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Iran : La semaine en images n°317
Les mollahs perdus sur l’échiquier mondial !

21.03.2014


Nouveau Résumé Historique (écrit le 17.03.14)
+ Conclusions sur la semaine dernière !

En 1979, les Américains ont entrepris de renverser le Shah car ses politiques régionales et ses projets pour l’Iran étaient contraires à leurs intérêts pétroliers. Ils entendaient mettre au pouvoir des activistes islamistes non cléricaux qu’ils finançaient depuis la création de l’OPEP par le Shah. Ces islamistes liés à Washington étaient hostiles à l’OPEP et partisans d’un régime révolutionnaire et interventionniste. Ils devaient lui permettre de dénationaliser l’industrie pétrolière iranienne, d’agiter et de déstabiliser l’Asie Centrale soviétique et chinoise, mais aussi de renverser le pétro-monarchies créées par les Britanniques, et ainsi de prendre possession de plus de 80% des réserves d’hydrocarbures du monde.

Les Britanniques présents en Iran au travers le clergé chiite, les Qadjars, les Francs-maçons, les féodaux doont les Bakhtiaris, les Bazaris et la direction du parti communiste Toudeh ont participé à ce projet en faisant la promotion de leur ultra-islamiste en chef Khomeiny. Il s’est imposé au Conseil de la révolution. Puis Londres a éliminé les pions américains par des attentats organisés par Rafsandjani, le demi-frère de Khomeiny. Puis, grâce à la prise en otage des diplomates américains, Londres a enfin donné une identité anti-américaine à cette révolution voulue par Washington. Il a bloqué également le retour des pions islamistes de Washington par l’adoption de la doctrine de tutelle d’un grand ayatollah (du clergé) sur la république islamique de Washington.

Washington a alors commencé une véritable Guerre d’Usure Economique contre les mollahs, pour les mettre face à un risque de pénuries et de soulèvement afin de les amener à transférer les pouvoirs vers ses pions.

En réponse à cette guerre d’usure, Rafsandjani, le patron effectif du régime pour le compte des Britanniques depuis 1980, a commencé une politique de crises pétrolières et régionales pour user Washington, mais cette politique a seulement entraîné la rupture des jeunes y compris parmi les Pasdaran.

Fausse modération n°1 (année 90)| Rafsandjani inquiété pour son insuccès a pérennisé son pouvoir par la création du Conseil (plénipotentiaire) de Discernement de l’Intérêt du Régime, mais la persistance des pressions américaines, l’a amené à ouvrir les portes du CDIR à ses rivaux. Sanctionné directement, Rafsandjani s’est écarté de la présidence et a confié ce rôle à son ex-responsable des assassinats politiques, Khatami et mis en place une STRATEGIE DE FAUSSE MODERATION vis-à-vis de Washington.

Alliances clientélistes | Rafsandjani a aussi gagné le soutien diplomatique des Européens en leur vendant du pétrole à 15% de son prix. Enfin, il a aussi baissé le taux du dollar pour empêcher la fuite de nantis du régime paniqués par la persistance des sanctions. Le régime a cependant continué ses activités terroristes sous la direction d’un certain Rohani pour préserver sa capacité de nuisance régionale. Il s’est aussi tourné vers la Russie alors ruinée pour acheter des armes et des centrales à des prix exorbitants. La Russie a gagné beaucoup d’argent avec les mollahs, mais, consciente du fait qu’ils l’utilisaient pour forcer un arrangement avec Washington, elle ne leur a jamais vendu des armes très performantes comme les S-300 susceptibles de leur donner une vraie autonomie stratégique.

Cette fausse modération très biscornue de Khatami n’a pas permis à Rafsandjani de mettre fin aux sanctions américaines. De plus, le dollar bon marché et la vente au rabais du pétrole ont anéanti toute production en Iran et ruiné le pays entraînant de nouvelles ruptures parmi les derniers Pasdaran recrutés.

En 2005, Rafsandjani est revenu, via ex-collaborateur Ahmadinejad, à la STRATRGIE DE L’ESCALADE (dans l’espoir que Washington recule par peur de nuire au système islamique qu’il veut récupérer). Washington en a profité pour évoquer encore des frappes ou à défaut un transfert du dossier au Conseil de Sécurité pour légitimer ses pressions surtout des sanctions bancaires.

Le régime s’est approché davantage de la Russie, mais aussi de la Chine, dans l’espoir d’entrer dans l’Organisation de Coopération de Shanghaï afin de bénéficier de sa protection économique et miliaire, mais il a aussi entamé des négociations clandestines avec les Américains. La Chine et la Russie, conscientes d’être utilisées par le régime, lui ont souvent refusé l’adhésion à l’OCS et ont même plutôt soutenu le transfert du dossier au Conseil de Sécurité de l’ONU pour avoir leur mot à dire sur les sanctions et autres pressions afin de contrôler aussi bien Washington que les mollahs.

Washington a profité de l’implication du Conseil de Sécurité pour entraîner toutes les grandes puissances dans ses sanctions bancaires. Le régime exsangue s’est retrouvé en difficulté pour son approvisionnement : il a décidé de geler les salaires et remonter les prix pour baisser la consommation afin de préserver ses stocks et échapper aux pénuries et aux émeutes fatales. Mais la première tentative de hausse de prix a entraîné des émeutes puis la rupture les jeunes engagés dans la milices anti-émeutes par pauvreté.

Fausse modération n°2 : le Mouvement Vert | En 2008, le régime était ainsi très fragilisé car sans défense. Ses dirigeants ont compris qu’ils ne pouvaient pas survivre, ils devaient fuir. Leur priorité a changé : Obtenir des GARANTIES DE SÉCURITÉ ou l’IMMUNITÉ de la part de Washington pour fuir sans craindre des poursuites pour leurs crimes passé.

Rafsandjani a écarté Ali Larijani de la direction des négociations nucléaires pour privilégier ses propres chances d’obtenir les meilleures s de sécurité possibles. Ali Larijani a divulgué par un tiers la corruption de membres du CDIR et du clergé pour les renverser et avoir les mains libres pour marchander les meilleures s pour lui-même. Rafsandjani a neutralisé la menace en éliminant les proches de Larijani. Puis en 2009, pour s’éviter d’autres fronde internes, avec l’aide des Britanniques (BBC), il a tenté (encore) de sauver le régime par une (FAUSSE) REVOLUTION DE COULEUR VERTE (couleur de l’islam) MOUVEMENT VERT pour revitaliser le régime et lui donner une nouvelle légitimité et de fait, amener Washington à abandonner ses sanctions. Mais l’opération lui a échappé et a seulement mis en valeur la rupture du peuple et des Pasdaran de base (aussi bien les vétérans que les plus jeunes recrues).

