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Iran : La semaine en images n°323
Semaine des grands revers et des improvisations ratées !

02.05.2014


Nouveau Résumé Historique (écrit le 28.04.14)
+ Conclusions sur la semaine dernière !

En 1979, les Américains ont entrepris de renverser le Shah car ses politiques régionales et ses projets pour l’Iran étaient contraires à leurs intérêts pétroliers. Ils entendaient mettre au pouvoir des activistes islamistes non cléricaux qu’ils finançaient depuis la création de l’OPEP par le Shah. Ces islamistes liés à Washington étaient hostiles à l’OPEP et partisans d’un régime révolutionnaire et interventionniste. Ils devaient lui permettre de dénationaliser l’industrie pétrolière iranienne, d’agiter et de déstabiliser l’Asie Centrale soviétique et chinoise, mais aussi de renverser le pétro-monarchies créées par les Britanniques, et ainsi de prendre possession de plus de 80% des réserves d’hydrocarbures du monde.

Les Britanniques présents en Iran au travers le clergé chiite, les Qadjars, les Francs-maçons, les féodaux dont les Bakhtiaris, les Bazaris et la direction du parti communiste Toudeh ont participé à ce projet en faisant la promotion de leur ultra-islamiste en chef Khomeiny. Il s’est imposé au Conseil de la révolution. Puis Londres a éliminé les pions américains par des attentats organisés par Rafsandjani, le demi-frère de Khomeiny. Puis, grâce à la prise en otage des diplomates américains, Londres a enfin donné une identité anti-américaine à cette révolution voulue par Washington. Il a bloqué également le retour des pions islamistes de Washington par l’adoption de la doctrine de tutelle d’un grand ayatollah (du clergé) sur la république islamique de Washington.

Washington a alors commencé une véritable Guerre d’Usure Economiqu contre les mollahs, pour les mettre face à un risque de pénuries et de soulèvement afin de les amener à transférer les pouvoirs vers ses pions.

En réponse à cette guerre d’usure, Rafsandjani, le patron effectif du régime pour le compte des Britanniques depuis 1980, a commencé une politique de crises pétrolières et régionales pour user Washington, mais cette politique a seulement entraîné la rupture des jeunes y compris parmi les Pasdaran.

Amplification des problèmes & Fausse(s) modération(s) (année 90)| Rafsandjani inquiété pour son insuccès a pérennisé son pouvoir par la création du Conseil (plénipotentiaire) de Discernement de l’Intérêt du Régime, mais la persistance des pressions américaines, l’a amené à ouvrir les portes du CDIR à ses rivaux.

Sanctionné directement, Rafsandjani s’est écarté de la présidence de la république qui est un poste sans réels pouvoirs -. mais du fait que ce permet un contact avec les chefs dEtat étrangers, il l’a confié à son ex-responsable des assassinats politiques, Khatami et mis en place une STRATEGIE DE FAUSSE MODERATION vis-à-vis de Washington. Rafsandjani (maître du jeu via le CDIR) a aussi établi des Alliances diplomatiques avec les Européens via la vente du pétrole à 15% de son prix. Enfin, il a aussi baissé le taux du dollar pour empêcher la fuite de nantis du régime paniqués par la persistance des sanctions.

Selon la volonté de Rafsandjani, le régime a cependant continué ses activités terroristes, sous la direction d’un certain Rohani, pour préserver sa capacité de nuisance régionale. Le régime s’est aussi tourné vers la Russie alors ruinée pour acheter des armes pour tenir tête à Washington. La Russie a gagné beaucoup d’argent avec les mollahs, mais, consciente du fait qu’ils l’utilisaient pour forcer un arrangement avec Washington, elle ne leur a jamais vendu des armes très performantes comme les S-300 susceptibles de leur donner une vraie autonomie stratégique.

Cette fausse modération très biscornue de Khatami n’a pas permis à Rafsandjani d’engager Washington dans la voie de l’apaisement et ainsi obtenir la fin aux sanctions américaines. De plus, le dollar bon marché et la vente au rabais du pétrole ont anéanti toute production en Iran et ruiné le pays entraînant de nouvelles ruptures parmi les derniers Pasdaran recrutés.

En 2005, Rafsandjani, pressé par ses rivaux, est revenu, via un autre ex-collaborateur, Ahmadinejad, à la STRATRGIE DE L’ESCALADE (dans l’espoir de faire reculer Washington ou gagner le soutien de la Russie et de la Chine, pour entrer dans l’Organisation de Coopération de Shanghaï afin d’avoir plus d’aisance dans ses marchandages avec Washington. La Chine et la Russie, conscientes d’être utilisées par le régime, ont refusé l’adhésion à l’OCS et ont même soutenu le transfert du dossier au Conseil de Sécurité de l’ONU pour avoir leur mot à dire sur les sanctions et autres pressions afin de contrôler aussi bien Washington que les mollahs.

Washington a profité de l’implication du Conseil de Sécurité pour entraîner toutes les grandes puissances dans ses sanctions bancaires. Le régime ruiné par les mauvaises politiques clientélistes de Rafsandjani s’est vite retrouvé en difficulté pour ses approvisionnements : il a décidé de geler les salaires et remonter les prix pour baisser la consommation afin de préserver ses stocks et échapper aux pénuries et aux émeutes fatales. Mais la première tentative de hausse de prix a entraîné des émeutes puis la rupture les jeunes engagés dans la milices anti-émeutes par pauvreté.

Gestions de la Crise / Crises des Gestionnaires| En 2008, le régime était ainsi très fragilisé car sans défense. Ses dirigeants ont compris qu’ils ne pouvaient pas survivre, ils devaient fuir. Leur priorité a changé : Obtenir des GARANTIES DE SÉCURITÉ ou l’IMMUNITÉ de la part de Washington pour fuir sans craindre des poursuites pour leurs crimes passé.

Clashs internes et Plans d’urgence | Rafsandjani a écarté Ali Larijani de la direction des négociations nucléaires pour privilégier ses propres chances d’obtenir les meilleures s de sécurité possibles. Ali Larijani a divulgué, par un tiers, la corruption de membres du CDIR et du clergé pour les renverser et avoir les mains libres pour marchander les meilleures s pour lui-même. Rafsandjani a neutralisé la menace en éliminant les proches de Larijani. Puis en 2009, pour s’éviter d’autres fronde internes, avec l’aide des Britanniques (BBC), il a tenté (encore) de sauver le régime par une (FAUSSE) REVOLUTION DE COULEUR VERTE (couleur de l’islam) MOUVEMENT VERT pour revitaliser le régime et lui donner une nouvelle légitimité et de fait, amener Washington à abandonner ses sanctions. Mais l’opération lui a échappé et a seulement mis en valeur la rupture du peuple et des Pasdaran de base (aussi bien les vétérans que les plus jeunes recrues).

En 2010, Rafsandjani a continué en tentant une nouvelle (fausse) révolution Verte avec les pions de Washington pour la création d’un régime hybride qui n’eut aucun succès. Le peuple et les Pasdaran de base ont au même moment manifesté à l’occasion de l’anniversaire de Reza Shah, le fondateur de l’Iran moderne (et laïque), confirmant leur penchant pour une contre-révolution laïque. Les nantis du régime ont alors paniqué et ont commencé à brader leurs avoirs et acheter de l’or et des dollars pour quitter le pays avant que le régime ne tombe ou ne change de mains suite à un deal secret entre les dirigeants et Washington.. Le régime s’est retrouvé avec un risque de banqueroute financière avec cette ENVIE (sans cesse grandissante) DE FUITE DES NANTIS RIPOUX AVEC LEURS CAPITAUX.

Changement de Monture pendant la course | En 2012, Rafsandjani a lâché les Britanniques pour marchander avec Washington, s’attirant leur foudre. Mais il n’a rien obtenu des Américains, il a abandonné les marchandages. Les pics britanniques ont cessé. Rafsandjani a retrouvé le soutien des médias britanniques pour un autre projet : une Déviation du Régime en direction du peuple afin d’obtenir son pardon et au passage, dans l’intérêt de Londres, saboter le régime islamique avant un deal avec Washington. Le peuple et les jeunes Pasdaran ont refusé ce projet opportuniste. Le projet de Déviation ne pouvait pas être continué.

Le « choix » de Rohani | Les chefs du clergé ont invalidé la candidature de Rafsandjani aux présidentielles rompant de facto leur lien historique (vieux de 170 ans) avec les Britanniques. Ils ont mis en avant son adjoint Rohani pour mener une politique d’Escalade et de bras de fer et aussi pouvoir piloter un transfert de pouvoirs vers Washington via une (éventuelle) révolution de couleur pro-US en cas d’un soulèvement populaire ou un deal entre les deux parties.

