives. Le régime s’attendait donc à un grand échec confirmant son manque de personnel et s’attendait en conséquence à la relance de la crise interne.
- Dimanche, la crise devait s’aggraver avec l’absence prévisible de mobilisation en interne pour la double occasion de l’anniversaire de Hossein, le grand martyr du chiisme et la journée d’hommage aux membres des Pasdaran censés défendre le régime comme Hossein qui défendit le chiisme avec les gens de son clan.
- Lundi, la crise devait s’aggraver avec l’absence prévisible de mobilisation en interne à l’occasion l’anniversaire d’Abol Fazl, le fils de Hossein, mort en martyr à ses côtés et à l’occasion de la journée d’hommage aux martyrs et aux blessés de la guerre Iran-Irak, qualifiée officiellement de Défense sacrée de la Révolution islamique.
- Mardi, la veille de l’anniversaire de la mort Khomeiny, la crise devait s’aggraver avec l’absence prévisible de mobilisation en interne pour les rassemblements et des prières collectives des divers responsables nationaux (députés, gouverneurs, commandants des Pasdaran, mollahs d’autres villes, ex-ministres, journalistes...) sur le tombeau de Khomeiny et dans les conférences à son sujet.
- Mercredi, la crise devait explosait avec l’absence prévisible de mobilisation populaire et manque de hauts responsables autour de la caste dirigeantes au mausolée de Khomeiny en présence gênante des invités officiels en plein milieu du site.
- Jeudi, le crise devait continuer avec l’absence prévisible de mobilisation populaire et officielle pour l’anniversaire du premier révolte de Khomeiny au prétexte du droit de vote aux femmes, mais en réalité contre les réformes structurelles entreprises par le Chah qui allaient abolir le servage des paysages par le clergé !

Le régime et ses responsables avaient une semaine de punition et en conséquence, une semaine de panique, de crise et sans doute de nouvelles ruptures internes ! Ils ont eu une semaine bien plus mauvaise qui a débouché sur un fait que nous pouvons qualifier d’un tournant majeur pour faciliter un deal avec Washington ! Voici le récit en images d’une semaine de défaites, de crise et de remise en cause pour les mollahs et leurs complices assiégés, piégés dans un pays qui les rejettent à 100% !

L’ébauche de cette analyse (qui vous captivera certainement) a été proposée en émission télévisée et diffusée en Iran le lundi dernier (09.06.2014)via la principale chaîne satellitaire de l’opposition, Iran-e-Ariaee. Vous pouvez regarder cette émission en persan sur le compte Youtube d’IEATV ou dans la section iranienne d’Iran-Resist.




Samedi 31 Mai 2014 (10 Khordad 1393), après une semaine marquée par le désaveu du peuple et la rupture de 75% de ses effectifs, le régime a débuté la nouvelle semaine en manque confiance, sans aucune publicité ou initiatives pour les événements officiels et les cérémonies prévus pour les anniversaires religieux, les journées de Gardien de la Révolution et du martyr ou encore pour les deux hommages à Khomeiny à l’occasion de son premier révolte et de sa disparition. Le régime faisait le mort dans l’espoir de limiter l’impact médiatique du désaveu de ses derniers serviteurs 

Au même, on a appris qu’une inondation due à des précipitations inattendues avait ravagé la région de Khorassan, depuis plusieurs années très hostile au régime, y provoquant beaucoup de dégâts et de nombreuses victimes qui n’étaient pas secourus par le régime. Par ailleurs, les médias ont fait état d’une panne général du réseau téléphonique de la région de Kerman sans préciser la raison de la panne ou la date du démarrage. On a compris qu’il ne s’agissait pas d’un problème technique. Il ne restait qu’une seule option : le personnel avait cessé de travailler pour protester contre les salaires qui ne sont plus payés, les retraites gelées ou encore les prix qui montent chaque mois d’au moins 10% !

Avec la grève massive des 5000 ouvriers des mines de Fer de Bafgh dans la même région depuis 15 jours, mais aussi les grèves des milliers d’ouvriers de la pétrochimie dans les régions de Khouzestan et d’Ispahan depuis 2 mois et des dizaines de milliers de Bazaris depuis 10 jours, le régime s’est retrouvé face à un méga panique !

Ce qu’il redoute le plus le rapprochement entre les grévistes à l’occasion de l’événement fédérateur qu’est le Mondiale. Certain de ne pouvoir sauver la situation, Rohani n’a fait aucune déclaration. Le Parlement dirigé par son rival Ali Larijani a annoncé le départ du mollah intégriste Rassayi avec les membres de l’équipe du Foot au Brésil pour les surveiller et au besoin leur transmettre des menaces contre leur famille en Iran afin de les empêcher d’encourager la contestation ou les empêcher de la booster en y adhérant. Le gouvernement n’a pas rejeté l’initiative bien qu’elle semblait faiblarde. Il n’avait pas mieux à proposer.

La bourse qui avait enregistré une forte baisse à la fin de la semaine précédente a démarré en chute libre (-10%). Rafsandjani qui veut la place de Rohani pour négocier sa fuite avec les Américains a tenté de le déstabiliser en attribuant, via un article de presse économique, ses échecs non aux sanctions, mais à sa mauvaise gestion et l’incapacité d’appliquer aucune de ses bonnes promesses électorales après près d’un an de pouvoir ! Rohani est resté invisible et n’a rien dit sur son bilan de peur de s’enliser et encourager la panique et les ruptures.