En 2010, Rafsandjani a continué en tentant une nouvelle (fausse) révolution Verte avec les pions de Washington pour la création d’un régime hybride qui n’eut aucun succès. Le peuple et les Pasdaran de base ont au même moment manifesté à l’occasion de l’anniversaire de Reza Shah, le fondateur de l’Iran moderne (et laïque), confirmant leur penchant pour une contre-révolution laïque. Les nantis du régime ont alors paniqué et ont commencé à brader leurs avoirs et acheter de l’or et des dollars pour quitter le pays avant que le régime ne tombe ou ne change de mains suite à un deal secret entre les dirigeants et Washington.. Le régime s’est retrouvé avec un risque de banqueroute financière avec cette ENVIE (sans cesse grandissante) DE FUITE DES NANTIS RIPOUX AVEC LEURS CAPITAUX.

Rafsandjani a lâché les Britanniques pour marchander avec Washington, s’attirant leur foudre. Mais il n’a rien obtenu des Américains, il a abandonné les marchandages. Les pics britanniques ont cessé. Rafsandjani a retrouvé le soutien des médias britanniques pour un autre projet : une Déviation du Régime en direction du peuple afin d’obtenir son pardon et au passage, dans l’intérêt de Londres, saboter le régime islamique avant un deal avec Washington. Le peuple et les jeunes Pasdaran ont refusé ce projet opportuniste. Le projet de Déviation ne pouvait pas être continué.

Le « choix » de Rohani | Les chefs du clergé ont invalidé la candidature de Rafsandjani aux présidentielles rompant de facto leur lien historique (vieux de 170 ans) avec les Britanniques. Ils ont mis en avant son adjoint Rohani pour mener une politique d’Escalade et de bras de fer et aussi pouvoir piloter un transfert de pouvoirs vers Washington via une (éventuelle) révolution de couleur pro-US en cas d’un soulèvement populaire ou un deal entre les deux parties. Ce choix de retour aux solutions ratées des premières années du régime n’a pas plu aux nantis issus du régime et aux Chefs Pasdaran : ils ont aussi boycotté les élections. 

Dès l’élection (ainsi) bancale de Rohani, le dollar est monté en flèche. Les Nantis avaient envie de fuir. Les Pasdaran rebelles ont aussi commencé des actions de sabotages contre le régime. Rohani a formé avec quelques difficultés et hésitations une coalition avec les Larijani qui pouvaient l’embêtaient, mais a exclu les Pasdaran qui n’ont plus de troupes et ne représentent plus rien. Puis il a commencé le bras de fer avec Washington en annonçant 19,000 centrifugeuses, une activité d’enrichissement en hausse et un stock de 4400 kg d’UF6, une politique d’Excès pour obtenir le plus grand nombre possible de de sécurité (pour les très nombreux membres de la nouvelle caste dirigeante et aussi pour les agents terroristes qui pourraient les incriminer).

Riposte américaine | Mais Washington qui ne peut, pour des raisons stratégiques, reculer devant ses adversaires. Par ailleurs, s’il veut un avenir en Iran, il ne peut aussi laisser filer les mollahs. Il a neutralisé le plan du régime en divisant par 10 via l’AIEA le stock d’uranium revendiqué par Téhéran. Puis il a accentué sa politique de pression en reparlant du terrorisme du régime pour insinuer l’émission de nouveaux mandats d’arrêt internationaux et aussi évoqué la possibilité d’un embargo à 100%. Puis, il a commencé un dialogue clandestin en direct en Oman avec le nouveau capitaine du régime.

Rohani (ex-organisateur du terrorisme), a retiré les négociations au Conseil (collégial) de sécurité pour garder le secret de ses marchandages (ainsi que ses erreurs ou ses échecs) !Ce qui a provoqué la rupture des Russes et une guerre interne pour le contrôle du poste des marchandages avec Washington !

Alors les boycotts et les contestations ponctuelles gagnaient d’ampleur, Rafsandjani s’est posé directement en alternative par divers propos pro-américains ou indirectement via son pion Khamenei par le projet de SOUPLESSE HEROIQUE. Les Chefs Pasdaran ont refusé ! Les nantis et les responsables affairistes du régime ont paniqué dans les deux cas (à l’idée que les dirigeants pactisent avec Washington et les oublient ou que par leurs excès non appropriés ils les exposent à plus de sanctions et de facto à plus de risques). Dans leur panique, ils ont révélé que le régime n’avait que 2 milliard dollars en réserves soit 1 ou 2 mois avant la panne sèche (mi-novembre) !

Washington a alors introduit l’idée d’un Gel des Sanctions pour éviter la chute du régime nécessaire à son expansion régionale et in fine, pour engager le régime dans un apaisement forcé, destiné à la longue à le désarmer pour mieux le soumettre. Les mollahs ont évidement refusé. Les Britanniques, les Russes puis les Allemands et les Français ont contré ce dégel (contraire à leurs intérêts globaux et pétroliers).

Washington a frappé les derniers Pasdaran fidèles en service dans la région de Sistan-Baloutchistan (qui domine l’entrée du Golfe Persique) pour montrer qu’il pouvait agit sans l’appui des autres grandes puissances. Les dirigeants du régime ont esquivé, oubliant au passage les officiers fidèles décimés ou pris en otages lors des attaques. Les derniers officiers fidèles ont immédiatement pris leurs distances en cessant d’intervenir en sa faveur. Au même moment, une baisse soudaine des températures a augmenté la consommation d’énergie exposant le régime à une situation de pénurie et de crise impossible à gérer quand on n’a plus de soldats. Le 14 novembre 2013, Rohani a accepté l’Accord de Genève sur un plan de démantèlement partiel de ses installations nucléaires pour obtenir un sursis, quelques milliards de dollars et en se disant qu’après tout, il pourrait, si sa situation s’aggravait, rompre l’Accord pour provoquer enfin une escalade déstabilisante.

Son geste a été vu comme une petite capitulation par les nantis paniqués. Ils se sont rués vers l’or et le dollar pour faire leur valise... Le régime s’est retrouvé avec une nouvelle crise interne. Rohani a aligné les provocations pour contrarier Washington, mais ce dernier a sans cesse esquivé la confrontation souhaitée par les mollahs. En revanche, il les a puni en demandant à son allié turc de mettre fin à leurs importations d’or destinées à apaiser leurs nantis paniqués. La panique interne s’est amplifiée : le régime est entrée dans un cycle permanent de crash boursier et boycotts à haut niveau. .

Rohani a tenté de diviser les 5+1 avec des propositions de pétrole à très bas prix, mais les Anglais ont tout fait pour casser ce projet. Les Russes l’ont ignoré. Enfin, la France et l’Allemagne (trop proches de Washington) n’ont pu accepter. Rohani avait clairement échoué : C’est pourquoi le 11 février dernier, l’anniversaire de la révolution islamique à 100% !

