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Iran : La semaine en images n°300
Le régime piégé à l’intérieur !

22.11.2013


Historique + Conclusions sur la semaine dernière !

En 1979, les Américains ont entrepris de renverser le Shah car ses politiques régionales et ses projets pour l’Iran étaient contraires à leurs intérêts pétroliers. Ils entendaient mettre au pouvoir des activistes islamistes non cléricaux qu’ils finançaient depuis la création de l’OPEP par le Shah. Ces islamistes liés à Washington étaient hostiles à l’OPEP et partisans d’un régime révolutionnaire et interventionniste. Ils devaient lui permettre de dénationaliser l’industrie pétrolière iranienne, d’agiter et de déstabiliser l’Asie Centrale soviétique et chinoise, mais aussi de renverser le pétro-monarchies créées par les Britanniques, et ainsi de prendre possession de plus de 80% des réserves d’hydrocarbures du monde.

Les Britanniques présents en Iran au travers le clergé chiite, les Qadjars, les Francs-maçons, les féodaux, les Bazaris et la direction du parti communiste Toudeh ont participé à ce projet en faisant la promotion de leur ultra-islamiste en chef Khomeiny. Il s’est imposé au Conseil de la révolution. Puis Londres a éliminé les pions américains par des attentats organisés par Rafsandjani, le demi-frère de Khomeiny. Puis, grâce à la prise en otage des diplomates américains, Londres a enfin donné une identité anti-américaine à cette révolution voulue par Washington. Il a bloqué également le retour des pions islamistes de Washington par l’adoption de la doctrine de tutelle d’un grand ayatollah (du clergé) sur la république islamique de Washington.

Washington a alors commencé une véritable guerre d’usure économique contre les mollahs, pour les mettre face à un risque de pénuries et de soulèvement afin de les amener à transférer les pouvoirs vers ses pions.

En réponse à cette guerre d’usure, Rafsandjani, le patron effectif du régime pour le compte des Britanniques depuis 1980, a commencé une politique de crises pétrolières et régionales pour user Washington, mais cette politique a seulement entraîné la rupture des jeunes y compris parmi les Pasdaran.

Rafsandjani inquiété pour son insuccès a pérennisé son pouvoir par la création du Conseil (plénipotentiaire) de Discernement de l’Intérêt du Régime, mais la persistance des pressions américaines, l’a amené à ouvrir les portes du CDIR à ses rivaux. Sanctionné directement, il a opté pour une STRATEGIE DE FAUSSE MODERATION via son ex-responsable des assassinats politiques, Khatami. Il a aussi baissé le taux du dollar pour empêcher la fuite de nantis du régime paniqués par l’état du régime et bradé le pétrole pour gagner des soutiens européens, deux mesures qui n’ont pas changé la donne, mais ont anéanti tout capacité de production et entraîné de nouvelles ruptures parmi les derniers Pasdaran recrutés. Rafsandjani a alors changé de ligne et opté pour STRATRGIE DE L’ESCALADE (dans l’espoir que Washington recule par peur de nuire au système islamique qu’il veut récupérer). Mais Washington a esquivé les provocations du régime puis il a adopté des sanctions bancaires pour l’affaiblir davantage. Le régime exsangue s’est retrouvé en difficulté pour son approvisionnement : il a décidé de geler les salaires et remonter les prix pour baisser la consommation afin de préserver ses stocks et échapper aux pénuries et aux émeutes fatales. Mais la première tentative de hausse de prix a entraîné des émeutes puis la rupture les jeunes engagés dans la milices anti-émeutes par pauvreté.

En 2008, le régime était ainsi très fragilisé car sans défense. Les dirigeants devaient obtenir des GARANTIES DE SÉCURITÉ de Washington pour fuir le pays qui leur était hostile sans craindre des poursuites. Larijani a divulgué par un tiers la corruption de membres du CDIR pour les renverser, prendre le pouvoir et obtenir les meilleures garanties de sécurité. Rafsandjani et ses amis ripoux du CDIR ont écarté Larijani. Puis en 2009, avec l’aide des britanniques, Rafsandjani a tenté une (FAUSSE) REVOLUTION DE COULEUR VERTE (couleur de l’islam) MOUVEMENT VERT pour revitaliser le régime et lui donner une nouvelle légitimité et de fait, amener Washington à abandonner ses sanctions, mais l’opération lui a échappé et a seulement mis en valeur la rupture du peuple et des Pasdaran de base (aussi bien les vétérans que les plus jeunes recrues).

En 2010, Rafsandjani a dû partager le pouvoir avec son rival Ali Larijani pour tenter une nouvelle (fausse) révolution de couleur avec les pions de Washington pour la création d’un régime hybride qui n’eut aucun succès. Le peuple et les Pasdaran de base ont au même moment manifesté à l’occasion de l’anniversaire de Reza Shah, le fondateur de l’Iran moderne (et laïque), confirmant leur penchant pour une contre-révolution laïque. Les nantis du régime ont paniqué et ont commencé à brader leurs avoirs et acheter de l’or et des dollars pour quitter le pays avant que le régime ne tombe ou ne change de mains.

De fait, avec plus de contestation et plus de tentative dialogue (marchandage) de la part de Washington, cette ENVIE DE FUITE DES NANTIS RIPOUX DU REGIME AVEC LEURS CAPITAUX est à l’heure actuelle la plus grande source d’inquiétude des dirigeants et la principale menace contre le régime agonisant.

Rafsandjani étant lui-même parmi les ripoux soucieux de partir avec ses capitaux a très vite été sensible à cette menace. Il a rapidement lâché les Britanniques pour marchander avec Washington, s’attirant les foudres de ses maîtres britanniques. Mais il n’a rien obtenu des Américains. Les pics britanniques ont cessé et il a retrouvé le soutien des médias britanniques pour un autre projet : une déviation du régime en direction du peuple afin d’obtenir son pardon et au passage, dans l’intérêt de Londres, saboter le régime islamique avant un deal avec Washington. Mais le peuple et les jeunes Pasdaran ont refusé ce projet opportuniste. Le projet ne pouvait pas être continué !

Rafsandjani qui n’avait rien obtenu de Washington et ne pouvait que rester en Iran, s’est entêté à poursuivre (en combinaison avec Londres) le projet de DÉVIATION opportuniste du régime en agonie. Les grands ayatollahs du clergé ont, dans leur intérêt, invalidé sa candidature aux présidentielles et ont de facto rompu avec Londres avec l’idée continuer la politique du bras de fer via le négociateur intégriste Jalili. Mais la recrudescence des actes hostiles au régime a vite amené les nouveaux dirigeants à écarter Jalili et prendre comme futur président le faux modéré Rohani pour mener à la fois un bras de fer et aussi un transfert de pouvoirs vers Washington via une révolution de couleur pro-US en cas d’un soulèvement populaire. Ce choix de retour aux solutions ratées du passé n’a pas plu aux nantis du régime et aux Chefs Pasdaran : ils ont aussi boycotté les élections. 

Dès l’élection (ainsi) bancale de Rohani, le renforcement de la contestation interne avec l’entrée en action des Pasdaran rebelles a démontré au régime qu’il n’avait pas assez de temps devant lui pour un long marchandage. La priorité absolue pour tous les dirigeants devint l’obtention d’un poste clef au sein du Gouvernement de Rohani pour bénéficier comme les Ayatollahs qui le soutenaient des marchandages express avec Washington ou pour avoir un accès aux canaux de fuite. Les Chefs Pasdaran réduits à eux-mêmes et désormais sans troupes n’ont pu obtenir une place dans le gouvernement, mais Ali Larijani qui, en tant chef du Parlement, pouvait invalider les choix ministériels de Rohani a pu placer quelques pions aux postes clefs de surveillance du système.

Finalement on est arrivé à une Gouvernement de Coalition Clergé+le Clan Larijani+2 proches de Rohani (Zanganeh au pétrole & Zarif au ministère des affaires étrangères) qui a débuté les marchandages avec Washington selon la stratégie d’Escalade (dissuasive) en annonçant un nombre élevé de centrifugeuses, une activité d’enrichissement en hausse et un stock de 4400 kg d’UF6 pour obtenir le plus grand nombre possible de garantie de sécurité (pour les très nombreux membres de la nouvelle caste dirigeante et aussi pour les agents terroristes qui pourraient les incriminer).

