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Iran : La semaine en images n°189
03.10.2011

Il y a exactement une semaine, le jeudi 22 septembre, le régime devait organiser des grands défilés militaires dans tout le pays pour la journée de la Défense Sacrée de la Révolution islamique, en référence à la guerre Iran-Irak qui est décrite comme une action décidée par les sionistes pour anéantir la révolution islamique bien que cette guerre fut provoquée par le régime lui-même pour exporter son modèle politique. A l’occasion de cette journée, le régime a diffusé des images d’archives de défilés militaires, preuve que les Pasdaran, les Bassidjis et les militaires avaient boycotté cette journée.

Il y a un mois, les mêmes miliciens avaient boycotté le Ramadan et bien avant cela, le 12 février et le 15 mars dernier, ils avaient boycotté l’anniversaire de la révolution islamique et avaient également refusé de réprimer une grande manifestation pro-laïque et franchement anti-islamique. Ces actions hostiles au régime avaient paniqué ses associés et ses derniers collaborateurs. Les associés fortunés avaient alors vendu leurs actions pour acheter de l’or et des dollars en vue de préparer leur fuite. Puis ce fut le tour des collaborateurs de base (les derniers miliciens fidèles) de se ruer vers l’or et le dollar. Le boycott de la semaine dernière a accéléré cette tendance et provoqué un début de fuites parmi les associés fortunés du régime.

Cette semaine, les dirigeants devaient se montrer fermes vis-à-vis de leurs associés et collaborateurs tentés par la fuite et par ailleurs, ils devaient se montrer capables de rester en place et capables d’assurer leur sécurité pour regagner leur confiance. Ils devaient intimider leurs associés et les rassurer en même temps. Ils ont d’abord parlé de la possibilité de nouvelles pendaisons publiques pour intimider le peuple, mais en raison d’un manque de volontaires pour ce genre de mission à risque, les dirigeants ont diffusé des images d’archives pour évoquer l’existence de partisans zélotes ou de commandos spéciaux anti-terroristes en train de neutraliser des émeutiers.

Ces épouvantails en carton n’ont pas calmé la crise, le régime a dû se lancer dans d’autres actions d’intimidations mesurées contre ces associés et collaborateurs notamment en relançant une fausse affaire de détournement bancaire qui était en stand-by pour intimider les grandes fortunes tentées par la fuite.

Par ailleurs, après la passivité affichée par les Pasdaran, le régime avait parlé d’un coup d’Etat des Pasdaran en citant les noms de proches d’Ahmadinejad (donc issus du clan Rafsandjani) pour laisser supposer que les miliciens dissidents ne roulaient pas pour le peuple, mais pour eux-mêmes. Cette semaine, des rumeurs ont reparlé de ce coup d’Etat et des personnages qui l’incarnaient. Les médias du régime ont lié ce coup d’Etat au détournement d’argent associant les alliés paniqués du régime à un crime passible de la peine de mort ! Pour laisser les rumeurs faire leurs effets, le chef du pouvoir judiciaire (Sadegh Larijani, frère du patron du régime Ali Larijani) s’est tu.

Ce silence a faussé le jeu : certains collaborateurs du régime y ont vu le démarrage de la guerre interne qui avait opposé le clan Larijani au clan Rafsandjani. La possibilité d’une guerre interne suivie d’une purge à un moment où le régime bat de l’aile a provoqué une nouvelle panique. Le régime a annoncé des non-lieux contre certains accusés pour sortir de la nouvelle crise provoquée par la mise en scène censée intimider et calmer ses associés paniqués.

Mais cette semaine, les dirigeants du régime n’étaient pas uniquement malmenés par la dissidence des Pasdaran, la panique de leurs derniers associés et leurs propres bêtises. Washington a jugé le moment opportun pour annoncer de nouvelles sanctions contre eux pour les forcer à transférer enfin leurs pouvoirs vers ses pions. En réponse à ce genre de pics, Téhéran se lance habituellement dans des menaces de guerre pour insinuer le risque de fortes perturbations pour l’approvisionnement pétrolier américain, mais il est à chaque fois privé des effets de ses provocations car Washington les esquive pour rester dans sa logique de guerre d’usure économique. Cette fois, Téhéran a annoncé l’envoi de navires de guerre au large des Etats-Unis afin d’empêcher ce jeu d’esquive. Washington a pouffé de rire, Téhéran devait réagir, mais empêtré dans la crise provoquée par ses plans compliqués, il a oublié de répondre correctement. On peut dire que la semaine des mollahs était bien chargée et bien brouillonne.