Pour encourager les mollahs à déposer les armes lors des négociations à venir à Vienne, Washington a tenté de provoquer une agitation dans la région pétrolière et frontalières de Khouzestan. Du fait, de l’hostilité du peuple à la balkanisation du pays, Washington n’a pu mobiliser qu’environ 150 personnes dans 2 villes du sud du pays. Mais en l’absence de policiers fidèles, le régime a vite été dépassé. Il est entré dans un nouveau cycle de panique boursière et de crise politique !

Washington a proposé une quasi capitulation via la Belgique et d’autres alliés... Le régime n’a évidemment pas accepté, mais l’offre sans appel de Washington a semé la panique à tous les niveaux. Rohani a tenté de maintenir son pouvoir grâce à la forte propagande policière, mais n’a pu empêcher un nouveau cycle crash ininterrompu à la bourse. Son rival Larijani a tenté de le renverser et accéder aux marchandages pour défendre ses propres intérêts. Il a été rappelé à l’ordre par le clergé au pouvoir via le Guide, mais sans sanction, ce qui a prouvé que le clergé n’avait pas tous les pouvoirs et le régime était très divisé. Le régime était de facto bloqué. La panique s’est amplifiée.


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La semaine dernière, Washington (inquiet de la chute du régime) lui a encore envoyé des émissaires offrant la capitulation en échange d’un assouplissement gradué des sanctions. Londres n’a pas manqué de rappeler son hostilité au régime. La bourse a plongé ! Rafsandjani a tenté de jouer la carte de la déviation. Il a été rappelé à l’ordre directement par le clergé via l’Assemblée des Experts, toujours sans sanction interne. Cette guerre interne molle a confirmé les problèmes du régime et amplifié la panique interne. La bourse a davantage plongé.

Washington a eu peur que le régime n’explose, il a déclaré que le régime avait au moins 46 milliards de dollars en réserves : cela étant faux, les nantis ont compris qu’il leur accordait un crédit de ce montant. La bourse s’est un peu calmée.


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Mais cette semaine, Washington a insisté sur la poursuite des sanctions avant de proposer un dialogue direct via l’Oman ! Londres (hostile à tout deal permettant à Washington de prendre en main cette région et son pétrole) s’est invité dans le jeu via Catherine Ashton. Le régime était ainsi sous deux choix et deux risques de ripostes. Les nantis du régime ont paniqué et la bourse a de nouveau plongé. Les Larijani et Rafsandjani ont alors repris leurs efforts pour renverser Rohani et accéder à la table des négociations... Voici la chronique en images d’une semaine de pressions, de crises, d’échec et de paniques confirmant la condamnation du régime à une chute certaine.

L’ébauche de cette analyse a été proposée en émission télévisée et diffusée en Iran le lundi dernier (17.03.2014) via la principale chaîne satellitaire de l’opposition, Iran-e-Ariaee. Vous pouvez regarder cette émission en persan sur le compte Youtube d’IEATV ou dans la section iranienne d’Iran-Resist.



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La semaine dernière, 28 février-7 mars 2014 (9-16 Esfand 1392), le régime a été mis face à ses échecs et sa faillite avec deux nouvelles offres américaines de capitulation en espace de 3 jours. Rohani, le nouveau capitaine choisi par le clergé, mais aussi les autres politiciens n’avaient pas osé contrer Washington car ses émissaires avaient évoqué l’argument de la violations des droits de l’homme par le régime qui ouvre la possibilité de nouvelles sanctions en dehors des négociations actuelles sur le programme nucléaire iranien. La faiblesse des responsables face à Washington avait alors provoqué une immense vague de panique interne au point que malgré les restrictions imposées à la vente de dollar, le billet vert était monté en flèche. Ali Larijani est parti en Afrique du Sud dans l’espoir d’y négocier directement avec les Américains. Rafsandjani s’était positionné comme l’ami du peuple pour sortir du régime en difficulté.

Rohani avait dû se lancer dans un surenchère de propagande sécuritaire ou belliqueuse pour rassurer les compagnons paniqués du régime sur sa force, mais son incapacité à rassembler en interne ne lui a pas permis de convaincre les gens de sa capacité à demeurer à la tête de l’exécutif. Ainsi, la semaine dernière, le régime a été très très en difficulté.

Jeudi dernier, 6 mars 2014 (15 Esfand 1392), Washington (qui a besoin d’un système islamique en Iran) avait déclaré via la CIA que le régime avait au moins 46 milliards de dollars en réserves et qu’il était donc à l’abri d’une banqueroute : cela étant faux, les nantis avaient compris que l’Etat américain leur accordait un crédit de ce montant. La panique s’était un peu calmée. La chute des indices boursiers s’était arrêtée.

Cependant, les dirigeants n’avaient pas soufflé car les sanctions persistaient et Washington allait de nouveau les malmener en leur proposant de plier avec la menace de nouvelles sanctions ! C’est pourquoi ils ont repris les slogans hostiles à toute entente pour contrarier les plans régionaux de Washington dans l’espoir de le forcer à leur accorder les garanties de sécurité nécessaires pour quitter ce pays qui leur est hostile et les rejette chaque jour davantage.

Vendredi dernier 7 Mars 2014 (16 Esfand 1392), Washington est revenu très vite et très fort à la charge en Il a d’abord ouvert une enquête contre la plupart des banques internationales dont la BNP, la société Générale et le Crédit Agricole pour blanchiment de l’argent du régime afin de bloquer toutes les opérations encours ou à venir avec l’Iran, dont notamment la restitution des avoirs dégelés dans le cadre de l’accord de Genève.

L’Etat américain a également formellement démenti un rôle pour le Japon dans la restitution des fonds gelés iraniens comme l’avait laissé entendre le régime pour rassurer ses collaborateurs paniqués. Il y avait donc une vraie mesure financière hostile aux affaires du régime et une tentative de déstabilisation des composants paniqués du régie. En parallèle, Washington a aussi félicité Israël d’avoir saisi un cargo de missiles iraniens destinés au Hezbollah, mettant à mal les capacités d’ingérence régionale du régime afin de déprimer ses hauts responsables. Puis, le sultanat d’Oman, le pays intermédiaire pour un dialogue américain direct avec le régime durant l’été dernier, a invité officiellement Rohani pour une visite de 2 jours ! Dans le même temps, un journal Koweitien a annoncé l’arrivée imminente d’Obama en Koweit (pays allié de l’Angleterre) et dans le Golfe Persique pour oeuvrer à l’amélioration des liens existants avec les pays riverains. Ainsi en parallèle avec les pressions susceptibles de condamner ou exploser le régime, Washington proposait aussi des nouvelles négociations secrètes au représentant des mollahs, peut-être avec Obama : il semblait donc prêt pour accorder une sortie sécurisée aux mollahs...

Rohani a accepté l’invitation ! Personne au sein du régime n’a critiqué cette décision. Tous les composants du régime étaient donc d’accord d’étudier ce projet de capitulation négociée à Oman.