Les chefs Pasdaran devaient monter au créneau pour le défendre afin de garder leur place à ses côtés. Mais ils étaient gênés par leur incapacité d’organiser les journées du Gardiens de la révolution et du Martyr. Ils ont zappé ces journées encombrants et ont annoncé une cérémonie à haut niveau pour la présentation des livres qu’ils publient pour montrer qu’ils restaient unis et présents aux côtés du régime dans une action efficace. Ils ont aussi annoncé la pendaison de Gholam-Reza Khosravi, un sympathisant de l’OMPI, la branche militaire des islamistes pro-américains, pour montrer que leur unité était dirigée contre deal (c’est-à-dire contre une capitulation).

Cette initiative des Pasdaran hostiles à une capitulation et prêts à défendre le régime et ses membres n’a pas amélioré la donne car la cérémonie annoncée fut plutôt une réunion très succincte sans aucun parterre d’officiers ! De plus, nous n’y avons pas vu Jaafari, le Commandant en chef des Pasdaran qui manque sur les images du régime depuis 2 semaines ! La cérémonie fut présidée par le Commandant Salâmi, n°2 de la hiérarchie, chargé de la propagande des Pasdaran. De plus on a vu à ses côtés des civils, c-à-d des Pasdaran non actifs dont le commandant Agha-Zamani dit Abou-Sharif (en tenue arabe), chef d’une milice islamiste exclusivement pro-Khomeiny au début de la révolution, puis un des premiers commandants des Pasdaran après la création de cette milice.

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Au sein du régime, on a eu l’impression que la milic, en froid avec son , avait fait appel à des anciens. Qu’était-il devenu Jaafari ? Avait-il rompu ou était-il purgé pour avoir rompu ou tenté un deal avec Washington ? La panique s’est accentuée à la bourse de Téhéran.

Washington a alors zappé l’annonce de la pendaison du sympathisant de l’OMPI pour éviter de se retrouver contraint de sanctionner le régime pour violation des droits de l’homme. Les Anglais jadis parrains du régime, mais à présent hostiles à sa survie par peur qu’il ne passe dans le camp américain, ont condamné cette pendaison programmée via Amnesty international pour engager Washington dans la voie de nouvelles sanctions contre les dirigeants eux-mêmes et saboter la possibilité d’un deal !

Les Pasdaran n’ont guère communiqué sur la pendaison annoncée car elle pouvait aggraver la crise et leur situation. Ils ne l’ont pas cependant déprogrammé car l’annulation formelle de cette acte allait montrer leur peur. Les supposés gardiens du régime qui ne cessent de menacer le monde entier avaient peur de continuer le combat...

Ali Larijani a profité de l’absence de Rohani et des Chefs Pasdaran. Il a invité les chefs des commissions parlementaires des pays alliés de la Syrie à Téhéran afin de se rapprocher de la Chine et la Russie sur un sujet qui leur est cher pour obtenir leur soutien et ainsi prendre l’ascendant au sein du régime afin de solliciter la direction des affaires et pouvoir orienter marchandages avec Washington dans le sens de ses intérêts !

Le régime s’est retrouvé dans une crise politique opposant ses plus hauts membres en lutte pour la maîtrise de la gestion de la capitulation, à un moment où ils devaient rester unis pour résister à une capitulation humiliante et dangereuse. La bourse a clôturé avec tous les indices en rouge, y compris ceux des produits pétroliers : les chefs du clergé, patrons des grosses entreprises pétrolières, étaient eux-mêmes en train de vendre convaincus de l’impossibilité de résister avec la guerre interne, la panique interne et enfin la fonte permanent du nombre de leur derniers fidèles.

Dimanche 1er Juin 2014 (11 Khordad 1393), il y avait l’anniversaire de Hossein, le héros de chiisme et la journée d’hommage aux Pasdaran de base, mais il n’y eu aucune cérémonie faute d’une quelconque mobilisation ou d’unité interne !

Les Pasdaran ont aussi maintenu la pendaison annoncée, pour ne pas perdre la face et pour rester dans le jeu, mais ils n’ont guère fait de publicité sur cette exécution et ont aussi payé les frais de l’enterrement de la victime dans un très bon cimetière de la ville d’Ispahan !

La mère de la victime est allée protester devant le ministère de l’intérieur contre la pendaison de son fils, malgré un délit qui ne relavait pas de pendaison et aussi son enterrement sans sa présence. Sur la bande sonore on entend qu’elle a bénéficié de la sympathie de passants alors que le groupe OMPI est honni en Iran pour avoir aidé Saddam à éliminer des soldats iraniens pendant la guerre Iran-Irak. La sympathie à son égard malgré l’impopularité de l’OMI était la preuve d’une plus forte haine du régime. Les serviteurs encore présents au sein de ce ministère ont eu peur de sortir de leur bunker pour arrêter cette femme.

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Washington s’est gardé de condamner la pendaison et le traitement infligé à cette femme et de la famille de la victime. L’ONU, principalement financée par Washington, s’est aussi gardée de condamner la pendaison et le traitement infligé à la famille de la victime. Ahmad Shahid, la rapporteur onusien des droits de l’homme pour l’Iran, minable pion de Washington s’est contenté d’un tweet pour exprimer sa tristesse !

Les Anglais qui prévoyaient ce comportement ont un peu lâché la campagne médiatique d’Amnesty. Leur quotidien Economist a tenté de bloquer la tentative de deal de Washington en reprenant les propos d’un important conseiller d’Obama qui avait parlé de l’échec de l’Accord de Genève. Economist a tenté d’influencer l’opinion américaine en faveur de plus de sanctions en opposant Obama au Congrès par l’affirmation qu’il ne pourrait plus maintenir le dialogue et le gel des sanctions contre l’avis des représentants du peuple !

A Téhéran, Zarif, le ministre des affaires étrangères du régime, s’est rendu à la réunion organisée par Larijani pour lui enlever le privilège d’un succès diplomatique avec les Chinois et les Russes. Les Chinois n’étaient pas venus, les Russes ne se sont guère exprimés.