Les Chefs Pasdaran et les nantis issus du régime, tous très mal vus par le peuple, n’ont pas aimé ce retour aux solutions ratées du passé qui ne pouvaient les sauver ! Ils ont boycotté les élections ! L’annonce de la « victoire de Rohani » a provoqué leur panique et une ruée vers le dollar qui a fait montée le prix du billet vert de 33% en quelques heures. D’un autre côté, les Pasdaran rebelles ont aussi commencé des actions de sabotages contre le régime. La contestation interne ainsi renforcée a été mis Rohani en demeure de trouver un deal avec Washington en demandant moins d’immunité. Il a pris en main les négociations pour exclure de nombreux ayants droits des négociations. Ce qui a exacerbé les hostilités à son égard. De fait à chaque fois que sous la pression de la rue ou des sanctions, il fait un pas vers Washington, ses adversaires se déchaînent contre cette initiative. Les chefs Pasdaran annoncent des tirs de missiles, les ultra-insolvables critiquent son manque d’intégrisme et les Nantis révèlent parfois des chiffres tabous pour entraîner sa chute. Ils sont ainsi devenus la plus grande menace pour la survie du régime...

En octobre dernier Washington eu peur que le système islamique cher à ses projets ne s’effondre par la faute de cette guerre entrer ses dirigeants. Il a proposé le GEL des SANCTIONS pour les calmer et engager le régime dans un plan d’apaisement à son égard. Les autres grandes puissances en particulier la Grande-Bretagne et la Russie, avaient rejeté ce plan de paix de Washington avec les mollahs et durci les clauses de l’accord pour coincer le régime dans la confrontation et ainsi entraîner sa chute.

Nous avions alors parlé d’un retour du Multi-Latéralisme disparu depuis la chute de l’ex-URSS. Rohani avait reculé face à ces deux fronts d’hostilité en signant l’Accord de Genève. La panique avait gagné en amplitude : ses propres patrons du clergé en commencé à vendre des actions pour préparer leur fuite. Menacé de perdre son job et ne plus bénéficier d’un accès aux négociations pour ses propres intérêts, Rohani avait alors tenté en vain d’isoler Washington en intéressant avec quelques pauvres contrats de pétrole bon marché les autres grandes puissances qui sont en lutte pour la domination des ressources énergétiques de la planète. L’échec prévisible de cette politique a déprimé les nantis du régime. Ils ont pris leur distance avec le régime qui semblait condamné en boycottant à 100% le 35e anniversaire de la révolution islamique !

Pour encourager les mollahs à déposer les armes, Washington avait alors tenté d’agiter région pétrolière et frontalière de Khouzestan. Mais en raison de l’hostilité du peuple à la balkanisation du pays, l’initiative d’agitation américaine n’a pu mobiliser en tout que 150 jeunes dans quelques villes, malgré cela, le régime a été vite dépassé par manque de troupes. Il est entré dans un nouveau cycle de panique boursière et de crise politique ! Washington a sauvé le régime en arrêtant son agitation. Il a alors multiplié les offres indirectes de capitulation. Les Britanniques sont alors intervenus via Ashton pour le compte des autres grandes puissances pour insister sur l’approche multi-latéraliste de négociations communes. Après la confirmation du double front d’hostilité contre le régime, la panique des insolvables s’est amplifiée...

Divergences au sein des 5+1| Les pressions ne marchaient pas. Les 5+1 empêchaient Washington d’agir librement. Washington a alors changé d’approche en offrant aux mollahs l’opportunité de participer au règlement de la situation en Syrie Washington sacrifiait son implication (infructueuse ne Syrie) pour engager le régime à ses cotés !

Dans le contexte du conflit sur la Crimée, dont l’enjeu est le retour d’une Russie forte sur la scène, internationale, ce pays a aussi changé son jeu en proposant une alliance à Téhéran. Avec ces deux offres d’alliances de deux grandes puissances internationales en conflit, le régime s’est retrouvé dans un contexte favorable voire très favorable : il pouvait négocier un sursis confortable avec Washington et s’assurer d’une survie potentielle durable mais mouvementée aux côtés de la Russie. Les adversaires de Rohani n’ont pas supporté la possibilité qu’il gagne car ils perdaient toute possibilité de gouverner un jour. Rohani et les patrons du clergé n’ont pu accepter l’offre russe par peur de perdre définitivement les dollars déposés dans les banques occidentales et ont de facto perdu aussi la capacité de marchander avec Washington en miroitant un rapprochement avec Moscou. La Russie s’est aussi fâchée et s’est posée en adversaires de tout dialogue en aparté entre Téhéran et Washington. La fenêtre d’opportunité d’un contexte favorable s’est refermée. Les gens du régime ont perdu tout espoir de s’en tirer. La crise interne s’est amplifiée, les gens du régime ont pris leur distance en boycottant le jour de création de la république Islamique ainsi qu’un deuil fondateur dans le Chiisme.

Washington a proposé la reprise du dialogue officiel via les 5+1. L’Europe menée la Britannique Ashton a créé la surprise en ouvrant un nouveau dossier de contentieux avec le régime sur ses violations permanentes des droits de l’homme et son implication dans le terrorisme. La Chine et la Russie n’ont pas condamné ! Le contexte international multi-latéral bénéfique de mollahs avait cédé la place à un contexte multilatéral hostile. Le régime est entré dans une nouveau cycle de paniques politiques et financières ininterrompues !


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La semaine dernière, dans ce contexte, le régime devait organiser la journée de l’Armée qui a été boycottée par ses divers officiers depuis plusieurs années. La panique interne s’est amplifiée avec un nouveau cycle de crashs boursiers et une nouvelle ruée vers le dollar chez les nantis du régime qui a exposé le régime à la banqueroute. Rohani a hésité à annoncer le plan de libération des prix pour brider la consommation et préserver les réserves vitaux du pays car c’est une solution risquée quand on n’a pas le soutien de militaires. C’est pourquoi il a aussi privilégié la promotion des faux opposants internes. Larijani a remis en cause cette gestion indécise de Rohani. Ce dernier a simulé un rapprochement avec Moscou pour calmer la crise. Larijani a tenté de le doubler. La panique interne s’est davantage amplifiée. Rohani a ouvert une voie vers la déviation du régime en déliquescence par des éloges de son faux-opposant le plus actif au Shah (très apprécié aujourd’hui en Iran).

Le boycott de la journée de l’armée en fin de semaine a confirmée la déliquescence du régime. Avant une nouvelle crise, le clergé a appelé Rohani et tous les autres responsables à rester ferme sur toutes les lignes, mais mais l’appel n’a pas été entendu.

Washington parrain de la révolution islamique, a accordé un sursis au régime avec un bon rapport de l’AIEA faisant état d’une bonne coopération et a montré son ouverture pour un transfert des pouvoirs vers ses pions par le dégel de 450 millions de dollars dans le cadre de l’Accord de Genève.


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Cette semainela panique n’a pas diminué grâce au sursis américain car 450 millions de dollars peut satisfaire les besoins d’un mois du régime, car personne ne veut de ce transfert des pouvoirs et que par ailleurs, les paniqués et les politiques s’attendaient à 4 boycotts pour 4 anniversaires emblématiques dont celui de Khomeiny et celui de la création de la milice des Gardiens de la Révolution (Pasdaran). Le régime a continué sa chute politique et économique. Rohani n’a pas réussi d’intimider les paniqués et les calmer, il a alors tenté de relancer la fausse opposition interne (son seul joker) avec une rocambolesque histoire d’agression des faux-opposants à la prison d’Evin. Les Européens ont repris l’affaire pour sanctionner le régime ! Rohani a improvisé des changements en cours de route qui n’ont pas fonctionné ! Ses amis les faux opposants (Verts islamiques) n’ont également pas reçu de soutien populaire ! Rohani s’est retrouvé contraint d’arrêter cette affaire qui lui échappait... Ses adversaires ont profité de ce faux pas pour l’attaquer... Voici le récit en images d’une semaine de panique absolue à bord du navire en dérive des mollahs !

L’ébauche de cette analyse a été proposée en émission télévisée et diffusée en Iran le lundi dernier (28.04.2014) via la principale chaîne satellitaire de l’opposition, Iran-e-Ariaee. Vous pouvez regarder cette émission en persan sur le compte Youtube d’IEATV ou dans la section iranienne d’Iran-Resist.