L’Angleterre, l’adversaire des Etats-Unis dans la guerre pour le contrôle des ressources pétroliers mondiales, y a vu une option américaine pour l’annexion de la région et l’établissement de l’hégémonie américaine sur le pétrole. Pour contrer le deal espéré par Washington, il est intervenu par l’intermédiaire de Catherine Ashton, accessoirement chef de la diplomatie européenne et du groupe 5+1, avec l’accord évident des Etats Européens ainsi que la Russie et la Chine qui craignent aussi l’hégémonie américaine sur le pétrole.

Ashton avait déjà exprimé le souhait de se rendre en Iran pour rappeler l’existence des autres puissances quand Washington avait repris ses négociations indirectes avec les mollahs par l’intermédiaires de ses alliés asiatiques, arabes ou via des petits pays européens en quête d’un plus grand rôle au sein de l’Union. Ashton avait confirmé sa visite quand l’Allemagne s’était approché de cet axe de collaboration avec Washington.

Là, face au risque d’un deal entre Téhéran et Washington, elle a annoncé son arrivée dans 24 heures, donc avant le départ de Rohani. Elle n’a pas précisé la durée de sa visite pour rester éventuellement après le départ de Rohani et contrer tout accord obtenu à Oman en s’approchant des adversaires de Rohani en Iran. Le régime et Washington ne pouvaient contrer cette visite car elle avait l’accord implicite des autres grandes puissances 5+1. Washington n’avait plus le monopole du succès. Il devait sans doute recourir à nouveau à la menace... Par ailleurs, le régime se retrouvait face à deux adversaires et donc deux risques de punitions...

Samedi 8 Mars 2014 (17 Esfand 1392), sous l’effet de la double pression apparue la veille, le forcing de Washington et le contre-offensive de Londres, la panique a refait surface et la bourse de Téhéran a plongé sous l’effet des ventes d’actions qui ne trouvaient aucun acheteur ! Les nantis du régime songeait à fuir !

La base était aussi en mode contestation car le régime en difficulté avait décrété que la fête (non islamique) de Norouz ne soit pas célébrée et que le peuple se concentre sur le deuil de Fatemeh, mais, il n’y avait aucun signe de deuil dans les rues, au Bazar, le partenaire historique du clergé ou même dans les mosquées. Les gens défiaient le régime et les mollahs de base issus du peuple les soutenaient. Certains responsables locaux de petites villes comme Birjand (ci-dessous) sont allés encore plus loin en offrant contre l’avis du régime des manifestations officielles pour Norouz !

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Enfin, les Derviches iraniens malmenés depuis longtemps par les mollahs ont profité de son manque évident de troupe du régime pour manifester en masse à Téhéran, mettant par leur action non entravée mieux en évidence l’impuissance de la police du régime réduite à ses commandants et donc impuissance et l’isolement du régime et l’ensemble de ses dirigeants. Le régime ainsi dépassé et mis à nu a d’abord annoncé qu’il avait autorisé la manifestation, puis il a diffusé avec une petite présence policière, mais on y entendait qu’il s’agissait d’une manifestation d’étudiants ! Il y avait visiblement une certaine panique chez le petit nombre au pouvoir.

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On était, accessoirement, la Journée internationale de la Femme : la fausse opposition interne, le Mouvement Vert n’a fait aucune déclaration afin d’éviter de donner un prétexte à des manifestations de femmes contre le régime. Les fausses opposantes soi-disant féministes issues du régime sont également restées muettes pour éviter une agitation du fait des femmes. Le régime a seulement tenté de sauver leur image en annonçant l’arrestation passagère de l’une d’elles pour des écrits tendancieux sur son blog. Nous avons cherché et n’avons rien trouvé d’hostiles au régime sur son blog qui par ailleurs restait actif malgré la soi-disant arrestation.

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Le régime était face à plusieurs mouvements de contestation larvée mais sérieuse au point de ne pas oser faire intervenir sa fausse opposition interne. Une situation inédite !

Le Conseil de Discernement de l’intérêt du Régime (CDIR), le véritable gouvernement du régime, créé par Rafsandjani) devait se réunir comme chaque samedi matin sous sa présidence et pouvait grâce à ses pouvoirs légaux indiquer les mesures à prendre à l’exécutif. Le clergé, qui avait été exclu du pouvoir pendant des années par cet organe, avait dès son récente reprise en main du régime via Rohani demandé à ce dernier de bouder la réunion hebdomadaire du CDIR pour bien humilier Rafsandjani. Mais face à la crise générale qui secouait le régime, Rohani, le représentant du clergé, a jugé plus prudent de participer à la réunion pour empêcher Rafsandjani de commettre une folie en prenant une attitude déviante vis-à-vis du régime agonisant. Rafsandjani et ses complices lui ont semblé dévastés. Mais ils n’ont rien dit de fâcheux, ce qui voulait dire que ses membres étaient aussi divisés sur la démarche à suivre : pro-américaine, pro-peuple... Le sommet du régime était en crise !

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Rohani a organisé une cérémonie sous sa présidence pour la clôture d’un Festival imaginaire de presse pour montrer que tout allait bien et qu’il avait les moyens de gérer le jeu avec la propagande ! Nous avons eu droit à des images très sombres : où ne pouvait rien voir sur le succès ou l’échec de cette opération. On peut assombrir les images grâce au logiciel Photoshop, mais on peut aussi les dé-saturer : une simple manif sur les courbes de l’image à permis de révéler que Rohani, c’est-à-dire, le régime avait été boudé par ses derniers espoirs : ses agents médiatiques qui assurent sa propagande !

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Le Bassidj ridiculisé par son incapacité à contrer la manif des Derviches a alors annoncé un grand rassemblement autour de son chef Naghdi sur le thème de célébration du mémoire de Fatemeh pour insinuer l’existence d’une base de fidèles. La principale image en vue plongeante nous a paru très fausse car il y avait beaucoup de femmes et de plus aucun alignement après les trois premiers rangs situés à gauche autour de Naghdi. Dans la partie droite, la foule situé proximité d’une grande fenêtre n’était pas éclairé et les alignements étaient encore plus chaotique. Sur une photo pris au sol, l’arrière plan derrière Naghdi semblait assez vide. La photo de l’extérieur a montré qu’il n’y avait en tout et pour tout une vingtaine d’homme et autant de femmes !

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Déçu par ses résultats qui ne pouvaient pas échapper à ses compagnons paniqués, Rohani est revenu à une politique d’intimidation. Rohani a fait appel à la fausse ONG humaniste HRA pour annoncer 4 pendaisons. Elles ont été situées au sud du pays, dans la région d’Hormozgan, où le régime est contesté pour son manque d’attention général, son mépris des populations principalement sunnites, l’absence de secours après plusieurs séisme et enfin le projet de diviser la région en 2 la dissoudre dans ses régions voisines pour séparer en deux les habitants et les opposer afin de se débarrasser de leur contestation.