Les images de la semaine qui sont faites par les agences officielles de presse ne peuvent pas nous montrer les manipulateurs du régime en train de fabriquer les rumeurs ou concevoir la réplique aux situations qu’ils n’avaient pas imaginées faute de temps et à cause du nombre d’échecs inattendus qui leur tombent dessus de toutes parts. Ces images officielles ne montrent pas non plus les queues pour acheter de l’or et des dollars.

En revanche, ces images montrent les différents cas de boycott de la semaine de la Défense Sacrée de la Révolution, boycotts qui ont déclenché la présente crise interne du régime et poussé les mollahs à imaginer en toute hâte des solutions inabouties. Les images de la semaine laissent voir les échecs du régime et sa perte de crédibilité auprès de ses derniers espoirs.



Retour sur la semaine dernière | Il y a une semaine, le régime était encore secoué par le boycott du Ramadan et des événements qui y sont associés. Il vivait aussi dans la hantise du boycott de la journée de la Défense sacrée de la Révolution qui allait confirmer la rupture des Pasdaran. Pour minimiser l’importance de ce boycott, le patron du régime Ali Larijani et son prédécesseur Rafsandjani, membres du Conseil de Discernement, le véritable gouvernement du régime, se sont associés pour mettre en avant les liens du régime avec les groupes islamistes terroristes en organisant une conférence sur le thème phare des Frères Musulmans, l’Eveil (jihadiste) de l’Islam. La conférence avait été inaugurée par le Guide, le Président (deux personnages médiatiques mais sans pouvoir), mais aussi par trois membres du Conseil de Discernement : les frères Larijani ainsi que Velayati, le bras droit de Rafsandjani, pour des missions secrètes, des négociations à haut niveau ou encire le recours au terrorisme.
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Ali Larijani, Ahmadinejad, Khamenei, Sadegh Larijani et Ali-Akbar Velayati.


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Les associés du régime n’avaient pas apprécié ce choix unanime car ces mêmes liens ou exploits terroristes du régime sous l’égide de Rafsandjani sont à l’origine des premières sanctions économiques en 1997. Les associés du régime ont montré leur mécontentement par une nouvelle panique. La caste dirigeante a zappé la conférence et ses invités pour ne pas inquiéter ses associés et s’est focalisée sur la mise en scène des exécutions publiques pour faire peur à ses ennemis c’est-à-dire le peuple et les Pasdaran dissidents. Le régime a également demandé à ses Pasdaran fidèles de participer en uniforme à ces pendaisons spectacles pour ternir l’image de tous les autres Pasdaran qui lui ont tourné le dos. Le régime entendait par ailleurs rassurer ses associés fortunés qu’il avait les moyens de se maintenir en place grâce à la terreur.

Mais étant donné qu’il a déjà usé de l’intimidation sur les Pasdaran, allant même jusqu’à l’élimination de certains, le régime s’attendait à un boycott voire un boycott plus fort. Pour atténuer son impact, le régime a sans cesse annoncé des mobilisations populaires spontanées en faveur des Bassidjis fidèles au système laissant supposer qu’il disposait des réserves de partisans au sein du Bassidjis mais aussi au sein du peuple. Mais dans le même temps, il n’a pas pu produire les images nécessaires pour valider ces annonces au point qu’il a dû se rabattre sur les cours d’écoles où étaient réunis les plus petits pour rentrée des primaires.

Jeudi, les Pasdaran ont effectivement boycotté la journée de la défense de la révolution qui est une journée idéologiquement essentielle pour le régime. Par ce boycott, les pasdaran ont aussi montré l’inefficacité des pendaisons intimidantes mises en scène par le régime. Les associés du régime ne pouvaient que prendre acte de l’impuissance du régime et constater qu’il est en mauvaise posture.

Le lendemain (vendredi 23 septembre), jour férié, les banques étaient fermées, il n’y a pas eu de ruée vers l’or ou vers le dollar, mais les associés du régime ont pris leur distance d’avec le régime finissant en évitant de se rendre à la Prière de Vendredi.