Mais Washington qui ne peut, pour des raisons stratégiques, reculer devant ses adversaires. Tout d’abord, via l’AIEA, il a d’abord nié l’existence de l’important stock d’uranium revendiqué par Téhéran. Puis il a accentué sa politique de pression en reparlant du terrorisme des Pasdaran et en évoquant la possibilité d’un embargo à 100%. Enfin, il a débuté un dialogue en direct par l’intermédiaire de sous-secrétaire d’État pour les Affaires du Proche-Orient, Jeffrey Feltman.

Rohani a n’a pas défendu les Chefs Pasdaran menacés par Washington et il a aussi écarté le clergé et les Larijani en retirant les négociations au Conseil (collégial) de sécurité pour les confier à son ami Zarif. Il a alors également oublié tout soutien à Syrie et a provoqué l’éloignement de la Russie et du Hezbollah.

Le régime était en péril par ses querelles et l’éloignement du Hezbollah et de la Russie. Rafsandjani s’est posé en alternative à Rohani en accusant Assad de répression pour se rapprocher de Washington ! Le clergé a suivi la tendance. Mais les nantis ont paniqué par peur d’un deal express, aggravant la situation économique.

Rohani, mis en danger, s’est rapproché de son rival Larijani (avec un projet d’arrangement avec Londres et l’Europe) qui n’a pas fonctionné. Il s’est alors approché du Chef Pasdaran Jaafari, partisan du SOUTIEN À LA SYRIE pour REGAGNER LA PROTECTION DE LA RUSSIE... Rafsandjani a demandé à son pion le Guide d’inviter les hauts gradés de son clan à une SOUPLESSE HEROIQUE pour bloquer la coalition Rohani-Jaafari. L’appel n’a été entendu et le régime s’est retrouvé à la veille d’une explosion.

Washington a annoncé l’application très rapide de l’embargo à 100% Par ailleurs, il a indirectement évoqué la responsabilité du régime dans les attentats du 11 Septembre, laissant planer la menace de nouveaux mandats d’arrêt tous les dirigeants ! Le régime tout en entier a reculé et a accepté le dialogue à NY en marge de l’AG de l’ONU. Les nantis et les responsables affairistes et ripoux de la Chambre de Commerce Iranienne ont paniqué à l’idée d’un deal rapide ne leur laissant pas de temps pour fuir.

Deux jours plus tard, boycott à 100% du principal défilé militaire du régime par l’armée et les Pasdaran a rappelé au régime sa fragilité. Rohani a décidé de renouer avec la politique de chantage à la déstabilisation régionale. Mais il a échoué. Les nantis ont encore paniqué car il n’y avait pas d’issue... Via la Chambre de Commerce Iranienne, ils ont révélé que le régime avait dépensé la majorité de ses gains pour l’année et n’avait que 2 milliard dollars en réserves !

Rafsandjani s’est encore posé en alternative d’un deal avec Washington en suggérant l’abandon du slogan « Mort à l’Amérique » ! Larijani a réactivé ses dossiers de corruption sur Rafsandjani pour saboter son initiative. Rohani a tenté de relancer sa politique de l’Escalade en annonçant que l’Enrichissement n’était nullement négociable !

La base a confirmé sa rupture par le boycott à 100% des de la semaine de fidélité des Forces de l’Ordre au régime ! Le régime a pendu 5 Hauts gradés des Pasdaran pour trahison.

Washington a eu peur que le régime islamique ne se disloque. Il a commencé des négociations secrètes avec Zarif, le ministre des affaires étrangères de Rohani, pour parvenir lors de la reprise des négociations à Genève à un apaisement partiel sur le taux de l’enrichissement afin de geler les sanctions et éviter la chute du régime islamique nécessaire à ses desseins régionaux.

Les chefs Pasdaran qui sont exclus des décisions du régime ont contré le deal en insistant sur leur fidélité au slogan « Mort à l’Amérique ». Les Britanniques et les Russes ont contré ce dégel en insistant sur des exigences, qui leur avaient été imposées par Washington, comme l’élimination vérifiable du stock d’uranium enrichi à 20%. Le régime n’a pas accepté car ce stock est un outil de pression et de marchandage. Il a ainsi révélé qu’il avait reculé sous contrainte et entendait vite revenir à sa politique de chantage à l’Escalade.

Washington a alors frappé à plusieurs reprises les garde-frontières (Pasdaran) de la région Sistan-&-Baloutchistan se trouvant à l’embouchure du Golfe Persique et abritant un important port commercial et militaire vital pour le ré-approvisionnement et la défense de leur régime. Washington insinuait qu’il pouvait provoquer un embargo de l’intérieur sans s’embarrasser des 5+1. Les mollahs ou les Chefs Pasdaran paniqués n’ont pas défendu les officiers fidèles décimés ou pris en otages lors des attaques. Au retour, ces derniers ont immédiatement cessé de participer à la propagande via leur média et surtout d’intervenir en sa faveur pour stopper diverses manifestations et une importante grève dans la région de Khouzestan qui abritent aussi l’industrie pétrolière iranienne, seule ressource du régime. La panique a gagné tout le monde ! Rohani s’est caché, Larijani a annoncé des décisions, le clergé l’a rembarré. Larijani est parti en Chine pour récupérer 22 milliards des pétro-dollars qui y sont bloqués par la faute des sanctions afin de s’imposer en chef.


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La semaine dernière, Larijani est revenu bredouille, révélant que la Chine avait lâché le régime. La bourse de Téhéran a encore crashé. Lr régime a tenté de provoquer l’Escalade (dissuasive) avec un discours intelligemment anti-américain du Guide repris par Rohani. Washington a esquivé. Le régime devait alors fêter l’anniversaire de la prise de l’ambassade américaine (rupture de la révolution islamique avec son parrain américain), la participation a été inférieure à une vingtaine d’officiels et une trentaine de vieux miliciens. Washington a aussi paniqué : il a introduit l’idée d’un gel des sanctions sans contre-partie juste par respect pour le dialogue en cours ! Washington permettait ainsi au régime de récupérer des dollars bloqués en Asie et pouvait étendre le gel à d’autres sanctions en montrant plus coopératifs.

Mais vu que les besoins annuels actuels du régime se chiffrent à 55 milliards de dollars pour une consommation minimale et pleine de pénuries, l’offre ne pouvait guère être une solution durable, mais un an de calvaire en plus accompagné d’un engagement de se montrer coopératif et doux, ce qui est loin des priorités du régime. C’est pourquoi le régime ne l’a même pas traité dans ses infos.

Washington a frappé plus durement la région clef de la région Sistan-&-Baloutchistan. Le régime a accepté le Mini-Gel proposé par Washington. Mais tous les autres pays du 5+1 et Israël se sont unis pour saboter le dialogue direct entre Zarif et Kerry contrant en bloc le projet qui était destiné à engager les mollahs sur la voie de la capitulation permettant à Washington d’espérer la reprise en main du régime un nouveau départ pour son projet de conquête de l’Asie Centrale.


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Cette semaine, le régime venait d’être sérieusement rejeté par ses alliés et partenaires économiques (la grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, la Russie et la Chine). Il s’attendait aussi à un rejet absolu des journées de deuil du mois de Moharram par le peuple et les Pasdaran rebelles. Il était isolé et fragilisé. Ses dirigeants échaudés se sont réfugiés dans la propagande pour rassurer leurs derniers compagnons et des mini provocations pour aller prudemment vers l’Escalade qu’ils jugent utile pour obtenir des Garanties de Sécurité et quitter le pays devenu hostile. Washington a alterné les cadeaux ou les menaces pour contenir les propagandes gênantes, nuisibles à la mise en œuvres de son Gel des sanctions. Voici le récit en images d’une semaine d’apparence discrète, mais nimbée de grandes difficultés pour le régime agonisant et très contrarié des mollahs.



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La semaine dernière, le régime islamique a été durement rejeté par le peuple et ses derniers serviteurs à l’occasion de l’anniversaire de la prise de l’ambassade américaine. Washington qui ne veut pas la chute du système islamique, mais le dominer pour désorganiser la région et rafler la mise, a évoqué la possibilité d’un gel des sanctions au faux prétexte du respect pour les négociations en cours. Les autres grandes puissances (Angleterre, France, Russie, Chine, Allemagne) n’ont pas suivi car ils ne veulent pas aidé Washington à s’emparer de ce régime pour déstabiliser la région et confisquer tous ses biens. Ils ont agi comme des vraies grandes puissances refusant l’unilatéralisme imposée par Washington depuis plus de 20 ans. Washington aurait pu geler ses sanctions directement, mais il n’aurait pu continuer ses sanctions avec le concours de ces pays. Il devait donc obtenir leur accord et en insistant, il leur a offert une occasion de s’affirmer davantage.