Par ailleurs, Naghdi, le chef des Bassidj, habituellement opposé à Rohani, a aussi aidé dans sa propagande (surtout dans son propre intérêt) en annonçant l’expédition dans la même région de plusieurs légions de Marcheurs vers la lumière (Rahian Nour), jeunes volontaires prêts à s’engager en faveur du régime au péril de leur vie. Mais on n’a vu aucune image de ces expéditions, ce qui laissait entrevoir une vraie intox. En fait le régime a seulement prouvait qu’il manquait d’argument pour affirmer sa puissance.

Les Pasdaran qui sont en charge de la sécurité du régime étaient aussi ridiculisés : ils ont alors révélé le licenciement de plusieurs savants atomiques traîtres pour montrer qu’ils n’étaient pas dépassés ! On savait déjà que les plus grands savants iraniens refusaient de travailler avec le régime, par cette annonce enragée des Pasdaran on a compris que la contestation interne avait gagné les savants de second ordre qui par intérêt avaient accepté le job proposé par le régime. Personne n’a repris ou exploitée cette annonce de licenciement de plusieurs savants atomistes car elle faisait état d’un régime en totale déconfiture !

Ashton était attendue à Téhéran. Elle pouvait facilement faire pression sur le régime qui était sous pression et incapable de rassurer ses collaborateurs. Rohani pouvait s’aligner sur Londres qui souhaite une déviation contrôlée. Ali Larijani a par l’intermédiaire de son propre cousin Ahmad Tavakkoli (ex-agent direct de Londres au sein du régime) accusé Rohani de capitulation face à Ashton pour neutraliser l’action de cette dernière. Tavakkoli a aussi annoncé que Rohani avait signé un contrat offrant l’approvisionnement du pays à 4 compagnies américaine pour contrarier les plans de Washington et forcer ce dernier à lui accorder une place aux marchandages prévus à Oman !

Les Pasdaran qui sont exclus des marchandages et souhaitent aussi une place à la table des négociations n’ont pas sauté sur l’occasion pour malmener Rohani ! Ils ont en revanche affirmé que leur vocation première et principale était de combattre Washington et ont annoncé la mise au point d’une nouvelle tête de missile très performante capable de malmener Washington, comme pour dire qu’ils préféraient pactiser avec leurs anciens maîtres les Britanniques au lieu de capituler face à Washington qui a tous les moyens pour les malmener à sa guise dès qu’ils se rendraient. Rohani n’a rien dit, confirmant ce choix, par contrainte ou par tactique pour mettre la pression aux Américains qui l’attendaient dans quelque jours. De nombreux responsables rivaux de Rohani ont aussi pris rendez-vous avec Ashton, par intérêt pour une entente avec Londres ou aussi par tactique pour mettre la pression aux Américains.

Ashton est arrivée dans la foulée. Elle n’a pas rencontré les officiels comme le ministre des affaires étrangères Zarif et les autres. Elle a remis les rencontres pour le lendemain, date d’hommage annuel des mollahs à Seyed Jamal-eddin Assad-Abadi, le plus grand agent de maçon islamo-anglais agissant d’abord pour une révolution islamique en Iran au XIXe siècle (ci-dessous) puis fondateur des Frères Musulmans en Egypte !

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Londres semblait placer l’alignement proposé par les Pasdaran qui avaient été ses agentsn sous le signe d’une totale soumission ! Cela nous a paru étonnant car dernièrement depuis la main-mise de Washington sur les Frères Musulmans, Londres avait oeuvré dans l’ombre pour leur anéantissement. Londres nous a semblé dans une grande opération de reconquête pour résister à l’hégémonie américaine sur le monde musulman et ses ressources pétrolières.

En attendant ces retrouvailles hautement symboliques placées sous le signe de la realpolitik anglaise, Ashton a demandé et obtenu une rencontre avec les fausses féministes internes ! Londres cherchait à relancer le moteur en panne du régime. Les Pasdaran n’ont pas dénoncé la demande et on peut même dire qu’ils l’ont organisée car la seule photo de la rencontre a été publiée le lendemain dans leur quotidien « Javan » !

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Les Pasdaran étaient donc pleinement pour un retour dans le giron des Britanniques dans l’espoir non pas de mendier des garanties de sécurité à Washington, mais de rester au pouvoir et gérer les jeux de la fausse démocratie longtemps mis au point par Londres en combinaison avec Rafsandjani.

On avait une évolution inédite. Mais Washington risquait de se montrer bien dur avec le régime, provoquant une nouvelle panique et de nouvelles divisions sur ce choix de retour dans le giron de Londres contre la super-puissance américaine.

Dimanche 9 Mars 2014 (18 Esfand 1392), les nantis du régime ont d’emblée vu ce choix comme une erreur tactique : la panique s’est amplifiée à la bourse de Téhéran.

Ashton était attendue au ministère des affaires étrangères par Zarif, le chef de la diplomatie de Rohani et son adjoint chargé des négociations, Araghtchi. Elle est arrivée avec plusieurs minutes de retard, pour marquer sa supériorité de « maître ». Personne n’a contesté cette attitude pleine de dédain : le régime tout entier avait accepté cette solution de retour dans le giron de Londres. Ashton était joyeuse ! La république islamique, la plus grande réussite islamique de la diplomatie d’intrigue de son pays, revenait dans le droit chemin, le jour d’hommage Assad-Abadi, à son meilleur agent agitateur pour la prise en main le monde musulman !

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En sortant de la rencontre Zarif était souriant. Ashton avait un visage grave. Zarif s’attendait à une déclaration pleine de bienveillance pour le régime. Les médias d’habitude bridés étaient là pour informer les composants paniqués du régime du soutien d’Ashton, signifiant le soutien de Londres, mais aussi les autres membres des 5+1. Mais Ashton a affirmé que « les négociations étaient difficiles et sans garantie de succès ».

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Le régime stupéfait a réalisé qu’Ashton et Londres n’étaient pas venue en amie, mais qu’ils l’avaient dupé pour l’amener à lever sa censure afin de pouvoir répandre sur ses ondes un message de désespoir provoquant une plus forte panique semer dans ses rangs. Londres avait réellement et sans appel tourné la page de l’islamisme ! Le régime n’avait aucune alternative à une capitulation. L’objectif d’un retour dans le giron anglais par intérêt était une erreur. Par ailleurs, le plan de simuler une entente avec Londres pour faire monter les enchères à Oman était anéanti. Rohani et son équipe avaient encore une fois échoué et ne pouvaient pas tenir face à Washington. Zarif a perdu son habituel sourire cynique.

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La panique des nantis s’est aussi amplifiée et la bourse a enregistré un nouveau crash ! Mais ils n’ont même pas osé gronder Ashton pour son attitude et relancer immédiatement l’escalade avec Washington car Ashton n’avait pas été contredite par d’autres grandes puissances du groupe 5+1.