La sanction financière est tombée le samedi 24 septembre, au début d’une nouvelle semaine, avec une forte hausse d’achat de pièce d’or et de dollar qui ont provoqué la hausse de ses deux valeurs refuges.

Le régime devait alors se montrer plus intimidant vis-à-vis de ses opposants pour rassurer les siens. Il pouvait annoncer plus de pendaisons, parler encore plus de ses bassidjis fidèles plébiscités par le peuple, mais il n’avait pas fait ce choix : il a diffusé des images faisant état de partisans civils parmi le peuple et des images faisant état d’existence de commandos spéciaux anti-terroristes issus des forces aériennes. Il a situé ses réserves au-delà des Pasdaran admettant de facto que ses derniers partisans ne croyaient plus à la pertinence de la fidélité des Pasdaran.

Dimanche (25 septembre), le régime pouvait rester sur cette ligne de propagande évoquant des réserves au sein du peuple en utilisant la rentrée des classes secondaires. Mais il n’y a eu qu’un seul reportage photo sur la rentrée où l’on voit des jeunes qui ne ressemblent pas vraiment à des écoliers.
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Aucun média n’a parlé d’un boycott, mais la situation économique est telle que peu de gens ont les moyens de scolariser leurs enfants. Il se pourrait aussi que les instituteurs qui sont très mal payés aient refusé de reprendre le travail. Le secteur nous semble bien sensible. Ce fait est presque confirmé par le boycott des fonctionnaires du ministère de l’éducation lors de la cérémonie de nomination d’un nouvel adjoint pour le ministre de l’éducation.
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Le régime a toujours utilisé l’image des jeunes. L’absence d’images de partisans valides pour le défendre l’a amené à chercher des remplaçants.

Normalement, après la journée de la Défense Sacrée, le régime doit célébrer les premières frappes contre l’Irak qui ont permis de détruire les avions de Saddam et une partie de sa puissance de feu. Cela passe par des rassemblements d’anciens combattants sous la présidence des officiels de haut rangs militaires ou religieux. Ces vétérans souvent physiquement très diminués sont des milliers, mais le régime a du mal à les mobiliser car il ne s’est jamais vraiment occupé de leur bien-être. Pour exemple, l’année dernière, il n’a pu réunir qu’une centaine d’entre eux. Le nombre étant petit, il avait opté pour une réunion nocturne dans une salle bien sombre. Cette année, il s’attendait à une bien plus faible mobilisation, il a déprogrammé tous les rassemblements d’usage et réuni les seuls vétérans qui avaient répondu à son appel, une quinzaine, pour une cérémonie de distribution de roses aux Parlementaires !
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On peut dire que la journée de dimanche a neutralisé toutes les propagandes de la veille. Le régime devait donner des preuves de sa puissance en mettant en scène un voyage très applaudi d’Ahmadinejad dans une ville iranienne ou encore des rassemblements en faveur du guide, le symbole de la révolution dénigré par les Pasdaran dissidents. Mais on n’a vu rien de tel.

Lundi (26 septembre), le régime a annoncé une grande manœuvre à Téhéran regroupant l’ensemble des forces armées : l’armée de terre, l’armée de l’air, la marine et la police ! Cela voulait dire une coopération coordonnée de l’ensemble des forces donc une très grande efficacité malgré la fonte des réserves.

Il faut cependant préciser que cette manœuvre mettant en scène l’efficacité maximale malgré la diminution du nombre des miliciens n’a pas eu lieu dans les rues de Téhéran, devant les yeux de tout le monde, mais à l’abri des regards indiscrets et des témoins persifleurs sur une base militaire tenue secrète afin que les associés paniqués du régime ne puissent pas vérifier la validité ou l’invalidité de cette nouvelle rassurante. Une fois l’annonce faite, chacun a vu les images.
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Le point qui a sauté aux yeux inquisiteurs des associés paniqués du régime a été l’absence du chef des armées, le commandant du Jihad, le Guide suprême. Son absence n’était pas compensée par la présence d’un grand commandant. Chacun a conclu que la caste dirigeante avait peur de s’exposer.