De leur côté, les responsables du régime ont débord refusé car il n’y gagnait rien sauf un sursis chargé de problèmes économiques. Puis, ils ont cédé après quelques nouvelles frappes contre la région stratégique de Sistan-&-Balouchistan. Les 5 grandes Puissances d’Europe et d’Asie se sont ainsi gardées de défier ouvertement Washington, ils ont refusé son projet de gel au faux prétexte du respect des précédentes exigences américaines permettant de rétablir pleinement la vérité sur le programme nucléaire du régime. Les dirigeants du régime n’ont pas accepté car ils allaient perdre l’opacité de leur programme nucléaire qui est leur arme suprême de chantage à l’Escalade régionale. Ils ont ainsi confirmé qu’ils restaient dans leur politique de chantage convaincus de leur impopularité, déterminés à obtenir des Garanties pour quitter en toute sécurité le pays devenu très hostile...

En fin de compte, samedi dernier, Kerry avait encore tenté de renverser les vapeurs en se montrant très complaisant et souriant avec le représentant du régime, mais au retour les Français avaient saboté le deal en exigeant une pleine transparence du programme nucléaire du régime. Le régime ne pouvait céder et en refusant il était de facto beaucoup plus suspect donc exposé à de plus de sanctions ! Le régime a eu de se retrouver avec une plus forte panique. Sa première réflexe a été d’annoncer la vente de ses terrains aux particuliers (les nantis du régime). Il craignait donc une crise dans leur rang. Il a aussi annoncé un pic de pollution mortelle à Téhéran et à Ahwaz, justifiant l’annonce par une la fermeture des primaires pendant 3 jours : il entendait désorganiser la vie active dans Ces deux villes : il craignait donc une agitation populaire et ouvrière.

Confirmation de cette peur : le ministre de la défense du gouvernement Rohani a aussi annoncé un grand rassemblement et une grande manœuvre de Pasdaran Achourayis (miliciens prêts à mourir pour le chiisme comme Hossein lors d’Achoura) pour affirmer la puissance du régime et aussi l’existence d’une base d’intégristes solides et efficaces car on ne voyait nulle part de rassemblements ou de processions en rapport avec le mois de Moharram. Mais dans le reportage photo, on a vu environ 150 miliciens : le régime ne parvenait donc pas à trouver des renforts. Avec si peu de monde à ses côtés, il ne pouvait pas organiser un seul grand rassemblement pour les journées de deuils chiites de Tassoua et Achoura (qui comporte en autre également une prière publique urbaine). Par ailleurs, on a remarqué que les miliciens présents étaient très âgés donc incapables de tenir une rue en émeute plus de 20 minutes. De plus il n’y avait aucun commandant connu et seulement deux officiers ce qui voulait dire que les Chefs Pasdaran avaient refusaient d’épauler le gouvernement Rohani.

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Par son annonce propagandiste de manœuvres des Pasdaran Achourayis, le régime avait seulement mis en valeur sa faiblesse et son manque de cohésion. Comme d’habitude dans ce genre de cas, le régime a eu l’idée de relancer son joker le Mouvement Vert. Il a annoncé le début pour lendemain du procès de Nasrine Sotoudeh, la fausse opposante qu’il avait récemment libérée et innocentée (après un emprisonnement factice) quand il craignait une autre panique. Les faux opposants du Mouvement Vert ne se sont pas mis en œuvre pour relayer la rumeur, le régime a compris que cette option était fichue.

Le gouvernement Rohani a alors annoncé la mise en œuvre d’un nouveau missile de DCA très sophistiqué nommé Sayyad 2 avec des performances similaires au S-300. Ce qui sous-entendait que Rohani était prêt à toute éventualité pour ne pas céder sur l’opacité anxiogène du programme nucléaire iranien.

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Mais en cherchant bien, on a découvert qu’il s’agissait d’une réplique du missile russe sol-air S-75 Dvina opérationnel depuis les années 60, avec peu de résultat, et produit par le régime depuis 2 ans. Ce qui voulait dire que le régime bluffait à fond sur ses capacités et exposait sans aucun remord ses derniers compagnons notamment les derniers officiers fidèles à un danger absolu et inutile au risque de les perdre ! Rohani et ses amis de la caste dirigeante étaient donc totalement désespérés.

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Les Chefs Pasdaran qui espèrent sa chute pour accéder à sa place aux marchandages avec Washington ont publié un dossier complet sur le népotisme de Rohani et le fait qu’il avait placé les zones de libres échanges sous la direction de ses neveux (pour sortir ses avoir du pays en dérive en toute tranquillité)... A nouveau le régime était en péril par la faute de ses faiblesses et ses divisions... L’absence prévisible de mobilisation du lundi à jeudi dans les foyers traditionnels de l’intégrisme à l’occasion des processions de mortification religieuse de Moharram allait confirmer l’isolement des dirigeants entraînant plus de panique interne.

Washington n’a nullement mis le doigt sur le bluff balistique et le désespoir qui l’avait généré afin d’éviter la chute du gouvernement et l’émergence d’une crise grave susceptible d’entraîner la chute du régime islamique nécessaire à ses desseins régionaux. Après l’échec des négociations (qui pouvait être une petite porte de sortie pour le régime), Kerry a évité d’accuser le régime et son gouvernement alors très mal en point le sauvant d’une grande dépression.

Dimanche 10 Novembre 2013 (19 Âbân 1392 & 6 Moharram 1435), on était à J-1 du début des rassemblements et processions officielles du mois de Moharram, à J-1 de la preuve que le régime n’a pratiquement plus aucune troupe. Washington a été attentif à cette situation et s’est gardé d’accuser le régime. L’attitude conciliante de Washington a rassuré les mollahs qu’il n’y aurait aucune sanction de la part de Washington. Les autres puissances qui avaient saboté le rapprochement entre Washington et le régime n’ont également pas évoqué de sanctions pour le refus flagrant du régime d’accepter le protocole additionnel. Le régime a été doublement rassuré : il a oublié la super relance de la fausse opposition via cette Sotoudeh qui ne déchaîne pas les passions. Il a décidé de renouer avec la provocation pour produire l’Escalade qu’il juge nécessaire avant que sa situation périclite par le boycott interne et populaire des cérémonie de Moharram.

Il fallait un coup d’éclat ! Rohani est arrivé au Parlement au prétexte d’un vote de confiance à un ministre de sport dont personne n’avait entendu parler. Il a pris la parole non pour parler de ce ministre, mais des négociations de Genève en affirmant que le régime n’était pas allé à Genève sous la contrainte des sanctions, mais pour défendre ses droits nucléaires et il y avait parlé en position de force ! Il a été vivement applaudi par des rares derniers députés encore présents au côté du régime avant de quitter cette scène avec un large sourire de victoire.

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Par ailleurs, le gouvernement de Rohani a aussi écarté l’offre américaine de Gel donnant accès aux revenus pétroliers bloqués en Asie, en insistant sur le fait qu’il avait obtenu un accord bilatéral avec la Chine pour récupérer ses 22 milliards d’euros bloqués dans ce pays. Enfin, les médias du régime ont vivement attaqué Laurent Fabius qui au sein des 5 Etats refusant l’hégémonie américaine avait contré le projet de Gel partiel et provisoire des sanctions bien que ce projet n’avait jamais été envisagé par le régime comme une solution intéressante et qu’il venait de l’écarter ! Le régime a ainsi prouvé qu’il voulait l’escalade avec tout le monde pour contourner l’esquive américaine. Mais en se montrant aussi radical, il a aussi confirmé que sa situation interne était à tout point catastrophique !