En l’absence de la possibilité d’un deal avec Londres, divers responsables qui avaient demandé un rendez-vous avec Ashton n’avaient pas de raison de la rencontrer. Mais les rencontres ont été maintenues pour éviter une plus grosse panique interne. Ali Larijani a rencontré brièvement Ashton pendant que ses députés ont commencé tardivement à critiquer la rencontre de celle-ci, la veille, avec les « opposantes officielles », les qualifiant d’ingérence insoutenable téléguidée par Washington, pour revenir en douce à la politique d’escalade tactique vis-à-vis de Washington.

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Shamkhani, ex-proche de Rafsandjani et actuel secrétaire du Conseil de sécurité du régime, normalement chargé des négociations, mais exclu par Rohani, avait aussi demandé une entre-vue avec Ashton, mais en l’absence d’un deal, elle ne servait plus à rien. Leur rencontre a été brève et morne car il est bête et n’a rien dans la tête.

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En revanche, le très rusé Velayati, ex-ministre des affaires étrangères de Rafsandjani, mais en concurrence avec lui dans la course à l’immunité, a saisi l’occasion de sa rencontre inutile avec Ashton pour affirmer le droit à l’enrichissement du régime afin de s’inclure dans la politique de la confrontation qui devait revenir en force.

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Rafsandjani qui est un interlocuteur incontournable pour tous les visiteurs étrangers du fait de sa présidence du Conseil de Discernement de l’Intérêt du régime devait figurer sur la liste des rencontres d’Ashton. Mais nous n’avons pas vu Ashton en sa compagnie. Au même moment, Rafsandjani était à une conférence à l’école de la médecine du régime pour un discours très critique vis-à-vis de Rohani et sa gestion de la prise d’otages des soldats Iraniens, cherchant à le déstabiliser par déviation pro-peuple ou une alliance avec les Pasdaran pour hériter de son poste avant la rencontre avec les Américains à Oman.

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Les ayatollahs du clergé iranien, qui ont choisi Rohani pour défendre leurs intérêts, ont riposté par l’intermédiaire de leur collègue, l’ayatollah Kazem Sadighi, principal orateur de la prière de vendredi à Téhéran, en qualifiant Rafsandjani d’un monstrueux parasite à abattre pour le salut du régime ! On avait une nouvelle guerre larvée entre les dirigeants sans soldats du régime. Ali Larijani, partisan d’un bras de fer avec Washington, n’a pas pris partie dans cette guerre entre les partisans de marchandages molles. Il a commencé sa propre guerre contre Rohani, mais aussi contre ses protecteurs du clergé, en remettant en cause son ministre de la culture islamique Ali Jannati, fils de l’ayatollah Ahmad Jannati, un des piliers du clergé iranien. Le quotidien Keyhan qui représente les insolvables craignant tout changement de régime a aussi attaqué Ali Jannati, prenant de facto la partie de Larijani et son bras de fer avec Washington.

On peut dire que le régime des mollahs était dans une belle pagaille après l’échec de son rêve insensé de retour en arrière dans le giron de Londres. Avec ces guerres intestines, les derniers fidèles ont davantage paniqué. Le bourse a encore chuté. On a alors appris que Seyed Hassan Fali, le secrétaire particulier de Sadegh Shirazi, un des piliers du clergé iranien, avait été arrêté alors qu’il s’apprêter de fuir le pays !

Au même moment, les fournisseurs d’oeufs au régime ont cessé le travail pour un défaut de paiement, révélant une possible pénurie de devises du régime et l’exposant à une pénurie certaine susceptible d’entraîner des émeutes. Le régime craquait de partout. La Fête du Feu était proche. Pour éviter qu’elle ne devienne un prétexte à des actions hostiles, le régime n’a pas à son habitude interdit la fête, il a même proposé de vendre des pétards peu bruyants à cette occasion ! Une vraie capitulation face au peuple !

Lundi 10 Mars 2014 (19 Esfand 1392), l’Angleterre avait remis en fausse la possibilité d’un deal laissant entrevoir la poursuite de sa sanction sur le fret maritime qui expose le régime à une pénurie certaine de vivres et de carburants. Le régime était par ailleurs très divisé donc incapable d’avancer ou de marchander correctement.

Rohani a seulement fait de la prévention de pénurie en annonçant la suppression de la ration cadeau de l’essence pour Norouz et a évoqué la nécessité que rationner l’eau cet été (pour la réserver à la production de l’électricité). La bourse a continué sa chute ! Rohani a alors tenté d’affirmer sa force en annonçant 3 condamnations à mort (dans la région agitée de Balouchistan) et une flagellation la semaine dernière à l’encontre du chef des instituteurs grévistes. Il passait de la prévention timorée à une intimidation timorée, il n’a pu calmer la crise, la bourse a continué à chuter...

Ashton a nargué le régime (en crise par sa faute) en prolongeant sa visite en Iran par un détour touristique de plusieurs jours à Ispahan ! Les rivaux ont intensifié leurs attaques en accusant Rohani de capitulation face à Londres.

La semaine dernière, face au même type d’attaque, le clergé (patron de Rohani) s’était engagé dans un surenchère d’anti-américanisme pour ne pas être dépassé par les rivaux internes de son champion. Un même surenchère était envisageable pour Washington.

Washington a dépêché le vice-ministre turc des affaires étrangères à Téhéran pour s’assurer de la disposition de Rohani pour une bonne coopération à Oman. Zarif, le représentant du régime, n’a rien dit par peur d’être accusé de capitulation.

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Washington a conclu que Rohani allait lui poser problème à Oman. Dans la soirée, les médias américains ont évoqué la présence de passagers clandestins iraniens dans le Boeing disparu cette semaine et la chaîne Al-Jazira a diffusé un documentaire consacré au rôle du régime de l’attentat contre de Lockerbie... Par ailleurs, Washington a évoqué via le site sportif de Bleacher Report la faiblesse de l’équipe du foot iranienne, pour rappeler au régime l’existence de risque d’émeutes cet été après une défaite au Mondial, afin de le presser d’accepter de coopérer à Oman !

La Russie a alors annoncé l’arrivée de Nicolai Spassky, le n°2 de Rosatom, mardi à Téhéran, sous-entendant un accord pour la construction de nouvelles centrales contre 500,000 de barils de pétrole par jour comme l’avait récemment suggéré Rohani. Mais le régime qui avait été dupé par l’approche souriante Ashton n’a pas cru au retournement russe. Il y a vu une ruse pour obtenir une conférence de presse et y tenir des propos déstabilisant. Par prudence, il n’a nullement annoncé l’arrivée du n°2 de Rosatom à Téhéran comme une bouée de sauvetage.

Mardi 11 Mars 2014 (20 Esfand 1392), le n°2 de Rosatom est arrivé à Téhéran, mais il n’y a pas eu d’annonce d’un accord sur la proposition de Rohani. Les Russes n’était pas venus en amis, mais pour mieux révéler leur abandon.