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La semaine dernière, 12-19 Avril 2014 (23-30 Farvardin 1393), a été marquée par la panique interne par la peur du boycott de la Journée de l’armée par les militaires et les Pasdaran, autrement dit par la peur de la confirmation de la vulnérabilité du régime face à n’importe quelle émeute ou manifestation populaire hostile...

Vendredi 18 Avril 2014 (29 Farvardin 1393) (dernier jour de la semaine dernière), les militaires et les Pasdaran de base ont effectivement boycotté la Journée de l’Armée ! Les mollahs dirigeants ont compris qu’ils ne pouvaient demeurer au pouvoir. Ils devaient quitter le pays avant qu’ils ne soient renversés et tout perdre.

Ce désaveu de la classe politique qui n’arrive plus à rassembler ne pouvait rester un secret car le régime devait aussi célébrer dimanche l’anniversaire de Khomeiny qui n’a cessé d’être un bide au cour de ces dernières années. Le régime devait aussi le même jour célébrer l’anniversaire de Fatemeh, la fille martyr de Mahomet, et risquait le boycott car cette figure emblématique du chiisme a été boycottée dernièrement à 100% au moment des deuils en son honneur. La vulnérabilité de la classe politique allait aussi devenir plus évidente mardi à l’occasion du boycott prévisible et attendu de l’anniversaire de la création des Pasdaran par ses officiers voire ses commandants. Enfin vendredi, les dirigeants risquaient un nouveau revers avec le boycott attendu et prévisible de l’anniversaire dans la joie de l’échec de la mission de sauvetage des otages américains en 1980.

Les vieux mollahs du clergé qui dirigent le pays et sont aussi les plus physiquement vulnérables au sein du système ont demandé à Rohani d’oublier le recours à l’opposition interne de peur que cette contestation contrôlée ne donne lieu à une vraie contestation. Ils lui ont aussi interdit de s’approcher de Moscou et lui ont implicitement demandé de donner la priorité à une politique offensive vis-à-vis des Américains pour obtenir d’eux les immunités nécessaires pour quitter le pays en toute sécurité.

Rohani n’a pas aucunement suivi le conseil de ses aînés qui l’ont sélectionné comme Président car il a continué la promotion de la fausse opposition interne de manière plus forte en reparlant de « l’agression (du faux opposant) Abdol-Fattah Soltani » en prison et en évoquant « d’autres victimes emprisonnées avec lui dans la section 350 de la prison Evin », sans cependant donner la liste de ces victimes probablement pour y intégrer de plus en plus de faux opposants comme Tabarzadi au fur et à mesure d’une aggravation de la situation politique ! Ce changement de récit a été si rapide que les ténors en liberté de la fausse opposition comme Sotoudeh, Ebadi, Maleki, Nourizad n’ont eu le temps de participer par des lettres ouvertes et des déclarations aux agences de presse et se sont retrouvés exclus de ce nouveau jeu !

Ces choix de Rohani de désobéir en urgence au clergé et d’avancer avec un scénario ouvert et improvisé confirmaient qu’il considérait le régime comme perdu après le boycott des militaires et des Pasdaran qui allait se confirmait par les boycotts de l’anniversaire de Khomeiny et de la création des Pasdaran. Cette tendance à la rupture a été suivie par le très intégriste Ali Mottahari, le beau-frère de Larijani, tandis que Mohsen Rezaï, ex n°2 du Conseil plénipotentiaire de Discernement a proposé un glissement vers Moscou ! Les dirigeants espéraient une fuite en avant, les n°2 du régime songeaient à la fuite tout court. On avait une régime en crise !

Washington a vu dans les improvisations de Rohani et de ses collègues la preuve de l’accélération du processus de l’implosion (lente) du régime. Il a ouvert davantage la voie à un deal selon les souhaits du clergé par un rapport inattendu et très positif de l’AIEA sur la coopération de Rohani en matière nucléaire et faisant état de la réduction de 75% du stock de l’uranium enrichi à 20%. On ne pouvait y croire car le régime n’avait fait aucune annonce, l’AIEA et les 5+1 non plus. Les 5+1 avaient aussi sans cesse affirmer le contraire et de fait, il n’y avait pas eu de versement promis par l’Accord de Genève aux mollahs. Mais sur la base de cette annonce soudaine, Washington a débloqué et fait parvenir aux mollahs la somme de 450 millions de dollars (l’équivalent du budget nécessaire au régime pour acheter 1 mois de stocks vitaux). Dans la foulée, un avion américain de la firme UTA affrété par la république économiquement pro-américaine de Ghana a atterri donnant le signal d’une nouvelle médiation pour un deal !

Les mollahs au pouvoir n’ont pas cédé car il n’y a eu aucune réponse ou même réaction de la part de Rohani ! En réponse, Washington n’a pas remis en cause son cadeau d’un mois de sursis aux mollahs, mais a parachevé la saisie d’un gratte-ciel des mollahs à NY d’une valeur de 800 millions de dollars en annonçant en fin sa vente pour rappeler aux mollahs qu’il pouvait aussi continuer à les dépouiller afin qu’ils ne s’avisent pas à prendre les 450 millions de dollars sans faire un geste positif au retour en sa direction. La tour saisie étant construite en 1970 par le Shah pour financer les besoins les étudiants boursiers iraniens basés aux Etats-Unis, Washington affirmait son envie de combattre le retour de la dynastie patriote des Pahlavi malgré l’adhésion presque unanime des Iraniens à cette option. Washington a rappelé son ouverture à un arrangement en saluant la coopération fictive des mollahs avec l’agence !

Ainsi en fin de la journée et à la veille d’une semaine nuisible pour son image, le régime (divisé, perdu dans ses querelles, mais aussi par les improvisations de ses cadres) était mis devant le choix de capituler ou subir de nouvelles sanctions ! La capitulation est une option qui déplait fortement à ses hommes d’affaires car ils perdront tout. Il avait comme autre issue la fuite en avant qui déplait aussi à ses hommes d’affaires car elle les expose à plus de sanctions américaines et aussi anglaises et européennes. La dernière possibilité du régime (qui ne convient pas à ses hommes d’affaires) était de promouvoir sa fausse opposition pour amortir sa chute. Le régime était dans l’impasse avec 3 choix qui sentaient la défaite.

Samedi 19 Avril 2014 (30 Farvardin 1393), la bourse a démarré en panique et les indices sont vite devenus négatifs ! Les compagnons du régime estimant ses chances comme nulles cherchaient à vendre leurs actions pour rassembler de quoi acheter des dollars (au régime) et quitter le pays avant sa chute. Le régime est intervenu en spéculateur mais n’a pu empêcher la chute des indices. Les réserves en dollars du régime était menacées et en conséquence sa capacité de renouveler ses stocks vitaux. 

A l’apparition de ce problème des stocks en 2008/2009, le régime avait sous prétexte d’une approche économique équitable évoqué la suppression des prix subventionnés pour tous et leur remplacement par des allocations aux plus démunis afin d’augmenter tous les prix pour limiter la consommation et ainsi limiter la fonte de ses stocks. Mais redoutant une mauvaise réaction de la rue, il n’avait osé appliquer ce plan dit des Allocations. En 2011, dans une situation économique grave, il a commencé la mise en oeuvre du plan en précisant qu’il s’agissait d’une 1ere phase, se laissant le droit d’augmenter encore les prix pour limiter encore davantage le pouvoir d’achat d’un plus grand nombre d’Iraniens afin de faire durer ses stocks vitaux.

Il y a deux semaines, avec la panique des nantis et la hausse de leur demande de dollars, Rohani avait annoncé la mise en œuvre la 2nde Phase de la suppression des prix subventionnés avant d’évoquer un nombre important de demandes d’allocations de la part des gens aisés pour préparer ses compagnons à l’échec de ce plan et à la nécessité de nouvelles hausses de prix tout en diabolisant les riches du régime pour les sacrifier ou pouvoir les punir.

Cette fois, alors que les riches oeuvraient par leur panique contre le régime, les médias ont annoncé une rencontre entre Rohani et tous les commandants des Forces de l’Ordre et ont précisé que le président y avait loué la fidélité des Pasdaran présents, mais avait en revanche déploré le mauvais comportement des riches qui n’avaient pas annulé leur demande inadéquate d’allocation. Par cette annonce, le régime faisait état de sa force pour rassurer les paniqués, mais tout en leur faisant comprendre qu’ils pouvaient les punir (par ses Pasdaran fidèles).