Par ailleurs pour notre part, nous avons constaté que sur une partie des photos, les visages étaient très marqués au niveau des ombres et sur d’autres les visages étaient sans contraste alors que le temps étant très ensoleillé, tous les visages devaient être très contrastés. Le régime a visiblement diffusé un cocktail d’images dont certaines issues des archives. Le nombre des participants était donc moins important. L’allure vieillissante ou bedonnante d’une partie des participants était aussi un point dérangeant. La combinaison de l’absence du Guide, la tricherie sur le nombre et la qualité combative des participants ont provoqué une nouvelle panique : la ruée vers le dollar a repris, la devise américaine a continué sa hausse.

Le régime avait abattu une carte qui devait lui assurer le gain du jeu, mais ses associés s’étaient aperçus qu’il avait surestimé la valeur de cette carte. Le régime devait sortir les bonnes cartes en exposant son Guide suprême dans un bain de foule ou encore surenchérir follement sur ses capacités sécuritaires pour affirmer une grande efficacité malgré la perte du soutien des Pasdaran et des Bassidjis.

On n’a pas vu ou entendu le Guide, mais ce même jour, le régime a annoncé l’inauguration d’une exposition des nouvelles armes très sophistiquées acquises par sa police, notamment des jumelles, des appareils d’écoutes et des fusils de précision, pour mettre en valeur l’augmentation de sa capacité à effectuer des frappes préventives contre ses ennemis.
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Les marchés de l’or et du dollar sont restés agités. Le dollar a mis le cap sur 1290 tomans et chacun s’attendait au franchissement du seuil symbolique de 1300 tomans ! Il devait alors exposer impérativement son Guide face à des gens en uniforme pour rassurer ses associés.

Mardi (27 septembre) , le Guide est resté invisible et le régime s’est lancé dans une propagande tous azimuts.

Tout d’abord, pour rester dans la ligne de ses exploits policiers, il a annoncé le démantèlement du plus grand réseau de trafiquants Cristal (de la metemphétamine), un exploit qu’il avait déjà annoncé au moment du boycott emblématique des mosquées pendant le Ramadan par le peuple et l’ensemble des fonctionnaires y compris les mollahs de base.
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Ce même jour, le régime a décidé de parler de l’engagement des vétérans pour effacer la sortie risible des 15 vétérans au Parlement. Il a annoncé la tenue d’un grand rassemblement des vétérans engagés dans le secteur pétrolier pour écouter l’actuel ministre de pétrole, un commandant des Pasdaran recherché par Interpol pour faire valoir le côté bad boys de ses éléments fidèles afin d’évoquer une forte capacité de nuisance, mais aussi faire oublier l’absence d’un dirigeant de haut rangs représentatif du régime. On voit environ 120 personnes sur l’image plutôt sombre de ce qui semble être une salle de cinéma.
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Le second personnage à partir de droite au premier rang de ce rassemblement est le commandant Salami, le patron de la propagande de la branche militaire des Pasdaran. En raison de la disposition particulière des sièges, ceux qui sont derrière lui semblent parfaitement alignés. Or, on perd cet effet dans les deux côtés de l’image ce qui laisse supposer une maladroite intervention d’un retoucheur pour remplir la salle et donc un nombre bien inférieur à 100 voire à 50 personnes dans cette salle à demi obscure, ce qui a dû aussi être rapporté aux associés du régime qui sont en quête d’infos sur l’Etat des réserves humaines du régime.

C’est sans doute pour cela que ce même mardi, le régime a annoncé de nouvelles manœuvres conjointes de l’ensemble de ses forces armées à Téhéran et a diffusé des images d’acrobatie évoquant des combats et des photos plutôt amusantes d’autres uniformes comme les chasseurs alpins iraniens. On imagine fort bien ses partisans dans cette tenue voyante courir après les gens dans les rues !
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Mardi, un peu plus tard, le régime a tenté de corriger le goût amer laissé par le rassemblement raté des vétérans du sud par l’annonce d’un grand rassemblement d’autres Vétérans à Téhéran.
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Là, on a eu droit à une salle bien claire. Mais cela permet de voir des Vétérans de 30 ou 40 ans, des gens qui n’étaient même pas nés à l’époque ou étaient alors âgés de 8 ans (et donc pas en mesure de piloter des F15). Sur cette autre photo de la même série, on voit une salle plus petite que sur les premières photos et plus vide aussi. En tenant compte du remplissage et des figurants, on peut tabler sur un autre refus des Vétérans à s’engager en faveur du régime.