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L’initiative de Larijani a été un échec absolu en raison de la présence inopportune de Zarif qui confirmait la la poursuite de la guerre interne et en raison de l’apathie affichée des Russes qui confirmaient leur dédain pour la survie de ce régime. La bourse a enregistré une chute phénoménale d’environ 20% (selon des informations tronquées publiées 6 jours plus tard par un média proche de Rafsandjani).

Au même moment, les cheminots du sud du pays ont cessé le travail pour protester contre 5 mois de salaires en retard ! Il y avait trop de secteurs en grève, le régime s’est mis à promouvoir le faux syndicaliste Reza Shahabi, qui est censé représenter les conducteurs de bus et métro de Téhéran. On a compris qu’il redoutait une grève des transports en commun à Téhéran, grève qui peut déclencher un soulèvement.

Le régime a aussi promu l’image du faux opposant Tajzadeh, ex-n°2 du ministère de l’intérieur, chargé de la répression des vrais opposants et de leur élimination, pour l’infiltrer dans la vraie opposition et neutraliser la contestation dans l’oeuf ! Le régime faisait encore appel à des retraités car il n’avait pas d’agents actifs sous la main !

Par ailleurs, Nourizad, un faux opposant changeant sans cesse de clan, a diffusé avec le concours des blogs faussement dissidents du régime une vidéo du commandant Jaafari face des officiers et des mollahs inconnus où il parle de sa répression exemplaire du soulèvement de 2009 grâce au concours des services secrets pour arrêter ses leaders déviants comme Moussavi ou pour couper les voix de communication par le net ou par SMS !

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Les propos de Jaafari éliminaient les chefs Pasdaran de tout rôle de répression par la force ! La video nous sembla contrefait car la salle était aussi assez muette. Par ailleurs, on n’avait pas le même éclairage sur l’orateur et sur la salle. La participation des médias officiels indiquait une opération de propagande du gouvernement et des Pasdaran eux-mêmes car ils étaient les seuls à pouvoir donner les vidéos en question à Nourizad. On avait donc une opération de propagande du gouvernement et des Pasdaran pour accuser un élément qui semblait devenu indésirable de la responsabilité de la répression du soulèvement de 2009 tout en innocentant ses autres collègues encore fidèles au régime !

Précisons cependant qu’à l’époque, les Pasdaran n’avaient pas pu mater le soulèvement en raison de refus des officiers de tirer. Le soulèvement s’était en fait éteint faute d’un soutien des Américains, mais aussi des Anglais, à l’époque alliés du régime. Mais par la suite, les Chefs Pasdaran avaient assumé la responsabilité de sa répression dans le sang pour intimider le peuple et empêcher un autre soulèvement. Là, ils se dégageaient de cette responsabilité encombrant pour pouvoir participer avec les gens du clergé à une nouvelle révolution de couleur de dernière minute pour sauver leur peau.

Finalement, le commandant Jaafari n’avait peut-être pas décidé de passer un deal avec Washington. Ce milicien qui avait toujours servi le régime quitte à assumer des crimes qu’ils n’avait pas commis avait sans doute été débarqué ou sacrifié par ses pairs pour leur permettre de se repositionner en faveur d’une nouvelle tentative de révolution de couleur, une opération non pour sauver le régime mais plutôt pour permettre à ses dirigeants assiégés (dont eux-mêmes) de sortir de leur bunker et atteindre leur avion privé sans être lynché par le peuple.

Washington a vu dans cette tentative de recyclage express des Pasdaran, l’expression d’un vrai désespoir. Washington devait empêcher les gens du régime de s’engager dans cette solution qui prévoyait le sabotage du régime agonisant. Plus de vingt grands investisseurs de son allié régional, les Emirats, sont arrivés dans l’heure en Iran pour calmer la panique et acheter un deal pour éviter une solution qui comprend la chute du régime. Les entrepreneurs du régime ne sont pas déplacés. Les dirigeants ont apprécié le geste, ils se sont montrés très souriants, mais sans accepter car ils ne pourraient profiter de l’argent s’ils ne peuvent pas quitter le pays ou demeurer à l’étranger grâce à des garanties de sécurité américaines.

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Le régime ne pouvait espérer sortir de la crise qu’il vivrait. La situation devait s’aggraver avec la confirmation des ruptures internes à l’occasion de l’absence de mobilisation populaire ou administrative pour saluer la mémoire de Khomeiny dans les deux jours à venir puis le manque de participants de haut niveau à la commémoration officielle en son honneur mercredi.

Lundi 2 Juin 2014 (12 Khordad 1393), Il n’y avait toujours aucun signe d’un début de départs de pèlerins vers le mausolée de Khomeiny. Le régime a annoncé un départ en car vers Téhéran dans l’espoir de mobiliser avec la promesse d’un voyage gratuit : il n’a pu trouver que 8 volontaires !

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Le clergé désespéré de ne pouvoir rassembler autour de Khomeiny a annoncé un grand rassemblement des chefs Pasdaran et leurs officiers autour de l’ayatollah ultra corrompu Vaez-Tabassi pour montrer l’existence d’une cohésion internes. L’annonce était fausse car sur les photos on a vu principalement des lieutenant-colonels. Le clergé au pouvoir avait utilisé des photos d’archive pour atténuer le constat de son impopularité.

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Hassan le petit-fils de Khomeiny qui préside son mausolée s’est prononcé en faveur de la liberté des jeunes. Il avait peu puisqu’il est contact du peuple à son poste. Au sein du gouvernement le ministre de l’emploi a flanché en déplorant le taux très élevé du chômage des jeunes. Le ministre du commerce, le très gaffeur Nemat-Zadeh, a aussi encore fauté sous l’effet de la panique et a révélé que le régime avait perdu depuis 3 mois le procès contre la compagnie émiratie de Crescent et devait lui verser 21 milliards de dollars alors qu’il n’a presque plus de bénéfice pétrolier !