Washington s’est énervé car il ne pouvait plus parler d’un dialogue constructif pour justifier un gel provisoire et partiel des sanctions. Washington devait punir le régime par des frappes, puis reprendre ses négociations secrètes.
- Kerry a accusé le régime d’avoir saboté les dialogue de Genève.
- Dennis Ross, l’ex-conseiller d’Obama sur le Moyen-Orient, a appelé à l’abandon du projet du Gel partiel et provisoire des sanctions car il pouvait remettre en cause tout le processus de sanctions.
- Par ailleurs, le sénateur démocrate Bob Mendez a rejoint les « faucons républicains » pour insister sur la nécessité de nouvelles sanctions.
- Enfin, Farid Zakaria, membre du conseil d’administration du Council on Foreign Relations et du New America Foundation (think tank proche du régime, favorable à une entente avec le régime) a affirmé que Washington ne pourrait jamais conclure un accord avec le régime car de nombreux alliés des Etats-Unis s’y opposaient en raison du rôle important du régime dans le terrorisme au Moyen Orient notamment au Liban et en Syrie !

Après ces salves d’avertissement, on a eu l’émissaire de négociation indirecte : Amano, pion de Washington à la tête de l’AIEA, a annoncé qu’il acceptait l’invitation lancée il y a une semaine par le régime et allait arriver dès le lendemain à Téhéran pour rencontrer le patron du programme nucléaire iranien Salehi et trouver un accord de coopération pour résoudre les problèmes en suspens : enrichissement à 20%, les sites que Washington soupçonne, etc... il y avait de l’arrangement dans l’air ! Poutine a appelé le Roi de l’Arabie Saoudite pendant près d’une heure au téléphone !

L’idée d’un arrangement a aussi agité les gens exclus du pouvoir en Iran. Les Chefs Pasdaran ont annoncé la création d’un Festival de chansons Mort à L’Amérique ! D’autres ont appelé Salehi à rembarrer Amano. Ali Larijani, n’a pas rejeté le dialogue, mais via le Parlement, affirmé que Zandjani, le protégée- ripoux de Rafsandjani, accusé de détournement des ventes de barils, avait aussi un lien avec détournement de fonds à l’Assurance sociale iranienne partiellement attribué à Salehi, pour mettre ce dernier sous pression afin qu’il ne l’oublie pas dans les marchandages à venir. Encore une fois, le régime restait divisé et dans chacun pour soi à l’heure d’une menace ou d’un arrangement final, ce qui ne pouvait permettre d’aboutir au dit arrangement.

Une nouvelle journée d’incertitude politique attendait le régime alors qu’il allait vraisemblablement subir aussi le premier boycott de Moharram. La situation était donc tendue. Elle est devenue plus tendue à l’annonce de l’assassinat par balles de Safdar Rahmat-Abadi, l’adjoint exécutif du ministre du commerce extérieur dans sa voiture, mais il avait péri par par deux balles tirées de l’intérieur de l’automobile ! Or, il n’y a eu aucun commentaire à ce sujet dans les médias du régime car les ministres du régime et leurs collaborateurs n’étant pas armés, cet homme ne pouvait avoir été tué que par son propre garde du corps issus des Pasdaran (encore fidèles du régime, mais en froid depuis les événements au Sistan-&-Balouchistan) ! Le mécontentement interne des Pasdaran encore fidèles venait de franchir un pas. Cela pouvait même être un avertissement aux dirigeants pour qu’ils n’oublient pas leurs cerbères à l’issue des marchandages à venir.

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Le régime a vite clos ce dossier brûlant en parlant de la formation à travers le pays de plusieurs processions et de spectacles religieux nommés Taazieh à l’occasion de l’arrivée de journées obligatoires de mortification du mois saint de Moharram. Mais le régime mentait car il n’y a eu que deux reportages pour illustrer ces dizaines de rassemblements à travers le pays. Un mini rassemblement à Téhéran avec une trentaine de barbus (2 photos) et un spectacle très confidentiel à Ahwaz qui a surtout montré que la ville ne souffrait d’aucune pollution mortelle tout en établissant l’isolement u régime dans cette ville de la région pétrolière et agitée de Khouzestan.

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Ta’azieh à Ahwaz


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Encore une fois, le régime avait mis en évidence ses faiblesses. Ses dirigeants devaient pactiser avec Washington ou renouer avec l’Escalade pour mettre en danger le système qui plait à Washington pour l’amener à leur accorder des garanties pour quitter le pays devenu très hostile à leur égard.

Lundi 11 Novembre 2013 (20 Âbân 1392 & 7 Moharram 1435), Amano est arrivé à Téhéran très tôt. Après avoir changé de cravate et arboré un rose très joyeux, il a rencontré Zarif, le ministre des affaires étrangères du régime et Salehi, le directeur du programme nucléaire du régime.

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Rohani n’était pas là : il était officiellement dans une mosquée à plusieurs kilomètres de Téhéran où il ne se passait rien ! Il ne participait pas à l’accord attendu par Washington, ce qui laissait supposer qu’il restait dans son rôle de défenseurs des droits nucléaires du régime... et connaissant le modus operandi du régime, il restait dans une tactique de double jeu pour renier plus tard l’accord avec l’AIEA afin de relancer l’escalade et forcer Washington à accorder des garanties de sécurité aux membres du régime.

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Les chefs Pasdaran exclus des marchandages se sont réunis au prétexte de la 2nde anniversaire de la mort du général des Pasdaran Tehrani-Moghadam, patron des études balistiques du régime, dans une explosion suspecte attribuée à Israël. Nous avions à l’époque découvert qu’il n’avait pas de lien avec les études balistiques ou la production de missiles et n’avaient donc aucune raison d’être présent sur le déport de munition qui avait explosé sans provoquer de fumée noir ! Le récit de sa mort comportait également d’importantes incohérences. Cet assassinat aux détails suspects avait eu lieu juste après le meurtre à Dubaï d’un agent des Pasdaran (dans sa chambre) alors qu’il était en pourparler avec Washington pour le sauvetage du régime tout entier. Les indices laissaient supposer que le général des Pasdaran Tehrani-Moghadam avait été éliminé en représailles au meurtre de Dubaï et que de fait, il était un membre très élevé des Pasdaran rebelles partisans de la fin du régime et hostiles à tout ce qui le sauverait.

A l’époque, le régime avait insisté sur son rôle dans les études balistiques pour nier sa rébellion. Il l’avait également qualifié de martyr de la révolution islamique pour nier sa rébellion, mais l’avait vite oublié en ne signalant pas sa disparition dans les éphémérides officielles et en oubliant son portrait dans les commémorations et les cérémonies officielles en l’honneur des fidèles assassinés par les ennemis du régime. D’ailleurs cette année, le régime n’avait pas annoncé de commémoration en sa mémoire. De plus, s’il devait organiser une journée d’hommage à cet homme, cela devait avoir lieu le lendemain, le mardi 21 Âbân et non ce lundi. Les Chefs Pasdaran avaient choisi cet anniversaire (proche) comme un prétexte afin de se réunir et parler de la position à adopter dans le nouveau jeu de Rohani. Larijani, également exclu des marchandages et incapables d’y pénétrer a rejoint ce rassemblement s’approchant timidement, par nécessité politique. Alors qu’il ne cesse de combattre les Chefs Pasdaran qu’il considère comme des adversaires.

On avait de fait, des serviteurs du régime réunis en mémoire d’un ennemi du régime pour parler de la capacité de Rohani a réussir à arracher des garanties de sécurité pour tout le monde. Les visages étaient graves, mais il n’y a eu aucune déclaration contrariant les marchandages en cours : les chefs Pasdaran et Larijani étaient prêts à accompagner le double jeu (vraisemblablement) projeté par Rohani dans l’espoir d’avoir leur part du gâteau !

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Photo étirée en longueur pour donner l’impression d’une foule importante !

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D’ailleurs aussitôt, le Parlement a annoncé qu’il n’avait même pas pu établir de lien entre Zandjani et les détournements pétroliers pour lesquels il est devenu célèbre ! Mais, le Pouvoir Judiciaire des Larijani a dans le même temps annoncé que le procès d’Ahmadinejad (membre du clan Rafsandjani et ex-patron de Salehi) pouvait avoir lieu bientôt... pour se garder une marge de manœuvre sur Salehi.

A peine les Chefs Pasdaran et Ali Larijani étaient parvenus à la décision de ne pas contrer Rohani, mais de l’accompagner, que Salehi et Amono sont sortis de leur réunion après 2h30 de discussion pour annoncer un accord de coopération d’une durée de 3 mois prévoyant l’inspection du site d’Eau Lourde d’Arak et de la mine d’uranium de Gatchin dans le but de rassurer les grandes puissances sur le pacifisme du programme nucléaire Iranien !