Le régime n’a pas désarmé : il a annoncé le rassemblement de 3000 jeunes du Bassidj à Téhéran pour une escalade montagnarde pour être sûr de ne pas être démenti auprès de ses associés. C’est là une trouvaille médiatique, mais les angles de prises de vue fermées laissent voir non pas 3000 personnes, mais tout au plus une centaine de personnes.
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La dernière tentative pour laisser supposer l’existence de réserves a été l’annonce de la distribution du prix artistique "Shahid Avini", ou martyr Avini, en référence à un des cinéastes mercenaires du régime mort 7 ans après la guerre en marchant sur une mine oubliée lors d’un tournage sur les lignes abandonné du front. Ce prix récompense des éléments fidèles à l’idéologie du régime notamment des cinéastes issus de la milice (comme Jafar Panahi) ou des cinéastes issus des cercles intégristes (comme Makhmalbaf) qui n’ont pas comme ces deux-là la chance d’être sélectionnés pour incarner une opposition molle et sans danger dans l’intérêt du régime.

Comme on peut le voir : la salle de remise des prix est restée vide ! Personne n’a voulu assister à cet événement et applaudir ces lauréats.
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Ce mardi 27 septembre, le régime s’est donné à fond pour s’inventer une base solide de partisans indépendante du Guide, mais il n’y est pas arrivé.

Mercredi (28 septembre), le régime s’est fâché ! Il a annoncé des salves de pendaisons clandestines à la prison Vakil-Abad de Machad par l’intermédiaire de l’association des activistes des droits de l’homme (HRA), organe virtuel hébergé par le réseau du régime et chargé de ce genre d’info démoralisante au moment où le régime en a besoin. En dehors de ces périodes, cette association mystérieuse reste silencieuse et rabaisse le nombre total des pendaisons par des additions délibérément erronées.

Ce même mercredi, le régime a aussi mis en scène une pendaison publique à Qom, siège du clergé qui le boycotte pour donner un parfum de vérité aux annonces de l’association des défenseurs des droits de l’homme et aussi pour punir les mollahs de base qui l’ont lâché. Le choix de Qom, qui est une petite ville calme, peut aussi être dû à la peur de provoquer Téhéran qui est ville à tensions regorgeant de pauvres très révoltés.

Ce même mercredi, le régime a annoncé que pour la Fête des Sentiments, les écoliers de familles riches avaient, en reversant leur argent de poche, permis de collecter 8 milliards de tomans pour payer les études des enfants démunis pour regagner des partisans avec la promesse de la distribution de cette manne. Il n’y n’a pas eu de foule devant les écoles ou devant le ministère de l’éducation.
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En l’absence de réaction, le régime a annoncé un grand rassemblement de jeunes recrues de bassidj, des mollahs et des Pasdaran de base en mémoire de 1000 jeunes officiers martyrs pendant la guerre Iran-Irak. Les photos montrent des recrus déchaussés. C’est plutôt bizarre et inhabituel, mais le plus important est ailleurs : en fond d’image, les tribunes officielles sont complètement vides !
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En s’agitant pour donner l’image d’un régime porté par ses miliciens sans exposer le Guide et les commandants à ces troupes soi-disant fidèles, le régime s’était dévalorisé.

Tout d’un coup, tous les officiels, qui se terraient depuis le boycott du 22 septembre et que l’on attendait pour présider les rassemblements militaires annoncés, sont sortis en bande sous la surveillance de leurs gardes du corps pour un mini bain de foule face à une petite vingtaine de vétérans paraplégiques !
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Le régime a alors perdu toute crédibilité ! Par malchance, ce même mercredi 28 septembre, Washington a évoqué la possibilité de nouvelles sanctions afin que la peur de nouvelles tensions obligent les mollahs à céder les pouvoirs à ses pions.