Le régime devait ce même jour organiser le départ des footballeurs. Il ne pouvait supporter une belle mobilisation pour eux alors qu’il n’arrivait pas à mobiliser pour Khomeiny ! Il a organisé la cérémonie en cachette avec les familles des footballeurs !

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Washington devait désamorcer la crise de panique au sein du régime pour qu’il ne se lance pas dans l’aventure désespérée d’une nouvelle révolution de couleur. Amano, le pion de Washington au sein de l’AIEA, a annoncé qu’il avait besoin de 6 mois pour étudier le dossier des coopérations du régime avant de se prononcer ! La bourse de Téhéran a cessé de chuter de manière vertigineuse.

Londres devait remettre en cause cet apaisement. Le ministre des affaires étrangères du Koweit, Etat allié à Londres, est arrivé en Iran en début de l’après-midi, en invitant les mollahs à lâcher la Syrie. Dans le sens des intérêts de Londres, il voulait pousser les mollahs à se braquer. Le Guide Khamenei a grondé le chef de la diplomatie koweitienne pour son engagement contre la Syrie.

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Par ailleurs, le Guide a vivement attaqué les pays Arabes qui marchent avec les Américains pour provoquer une crise susceptible de faire reculer davantage ces derniers. Washington a privé le régime de son buzz par une info en arabe sur le site Al-monitor basé à Washington DC indiquant qu’il restait sur l’option de continuer le dialogue et le gel des sanctions ! Le régime avait 6 mois de sursis, mais restait en danger du fait de ses difficultés, mais aussi de l’hostilité du peuple et le soutien de facto de Londres à toutes les contestation ! Il devait donc renouer avec la panique et assister à nouveau éboulement boursier !

A 17h22, les priorités et l’actu ont changé car Téhéran a été plongé pendant 35 minutes dans une terrible tempête de sable avec des rafales de 115 km/h qui ont arraché 180 grands arbres, plusieurs grands mats municipaux, 12 très grands échafaudages, ainsi que les portes monumentales de plusieurs musées et de ministères ou encore des placages en marbre des immeubles provoquant dans leur chute la mort d’au moins 8 personnes !

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Un homme tué par la chute des pierres de parement d’une maison.


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Les habitants de Téhéran ont oublié les problèmes du régime car ils avaient les leurs. Ils pestaient aussi contre le régime qui 20 minute avant la catastrophe avait annoncé juste une journée de pluie ! Les gens ne manquaient pas de souligner l’incompétence des responsables du régime.

Mais Ebrahim Moghimi, un spécialiste universitaire iranien en météorologie et géographie, fondateur d’Iranian Hazardoloy Association, a par la suite révélé que le régime ne pouvait pas être surpris par la tempête car elle était arrivée en passant par le site de l’Aéroport Mehr-Abad de Téhéran qui est équipé de radars météorologiques capables de détecter les phénomènes dangereux à une distance de 150 à 200 km. Il a aussi précisé que cette tempête ne pouvait pas arracher de très vieux arbres ou des mats municipaux, les arbres avaient chuté car ils étaient mal-entretenus et malades, les mats, les portes ou les échafaudages étaient tombés car ils avaient sans doute étaient fixés sans les précautions d’usage. Il a aussi évoqué un défaut d’aménagement urbain pour les autres dégâts provoqués et évoqué le bouleversement des modes d’exploitation des ressources en eau comme l’origine de la tempête. Sur la base de ses informations parues deux jours plus tard, on peut affirmer que le régime savait et a laissé faire pour détourner le peuple de son incapacité à mobiliser pour Khomeiny et les autres événements de la semaine.

Avant que le brave professeur n’arrive à trouver un média pour informer les Iraniens, des experts basés à l’étrangers ont évoqué l’assèchement des cours d’eau comme l’origine de ce phénomène inconnu en Iran ! Il est intéressant de noter que les faux opposants du Mouvement Vert qui utilisent le prétexte de la détérioration écologique pour mobiliser les gens derrière eux n’ont nullement aidé le professeur Ebrahim Moghimi ou n’ont annoncé une manifestation car là, il y avait un risque de débordement hostile au régime et susceptible d’entraîner un mouvement de contestation plus global.

Le régime était face à un danger inattendu par son choix désespéré de ne pas annoncer l’arrivée d’une tempête pour détourner l’opinion de l’absence de mobilisation en sa faveur à ce moment et surtout dans les deux jours à l’occasion des hommages administratives et officielle à Khomeiny !

Mardi 3 Juin 2014 (13 Khordad 1393), avant que le régime ne sombre dans une nouvelle panique susceptible de plonger la bourse dans le coma, Washington a expédié presque tous ses alliés régionaux à Téhéran pour assister aux hommages officiels à Khomeiny ! Rohani est sorti tout excité de son bunker pour saluer les larbins régionaux de Washington qui étaient également là certainement avec des propositions de deal plus alléchantes.

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La bourse a définitivement cessé de chuter, les nantis du régime croyaient à la possibilité d’un deal. Les affaires ont un peu repris, l’indice des échange est remonté d’1%, l’indice des bénéfices de 5%, mais Rohani n’a fait aucune déclaration laissant présager un deal !