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Nous avons cru à une blague car le Site d’Eau Lourde d’Arak est déjà sous surveillance de l’AIEA et la mine de Gatchin n’a aucune qualité technologique ! Il n’y avait aucune référence à l’inspection de la base militaire de Partchin, accusée périodiquement par Washington et l’AIEA d’être servi de site pour des tests nucléaires militaires. Le régime n’avait rien à faire pour rassurer les grandes puissances !

Puisque le régime refusait de coopérer dans le but de provoquer une Escalade et un chantage pour obtenir de sa part des garanties de sécurité, Washington lui avait envoyé son bon serviteur Amano pour attester de la coopération du régime avec l’AIEA à l’issue de quelques inspections bidons, histoire de neutraliser de force sa politique d’escalade sur une durée de 3 mois, geler certaines sanctions pour affaiblir ce régime islamique (nécessaire à ses desseins) sans l’anéantir. Puis, à l’issue de ce délai, le 10 février prochain, à la veille de l’anniversaire de la révolution islamique, il pouvait lui délivrer un certificat de bonne conduite, pour montrer qu’il ne veut pas changer le régime, mais parvenir à un échange de bons procédés : moins de sanctions pour plus de coopération dans divers domaines ! Washington projetait un désarmement progressif des mollahs pour prendre le pouvoir en douce car il ne peut y parvenir par les sanctions, en les acculant dans le désespoir, sans risquer une une crise interne forte susceptible de détruire leur système islamique désorganisant à jamais son projet d’expansion régionale grâce à l’islamisme.

Washington avait déjà joué ce jeu en remplaçant Bush par le gentil d’Obama. Le régime avait accepté le jeu d’apaisement d’Obama, mais avait vite remis en cause le dialogue ou les concessions demandées exigeant des concessions sans cesse plus nombreuses de la part de Washington pour parvenir à une escalade et forcer Washington à reculer.

A l’époque (il y a 6 ans), l’objectif du régime était de neutraliser les sanctions et demeurer au pouvoir grâce à ses liens avec l’Angleterre, la Chine et la Russie, mais entretemps, Washington a renforcé son expansion et dérobé les frères musulmans à l’Angleterre pour dominer l’Afrique du nord au détriment des intérêts britanniques et chinois, Washington a aussi soutenu l’arrivée au pouvoir des islamistes turcs à proximité de centres d’intérêts russes, obligeant l’Angleterre, la Chine et la Russie à voir dans tout islamisme un danger. Ils ne cessent de prendre de distance avec le régime et ses dirigeants. Ces derniers ont aussi perdu presque tous leurs serviteurs de bases. Ils ne peuvent plus rester au pouvoir. Ils ne cherchent plus l’Escalade pour forcer la fin des sanctions afin de rester au pouvoir : ils provoquent l’Escalade pour mettre en danger le régime convoité par Washington pour qu’il leur accorde des garanties pour quitter le pays sans craindre l’arrestation, la prison ou la mort.

Par le passé, face à leur Escalade délibérée, le smiley Obama avait finalement dû reconduire les sanctions des années précédentes puis revenir au discours de Bush, promettant des frappes et de nouvelles sanctions. Là, Washington ne demandait rien au régime et s’apprêtait à lui offrir un certificat de bonne conduite pour qu’il ne puisse pas se dérober à ce jeu d’apaisement forcé. La participation d’Amano était un plus pour neutraliser une remise en cause de l’accord pour des annonces nucléaires anxiogènes. L’hostilité implicite de l’Angleterre, la France, la Chine et la Russie et leur exigence implicite du maintien des sanctions ne permettait pas aux mollahs de refuser l’apaisement forcé qui devait les désarmer. Washington avait enfin trouvé le moyen de mener le régime agité des mollahs à son insu vers un désarmement forcé. Le régime était fichu à long terme à moins sans capacité de reculer par peur de sanctions de ses ex-partenaires l’Angleterre, la France, la Chine et la Russie. Il devait agir pour sortir de ce piège.

Le ministre des affaires étrangères du régime, Zarif, a pris la parole pour critiquer avec 24 heures de retard, les propos de Kerry, prononcés avant l’accord avec Amano et attribuant l’échec de Genève non pas à l’éveil du multilatéralisme, mais au régime. Sur la base de ses propos devenus obsolètes après l’accord signé par l’AIEA, Zarif a déclaré sur son compte Tweeter, à l’attention de l’opinion américaine, que les propos (mensongers) de Kerry ne permettaient pas de rétablir la confiance entre le régime et les Etats-Unis. Il a avertit Washington de cesser ce comportement sous peine de perdre toute crédibilité aux yeux du régime (laissant de facto supposer une rupture des négociations et un retour à la confrontation de la part des mollahs isolés et acculés pour obtenir une porte de sortie honorable). A peine deux heures après la signature de l’accord, le régime isolé et acculé le remettait en cause. Il y a six ans, il avait remis en cause l’apaisement proposé par Obama au bout de plusieurs semaines. Le régime devait se sentir bien en danger pour jouer ainsi avec le feu.

Le même jour, on a eu une info très intéressante : le régime a affirmé que les dizaines de millions d’ampoules basse consommation importées de la Chine étaient très cancérigènes, encourageant le peuple à éteindre les ampoules et lui permettre de préserver ses stocks de l’électricité. Le manque de courant est l’un des problèmes majeurs du régime. Le taux de production a commencé à baisser en été 2008 -

(4741), 8 mois après les sanctions bancaires américaines asséchant les réserves du régime et sa capacité de s’approvisionner en carburant. Depuis, le régime n’a cessé de rationner la fourniture -

(4705) de courant entraînant la faillite des PME et un important ralentissement de production dans ses propres grandes entreprises. Récemment, pour éviter le black-out qui sera synonyme d’un chaos absolu et de la fin du régime, les dirigeants avaient confisqué les eaux du pays entraînant des sécheresse puis des émeutes paysannes. Ils ont dû relâcher un peu de leste sur les paysans. Ils ont alors affirmé que les antennes de télévision provoquaient des cancers ou la stérilité pour inciter le peuple à réduire sa consommation. En ce jour, ils accusèrent les ampoules de provoquer de nombreux cancers, pour encourager le peuple, mais aussi les entreprise à réduire leur consommation, laissant supposer que la situation de production électrique était dans le rouge absolu et que le régime avait agi en force et avec excès car il avait très peu de délais à sa disposition avant de sombrer dans le chaos.

L’Angleterre qui avait toujours soutenu ce régime, mais n’en veut plus depuis qu’il a perdu la direction des extrémisme islamique, a publié un article sur les larcins choquants du Guide Suprême pour encourager la haine contre les mollahs et provoquer leur chute avant qu’ils ne cèdent sous le poids de pressions de Washington !

On n’a vu personne dans les rues pour défendre le Guide ! Il n’y avait pas ailleurs toujours personne dans les rues pour les deuils de Moharram alors que cette 7e journée de ce mois devait donner lieu à des centaines de processions religieuses d’intégristes vêtus de noirs se frappant la poitrine et la tête avec des chaînes ou des machettes ! Le régime était démasqué : il était clairement abandonné par les siens. Par ailleurs, l’absence de processions religieuses remettait en cause le respect de l’Islam par leur peuple et la possibilité pour le régime d’annoncer l’existence d’une base de fervents intégristes prêts à tout pour sa survie.

Aref, l’ex-candidat présidentiel (officiellement) modéré, forcé de quitter la scène en faveur de Rohani, a lancé un appel à la mobilisation pour une procession religieuse à l’université Sharif avec à la clef du potage offert pour la réalisation du vœu de la survie du régime ! Il espérait aussi se poser en alternative. La mobilisation n’a pas dépassé les 25 personnes dont pratiquement aucun vêtu en noir. Il s’(agissait donc de figurants. Par ailleurs, dans ce petit nombre de gens, seulement 3 ont goutté à la soupe d’Aref, révélant que même les figurants du régime ne voulaient aider la réalisation du vœu de survie !