On avait une nouvelle improvisation de Rohani, une improvisation radicalement différente de ses oeillades en direction de la fausse opposition pour amortir sa propre chute ! C’était un peu mieux, mais la panique a cependant perduré car les images du rassemblement étaient incohérentes : il n’y avait aucun alignement logique et on ne voyait pas la même masse d’officiers d’une image à l’autre, ni même le même éclairage. On avait là une simulation photoshop pour remplir la salle derrière la première ligne des commandants en chef des Forces de l’Ordre d’où les visages défaits de ces derniers.

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Rohani, n’ayant pu calmer la panique par une image forte ou par la menace, était toujours face à un risque de banqueroute financière donc l’incapacité de renouveler ses stocks de vivres et d’énergie... Rohani n’a pas osé appliquer son plan économique (impopulaire à un moment où le régime est militairement très faible)... Il a trouvé une nouvelle improvisation : il a mis en avant la pénurie d’eau à Téhéran pour rationner ce produit et la réserver à la production de l’électricité. Il a aussi mis en avant la pollution très cancérigène de Téhéran pour décourager les manifestations (hostiles au régime). Il semblait dépassé par l’ampleur de la panique. Il a demandé une réunion d’urgence pour sauver la bourse de la banqueroute, ce qui en soi était un vrai faux pas susceptible d’aggraver la crise de confiance de ses nantis paniqués.

Le clergé devait sauver la situation en se montrant soutenu : il a annoncé un rassemblement de femmes actives du régime autour du Guide à l’occasion de l’anniversaire à venir de Fatemeh pour écouter un discours sur la docilité nécessaire des femmes selon la charia ! Le sujet de la propagande était un peu excessif pour amplifier l’image d’un régime fort, mais en regardant la principale image, nous avons constaté qu’il y avait d’un côté de la salle 6 rangés de chaises et de l’autre côté plus d’une vingtaine grâce à un recours au photoshop pour réduire la taille des gens ! Mais pour des raisons de proportions par rapport à la salle, les tricheurs n’avaient pas réduit le Guide qui se trouvait du côté où la foule était plus importante et de fait il paraissait mesurer près de 3 mètres de haut ! Ce qui voulait dire que l’annonce était bidon et qu’il n’avait pu rassembler des jeunes ou encore des hommes vêtus comme des femmes pour ce Show destiné à améliorer son image.

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Le régime était en crise. Son capitaine Rohani était à la dérive. Le clergé venait de rappeler son manque de soutien interne... Rafsandjani est soudain devenu un grand féministe pour se placer à la tête du plan de déviation du régime ou à défaut pour se donner une bonne image et obtenir des garanties de sécurité de Washington malgré son passé terroriste et violeur notoire des droits individuels tant pour les femmes que pour les hommes.

Washington n’a accordé aucun soutien à ces propos car il ne veut pas la chute de l’islamisme. Il a décidé de rappeler sa présence dans le jeu en augmentant légèrement ses pressions. Obama a signé le décret refusant l’accès du territoire américaine l’ex-preneur d’otages Abou-talebi. Puis, le site pro-américain de Kurd Rights Watch (!) a fait état d’une pendaison à venir d’un indépendantiste kurde jeudi et des pressions sur 4 sunnites de la région d’Ahwaz ! Par ailleurs, Mohabat News, site (américain) des chrétiens opprimés d’Iran, est sortie de son silence complaisante pour annoncer qu’il avait plusieurs prisonniers chrétiens sur la liste (fictive) des victimes de l’agression de la section 350 de la prison d’Evin ! Enfin, Washington a rappelé sa disponibilité pour un arrangement par un article dans Foreign Policy évoquant « une année idyllique avec Rohani et l’amertume que le dialogue semblait voué à l’échec ».

Rohani est ses proches n’ont pas répondu positivement à cette nouvelle médiation de Washington. Rohani a aussi repris en main la gestion de l’affaire de la section 350 en publiant via HRA, une liste de 19 victimes inconnus membres Mouvement Vert !

Ce choix express de récupération du Mouvement Vert montrait que Rohani restait convaincu par la défaite prochaine du régime ! Rafsandjani qui veut être vu comme un sympathique partisan du peuple n’a pas parlé en faveur de cette fausse opposition qui n’a jamais eu la cote, mais a tenté de montrer sa différence en dénonçant la mauvaise application de la première phase du plan de rigueur et ses méfaits pour le peuple (alors qu’il a lui-même été à l’origine de ce plan). Dans son cas, on peut parler d’une improvisation intelligente. Par ailleurs, via le journal Etemad de son ami et pion Karroubi, il a annoncé la hausse imminente du prix de l’essence de 300% à partir de dimanche minuit (fin du mois iranien de Farvardin) pour amplifier la panique et provoquer une situation de crise afin de pouvoir se poser en alternative. Rafsandjani était donc à fond dans son option de déviation du régime agonisant.

Ali Larijani qui veut le pouvoir pour assurer ses arrières a aussi envoyé son premier lieutenant politique, le député Bahonar à l’émission d’analyse politique, « Negah Yek » de la principale chaîne télévisée du pays, pour critiquer à fond la gestion de Rohani. Dans cette émission du soir très suivie en Iran, Bahonar a lâché une véritable bombe en révélant que « depuis l’arrivée de Rohani le régime vendait son pétrole à 1 dollar le baril ! » L’annonce avait la force des révélations faites par Palizdar, le pion de Larijani, en 200 ! sur la corruption des membres du clergé proches de Rafsandjani pour les déstabiliser et les renverser. Larijani était donc dans une guerre totale pour accéder au pouvoir afin de mieux servir ses intérêts.

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De fait de cette hostilité active et radicale des deux rivaux de Rohani, chacun au sein du régime a conclu que que la situation économique était plus grave qu’elle ne paraissait. Les nantis du régime se sont rués vers les pompes à essence pour acheter et stocker de l’essence avant que son prix ne soit multiplié par 3 comme l’affirmait le journal Etemad (confiance).

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Dimanche 20 Avril 2014 (31 Farvardin 1393), le régime avait comme programme l’anniversaire de Fatemeh et aussi l’anniversaire de Khomeiny, mais il n’y a eu aucun rassemblement ou annonce de rassemblement pour l’un et pour l’autre. Le régime, la révolution et même l’Islam, n’avaient aucun partisan et de plus les dirigeants n’avaient jugés nécessaires d’aller à l’encontre de cette tendance. La panique interne s’est amplifiée : la bourse a plongé encore davantage.

Rohani a encore improvisé en annonçant que le régime avait dilué 50% de son stock d’uranium enrichi à 20% et lui restait encore 50% de ce stock et non 25% comme l’avait affirmé l’AIEA et qu’il n’était pas pressé de neutraliser ce stock anxiogène.

Rohani se plaçait ainsi à mi-chemin entre la quasi pleine coopération annoncée par Washington et le refus de coopération et le chantage anxiogène de sa mission ! On a compris que Rohani ne savait quoi faire.

Rohani était indécis, faible et même pas capable d’une nouvelle improvisation : Larijani a repris son offensive contre lui en affirmant que selon la constitution du régime Zarif, le ministre des affaires étrangères de Rohani ne pouvaient pas mener les négociations et celles-ci devaient être assurées par le Conseil de Sécurité du régime dont il fut le président et en reste un membre.

Ce Conseil est cependant aujourd’hui présidé par Shamkhani, un commandant des Pasdaran en retraite et cardiaque jadis proche de Rafsandjani, mais ce dernier et bon nombre de ses pions en font aussi partie. C’est pourquoi Larijani a aussi accusé via une commission parlementaire l’actuel ministre de pétrole Zanganeh (issu du clan de Rafsandjani) d’avoir couvert un détournement de fond d’une valeur de 2 milliards de dollars réalisé par Ahmadinejad et ses proches (tous issus du clan de Rafsandjani) pour prendre l’ascendant sur Rohani, mais aussi le clan Rafsandjani et avoir de quoi les faire chanter.

Toujours dans le même registre punitif ou préventif, via le Parlement, Larijani a annoncé que le sursis accordé à Zandjani (pion financier de Rafsandjani) actuellement en prison pour payer sa dette d’un autre détournement de fond pétrolier prenait fin dans une semaine, le samedi 6 Ordi-Behesht, donnant ainsi un dead-line à ses adversaires pour lui remettre les clefs du pouvoir avec un poste officiel de négociateur nucléaire.

Pour rappeler ses capacités légales, Ali Larijani a mis en valeur son frère, Sadegh Larijani, chef de pouvoir judiciaire et le beau-père de ce dernier, l’ayatollah Nouri-Hamedani par 2 discours très intégristes et très radicaux en faveur de la peine capitale et de la rigueur politique.