Sous l’effet de sa perte de crédibilité et de l’annonce de nouvelles pénalités, les associés du régime se sont affolés. Ils se sont mis à acheter des dollars, la devise américaine a atteint le seuil symbolique de 1300 tomans malgré l’injection massive de devises sur le marché par le régime et la vente au prix attractif de 1073 tomans. Le régime devait alors calmer ses associés paniqués et contraindre Washington à annoncer officiellement qu’il renonçait à ses sanctions.

Pour contrer Washington, le régime aligne habituellement des provocations guerrières pour l’entraîner dans une escalade qu’il juge dissuasive. Washington refuse cette escalade pour rester dans logique de guerre d’usure économique. Pour empêcher cette esquive tactique, cette fois Téhéran a annoncé l’envoi de navires de guerre au large des Etats-Unis ! Washington lui a conseillé de se focaliser plutôt sur la sécurité de ses propres eaux territoriales menacées par de pauvres pirates. Gêné par cette remarque susceptible d’affoler davantage ses associés, le régime a vite fait d’oublier son annonce.

Parallèlement, pour calmer ses associés paniqués et incontrôlables, le régime avait rouvert le dossier de détournement qu’il avait inventé pour se donner les moyens de les punir. Il s’est focalisé sur ce sujet à défaut de pouvoir provoquer Washington.

Mais son avertissement n’a pas calmé ses associés paniqués. Le régime a parlé de la faillite de plusieurs banques, la fuite de leurs directeurs et de grave méfaits économiques pour alourdir les accusations et laisser supposer des peines plus lourdes. Il a évidemment oublié les 8 milliards de tomans soi-disant collectés grâce à l’argent de poche des écoliers fortunés et évidemment, aucun média n’a souligné cet oubli amusant.

L’aggravation de l’accusation n’a eu aucun effet sur ses associés affolés par sa faiblesse et les nouvelles pénalités capables d’envenimer la situation au-delà de la volonté de Washington (qui ne veut pas renverser ce régime agitateur, mais le prendre en main).

Pour calmer enfin ses associés affolés, le régime a associés les coupables du détournement à une autre affaire : le coup d’Etat pro-Ahmadinejad, une affaire inventée par Ali Larijani pour décrédibiliser les Pasdaran dissidents. L’association des deux affaires permit à Ali Larijani de classer les associés paniqués du régime dans le camp des ennemis de l’Etat afin d’évoquer la peine capitale. Le but étant d’intimider ses associés et partenaires sans les pousser à fuir ou à changer de camp, tout devait être flou. C’est pourquoi Sadegh Larijani, le chef du pouvoir judiciaire, et frère du patron du régime Ali Larijani est resté silencieux pour laisser les rumeurs terroriser les gens visés. Dans le cadre de cette intimidation, on a évoqué des noms de personnages officiellement controversés comme Mashaï, le beau-frère d’Ahmadinejad. Au passage, le régime a aussi laissé traîner la rumeur qu’Ahmadinejad et ses proches seraient destitués pour sonder l’ouverture du peuple et de ses associés à d’éventuelles élections anticipées permettant l’arrivée d’un soi-disant modéré et donc le début d’un nouveau jeu de pseudo-modération avec l’Occident.

Ce scénario gigogne et très Rafsandjanien, mais plutôt cousu de fils blancs pour nous, n’a pas fait mouche car Ahmadinejad et ses proches que l’on disait sur le départ sont issus du clan de Rafsandjani. Les associés du régime, principalement liés à ce même clan très tentaculaire, ont vu dans l’affaire une action hostile des Larijani et la possibilité d’une purge imaginée par ces derniers pour les déposséder et les virer pour offrir leur place aux pions de Washington pour parvenir à une entente sans y perdre des avantages acquis par eux-mêmes et leur clans. Cela n’avait pas de sens au vue de la déclaration de guerre maritime du régime aux Etats-Unis. Ce jugement erroné des associés du régime montre leur niveau d’affolement.

Par ailleurs l’annonce de faillite de plusieurs banques et de la fuite de leurs directeurs a laissé supposer une tentative pour masquer le manque de devises ou la fuite réelle de quelques-uns des associés fortunés du régime.

La panique s’est amplifiée. Le dollar que le régime avait pu baisser à 1275 tomans grâce à l’injection de brouettes de dollars bon marché est remonté à 1300 tomans et même dépassé ce seuil. La caste dirigeante a également paniqué puisque l’actualité est tombée au point mort.