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Le régime était au fond du trou. Son isolement pouvait entraîner de nouvelles ruptures. Il devait réussir à mobiliser tous les membres pour assister aux côtés du Guide à la première des 5 nuits de prière et de lamentation collective organisées par le régime à l’occasion de Moharram. Très rapidement, les médias du régime ont évoqué un départ précipité de Rohani de cette rencontre en protestation à des cris de Mort à l’Amérique et à la décision du Guide d’inclure au programme un réciteur ultra-intégriste (hostile au dialogue avec les Etats-Unis). Le récit était invraisemblable car le Guide (pion de Rafsandjani, mais soumis au vote du Conseil des Gardiens, contrôlé par le clergé pour occuper son poste) ne cesse d’affirmer son soutien à Rohani (le candidat du même clergé) au point de lui accorder les pleins pouvoirs dans les négociations avec Washington. Il ne pouvait donc désavouer Rohani sans s(attirer les foudres du clergé. Par ailleurs, le reportage photographique sur le rassemblement a révélé un Guide très souriant avec Ali Larijani et le chef des Pasdaran Jaafari, et surtout très complice avec Rohani chargé de la mission délicate de provoquer une escalade pour sauver la caste dirigeante.

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Source Khmenei.ir ( grand format)

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Nous avons compris la raison de l’intox du régime en regardant les photos de la salle : contrairement à l’usage et la tradition du régime, il n’y avait pas les officiers de Pasdaran dans les premiers rangs pour affirmer leur communion avec le régime et son Guide spirituel. Les très hauts officiers vus ce matin pour débattre sur le dialogue avec Washington étaient aussi absents.

Sur la même photo d’ensemble, nous avons également constaté le manque de chemises noires, mais aussi le fait que les gens situés au fond sous le « balcon » (entièrement drapé en noir) étaient d’une part très flous et d’autre part bien éclairés alors qu’ils étaient devaient être dans une presque obscurité en raison du tissu noir enveloppant le balcon et recouvrant de facto ses éclairages !

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Sur une autre photo, on a vu au même endroit des gens debout, encore une fois éclairés, mais aussi très nets, alors que les gens placés sous des projecteurs et plus proches de la caméra étaient flous et très mal-éclairé. De plus, chacun des individus regardait dans des directions différentes, mais aucun là où était assis le Guide ! Certains étaient très grands, touchant du bout des doigts la sous face du balcon situé à 5 m de hauteur ! On voit un enfant plus haut que tout le monde ! On avait là un grossier trucage dû non à la bêtise mais à la nécessité de maquiller à la hâte de dizaines d’images pour nier l’absence de toute cohésion au sein du régime ! Lasalle a d’ailleurs été vide à cet endroit car on ne voit pas le reflet de cette foule dans toile plastique couvrant le dessous du balcon, mais l’on voit le reflet des murs qui se trouve derrière ! Magie de la photo !

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Dans l’important lot d’images trouvées sur le site du Guide, il y avait une photo prise depuis l’arrière au niveau du sol. C’est un point de vue qui ne laisse pas assez de recul pour trafiquer l’image. C’est sans doute la vraie foule présente : une cinquantaine d’individus assis dans le pénombre sans aucune rigueur vestimentaire, sans le noir de rigueur : donc encore une fois des figurants trouvés à la dernière minute et rendus homogènes grâce au pénombre.

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Le régime avait inventé le récit sur Rohani pour insinuer l’existence d’une base d’intégristes car il était humilié par l’absence du soutien de ses derniers officiers fidèles et terrorisé à l’idée de ne pouvoir organiser à l’occasion de la partie finale des deuils qui débutait le lendemain non pas des centaines processions, mais au moins une procession par ville pour affirmer qu’il a encore une réserve de partisans solides et efficaces.

Le régime était attrapé par la réalité de sa fragilité. Plus isolé et acculé que jamais, il devait provoquer une Escalade nuisible au système islamique convoité par Washington pour obtenir de sa part des garanties de sécurité pour ses membres pour qu’ils puissent quitter le pays devenu hostile en toute tranquillité.

Le ministre des affaires étrangères Zarif alors accordé un long interview à minuit à la principale chaine iranienne pour affirmer que le régime n’allait jamais abandonner ses actuelles activités nucléaires !
- Zarif a précisé qu’à Genève il avait imposé sa propre feuille de route : la reconnaissance par les 5+1 des droits nucléaires des Iraniens (sous-entendu : le régime).
- Il a ajouté qu’il avait à son arrivée déclaré qu’il estimait un accord possible car l’Iran avait toujours été très transparent sur ses intention en affirmant son rejet de la bombe nucléaire, mais qu’il avait alors constaté que les 5+1 n’étaient pas d’accord entre eux. C’est pourquoi il leur avait demandé d’aller discuter deux par deux avant de revenir lui exposer respectueusement leur progrès quant à la pleine reconnaissance des droits nucléaires du régime.
- Il s’est dit optimiste car (sous-entendu : sous sa direction) les 5+1 étaient parvenus à des progrès sur la reconnaissance respectueuse des droits nucléaires de l’Iran et de fait, un accord était possible avant la fin de l’année (iranienne, donc avant fin mars 2014).
- Il a ajouté qu’il allait aussi se rendre dans tous les pays voisins (tous aujourd’hui alliés aux Etats-Unis) pour affirmer qu’ils n’avaient rien à craindre de l’Iran puisqu’il ne fait rien de mal et qu’ils admettaient son rôle positif dans la région !
- Il a ajouté que seul l’Etat sioniste était inquiet des progrès de l’Iran....
- Il a enfin déclaré que l’Iran avait aussi d’excellentes relations avec la Chine, la Russie et de nombreux pays occidentaux des 5+1 et de fait il ne se faisait aucun souci !

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Nous avons vu un discours multicouches : des provocations pures et simples pour énerver Washington ou les 5+1. L’utilisation du mot « Iran » à la place de « République Islamique » pour flatter le peuple. L’affirmation que le régime encore des amis surtout dans les pays arabes et musulmans (du Golfe Persique)... pour rassurer (si possible) les paniqués de l’Intérieur détenteurs de comptes secrets aux Emirats.

A travers Zarif, le régime cherchait la confrontation et le chantage avec les Etats-Unis et les 5/1 tout en espérant amadouer le peuple et enfin rassurer es compagnons paniqués afin qu’ils se mobilisent en sa faveur en cessant de boycotter ses manifestation et dans l’immédiat à se mobiliser publiquement pour la période finale des deuils de Moharram, pour lui donner la possibilité d’affirmer qu’il n’était pas fini et avait encore une réserve de partisans solides et efficaces.

Mardi 12 Novembre 2013 (21 Âbân 1392 & 8 Moharram 1435), mais Zarif, n’a pas fait mouche car Washington a esquivé la provocation du régime par une mini commentaire sur CNN. Par ailleurs, Obama a encore insisté sur le gel nécessaire de certaines sanctions pour aider la volonté de dialogue du régime ! Il est même entré en conflit avec le congrès pour dire que si l’on ne gelait pas ses sanctions on arriverait à une situation de guerre, ce que personne ne veut.

Les flatteries de Zarif n’ont également pas satisfait le peuple car a commencé la journée par la nouvelle effrayante de la mort d’un jeune par immolation et les protestations de victimes du grand séisme d’Azerbaïdjan se plaignant de vivre après un an encore dans des baraquements métalliques de chantier !

Enfin, les fausses annonces de soutien des pays arabes du Golfe Persique ou encore de la Chine n’ont pas convaincu les derniers compagnons du régime sur ses chances à survivre et il n’y a eu encore une fois aucune procession religieuse dans les rues à l’initiative des gros bras ou des amis nantis du régime ! Le régime ne pouvait pas bénéficier de processions pour affirmer qu’il avait une réserve de partisans solides et efficaces.

Alors, à l’instar de Cocteau qui disait : « Devant ces faits qui nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs ! », le Guide a lancé une fatwa pour affirmer qu’organiser des processions et perturber la tranquillité des gens était à ses yeux catégoriquement Haram ( c’est-à-dire illicite au regard de la charia).

Dans une seconde Fatwa, pour expliquer l’absence de mortification, il a déclaré que se frapper et blesser son corps lors de processions d’Achoura était aussi Haram ! Pour expliquer l’absence de diffusion de chants religieux dans les allées du Bazar ou ses mosquées, il a lancé une autre fatwa affirmant que ce genre de chants et de sonorisation était également Haram car cela pouvait perturber la tranquillité des gens ! Pour minimiser le boycott d’installation de drapeaux de deuil par les siens au-dessus de leur lieu de vie ou de travail, il a affirmé par une autre fatwa que les drapeaux et les bannières n’avaient rien de religieux ! Enfin pour donner une justification religieux à l’absence d’images pour Achoura, il a affirmé dans une dernière Fatwa que filmer des processions était également Haram ! Les grands mollahs du clergé conscients de la gravité du boycott d’Achoura n’ont guère critiqué ces fatwa religieusement ridicules et politiquement débiles.