Mais pour s’imposer, Larijani devait recevoir le soutien des Commandants des Pasdaran. Il est soudain devenu un grand défenseur des Pasdaran en dénonçant une récente directive interne du Gouvernement Britannique (ci-dessous)évoquant dans une très longue liste des sanctions à l’encontre des principaux commandants des Pasdaran encore fidèles au régime pour leur violation des droits de l’homme !

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L’offensive de Larijani était bien construite et loin des improvisations hasardeuses de Rohani. Ce dernier a presque avoué sa défaite par son silence. Rafsandjani est aussi resté silencieux. Les Commandants des Pasdaran n’ont pas réagi négativement. Larijani s’est retrouvé de facto en position du patron du jeu. Washington a immédiatement entamé un dialogue avec lui via deux émissaires issus de pays alliés : le ministre des affaires étrangères du Brésil et le ministre de santé d’Oman ! Mais il n’y a eu aucune conférence de presse à l’issue des rencontre et on a compris que Washington n’avait pas proposé des immunités attendues par Larijani, mais son offre habituelle d’un transfert de pouvoir qui ne comporte aucune garanties explicite d’immunité pour les gens du régime.

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Les Britanniques se sont emparés alors du récit bidon de l’agression de la section 350 pour annoncer un « rassemblement des familles des victimes de la section 350 devant le Parlement qui resta sourd à leurs doléances » pour contrarier Larijani, le dernier homme fort de ce régime en lente déliquescence et décourager de nouvelles tentatives de dialogue avec lui.

L’intrusion des Britanniques dans le récit bidon de l’agression de la section 350 a mis Rohani encore plus en difficulté car son plan pour amortir sa chute allait lui échapper et devenir un outil de sanction anti-régime. Il devait reprendre la direction de ce jeu ou annuler le récit pour sauver sa tête. Le régime avait vu le même cas avec l’affaire bidon de Sakineh qui était inventée pour faire diversion contre la grève du Bazar mais avait échappé au contrôle du régime avec l’intrusion des Européens. Comme à l’époque, Rohani a décidé d’abandonner ce jeu et pour cela il a fait appel au faux opposant syndicaliste Shahrokh Zamani pour écrire une lettre à Ban Ki-moon sur ses malheurs en prison ! Les ténors de la fausse opposition comme Tabarzadi, Sotoudeh ou Ebadi sont encore restés à l’écart puisque l’affaire de la section 350 était sur le point d’être écartée.

Nous avons retrouvé sans surpris une lettre axée sur le « moi je, moi je » et sans aucune référence à la situation ouvrière en Iran, pas de quoi incriminer les dirigeants, mais juste relancer un faux opposant et la volonté de marchander avec Washington. Les ténors de la fausse opposition comme Tabarzadi, Sotoudeh ou Ebadi sont encore restés à l’écart puisque l’affaire de la section 350 était sur le point d’être écartée ! Ban Ki-moon ou les Etats-Unis n’ont néanmoins pas ainsi la perche tendue par le régime car cette lettre allait dans le sens de l’exacerbation des violations des droits de l’homme par Londres et l’EU.

Le clergé n’a pas aimé ce nouvel échec et y a vu une nouvelle improvisation ratée de son capitaine. Il a tenté de se montrer fort par l’annonce d’un gigantesque rassemblement de milliers de prédicateurs intégristes Bassidjis autour du Guide dans sa salle de prière personnelle ! Sur les images, dans la partie centrale de la salle de prière du Guide, nous avons vu 40 personnes par rangée alors que cette partie de la salle ne peut contenir que 22 personnes par rangée. Sur les parties latérales, on voyait deux à trois fois plus de monde par rangée après la première ligne. Les images étaient fausses, ce qui faisait état d’une absence de mobilisation autour du Guide à l’appel du clergé. Les patrons cléricaux du régime avaient aussi improvisé et avaient échoué !

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Les Pasdaran désavoués la semaine dernière par le boycott de la journée de l’armée par leurs officiers ont tenté de combler le vide en annonçant un grand rassemblement avec les meilleurs de leurs officiers pour la présentation des nouvelles armes développées par leurs soins cette année. Là, le régime a touché le fond car la salle était petite, la participation basse et les chefs Pasdaran manquant de temps n’ont même pas eu la possibilité de simuler une belle mobilisation grâce au Photoshop. On a vu le général bassidji Pourdastan qui commande l’armée de terre dans une petite salle.Etant peu entouré, il a présenté seul une mitraillette lourde comme la meilleure arme développée par ses services et après des accolades succinctes avec un conducteur de char, il a posé pour une photo avec les quelques rares photographes qui avaient fait le déplacement pour cette sortie ratée. On ne pouvait prévoir un pire scénario d’échec et fiasco pour la journée de l’anniversaire de Khomeiny !

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La journée a fini sans un mot en mémoire du fondateur du régime !

Le clergé dépité par ces échecs a tenté de sauver la face par un rassemblement religieux à la ville sainte de Qom pour l’anniversaire de Fatameh, la fille martyr de Mahomet. On a vu une salle de quelques centaines de personnes alors que la ville compte plusieurs dizaines de milliers de mollahs ! En regardant mieux ont a remarqué encore deux à trois fois plus de monde par rangée que de sièges disponibles. En éliminant ces rangées trafiquées, il ne restait qu’une trentaine de participants dont très peu de mollahs, ce qui revient à dire qu’en ce jour, les mollahs de base ont rejeté l’islam alors qu’à Téhéran, les cadres du régime avaient rejeté Khomeiny.

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La classe dirigeante était certainement en crise après cette journée de revers et de ratages de ses improvisations. Il ne pouvait que s’attendre à plus de panique chez ses hommes d’affaires et ses cadres notamment ceux exclus des marchandages avec Washington comme Ali Larijani, les chefs Pasdaran et Rafsandjani, d’autant plus que dans 48 heures, il risquait un nouveau désaveu avec l’absence des officiers de Pasdaran chez le Guide pour la journée de la création de corps vouée à la défense idéologique du régime. La journée de lundi, journée précédent ce désaveu, ne pouvait être qu’une journée de crise absolu à la bourse et d’improvisations effrénées sur la scène politique.

Lundi 21 Avril 2014 (1er Ordi-Behesht 1393), la bourse a affiché des indices positifs à l’ouverture grâce à 3 actions : l’annonce que le prix de l’essence ne serait pas augmenter dans l’immédiat, des aides aux entreprises industrielles en difficulté et la vente à bas prix des actions de grandes entreprises publiques pour relancer la spéculations internes.

Mais cette dernière initiative du régime de brader ses entreprises n’a pas séduit ses hommes d’affaires qui étaient paniqués par la situation et par le désaveu à venir du système dans 24 heures par l’absence des officiers des Pasdaran autour du Guide. Selon le compte rendu d’un site boursiers, les hommes d’affaires ne faisaient pas la queue devant les offres du régime. In fine, le régime est revenu à sa politique de spéculations via ses banques et ses entreprises d’automobiles pour faire remonter les indices qui ne décollaient pas et pu grâce à ses manipulation conclure en évitant de passer dans le rouge (en négatif).

Mais tandis que les spéculateurs du régime tentaient de « sauver la bourse » (ou plutôt de contenir les effets de la panique), les hommes d’affaires paniqués étaient à la recherche de dollar chez les cambistes officiels et sur le marché noir parallèle qui a refleuri en marge en raison des restrictions de vente imposées aux vendeurs officiels pour contrôler le prix du dollar. Cet afflux des acheteurs nantis sur le dollar à la veille du boycott de l’anniversaire de la création des Pasdaran par ses officiers a paniqué aussi les cadres subalternes du régime provoquant une ruée générale vers le dollar. Ce surplus d’acheteurs a explosé le prix du dollar malgré le plafonnement imposé pour contrôler ce prix. En fait on peut dire que le régime (ou Rohani) a mal joué en investissant la scène de la bourse pour étouffer la panique car il a poussé les paniqués sur le marché du dollar qui est dans le domaine public et a permis à une crise confidentielle de devenir une crise publique et générale à la veille d’un grand désaveu du système exposant le régime à une crise financière grave susceptible d’entraîner sa banqueroute !

Rohani dont l’action pouvait être assimilée à une improvisation irréfléchie a tenté d’intimider les nantis paniqués par l’annonce que leurs comptes allaient être fouillées dans le cadre de l’enquête sur l’éligibilité des demandes d’allocations ! Mais la ruée vers le dollar persista, preuve que les paniqués n’estimaient pas Rohani en mesure d’agir (sans le soutien du Pouvoir Judiciaire des Larijani et surtout en raison du manque de personnel fidèle dans ses administrations).