Ali Larijani a invité Al Jaafari, le pion chiite de Washington en Iran pour une conférence polémique sur « le rôle de l’Islam dans le monde », afin de perturber Washington et ainsi l’obliger à discuter avec lui. Avant le début de la conférence, Washington lui a envoyé 2 émissaires : le Président du Parlement de la Croatie et le vice-président du parlement du Cambodge ! Larijani était aux anges !

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Mais son visage a changé lors de sa rencontre avec ses deux invités. On a compris que Washington, renforcé par l’échec du projet d’alliance miracle avec Londres, proposait encore la capitulation (qui ne comporte aucune garantie pour les dirigeants du régime). La bourse a encore plongé !

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Le régime cumulait les échecs. Ali Larijani a tenu sa conférence sur la Place Mondiale de l’Islam (comme super-puissance) avec la ferme espoir de s’y poser un grand adversaire de Washington afin de devenir son principal interlocuteur en Iran. Les chefs Pasdaran ont participé à cette opération pour profiter de la vague. Mais ils ont limité la participation à des éléments d’un rang moyen pour ne pas être lésé par un nouvel échec.

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Mais la conférence n’a rien donné en raison de l’absence d’un positionnement ferme d’Al Jaafari contre les Etats-Unis. Le régime était face à son incapacité à perturber Washington pour le forcer à lui accorder l’immunité qu’il espère. Les Chefs Pasdaran ont alors passé à l’offensive en affirmant qu’ils avaient le doigt sur la gâchette ! Rohani a tenté de les dépasser en dénonçant, via le vice-ministre des affaires étrangères, le manque de sérieux de Washington ! Les mollahs du clergé ont jugé sa riposte comme inefficace. Ils ont surenchéri par un discours du Guide sur le devoir et la nécessité de tenir bon quelles que soient les sanctions !

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Washington a vu s’éloigner la possibilité d’une victoire à Oman. Il a puni les mollahs via une réduction de 33% des importations pétrolières indiennes qui signifierait un risque accru de pénuries et d’émeutes, puisque les Indiens payent le régime en vivre. Mais il a aussi montré son ouverture à une capitulation soft en insistant, via l’ONU, sur la nécessité de la libération des faux-opposants (islamiques) Moussavi et Karroubi. Les faux opposants du régime devaient être ravis par le soutien de l’ONU, mais ils n’ont rien dit car la situation grave du régime ne permettait pas d’agiter l’opinion.

Rohani a alors organisé une réunion de coordination des Zones Libres pour laisser supposer que malgré l’annonce indienne, la situation économique du régime n’était pas désespérée. Mais justement, nous y avons vu des visages décomposés : les responsables jugeaient la situation très grave !

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Dans un réflexe pavlovien le régime a aussi joué la carte de la diversion avec l’annonce loufoque de l’inauguration d’une succursale de Lamborghini en Iran par l’homme d’affaire emprisonné Zandjani ! Mais il n’a pu alimenter le buzz car il n’y avait ni lieu ni photo !

Le gouvernement devait changer de registre et rassurer : il a alors fait état d’une belle mobilisation des jeunes pour aider la police pour la sécurité pendant les fête à venir de Norouz, le nouvel an iranien. C’est une propagande (mise au point en 2007) qui n’a jamais pu fonctionner en raison de la peur des responsables subalternes d’autoriser leurs enfants s’exposer aux côtés des officiels de la répression du régime détesté des mollahs. Cette fois, le régime a changé d’approche : il n’a pas demandé aux enfants d’arborer les insignes de sa police, mais il n’est pas parvenu à mobiliser et n’a pu trouver qu’une trentaine de fillettes pour son annonce !

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Après cet échec, le régime était face à réalité de son isolement. Avec le risque accru d’une émeute des plus démunis ; pour rassurer les siens, le régime est devenu gentil avec les plus démunis. D’une manière inédite, Il a admis que 27% des Iraniens vivaient dans des bidonvilles, il a montré un responsable ministériel en visite dans l’une de ces lieux près de Shiraz, puis a annoncé des livraisons de logements gratuits aux plus démunis. Si quelqu’un doutait encore de la panique du régime a été convaincu par cette promesse aussi généreuse qu’impossible à réaliser.

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Mercredi 12 Mars 2014 (21 Esfand 1392), Rohani était attendu à Oman !

Pour Londres, la mesure indirecte de la restriction de l’approvisionnement en vivre exposant le régime à des émeutes populaires devait l’amener à capituler ; au mieux il pouvait négocier l’immunité pour quelques-uns des dirigeants du régime, mais in fine, le régime pouvait basculer dans le camp américain et permettre le retour du projet initial de la révolution islamique destiné à balkaniser la régime et permettre son annexion par les Etats-Unis.

Pour empêcher le deal permettant la passation de pouvoir aux pions de Washington, David Cameron s’est rendu en en Israël et devant le Knesset, il a qualifié le régime des mollahs de danger pour la planète ! Le régime pouvait alors expulser Ashton qui était à Ispahan, mais personne n’a rien dit, par peur de se retrouver avec de nouvelles sanctions. Washington n’a également pas réagi, d’autant plus que cette pression supplémentaire sur les mollahs servait ses intérêts.

Rohani a décollé pour Oman. A son arrivée, Il avait un sourire mitigé. Son hôte, le sultan Qabous qui doit son trône au soutien militaire du Shah, n’a pu pour cette raison jouer cyniquement le rôle de l’hôte souriant demandé par Washington.

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Sur l’une des images, nous avons remarqué la présence de son ministre des affaires étrangères Zarif, son ministre de pétrole Zanganeh et son chef de Cabinet, Nahavandian, qui est en même temps, la directeur de la chambre iranienne de Commerce et le bras droit d’Ali Larijani.

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La composition de l’équipe laissait voir que face au péril, Rohani entendait encore proposer des concessions pétrolières, minières, industrielles et autres à ses interlocuteurs pour obtenir des garanties de sécurité pour les 85 ayatollahs qui ont placé leurs espoirs en lui. Il restait dans sa mission. Par ailleurs, en incluant Nahavandian, il accordait un accès aux marchandages à Ali Larijani afin de ne pas l’avoir sur le dos pendant cette rencontre ni après en cas d’un échec de ses efforts.

Il n’y a eu aucune déclaration à Oman. Ce qui signifiait que Washington n’avait pas accepté de marchander avec un régime qu’il considère comme étant condamné et de fait forcé de plier sans lui demander des faveurs pénalisant ses projets iraniens. Le régime était sommé de plier. La panique s’est amplifiée encore et la bourse a encore plongé.

Rohani n’a pas rebroussé chemin. A Téhéran, le Parlement à la botte d’Ali Larijani a sommé Zarif de rompre les négociations. Ce dernier n’a pas répondu. Le régime était dans une impasse et en plus divisé. A la sortie du conseil des ministres, l’ambiance était à la déprime !