Le régime divaguait pour persuader ses compagnons qu’il a encore une chance de survie. Les Anglais ont jugé le moment opportun de l’affaiblir : Ashton a rappelé son soutien absolu à Fabius (donc son hostilité à un arrangement avec le régime). Par ailleurs, Reuters a publié un second volet sur les larcins de Khamenei (le symbole du pouvoir) alors que les plus grands voleurs du régime sont Rafsandjani et les grands du clergé. Etant donné que le Mouvement Vert prenait comme cible le Guide (qui constitutionnellement n’a aucun pouvoir politique) pour ne pas toucher la constitution du régime, cette focalisation sur le Guide pouvait porter à croire que Londres revenait vers un soutien aux faux opposants internes. Mais nous pensons que Londres cherchait simplifier processus de l’accusation de corruption pour mieux éclabousser le régime.

Israël qui par le passé a toujours aidé Washington à préserver les mollahs car il voyait en eux des agitateurs nécessaires pour diviser le monde musulman, avait la semaine dernière pris ses distances avec cette politique suicidaire en retardant Kerry sur sa route vers Genève pour permettre à d’autres ministres des affaires étrangères des 5+1 d’arriver avant lui. Cette semaine, Israël n’a plus parlé de dialogue comme le veut Washington. Dans le sens de Londres, il a tenté de déstabiliser les compagnons du régime en divulguant qu’il avait enregistré sous l’effet de sanctions une perte sèche de 130 milliards de dollars en 2012 et de 170 milliards de dollars en cette année en cours !

Le Gouvernement Rohani n’a pas osé surenchérir via Zarif, ni polémiquer avec Londres ou Tel-Aviv. Il la seulement tenté de les contredire en affirmant que la Chine s’était engagée à restituer les 22 milliards de dollars bloqués sur son territoire sous forme d’investissement dans le secteur pétrochimique en Iran. Par ailleurs, le régime a affirmé que la raffinerie de Shazand avait étendu ses capacités de production d’essence et de pétrole blanc (Kérosène) , carburant nécessaire pour la production d’électricité pour rassurer qu’il gérait la situation pour éviter le black-out qui sera la fin de tout. Cette insistance sur la capacité de production, nous a paru intéressant. En vérifiant les chiffres on s’est aperçu qu’ils dataient de 2011, ce qui veut dire que le régime n’avait pas fait de progrès depuis et qu’il n’osait même pas l’affirmer de peur d’être pris à défaut par ses nantis qui n’en peuvent plus...

On était également à la veille de Tassoua (« 9e » jour en arabe), dernière journée complète pendant laquelle Hossein, le fils d’Ali était en vie, avant la bataille qui devait l’anéantir avec ses compagnons le lendemain - journée d’Achoura (« 10e » jour en arabe)- à Karbala. On devait conformément l’image islamique officielle avoir des villes et des mosquées remplies de processions, des rassemblement pour écouter des chants religieux ou des spectacles de la bataille d’Ashoura, mais il n’y avait RIEN. Aucune photo ou reportage. Un peuple disant NON à l’Islam et au régime !

L’agence Mehr proche du clergé et de Larijani a tenté une mini intox avec un reportage nommé les Femmes d’Achoura où l’on ne voit rien qui ait un rapport avec Achoura, mais une veillée sur des tombes de soldats morts pendant la guerre Iran-Irak. Vraisemblablement, des images d’archives ?

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Le Guide devait encore recevoir dans sa mosquée les hauts responsables du clergé, de la politique et des Pasdaran et on a encore vu le même genre d’images trafiquées que la veille avec très peu de foules nette, des zones inexplicablement floues ou la barrière de jeunes début regardant n’importe où, le fond de la salle.

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Mercredi 13 Nov. 2013 (22 Âbân 1392 & 9 Moharram 1435)
Journée de Tassoua avec obligatoirement des Rassemblements Populaires
, la mobilisation a été presque nulle à Téhéran avec environ une centaine de personne sur la place Emam Hossein et seulement trente personne au Bazar ! A Machhad vu la participation également de seulement une centaine de personne, le régime a renoncé aux nombreux et gigantesques sites religieux de la ville. Par ailleurs on n’a rien vu pour Tabriz, Rezayieh, Shiraz, Ispahan, Yazd, Kerman, Hamedan, Ahwaz, Bandar-Abbas, Rasht et même Qom, siège du clergé iranien ! C’était un désaveu total.

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Le régime n’avait plus aucune réserves de partisans. Il était à une courte distance de la chute. Washington a décidé de mettre le régime devant un ensemble de sanctions en suspens, de quoi le secouer sans aggraver le désaveu général : tout d’abord, son allié l’Argentine a annoncé l’annulation de l’accord sur une nouvelle enquête sur l’attentat d’Amia en raison du manque de coopération du régime, laissant supposer la réactivation des mandats d’arrêt contre ses responsables. Puis son allié, le Yémen, un des soi-disant amis de Zarif, a affirmé que le régime alimentait ses terroristes en armes semi-lourdes. Ensuite, les Emirats, un autre soi-disant ami de Zarif, a affirmé que le régime déstabiliser le golfe Persique. Enfin Kerry a annoncé aux sénateurs exigeants des sanctions sur le nucléaires de lui accorder encore quelques semaines ! Cette annonce à double sens menaçant le régime insinuait l’annulation unilatérale de l’accord signé deux jours plus tôt entre l’AIEA et le régime, mais les médias américains (instrument de pouvoir américain) n’ont pas commenté le sujet, pour laisser le régime dans un flou anxiogène. Amano est aussi resté silencieux. Londres a eu l’idée intéressante d’interroger Amano pour augmenter la panique interne du régime. L’homme des Américains devait s’exprimer. Il a penché dans le sens de l’annonce de Kerry en affirmant « No big change in Iran nuclear work under Rouhani » pour justifier les sanctions annoncées par l’Américain dans quelques semaines.

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Pour paniquer davantage les derniers compagnons du régime, Londres a révélé que la production pétrolière iranienne avait baissée de 16,000 barils en octobre.

Le régime a paniqué car il avait subi des baffes de partout : du peuple, de Washington, de ses alliés régionaux et enfin des Anglais ! Le responsable du programme nucléaire iranien, Salehi, a affirmé que le régime n’avait qu’un but : coopérer avec l’agence ! Salehi a aussi affirmé l’intention de Rohani d’acquérir 29 centrales nucléaires auprès de la Russie afin de séduire ce pays et la sortir de son alliance de facto avec Londres. Moscou n’a rien dit en faveur du régime.

Le régime a annoncé l’arrestation de l’auteur du meurtre de Safdar Rahmat-Abadi, l’adjoint exécutif du ministre du commerce extérieur pour affirmer sa puissance policière et intimider le peuple qu’il l’avait humilié. Les faux opposants du régime ont aussi évoqué un cas de torture terrible et la construction d’une nouvelle prison très dure pour insister sur sa puissance répressive. L’épouse de Karroubi (le mollah ripoux recyclé en opposant) est alors apparue sur Youtube pour parler de la santé de son mari et de sa lutte pour le peuple et aussi afin de relancer le Mouvement Vert dont le rôle est d’infiltrer les contestations pour les contrôler de l’intérieur. Le régime a ainsi admis qu’il craignait le pire. Mais l’épouse de Karroubi a été copieusement insultée par les jeunes qui arrivent à contourner les barrière. Elle a vite disparu de la scène.

Le quotidien Shargh proche de Rafsandjani a tout d’un coup diffusé la liste complète des compagnies appartenant à Zandjani, le protégé ripoux de Rafsandjani. Etant donné que ce dernier ne pouvait se mettre en danger, le journal venait de s’émanciper de son mentor pour se rapprocher du peuple qui sous peu pourrait être promu juge, partie et bourreau.

Dans la soirée, le Guide devait encore réunir les élites dissonantes du régime pour une prière de la veillée d’Achoura. La mobilisation est restée négligeable, le régime a baissé la lumière pour cacher ce boycott.