Le ministre des affaires étrangères de Luxembourg, pays bancaire allié à Washington, et souvent partenaire du régime, est arrivé en Iran... avec la possible offre de garanties pour la avoirs des dirigeants sur son territoire ! Le mae de Luxembourg a rencontré le mae du régime mais aussi Larijani qui peut bloquait tout deal. Lors de la rencontre avec le mae du régime, l’ambiance est paru tendue derrière les sourires de convenances, laissant présager que le régime n’avait pas accepté l’offre de la complaisance bancaire qui ne vaut rien sans des garanties officielles d’immunité politique car la base du blanchiment des dirigeants des accusations sur le nucléaire ou sur les droits de l’homme.

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Les nantis du régime ont cessé à nouveau de croire en l’avenir : la bourse n’a pu continuer sa remontée, elle a fini à -27% par rapport au début de la semaine. Mais le responsables du régime sont restés sereins car les deux prochains jours de la semaine étaient fériés par respect pour Khomeiny. Avec le vendredi férié, la bourse allait rester aussi fermée pendant 3 jours, ce qui leur offrait un bon délai pour marchander en abusant de toutes sortes de provocation pour amener Washington à leur accorder les garanties politiques qu’ils souhaitent.

Le régime devait cependant mobiliser aussi en interne ou du moins simuler une certaine mobilisation en sa faveur pour éviter que l’ouverture de la bourse ne donnent lieu à une nouvelle crise encore plus déstabilisante.

Le régime annonça un grand enterrement de 2 martyrs pour la journée des martyrs, qui devait normalement avoir lieu la veille. Les photos diffusées montraient un temps alors que ce jours le temps était en soileillé avec quelques nuages. On avait des images d’archives donc l’annonce était fausse !

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Le régime a annoncé un grand rassemblement des islamistes internationaux qui sont ses boursiers et aussi ses invités à ce moment de l’année, mais on a constaté une salle d’une cinquantaine d’islamistes au lieu de plusieurs centaines des années précédentes qui servaient aussi de figurants pour le remplissage du parvis couvert de mausolée de Khomeiny lors de la cérémonie officielle en sa mémoire. Le régime avait un sérieux problème de popularité dans le monde islamique, et aussi un grand problème pour assurer le remplissage du parvis couvert mausolée de Khomeiny dans moins de 24 heures.

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Le régime a tenté de nier ce boycott en annonçant « une rencontre entre le Guide Khamenei, le digne successeur de Khomeiny, et des centaines de prédicateurs étrangers en visite à Téhéran pour le concours international de récitation du Coran ». L’annonce ne pouvait convaincre car le concours avait eu lieu la semaine dernière et avait vite en raison d’absence de toute participation iranienne et une très faible présence des étrangers invités au concours. Mais on a vu une salle avec près de 400 personnes alors que le concours avait à peine réuni une quarantaine de prédicateurs étrangers. On avait encore une fois des images gonflées par des rajouts tirés des archives du régime car les gens avaient généralement des têtes d’Iraniens.

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Le gouvernement pro-clergé n’avait pas trouvé un accord avec Washington et venait de rater ses mises en scène. Le régime n’avait aucun avenir. La guerre interne pour le contrôle des marchandages avec Washington a repris à nouveau. Ali Larijani a remis en cause la mainmise de Rohani sur les négociations en convoquant dans 6 jours, -c’est à dire au moment de l’anniversaire de sa première année de présidence-, son ministre des affaires étrangères au Conseil de Sécurité de la république Islamique, organe officiellement chargé des négociations nucléaires.

Le quotidien Shargh, lié à Rafsandjani, a tenté de ridiculiser les Larijani en annonçant que le pouvoir judiciaire avait (par peur ) reporter le procès de l’assassin d’un milicien chargé de faire respecter le Hijab !

Par ailleurs, le mollah Movahhedi-Kermani, un des principaux memebtres du clergé politisé, s’est plaint de manière indirecte des efforts de Rafsandjani pour s’emparer de l’Assemblée des Experts chargée du choix du prochain Guide pour se nommer à ce poste et avoir une mainmise absolue sur le régime pour l’orienter dans le sens de ses intérêts. Etant donné que les élections pour cette assemblée ont lieu vers le mois du décembre, la plainte n’était pas d’actualité, mais étant donné que le Patron des Experts, l’ayatollah Mahdavi-Kani a eu un malaise cardiaque le lendemain, on a eu l’impression que la nécessité de changer de cap avait fait une nouvelle victime. Le patron politique du clergé avait été poussé au syncope et allait être sacrifié pour rendre possible le recours à une nouvelle révolution de couleur malgré les risques de l’opération.

Nous rappelons que Mahdavi-Kani avait été nommé patron du loge maçonnique du clergé par les Anglais bien avant la révolution islamique car ils avaient en lui une confiance absolue comme intégriste prêt à tout. Il avait été un des compagnons originels de Khomeiny, et bien avant que Rafsandjani ne confisque le jeu politique, il avait été l’homme fort du régime naissant en dirigeant les comités de révolution qui étaient l’instrument de la terreur des Britanniques pour l’élimination de tous les membres de l’élite iranienne susceptibles de dévoiler leurs secrets. Quand plus récemment Rafsandjani avait tenté de dévier vers Washington, les Anglais l’avait débarqué de la présidence de l’Assemblée des Experts et remplacé par Mahdavi-Kani qui leur semblait d’une fidélité absolue à la ligne originelle dictée par Khomeiny. Mahdavi-Kani a par la suite montré cette fidélité à la révolution islamique en disqualifiant Rafsandjani et rompant avec les Anglais qui tentaient ensemble une déviation vers le peuple pour rester dans le jeu malgré la chute prévisible du régime. Il avait alors remplacé Rafsandjani par l’un de ses pions, Rohani, pour pouvait utiliser ses ruses mais ne pouvait pas être un danger car il avait moins de réseau.

