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Iran : Les Indices boursiers confirmeraient une attaque
23.06.2008

Le business économiste Jean-Pierre Chevallier a constaté des mouvements boursiers anormaux aux Etats-Unis, mouvements qu’il attribue à des possibles préparatifs pour une frappe conjointe américano-israélienne contre les installations nucléaires et militaires iraniennes.



Le 6 juin, Shaul Mofaz, l’ancien chef d’état-major de l’armée israélienne a évoqué la possibilité d’une telle attaque et Chevallier a constaté que le même jour, les marchés actions ont plongé d’une façon anormale : « le Whilshire 5000 a clôturé à 14,339 le jeudi 5 pour tomber à 13,924 le lendemain : une chute rarissime de 400 points en une séance qui correspond à une perte de plus de $800 milliards de capitalisations boursières pour les investisseurs sur les bourses américaines ! »

Sur son site que nous vous conseillons vivement, Jean-Pierre Chevalier apporte des explications pointilleuses sur cette affaire. Cependant, ses explications étant destinées à un public averti, nous l’avons interrogé pour avoir une explication grand public.

Selon Chevallier, des « mouvements anormaux du même type ont eu lieu quelques jours avant les attentats du 11 septembre 2001. Vu les données, il est absolument certain qu’un certain nombre de personnes savaient qu’il allait se passer quelque chose de majeur dans un avenir proche quelque part aux Etats-Unis. Dès le jeudi 6 septembre 2001, le marché qui était en hausse depuis le mois d’août s’est retourné : le « 3 mois » [1] est descendu à 3,332% le 6, à 3,281% le 7 et finalement à 3,230% le lundi 10 ».

Selon Chevallier, « il y a donc eu ce que l’on pourrait appeler en d’autres circonstances des délits d’initiés (dès le jeudi 6 septembre) ». Ceux qui avaient l’info ont vendu leurs valeurs dès le 6 septembre et le marché a réagi en conséquence. Les cotations ont repris la semaine suivante à 2,30 %.

Chevallier affirme avoir observé ce même genre de phénomènes à une plus petite échelle avant les attaques sur l’Afghanistan ou l’Irak, c’est pourquoi il voit dans la perte anormale des 800 milliards de dollars une manifestation d’un nouveau délit d’initié de spéculateurs très hauts placés, informés d’une attaque sur l’Iran.

Cependant, l’analyse concerne des mouvements boursiers survenus il y a trois semaines et ils peuvent avoir été liés aux manœuvres militaires israéliennes du 2 juin sans nécessairement être liés à un projet d’attaque.

Néanmoins malgré ce point et bien que nous ayons toujours affirmé qu’une attaque était improbable car Washington cherchait surtout un deal avec les mollahs agitateurs, cette analyse est digne d’intérêt : théoriquement une attaque affaiblirait durablement les mollahs et ces derniers devraient alors baisser le niveau de leurs exigences et accepter un deal avec Washington, à ses conditions et sans marchander indéfiniment.

Cependant malgré ce risque et un danger encore plus grand d’une déstabilisation du régime suite à un bombardement de ses installations militaires, les mollahs tiennent bon sachant que loin des théories, Washington ne veut pas d’un deal avec des agitateurs amoindris.

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

| Mots Clefs | Enjeux : Option militaire |

| Mots Clefs | Zone géopolitique / Sphère d’influence : USA |

| Mots Clefs | Zone géopolitique / Sphère d’influence : Israël |

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[1Le « 3 mois » | obligations d’Etat (bons du Trésor) à échéance de 3 mois.