Rohani a alors oublié sa menace (irréalisable) à et s’est à nouveau focalisé sur la promotion de la fausse opposition qui doit amortir la chute du régime. Ayant besoin d’un succès rapide au moins en terme médiatique, il est aussi revenu à la promotion du récit bidon de l’attaque de la section 350 par l’affirmation que les « membres des familles des victimes » (concept introduit par les British) « avaient été agressés dans la salle d’attente de la maison d’arrêt d’Evin au moment où ils voulaient rencontrer leurs proches blessés ! » (quelle imagination ! ) 

Mais très vite, cette improvisation est devenue problématique car il n’y avait aucune trace de ces victimes ! On a alors eu droit à une vidéo très bruyante « montrant cette agression ». Sotoudeh l’une des chouchou de Washington au sein de la fausse opposition est aussi entrée dans le jeu pour déplorer cette nouvelle agression alors que la vidéo ne montre aucune violence, aucune salle d’attente et et n’a même pas été tournée devant l’entrée de la prison Evin car on voit dans les arrière plans des immeubles alors que la prison est en dehors de la ville et n’a aucun bâtiment mitoyen ! On avait encore une fois la preuve de la supercherie du régime par les images de sa fausse opposition !

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Avec ses fausses images qui ne pouvaient que discréditer les faux opposants, aucun d’entre eux n’a montré le bout de son nez pour aider Rohani ! Personne ne voulait être vu dans une entreprise vouée à l’échec. La direction de la fausse opposition a lancé un appel à la manifestation pour le lendemain à 10 heures du matin devant les bureaux de la présidence dans l’espoir que la promesse d’une possible adhésion du président Rohani pour démarrer une fausse révolution de couleur destinée à amortir la chute du régime provoque la mobilisation des faux opposants de base qui n’avaient pas bougé. Mais n’étant pas vraiment sûre du succès de son initiative, les médias du régime ont évoqué des arrestations nominatives « d’étudiants dissidents de retour d’Europe en Iran » pour impliquer les Etats européens dans la promotion de leur plan d’urgence d’amortissement de la chute du régime dans l’espoir que cela puisse créer la mobilisation parmi leurs faux opposants de base convaincus de l’échec de cette nouvelle fausse révolution.

Les chefs Pasdaran n’ont pas apprécié ces improvisations avec un taux élevé d’improbabilité. Pour clore l’affaire, ils ont affirmé qu’il n’y avait eu « aucune agression ». Mais qu’il s’agissait d’« une rumeur pour discréditer le régime » pour gêner le régime et l’empêcher d’intervenir dans ses prisons car il venait de réussir « une fouille en règle des cellules pour saisir des portables permettant à certains prisonniers proches de Washington et de Londres de converser à volonté avec la VOA ou la BBC ». Nous n’avons pas cru à ce récit car aucun appel n’est possible via les opérateurs téléphoniques du régime sans l’accord du régime ! Les appels des faux opposants aux médias ont même été instaurés pendant l’ère Rafsandjani avant la banalisation de portables : à cette époque des étudiants en prison, tous issus des Pasdaran et en mission pour duper le peuple et les opposants en exil appelait les médias en exil pendant des heures avec le téléphone public de la prison... Là, les Pasdaran entendaient au passage de mettre fin à ce pratique devenu dangereux dans le contexte de l’affaiblissement du régime.

De plus, pour punir Rohani et couper ses liens avec les faux opposants, Afkar News, proche des Pasdaran, l’a dépeint comme un salaud en affirmant sa femme avait donné une soirée avec des attractions et des danseuses pour ses 150 copines au moment de la dite agression contre la section 350. Les « opposants » issus du régime n’ont nullement critiqué cette soirée confirmant leur dépendance à Rohani.

Jaafari, le commandant en chef des Pasdaran, a aussi pris la parole pour affirmer que lui et ses officiers restaient pleinement engagés pour la défense du régime laissant supposer une bonne mobilisation pour le lendemain.

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En confirmation de cette mobilisation, preuve de la fidélité des officiers des Pasdaran au régime, l’ex-n°2 des Pasdaran, Mohammad-Bagher Zolghadr, actuellement responsable de la prévention du banditisme, a annoncé une grande manœuvre anti-émeute lors des 2 derniers jours de la semaine (Jeudi et Vendredi) dans 5 arrondissements de Téhéran avec la 10,000 officiers commandos de forces spéciales des Pasdaran !

Mardi 22 Avril 2014 (2 Ordi-Behesht 1393), on attendait donc au moins 10,000 officiers des Pasdaran autour de Khamenei pour une prière commune signalant leur communion, mais NADA. RIEN. Il n’y a eu aucun officier des Pasdaran autour de Khamenei. Il était clair que l’annonce des 10,000 commandos enragés et presque cannibales n’était qu’un bluff. Les chefs Pasdaran ridiculisé par la réalité éclatant de l’effondrement de leur force ont préféré rester à l’ombre. De fait, ils ont été obligé de zapper leur rassemblement sur le tombeau de Khomeiny pour affirmer leur fidélité à la révolution islamique !

Le régime était dépourvu de défense et ses derniers généraux se cachaient ! On a fait un saut sur le site de la bourse et nous y avons trouvé les chiffres de la veille : l’info boursière était censurée, la bourse devait donc être en état de crise grave. Le dollar a aussi enregistré une nouvelle hausse ce qui signifiait une plus grande nombre d’acheteurs.

Par ailleurs, la preuve de la vulnérabilité du régime par l’absence de ses Pasdaran à ses côtés a permis aux Bazaris (ex-alliés des mollahs et à présent leurs souffre-douleurs) à fermer leurs boutiques pour protester contre les impôts punitifs qui les dépouillent et aussi contre le plan des Allocations qui les obligera à augmenter leurs prix et perdre leurs derniers clients populaires. Le régime a oublié de couvrir cette grève de peur de se retrouver avec une vague de grève de la part de tous ceux qu’ils maltraitent depuis des années.

Au même moment, la manifestation annoncé en soutien des familles des victimes de la section 350 a certainement été un bide car sa vidéo n’était pas conforme à la météo : il y faisait un temps alors que ce matin le ciel était ensoleillé à Téhéran ! Le lieu n’était également pas le siège de la présidence. Le rideaux de fer baissé du magasin à côté du quel on voyait « les manifestants » évoquait une journée fériée. Enfin, la petitesse de la foule sur cette vidéo d’archive évoquait la certitude du régime que l’appel ne serait pas suivi et qu’il n’aurait pas ses faux opposants à ses côtés dans ce contexte instable à un moment où tout va de travers sans qu’il n’ai le moindre soldat à ses côtés.

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Washington qui a besoin de l’islamisme pour pénétrer l’Asie Centrale musulmane et persanophone via l’Iran a été contrarié par les revers subis ce jour par le régime islamique de la part de ses Pasdaran et ses faux opposants (également presque toujours issus des Pasdaran ou ses sous-ensemble comme le Bassidj ou la milice estudiantine de BCU). Visiblement, l’islam ne faisait pas recette en Iran. Washington a volé au secours du système islamique en autorisant la banque d’Etat Tejarat qui est sanctionnée par ses soins et par l’ONU et la banque Passargad du clan Rafsandjani également sanctionnée par ses soins depuis 2012 d’ouvrir des succursales en Turquie pour détourner un peu ses sanctions ! En incluant Rafsandjani dans ses largesses, Washington lui disait qu’il devait cesser ses manoeuvres pour rejoindre un peuple qui le déteste et revenir à un scénario aidant ses pions à revenir en Iran. Rafsandjani n’a fait aucune déclaration dans le sens des attentes de Washington car ce qu’il attend ne peut en aucun garantir sa sécurité physique et financière. En revanche, Rohani a oublié ses mais faux opposants et reconnu qu’il avait viré des savants atomistes hostiles à Washington pour parvenir à un accord sur le nucléaire, pour demeurer le seul interlocuteur de Washington et ainsi assurer sa survie en monnayant la chute de ses collègues.