Pour calmer la crise, le régime devait motiver ses troupes. Mais il n’a pas réussi à organiser le moindre rassemblement de vétérans ou même des rassemblements sur les bases car personne ne veut être associé, du moins ouvertement, avec un régime dont les dirigeants ont peur de plus 20 paraplégiques !

Le régime a alors annoncé qu’il avait reconnu l’identité de plusieurs nouveaux martyrs de la guerre Iran-Irak pour mobiliser des camarades militaires, c’est-à-dire les vétérans, mais aussi leurs proches, amis, collègues ou voisins. Il a obtenu un seul rassemblement d’une vingtaine de personnes. Il a tenté de camoufler ce manque de mobilisation grâce à des angles de prise de vue très compliqués.
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Ce même jeudi, en l’absence de figurants pour simuler des mises en scène évoquant des réserves humaines, le régime s’est replié sur les enfants en parlant du succès phénoménal de la Fête de la Soumission destinée à saluer la majorité religieuse des filles à 8 ans. Grâce à l’alignement de trois photos savamment cadrées (ci-dessous), le régime a créé l’illusion de quelques centaines d’enfants laissant supposer autant de parents intégristes et donc capables de se battre pour le sauver.
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Mais une photo prise selon un angle opposé nous montre une petite centaine d’enfants.
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La semaine dernière, le régime avait réuni le même nombre de fillettes pour illustrer l’existence d’une base combative. Le voilà avec une milice bien particulière mais peu efficace. Il n’a pas pu trouver mieux pour suggérer l’illusion d’une vraie puissance ou l’illusion d’un vrai soutien. L’incapacité du régime à donner l’illusion d’une force a davantage paniqué ses associés. Ils ont boudé la prière de Vendredi. Le régime a resserré le cadrage et fait tirer des missiles Mersad (Hawk) pour évoquer sa force. Après la remarque désobligeante de Washington, ce tir n’a pas fait de vague et n’a pas aidé le régime.
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Finalement, pour clamer le jeu, ce samedi 1er octobre, en début d’une nouvelle semaine, une des personnes mises en cause par les rumeurs a annoncé qu’il avait gagné un procès en diffamation contre le député qui l’avait accusé de détournement alors qu’il n’y avait pas lieu d’un tel procès, la diffamation étant trop récente. On voit que le régime invente des solutions extraordinaires comme dans les soaps américains. C’est un Truman Show permanent.

Par ailleurs, le Parlement, qui est aussi présidé par Ali Larijani, a annoncé que tout devrait se régler par la commission parlementaire de l’article 90 de la constitution alors que cette commission règle les conflits entre les parlementaires et le gouvernement et n’a aucune compétence en matière de détournement et de finances. Mais c’est encore une fois une incohérence que nul n’a relevée et chacun a accepté pour évacuer le volet politique de l’affaire et les personnages évoquant la lutte interne afin de ne garder que le détournement pour intimider les associés paniqués sans provoquer de crises supplémentaires. De nouvelles rumeurs sont aussi apparues attribuer le détournement à de nouveaux coupables, au point que l’on ne peut plus parler de la véritable identité du et des fraudeurs.

Ces interventions ont cependant fait tomber le soufflet. Le régime s’est retrouvé avec un vide. Il devait le combler et aussi restaurer l’illusion d’une force pour préserver quelques partisans.

Ce même samedi, une nouvelle conférence sur l’Eveil (jihadiste) de l’Islam a débuté à Téhéran avec la participation du chef du Hamas alors que le régime avait zappé la précédente édition de cette initiative après la désapprobation de ses partisans. Comme la précédente fois, il y a eu un grand comité d’accueil, mais sans Velayati, une manière de ne pas évoquer trop ouvertement le recours au terrorisme et la violence alors que cela semble la seule issue du régime pour se maintenir dans une situation extrême.
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Mais l’absence de Velayati n’a pas apaisé les associés car chacun a vu le Guide suprême aller à la rencontre des invités pour les saluer en personne alors que c’est à eux de se prosterner devant lui. Le dollar est reparti en hausse car le régime a envoyé son guide mendier des faveurs, ce qui laisse supposer que même le Hamas ne veut pas d’un allié agonisant et qu’il se fait prier ! Inimaginable, il y a encore 6 mois.