De fait, on peut dire que les membres désespérés du régime étaient en voie d’éliminer un homme qui a toujours oeuvré dans l’intérêt de la révolution islamique, le vrai Guide de la révolution islamique, ce qui ne pouvait être anodin et pouvait même provoquer des tensions internes inattendues !

Rohani qui avait participé au plan de recyclage des chefs Pasdaran (par le sacrifice de leur chef), n’a pas aimé l’option de l’élimination de Mahdavi-Kani qui lui avait permis de jouer en première division du régime. Il a eu peur de tomber avec lui. Il a tenté de désamorcer la crise en annonçant une forte mobilisation populaire autour du mausolée du Guide Khomeiny et a ajouté sa décision d’aller leur parler de ses priorités pour permettre la survie triomphante de la révolution islamique !

L’annonce de la mobilisation était fausse car on n’a guère vu de foule sur les photos de cet événement, les rares gens que l’on voyait aussi ne pouvait avoir de lien avec la mort de Khomeiny : les jeunes avaient des tenues gaies, par ailleurs en arrière plan, sur le mausolée, dont le chantier traîne depuis 20 ans, il y avait un seul minaret achevé alors que les quatre sont actuellement achevés (les deux dernières photos de la série) ! Les images de jeunes rieurs (trainant sur ce site dédié à la vente de drogue) étaient donc issue d’une lointaine archive !

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Le « discours » ne pouvait bénéficier d’une foule populaire même rudimentaire. Rohani n’a pas renoncé au show annoncé. On l’a vu entouré de Mollahs, mais pas parmi eux et on a compris qu’il s’était inventé une foule avec des photos d’archive. Il a aussi axé le contenu de son discours sur la nécessité d’unité et de fidélité au Guide pour nier le ratage de son initiative par le boycott du peuple ainsi que les cadres administratifs du régime qui seraient quelques 200 personnes depuis la rupture survenu la semaine dernière.

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Le mollah faussement modéré Abtahi qui l’accompagnait est sorti hébété de cette aventure imaginaire laisser supposer une très faible mobilisation pour le lendemain à la commémoration officielle sous les yeux des alliés régionaux de Washington !

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Mercredi 4 Juin 2014 (14 Khordad 1393), on était la date anniversaire de la mort de Khomeiny, le moment de vérité tant redouté par le régime impopulaire des mollahs.

Dans la nuit, de nouvelles précipitations avaient plongé tout le nord du pays sous les eaux. Il n’y avait aucun secours en vue donc un risque de manifestations hostiles.

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Les médias du régime ont zappé ce foyer potentiel de problèmes et ont annoncé une foule importante en faveur du régime sur le parvis du mausolée de Khomeiny en train de suivre le discours très anti-américain du Guide devant les alliés de l’Amérique et des milliers de responsables administratifs ou militaires réunis en mémoire de Khomeiny dans la partie couverte du site.

Sur les images de l’extérieur, on avait un ciel bleu immaculé alors que temps était légèrement nuageux. De plus, sur la principale image montrant l’ensemble du site, on voyait deux grues sur le site du mausolée ainsi que des échafaudages autour de tous les minarets ! Cette image était donc plus ancienne de plusieurs années que la photo vue la veille. On avait aussi des vues avec un minaret partiellement achevé et une grue donc essentiellement des photos d’archive. Le site devait être vide.

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Le ratage a mis en évidence un manque du personnel qualifié pour assurer l’aspect visuel de la propagande. On pouvait s’attendre à des ratés à l’intérieur du côté de la foule des milliers responsables annoncés par le régime.

A l’intérieur, nous avons vu une foule immense devant le Guide sur un site qui ne peut en contenir autant. La foule était également très éclairée alors que ce parvis couvert par une immense verrière est recouvert de bâches pour atténuer la lumière et palier à l’absence de système de protection contre le soleil et de fait de ces bâches, le volume est plutôt ombragé. Dans la série de photos publiées sur le site du Guide, nous avons également vu une autre foule avec cet éclairage mais beaucoup plus petite, environ 400 personnes !

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En vérifiant toutes les images, nous avons constaté que cette foule plus réaliste était composée non pas des responsables du régime, mais qu’elle était très hétéroclite comprenant aussi des enfants, des ados ou encore des islamistes étrangers invités du régime ! On avait là les 80 hauts responsables et 200 cadres administratifs présents au côté du Guide la semaine dernière plus des extra pour combler les trous.

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Sur ces deux doubles extraits on voit que le régime a utilisé la photo de la foule ombragée pour arriver à l’autre image de la grande foule. On voit des tête déformées, des doublets...

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Dans les premières lignes, réservées aux chefs Pasdaran, nous avons remarqué certes l’absence de Jaafari, mais aussi celui d’Ahmadi-moghadam, le chef de la police du régime. En revanche, nous avons vu dans ses mêmes lognes des ministres de Rohani, des commandants désoeuvrés comme Vahidi, l’ex-ministre de la défense d’Ahmadi-nejad, ainsi que ce dernier et ses proches. Le régime avait donc perdu ou purgé certains commandants et s’était trouvé dans l’obligation de faire appel à des anciens pour boucher les trous.

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Dans une photo montrant Ahmadinejad, on a constaté la présence d’une plateforme destinée aux photographes, mais elle n’était sur aucune photo de foule, ni la sur-développée, ni la plus réaliste. On en a conclu que le régime avait utilisé des archives disparates pour ce reportage.

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Enfin, la caste dirigeante était sous le portrait de Khamenei et non sous le portrait de Khomeiny car le régime avait déplacé la tribune des invités étrangers du centre du site vers un coin pour diminuer le champ de vision de ces témoins encombrants.