Ashton, la responsable britannique des négociations nucléaires avec les mollahs, a alors annoncé que le dossier de l’agression de la section 350 était au centre de ses préoccupations (afin d’empêcher tout deal avec le régime, ainsi qu’avec Rohani ou un autre de ses membres). Londres entendait aussi utiliser le récit inventé par le régime contre lui-même afin de déstabiliser ses éléments paniqués afin d’encourager leur rupture. L’Egypte désormais allié à Londres a également tenté de semer le désordre dans la classe politique en affirmant que « Rohani et son ministre des affaires étrangères Zarif étaient sur le point de vendre les 3 îles stratégiques iraniennes de l’entrée du détroit d’Ormuz- aux Arabes pour sauver leur tête ! » 

Rohani mis en difficulté par la rupture des officiers des Pasdaran, mais aussi par l’échec de la promotion improvisée des faux opposants, son empressement à marchander ou encore les allégations de Londres a pris ses distances avec les faux opposants par un reportage de la télévision d’Etat IRIB reprenant point par point la version proposée par les Pasdaran avec leur participation pour évoquer une fouille suivie d’une émeute. Le reportage a aussi montré les objets saisis ainsi que Nourizad (le faux opposant qui la semaine dernière se disait pro-Shah) en grande conversation avec les victimes de la section 350 lors d’une visite accordée aux membres des familles des victimes.

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Le reportage ne nommait pas Nourizad, mais déplorait sa présence en ce lieu sans pour autant expliquer qu’il l’avait autorisé à entrer, mais cela visait implicitement le parrain historique de la fausse opposition à savoir Rafsandjani et aussi le Pouvoir Judiciaire des Larijani qui est chargé de la gestion des prisons. Ce qui signifiait que Rohani avait passé un accord aux chefs Pasdaran pour pouvoir contenir Rafsandjani et Larijani.

Dépité par cette alliance, le chef du pouvoir judiciaire a démis de ses fonctions l’officier des Pasdaran chargé de la direction de la section 350 pour avoir participé au reportage comme témpin et aussi pour avoir autorisé l’entrée de Nourizad en prison pour le reportage le discréditant. Le pouvoir judiciaire a aussi annoncé la pendaison de 4 prisonniers politiques à Evin pour montrer qu’il y avait le pouvoir.

Washington avait lâché du lest pour amadouer Rohani qui était en difficulté on encore pour gagner la coopération de Rafsandjani, mais Rafsandjani était resté distant et en plus, Rohani s’était allié aux les chefs Pasdaran (désavoués comme lui) pour lutter avec leur concours contre Rafsandjani qui était courtisé par Washington ou contre les Larijani qui avaient des atouts pour dominer le jeu.

Washington n’a pas aimé la résistance des losers de Téhéran. Il a puni le régime par le rejet de sa requête onusienne pour obtenir un visa pour Abou-Talebi ! Lors du vote, la Russie n’a pas soutenu le régime confirmant son ras-le-bol de ces mollahs versatiles qui à aucun moment n’avaient demandé son aide, confirmant implicitement leur intérêt pour un deal avec Washington ! Elle a aussi programmé des manœuvres marines sur la mer Caspienne pour rappeler sa puissance aux mollahs !

Ainsi en ce jour, le régime a été désavoué gravement par les Pasdaran de base, par ses faux opposants, mais aussi par les Russes ! Le Bazar avait profité de son chaos pour commencer une grève illimitée pour entraîner d’autres corps de métiers dans la contestation ! Les dirigeants menacés de toute part s’étaient encore étripés pour accéder aux marchandages dans leur propre intérêt. Tous les voyants du régime était dans le rouge. Une sale journée l’attendait.

Mercredi 23 Avril 2014 (3 Ordi-Behesht 1393), la bourse est restée sur les chiffres de l’avant veille : elle devait sans doute être dans une forte crise durable. Autre preuve de la crise après la rupture évidente des Pasdaran et des faux opposants, puis l’explosion de la panique et des querelles intestines, le dollar était encore en hausse, il y avait encore plus d’acheteurs et de demandes exposant le régime à une fonte rapide de ses dernières réserves de devises. Par ailleurs, la panique avaient aussi amplifiée la ruée vers l’essence, exposant le régime à la fonte de ses réserves en carburant et un risque élevé de pénurie susceptible d’entraîner des problèmes dans les transports et l’incapacité de produire de l’électricité !

Washington a envoyé le ministre des affaires étrangère de son allié et pion atlantiste balte, la Lettonie, en Iran pour rencontrer Zarif et voir s’il était prêt à plier. Zarif n’a pas répondu positivement au médiateur balte de Washington.

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Le gouvernement devait se réunir pour le conseil hebdomadaire des ministres. Rohani est y paru éreinté.

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A sa sortie du conseil des ministres, Rohani a été approché par l’émissaire balte de Washington, mais il n’y eut aucune déclaration, preuve que le marchandage n’avait pas abouti à un résultat satisfaisant les attentes du régime. Rohani n’a montré aucune animosité contre Washington pour le forcer à céder à son tour, donnant l’impression qu’il se voyait vaincu d’avance face à Washington.

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Pour Larijani, Rohani était une épave facile à virer. Larijani est donc repassé à l’offensive via son frère, Sadegh Larijani, le chef du pouvoir judiciaire, en évoquant la nécessité de peines lourdes pour les faux opposants d(ésignés sous le terme peu flatteur de « comploteurs » en référence au Mouvement Vert qui après son échec a été qualifié de complot fomenté par l’étranger). Pour affirmer sa capacité d’agir, le pouvoir judiciaire a aussi annoncé la pendaison prochaine de 3 baloutches responsables de la mort de son procureur dans la région de Sistan et Baloutchistan.

La chaîne publique d’IRIB (qui se trouve sous les ordres de Rohani) a alors diffusé la bande annonce d’un film biographique sur la vie de Rohani, intitulé « Man Rohani Hastam », signifiant à la fois littéralement, « je suis Rohani » et « je suis un mollah », film soulignant sans cesse son passé Hezbollahi et ses engagements intégristes et liberticides. On a compris que Rohani s’improvisait à révéler son vrai parcours pour rester au pouvoir et garder le privilège immense de présider les marchandages avec Washington. La bande annonce de ce film (improvisé et en préparation) expliquait les complaisances actuelles de Rohani face à Washington dans le cadre de l’accord de Genève par sa naïveté d’homme religieux !

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Soutien écrit de Rohani à la répression des Etudiants en 1999


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Jeudi 24 Avril 2014 (4 Ordi-Behesht 1393), le dollar a continué à monter et la bourse est restée censurée : la panique donc régnait en maître après les revers subis par le régime et la nouvelle improvisation de Rohani de rompre dans son seul intérêt avec son image de modéré sans prendre en compte le risque de nouvelle sanction pour le régime.

Les chefs Pasdaran avaient annoncé une manœuvre anti-émeute avec 10,000 officiers commandos de forces spéciales. L’absence de toute mobilisationé lors de la journée de communion des Pasdaran avec le Guide avait révélé qu’il s’agissait d’un bluff. Il n’y a eu effectivement rien à Téhéran ce qui confirmait le bluff des chefs Pasdaran. Cependant, pour sauver la face, ils ont diffusé des images de quelques dizaines et parfois plus de miliciens se déambulant sur les collines de Téhéran.

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Ces images nous ont clairement parues comme issues des archives car on n’avait pas un type de ciel unique, pas les mêmes uniformes, ni les mêmes étendards enfin ses soldats hétéroclites étaient sous les ordres du commandant Ali Fazli qui n’est plus actif ! De fait on pouvait dire que le régime venait juste confirmer à ses compagnons très attentifs qu’ils n’avaient plus aucun défenseur à ses côtés.

Les Pasdaran ont vite annoncé (comme preuve de leur cohésion) un grand enterrement à Ardabil à l’occasion de la mort de deux leurs agents frontaliers, mais encore une fois l’examen attentif de la principale image a révélé que la foule était une création par Photoshop car derrière une première rangée de 5 personnes les autres rangées étaient composée d’au moins 12 personnes ! Ce qui voulait dire que les Pasdaran ne pouvaient pas compter sur l’adhésion idéologique des gardes frontaliers.

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Washington devait faire pression sur le régime sans semer plus de panique. L’Etat américain n’a rien dit mais s’est montré capable de pénaliser Rohani en évoquant via le Wall Street Journal l’échec des négociations en raison des violations des droits de l’homme par les mollahs ! L’organisation RSF, qui est française, mais proche de Washington, a aussi annoncé une enquête sur la section 350...

Rohani se voyant face au risque d’une nouvelle panique et une fonte plus rapide des stocks du régime, a enfin annoncé une hausse de 75% du prix de l’essence à partir du minuit, amplifiant par la même occasion la ruée vers l’essence ! Larijani a donné son accord. Rafsandjani n’a pas critiqué. Le consensus général sur le sujet a révélé que la situation économique était très très mauvaise.