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Les chefs Pasdaran qui n’avaient pas protesté contre les marchandages à Oman ou contre Cameron ont attaqué Rohani au prétexte de son absence de réactions à Cameron ! Ils ont aussi annoncé une manifestation hostile à Ashton devant l’ambassade de l’Autriche ! L’annonce nous a paru bizarre car ils avaient Ashton sous la main à Ispahan ! Par ailleurs, ils devaient en principe manifester devant l’ambassade fermée des Britanniques ou encore devant l’ambassade de la Suède qui représente les intérêts britanniques en Iran depuis la fermeture de leur ambassade. Pourquoi l’ambassade de l’Autriche ? En regardant les images de cette manifestation, on a compris la raison de ce choix : les Pasdaran avaient mobilisé une vingtaine de miliciens et il leur fallait un lieu restreint. Ils ont choisi l’ambassade de l’Autriche car elle se trouve sur une rue exiguë !

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Au même moment, il y a eu un imprévu : un juge du régime a été sérieusement tabassé en plein jour à Ispahan par plusieurs hommes sans que personne ne vole à son secours ou qu’il soit secouru par la police ! Le régime a dissimulé la nouvelle qui faisait état de son impuissance policière ! Pour rassurer les siens, il a annoncé le déploiement prochain de milliers de mollahs dans 1000 écoles primaires ! Il a aussi annoncé des fêtes de Norouz de Bassidjis en hommage à Fatemeh pour insister sur l’identité islamique du peuple. Mais il ne pu trouver qu’une vingtaine de personnes pour sa première Norouz islamiste !

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Le régime était à genoux. La Russie a alors annoncé la signature de 2 « draft agreement » pour 2 nouvelles Centrales. Les pions de Washington ont râlé, mais il n’y avait pas lieu de protester car la Russie venait de passer d’un accord de principe établi en 2012 à un projet d’accord ! La Russie a ainsi confirmé son éloignement et l’a de facto achevé !

Jeudi 13 Mars 2014 (22 Esfand 1392), Washington a reconduit pour un an le régime des sanctions contre les mollahs. Cela doit normalement être fait chaque année en novembre, mais cela n’avait visiblement pas été fait en novembre dernier pour laisser un sursis au régime alors très en difficulté et aussi pour l’encourager à signer l’Accord de Genève. Ce renouvellement tardif était synonyme de l’échec de l’apaisement supplémentaire introduit par Washington après l’élection de Rohani !

Par ailleurs, Washington a renforcé la pression sur le régime par la publication d’un rapport de l’ONU évoquant de nombreux cas de violations des droits de l’homme en Iran. Mais il n’a pas évoqué de nouvelles sanctions pour ce motif.

Enfin, Washington a mis fin à l’initiative omanais par un accord de principe en faveur du développement du commerce entre les deux pays pour éviter une nouvelle panique interne aux mollahs afin d’éviter la chute du régime islamique né de ses projets stratégiques. La bourse de Téhéran a retrouvé une certaine équilibre, même si le secteur pétrolier est resté en panique en l’absence de contrats vendus par Zanganeh.

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La Grande-Bretagne a alors tenté de semer la panique en affirmant que les banques occidentales n’avaient plus aucune envie de coopérer avec le régime.

Rohani et son équipe sont rentrés au pays en toute discrétion.

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Le gouvernement en réelle difficulté de Rohani a alors annoncé une hausse certaine du prix du carburant le 29 Esfand (20 mars), à la veille de Norouz, par anticipation d’une baisse de ses réserves en dollar sous l’effet des sanctions et d’une nouvelle panique interne.

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Dans le même temps, alors que Ali Larijani invectivait nerveusement Washington dans l’espoir d’une escalade ; Zanganeh, le ministre de pétrole de Rohani a repris l’avion pour Moscou afin d’engager la Russie à côté du régime avec la proposition de barils très bon marché. Mais il n’y eut aucune nouvelle de lui par la suite : Moscou ne marchait pas avec le régime ! Rohani a alors appelé personnellement Poutine, mais ce dernier n’a pas opéré le rapprochement souhaité par Téhéran après ses échecs avec Londres puis Washington.

Le régime privé d’alliés pour résister aux chocs des pressions a annoncé la livraison de 5000 maisons gratuites à 5000 familles démunies du centre du pays pour créer une vague de sympathie ou d’intérêts en sa faveur. Mais encore une fois, il n’y avait aucune vérité dans l’annonce car on n’a vu qu’une dizaine de maisons dont certaines très sommaires.

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Le régime n’avait aucun moyen de se protéger durablement avec ce genre de promesse impossible à tenir. Dans la soirée, il a affirmé sa vigueur en annonçant l’arrestation et la flagellation de Hossein Farzin, un chef des Pasdaran en retraite, mais au passage il a confirmé qu’il avait des problèmes avec ses officiers vétérans.

Vendredi 14 Mars 2014 (23 Esfand 1392), La chambre iranienne de commerce s’est plaint du maintien des sanctions sur le transport maritime pour alerter ses compagnons affairistes. Il y avait là les germes d’une nouvelle ruée vers l’or et le dollar. 

Lors de la prière de Vendredi, le clergé a alors légèrement critiqué la gestion de son poulain Rohani par la remise en cause de la rencontre entre Ashton et les fausses féministes du régime. Il y a une semaine, en nous basant sur un cliché frontal des la salle de la prière de vendredi, nous avions révélé que la foule qui s’y trouvait était factice. Cette fois, le régime n’a publié aucune image de ce genre, mais une vue de profil qui montre peu de monde devant la tribune et en revanche beaucoup de monde là où on voit beaucoup moins bien la tribune. Nous avons agrandi cette image illogique et avons constaté que cette foule située au loin est composée de personnages hauts comme le tiers des gens debout et situés 10 mètres plus loin : il était évident que le régime avait rempli l’espace par des ajouts très hâtifs grâce à Photoshop. Le régime restait donc très isolé !

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Dans la soirée, ce rejet populaire global a été confirmé par l’absence absolue de « prière nocturnes » dans les mosquées à l’occasion du deuil de Fatemeh (la fille imaginaire de Mahomet). Le régime a d’abord publié quelques photos d’archives de pèlerinages nocturnes ou des rassemblements d’Achoura pour nier le rejet du peuple et de ses propres mollahs. In fine, il a surtout tourné la page de son échec en oubliant Fatemeh !

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Conclusion | Cette semaine le régime a réalisé qu’il n’avait pas la possibilité de pactiser avec Londres, de marchander avec Washington ou d’acheter Moscou. Ces dirigeants n’ont cessé de se battre confirmant l’impossibilité d’une entente interne. Avec d’une part le rejet absolu du peuple et d’autre part, avec l’absence d’un sauveur (international) et incapacité des dirigeants à se faire confiance, le régime a cumulé les paniques et s’est retrouvé face à ses tares et le constat navrant qu’il n’y a pour ses derniers fidèles aucune autre solution que la fuite. Cette semaine a apporté le constat de la condamnation du régime à une chute certaine.