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A l’extrême droite sur cette tribune ainsi décalée, nous avons remarqué que l’ayatollah Mahdavi-Kani, le patron politique du clergé, était très pensif, voire un peu abattu, sans doute conscient de la tendance générale en faveur d’une fausse révolution, et malheureux de ne pouvoir y résister que verbalement via ce dernier discours très anti-américaine et anti-Vert du Guide qui les plaçaient tout les deux dans le rôle inconfortable du méchant qui ne peut que sauter dans l’intérêt général.

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Il n’y avait aucune ouverture à un deal avec le discours du Guide. Washington devait logiquement augmenter les sanctions, mais cela pouvait couler le régime alors qu’il veut le récupérer. Il devait donc trouver un moyen de zapper les sanctions et même aidé financièrement le régime. Via le Congrès, Washington a ouvert la voie à la transgression de ses propres sanctions en se disant incapable d’arrêter un méga contrat de troc entre la Russie et le régime destiné à neutraliser toutes les sanctions ! Le très sérieux New York Times a tenté de revigorer les nantis paniqués en annonçant l’ouverture d’une boutique de vente de Ferrari à Téhéran !

Londres devait obliger Washington à sanctionner le régime. Il a attaqué sur 3 flancs :
1-La direction anglaise de la diplomatie européenne a émis une résolution officielle européenne exigeant de l’AIEA un rapport rigoureux, sans complaisance et rapide du dossier iranien !
2-Amnesty international qui fut la principale arme pour salir l’image du Shah (avec des crimes imaginaires) pour justifier la révolution islamique s’est installée dans le jeu contre le régime en évoquant des crimes qu’elle ne voyait jamais !
3-La BBC Farsi a annoncé un incendie dans une bidonville du pays pour révolter les pauvres et aussi alimenter la caisse de résonance d’Amnesty avec des crimes civils du régime.

Le régime ne pouvait espérait profiter de l’immobilisme de l’AIEA pour échapper aux sanctions sur le nucléaire et devait s’attendre à plus de sanctions avec la focalisation d’Amnesty sur son cas. Il devait se radicaliser ou saisir au plus vite une des offres de deal de Washington. C’est alors que l’ayatollah Mahdavi-Kani, la conscience vivante de la révolution islamique, le vrai Guide de la révolution (derrière le fantoche Khamenei) qui était opposé à tout deal signé en situation de faiblesse et préconisait le bras de fer chaloupée via Rohani a eu, selon les sources officielles, un malaise cardiovasculaire et il est tombé dans le coma !

Les deux ne vont pas d’ordinaire ensemble ! S’il avait décroché sous la pression de ses contradictions et les risques de nouvelles sanctions, il pouvait faire un malaise, mais il n’y avait pas de quoi sombrer dans le coma. Il nous sembla qu’il avait été mis en coma ou hors service par ses pairs car il n’arrivait pas à se décider à lâcher sa mission de guide occulte de la révolution islamique ! Personne n’a évoqué sa succession alors que cela devait être fait. L’absence de ce débat donnait le sentiment que le sujet de succession gênait le régime. Ce gêne a presque confirmé la responsabilité du régime. Vu l’important de son poste, le débat devait sans doute avoir lieu en cachette entre les divers clans. On a conclu qu’il était « maintenu en vie » en attendant le choix qui ferait consensus et qu’à ce moment, il serait déclaré mort afin d’aller vers un nouvel ère sans passer par une nouvelle crise susceptible d’entraîner des remous fatales au régime.

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Pour notre part, nous étions ravis car le régime éliminer un des ses vrais piliers. On dit que la révolution dévore ses enfants, là on avait l’exemple inverse des enfants terribles de la révolution prêts à dévorer leur père pour ne pas couler avec lui ! Cela ne pouvait que semer le désordre et la terreur parmi les vieux du régime qui ont le pouvoir, laissant entrevoir une période de trouble et d’instabilité...

Jeudi 5 Juin 2014 (15 Khordad 1393), le régime en difficulté devait absolument célébrer l’anniversaire du premier révolte de Khomeiny, un événement haï par le peuple. Il n’avait pu mobiliser qu’une trentaine de gens sur ce thème l’année dernière alors qu’il n’avait plus de troupes que cette année. Cette fois, la tâche relevait de l’impossible. Il a recyclé de vieilles images d’un petit rassemblement pour Abol-Fazl dans une petite mosquée de Téhéran.

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Londres a vu dans ce nouveau recours aux images d’archive sans envergure la confirmation de la faillite et la déprime du régime et la peur de ses partisans les plus zélés de prendre publiquement position en sa faveur ! Il devait l’achever. Reuters a annoncé l’impasse des Négociations et a aussi remis en cause l’affirmation américaine d’un troc entre les mollahs et les Russes en révélant que Gazprom avait fini par signer avec l’Irak après des années de pourparlers stériles avec les mollahs ! Washington n’a pas réagi à ces annonces qui pulvérisaient ses plans pour esquiver de nouvelles sanctions.

Le régime qui ne peut supporter de nouvelles sanctions ou même le stress de l’attente de nouvelles sanctions a annoncé une forte augmentation de la production du gaz du pays afin d’insinuer une bonne capacité à résister aux prochaines sanctions pour éviter de se retrouver avec une nouvelle panique des nantis, samedi à l’ouverture de la bourse.

Mais cette annonce n’a pas convaincu les dirigeants eux-mêmes. Haddad, le beau-père de l’actuel Guide qui est appelé à chuter avec Mahdavi-Kani a pris la parole pour dire que le Guide n’avait aucune fortune en dehors d’un appartement locatif et une vieille estafette !

Hassan (petit-fils de) Khomeiny, une des premières fortunes du régime, a carrément fustigé tous les riches du régime par peur que les bouleversement à venir n’élimine aussi tous les gens du clan Khomeiny pour sortir de la révolution islamique !