Vendredi 25 Avril 2014 (5 Ordi-Behesht 1393), dans ce contexte très défavorable, le régime devait célébrer la mort des membres du commando de sauvetage des otages américains grâce à l’intervention divine d’une tempête de sable provoquant le crash de leurs appareils à Tabass dans le centre désertique du pays. Mais le régime ne pouvait pas aligner à cette occasion de rangées de miliciens criant des slogans habituels d’Allah Akbar et mort à l’Amérique pour en faire un show à sa propre gloire. Alors les médias ont zappé cette anniversaire et la cérémonie officielle a été succincte et brève sur le site du crash des appareils américains.

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Rohani qui avait cumulé les erreurs a aussi zappé cette fête ratée et toute sortie par peur de rencontrer des critiques sur ses choix au cours de cette semaine critique. Les chefs Pasdaran qui avaient raté leur semaine sont aussi restés cachés !

En revanche, Ali Larijani a affirmé sa « puissance » en aidant le régime à simuler la force par l’annonce de la pendaison collective de 8 vrais prisonniers politiques à Kermânshah et la promesse de 30 pendaisons bientôt dans le sud du pays. Ali Larijani a aussi annoncé une visite à Tabass. On ne l’a cependant pas vu sur le site du crash, mais dans une mosquée o il y avait des affiches à la gloire d’un mollah aujourd’hui disparu, ce qui laisse supposer qu’il n’a pas jugé opportun de s’exposer inutilement et a diffuser des photos issues des archives de l’agence Mehr qui lui est proche.

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Le clergé qui est le vrai patron du régime n’a pas aimé la mise en scène d’Ali Larijani en sa propre gloire ! Lors de la prière de vendredi, via son orateur du jour, le très intégriste Ahmad Khatami, le clergé s’est posé en vrai meneur du régime par une prêche très offensive sur le « soutien de Dieu à Tabass » et la « participation du peuple à la prise en otages des diplomates américains ».

L’Ayatollah Ahmad Khatami a aussi invité Rohanià se durcir et à « engueuler Obama quand il dit des âneries », « pour bénéficier du soutien du peuple » (c’est-à-dire pour garder l’approbation du clergé afin de rester à son poste de président).

L’Ayatollah Ahmad Khatami (le porte-parole du clergé ce vendredi) a enfin affirmé que le « régime pouvait survivre car il résiste depuis 30 ans à toute sorte de sanctions ». Il a conclu par le fait que « le régime allait sans doute bénéficier de grandes interventions divines en sa faveur comme à Tabass si les gens » (du régime) « restaient dans la droite ligne initiale » (hostile à Washington).

Le crash de Tabass n’étant pas une intervention divine mais une opération militaire des services d’intelligence britanniques avec une main d’oeuvre soviétique, le clergé préconisait donc un retour à l’anti-américanisme du début pour bénéficier d’un soutien tacite des ennemis déclarés et non déclarés de Washington. On avait là un revirement improvisé et inattendu vers Moscou après la preuve de la rupture des officiers des Pasdaran et des mollahs de base avec le régime.

Cette semaine, le régime a certainement touché le fond avec le boycott de l’anniversaire de Fatemeh, puis le boycott de l’anniversaire de Khomeiny enfin l’absence de toute mobilisation pour la rencontre annuelle du Guide avec les officiers Pasdaran et enfin la mise en place d’une hausse faramineuse pour le prix de l’essence. Le régime a sans cesse été confronté à son impopularité, au rejet de l’Islam et à son incompétence. Ce fut un désaveu absolu sur tous les plans. Ses nantis ont aussi paniqué au-delà de l’imaginable l’exposant à une banqueroute par leur ruée vers le dollar pour quitter le pays... ses dirigeants n’ont cessé d’improviser dans leur propre intérêt aggravant la panique par leur manque de solidarité face au danger. Les événements (et les images) de cette semaine ont sans cesse confirmé que le régime ne pourrait survivre à une émeute même de petite taille.

En fin de journée, les chefs Pasdaran ont tenté de sauver le coup par l’annonce que la seconde partie de leur fameuse manœuvre anti-émeute avait finalement pu avoir lieu ce vendredi à Téhéran... Tous les médias du régime y compris l’agence Mehr proche de Larijani ont repris et diffusé les images proposées par les Pasdaran sur l’agence Fârs.

En vérifiant l’info, on a constaté que le programme annonçait initialement le déploiement des moyens d’intervention motorisée des troupes anti-émeutes (blindées de transport, des motos, des canons à eau, des mini drones de surveillance...) en exposition et en démonstration sur l’avenue Hejab (Tchador) ! Le choix du site était intéressante car l’avenue Hejab est une petite rue déserte de la capitale, très singulière, non habitée car elle se trouve bordée d’un côté, par le mur de clôture du parc Laleh et de l’autre côté par les murs de la compagnie iranienne des eaux et de ses sous ensembles. Mais quand même fréquentée car on y trouve à son entrée nord, l’ex-hôtel Inter-Continental de Téhéran rebaptisé Laleh par les mollahs qui est l’un des meilleurs hôtels du régime réservés aux Etrangers.

Les chefs Pasdaran avaient donc choisi le site (du Tchador !) pour cacher au peuple leur boycott par leur troupe lors de cette journée, mais d’étaler leurs moyens de frappes devant les yeux des touristes ou journalistes de passage à Téhéran pour les éblouir et obtenir une publicité indirecte par leurs reportages !

Les chefs Pasdaran avaient vu juste pour le boycott, mais il fut plus important que prévu car on n’a vu aucun engin motorisé sur l’avenue Hejab mais de petits groupes de miliciens au garde à vous devant le chef du Bassidj face à Hotel Laleh ou encore en train de déambuler sur cette petite rue d’une longueur d’750 mètres pour donner l’illusion d’une manifestation donc un plus grand nombre de participants.

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Les miliciens réunis là faisaient de leur mieux, mais l’inadéquation des images avec le programme annoncé signalait la rupture des troupes techniques indispensables pour toute intervention efficace. En fait, il ne restait au régime que quelques dizaines de miliciens souvent assez âgés ou trop jeunes.

L’inadéquation des images avec le programme annoncé pouvait aussi signifier que l’on avait encore des images d’archive ! Les Pasdaran et les autres dirigeants du régime avaient donc vraisemblablement zéro troupe ou peut-être et au mieux, quelques dizaines de soldats trop usés ou trop inexpérimentés ! Pas de quoi même assurer leur fuite sécurisée jusqu’à l’aéroport de Téhéran ou d’autres aéroports moins en vue !

Conclusion | Au final avec cette dernière intervention propagandiste improvisée et ratée, diffusée quand même par tous les médias, les dirigeants du régime ont non seulement encore confirmé leur faiblesse, leur vulnérabilité ou le délabrement de leurs derniers soldats, mais ont aussi montré qu’ils ne savaient plus que faire pour retarder une chute qui semble désormais comme inévitable.

Sommairement une petite extension : Samedi 26 Avril 2014 (6 Ordi-Behesht 1393), alors que le régime allait vers une nouvelle panique interne, les Français (qui n’arrivent décidément pas à trouver la bonne politique vis-à-vis des mollahs et changent sans cesse de ligne depuis dix ans) ont envoyé en Iran des sénateurs sous la direction de Philippe Marini (ci-dessous) pour proposer des contrats aux mollahs ruinés et politiquement en difficulté alors que ces derniers ne veulent plus de contrats car ils ne peuvent en profiter et veulent uniquement des garanties pour leur vie. Pour éconduire la demande, ils ont évoqué la présence d’un partisan des Moudjahidines dans la délégation.

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Philippe Marini avec une jolie cravate rose pour plaire à Ali Larijani
qui serait intéressé par cette couleur !


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Londres a aussi envoyé en émissaire vers Zarif, le ministre des affaires étrangères de son quasi protectorat, le sultanat de Bruneï. Le visage de Zarif lors de la rencontre avec son homologue du Brunei "britannique" a été sans cesse crispé. L’émissaire de Londres n’était donc dans une optique de séduction comme les Français et n’était pas porteur de bonnes nouvelles, mais de quoi semer davantage la panique au sein du régime délabré des mollahs.

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Rafsandjani et Ali Larijani, tous les deux en conflit ensemble et aussi séparément en conflit avec Rohani ont dépassé leurs querelles pour simuler l’unité en se réunissant autour de la table géante du Conseil de Discernement, mais leurs visages sont restés moroses et déprimés car on ne leur proposait aucune issue sérieuse alors qu’ils n’ont tous en tout et pour tout quelques dizaines de soldats délabrés pour se défendre et devront tous se battre pour solliciter leur soutien délabré.

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