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Le bureau de Guide a annoncé qu’il y avait aussi du monde au dehors autour de la Maison du Guide ! La photo montrait une trentaine de personnes non vêtus de noir dont un enfant en rouge, couleur strictement interdite pendant Moharram : ce qui veut dire que l’on avait ramassé sans distinction des rares passants prêts à jouer le jeu (peut-être même sans leur dire pourquoi car ils semblent dans le vague) !

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Jeudi 14 Novembre 2013 (23 Âbân 1392 & 10 Moharram 1435)
Journée d’Achoura avec obligatoirement des Rassemblements Populaires,
des spectacles religieux, des processions très ferventes et enfin,
une prière collective à midi dans les rues de toutes les villes du pays.


La mobilisation a été dramatiquement nulle car on a seulement vu 2 minuscules cas de prieurs d’Achoura.

Tout d’abord, une cinquantaine ou centaine de gens en train de prier à Ispahan. La photo toute entière pose un problème car il y a des contradictions entre les ombres au sol et par ailleurs entre la lumière sur les arbres et certains prieurs et la lumière sur les façades en arrière plan. Par ailleurs, les gens situés après les deux premiers rangs ne sont pas éclairés comme par un temps ensoleillé. La perspective de la foule est également fausse, de même que la perspective de la place (il y a un conflit entre la foule et les arbres). Enfin certains des gens situés après les 2 premiers rangs n’ont pas de jambes ! Nous avons conclu à un grand collage natif. Ce qui revient à dire qu’il n’y avait personne dans les rues d’Ispahan pour Achoura (ce qui ne nous étonne guère car cette ville est à la pointe de la contestation du régime depuis l’été 2009).

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A Téhéran, la situation était presque tout aussi mauvaise pour le régime car les photos montraient encore une foule d’une soixantaine de prieurs (avec une perspective déformée) après un minuscule spectacle de Reconstitution d’Achoura ! Sur les images, on voyait deux groupes de 100 spectateurs et des gardes, mais qui n’avaient pas pris part à la prière donc vraisemblablement des personnages copiés collés !

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A Machhad, on n’a vu une trentaine de gros bras se frappant mais aucune image de prière, les gens autour ne semblent d’ailleurs pas de la même échelle, il s’agissait donc d’images d’archives de processions autres que Achoura et un dopé collé de spectateurs.

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Enfin, on a rien eu pour toutes les autres grandes villes comme Tabriz, Rezayieh, Shiraz, Ispahan, Yazd, Kerman, Hamedan, Ahwaz, Bandar-Abbas, Rasht et même Qom, siège du clergé iranien ! Et l’on n’a vu aucun haut dirigeant : normal, ils n’osaient pas sortir avec au mieux 60 partisans à leur côté dans tout le pays, plus spécialement à Téhéran qui a 10 millions d’habitants ! Rohani qui est censé avoir obtenu 60% des voix lors des dernières présidentielles, n’a pas pu trouver 60 personnes pour prier avec lui. Il est allé à l’hospice de Kahrizak pour s’imposer aux mamies qui ne pouvaient pas refuser sa présence. Les employés de l ’hospice n’ont pas joué le jeu et il n’a pu y jouer les meneurs de bal. Il n’y a pas eu de prière. Il s’est contenté de poser avec ses proches en train de frapper mollement la poitrine !

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C’était donc encore un désaveu total et même un désaveu plus fort que la veille ! Le régime a alors fui dans la propagande extrême en annonçant une mobilisation hors norme et des prières collectives d’Achoura dirigées par ses notables dont le président Rohani, sauf qu’il n’existe aucune image de cette mobilisation et des prières collectives annoncées en particulier la prière gigantesque dirigée par Rohani. Le régime niait éhontément son désaveu.

Amano, l’ami de Washington à la tête de l’AIEA, a publié un rapport suite à sa visite (de 3h ) en Iran pour affirmer que le régime n’avait pas augmenter ses centrifugeuses depuis l’arrivée au pouvoir de Rohani. Amano a affirmé que cette pause n’avait pas de motif technique et qu’elle ne pouvait être motivée que par l’envie sincère des mollahs de coopérer avec l’agence. Grâce à cette affirmation, certificat de bonne conduite délivrée en accéléré aux mollahs, Obama a demandé un délai au Sénat pour désactiver 5% des sanctions et permettre au régime islamique utile aux projets américains de prolonger son existence en accédant à ses dollars bloqués en Chine !

On s’est dit que l’on vivait dans un monde bien injuste. Londres a tenté de semer le désordre dans ce tableau idyllique en publiant un 3e volet sur la corruption de Khamenei et du régime. Mais finalement nous avons retrouvé notre espoir inébranlable dans un avenir meilleur grâce à un nouvel échec de mobilisation interne du régime pour la veillée de lamentation de Sham-e-Ghariban ou la nuit des Etrangers (en référence aux survivants civils de la bataille de Karbala qui n’avaient plus aucun endroit pour vivre) : on a eu seulement trois reportages sur seulement 2 sites (chez le Guide, à l’intérieur & à l’extérieur, mais aussi à Machhad).

A Machhad, à défaut du peuple ou de ses Pasdaran, le régime a fait appel aux milliers d’employés du gigantesque Mausolée de Reza, mais il n’a pu réunir que seulement une centaine d’entre eux.

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Chez le Guide, on a fait le noir complet pour cacher le boycott qui était encore plus important, pour les extérieurs, on a ajouté une foule plus petite en taille au centre de l’image pour lui donner plus de profondeur. En remplaçant cette centre centrale trafiquée par des gens de taille adéquate (comme ceux des bas côtés au fond) on arrive à 8 rangés d’environ 8 personnes donc environ 60 personnes qui ne portent pas de noir, ne prient pas et sont seulement plantés là donc vraisemblablement une foule d’archive sans lien avec Achoura. Preuve que le régime n’avait pas de vrais partisans à ses côtés et ne peut quel que soit la complaisance de Washington résister à un imprévu.

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Vendredi 15 Novembre 2013 (24 Âbân 1392 & 11 Moharram 1435), à Washington, Ma Cain a accordé deux mois à Obama !

A Téhéran, l’agence ISNA officiellement proche de Rafsandjani a aussi lâché le régime en faveur du peuple en révélant que 27 grandes compagnies publiques ou privées étaient boudées à la bourse de Téhéran en raison de leur mauvais résultat (autrement dit en raison de leur faillite) :
- Iran Khodro, Iran Khodro Diesel, Saipa (Société Anonyme Iranienne de Production Automobile)
- les entreprises pharmaceutiques : Darou-sazi Amin, Darou-Pakhsh, Kimi-darou, Iran Darou
- Ciment Kaoun, Ciment ILâm, Kashi-pars, Ceramic Sina, Khak Tchini, Sanayeh Kaf (fabricaunt de revêtements de sol)
- les entreprises alimentaires : Labaniat Kalber, Dasht Morghab, Behnoush Iran, Touly press
- le fabricant de cable et d’isolant Jooshkab Yazd
- les fabricant de file artificiel : Poly Ekryl & Sanayeh Aliaf Masnouï
- Industrie chimique Rangin et la société service maritime TideWater !

Le régime perdait des serviteurs. Il s’est encore réfugié dans la propagande en affirmant sa puissance militaire et sa détermination à dire non à l’Amérique. On a encore vu une foule immense à la prière de Vendredi, foule cependant factice car on voit distinctement deux types de têtes : avec ou sans visage, une composition grossière prouvant qu’il n’a qu’une centaine d’individus à ses côté. D’ailleurs, le soir même, le Guide devait recevoir les partisans du régime pour l’une ultime veillée et on n’a pas vu les 5000 de la photo générale de la prière de vendredi mais une image faite de plusieurs collages indiquant une mobilisation de moins de 20 personnes.

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Le régime n’a plus de base, il se résume à ses membres dirigeants, leurs familles, quelques gros bras insolvables, beaucoup de slogans et de trucages. Ses dirigeants savent qu’ils sont en sursis... Chaque semaine le cercle de pouvoir se rétrécit d’ailleurs par la rupture des plus subalternes (comme on l’a vu avec les journalistes de Shargh ou ISNA). Les dirigeants n’ont pas le choix : ils doivent fuire. Washington a tout faux. Le temps des négociations est passé. A présent, nous sommes à l’heure des trahisons et des règlements de comptes au sein du régime piégé à l’intérieur !