Le mollah Mesbah-yazdi, un larbin extrémiste de Rafsandjani a attaqué Rohani pour se démarquer du clan Rafsandjani qui est aussi menacé, malgré sa prise de position en faveur d’un deal, en raison de sa parenté avec le clan Khomeiny.

L’ayatollah Jannati, qui fut un des complices de Rafsandjani puis un fidèle serviteur de Mahdavi-Kani a tenté de changer encore de ligne en attaquant Rafsandjani, mais il a gaffé et a remis en cause le Mouvement Vert. Le fils de Jannati, actuellement chargé du ministère de la conformité islamique de la culture, a bloqué la diffusion de son interview pour éviter à leur clan de couler.

Tous ces gens pressés de rompre avec le dernier père du régime se sont empressés à son chevet avec une certaine expression de curiosité et de terreur car s’ils se voyaient en lui comme un vieux que l’on peut rejetter car il ne sert plus à rien et ne peut plus se défendre.

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Rohani s’est aussi rendu à l’hôpital pour voir le mourant, ses gardes ont frappés les siens au prétexte qu’ils les avaient pris pour des assaillants ! Visiblement, les gens présents pour veiller au maintien du vieux en coma ne voulait pas qu’il parle à son dernier protégé qui avait été le seul à le défendre. On a eu l’impression que Mahdavi-Kani n’était pas forcément dans le coma, mais maintenu à l’écart en attendant sa mort officielle.

Sur la base de cette conclusion, on a compris que l’expression de la terreur sur les visages des vieux qui avaient visité le « mourant » émanait de la peur d’être sacrifié en passant par l’option teerifiante d’un enterrement alors qu’ils sont encore en vie ! On aurait jamais imaginé une fin aussi terrifiante pour les patrons du régime, eux non plus. On en a conclu que l’élimination programmée de Mahdavi-Kani pouvait s’avérer plus difficile que prévus. Les vieux allaient certainement se liguer (on verra bien) pour empêcher ce plan qui serait susceptible d’entraîner leur propre chute.

Le régime était vraiment en crise avec une guerre entre clans plus une guerre entre les générations, une situation propice à l’implosion du système. Washington a tenté de calmer le jeu en rappelant via un journal indien que les sanctions étaient encore gelées ! Au sein du régime, on a continué la ligne de Mahdavi-Kani basé sur le bras de fer en insistant sur le soutien à la Syrie. Washington a demandé une condamnation tardive de la pendaison du prisonnier ompiste Khosravi à l’ONU pour rappeler aux mollahs qu’il avait aussi la possibilité de surfer sur les violations des droits de l’homme par eux. Personne n’a bougé, ce qui voulait que le régime était indécis et ne savait que choisir : la ligne tradition de Mahdavi-Kani (qui n’a pas été à la hauteur) ou la ligne inconnue et forcément risquée qui doit lui succéder.

Vendredi 5 Juin 2014 (15 Khordad 1393), , au sein du régime indécis, paralysé par des options peu réjouissantes, le clergé a consacré sa prière de vendredi à la défense des pauvres, c’est-à-dire 99% des Iraniens. Le clergé qui a encore le pouvoir espérait gagner l’indulgence du peuple car il était certain de ne pouvoir s’en tirer en choisissant de sacrifié Mahdavi-Kani pour continuer la résistance traditionnelle qui n’aboutissait à rien ou de s’engager dans une nouvelle fausse révolution de couleur très risquée. Rohani est venu participer à la cette prière pleine de frayeur pour rester en bon terme avec les mollahs qui pouvaient remplacer Mahdavi-Kani !

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Dans l’après-midi, le régime en pleine tempête a vu le retour des vents fous à Téhéran. Cette fois, il a annoncé le catastrophe pour ne pas offrir de prétexte à une manifestation de peur de se retrouver avec une contestation aussi dévastatrice que la tempête de sable qu’il vivait.

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Dans la soirée, Rohani a annoncé qu’il partait lundi avec des dizaines d’investisseurs en Turquie pour signer de grand contrats susceptibles de sauver le régime. Washington venait de lui accorder quelques contrats avec son allié stratégique turc pour éviter une nouvelle panique à la bourse et des comportements susceptibles d’entraîner une grande crise interne et déstabiliser le régime à un moment où ses nantis et ses va-nu-pieds sont au bord de l’explosion.

Conclusion | En résumé, cette semaine, les hauts dirigeants du régime redoutaient le boycott interne des journées d’hommage à leur idole absolu Khomeiny... ils s’étaient repliés sur eux-mêmes pour éviter de mettre en valeur leurs isolement, mais ce choix a entraîné une méga crash supérieur à 30% à la bourse de Téhéran. La situation est devenue désespérée. Les Chefs Pasdaran ont alors mis tout leur crime sur le dos de leur commandant pour pouvoir participer à une éventuelle révolution de couleur leur permettant d’échapper à la mort. Dans la foulée, le clergé a aussi décidé d’éliminer le plus vieux gardien de la révolution islamique, l’ayatollah Mahdavi-Kani, dernier compagnon de poids de Khomeiny afin de pouvoir jouer cette carte folle d’une nouvelle révolution de couleur !

Cette semaine, les dirigeants du régime vivaient dans la hantise d’un hommage raté à leur idole Khomeiny. Ils ont fini par éliminer ses plus fidèles serviteurs pour se frayer un chemin de leur bunker jusqu’à leur aéroport privé pour sauver leur vie à défaut de sauver leurs larcins. Il est certain qu’il y aurait d’autres sacrifices. La révolution tombera alors comme un arbre pourri au premier vent du tempête qui couve dans le cœur des Iraniens et entend tout dévaster sur son chemin.